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Produits et activités Tourisme durable

Le golf écologique existe-t-il?

Sur le plan de l’écoresponsabilité, le golf ne se classe ni devant ni derrière les autres secteurs touristiques; néanmoins, il faudra encore patienter un certain temps avant qu’il ne soit perçu comme «une activité récréative responsable». Les terrains de golf ont toujours figuré parmi les sites les moins écologiques étant donné leurs effets négatifs sur la topographie, l’hydrologie et les habitats fauniques locaux, en plus du fait que leur entretien nécessite une utilisation massive d’eau et de produits chimiques 1.

Au Québec, le golf est une importante activité récréative qui compte 362 clubs. Ailleurs dans le monde, il existe environ 25 000 terrains de golf pour quelque 50 millions de joueurs. À l’échelle internationale, diverses organisations et programmes servent à réduire les effets néfastes du golf sur l’environnement, le plus connu de ces programmes étant le Audubon Cooperative Sanctuary Program for Golf Courses. En 2009, 783 terrains de golf du monde entier étaient certifiés par ce programme, dont 82 au Canada et 11 au Québec 2.

Les mesures prises par les terrains de golf pour réduire leurs effets néfastes sur l’environnement sont vastes :

  • diminution de la quantité d’eau utilisée;
  • amélioration des systèmes d’irrigation et d’arrosage;
  • contrôle de la qualité de l’eau;
  • élimination totale ou partielle des pesticides;
  • augmentation de l’emploi d’engrais organiques naturels;
  • amélioration de la retenue des déversements dans les lieux de préparation et de chargement des pesticides;
  • réduction des aires de pelouse en plaque pour préserver l’habitat faunique;
  • introduction de plantes indigènes dans l’aménagement paysager pour protéger l’habitat faunique;
  • élimination des plantes exotiques envahissantes;
  • tenue d’un inventaire faunique;
  • plantation de végétation aux abords des étangs du terrain de golf;
  • installation d’une zone circonscrite de nettoyage d’équipement.

Selon les estimations d’Audubon International 3, la plupart des gérants de terrains où ces mesures ont été prises ont enregistré des retombées économiques positives ou une économie de coût.

La situation au Québec

Au Québec, présentement, aucune étude ne répertorie de façon systématique toutes les actions écologiques accomplies en vue d’améliorer le rendement du golf en matière de gestion. Cependant, de nombreux terrains de golf s’activent à réduire leurs effets négatifs sur l’environnement, et plusieurs sont en voie d’obtenir leur certification d’Audubon International. Pour l’instant, l’action la plus répandue demeure la réduction de l’utilisation de pesticides, en raison des mesures législatives prises en 2003 par le gouvernement du Québec 4. Selon une évaluation de base pour la période de 2003 à 2005, le secteur du golf du Québec a utilisé 39 382 kg d’ingrédients actifs par année (selon les chiffres de vente), dont 75,9% ou 29 885 kg sous forme de fongicides 5. L’emploi de pesticides par le secteur du golf représente environ 1,1% de l’emploi total de pesticides au Québec. La réduction continue de l’application de pesticides est importante: elle permet de diminuer l’utilisation des produits chimiques dans leur ensemble et de préserver la santé des écosystèmes aquatiques, étant donné que presque tous les pesticides utilisés par les terrains de golf au Québec sont épandus sur des sols perméables.

Depuis 2003, le Code de gestion des pesticides du Québec exige des terrains de golf du Québec de déposer un plan triennal de réduction de l’utilisation des pesticides auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs4. Ce plan doit être préparé par un agronome membre de l’Ordre des agronomes du Québec. Pour la période de 2006 à 2009, son objectif était d’effectuer une diminution moyenne d’emploi des fongicides de 12,9%, des herbicides de 9,4%, des insecticides de 8,2%, des rodenticides de 7,4% et des régulateurs de croissance de 2,8%. Les résultats sont en cours d’analyse et les objectifs pour les trois prochaines années seront fixés en 2010.

Les terrains de golf du Québec ont pris de nombreuses autres mesures, mais les retombées globales de ces améliorations ne sont pas connues. Dans certaines régions comme les Laurentides, l’utilisation de l’eau est étudiée de près par des organismes du secteur public dans le but de mieux comprendre les activités du secteur du golf. Quelques terrains de golf ont installé de l’équipement industriel pour filtrer, traiter et réutiliser les eaux usées. Rares sont ceux à l’avoir fait cependant, puisque cet équipement représente un investissement pouvant se chiffrer à 200 000 CAD. Ailleurs, les terrains de golf ont opté pour des voiturettes électriques, utilisent des balles et des tés recyclables et biodégradables, ont adopté un programme de recyclage et offrent des aliments de provenance locale dans leur restaurant. Dans ce contexte, en 2009, le club de golf de Rawdon a reçu le Phénix de l’environnement pour les diverses initiatives écologiques qu’il a prises en vue d’améliorer son rendement 6.

Bien qu’il n’existe pas encore de terrains de golf entièrement écologiques, le secteur semble continuer à s’efforcer d’améliorer sa gestion. Au Québec, on vise à prendre différentes mesures volontaires pour 2010. Par exemple, l’Association des terrains de golf du Québec conçoit présentement une politique de développement durable ainsi qu’un programme vert. Ces mesures porteront sur l’ensemble des besoins en matière de gestion environnementale liés à une gamme de sujets, tels que la gestion des déchets et de l’eau (compostage et recyclage), l’utilisation de substances dangereuses, la végétation près des cours d’eau, etc. Au Québec, d’autres organisations ont pour but d’aider les terrains de golf à améliorer leur gestion environnementale, comme la Coalition pour un Golf Responsable.

Les golfeurs sont-ils verts?

Le nombre d’études sur les comportements des golfeurs quant à l’environnement est limité, et aucune n’a été effectuée au Québec. Toutefois, en 2008, Golf Digest a publié un sondage qui comparait la perception de 650 mordus du golf à celle de la population américaine générale en ce qui a trait au golf et à son incidence sur l’environnement 7. Selon cette étude, les golfeurs étaient surtout perçus comme étant des hommes, riches et plus vieux que les membres de la population générale sondés; en ce qui concerne les comportements par rapport à l’environnement, certaines similitudes et différences entre les deux groupes ont été notées. Par contre, tous étaient conscients de l’environnement, prenaient part à des activités comme le recyclage et s’accordaient pour dire qu’une réglementation gouvernementale est nécessaire pour s’attaquer aux questions environnementales.

Dans l’ensemble, les golfeurs semblaient croire que le golf est un sport compatible avec la protection de l’environnement, mais ils étaient moins enclins que la population générale à prendre des mesures comme le covoiturage. Le graphique 1 permet de constater que la perception des golfeurs quant aux effets de l’utilisation de l’eau et de pesticides est moins négative que celle de la population générale.

Selon l’étude du Golf Digest7, les golfeurs pensent qu’il est nécessaire d’améliorer la gestion environnementale des terrains de golf; mais cette gestion n’incitera pas les gens à adopter ce sport pour autant.

Golf_ecologique_graph1

Certains terrains de golf tentent présentement de sensibiliser les joueurs à l’environnement. D’autres essaient de les inciter à faire des travaux environnementaux et de remise en état des terrains à titre bénévole, et sollicitent leur soutien financier pour des initiatives environnementales.

Il est clair que le golf peut devenir plus écologiquement responsable, et les nombreuses initiatives actuelles visant à améliorer le rendement du secteur ne laissent pas place à l’inaction.

Sources:

(1) Wheeler, K. et J. Nauright (2006). “A Global Perspective on the Environmental Impact of Golf Sport in Society”, Sport in Society, 9(3). p. 427-443.

(2) Audubon Cooperative Sanctuary Program for Golf Courses.

(3) Audubon International (2007). Golf’s Green Bottom Line: Uncovering the Hidden Business Value of Environmental Stewardship on Golf Courses, Audubon International, 64 p.

(4) Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (2009), Code de gestion des pesticides, [http://www.mddep.gouv.qc.ca/pesticides/permis/code-gestion/index.htm] (page consultée le 4 novembre 2009).

(5) Laverdière, C., Dion, S., et F. Gauthier (2007). Bilan des plans de réduction des pesticides sur les terrains de golf, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 54 p.

(6) Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (2009). Les Phénix de l’environnement, édition 2009,
[http://www.mddep.gouv.qc.ca/Phenix/2009/5-realisation-entrep.htm] (page consultée le 28 octobre  2009).

(7) Golf Digest (2008). Golf and the Environment. Golfer Perceptions and Attitudes Concerning the Game and its Relationship with the Environment, Golf Digest Publication, Research Resource Centre, 25 p.

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Ailleurs dans le monde @en Products and activities Sustainable tourism

Does Environmentally Friendly Golf Exist?

As far as environmental responsibility is concerned, golf is neither ahead, nor behind other sectors, and it may take some time before it is considered as ‘responsible recreation’. Golf courses have a long history of being environmentally unfriendly, due to their high water and chemical use, impact on local topography, hydrology and wildlife.1

Nonetheless, golf remains an important activity across Québec’s 362 golf clubs, while worldwide an estimated 25,000 golf courses cater to some 50 million players. Internationally, various organizations and initiatives exist to reduce golf’s environmental impact, but one of the most popular remains the Audubon Cooperative Sanctuary Program. In 2009, 783 golf courses were certified by this program worldwide, including 82 in Canada and 11 in Québec.2

Golf courses that have implemented initiatives to reduce their environmental impact can be recognized by a variety of actions, including:

  • decreased water use
  • improved irrigation systems and water application
  • water quality monitoring
  • reduced or eliminated pesticide use
  • increased natural organic fertilizer use
  • improved spill containment for pesticide mixing and loading areas
  • decreased managed turf grass area to increase wildlife habitat
  • landscaping with native plants to increase wildlife habitats
  • removed exotic invasive plants
  • vegetation planted in and around waterways
  • installed of contained equipment in wash-off area.

Where such environmental actions have been implemented, golf course managers have generally also reported a positive business value or cost savings, according to Audubon International assessments.3

Situation in Québec

Currently, there is no information that systematically documents environmental improvements implemented by Québec golf courses. However, numerous golf courses are actively working towards reducing their negative environmental impact, while several are also in process of certification by Audubon International. The most prevalent positive environmental action presently in Québec remains the reduction of pesticide use, owing to legislation implemented back in 2003 by the Provincial Government.4 According to baseline assessments for the period 2003-2005, Québec’s golf sector used 39,382 kg of active ingredients per year (according to sales figures) and 75.9%, or 29,885 kg, in the form of fungicides.5 In comparison with total pesticide use in the Province, pesticide use by golf represented about 1.1% of the total. The continuous reductions in pesticide use remains important to maintain watershed ecosystem health, but especially since their application by golf courses in Québec occurs almost entirely on permeable soils.

Since 2003, the Québec Pesticides Management Code and its associated regulations require all Québec golf courses to submit a pesticide reduction plan prepared by a certified agronomist to the ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs every three years.4 For the period 2006-2009, the objective was to achieve average reductions of 12.9% in the use of fungicides, 9.4% in herbicides, 8.2% in insecticides, 7.4% in rodenticides and 2.8% in growth regulators. The results are currently being analyzed and the objectives for the next three years will be revised in 2010.

Though golf courses in Québec have taken numerous other actions to improve their environmental management, the overall impact of these is not documented, with the exception of the Laurentides, where water use is monitored by public sector organizations. A few golf courses have also installed industrial equipment to filter, treat and reuse wastewater. However, such initiatives are limited to only a few places, since they cost up to CAD 200,000. Elsewhere, golf courses have exchanged their carts for electric versions, implemented recycling programs, and use recyclable or biodegradable balls and tees. Increasingly, some golf courses supply their restaurants with local and regional foods, as in the case of the Rawdon Golf Club, which also received Le Phénix de l’environnement Award in 2009 for having implemented a variety of initiatives to improve its environmental management.6

While there aren’t clearly any 100% eco-friendly golf courses, work is under way to improve management at some places. There is currently a move in Québec to implement a variety of voluntary initiatives in 2010. For example, the Association des terrains de golf du Québec is drafting a sustainable development policy and green program, which will address comprehensive environmental management requirements covering a range of issues, including waste and water management (composting, recycling), hazardous substance use, vegetation around waterways and others. A number of other organizations, such as the Coalition for Responsible Golf, are also working to help golf courses improve their environmental management practices in Québec.

What about green golfers?

Few studies have assessed golfers’ attitudes towards the environment, and none have been reported from Québec. However, in 2008, Golf Digest published a survey that illustrated how perceptions of 650 avid golfers compared with the general American population regarding golf and its relationship with the environment.7 According to this study, golfers were typically male, affluent and older than the general population surveyed and some similarities and differences were noted amongst the two groups concerning environmental attitudes. For example, both groups appeared environmentally conscious and participated in activities like recycling and agreed that government regulation is a necessary approach for addressing environmental issues. However, while golfers also appeared to support the idea that golf is an environmentally friendly/compatible sport, they were less likely than the general population to participate in initiatives such as carpooling. Figure 1 summarizes some of the attitudes towards specific impacts linked to water and pesticide use, which suggests that fewer golfers believe the game’s water and pesticide use has a negative impact on the environment than the general population. The Golf Digest study 7 also suggests that, while golfers agree with the need to improve the environmental management of golf courses, such improvement does not necessarily represent a big plus for increased participation in the game.

golf_vs_environnement1

Some golf courses are also focussing on player education to raise environmental awareness and several try to get players involved by having them volunteer to carry out restoration and environmental works, while others encourage the provision of financial support towards environment initiatives.

Golf clearly has the potential to be more environmentally responsible and the numerous initiatives in place by some golf courses currently leave no room for inaction by the great majority.

Source

(1) Wheeler, K. & Nauright, J. (2006). A green game?: A Global Perspective on the Environmental Impact of Golf. Sport in Society, 9(3) 427-443.

(2) Audubon Cooperative Sanctuary Program for Golf Courses

(3) Audubon International (2007). Golf’s Green Bottom Line: Uncovering the Hidden Business Value of Environmental Stewardship on Golf Courses. Audubon International. 64 p.

(4) Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Code de gestion des pesticides. Last access November 4, 2009 http://www.mddep.gouv.qc.ca/pesticides/permis/code-gestion/index.htm

(5) Laverdière, C., Dion, S., and Gauthier, F. (2007). Bilan des plans de réduction des pesticides sur les terrains de golf. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. 54 p.

(6) Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Les Phénix de l’environnement, édition 2009. Last access October 28, 2009. http://www.mddep.gouv.qc.ca/Phenix/2009/5-realisation-entrep.htm

(7) Golf Digest (2008). Golf and the Environment: Golfer Perceptions and Attitudes Concerning the Game and its Relationship with the Environment. Golf Digest Publication. Research Resource Centre. 25 p.

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Sustainable tourism

Your Visitors are Taking Environmental Action? Reward Them!

To stimulate demand for sustainable tourism, there may be a greater need for financial incentives for consumers and businesses. Small businesses might especially benefit from financial incentives for implementing operational changes that lead to net resource conservation from measures such as rebates and tax breaks. If the savings were passed onto consumers, it might lead to greater demand and result in faster industry performance improvements. Financial incentives, even if small, have the capacity to draw the attention of market segments (such as the masses that are not yet eco-conscious) and encourage participation in initiatives that may be educational and raise awareness.

Economic incentives are considered a key component of sustainable tourism growth. Yet, there are very few examples of this when it comes to producing or purchasing tourism products. It is well known that existing “eco-conscious” tourists are not really motivated by price and that most others, and especially mass tourists still are. Moreover, studies also show that price is perceived as a significant barrier for purchasing responsible tourism experiences1.

Offering financial rewards is not relevant to all businesses since some tourism operations offer clients opportunities to participate in different activities (especially eco and nature-based) that lead them to better understand the importance of natural resource conservation. It is assumed that such experiences might be rewarding, because they are meaningful at a personal level and clients automatically benefit by learning and can often result in responsible action elsewhere too.

There are many examples of small incentives to encourage responsible behaviour, such as giving a small discount for reusing a cup in café, giving away reusable shopping bags away at stores and so on. But why not reward tourists for partaking in environmental actions? Here are some examples from around the world.

At festivals…

In 2009, Roskilde Festival in Denmark2 focussed some of its environmental initiatives on climate change with its Green Footsteps campaign. The organizers encouraged clients to take at least one environmental action, such as arriving at the festival by public transport instead by car and awarded them with green footsteps for this. A total of 40 000 actions were taken by festival-goers linked to cut energy consumption and CO2 production, and as a reward, those with enough green footsteps could reserve a spot at the camping area before it opened for the general public. Those with the most green footsteps were also invited to join the festival’s Climate Community, a camping quarter providing an enriched visitor experience for participating patrons. They were offered engageing activities, knowledge about climate change, climate friendly showers (energy from wind, sun and humans on bikes) and a dance floor.

At nature parks…

Phillip Island Nature Parks3 (PINP) in Victoria, Australia provides wildlife experiences involving a variety of species, notably the Little Penguins whose conservation and volunteer program also includes a reward component for participants. PINP manages numerous conservation projects such as revegetation and weed removal, amongst others. The park rewards every international and domestic volunteer who helps with conservation works by offering free accommodation. The park also waives park entree fees for participating international volunteers. As do many zoos and aquariums around the world PINP also runs an “adopt an animal” program, where visitors can donate funds to help with penguin and other environmental conservation works. Those who participate become members and once a year receive free tickets to see the penguins. PINP is a not-for-profit organization and does not receive ongoing funding from the government, and it generates its own revenue to ensure business viability.

On tours…

GeoEx4 is a tour company that offers all its travelers who contribute $250 or more to the Living Planet Trust (a donor-directed fund administered by the Tides Foundation of San Francisco) a $250 travel voucher toward a future trip. These tax-deductible donations to the Living Planet Trust are dedicated to offsetting the carbon emissions generated by travelers’ international air passage and to funding local initiatives at the destination they just experienced.

At ski areas…

Several ski resorts in North America have carpool and bus incentive programs, encouraging skiers to take fewer cars to the mountains. For example, at Arapahoe Basin resort5 in Colorado, guests with four individuals in a vehicle are offered a 30% discount on lift tickets. The resort also provides financial support to a local bus system to encourage public transport use and reduce vehicle congestion and air pollution. Similarly, Aspen/Snowmass6 partnered with the City of Aspen to provide carpooling guests (with two or more adults) a free parking pass for all-day parking at the resort.

At airports…

Several airports are also rewarding the eco-conscious. For example, at Boston Logan Airport7 those who drive hybrid cars get preferential parking and taxis with low emission vehicles are eligible for a US $ 25,000 grant (from the government). Hybrid taxis also have privileged front of the line passenger pick-ups at the airport. Similarly, San Francisco airport has a Green Rental Car program that rewards customers renting hybrid cars with a $15 discount8.

On islands…

Targeta Verda9 or Green Card is an initiative of the Balearic Island Foundation to raise funds from tourists for sustainable development projects while giving discounts for visiting attractions and buying commercial products. The card costs 10 euros and is valid for 15 days for visitors, and for one year for residents while its benefits include free bike hire. Funds from the card have also been put towards various ecological restoration projects on the island, heritage interpretation and visitor awareness programs.

While Shopping …

Many tourist attractions (such as zoos) already sell products in their gift shops, which are produced responsibly and in some cases, the purchase of an item may provide a portion of the cost towards some conservation effort (for example, save a threatened animal from extinction). Eco-perks Green Rewards Store10 is a California-based online store that gives eco-points to customers who buy responsibly produced products and services. These could be anything from T-shirts and carbon offsets to stays at places such as W Hotels or Chumbe Island Coral Park in Zanzibar. The company also sells a wide variety of low-impact tourism experiences at various destinations: hanggliding, birdwatching, kayaking, cycling tours and so on. The more people buy, the more eco-points redeemed that can be used to purchase other products and services sold by the company. Eco-points can also be donated to a variety of causes such as environmentally oriented NGOs and ecosystem restoration projects. The company also provides information and tools to help reduce the negative impacts of every-day life.

So what?

It might be worthwhile to provide visitors with some kind of a reward, however small, because it would help communicate some of the environmental actions a company is undertaking that may otherwise be invisible and thereby raise awareness about an issue. Since most consumer groups have expressed some kind of an interest in purchasing green products, this may help also help to attract new clients.

Sources:

1. Reem, C. (2009). PhoCusWright’s Going Green: The Business Impact of Environmental Awareness of Travel. PhoCusWright. Sherman, CT, USA. 29 p.
2. Roskilde Festival. Reserve a spot at the camping area. Last consulted July 7, 2009. http://www.roskilde-festival.dk/uk/news/singlenews/reserve-a-spot-at-the-camping-area/
3. Philip Island Nature Parks. Wildlife and habitat programs. http://www.penguins.org.au/index.php?option=com_content&view=article&id=36&Itemid=19 Last consulted June 16, 2009.
4. Geographic Expeditions. Responsible Travel. Walking the Talk. 2009 http://www.geoex.com/about_us/responsible_travel.asp Last consulted July 7, 2009.
5. Arapahoe Basin. http://www.arapahoebasin.com/ABasin/about/environment/transportation.aspx Last consulted July 6, 2009.
6. Aspen Snowmass. http://www.aspensnowmass.com/onmountain/statsfacts/statsfacts.cfm?area=Aspen%20Mountain Last consulted July 6, 2009.
7. Massachusetts Port Authority. Preferred Parking at Logan for Passengers Driving Clean Fuel Vehicles. http://www.massport.com/about/press_news_cleanvehiclehtml.html Last consulted July 13, 2009.
8. San Francisco International Airport. Save some green when you rent green. http://www.flysfo.com/web/page/tofrom/rental-cars/greenrentals/ Last consulted July 13, 2009.
9. Foundation for a Sustainable Balearics. http://www.targetaverda.com Last consulted June 4, 2009.
10. Eco Perks. http://www.ecoperks.com/ Last consulted July 2, 2009.

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Tourisme durable

Récompenser les visiteurs pour leurs gestes écologiques?

Les incitations économiques sont considérées comme une composante clé de l’expansion du tourisme durable. Pourtant, elles font rarement partie du processus de production ou d’achat des produits touristiques. C’est bien connu: les choix des touristes écoconscients ne sont pas vraiment motivés par le prix, contrairement à ceux des autres, et surtout à ceux des touristes de masse, qui le sont encore. Des études montrent également que le prix est perçu comme un obstacle important à l’achat d’expériences touristiques responsables1.

Pour stimuler la demande du tourisme durable, il serait sans doute nécessaire d’offrir davantage d’incitations financières aux consommateurs et aux entreprises. Les petites entreprises pourraient profiter d’incitations telles que le dégrèvement et l’allègement fiscal pour les changements opérationnels visant la conservation des ressources. Si des occasions d’économiser étaient proposées aux consommateurs, la demande pourrait s’accroître, et le rendement de l’industrie, s’améliorer plus rapidement. Les incitations financières, si petites soient-elles, réussissent à attirer l’attention de segments de marché (celui des touristes de masse qui ne sont pas encore écoconscients, par exemple) et font partie d’initiatives d’éducation et de sensibilisation.

Les récompenses financières ne sont pas nécessaires dans tous les cas. Certaines exploitations touristiques donnent à leurs clients l’occasion de participer à différentes activités (écologiques et de nature, notamment) qui leur permettent de mieux comprendre l’importance de la conservation des ressources naturelles. Ces expériences sont considérées comme enrichissantes: les clients y attachent une grande valeur en plus d’en tirer un enseignement; elles suscitent de leur part des gestes responsables partout ailleurs.

Il existe de nombreux exemples d’incitations au comportement responsable: rabais accordé aux clients qui réutilisent leur tasse dans un restaurant, sacs écologiques offerts gratuitement dans un magasin et ainsi de suite. Cependant, peu d’endroits récompensent les touristes pour leurs gestes écologiques; voici quelques exemples de ceux qui le font.

Festivals…

En 2009, le festival de Roskilde au Danemark2 a pu lutter contre les changements climatiques en partie grâce à sa campagne Green Footsteps. Les organisateurs ont incité les clients à accomplir au moins une action écologique, comme l’utilisation des transports en commun plutôt que de la voiture pour se rendre au festival; ceux qui l’ont fait ont obtenu des green footsteps ou «pas verts». Les participants du festival ont fait un total de 40 000 gestes liés à la consommation d’énergie et à la production de C02; en récompense, ceux qui avaient assez de pas verts ont pu planter leur tente avant les autres. Ceux qui en avaient accumulé le plus ont été invités à se joindre à la Climate Community du festival, zone de camping fournissant une expérience enrichissante aux clients participants.

Parcs naturels…

Le parc naturel de Phillip Island3 (PNPI) à Victoria, en Australie, offre des expériences fauniques avec différentes espèces, telles que le manchot pygmée. Son programme de conservation et de bénévolat comprend des récompenses pour les participants. Parmi les nombreux projets de conservation que dirige le PNPI, on compte la végétalisation et le désherbage. Le parc récompense tous les bénévoles du pays et d’ailleurs qui aident aux travaux de conservation en leur offrant l’hébergement gratuit. Il offre également aux bénévoles de l’étranger l’entrée gratuite au parc. Le PNPI est un organisme sans but lucratif qui ne reçoit pas de subventions gouvernementales et qui génère ses propres revenus afin d’assurer sa viabilité.

Voyages organisés…

Le voyagiste GeoEx4 offre à tous ses clients qui font un don de 250$ ou plus au Living Planet Trust (un fonds orienté par le donateur et administré par la Tides Foundation of San Francisco) un bon de 250$ applicable à un voyage ultérieur. Ces dons déductibles d’impôt servent à compenser les émissions de carbone attribuables aux vols internationaux et à financer les initiatives locales des destinations visitées.

Stations de ski…

Plusieurs stations de ski nord-américaines ont conçu des programmes pour inciter les gens au covoiturage et au transport en commun, afin de limiter le nombre de voitures au pied des montagnes. Par exemple, à la station Arapahoe Basin5 au Colorado, les skieurs qui comptent quatre personnes dans leur voiture bénéficient d’une réduction de 30% sur leurs billets de remonte-pente. De plus, la station soutient financièrement un système local de transport par autobus qui, par son utilisation, permet de réduire les embouteillages et la pollution de l’air. De même, l’entreprise Aspen/Snowmass6 s’est associée à la Ville d’Aspen pour offrir à ses clients qui font du covoiturage (deux adultes ou plus) un permis de stationnement gratuit pour la journée.

Aéroports…

Plusieurs aéroports récompensent les écoconscients. À l’aéroport Logan de Boston7, les conducteurs de voitures hybrides ont droit au stationnement préférentiel tandis que les propriétaires de taxis à faibles émissions de gaz à effet de serre (GES) sont admissibles à une subvention de 25 000$ US. Les taxis hybrides ont également accès aux meilleures places pour accueillir les clients à l’aéroport. Le programme de location de voitures écologiques de l’aéroport de San Francisco, quant à lui, offre une réduction de 15$ aux clients qui louent des voitures hybrides8.

Îles…

La Targeta Verda9 ou «carte verte» est une initiative de la Fondation des Baléares visant à amasser des fonds auprès des touristes pour des projets de développement durable. Cette carte leur offre des réductions lorsqu’ils visitent des attraits touristiques ou qu’ils achètent des produits commerciaux. D’une valeur de 10 euros, elle est valide pendant 15 jours pour les visiteurs et pendant un an pour les résidents; elle donne droit à la location gratuite de vélos, entre autres. Jusqu’à maintenant, les fonds amassés grâce à la carte ont servi à des projets de restauration écologique de l’archipel ainsi qu’à des programmes d’interprétation du patrimoine et de sensibilisation des visiteurs.

Achats en ligne…

Le Green Rewards Store d’EcoPerks10 est une entreprise en ligne californienne qui donne des «écopoints» aux consommateurs qui achètent des produits et services responsables: t-shirts, crédits compensatoires, séjours dans l’un des hôtels W ou au Chumbe Island Coral Park à Zanzibar, par exemple. L’entreprise vend également une vaste gamme d’expériences touristiques à faibles émissions de GES dans différentes destinations, dont le deltaplane, l’observation des oiseaux, le kayak, les randonnées à vélo et ainsi de suite. Plus les gens achètent, plus ils obtiennent d’écopoints qu’ils peuvent utiliser pour acheter d’autres produits et services vendus par l’entreprise. Les clients peuvent faire don de leurs écopoints à des organisations non gouvernementales (ONG) agissant en faveur de l’environnement, à des projets de restauration d’écosystèmes et autres du genre. L’entreprise fournit également de l’information et des outils à ses clients pour les aider à réduire les répercussions négatives de leurs gestes quotidiens.

Sources:

1. Rheem, C. (2009). PhoCusWright’s Going Green: The Business Impact of Environmental Awareness on Travel, PhoCusWright, Sherman, CT, USA, 29 p.
2. Roskilde festival. Reserve a spot at the camping area [http://www.roskilde-festival.dk/uk/news/singlenews/reserve-a-spot-at-the-camping-area/] (page consultée le 7 juillet 2009).
3. Philip Island Nature Parks. Wildlife and habitat programs, [http://www.penguins.org.au/index.php?option=com_content&view=article&id=36&Itemid=19] (page consultée le 16 juin 2009).
4. Geographic Expeditions. Responsible Travel. Walking the Talk 2009, [http://www.geoex.com/about_us/responsible_travel.asp] (page consultée le 7 juillet 2009).
5. Arapahoe Basin, [http://www.arapahoebasin.com/ABasin/about/environment/transportation.aspx] (page consultée le 6 juillet 2009).
6. Aspen Snowmass, [http://www.aspensnowmass.com/onmountain/statsfacts/statsfacts.cfm?area=Aspen%20Mountain] (page consultée le 6 juillet 2009).
7. Massachusetts Port Authority. Preferred Parking at Logan for Passengers Driving Clean Fuel Vehicles, [http://www.massport.com/about/press_news_cleanvehiclehtml.html] (page consultée le 13 juillet 2009).
8. San Francisco International Airport. Save some green when you rent green, [http://www.flysfo.com/web/page/tofrom/rental-cars/greenrentals/] (page consultée le 13 juillet 2009).
9. Foundation for a Sustainable Balearics, [http://www.targetaverda.com] (page consultée le 4 juin 2009).
10. EcoPerks, [http://www.ecoperks.com/] (page consultée le 2 juillet 2009).

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Produits et activités Tourisme durable

Les parcs éoliens ont-ils une incidence sur le tourisme?

Comme bon nombre d’endroits, le Québec s’est doté d’un cadre stratégique en vue d’augmenter la production d’énergie à partir de sources renouvelables telles que le vent (1). La construction de parcs éoliens représente un défi à bien des égards. Dans le domaine du tourisme, elle a une incidence directe sur l’aspect visuel des paysages et sur l’industrie, étant donné les pertes économiques potentielles. Les détracteurs des parcs éoliens croient que l’implantation d’imposantes structures de métal donnera au paysage des régions rurales et naturelles une allure industrielle; ce qui est néfaste, selon des préférences des individus.

Les paysages sont une importante ressource touristique; il est donc peu probable que l’industrie du tourisme accorde un soutien sans équivoque aux parcs éoliens. C’est d’ailleurs pour cette raison que la lutte contre l’intégration de ces parcs près des attraits touristiques persiste, alors que les opinions à leur sujet continuent de diverger. Par exemple, certains s’opposent à l’éolienne érigée récemment sur Grouse Mountain, à Vancouver (2),  et d’autres, au projet de construction d’un parc éolien près du Mont-Saint-Michel, en France, même s’il est censé être placé à quelque 15 km de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (3).

Les éoliennes comme attraits touristiques?

Grâce à leur fonctionnalité en matière de production d’énergie propre, les éoliennes sont, pour certains, un symbole du développement durable; ce qui leur vaudra peut-être d’être reconnues comme éléments du patrimoine moderne. Les moulins sont les prédécesseurs des éoliennes, et ces derniers ont également fait l’objet de protestations lorsqu’ils sont apparus dans le paysage européen, vers le 12e siècle. Aujourd’hui, dans des pays comme la Hollande, les moulins font partie des images patrimoniales et, au Québec, bon nombre d’entre eux, comme ceux de L’Île-Perrot et de l’Isle-aux-Coudres, sont des attraits touristiques.

Cependant, les éoliennes ont elles-mêmes peu de chances de devenir des attraits touristiques majeurs, parce qu’elles font maintenant de plus en plus partie des paysages humanisés de nombreux pays. Dans certains cas, elles permettent de diversifier les attraits d’une destination, comme à Cap-Chat, dans la péninsule gaspésienne, où un centre d’interprétation possède la plus haute éolienne à axe vertical au monde. Ailleurs, d’autres centres d’interprétation du même genre offrent des visites guidées, et au Danemark, par exemple, il est possible d’aller en bateau voir le parc éolien en mer de Middelgrunden près de Copenhague. Les opinions et les comportements par rapport aux parcs éoliens changeront certainement au cours du temps, les gens s’y habituant peu à peu, mais il est peu probable qu’ils fassent l’unanimité un jour.

Préférences des touristes

Selon une analyse écossaise de plusieurs études sur l’incidence des parcs éoliens sur le tourisme, les effets néfastes globaux de ces derniers seraient limités (4). Toutefois, en général, les touristes préfèrent que les projets d’énergie éolienne soient situés loin des zones d’hébergement, des sites historiques, des sites et points de vue panoramiques et des lieux de beauté naturelle. La proportion des visiteurs qui s’opposent catégoriquement à ce que les éoliennes soient placées à proximité des attraits touristiques semble minoritaire, d’après certains rapports. Par exemple, en France, un sondage à l’échelle nationale a montré que 22 % des répondants pensaient que les éoliennes avaient des répercussions néfastes sur le tourisme, le reste des sondés y étant favorables ou indifférents (5). De même, selon un sondage mené dans la région du Languedoc-Roussillon, 16 % des visiteurs trouvaient que les éoliennes gâtaient le paysage (6). Dans une étude écossaise plus récente, on a pu constater que de 20 % à 30 % des touristes environ préféraient les paysages sans éoliennes, tandis que le reste des répondants y étaient surtout favorables ou indifférents (4). La perception des touristes a également été évaluée à l’intérieur d’une étude menée dans la région gaspésienne du Québec, où une bonne partie des visiteurs se sont exprimés en faveur des parcs éoliens (6). Quant à la création éventuelle de nouveaux parcs, cependant, 56,4 % d’entre eux préféraient une grande concentration d’éoliennes en peu d’endroits (plus de 12 éoliennes) à une petite quantité en multiples endroits (moins de 12 éoliennes), et 5,6 % des sondés ne voulaient pas d’éoliennes dans la région gaspésienne (7).

Conséquences économiques

Bien que les études de préférence obtiennent généralement des résultats semblables, très peu d’études quantitatives qui permettent d’établir un lien empirique entre les retombées économiques nettes pour le tourisme et les parcs éoliens ont été publiées jusqu’à maintenant (8). Plusieurs études évaluent les préférences éventuelles, en fonction de scénarios hypothétiques, pour connaître leur incidence probable sur le tourisme (9,10). Elles ont tendance à montrer que les visiteurs ne cesseraient pas de fréquenter un endroit si un parc éolien y était construit, comme l’ont indiqué 92 % des gens interrogés lors d’un sondage mené en Angleterre du Sud-ouest, par exemple (9).  Dans l’ensemble, rien ne laisse supposer que les parcs éoliens pourraient avoir des conséquences économiques néfastes sur le tourisme.

Un rapport écossais a évalué les retombées économiques nettes de la construction d’un parc éolien en calculant l’effet combiné des changements en matière de tourisme résultant d’une telle construction, de leur incidence sur les revenus et du désir des clients de payer pour une «chambre avec vue» dans les établissements concernés. L’étude a porté sur quatre régions de l’Écosse, qui comptent pour près de 12 % de l’activité touristique, et a permis de constater qu’un total de 81 % à 98 % des touristes visitant ces régions seraient touchés (4). Elle a également évalué la proportion d’établissements d’hébergement de ces régions sur lesquels l’intégration de parcs éoliens aurait des conséquences : elle se chiffrait entre 9,83 % et 32,40 %. Parmi les touristes sondés lors de cette étude, 63 % ont dit préférer une vue sans éoliennes à partir de leur chambre d’hôtel, tandis que 28 % y étaient indifférents et 9 % y étaient favorables. Les auteurs laissent entendre que les perceptions des visiteurs par rapport aux parcs éoliens varient en fonction de l’endroit où ils se trouvent. Ainsi, les opinions sur les éoliennes changent selon qu’on les aperçoit, l’espace de quelques secondes, le long de la route ou qu’on les voit plus longtemps, sans bouger, à partir de sa chambre d’hôtel. Pour les établissements dont les vues sont compromises, l’étude a conclu à une réduction de fréquentation de 4,9 % à 16,20 % et évalue la diminution nette de leurs revenus entre 0,48 % et 1,59 % respectivement. Enfin, l’étude a établi que la construction d’un parc éolien pourrait se traduire par une perte de 2,5 % en raison du fait que moins de touristes reviendraient visiter la région (4).

Conclusion

Dans la plupart des endroits, comme au Québec, un vaste ensemble de lois et d’outils de planification permettent de limiter le plus possible les répercussions sociales et environnementales des parcs éoliens (11). En plus des conséquences visuelles qui en découlent, l’implantation de parcs éoliens continue de faire l’objet d’opposition pour différents motifs liés à la planification, à la gestion, à la maîtrise opérationnelle et à la redistribution équitable des bénéfices (12). Les quelques études dont il a été question ici permettent de constater que, bien que la majorité des touristes semblent favorables aux parcs éoliens, en y regardant de plus près, leurs préférences vont aux endroits visités et aux établissements fréquentés. Dans ce contexte, il serait intéressant d’évaluer de façon indépendante les effets des parcs éoliens sur le tourisme au Québec, à l’échelle locale et régionale.

Sources:

(1) Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (2006). L’énergie pour construire le Québec de demain. La Stratégie énergétique du Québec 2006-2015. Gouvernement du Québec. Québec. 138 p.

(2) Coulbourn, J. (2009). «Wind turbine power project installed atop Grouse
Mountain». The Province. 25 septembre. [http://www.theprovince.com/story_print.html?id=2035719&sponsor=] (page consultée le 10 octobre 2009).

(3) Nouvelobs (2009). «Manifestation anti-éolien au Mont-Saint-Michel». 26 septembre. [http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/sciences/20090926.SCI7308] (page consultée le 10 octobre 2009).

(4) Riddington, G., McArthur, D., Harrison, A., Gibson, H. (2008). The economic impacts of wind farms on Scottish tourism. A report for the Scottish Government.
[www.scotland.gov.uk/Resource/Doc/214910/0057316.pdf] (page consultée le 16 octobre 2009).

(5) Synovate (2003). Perception et représentation de l’énergie éolienne en France. Ademe. 18 p.

(6) Institut CSA (2003). Impact potentiel des éoliennes sur le tourisme en Languedoc-Roussillon, France. Synthèse de sondage. 5 p.

(7) Richard Guay Consultants (2004). Étude de marketing auprès des touristes de la Gaspésie afin de connaître leurs attitudes face à l’installation d’éoliennes. Un rapport présenté à TechnoCentre Éolien Gaspésie-les-Îles. Québec. 37 p.

(8) Riddington, G., McArthur, D., Harrison, A., Gibson, H. (2009). «Assessing the Economic Impacts of Wind Farms on Tourism in Scotland: GIS, Surveys and Policy Outcomes». International Journal of Tourism Research. Publié en ligne dans Wiley Interscience DOI: 10.1002/jtr.750 [http://www3.interscience.wiley.com/journal/122609399/abstract?CRETRY=1&SRETRY=0].

(9) VisitBritain (2006). Foresight. Issue 33. July. Strategy and Communications Division.

(10) Mori Scotland (2002). Tourist Attitudes towards wind farms. A research study conducted for the Scottish Renewables Forum and the British Wind Energy Association. Final Report. Edinburgh. 24 p.

(11) Ministère des Affaires municipales et des Régions (2007). Guide d’intégration des éoliennes au territoire: vers de nouveaux paysages. Gouvernement du Québec. Québec. 38 p.

(12) Saucier, C., Côté, G., Fortin, M.-J., Jean, B., Lafontaine, D., Feurtey, É., Guillemette, M., Méthot, J.-F., et Wilson, J. (2009). Développement territorial et filière éolienne. Des installations éoliennes socialement acceptables: élaboration d’un modèle d’évaluation de projets dans une perspective de développement territorial durable. Université du Québec à Rimouski. 227 p.

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Products and activities Sustainable tourism

Do wind farms affect tourism?

Like many places, Québec has also created a policy framework to increase energy production from renewable sources such as wind.(1) Wind farm construction presents numerous challenges, but from a tourism viewpoint, it has a direct visual impact on scenic landscapes and an indirect effect on industry due to potential economic losses. Opponents to wind farms believe that constructing large, towering metal structures creates an industrialized landscape in rural and natural areas, which some people consider to be detrimental.

Landscapes are an important tourism resource, so it is unrealistic for tourism stakeholders to offer unequivocal support for wind farms. For this reason, battles to stop wind farm development around tourism attractions continue, while at the same time opinions about wind farms continue to diverge. For example, there is opposition to the recently erected wind turbine on Grouse Mountain in Vancouver(2) and to the proposed wind farm near Mont St. Michel, a UNESCO World Heritage Area in France, even though the turbines would be situated some 15 km from it.(3)

Wind turbines as tourist attractions?

For some people, wind turbines are symbols of sustainable development and valued for producing clean energy. Perhaps this attitude can give wind turbines some recognition for being part of modern heritage. Windmills, the predecessors of modern wind turbines, were also contested when introduced to the European landscape around the 12th century. In countries like Holland, windmills today are a visual part of the nation’s heritage and in Québec, many are also tourist attractions, notably on Île Perrot and Île aux Coudres.

However, wind turbines are unlikely to be a major tourism draw in their own right, especially since they are now increasingly part of the cultivated landscape in many countries. In some cases, they diversify the attraction base of a destination, like Cap Chat in the Gaspé Peninsula, where a visitor centre showcases the highest vertical-axis wind turbine in the world. Similar interpretation centres worldwide offer guided tours; in Denmark, for example, there are boat tours to see the offshore wind farms at Middelgrunden near Copenhagen. Preferences and attitudes towards modern wind farms are likely to evolve over time as people get accustomed to their presence, but it is unlikely that they will appeal to everyone in the future.

Visitor preferences

A Scottish report reviewing a number of studies evaluating the impact of wind farms on tourism suggests limited overall negative impacts.(4) However, tourists generally prefer wind energy projects to be located away from accommodation areas, historic sites, scenic areas and viewpoints, and places of natural beauty. The proportion of visitors who flatly oppose wind turbines near tourism attractions appears to be a minority, according to some reports. For example, a broad national survey in France showed 22% of the population thought wind turbines affected tourism negatively, while the rest were positive or neutral.(5) Similarly, in the Languedoc-Roussillon Region, a survey showed only 16% of visitors thought wind turbines degraded the landscape in general.(6) In a more recent study from Scotland, about 20% to 30% of tourists preferred landscapes without wind farms and the rest were mainly positive or neutral.(4) Tourist perceptions were also evaluated in a study in the Gaspé Region of Québec, where visitors generally expressed a positive attitude towards wind farms.(6) However, when asked about the establishment of new wind farms in the future, 56.4% preferred to see a concentration of wind turbines (more than 12 turbines) in a few places, rather than fewer turbines (less than 12) in multiple locations. Furthermore, 5.6% of visitors surveyed did not want to see any wind turbines in the Gaspé Region.(7)

Economic impact

While preference studies show broadly similar patterns, very few quantitative studies published to date have established empirical links between wind farms and the net economic impact on tourism. (8) Several studies use hypothetical scenarios to assess future preferences, thus indicating likely impacts on tourism.(9,10) Such studies tend to show that visitors would not change their travel patterns to an area if a wind farm were established, as 92% of visitors indicated in a survey in Southwest England, for example.(9) Overall, there is limited evidence to suggest that wind farms have a serious negative economic impact on tourism.

A report from Scotland estimated the net economic impact of potential wind farm development by calculating the combined effect of the changing number of tourists going to an area when a wind farm is constructed and the subsequent change in expenditures, and the lowered willingness to pay for a “room with a view” in an accommodation facility affected by the construction. The study looked at four areas in Scotland that represent about 12% of the country’s tourist activity and found that, in total, 81% to 98% of the tourists to these areas would be affected.(4) It also estimated the proportion of accommodation facilities in the same areas that would be impacted by the proposed wind farms, and this ranged from 9.83% to 32.40%. In the visitor survey part of the study, 63% of tourists preferred a landscape free of wind turbines from the hotel bedroom, while 28% were neutral and 9% were positive. The authors suggest visitor perceptions about wind farms are based on where they are. Thus, opinions about wind farms are likely to change if one has a passing view for a few seconds while driving by compared to having a longer, static view from a hotel room. For accommodation establishments with affected views, the study found a reduction in use by 4.9% to 16.20% and estimated a net expenditure reduction of between 0.48% to 1.59% respectively. The study also found proposed wind farm development may lead to a 2.5% loss due to fewer returning tourists visiting the area.(4)

Conclusion

In most places, like Québec, a variety of legislative and planning tools help minimize the social and environmental impact of wind farms.(11) In addition to its visual impact, wind farm development continues to push the limits of social acceptability in terms of its planning, management, operational control and fairness with regard to the distribution of benefits.(12) The few studies mentioned here suggest that even though the majority of tourists may appear positive about wind farms, one must look closer at preferences with regard to visiting places and choosing accommodations. In this context, it would be worthwhile to independently assess the effects of wind farms on tourism at the local and regional scale in Québec.

Sources:

(1) Ministère du Développement durable, Environnement et Parcs (2006). L’énergie pour construire le Québec de demain. La Stratégie énergétique du Québec 2006-2015. Québec: Gouvernement du Québec. 138 p.

(2) Colebourn, J. (2009). “Wind turbine power project installed atop Grouse Mountain,” in the Province. September 25. Accessed online 10 Oct. 2009. Http://www.theprovince.com/story_print.html?Id=2035719&sponsor=

(3) nouvelobs (2009). “Manifestation anti-éolien au Mont-Saint-Michel,” in Le Nouvel Observateur. September 26. Accessed online 10 Oct. 2009.
Http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/sciences/20090926.SCI7308/manifestation_antieolien_ au_montsaintmichel.html
(4) Riddington, G., Harrison, T., mcarthur, D., Gibson, H., and Millar, K. (2008). “The economic impacts of wind farms on Scottish tourism. A report for the Scottish Government.” Accessed online 16 Oct. 2009. Www.scotland.gov.uk/Resource/Doc/214910/0057316.pdf

(5) Synovate (2003). Perception et répresentation de l’énergie éolienne en France. Ademe. 18 p.

(6) Institute CSA (2003). Impact potentiel des éoliennes sur le tourisme en Languedoc-Roussillon, France. Synthèse de Sondage. 5 p.

(7) Richard Guay Consultants (2004). Étude de marketing auprès des touristes de la Gaspésie afin de connaître leurs attitudes face à l’installation d’éoliennes. A report presented to technocentre Éolien Gaspésie-les-Îles. Québec. 37 p.

(8) Riddington, G., mcarthur, D., Harrison, T. And Gibson, H. (2009). “Assessing the economic impact of wind farms on tourism in Scotland: GIS, surveys and policy outcomes,” International Journal of Tourism Research. Published online in Wiley Interscience. DOI: 10.1002/jtr.750 http://www3.interscience.wiley.com/journal/122609399/abstract

(9) visitbritain (2006). Foresight. Issue 33. July. Strategy and Communications Division.

(10) mori Scotland (2002). Tourist Attitudes towards wind farms. research study conducted for the Scottish Renewables Forum and the British Wind Energy Association. Final Report. Edinburgh. 24 p.

(11) Ministère des Affaires municipales et des Régions (2007). Guide d’intégration des éoliennes au territoire : vers de nouveaux paysages. Québec: Gouvernement du Québec. 38 p.

(12) Saucier, C., Côté, G., Fortin, M.-J., Jean, B., Lafontaine, D., Feurtey, É., Guillemette, M., Méthot, J.-F. And Wilson, J. (2009). Développement territorial et filière éolienne. Des installations éoliennes socialement acceptables : élaboration d’un modèle d’évaluation de projets dans une perspective de développement territorial durable. Rimouski: Université du Québec à Rimouski. 227 p.

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Products and activities Trends

Whale-watching trends: Québec’s position in 2009

Whale watching is still the fastest growing sector of general wildlife tourism worldwide and this is important for Québec, since marine tourism is a lucrative activity. According to a recent report, 13 million people went whale watching in 119 countries in 2008, compared to 9 million in 87 countries in 1998.(1) In the past 10 years, the whale watching industry has grown at an average rate of 3.7% globally, although with slight variations. For example, it grew by 13% in Asia, Central America and the Caribbean, by 10% in South America, Oceania and the Pacific Islands and by 7% in Europe. Although North America remains the largest whale-watching destination as it hosts almost 50% of all whale watchers worldwide (Table 1), the sector’s growth there has slowed to 1.5% per year.

Whale watchers

Québec in the context of Northeastern America

Marine wildlife observation, particularly whale watching, is a well established part of the nature experience in Québec and the hotspot for this remains the Saguenay-St. Lawrence Marine Park (SSLMP). In this area covering 1,245 km2, a variety of marine creatures (including rare species such as belugas and blue whales) can regularly be spotted, even in close proximity to the shore.

Although the number of whale watchers has grown internationally, a general decline has been observed in the last 10 years along the Atlantic coast of North America. Québec is an exception, posting modest growth between 1998 and 2008 (Figure 1). Meanwhile, fewer visitors participated in whale watching in neighbouring destinations, with numbers declining by 25% in New England but only slightly in Nova Scotia and New Brunswick.

Number whale watchers

The impact of fewer whale watchers along the Atlantic coast of North America in the past 10 years is a drop in the number of tour operators offering whale-watching activities (Figure 2). However, the reduced number of tour operators in Québec is due primarily to business consolidation.

Number tour operators

Total expenditures attributed to whale watching are the highest in New England along the Atlantic coast, despite the decline in the number of whale watchers in the area (Figure 3). In this area, the industry generates $138.45 per whale watcher, with international clients comprising about 15% of the market. Québec ranks second in total expenditures, generating an average of $142.55 per whale watcher, with international clients making up about 20% of the market.(1)

Expenditures whale watching

Tourism in Québec’s whale-watching hotspot

In the SSLMP area, statistics show that an estimated 274,000 visitors took part in commercial boat-based whale watching in 2005, while the number of kayakers was over 35,000 per year. A further 60,000 participated in land-based whale watching at various locations around the marine park. Although about 40% of visitors were on day trips, another 60% spent an average of 3.2 nights in the marine park area and 40% were repeat visitors. (2) Whale watching clearly has a positive economic impact, but tourism benefits the park’s resource management very little or not at all because tour companies are not required to spend any of their profits on conservation efforts.(3) However, a few tour companies are associated with GREMM, a non-profit organization dedicated to scientific research on the marine mammals of the St. Lawrence and education for the conservation of the marine environment. Visitors can contribute directly to GREMM’s efforts by becoming a member, visiting the museum in Tadoussac and participating in initiatives such as the ‘adopt a whale’ program. (4)

Although whale watchers are generally satisfied with their visit to the marine park,(5) there is also growing concern that the services offered are not entirely meeting demand, meaning a proportion of people may not be getting what they want out of their wildlife-viewing trip. According to recent visitor surveys, while visitors are generally very satisfied with the area, the educational component is weaker, with surveys showing only 46% of visitors are satisfied with their learning experience. This suggests that education and learning are not fully integrated into the visitor experiences currently offered. The fact that the majority of visitors observe wildlife from large motorized boats and cruise ships is an indication that marine wildlife viewing is very much oriented to “mass” nature tourism. Some visitors also express concerns that several tour boat operators seem to be chasing after whales.

Tourism is a closely monitored activity in the park and, since the implementation of special regulations in 2002,(6) amongst other measures, tour boat operators are required to have a permit, follow speed limits and respect distance requirements when approaching marine mammals. As belugas are endangered, they must be excluded from observation activities completely. At the present time, the tourism industry has been granted 59 observation permits, divided amongst some 16 companies. Although the marine park is vast, most boats leave from the quays at Baie-Sainte Catherine and Tadoussac, generating intense maritime traffic of about 80,000 trips per year. The resulting environmental impacts are numerous and include noise, traffic and collisions with marine mammals.(7)

Where to next?

The whale-watching industry has reached a certain maturity in Québec, compared to other destinations, although it appears to be a viable activity for now in the context of the North American Atlantic coast. Some of the issues raised in the Saguenay-St. Lawrence Marine Park suggest that the tourism sector could reassess its approach to operations management and work to find a balanced co-existence with conservation. It is in the industry’s interest to manage wildlife observation more responsibly, so perhaps there is a need for a sector-wide educational toolkit, as well as some voluntary measures, such as certification and a code of ethics for responsible operations.

The local tourism industry could also collectively reconsider how to positively contribute to the conservation value of the park, since it is a protected area and an industry hotspot. Other things to review include the type of experiences offered, and what actions could be taken to ensure that the interests of the growing, and more eco-conscious, responsible travel market are also met. The park and industry alike could benefit by making interpretation a more integral part of the visitor experiences offered. Besides teaching people about conservation issues, they could encourage a variety of other low-impact activities already offered in the wider Saguenay region, such as those along the Whale Route.

Sources:

(1) O’Connor, S., Campbell, R., Cortez, H., & Knowles, T. (2009) Whale Watching Worldwide: Tourism numbers, expenditures and expanding economic benefits, a special report from the International Fund for Animal Welfare, Yarmouth, MA, USA, prepared by Economists at Large.

(2) Parks Canada. (2005) Visitor Survey. Québec Service Centre, Parks Canada Agency.

(3) Saguenay–St. Lawrence Marine Park. (2008) Report of the public consultations on the Review of the Management Plan. Saguenay St. Lawrence  Marine Park. 43 p.

(4) Group of Research and Education on Marine Mammals (GREMM). Last accessed Oct 13, 2009. http://www.gremm.org

(5) Gosselin, D. and Priskin, J. (2009) Présentation dans le cadre de l’atelier de travail collectif sur les activités en mer au Parc marin du Saguenay—Saint-Laurent. September 9-10, 2009, Tadoussac.

(6) Marine Activities in the Saguenay–St. Lawrence Marine Park Regulations. Last accessed Oct 13, 2009. http://www.parcmarin.qc.ca/1942_an.html

(7) Gareau, D., Pagé, M., Balej, R., Langlois, D. and Désaulniers, J. (2009) Activités en mer au parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Document de reflexion 2009 aux fins de discussion. Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, Tadoussac. 30 p.

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Produits et activités

Le tourisme d’observation des baleines: la situation du Québec en 2009

Le secteur de l’observation des baleines – très important au Québec étant donné la valeur du tourisme marin –  connaît le taux de croissance le plus rapide de l’ensemble du tourisme faunique mondial. Selon un rapport récent, en 2008, 13 millions de personnes ont observé des baleines dans 119 pays, comparativement à 9 millions d’observateurs dans 87 pays en 1998 (1). Au cours des 10 dernières années, l’industrie de l’observation des baleines s’est accrue selon un taux moyen de 3,7% mondialement, enregistrant certaines variations cependant. Par exemple, elle a augmenté de 13% en Asie, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, de 10% en Amérique du Sud, en Océanie et dans les îles du Pacifique, et de 7% en Europe. Bien que l’Amérique du Nord, en accueillant près de 50% de tous les observateurs dans le monde (tableau 1), reste la destination d’observation des baleines la plus importante, le secteur y a connu une baisse de 1,5% par année.

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Québec dans le contexte de l’Amérique du Nord orientale

L’observation de la faune marine, surtout celle des baleines, occupe une place importante parmi les activités de nature au Québec. Le lieu de prédilection pour ces dernières demeure le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL), milieu naturel de 1245 km2 où l’on peut facilement apercevoir bon nombre d’animaux marins (y compris les espèces rares telles que le béluga et le rorqual bleu), même près du rivage.

Malgré une augmentation du nombre d’observateurs de baleines à l’échelle internationale, un déclin général s’observe depuis les 10 dernières années le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Le Québec y fait exception, puisqu’une faible croissance a été enregistrée de 1998 à 2008 (graphique 1). Quant aux destinations avoisinantes, le nombre de touristes observateurs de baleines a chuté de 25% en Nouvelle-Angleterre et de très peu en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

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La diminution du nombre d’observateurs de baleines le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord s’est traduite par une baisse du nombre d’entreprises offrant ce genre d’activité au cours des 10 dernières années (graphique 2). Cependant, au Québec, cette baisse résulte surtout de fusions.

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C’est en Nouvelle-Angleterre, le long de la côte atlantique, que les recettes totales provenant de l’observation des baleines sont les plus élevées, malgré la diminution du nombre d’observateurs dans cette région (graphique 3). Là-bas, l’industrie vaut 138,45$ par observateur, et les clients internationaux représentent environ 15% du marché. Le Québec se classe au deuxième rang: la valeur économique de cette industrie y est de 142,55$ par observateur, et les clients internationaux y comptent pour à peu près 20% du marché (1).

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Le tourisme dans les sites d’observation de baleines les plus fréquentés du Québec

Dans la région du PMSSL, les statistiques montrent qu’en 2005, approximativement 284 000 visiteurs ont observé des baleines à partir d’un bateau commercial, tandis que le nombre de kayakistes se chiffre à environ 35 000 par année. À ces touristes s’ajoutent les 60 000 personnes qui ont observé les baleines à partir de différents endroits dans le parc marin. À peu près 40% des visiteurs ont fait une excursion d’une journée, alors que 60% ont passé en moyenne 3,2 nuits dans la région du parc marin, et 40 % y étaient déjà venus (2). Bien que les retombées économiques de l’observation des baleines soient intéressantes, aucune portion des revenus du tourisme n’est allouée à la gestion des ressources du parc, étant donné que les exploitants ne sont pas tenus de contribuer financièrement aux efforts de conservation (3). Néanmoins, quelques-uns d’entre eux se sont associés au GREMM, un organisme à but non lucratif voué à la recherche scientifique sur les mammifères marins du Saint-Laurent et à l’éducation sur la conservation du milieu marin. Les visiteurs peuvent appuyer les efforts du GREMM en y adhérant, en visitant son musée à Tadoussac et en participant à des programmes comme « Adoptons une baleine » (4).

Même si les observateurs de baleines sont généralement satisfaits de leur visite au parc marin (5), certaines personnes s’inquiètent de plus en plus du fait que les services offerts ne répondent pas complètement à la demande et que l’expérience d’observation faunique en laisse quelques-uns sur leur faim. Selon des sondages menés auprès des visiteurs au cours des dernières années, le taux de satisfaction générale quant à la visite du site est élevé, mais plus faible en ce qui a trait à l’aspect éducatif de la visite; en effet, seulement 46% des visiteurs sont satisfaits de ce qu’ils ont appris. Ces données dénotent une faible intégration de l’éducation et de la sensibilisation à l’expérience actuelle. Le fait que l’observation faunique se fait généralement à partir de gros bateaux motorisés et de navires de croisière montre bien qu’elle est orientée vers le tourisme de masse. De plus, certains visiteurs ont l’impression que plusieurs entreprises «courent après» les baleines.

Le tourisme est surveillé de près dans le parc. Depuis la mise en vigueur d’une réglementation précise en 2002 (6), entre autres mesures, les exploitants doivent détenir un permis et se déplacer à une certaine distance des mammifères marins, tout en respectant les limites de vitesse. Étant donné que les bélugas sont une espèce menacée, ils doivent être totalement exclus des activités d’observation. Présentement, l’industrie du tourisme reçoit 59 permis d’observation (pour environ 16 entreprises). Bien que le parc marin soit vaste, la plupart des bateaux partent des quais de Baie-Sainte-Catherine et de Tadoussac, causant un trafic maritime intense de l’ordre de 80 000 excursions par année. Les incidences sur l’environnement sont nombreuses, dont le bruit, la circulation et les collisions avec les mammifères marins (7).

Que réserve l’avenir?

L’observation des baleines a atteint une certaine maturité au Québec comparativement aux autres destinations. Toutefois, elle semble viable sur la côte atlantique de l’Amérique du Nord présentement. Certaines des questions soulevées au sujet du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent laissent supposer que la gestion opérationnelle du tourisme devrait être  révue, surtout dans un contexte où il est nécessaire de trouver un équilibre entre le tourisme et la conservation. L’industrie a tout intérêt à gérer l’observation faunique de façon plus responsable; l’ensemble du secteur pourrait se munir d’une trousse de sensibilisation et prendre des mesures volontaires, telles que la certification et l’adoption d’un code d’éthique pour des exploitations responsables.

De plus, l’ensemble de l’industrie touristique locale pourrait étudier comment mieux contribuer à la conservation du parc, puisqu’il s’agit d’une zone protégée et d’un site important pour l’industrie. Elle devrait revoir le type d’expériences offertes aux visiteurs et prendre les mesures nécessaires pour que les besoins de ce marché du voyage croissant, écoconscient et responsable soient satisfaits. Le parc et l’industrie gagneraient à ce que l’interprétation occupe une place privilégiée dans l’expérience offerte aux visiteurs. En plus de sensibiliser les gens à la conservation, ils pourraient leur proposer un ensemble d’activités écologiques, comme on en trouve dans la grande région du Saguenay, notamment le long de la Route des Baleines.

Sources

(1) O’Connor, S., R. Campbell, H. Cortez, et T. Knowles (2009), Whale Watching Worldwide: tourism numbers, expenditures and expanding economic benefits, a special report from the International Fund for Animal Welfare, Yarmouth MA, USA, prepared by Economists at Large.

(2) Parcs Canada (2005), Sondage auprès des visiteurs, Centre de service du Québec, Agence Parcs Canada.

(3) Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (2008), Compte rendu de la consultation publique sur la révision du plan directeur, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 43 p.

(4) Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) [http://www.gremm.org] (page consultée le 13 octobre 2009).

(5) Gosselin, D., et J. Priskin (2009), Présentation dans le cadre de l’atelier de travail collectif sur les activités en mer au Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 9 et 10 septembre 2009, Tadoussac.

(6) Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent [http://www.parcmarin.qc.ca/1942_fr.html] (page consultée le 13 octobre 2009).

(7) Gareau, D., M. Pagé, R. Balej, D. Langlois, et J. Désaulniers  (2009), Activités en mer au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Document de réflexion 2009 aux fins de discussion, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Tadoussac. 30 p.

Catégories
Tourisme durable

Qui est carbone neutre dans le secteur touristique québécois?

Durant leur séjour au Québec, les touristes locaux et étrangers émettent des gaz à effet de serre (GES), peu importe le moyen de transport qu’ils utilisent, la distance qu’ils parcourent ou l’activité qu’ils choisissent. Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a permis d’évaluer les contributions de ces voyageurs ou du secteur touristique aux émissions de GES, ni les mesures d’atténuation prises au Québec, ni les comportements s’y rattachant. Les connaissances sont donc insuffisantes en matière de réductions nettes et de compensation des émissions de GES. Le but de cet article est de donner un bref aperçu de la carboneutralité dans le secteur touristique québécois.

Fournisseurs de crédits compensatoires

Sur le plan international, le nombre de fournisseurs continue d’augmenter, tandis que Carbon Catalog répertorie présentement 12 fournisseurs au Canada, dont les prix des crédits varient entre 12,50$ et 39,90$ par tonne de CO2e (1). Au Québec, les quatre principaux fournisseurs de crédits compensatoires sont: Planetair (2), Carbone boréal (3), ZéroGES (4) et ZÉRØCO2 (5).

(1) Planetair est un organisme à but non lucratif, toute comme le Centre international Unisféra qui le dirige(2). Planetair est le distributeur exclusif de Myclimate, qui est l’un des fournisseurs de crédits compensatoires les plus respectés au monde parce que ses projets se conforment au Mécanisme de développement propre (MDP*) du protocole de Kyoto et au «Gold Standard**». Il n’appuie que les projets portant sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique dans différents pays en voie de développement. Planetair prévoit offrir des projets canadiens selon les volumes de ventes.

(2) Carbone boréal (CB) est à la fois un programme et un projet de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi. Les crédits de CB servent à financer la plantation d’arbres sur des terrains déboisés du Québec et à soutenir la recherche. Les plantations sont vérifiées et dirigées selon la norme ISO 14064-3, et tout projet sera enregistré dans le Registre GES des ÉcoProjetsMD canadien (3).

(3) ZéroGES (ZeroGHG Inc.) est une société de conseil privée qui fournit des crédits dans le cadre de divers projets sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique. Ses services portent sur l’élaboration de stratégies de réduction des GES, la quantification des émissions et la vérification du rendement. Les projets ZéroGES se déroulent dans différents pays, et au moins 80 % d’entre eux doivent se conformer au MDP* et au «Gold Standard**» (4).

(4) ZÉRØCO2 est une entreprise privée qui vend des crédits compensatoires pour financer des projets de reboisement dans différentes communautés. Depuis 2006, ZÉRØCO2 a permis de reboiser plus de 20 hectares de terrains, créant ainsi des espaces verts équivalant en superficie à un peu plus de 40 terrains de football en plein cœur des collectivités (5).

Fournisseurs indirects de crédits compensatoires

Certaines entreprises touristiques se sont associées avec différents fournisseurs de compensations. Par exemple, depuis 2007, Air Canada (AC) incite ses clients à acheter des crédits de carbone par le biais de l’organisme à but non lucratif ZeroFootprint, qui investit dans un projet de reboisement en Colombie-Britannique. Jusqu’à maintenant, les clients d’AC ont acheté pour 187 612$ de crédits, ce qui correspond à 11 725 tonnes de CO2 (6). Pour sa part, Air Transat ne vend pas de crédits; elle invoque différentes raisons, dont le fait que ces projets ne permettent pas de résoudre les problèmes se rattachant aux changements climatiques (7).

En ce qui concerne le transport ferroviaire, VIA Rail n’offre pas non plus de crédits à ses clients; elle les encourage plutôt à calculer la quantité de GES émis durant leur voyage sur le site d’Arbres Canada, un fournisseur de compensations d’Ottawa, en vue de les neutraliser. Depuis 1990, VIA Rail a réduit ses émissions de GES d’environ 15%, bien qu’elle ne soit responsable que de 0,03% des émissions totales. Par comparaison, 13% des GES émis au Canada proviennent des automobilistes (8). Pour les voyageurs qui louent des véhicules, de nombreuses entreprises de location, dont Alamo, Enterprise et National, offrent des crédits intégrés à leur formulaire de réservation en ligne (9).

Les entreprises touristiques qui achètent des crédits compensatoires

Au Québec, les touristes locaux et d’ailleurs achètent probablement des crédits de carbone. Cependant, au moment où cet article a été écrit, aucune des organisations nommées ci-dessus ne possédait de données sur le sujet. Il y a des entreprises touristiques qui achètent des crédits au Québec mais, jusqu’à maintenant, aucune étude n’a permis d’évaluer leur valeur transactionnelle.

Certains établissements hôteliers ont des politiques de carboneutralité. Par exemple, l’Hôtel Chicoutimi atténue sa consommation d’énergie de chauffage et d’électricité et incite sa clientèle à compenser les GES émis pendant son séjour par le biais de Carbone boréal (3). Depuis 2006, l’Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe offre des forfaits «écolos» à ses clients et, en 2008, il s’est engagé à calculer la quantité de GES que ceux-ci émettent durant leurs déplacements, entre autres services écoresponsables (10). De plus, les émissions de GES des réunions et des événements ayant lieu dans cet établissement sont compensées par la plantation d’arbres. Parallèlement, dans un effort de carboneutralité, le Novotel Montréal plante des arbres pour chacune des réservations effectuées en ligne par ses clients (11).

Le voyagiste montréalais, Karavaniers du monde, prend l’atténuation des changements climatiques au sérieux; depuis janvier 2009, ses prix incluent le coût des crédits de carbone achetés auprès de Planetair (2, 12). Environ 97% des clients de cette entreprise sont québécois et, selon son propriétaire, ils ne se plaignent pas de l’augmentation des prix attribuable à l’achat de crédits compensatoires. Au contraire, les clients sont satisfaits des efforts déployés par l’entreprise en ce sens. Omnitour et Voyages Tour Étudiant offrent également des crédits compensatoires à leur clientèle(2). Au Saguenay, WeLa Aventure organise depuis 2006 des randonnées écoresponsables à pied ou à vélo (13). Elle a compensé les émissions de CO2 des déplacements de ses clients en soutenant la plantation d’arbres par ZIP Saguenay (14) et la Coop Quatre Temps (15).

De plus en plus, les festivals et les événements du Québec sont écoresponsables, et certains ont compensé leurs émissions de GES (16). Par exemple, depuis 2008, le Festival International de Jazz de Montréal est carboneutre (17). Les centres des congrès de Québec et de Montréal offrent à leurs clients des événements écoresponsables avec leurs partenaires (18, 19), ainsi que l’option d’acheter des crédits de carbone pour ces événements. Par exemple, en 2004, le Centre des congrès de Québec s’est engagé à réduire sa consommation d’énergie de 33% par m2 et ses émissions de GES totales de 50% (20). Depuis 2007, il a accueilli 32 événements écoresponsables dont 7 comprenaient des crédits compensatoires.

La politique de développement durable du Parc Jean-Drapeau (PJD) de Montréal intègre la réduction de GES et une stratégie de compensation pour les opérations et autres activités (environ 100 événements par an) organisées sur le territoire du parc (21). Le PJD a créé un Fonds Oxygène pour mettre en application cette politique. Les partenaires et fournisseurs seront invités à contribuer à ce fonds, qui financera les projets spécifiques d’amélioration environnementale (22). En plus, les automobilistes devront payer des frais supplémentaire de 1$ pour garer leur véhicule dans les stationnements du parc afin de compenser leurs émissions de GES avec CB.

Conclusion

Il ne fait aucun doute que les projets de compensation ne sont pas une solution définitive au problème des émissions de GES. Toutefois, l’achat de crédits pour des projets fiables permet de sensibiliser les citoyens et de fournir des fonds à des initiatives louables (23). Bien que l’achat de crédits pour la plantation d’arbres soit sujet à controverse dans certains cas, il peut se traduire par des améliorations écologiques nettes, tandis que l’achat de crédits pour des projets portant sur l’énergie renouvelable et le développement technologique permet de réduire la consommation de combustible fossile.

Ce résumé de la situation au Québec montre que la carboneutralité au sein du secteur touristique se compose d’efforts disparates. Cette analyse souligne également le besoin de mesurer les contributions nettes aux GES du secteur touristique afin de coordonner le processus permettant de se doter d’une méthode efficace d’atténuation de ces contributions.

* MDP certifie les réductions des émissions qui sont vendues sur le marché volontaire et il s’assure que les crédits de carbone de pays développés sont conformes aux règlements du protocole de Kyoto.
** Le «Gold Standard» est une organisation indépendante qui certifie des crédits de carbone vendus sur le marché volontaire. De tels crédits de carbone doivent répondre à des objectifs de développement durable. Cela signifie qu’un projet de carbone doit mener directement à une réduction des émissions du filet GES. Gold Standard ne certifie pas des projets de sylviculture.

Sources
(1) Carbon Catalog. Find a Carbon Offset Project: Canada. [http://www.carboncatalog.org/projects/canada/] (page consultée le 25 avril 2009).
(2) Planetair. Projets de compensation. [http://planetair.ca/] (page consultée le 2 avril 2009).
(3) Éco-Conseil. Plantations compensatoires de GES. [http://dsf.uqac.ca/eco-conseil/ges/frame_ges.html] (page consultée le 15 avril 2009).
(4) ZéroGES. [http://www.zeroghg.com/fr/index.html] (page consultée le 25 avril 2009).
(5) ZÉRØCO2. [http://zeroco2.com/welcome.php] (page consultée le 15 avril 2009).
(6) Air Canada. Programme de compensation des émissions de dioxyde de carbone. [http://www.aircanada.com/fr/travelinfo/traveller/zfp.html] (page consultée le 25 avril 2009).
(7) Transat A.T. (2009). Réduction des gaz à effet de serre et gestion du carburant. [http://www.transat.com/fr/responsabilite.sociale/reduction.gaz.aspx] (page consultée le 2 avril 2009).
(8) Via Rail Canada. Environment: Helping To Reduce Greenhouse Gas Emissions. [http://www.viarail.ca/corporate/en_environment/reducing_greenhouse_gas.html] (page consultée le 17 avril 2009).
(9) TerraPass Inc. (2009). «Rental Car Carbon Offset Program Proves Most Popular With Consumers». EarthTimes,  6 avril 2009. [http://www.earthtimes.org/articles/show/rental-car-carbon-offset-program-proves-most-popular-with-consumers,775734.shtm] (page consultée le 25 avril 2009).
(10) L’Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe. [http://www.hoteldesseigneurs.com/decouvrez_environment.asp] (page consultée le 24 avril 2009).
(11) Novotel Montréal Centre. [http://www.novotelmontreal.com/home/novotel_news.shtm] (page consultée le 2 juin 2009).
(12) Karavaniers du monde. Destinations: Informations techniques. [http://www.karavaniers.com/voyages/calendrier/?voyage_depart=134] (page consultée le 3 avril 2009).
(13) WeLa Aventure. Horaire et parcours. Randonnées des cols du Fjord 2009. [http://www.welaaventure.com/] (page consultée le 25 avril 2009).
(14) ZIP Saguenay. Réalisations. [http://www.zipsaguenay.ca/zipsaguenay/index.php?option=com_content&task=category&sectionid=1&id=5&Itemid=12] (page consultée le 27 avril 2009).
(15) Coop Quatre Temps. Mission. [http://www.coop4temps.com/] (page consultée le 27 avril 2009).
(16) Réseau québécois des femmes en environnement. Événement écoresponsable. [http://www.evenementecoresponsable.com/] (page consultée le 2 avril 2009).
(17) Festival International de Jazz de Montréal. Une édition 2008 carboneutre. [http://www.montrealjazzfest.com/Fijm2008/planetAir_fr.aspx] (page consultée le 27 avril 2009).
(18) Centre des congrès de Québec. Développement durable. Événement écoresponsable.  [http://www.convention.qc.ca/tiki-index.php?page=devdurable_eve_resp] (page consultée le 27 avril 2009).
(19) Palais des congrès de Montréal. Environnement. [http://www.congresmtl.com/fr/visiteurs/environnement.aspx] (page consultée le 2 avril 2009).
(20) Centre des congrès de Québec. Lauréate du prix Stellaris: Efficacité énergétique. Communiqué de presse du 2 avril 2004. [http://www.convention.qc.ca/tiki-read_article.php?articleId=41] (page consultée le 2 avril 2009).
(21) Société du Parc Jean-Drapeau (2009). Politique de développement durable, Montréal, 8 p.
(22) Société du Parc Jean-Drapeau (2009). Fonds Oxygène.Le fonds de compensation de gaz à effet de serre, Montréal, 4 p.
(23) Broderick, J. (2008). Voluntary Carbon Offsets. A Contribution to Sustainable Tourism?, dans S. Gössling, C.M. Hall, et D.B. Weaver (dir.). Sustainable Tourism Futures. Perspectives on Systems, Restructuring and Innovations, Routledge, New York, p.169-197.

Catégories
Issues Sustainable tourism

Who is Carbon Neutral in Tourism in Québec?

Visitors to and from Québec contribute to Greenhouse Gas emissions (GHG), regardless of the mode of transport, distance traveled, or the activity undertaken during a stay. To date, no study assessed neither travelers’ nor the tourism sector’s contributions to GHG emissions, or attitudes or actions towards mitigation in Québec. This creates a knowledge gap about net reductions, and about compensations for unavoidable emissions. In this context, the aim of this article is to provide a brief overview of carbon neutrality in Québec’s tourism sector.

Offset Providers

The choice of offset providers internationally continues to augment, while the Carbon Catalogue presently lists 12 providers across Canada with an offset price range of 12.50 $ to 39.90 $ per ton CO2e.(1) For those wishing to purchase offsets from organizations based in Québec, the four principal providers include Planetair,(2) Carbone Boréale,(3) Zero GHG Inc.(4) and ZÉRØCO2.(5)

(1) Planetair is a not-for-profit organization managed by the Unisféra International Centre, also a non-profit organization. (2) Planetair is the exclusive distributor of Myclimate, one of the most respected offset supplier worldwide, since all their projects conform to the Kyoto Protocol’s Clean Development Mechanism (CDM)* and Gold Standard.** These projects finance only renewable energy and energy efficiency projects in various developing countries. Planetair plans to offer Canadian projects in the future depending on sales volumes.

(2) Carbone Boréale (CB) is both a program, and a laboratory of researchers at the University of Québec in Chicoutimi. CB offsets finance tree plantations in a deforested area of Québec and contributes to supporting research. The plantations are verified and managed according to ISO 14064-3 norms, and are registered by the Canadian EcoProjectsTM GHG.(3)

(3) ZeroGHG Inc. is a private consultancy firm offering offsets in a variety of renewable and energy efficiency projects in addition to their consulting services to develop GHG reduction strategies, quantifying emissions and performing audits. ZeroGHG projects are located in various countries, and at least 80% must meet CDM* and Gold Standard**.(4)

(4) ZÉRØCO2 is a private enterprise selling offsets that finance reforestation projects in various communities. Since 2006, ZERØCO2 has reforested more than 20 hectares of land, creating green spaces equivalent to just over 40 football fields in the heart of communities. (5)

Indirect Offset Sellers

Some tourism businesses have partnered up with various offset-selling organizations. For example, since 2007, Air Canada (AC) encourages its customers to purchase offsets via non-profit organization ZeroFootprint that invests in forest restoration project in British Columbia. To date, AC customers bought $187,612 of offsets, equivalent of 11725 tones of GO2.(6) In contrast, Air Transat does not sell offsets for reasons relating to the efficiency of such projects in their ability to solve climate change related problems amongst other reasons.(7)

For those traveling by rail, VIA Rail also does not directly offer offsets to its customers, however it also encourages its customers to calculate their GHG emissions with Tree Canada, an Ottawa-based offset company. Since 1990, VIA Rail has reduced its GHG by 15% approximately, although it is responsible for only 0,03% of total GHG emissions compared to 13% generated by motorists in Canada.(8) For travelers that hire vehicles, numerous car rental companies also offer carbon offsets on-line such integrated into their reservation forms such as Alamo, Enterprise and National Car Rentals amongst others.(9)

Tourism Operations Buying Offsets

Some Québec and other travelers to Québec probably purchase offsets, however none of the above named organizations had data available at the time of writing this article about their clients. Some tourism operations also buy offsets in Québec, but no study assessed their transaction value to date.

Some accommodation establishments also have a carbon neutral policy. For example, the Chicoutimi Hotel has been offsetting its heating and electricity use and has been encouraging its clients to offset their stay with CB.(2) Since 2006, the hotel l’Auberge des Seigneurs in St-Hyacynthe has been offering Eco-Friendly Packages to its clients and in 2008, it has also engaged to calculate guest’s travel related GHG contributions amongst other environmentally friendly services.(10) This establishment also compensates emissions of meetings and events held in the hotel by planting trees. Similarly, in an effort to be carbon neutral, Novotel Montreal plants a tree for every online booking. (11)

Montreal based tour company, Karavanniers du monde has also taken climate change mitigation serirosly and since January 2009, its price structure includes carbon compensation costs with Planetair. (2, 12) The company’s client’s base is approximately 97% Québécois and based on discussions with the operation’ owner, there have been no complaints at all concerning the price increase resulting from mandatory carbon compensations. On the contrary, clients are pleased to see such an effort by the company. Some other travel companies such as Omnitour, Voyages Tour Étudiants also offers offsets to its customers. (2) Similarly, since 2006, the regional-based operation WeLa Aventure organizes eco-friendly hiking and cycling trips in the Saguenay,(13) and it compensated for its clients travel related CO2 emissions to and from the region via supporting tree plantations by ZIP Saugenay (14) and the cooperative COOP4Temps.(15)

Increasingly festivals and events across Québec are also eco-friendly, and some compensated for GHG emissions.(16) For example, since 2008, Montreal’s International Jazz Festival is carbon neutral.(17) Both Québec and Montreal Convention Centers offer eco-friendly events with their partner organizations (18, 19) and both centers offer offsetting as an option for such events. For example, In 2004, the Québec Convention Centre committed to reducing its energy consumption by 33% per m2 and its total GHG emissions by 50%.(20) Since 2007, it hosted 32 eco-friendly events of which 7 involved carbon compensations.

At Montreal’s Jean-Drapeau Park (JDP), sustainable development policy integrates GHG mitigation and compensation strategies for the organization and activities (about 100 events per year) on the park’s territory. (21) JDP created a fund (Fonds Oxygène) to implement this policy, and partners and suppliers will be asked to contribute to this fund, which will finance specific environmental improvement projects (22). Additionally, drivers to JDP will be required to pay $1 extra to leave their vehicles in the parking to help offset GHG emissions with CB.

Conclusion

Although it is well known that carbon compensation projects do not represent an ultimate solution to mitigating GHG emissions, the purchase of offsets in credible projects can raise awareness, and provide funds towards worthwhile initiatives.(23) Although buying offsets in tree plantations remains controversial, in certain cases they can deliver net environmental improvements, while buying offsets in renewable energy projects and technology developments permit a shift away from using fossil fuels.

This brief synopsis of the situation in Québec shows that carbon neutrality in the tourism sector is a patchwork. The analysis also highlights the need for measuring net contributions of greenhouse gases by the travel and tourism sector in order to enable a coordinated approach to assessing how this could be effectively mitigated.

* CDM certifies emission reductions that are sold on the voluntary market and it ensures that developed countries’ carbon credits comply with Kyoto Protocol regulations.
** The Gold Standard is an independent organization that certifies carbon credits sold on the voluntary market. Such carbon credits need to meet sustainable development objectives. This means that a carbon-offset project must lead directly to a net GHG emission reduction. Gold Standard does not certify forestry projects.

Sources:

(1) Carbon Catalogue Project: Find a Carbon Offset: Canada. Last Consulted Apr 25, 2009.  http://www.carboncatalog.org/projects/canada/
(2) Planetair. Offset Projects. Last Consulted Apr 2, 2009. http://planetair.ca/
(3) Éco-conseil. Plantations Compensatoires de GES. Last Consulted Apr 15, 2009.  http://dsf.uqac.ca/eco-conseil/ges/frame_ges.html
(4) ZeroGHG Inc. Last Consulted Apr 25, 2009.   http://www.zeroghg.com/
(5) ZeroCo2. Last Consulted Apr 15, 2009.  http://zeroco2.com/welcome.php
(6) Air Canada. Carbon Offset Program. Last Consulted Apr 25, 2009.  http://www.aircanada.com/en/travelinfo/traveller/zfp.html?src=hp_ql
(7) Transat AT (2009) Greenhouse gas reduction and fuel management. Last Consulted Apr 2, 2009. http://www.transat.com/en/social.responsibility/gas.reduction.fuel.management.aspx
(8) Via Rail Canada. Environment: Helping To Reduce Greenhouse Gas Emissions Last Consulted Apr 17, 2009. http://www.viarail.ca/corporate/en_environment/reducing_greenhouse_gas.html
(9) Terra Pass Inc. (2009) Rental Car Carbon Offset Program Proves Most Popular With Consumers. Published on-line in Earth News, April 6, 2009. Last Consulted Apr 25, 2009.  http://www.earthtimes.org/articles/show/rental-car-carbon-offset-program-proves-most-popular-with-consumers775734.shtml#%23
(10) l’Auberge des Seigneurs à St Hyacynthe. Last Consulted Apr. 24, 2009.
http://www.hoteldesseigneurs.com/notre_environment.asp
(11) Novotel Montréal Centre. http://www.novotelmontreal.com/home/novotel_news.shtm Last Consulted June. 2, 2009.
(12) Karavaniers du Monde. Destinatons: Fiche technique. Last Consulted Apr. 3, 2009.  http://www.karavaniers.com/voyages/calendrier/?voyage_depart=134
(13) Wela Aventure. Horaire et parcours. Randonnées des cols du Fjord 2009. Fiche d’information. Last Consulted Apr 25, 2009. http://www.welaaventure.com/
(14) ZIP Saguenay. Réalisations. Last Consulted Apr 27, 2009.  http://www.zipsaguenay.ca/zipsaguenay/index.php?option=com_content&task=category&sectionid=1&id=5&Itemid=12
(15) Coop Quatre Temps. Mission. http://www.coop4temps.com/ Last Consulted Apr 27, 2009.
(16) Réseau québécois des femmes en environnement. Sustainable Event. Last Consulted Apr 2, 2009. http://www.evenementecoresponsable.com/
(17) Festival International de Jazz de Montréal. Une édition 2008 carboneutre. Last Consulted Apr 27, 2009.  http://www.montrealjazzfest.com/Fijm2008/planetAir_fr.aspx
(18) Centre des congrès de Québec. Développement Durable. Évennements éco-responsables. Last Consulted Apr 27, 2009.  http://www.convention.qc.ca/tiki-index.php?page=devdurable_eve_resp
(19) Palais des congrès de Montréal. Environnement. Last Consulted Apr 2, 2009. http://www.congresmtl.com/fr/visiteurs/environnement.aspx
(20) Centre des congrès de Québec. Lauréate du prix Stellaris: Efficacité Énergétique. Press Release 2 April, 2004. Last Consulted Apr 2, 2009. http://www.convention.qc.ca/tiki-read_article.php?articleId=41
(21) Société du parc Jean-Deapeau (2009) Politique de développement durable. Montréal. 8 p.
(22) Société du parc Jean-Deapeau (2009) Fonds Oxygène.Le fonds de compensation de gaz à effet de serre Montréal. 4 p.
(23) Broderick, J. (2008). Voluntary Carbon Offsets. A Contribution to Sustainable Tourism? In Sustainable Tourism Futures. Perspectives on Systems, Restructuring and Innovations. In Gössling, S., Hall, C.M. and Weaver, D.B. (Eds.). Routledge, New-York. 169-197.