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Perspectives

Perspectives touristiques mondiales

Les voyages internationaux devraient atteindre une croissance modérée de 2% à 3% en moyenne en 2013, principalement grâce aux marchés émergents (voir le tableau 1). En effet, en raison de la force de son économie, l’Asie représente le moteur de la croissance des voyages internationaux.

Selon les Perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) publiées en octobre 2012, le PIB asiatique dans son ensemble est susceptible de croître de 5,9% en 2013. La croissance chinoise pourrait atteindre 8,2%, celle de la Corée du Sud 3,7% et celle du Japon 3,4%. Le FMI a également prédit une saine croissance de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est.

Le tiers (32%) des Asiatiques affirment que la crise financière aura un effet sur la planification de leurs voyages, tandis que les deux tiers (68%) n’en seront pas affectés. Ainsi, 29% d’entre eux prévoient voyager davantage en 2013 que l’an dernier; seuls 16% envisagent de voyager moins.

Quant aux Européens, ils continueront de voyager à l’international malgré la crise de la dette et les difficultés économiques. Seule une personne sur trois (36%) a mentionné que la crise financière aurait une incidence sur ses plans de voyages en 2013; 28% disent avoir l’intention de voyager plus et 21% de voyager moins.

Selon l’European Travel Monitor, la Russie enregistrera une forte croissance des voyages internationaux (9%) cette année. Les prévisions sont également encourageantes pour le Royaume-Uni (5%) et l’Allemagne (3%), mais celles de la France, de l’Espagne et de l’Italie le sont beaucoup moins.

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Aux États-Unis, le marché émetteur devrait se stabiliser en 2013, selon IPK. Plus de la moitié des répondants affirment qu’ils seront influencés dans la planification de leurs voyages par la faiblesse de l’économie, le taux de chômage élevé et l’incertitude liée au «mur» budgétaire. Toutefois, les voyages internationaux pourraient être moins touchés par ces difficultés économiques.

En Amérique du Sud, le Brésil, l’économie dominante, continue à devancer le reste du continent comme marché émetteur. L’augmentation des voyages à l’étranger est cependant susceptible de ralentir à 2% l’an prochain, en raison de la croissance économique plus faible et de l’importance accordée par le gouvernement au tourisme intérieur et réceptif.

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Faits et chiffres Perspectives

Qui partira en vacances cet été?

Les prévisions indiquent que davantage de Canadiens partiront en vacances cet été par rapport aux données enregistrées pour l’été 2010. Les intentions de départ sont également à la hausse dans le cas des voyageurs américains et des Européens. Le contexte est plus favorable aux voyages qu’il ne l’était l’an dernier. Les Québécois semblent toutefois moins enclins que les autres Canadiens à envisager les voyages de vacances pour les mois d’été. Voici un aperçu des prévisions tirées d’enquêtes sur les intentions de voyage de différents marchés.

Précisons que les résultats ne peuvent être comparés d’un marché à l’autre puisqu’il s’agit de sondages aux méthodologies très différentes.

Un contexte favorable au Canada, mais des Québécois réticents

Selon le Conference Board du Canada, une forte majorité de Canadiens envisagent de voyager cet été. Étant donné le contexte économique de plus en plus stable et le marché du travail plutôt favorable, l’indice de confiance des consommateurs est légèrement en hausse (89,3 en 2011 versus 88,3 en 2010) et sous-entend des dépenses de voyage plus élevées pour l’été 2011.

Le sondage sur les intentions de voyage des Canadiens pour l’été est réalisé en ligne, en février de chaque année. Il révèle, entre autres, que 80,5% des répondants prévoient prendre des vacances entre mai et septembre 2011 (voir tableau 1). Cette proportion était de 78% pour l’été 2010. Les Québécois sont toutefois les moins enclins (environ 77%) au pays à envisager des vacances pour l’été qui vient.

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Le sondage indique que les dépenses de voyage sont aussi appelées à augmenter, puisque 34,2% des Canadiens disent vouloir dépenser plus que l’année dernière. Bien qu’une bonne part des Québécois (31,6%) ait aussi cette intention, d’autres provinces révèlent des proportions beaucoup plus élevées (48,1% des Manitobains et des Saskatchewanais). Seulement 14,3% des Canadiens prévoient réduire les dépenses de voyage. Précisons que ces données concernent les Canadiens ayant répondu à un sondage en ligne, donc une population branchée et active sur le Web, ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de la population canadienne.

Les Américains voyageront… mais surveillent le prix de l’essence

Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 2000 voyageurs américains dévoile que 86% d’entre eux ont l’intention de voyager pour le plaisir cet été; 83% affirment l’avoir fait l’été passé. Néanmoins, étant donné la hausse du prix de l’essence, certains Américains projettent de:

  • limiter la distance de voyage à 200 miles (environ 322 km) (24%);
  • effectuer moins de séjours en voiture (18%);
  • ne pas faire de voyage cet été (5%).

Plus du quart des répondants (26%) ont l’intention de dépenser davantage pour leurs voyages d’agrément par rapport à l’été passé; 42% prévoient environ la même somme. Les deux tiers des voyageurs iront à l’hôtel, 28% chez des parents ou des amis et 18% opteront pour la location d’une maison ou d’un appartement. Voici d’autres informations concernant les vacances des Américains pour l’été 2011:

  • 63% prendront la voiture, 62%, l’avion;
  • 50% feront un séjour en ville;
  • 40% iront à la mer;
  • 33% feront de la randonnée;
  • 22% pratiqueront des activités nautiques;
  • 22% feront de la bicyclette;
  • 18% visiteront un parc national;
  • 16% iront au bord d’un lac;
  • 12% feront du camping.

Une légère hausse des voyages en avion

L’Air Transport Association of America (ATA) estime qu’environ 206 millions de personnes monteront à bord des principaux transporteurs américains cet été, une hausse prévue de 1,5% par rapport à la même période en 2010. Ces prévisions n’atteignent pas les volumes de l’été 2008, avant la récession, et sont toujours bien en deçà des records enregistrés en 2007 (217,6 millions de passagers de juin à août sur les lignes aériennes américaines). Les données montrent aussi une hausse des réservations pour les vols internationaux par rapport à 2010, signe que l’économie se porte mieux et que les prix sont encore abordables, malgré la hausse du prix de l’essence.

Les Européens voyageront surtout chez eux

Selon Ipsos-Europ Assistance, les deux tiers des Européens prévoient partir en vacances l’été prochain. Il s’agit du même taux de départ que celui enregistré en 2008, soit avant la crise économique. La plupart (80%) choisiront des pays d’Europe; 47% voyageront dans leur propre pays et cette proportion variera entre 60% et 70 % pour les Italiens, les Français et les Espagnols. Une autre enquête, OpinionWay, indique que 18% des Français n’ont pas l’intention de partir cet été et 16% sont encore indécis. Parmi ceux qui effectueront des voyages d’agrément, les trois quarts réduiront leur budget et la durée du séjour.

Enfin, reste à voir si ces intentions se concrétiseront. Pour l’instant, au Canada,  selon le Conference Board du Canada, deux variables sont sous surveillance: les fluctuations importantes du prix de l’essence et la valeur du dollar canadien qui, notamment à parité avec le dollar américain, incite davantage les Canadiens à traverser au Sud. Néanmoins, l’analyse des performances des années passées indique que le coût à la pompe exerce peu d’influence sur les déplacements des Canadiens et qu’un dollar fort ne semble pas avoir d’impact direct très marqué sur leurs départs pour les États-Unis.

Sources:

– Air Transport Association of America. «ATA Estimates Modest Summer Growth, Record International Flying», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– Ipsos-Europ Assistance. «Découvrez les conclusions du 11ème baromètre vacances Ipsos – Europ Assistance»,11e baromètre vacances Ipsos-Europ Assistance, 17 mai 2011.

– TripAdvisor. «U.S. Travelers Planning to Hit the Road This Summer, but Wary of Prices at the Pumps», communiqué de presse, 16 mai 2011.

– OpinionWay. «Les vacances d’été des Français en 2011: moins cher, moins longtemps, moins loin, avec l’apparition d’une nouvelle génération de voyageurs: les @Packers», pour VoyagerMoinsCher.com, 10 mai 2011.

– The Conference Board of Canada. «Canadians Warm Up to Travel This Summer», Travel Exclusive – Key Trends for the Canadian Travel Industry, mars-avril 2011.

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Perspectives

Reprise des voyages d’affaires des entreprises canadiennes en 2011

Le volume de voyages d’affaires des entreprises canadiennes croîtra de 5 à 10% en 2011 par rapport à 2010, alors que celui des dépenses progressera modérément  (4,2%), principalement à cause de l’augmentation du nombre de voyages intérieurs. La majorité des organisations s’attendent à une hausse du prix de l’hébergement ainsi que des tarifs aériens domestiques et internationaux.

Cette «perspective» sur les voyages d’affaires canadiens présente les résultats du dernier Canadian Business Travel Outlook, un sondage du Conference Board du Canada réalisé en partenariat avec l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE). Les organisations interrogées dépensent plus de 450 millions CAD annuellement en voyages d’affaires au Canada.

Croissance du volume des voyages et des dépenses

La demande pour les voyages d’affaires semble regagner un peu le terrain perdu au cours des dernières années. Les résultats du sondage montrent que les entreprises canadiennes sondées prévoient un volume de voyages d’affaires identique (40%) ou en croissance (49%) pour l’année prochaine (graphique 1). Parmi celles qui s’attendent à une croissance, la majorité (67%) envisage une augmentation du nombre de voyages de l’ordre de 5 à 10%.

Le sondage indique également une croissance des dépenses de voyage d’affaires de 4,2% en 2011, compte tenu de l’augmentation des prix et du nombre de voyages effectués. Parmi les organisations interrogées:
•    la majorité (60%) prévoit une croissance de ses dépenses;
•    près du tiers (31%) n’envisage aucun changement important dans son budget;
•    seulement 9% s’attendent à dépenser moins.

Le tableau 1 présente les principales raisons invoquées pour expliquer cette augmentation des dépenses.

Hausse du prix des voyages

Selon les résultats du sondage, le coût des voyages d’affaires devrait augmenter en 2011. En fait, la majorité des répondants (71%) se prépare à faire face à une hausse des tarifs aériens. Les prévisions concernant les tarifs d’hôtel et ceux de location de voiture sont plus mitigées. Près de la moitié des individus sondés (48%) anticipe des augmentations dans le prix de l’hébergement, tandis qu’un peu moins du tiers (30%) s’attend à une hausse du coût de la location de voiture (graphique 2).

Selon les répondants du sondage, les tarifs des vols domestiques et internationaux (autres que vers les États-Unis) des voyageurs d’affaires augmenteront de 2,5% en moyenne tandis que ceux des vols transfrontaliers croîtront de 2,3%. Une autre étude, cette fois menée par American Express, anticipe des hausses de prix de 2 à 5 % pour les vols domestiques, et de 3 à 6%, pour les vols internationaux long-courriers.

En outre, parmi les répondants qui prévoient une augmentation des tarifs hôteliers pour les entreprises, 47,6% envisage une hausse assez importante (de 4 à 6%),  alors que 43% anticipent une croissance modérée (de 2 à 4%). Dans l’ensemble (y compris les sondés indiquant qu’aucun changement de tarifs hôteliers n’est prévu), les organisations canadiennes s’attendent à une hausse de 1,3% des tarifs hôteliers pour les entreprises l’an prochain, par rapport à 2010. L’étude d’American Express prévoit, quant à elle, une augmentation des tarifs de 2 à 6% pour les hôtels de moyenne gamme, et de 4 à 8 %, pour les hôtels haut de gamme. Quant aux coûts de la location de voiture, ils ne subiront qu’une légère hausse (0,8% en moyenne).

Sources:
– American Express. «Increased Airfare and Hotel Rates Across the Globe Expected According to the American Express Business Travel 2011 Forecast», Hospitality news, 22 octobre 2010.
– Conference Board du Canada. «Canadian Business Travel Outlook 2011», 2010.
– Conference Board du Canada. «Travel Exclusive – Businesses Expanding Travel Budgets», septembre-octobre 2010.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2011

La Commission canadienne du tourisme (CCT) a publié son rapport trimestriel qui mesure la compétitivité du Canada et des provinces par rapport aux destinations concurrentes pour le premier trimestre 2011. On prévoit une explosion (+81%) du nombre de sièges disponibles sur les vols directs de l’Allemagne vers le Québec, ce qui permettra à ce marché de surpasser le Royaume-Uni en matière de capacité aérienne. Des gains appréciables pour le Québec sont également attendus du côté des États-Unis. Voici les principales conclusions de ce rapport.

Les indicateurs du rapport de la CCT tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs. À titre de référence historique à court terme, il est possible de consulter les analyses de perspectives précédentes (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2010).

Une fulgurante augmentation de la capacité aérienne en provenance de l’Allemagne

Au premier trimestre 2011, on prévoit une augmentation de 61 857 sièges pour les cinq marchés ci-dessous, par rapport au premier trimestre 2010 (tableau 1). C’est l’Allemagne qui enregistrera la plus forte hausse en raison d’un accroissement de 80,7%. L’ajout à l’hiver 2011 de cinq nouveaux vols directs hebdomadaires par Lufthansa entre Montréal et Munich explique en partie cette croissance. Les États-Unis et la France resteront tout de même les principaux marchés pour le Québec et profiteront d’une capacité aérienne majorée de 6,1% et 3,5% respectivement. Pour le Mexique, le premier trimestre 2011 marquera la fin (ou la pause) de la croissance, car on s’attend à une stabilisation (+1,7%) du nombre de sièges disponibles. Aux premier et troisième trimestres 2010, les variations pour ce marché atteignent respectivement +30% et +51%. L’arrêt des activités en août dernier du transporteur Mexicana Airlines a entraîné une importante coupure de services dans plusieurs marchés géographiques.

Par ailleurs, on prévoit que les vols entre la Chine continentale et le Canada croîtront de 40,2% au premier trimestre 2011, dont 55% des vols en direction de la Colombie-Britannique et 45% vers l’Ontario. Cette augmentation se justifie par le fait que les principales communautés chinoises au Canada sont concentrées dans ces deux provinces. De plus, la Chine a accordé au Canada le statut de destination approuvée en juin dernier, favorisant les flux touristiques.

Des prévisions différentes entre les provinces

Le Québec est la seule province qui profitera d’une stabilité du nombre de sièges en provenance du marché britannique, alors que les autres provinces afficheront des baisses importantes (graphique 1). Tout comme le Québec, l’Ontario bénéficiera d’une augmentation intéressante (8,4%) de sa capacité aérienne en provenance de l’Allemagne.

La déroute du marché mexicain se fera particulièrement sentir en Ontario alors qu’on anticipe au premier trimestre 2011 une diminution du nombre de sièges de 40%. Pour le marché américain, les prévisions sont positives pour le Québec et l’Ontario, car on s’attend à des croissances respectives de 6,1% et 10,8%. Mentionnons qu’en 2010, pour le même trimestre, on avait prévu une augmentation de 2,2% de la capacité aérienne vers le Québec.

Le Canada moins compétitif sur l’indice du prix

L’indice de compétitivité des prix est calculé sur la base des dépenses du voyageur pour les billets d’avion, l’hébergement, les repas et les autres frais de séjour. On constate que seuls les Américains et les Australiens seront plus avantagés à voyager au Canada; les autres marchés subiront tous une baisse de leur pouvoir d’achat durant le premier trimestre 2011 par rapport à la même période l’an dernier (graphique 2).

On prévoit une forte augmentation (19,9%) du coût des voyages pour les Allemands, notamment parce que la nouvelle taxe aérienne de 45 euros sur les vols long-courriers leur sera imposée à partir du 1er janvier 2011. C’est au Québec et en Ontario que les voyageurs américains et mexicains profiteront des prix les plus concurrentiels au Canada.

Ce n’est que par rapport aux marchés de la France et de l’Australie que le Canada améliorera sa compétitivité sur le prix des voyages. Pour les autres clientèles, il en coûtera plus cher de voyager au Canada qu’ailleurs dans le monde. Cette détérioration de la compétitivité est en partie attribuable à la baisse sur 12 mois des prix des voyages dans de nombreuses destinations qui font concurrence au Canada. De plus, la forte devise canadienne a pour effet de gonfler le coût moyen d’un voyage, particulièrement pour les marchés européens.

En collaboration avec Aude Lenoir.

Source:
– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, premier trimestre 2011», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, novembre 2010.

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Perspectives

La reprise de la demande touristique canadienne s’intensifie

Le marché canadien du tourisme d’agrément récupère de la crise et présente un potentiel de croissance pour les prochains mois. En effet, la bonne performance économique du premier semestre de 2010 incite les Canadiens à considérer de nouveau les voyages dans leurs plans, rompant ainsi avec la tendance des vacances à la maison (staycation). Dans sa publication Travel Exclusive de juillet-août 2010, le Conference Board of Canada présente quelques indicateurs, ainsi qu’un aperçu des résultats d’un sondage en ligne réalisé en juin 2010, et portant sur les intentions de voyage des Canadiens pour la saison hivernale 2010-2011. En voici les grandes lignes.

Un contexte favorable

À la suite des bonnes performances économiques du premier trimestre 2010, les prévisions du Conference Board sont revues à la hausse. L’économie canadienne devrait croître de 3,6% en 2010, 0,4% de plus que ce qu’annonçaient les prévisions du printemps 2010. L’amélioration du marché de l’emploi et les bas taux d’intérêt entraînent des dépenses par ménage plus importantes que prévu. Et les voyages ne sont pas exclus de cette tendance.

Intentions de voyages à la hausse

Le dernier sondage du Conference Board sur les intentions de voyages des Canadiens révèle une augmentation des plans de voyage pour l’hiver, comparativement à l’année dernière. Le sondage, réalisé en ligne en juin 2010, dévoile que 67% des répondants ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément d’une semaine ou plus cet hiver. Comme le démontre le tableau 1, ce chiffre était de 61% selon le sondage de juin 2009. Le nombre de Canadiens souhaitant demeurer au Canada pour leurs plus longues vacances hivernales est de 18%, par rapport à 16% en juin 2009.

Les intentions de voyage à l’international (autre pays que les États-Unis) sont aussi en augmentation. Le dollar qui demeure élevé et la reprise de la demande touristique en général ne sont pas étrangers à ces résultats.

Les projets de voyage aux États-Unis sont, quant à eux, légèrement à la baisse. La fuite de pétrole dans le golfe, qui faisait les manchettes au moment du sondage, est l’une des causes possibles de ce désintéressement pour la Floride, une destination très populaire auprès des Canadiens dans le cadre de leurs vacances hivernales.

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Croissance du marché en ligne pour les voyageurs canadiens

Quelque 82% des Canadiens qui planifient un voyage au Canada cet hiver affirment qu’ils auront recours à Internet pour obtenir de l’information sur leur destination. De plus, 63% des voyageurs nationaux indiquent qu’ils souhaitent réserver en ligne une partie ou la totalité de leurs prestations de voyage. Il s’agit là d’une augmentation importante par rapport à l’année dernière (57%).

Ces voyageurs nationaux qui ont l’intention de réserver en ligne une partie ou la totalité de leurs prestations de voyage ont aussi été questionnés à propos des sites Web qu’ils comptent utiliser. Plus de la moitié (58%) prévoit réserver leur hébergement directement sur le site Internet de l’établissement, alors que 47% affirment qu’ils réserveront au moins une partie de leur voyage à l’aide du site Internet de leur destination de voyage hivernal (voir graphique 1).

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Les Canadiens plus sensibles aux options vertes

Ce même sondage réalisé en juin 2010 auprès des Canadiens démontre qu’environ 17% de ces derniers sont «fortement consentants» ou «consentants» à débourser un supplément raisonnable pour accéder à des options de voyage plus vertes. Cette proportion était de 15% en juin 2009. Le tiers (33%) des répondants sont «plutôt consentants» à payer un surplus pour des options plus écologiques. À l’opposé, 45% des Canadiens n’accepteraient pas de payer davantage pour ce type d’options, en légère baisse par rapport à 2009 (47%).

Une économie qui prend du mieux, une plus grande confiance des consommateurs, un marché de l’emploi qui se renforce, des taux d’intérêt plutôt bas, des intentions de voyages à la hausse, etc. Tous ces indicateurs sont plutôt favorables à une croissance du marché touristique canadien intérieur à court terme.

Source:

– The Conference Board of Canada. «Recovery in Canadian Travel Demand Gaining Traction», Travel Exclusive – Key Trends for the Canadian Travel Industry, juillet-août 2010.

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Perspectives

Perspectives touristiques de 2010 à 2014 dans certaines villes canadiennes

Grâce à la croissance du tourisme intérieur, on prévoit qu’au Canada, les voyages durant une nuit et plus augmenteront de 1,4% en 2010. Il s’agit d’une nette amélioration par rapport à la diminution de 3,1% enregistrée au cours de l’année 2009. Les perspectives semblent encore meilleures à partir de 2011 pour les grandes villes canadiennes, notamment grâce à une importante reprise des marchés d’outre-mer. Voici quelques prévisions touristiques tirées d’un rapport du Conference Board du Canada concernant des métropoles canadiennes.

Signes encourageants du marché intérieur

Propulsée par l’effervescence des Jeux olympiques, la ville de Vancouver devrait enregistrer d’excellents résultats en 2010 avec une croissance de 6,9% du nombre de voyages d’agrément durant une nuit et plus en provenance du Canada (graphique 1). Seules les villes de Calgary et de Québec présentent un taux de croissance annuel supérieur à 3% pour les années 2011 à 2014. Les préoccupations des Canadiens envers l’état de leurs finances personnelles expliquent cette faible croissance à court terme du marché touristique intérieur.

Graphique 1
Croissance prévue du nombre de visites d’une nuit et plus pour des voyages d’agrément des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Quant au marché intérieur du tourisme d’affaires, il se relève d’une année difficile, alors que le pays avait enregistré une baisse moyenne de 6,6% en 2009 pour ce segment. Comme pour l’agrément, Vancouver connaîtra une performance nettement supérieure à la moyenne canadienne en 2010 (graphique 2). Selon les estimations du Conference Board, la ville de Québec bénéficiera d’une reprise fort encourageante pour le tourisme d’affaires en 2010, après avoir affiché une baisse importante de 12,7% en 2009, et on anticipe une croissance intéressante de 4,1% en 2011. Pour la période comprise entre 2011 et 2014, c’est la ville de Calgary qui bénéficiera des plus fortes augmentations.

Graphique 2
Croissance prévue du nombre de voyages touristiques d’affaires des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Une timide reprise du marché américain

Après une succession d’années désastreuses sur le marché américain, le Conference Board prévoit enfin une petite embellie à l’horizon à partir de 2011 pour l’ensemble du pays, mais dès 2010 dans le cas de Vancouver (graphique 3). Les taux de croissance du nombre de voyages des Américains sont toutefois très modestes, variant de 1,1 à 2,6%. Pour les villes de Montréal et de Québec, les hausses anticipées au cours de la période visée ne dépassent pas 1,4%.

Graphique 3
Croissance prévue du nombre de voyages d’Américains, selon la ville de destination (2010-2014)

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

L’ensemble des destinations canadiennes a connu une année 2009 très difficile sur les marchés touristiques d’outre-mer, enregistrant une baisse globale du nombre de voyages de 12%. Le vent a commencé à tourner en 2010, comme en témoignent les prévisions tablant sur une baisse de 2,9% pour l’ensemble du pays. C’est en 2011 que de véritables signes positifs se pointent à l’horizon (graphique 4). Selon les estimations, toutes les métropoles canadiennes peuvent s’attendre à des hausses variant de 4,6 à 5,2% sur ce marché. On prévoit que le cycle de croissance se poursuivra au moins jusqu’en 2014.

Graphique 4
Croissance prévue du nombre de voyages d’outre-mer, selon la ville de destination (2010-2014)

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Source:

– The Conference Board of Canada. «Metropolitan Focus Tourism Insights for Select Metropolitan Areas – Travel Markets Outlook», printemps 2010.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2010

Capacité aérienne accrue à partir des États-Unis, baisse de l’accès au Québec par voie aérienne en partance des principaux marchés européens et baisse de la compétitivité des prix des produits offerts par les voyagistes canadiens. Voilà les principales conclusions des données compilées par le Conference Board du Canada, et publiées trimestriellement par la Commission canadienne du tourisme (CCT).

Voici quelques extraits de ce rapport, qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le troisième trimestre 2010. Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne des vols directs. Le Réseau de veille a commencé à effectuer ce type d’analyse à la parution des chiffres du troisième trimestre 2009.

Une capacité aérienne accrue en partance des États-Unis

L’année 2010 se poursuit sur une lancée positive, avec une capacité de sièges accrue de plus de 73 000 places au sein des principaux marchés internationaux, pour les vols à destination du Québec. Il s’agit d’une augmentation estimée de 8,6% au troisième trimestre 2010, par rapport au même trimestre de 2009 (tableau 1). Les marchés américain et mexicain seront les principaux responsables de cette croissance. Toutefois, il ne faudrait pas se réjouir trop rapidement de la croissance anticipée du nombre de sièges disponibles en provenance du Mexique, car rappelons-nous que les vols entre le Canada et le Mexique sont majoritairement composés de voyageurs canadiens à destination du Mexique. La hausse prévue de la capacité aérienne est probablement attribuable aux voyages des Québécois vers le Mexique plutôt que l’inverse. D’ailleurs, les données des entrées aux frontières confirment que la reprise des voyages des Mexicains au Québec n’est pas encore amorcée. En effet, on enregistre des baisses substantielles de 52% du nombre d’entrées directes des Mexicains au Québec de janvier à mars 2010, par rapport à la même période l’an dernier, et une diminution de près de 39% pour toute l’année 2009.

Tableau 1
Différentiel des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec pour les principaux marchés touristiques (3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

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Source: Commission canadienne du tourisme

Baisse de l’accès au Québec par voie aérienne pour les principaux marchés européens

Pour les vols en provenance du Royaume-Uni, on remarque que la situation tend à s’améliorer, la baisse de la capacité aérienne passant de -16% au 3e trimestre 2009 à -0,9% au 3e trimestre 2010.

Quant à l’offre de sièges sur le marché français, l’un des principaux marchés outre-mer du Québec, elle devrait rester sensiblement stable (-0,2%), mais augmenter pour des destinations concurrentes telles que les États-Unis (3,7%) et l’Ontario. Idem pour l’Allemagne, qui verra sa quantité de sièges disponibles à destination des États-Unis augmenter plus vite (4,3%) que celle à destination du Québec (0,7%) (graphique 1).

En ce qui concerne les vols en provenance du Royaume-Uni, le Québec est la seule province (à l’exception de l’Alberta, -0,1%) à ne pas bénéficier d’une croissance de l’offre de sièges. Dans le cas de l’Allemagne, l’Alberta continue d’enregistrer les plus forts taux de croissance de sa capacité aérienne.

Graphique 1
Variation des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta
(3e trim. 2010 vs 3e trim. 2009)

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Du côté des États-Unis, on observe encore une fois une meilleure capacité aérienne directe à destination de l’Ontario (+14%) plutôt que du Québec (+11,6%), mais la reprise semble toutefois bien amorcée pour le Québec.

Baisse de la compétitivité des prix

Selon les données compilées par le Conference Board (graphique 2), il en coûtera plus cher de voyager au Canada (en bleu dans le graphique) durant le 3e trimestre 2010 qu’à la même période en 2009 pour presque tous les touristes, compte tenu surtout de la forte appréciation du dollar canadien: Japon (+25,8%), France (+18,6%), États-Unis (+17,6%), Royaume-Uni (+17,4%), Mexique (+16,9%), Allemagne (+16,9%) et Chine (+7,6%). Seules l’Australie (0,2%) et la Corée du Sud (0,0%) garderont un même pouvoir d’achat au Canada.

Graphique 2
Variation du coût des voyages au Canada
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

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On constate également une baisse de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts des voyages vers toutes les destinations comparées par le Conference Board. Mais c’est au Québec et en Ontario que les voyageurs américains et mexicains profiteront des prix les plus concurrentiels.

Rappelons que la variation de l’indice du prix pour la destination canadienne est aussi attribuable aux fluctuations du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. Comme le démontre le graphique 3, plusieurs marchés, dont le Japon et le Mexique, subiront de fortes hausses de leurs tarifs aériens moyens vers le Canada par rapport à 2009.

Graphique 3
Variation des tarifs aériens moyens
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

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Lire aussi:

– Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009
– Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009
– Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2010

Source:

– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives sur la concurrence à court terme, troisième trimestre 2010», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, avril 2010.

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Perspectives

Perspectives: reprise des ventes en restauration en 2010

Le pronostic 2009 s’avérait pessimiste pour l’industrie de la restauration, mais celui de 2010 s’annonce plus encourageant. Les ventes globales des services alimentaires canadiens devraient dépasser les 60 milliards CAD, une hausse de 2,9% par rapport à 2009. Cette croissance sera soutenue par la reprise économique annoncée, les investissements gouvernementaux pour soutenir la reprise économique et les faibles taux d’intérêt qui avantagent le consommateur.

Le graphique 1 illustre la répartition des ventes prévues en 2010. Les services alimentaires en milieu touristique et les restaurants à service complet totalisent 44% des ventes, selon la Canadian Restaurant and Foodservices Association (CRFA).

Par services alimentaires, on entend tous les restaurants, les traiteurs, les débits de boisson, les cafétérias ainsi que les services alimentaires en établissement. Ceux relevant du milieu touristique englobent les services dans les hôtels, motels et centres de villégiature.

Même si les ventes des services alimentaires doivent augmenter en 2010, leur part du total des dépenses en alimentation sera de 36,7% en 2010, une baisse de 9% depuis 2000.

Le graphique 2 compare l’évolution réelle des ventes des services alimentaires entre 2008 et 2009, ainsi que celle prévue pour 2010. Alors que le secteur des services alimentaires en milieu touristique connaissait la plus importante variation à la baisse en 2009 (-6,4%), il semble que 2010 rétablira en partie la situation (+3,7%). Les services de traiteurs, les restaurants à service complet et les débits de boisson (bars, brasseries, pubs, lounge, boîtes de nuit) connaîtront également une croissance de leurs ventes.

Voici, plus en détail, les prévisions des ventes pour les services alimentaires en milieu touristique, ainsi que pour les restaurants à service complet (sans tenir compte de l’inflation des menus).

Tableau 1
Prévision des ventes pour les services alimentaires canadiens en 2010

Perspectives_restauration_tabl1

Source: CRFA

Puisque c’est la province de Québec qui compte la plus forte concentration de petits restaurants indépendants, c’est ici qu’on retrouve le plus bas volume moyen de ventes par établissement, ainsi que le plus haut taux de faillites au pays. La situation est inversée dans les provinces comptant une proportion élevée de chaînes, comme au Nouveau-Brunswick. Les ventes totales des services alimentaires commerciaux au Québec devraient croître en moyenne de 3,5% par an au cours des cinq prochaines années, taux comparable à la moyenne canadienne.

Source:

–    Canadian Restaurant and Foodservices Association. «Statistiques et prévisions concernant les services alimentaires canadiens pour 2010», Hôtels, Restaurants & Institutions, volume 14, numéro 2, été 2010.

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Le tourisme canadien affecté par la lenteur de la reprise économique

La croissance de l’industrie touristique canadienne est retardée en raison de la lente reprise du tourisme international dans sa globalité. D’ici 2014, Euromonitor International prévoit une augmentation des revenus des secteurs de l’hébergement, du transport et des attractions touristiques dans des proportions respectives de 18%, 21% et 20%. Comment ces hausses surviendront-elles au fil des ans et à quoi devons-nous nous attendre?

Le secteur de l’hébergement

L’année 2009 a été très difficile pour l’hôtellerie canadienne, et les projections d’Euromonitor International n’envisagent l’amorce d’une saine croissance qu’en 2011.

Dans l’ensemble, le niveau de performance de 2008 sera atteint au début de 2014 pour en arriver à des recettes de 14,8 milliards de dollars (tableau 1). Les ventes des hôtels indépendants et des hôtels sous bannière connaîtront respectivement 20% et 17% d’augmentation de recettes entre 2009 et 2014.

Bien qu’on s’attende à ce que les Américains voyagent plus au Canada durant les prochaines années, ce seront les arrivées internationales hors États-Unis qui offriront de meilleures possibilités de croissance à l’industrie. En effet, les recettes de ce segment dépassent celles des voyageurs domestiques qui dépensent, en général, moins que les touristes étrangers. De ce fait, la relance des voyages internationaux s’avère déterminante pour la reprise du secteur de l’hébergement, et plus particulièrement pour les hôtels haut de gamme des grandes métropoles.

Internet demeurera en constante évolution comme plateforme transactionnelle pour l’hébergement. Il représentera 29% de la valeur totale des transactions en 2014 contre 25% en 2009. Environ 56% des transactions s’effectueront sur le site des fournisseurs, tandis que 44% s’exécuteront par le biais d’intermédiaires.

Le secteur des transports

Selon les prévisions actuelles d’Euromonitor International, le secteur du transport atteindra les résultats enregistrés en 2008 uniquement vers la fin de l’année 2011, voire au début de 2012, pour ensuite s’établir à 19 milliards de dollars de recettes en 2014 (tableau 2).

Le segment du transport aérien, qui représente une grande partie du secteur du transport, a connu une baisse de 12% de ses revenus et de 10% de son volume en 2009. Malgré ce marasme, les vols nolisés ont enregistré une croissance de 5% des recettes et du volume.

La valeur du transport aérien devrait croître à un taux de 20% pour atteindre 60 millions de passagers en 2014. En outre, les compagnies à bas coûts devraient connaître un taux de croissance annuel d’environ 11% d’ici 2014, et atteindre près de 4 milliards de dollars de recettes (tableau 2).

Après les compagnies à bas coûts et les vols nolisés, ce sont les croisières qui connaîtront la plus grande augmentation de leurs recettes, soit 30% d’ici 2014.

Bien entendu, la fluctuation des prix du pétrole ainsi que d’autres facteurs pourraient influencer les prévisions.

miniature_industrie_canadienne

Les plateformes transactionnelles pour le secteur du transport garderont à peu près les mêmes proportions de transactions de 2009 à 2014 (graphique 1). Cela veut dire que 13% des transactions passeront par les sites Web des fournisseurs, 8% par des intermédiaires Web et 79% hors ligne.

De plus, le gouvernement canadien est sollicité par les entrepreneurs touristiques pour investir en matière de transport afin de rendre l’expérience des voyageurs plus facile, moins coûteuse et plus écologique. En conséquence, le gouvernement fédéral a annoncé en 2009 le financement d’un certain nombre d’initiatives clés du tourisme, incluant l’investissement dans l’amélioration du transport ferroviaire entre Toronto et Montréal, une facture de plus de 300 millions de dollars. Dans la même lancée, une nouvelle liaison ferroviaire a été inaugurée, durant l’été 2009, entre l’aéroport de Vancouver et son centre-ville pour mieux accommoder les voyageurs par avion.

Les attractions touristiques

Euromonitor International prévoit que les principales attractions touristiques connaîtront un taux de croissance annuel de leur achalandage de l’ordre de 2%, ainsi qu’une hausse constante annuelle des recettes de 4%, pour atteindre 205 millions de visiteurs et 7,3 milliards de dollars de recettes d’ici 2014 (tableau 3).

La raison pour laquelle la croissance projetée n’est pas si importante est que le tourisme domestique et les arrivées en provenance des pays outre-mer ne seront pas en mesure de compenser entièrement la baisse du nombre de visiteurs américains durant la période étalée entre 2009 et 2014.

D’ici 2014, les casinos demeureront l’attraction la plus importante générant le plus de revenus et recevant le plus de visiteurs (graphique 2). Pour profiter de ce créneau, la région de Vancouver essaie d’attirer des joueurs à «hautes mises» par l’ouverture de nouveaux établissements plus grands, comme le Grand Casino Villa à Burnaby.

Selon les projections d’Euromonitor International, les parcs nationaux, de même que les galeries d’art, devraient afficher la plus forte croissance, de 2009 à 2014, en nombre de visiteurs et en recettes. L’initiative de Parcs Canada d’investir pour sensibiliser les gens aux parcs nationaux du pays y joue un rôle.

Globalement, on s’attend à ce que le flux des voyageurs et des recettes touristiques augmente à la suite de la reprise économique mondiale, ce qui amènera les autres attractions touristiques à sortir du ralentissement économique de 2009.

Source:

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Perspectives pour 2010: lueur d’espoir doublée d’incertitude et de prudence

Dieu merci, l’année 2009 est terminée! C’est toutefois sous le signe de l’incertitude, d’une reprise lente et fragile et d’un optimisme prudent que s’amorce l’année 2010. Le défi: remettre l’économie sur les rails et la solidifier. L’industrie hôtelière québécoise devrait revenir aux tarifs d’avant la crise en 2011 tandis qu’aux États-Unis, en raison d’une récession beaucoup plus sévère, certains analystes vont même jusqu’à envisager un retour aux beaux jours en 2017 seulement.

Une année 2010 à haut risque et un futur au conditionnel

L’été a marqué la sortie de la récession pour la majorité des pays, et le dernier trimestre de 2009 a pris fin sur des notes positives. Même si nous sommes en présence de signes d’amélioration et que le pire semble passé, la crise n’est pas terminée pour autant et de nombreux facteurs peuvent freiner l’élan de la reprise économique. Malgré une reprise annoncée en 2010 pour l’industrie touristique, on devra probablement attendre 2011 pour parler plus sérieusement de croissance.

Le marché de l’emploi fragilise la confiance du consommateur

Les Canadiens entrevoient la lumière au bout du tunnel. L’indice de confiance du consommateur a grimpé de 13,8 points en janvier 2010 pour atteindre 96,6, soit une hausse de 40,4 points par rapport à janvier 2009.

Après avoir enregistré un creux historique à 25,3 points en février 2009 chez nos voisins du sud, l’indice de confiance du Conference Board a affiché des hausses consécutives en novembre, décembre et janvier derniers pour finalement atteindre 55,9 points. Malheureusement, cet optimisme n’a pas réussi à se consolider alors que février accuse une baisse marquée, l’indice se situant alors à 46 points. Le marché de l’emploi demeure un élément critique de la confiance du consommateur américain. Ce dernier n’anticipe pas de déclin important du taux de chômage dans un avenir rapproché et s’avère peu optimiste quant à l’amélioration de la situation économique et de ses revenus à court terme.

En Europe, l’indice de confiance des consommateurs rechute à nouveau, après s’être redressé pendant neuf mois consécutifs (tableau 1): baisse en Allemagne et en Italie, augmentation en France, en Espagne, aux Pays-Bas et en Belgique. Tout comme aux États-Unis, le marché du travail continue d’insécuriser les consommateurs européens. Notamment en France, l’économie reste encore fragile et même si la reprise se confirme, la croissance devrait être insuffisante pour faire reculer le chômage.

Tableau 1

Les prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme

Le tourisme international ayant renoué avec la croissance au dernier trimestre de 2009 (+2%), les résultats pour l’ensemble de l’année sont meilleurs que prévu au départ: baisse de 4% des arrivées de touristes internationaux pour se chiffrer à 880 millions. Les perspectives pour 2010 laissent entrevoir une augmentation des arrivées de touristes internationaux de 3 à 4%. L’Asie devrait enregistrer la reprise la plus forte, tandis que l’Europe et les Amériques redémarreront plus lentement.

L’industrie hôtelière

Selon Gilles Larivière de la firme Horwath Horizon Consultants, on observe un redressement graduel de la situation au Québec depuis novembre 2009 et on prévoit des pertes d’environ 2 %. La reprise s’annonce longue et progressive pour l’ensemble des régions (tableau 2) avec un retour des tarifs au niveau de 2008 en 2010 et au taux de l’année 2007 dès 2011. Cependant, le retour à la normale pour Montréal devrait se faire plus tardivement, soit en 2013.

Tableau 2

Aux États-Unis, l’année 2009 passera à l’histoire comme étant la pire de l’hôtellerie moderne. La combinaison de la crise économique et du mouvement de panique qui a mené à la baisse considérable des prix a entraîné une diminution du revenu par chambre à des niveaux incompréhensibles. Même si les données de 2010 seront plus encourageantes que celles de 2009, la plupart des analystes n’entrevoient pas de réelle reprise aux États-Unis avant la fin de l’année et même le début de 2011.

Selon Smith Travel Research (STR), le début de 2010 s’annonce difficile, et l’élan prévu pour la fin de l’année devrait mener à un redressement de la situation en 2011:

  • décroissance en 2010: offre +1,8%, demande +1,8%, taux d’occupation stable (55,1%), prix moyen par chambre  3,2% (94,39 USD), revenu moyen par chambre -3,2% (51,99 USD). Le segment des voyageurs d’affaires haut de gamme devrait mener la reprise comme en font foi les hausses dans les derniers mois.
  • croissance en 2011: offre +1%, demande +3,2%, taux d’occupation +2,2% (56,3%), prix moyen par chambre +2% (96,28 USD), revenu moyen par chambre +4,2% (54,18 USD).

Il a fallu attendre 2007, soit six ans, pour que l’industrie hôtelière aux États-Unis retourne aux tarifs d’avant les événements du 11 septembre 2001 (avec ajustement de l’inflation). En raison de la baisse draconienne des prix observée en 2008 et 2009, STR anticipe qu’il faudra peut-être attendre 2017 pour retrouver les taux de 2007 (avec ajustement de l’inflation).

Selon PKF Hospitality Research (PKF-HR), le ralentissement de la baisse des tarifs observé au troisième trimestre de 2009 va contribuer à diminuer les pertes prévues pour 2009 et 2010 (graphique 2). L’année en cours sera difficile et l’industrie prendra plusieurs années à se remettre de sa chute de 2009.

Graphique 2

Selon PhoCusWright, il faudra attendre 2012 pour parler de croissance et de relance véritables:

  • la demande en 2009 (-5,5 à -6%) a chuté plus sévèrement qu’en 1990-1991 (-1%) et que l’année qui a suivi le 11 septembre 2001 (-2% en 2002). Des hausses de 1 à 1,5% sont prévues pour 2010, de 5% pour 2011, et de 3 à 4% pour les années suivantes. Il faudra attendre 2011 pour espérer atteindre à nouveau les chiffres de 2007;
  • le taux d’occupation devrait se situer à 55% en 2009 et revenir à 60% seulement en 2012;
  • les prix, en baisse de 9% en 2009, vont continuer à chuter en 2010 pour remonter en 2011. Mais il faudra attendre au-delà de 2011 pour recouvrer les niveaux de pointe précédant les baisses draconiennes;
  • avec des revenus moyens par chambre en baisse de 17% en 2009, leur déclin ne sera pas freiné avant 2011. En 2012, le revenu par chambre se situera à 90 ou 95% du niveau de 2007.

Dans les autres secteurs

Selon l’International Air Transport Association (IATA), l’année 2009 passera elle aussi à l’histoire comme étant la pire année jamais vécue en matière de demande dans le domaine aérien: baisse de 3,5% du nombre de passagers. Le déclin a ralenti en décembre en raison d’une diminution de la capacité des sièges, mais les rendements restent de 5 à 10% inférieurs à ceux de 2008. L’année 2010 sera encore ardue. Marquée par un contrôle serré de la capacité et de la réduction des coûts, elle devrait entraîner des pertes supplémentaires estimées à 5,6 milliards USD en raison, entre autres, des coûts liés aux mesures de sécurité.

Selon la National Restaurant Association, puisque l’économie reprend lentement de la vigueur, l’année 2010 laisse entrevoir une amélioration progressive de la situation: hausse de 2,5% des ventes par rapport à 2009 pour atteindre 580 milliards USD. Cependant, compte tenu de l’inflation, cette hausse se traduit par des ventes équivalentes à celles de 2009, ce qui est toutefois une amélioration par rapport aux taux négatifs des ventes de 2008 (-1,2%) et de 2009 (-2,9%).

Quand l’économie va, tout va!

Sachant que la performance de l’industrie touristique est intimement liée à la santé de l’économie, on ne peut que souhaiter une reprise vigoureuse de celle-ci qui se répercutera positivement sur le terrain et qui obligera les analystes à réviser leurs prévisions en cours de route.

Sources:
– Association des hôteliers du Québec. «Le produit ou le client : Compte-rendu de conférence», février 2010 [http://www.hoteliers-quebec.org/fr/nouvelles/detail.php?id=1093].
– Baker, Michael B., Jay Boehmer et Seth Harris. «2010 Budget: Air Up, Hotel Down», BTNonline.com, 5 octobre 2009 [http://www.btnonline.com/businesstravelnews/headlines/frontpage_display.jsp?vnu_content_id=1004018266].
– Banque du Canada. «Rapport sur la politique monétaire», janvier 2010 [http://www1.bank-banque-canada.ca/fr/rpm/pdf/2010/rpm210110.pdf].
– Freitag, Jan. «The “new normal” in 2010: Five trends to watch», Hotel Yearbook 2010 – What to expect in the year ahead, 22 février 2010 [http://www.hospitalitynet.org/file/152004152.pdf].
– Hotel News Resource.  «U, V or W: What Kind of Recovery Can We Expect, and When?», article reprinted with permission from Knowledge@Wharton, 10 février 2010
[http://www.hotelnewsresource.com/article43694.html].
– Institut national de la statistique et des études économiques. «En janvier, la conjoncture industrielle de la zone euro s’améliore encore», 2 février 2010 [http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=82].
– International Air Transport Association. «2009: Worst Demand Decline in History – Encouraging Year-end Improvements», PressRoom, 27 janvier 2010 [http://www.iata.org/pressroom/pr/2010-01-27-01.htm].
– Knowledge@Wharton. «Reading the Economic Tea Leaves – and Employment Outlook – to Find Signs of Recovery», article reprinted with permission, 22 décembre 2009 [http://www.hotelnewsresource.com/news_print.php?sid=42898].
– Market Harmonics. «Consumer Confidence Index The Conference Board», 26 janvier 2010
[http://www.market-harmonics.com/free-charts/sentiment/consumer_confidence.htm].
– National Restaurant Association. «Restaurant Industry Outlook Brightens in 2010 as Sales, Economy Are Expected to Improve», PR Newswire, 20 janvier 2010 [http://www.prnewswire.com/news-releases/restaurant-industry-outlook-brightens-in-2010-as-sales-economy-are-expected-to-improve-82159882.html].
– Organisation mondiale du tourisme. «Le tourisme international sur la voie de la reprise après une année 2009 exceptionnellement difficile», 18 janvier 2010
[http://www.unwto.org/media/news/fr/press_det.php?id=5361&idioma=E].
– PhoCusWright. «Why Hotels Are Not Recovering Any Time Soon», 19 janvier 2010
[http://www.hotelnewsresource.com/article43198.html].
– PKF Hospitality Research. «New PKF Report Projects Accelerated Recovery for U.S. Lodging Industry –Distress Still Rampant», PressRoom, 14 décembre 2009
[http://www.pkfc.com/en/pkfhome/freestuff/newsreleases/PR2009_1214.aspx].
– St-Hilaire, Élise. «Tout un congrès pour les 60 ans de l’AHQ», Hôtels, Restaurants & Institutions magazine, 17 février 2009 [http://www.hrimag.com/spip.php?article3901].
– Smith Travel Research. «STR releases updated forecasts for 2010, 2011», 26 janvier 2010
[http://www.hotelnewsnow.com/Articles.aspx?ArticleId=2595&ArticleType=1&PageType=Todays].
– Spann, Rachael. «STR: US hotel industry ends ’09 with double-digit RevPAR drop», 22 janvier 2010
[http://www.hotelnewsnow.com/Articles.aspx?ArticleId=2573].
– Sturgeon, Julie.  «Travel Industry Future Is Uncertain at Best», blogue UpTake Travel Industry, 11 décembre 2009
[http://travel-industry.uptake.com/blog/2009/12/11/travel-industry-future-is-uncertain/].
– The Conference Board of Canada. «Consumer Confidence Soars», Index of Consumer Confidence, janvier 2010.
– The Conference Board. «The Conference Board Consumer Confidence Index® Declines Sharply», 23 février 2010 [http://www.conference-board.org/economics/consumerConfidence.cfm].