Catégories
Produits et activités

Le tourisme à la ferme

Lorsqu’on imagine un voyage, on ne pense généralement pas à des tâches comme le ramassage des œufs frais pour le déjeuner ou la traite des vaches. Pourtant, des offres de séjours à la ferme prennent forme, et avec des composantes allant de l’implication dans les tâches quotidiennes de la ferme à des visites guidées, en passant par des randonnées ou la fabrication de produits du terroir, chacun peut y trouver son compte. Contrairement à l’offre du réseau mondial Worldwide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) (lire aussi Vous avez dit WOOFing?), qui implique un engagement bénévole auprès de fermes biologiques en échange d’un lieu où dormir, celle des séjours à la ferme peut inclure du travail en plus des activités de découverte et de l’hébergement, mais ce n’est qu’une option parmi d’autres.

Qu’entend-on par tourisme à la ferme ?

composante du tourisme rural qui se vit au sein de fermes actives. L’environnement de travail fait partie du produit

Le tourisme à la ferme est une composante du tourisme rural qui se vit au sein de fermes actives. L’environnement de travail fait partie du produit. Ce secteur inclut toute entreprise d’hébergement ou tout attrait situé sur une exploitation agricole. Au-delà de l’hébergement, l’offre peut inclure :

  • un centre d’accueil, un musée,
  • un magasin de produits ou d’artisanat,
  • des visites guidées ou des sentiers,
  • des visites éducatives,
  • des activités d’autocueillette, d’équitation, de pêche, etc.

Pour qu’une entreprise soit considérée comme agrotouristique, elle doit être gérée par son propriétaire, un producteur agricole. Le tourisme est donc une activité complémentaire. Au Québec, l’organisme Terroir et Saveurs est très dynamique dans ses activités d’encadrement et de promotion des exploitants œuvrant en agrotourisme et en tourisme gourmand. Voici quelques exemples de bonnes pratiques ailleurs dans le monde. 

Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier  

le tourisme peut être une façon de varier les revenus

Les agriculteurs ont parfois de la difficulté à vivre de leur production. Sans être une panacée, le tourisme peut être une façon de varier les revenus en proposant aux voyageurs une expérience authentique, proche de la nature et de la culture locale. Le propriétaire de la ferme peut adapter son offre en fonction des caractéristiques et des spécificités de l’établissement et de ce qu’on y produit (lire aussi Être éleveur d’émeus ou gestionnaire touristique? Les deux), sans compter qu’un séjour en milieu rural répond bien aux préoccupations d’une population de plus en plus curieuse de connaître l’origine des aliments qu’elle consomme régulièrement.

Des fermes douillettes 

Fini le confort rudimentaire de la ferme : une version plus luxueuse, conjuguant rusticité, art de vivre et confort, est désormais disponible. En Grande-Bretagne, aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, le réseau Feather Down Farms offre aux visiteurs la possibilité de séjourner dans des tentes spacieuses de style glamping pouvant accueillir jusqu’à six personnes. À l’intérieur, on trouve un décor authentique de la vie rurale d’antan. Chaque ferme du réseau propose des activités et services qui correspondent à sa réalité. Un garde-manger regorgeant de produits locaux, souvent originaires de la ferme hôte, est mis à la disposition des clients qui souhaitent cuisiner, et les visiteurs sont invités à participer activement aux travaux ou à être des observateurs occasionnels, selon leur désir.

CL_Tourisme_a_la_ferme_image1

Source : Feather Down Farms

Eat, Stay, Farm

Au Vermont, en plus de la vente de ses produits, la ferme Green Mountain Girls offre l’hébergement et des activités de découverte. De la simple visite des installations aux exercices pratiques, les visiteurs ne manquent pas d’occasions d’en apprendre davantage sur les réalités agricoles.

Son programme « Agriculteur en formation » dure de quelques heures à plusieurs jours, pendant lesquels les voyageurs peuvent aider les agriculteurs dans leurs travaux quotidiens en s’occupant des animaux, des produits maraîchers et de la ferme. On y propose également la traite de la chèvre et la possibilité de fabriquer son propre fromage.

Vivre au rythme des cow-boys

Plus connue dans l’ouest des États-Unis et du Canada, l’expérience western des ranchs offre aux visiteurs la possibilité de vivre comme un cow-boy. Dans ce marché de niche, trois types de ranchs accueillent les vacanciers :

  • Le ranch classique est centré autour du cheval, on y propose des activités d’équitation, de pêche et de randonnée ainsi que des feux de camp;
  • Le ranch de travail propose à ses clients de devenir de véritables cow-boys le temps d’un séjour en participant au regroupement du bétail et aux travaux de l’établissement. Par définition, une partie des revenus du ranch de travail doit provenir d’activités d’élevage.
  • Le ranch de villégiature (resort ranch) est chic et peut inclure des infrastructures comme un spa ou un golf ainsi que des repas gastronomiques.

Situé dans les Rocheuses du Colorado, près de Denver, le Devil’s Thumb Ranch Resort & Spa est un exemple parfait de ranch de de villégiature. Avec ces 6 000 acres, il offre un hébergement rustique et luxueux, des plats raffinés et un spa. Au-delà des activités équestres typiques de ces établissements, une variété d’activités de plein air sont proposées été comme hiver (ski de fond, raquette, équitation, pêche, randonnée, tyrolienne, etc.). Une grange réaménagée sert de salle de réception pouvant accueillir 350 personnes.

CL_Tourisme_a_la_ferme_image2

Source : Devil’s Thumb Ranch Resort & Spa

Au Québec, le nombre d’entreprises agrotouristiques est en essor. Il est passé de 534 en 2005 à 837 en 2012, ce qui représente environ 3 % de l’ensemble des entreprises agricoles. Les activités comme les journées Portes ouvertes sur les fermes du Québec contribuent à accroître la visibilité des fermes des environs et à sensibiliser la population à leur réalité. Le tourisme à la ferme représente donc pour bon nombre d’établissements une occasion de diversifier leurs activités autrement que par la vente de produits du terroir et de mettre davantage en vedette les paysages ruraux, la nourriture locale et le savoir-faire traditionnel.

Catégories
Segments de clientèles

Comportement des voyageurs LGBT américains

Les LGBT représentent entre 3 et 6% de la population américaine mais voyageant davantage que la moyenne et sont connus pour leurs revenus familiaux élevés; c’est pourquoi ils sont ciblés par de nombreux produits, services et destinations. Entre baby-boomers (1964-1946), membres de la génération X (1980-1965) et membres de la génération Y (1987-1981), les LGBT ont évolué dans des sphères où la tolérance et l’acceptation sociale étaient bien différentes. Quelles sont donc les caractéristiques et motivations de voyage des principales générations qui forment la communauté LGBT?

Depuis 15 ans, la firme de recherche Community Marketing & Insights, spécialisée dans le marché LGBT, organise annuellement une conférence internationale présentant divers aspects du tourisme lié à ce marché. Chaque année, un sondage est effectué aux États-Unis auprès des membres de cette communauté afin d’établir leurs habitudes de voyage. Les résultats de l’enquête 2014, à laquelle plus de 4000 répondants ont participé, ont été dévoilés lors de la conférence qui s’est déroulée à Las Vegas en décembre 2014. Voici quelques-unes des caractéristiques générationnelles qui y étaient mises en évidence.

Les facteurs qui motivent le choix d’une destination

En général, la communauté LGBT se démarque par une plus grande fidélité aux marques et aux destinations. Peu importe le segment générationnel, la première motivation expliquant le choix d’un voyage est le retour à une destination déjà visitée (voir le graphique 1). Profiter pleinement de la vie (42%) et de moments avec son partenaire (33%) sont aux deuxième et troisième rangs, ce qui dénote un intérêt marqué pour les voyages en couple.

Si la communauté LGBT est fidèle, elle est également influençable. Les résultats du sondage démontrent que de tous les segments, c’est celui de la génération Y qui compte les membres se laissant le plus influencer par les recommandations d’amis (gais ou non).

CL_LGBT_americains_graphique_1

Où séjourne la communauté LGBT?

Les voyageurs gais ou lesbiens ont souvent la réputation de préférer les forfaits luxueux. Or selon les résultats de l’enquête, un peu moins de 10% des baby-boomers et des membres de la génération X LGBT se considèrent comme étant des voyageurs optant pour le luxe. Plus de la moitié des baby-boomers (55%) et des X (52%) sont plutôt attirés par les options de voyage de gamme moyenne, alors que 54% des répondants de la génération Y favorisent un hébergement à plus bas prix.

CL_LGBT_americains_graphique_2

Environ le quart des voyageurs LGBT ont affirmé avoir réservé leur hébergement par un site de location de propriétés entre particuliers

Les membres de la communauté LGBT sont plus susceptibles de rester dans les hôtels de bannières reconnues (55%) et dans des établissements de taille moyenne (50%). Environ le quart des voyageurs LGBT ont affirmé avoir réservé leur hébergement par un site de location de propriétés entre particuliers (Airbnb, HomeAway, etc.). Les jeunes sont plus susceptibles d’utiliser ce genre de service (30%).

CL_LGBT_americains_graphique_3

Les répondants ayant séjourné dans un gîte ou une auberge n’ont pas donné priorité aux établissements spécifiquement destinés à la communauté LGBT. Ceci est d’autant plus vrai des Y, qui sont deux fois moins susceptibles que les baby-boomers de loger dans un établissement dédié aux gais ou aux lesbiennes.

Alors que la plupart des bannières hôtelières reconnues ont mis au point une stratégie de sensibilisation afin de rejoindre la communauté LGBT, les résultats du sondage démontrent que seul un tiers des LGBT choisit un hôtel en fonction de sa réputation d’ouverture aux minorités sexuelles (LGBT-friendly). Pour le reste de la communauté, ce sont avant tout la localisation et le rapport qualité/prix qui motivent le choix d’un hôtel.

Que ce soit pour l’achat de billets auprès des compagnies aériennes ou pour la réservation d’une option d’hébergement, les résultats du sondage démontrent que les baby-boomers LGBT ont davantage tendance à faire une réservation sur le site Web d’une marque. La génération Y préfère quant à elle faire affaire avec les sites des agences de voyages en ligne.

La mobilité et les médias sociaux

Plus de la moitié (58%) de la génération Y a utilisé un appareil mobile pour chercher des informations sur la scène LGBT locale

Tout comme c’est le cas dans la population en général, les membres de la communauté LGBT des générations X (86%) et Y (82%) ont tendance à utiliser davantage leurs appareils mobiles en voyage que le font les baby-boomers (67%). Plus de la moitié (58%) de la génération Y a utilisé un appareil mobile pour chercher des informations sur la scène LGBT locale, et près des deux tiers (61%) ont partagé leur expérience sur les médias sociaux (voir le graphique 4).

CL_LGBT_americains_graphique_4

La communauté LGBT âgée de 35 à 44 ans est particulièrement active sur Facebook, 62% des répondants ayant déjà «aimé» une entreprise sur le réseau social au cours des 7 jours précédant le sondage. Les 18-34 ans, quant à eux, sont ceux qui ont exprimé en plus grande proportion (41%) avoir vécu une expérience positive avec une marque ou un produit.

Choisir son segment pour se positionner

Le nombre de couples de même sexe ayant des enfants augmente de plus en plus aux États-Unis. La concentration est particulièrement élevée auprès des répondantes lesbiennes âgées de 30 à 44 ans (27%). Ce segment recherche donc des expériences de voyage et une offre d’hébergement axée sur la famille plutôt que des produits destinés aux minorités sexuelles.

Le marché LGBT est très large, et les attentes sont variées. Miser sur un segment en particulier (générationnel, géographique ou correspondant à un mode de vie ou un état civil) convenant à votre destination, produit ou service est une stratégie gagnante qui pourrait entraîner de meilleurs retours sur l’investissement.

 

Image à la une : ©dbking

Catégories
Segments de clientèles

Un parc thématique conçu pour la clientèle en situation de handicap

Ouvert en 2010, Morgan’s Wonderland est le premier parc thématique créé pour répondre aux besoins des personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel, mais il peut plaire à tous: familles, amis, accompagnateurs et grand public.

Le parc comprend plus de 25 attractions, incluant des manèges, des aires de jeux et des jardins. Cette destination de divertissement familial propose un environnement sécuritaire, abordable et entièrement accessible en fauteuil roulant.

L’inclusion est le principal objectif du parc et la clientèle handicapée y est admise gratuitement. Cet attrait a remporté plusieurs prix, dont celui d’excellence de TripAdvisor pour une deuxième année consécutive. Une belle initiative promouvant l’intégration!

Parc_thematique_image1

Source: Morgan’s Wonderland

Image à la une : ©Morgan’s Wonderland

Catégories
Technologies

Diagnostic numérique: où en sont les entreprises touristiques du Québec? – partie 2

En novembre 2013, la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé un diagnostic numérique visant à mesurer l’état d’avancement technologique des entreprises touristiques du Québec. Faisant suite à une première analyse issue des résultats de cette enquête, cette seconde partie traite de la situation des entreprises touristiques québécoises quant à la mobilité, à la réservation en ligne et à l’utilisation des médias sociaux.

Les données proviennent d’un sondage Web effectué auprès de 2 393 intervenants œuvrant en tourisme au Québec (pour la méthodologie détaillée, lire l’analyse « Diagnostic numérique, partie 1).

La mobilité

Près du quart (24%) d’entre elles ont développé une version mobile de leur site, alors que pour 19%, ce processus est en cours

La technologie mobile a changé les pratiques de gestion et de marketing des entreprises touristiques. Près du quart (24%) d’entre elles ont développé une version mobile de leur site, alors que pour 19%, ce processus est en cours (voir le graphique 1).

Le manque de budget (43%) est la principale raison qui freine les intervenants touristiques dans la mise en place d’une version mobile, suivi par:

  • l’absence de ressources humaines qualifiées (29%);
  • le manque de temps (28%);
  • des activités qui ne justifient pas la création d’une version mobile de leur site (22%);
  • un manque de conviction en ce qui concerne la pertinence, l’utilité ou la valeur ajoutée de la version mobile (19%);
  • le développement trop complexe de cette technologie (11%).

CL_Diagnostic_2_graphique_1

La présence d’une application mobile est quant à elle encore plus rare. Environ les trois quarts (72%) des entreprises touristiques du Québec n’en possèdent pas.

L’utilisation de codes-barres — codes QR, Flashcodes, Datamatrix, etc. — reste une pratique marginale pour les entreprises touristiques québécoises. La majorité (79%) d’entre elles n’utilisent pas les codes 2D, et 36% des répondants ne connaissent même pas cette technologie.

La réservation en ligne

Pour plusieurs services et attraits touristiques, la réservation en ligne est possible. Comme il a été mentionné dans une analyse précédente, dans le cas de l’hébergement, le site Web de l’hôtel reste le principal outil de réservation des voyageurs québécois. Sur les 85% de répondants qui détiennent un site Web, 76% offrent une option de réservation à partir de celui-ci.

  • 48% d’entre eux proposent une réservation uniquement par courriel;
  • 13% indiquent leurs disponibilités en ligne, mais la réservation et le paiement se font en différé;
  • 15% affichent leurs disponibilités, et la réservation ainsi que le paiement se font en temps réel.

Parmi les entreprises touristiques, ce sont les établissements d’hébergement qui sont les plus nombreux à proposer la réservation en ligne (51%), suivis des restaurants (22%) (voir le graphique 2).

 CL_Diagnostic_2_graphique_2

Les grands établissements d’hébergement offrent davantage l’option de réservation et de paiement en ligne en temps réel à partir de leur site Web. En effet, ce sont 75% des hôtels de grande capacité (plus de 200 chambres) qui offrent cette option et 51% des hôtels de moyenne capacité (40 à 199 chambres). Les petits hôtels (moins de 39 chambres), les pourvoiries, les auberges de jeunesse et les gîtes touristiques gèrent majoritairement leurs réservations par courriel (voir le graphique 3).

CL_Diagnostic_2_graphique_3

Ce sont principalement les coûts trop élevés (liés aux frais d’adhésion ou au pourcentage de commission) associés à la réservation en ligne qui détournent les entreprises de cette fonction.

La réservation sur des sites externes à l’organisme

Que les entreprises aient un site Web propre à leur établissement ou non, leurs produits ou services peuvent parfois être réservés en ligne à partir de sites externes. Pour une majorité d’entre elles (56%), il ne s’agit pas d’une option possible. Toutefois, plusieurs répondants disent être présents sur différents portails d’information, la plupart (80%) sur bonjourquebec.com (voir le graphique 4).

CL_Diagnostic_2_graphique_4

Plus de la moitié (67%) des répondants s’affichent également sur le site Web de leur ATR.

Les médias sociaux

La place des médias sociaux dans les communications sur le Web est de plus en plus importante. La majorité (62%) des entreprises touristiques québécoises ont pris ce virage et y ont recours à des fins professionnelles. Facebook et YouTube sont les réseaux sociaux les plus connus et les plus utilisés. 

La plupart des entreprises touristiques sont présentes sur les médias sociaux pour y diffuser de l’information sur leurs produits et services (84%). Plus du tiers (36%) d’entre elles les utilisent également dans le but de présenter des offres promotionnelles (voir le graphique 5).

CL_Diagnostic_2_graphique_5

Les données du diagnostic numérique ont mis en évidence la place accordée à Internet au sein des entreprises touristiques québécoises. Bon nombre d’entre elles ont pris part au mouvement numérique, mais certaines avenues de perfectionnement persistent. Nous avons également relevé chez elles un fort désir d’accompagnement afin qu’elles puissent améliorer certaines lacunes.

 

NB: L’étude complète est maintenant disponible en ligne.

 

Catégories
Products and activities

Industrial heritage gets a new lease on life

Usually located near urban centres, industrial wastelands often cover large areas and, once converted, they create space for a multitude of activities. Recreation areas, shops, restaurants, art galleries and museums are just a few examples of facilities that can appeal to a variety of clienteles. Some cities have found innovative ways to revitalize their industrial areas for the enjoyment of both locals and tourists. Conversion initiatives like this are breathing new life into industrial heritage and are part of the trend towards sustainable development.

Germany: A pioneer in developing industrial heritage

Rather than abandon obsolete relics of mining, the government opted to transform several selected sites into cultural attractions

Germany and the Ruhr region have led the way in reinventing old industrial infrastructures as cultural attractions. In 2010, their efforts culminated in the selection of the Ruhr as a European Capital of Culture, the first time a region was so recognized. Rather than abandon obsolete relics of mining, the government opted to transform several selected sites into cultural attractions. For example, one of the largest gasometers in the world was converted into exhibition space. A former mill in Duisburg now houses a contemporary art collection, while the blast furnaces of Duisburg-Nord have become a landscaped park with a climbing wall, bike paths and an evening light show. The list of conversion projects is endless: mine waste has been rehabilitated and shaped into a ski run, another gasometer is a diving centre and an abandoned mine shaft hosts an indoor skydiving club.

CL_nouveau_souffle_patrimoine_industriel_image1

Zollverein: A wealth of activities

Beginning in 1990, the Zollverein coal mine industrial complex (covering 100 hectares) was converted into a multifunctional centre for the arts, culture, creative businesses and recreational tourism activities. Since then the site has been designated a UNESCO World Heritage Site and now attracts nearly one million visitors annually.

There is a swimming pool in the centre of the plant’s metal infrastructure and hiking and biking trails surround the former mine. A Ferris wheel anchored in the middle of one of the old coke ovens soars over the buildings, offering an unobstructed view of this World Heritage Site and its organization. During the winter, a 150-metre skating rink runs alongside.

The Zollverein discovery trail runs through a mine left in its original state. Guided tours introduce visitors to the coal extraction process, which is illustrated with the help of models, short films, interactive museum technology and a soundtrack. In the evening, a light show illuminates the buildings.

CL_nouveau_souffle_patrimoine_industriel_image2

In addition to these recreational tourism activities, Zollverein is a centre for culture. From jazz to pop, the site has hosted more than 160 concerts since 1997 and is now encouraging the development of dance, theatre, visual arts and the performing arts. It is also the home of the Red Dot Design Museum, which is one of the largest exhibition centres for contemporary design. The site also caters to culinary enthusiasts, offering several restaurants and cafés. One of these establishments pays homage to the history of the place, offering meals typical of those eaten by mine workers during their breaks.

Spotlight on local products

Steps from downtown Toronto, a former whisky distillery has become one of the largest pedestrian-only areas dedicated to the arts, culture and entertainment. Open since 2003, the Distillery Historic District is home to cafés, world-class art galleries, high-end restaurants, theatres and some of the hottest designer boutiques in the city. During the summer, the area is alive with activities like music and art festivals, farmers’ markets, beer tasting events, etc. The site also hosts over forty businesses: design firms, advertising agencies, film production companies, all inspired by the industrial décor of the former plant. The Distillery does not allow any national brands or chain stores; visitors can enjoy a uniquely Toronto cultural experience.

CL_nouveau_souffle_patrimoine_industriel_image4

Former grain silos become towers for ice climbing

Industrial conversions are not found only in urban areas

Industrial conversions are not found only in urban areas. In Cedar Falls, Iowa, abandoned grain silos have been transformed into walls eight-storeys high for ice climbing. Thanks to a system of pipes attached to the top of the silos, water runs down the side, freezing and creating a wall of ice whose form varies according to weather and wind conditions. Beginners and experts alike can perfect their skills as they make use of these repurposed monuments of agricultural heritage.

Many communities of all sizes have vestiges of an industrial past that could be exploited. The fate of Old Montreal’s Silo #5 and the Canada Malting plant along the Lachine Canal remains uncertain. Industrial sites like these have the potential to become real attractions for both locals and tourists, while preserving the destination’s landscape, history and architecture. What do you think should be done for the industrial heritage of your city?

Catégories
Produits et activités

Des visites guidées originales

L’initiative de Unseen Tours permet aux visiteurs de découvrir des lieux historiques de Londres par l’entremise de personnes qui vivent la ville autrement. Depuis plus de deux ans, cette organisation appuie les sans-abri en leur confiant l’animation de visites guidées au cours desquelles ils partagent leurs expériences, donnant ainsi un bon aperçu de la réalité sociale des zones explorées. Entre 12 et 15 visites sont organisées chaque semaine, et les recettes sont en grande partie (80%) remises aux guides.

Plusieurs villes européennes ont été inspirées par cette initiative, notamment Barcelone, qui a tout récemment inauguré un projet similaire, Hidden City Tours.

Ces initiatives introduisent une composante sociale dans les visites guidées à pied et visent à changer le regard de la population sur ces gens en marge de la société, tout en donnant un peu de fierté aux guides.

Catégories
Produits et activités

Un nouveau souffle pour le patrimoine industriel

Généralement situées près des centres urbains, les friches industrielles couvrent souvent de grandes surfaces, et leur reconversion laisse place à une multitude d’activités. Parcs récréatifs, boutiques, restaurants, galeries d’art, musées: voilà quelques exemples d’aménagements pouvant satisfaire une variété de clientèles. Certaines villes ont fait preuve d’innovation et revitalisé leurs quartiers industriels au bénéfice tant de la population locale que des touristes. Grâce à ces démarches, le patrimoine industriel revit, et sa reconversion s’inscrit dans les tendances de développement durable.

L’Allemagne: pionnière de la mise en valeur du patrimoine industriel

Plutôt que de délaisser les vestiges miniers devenus désuets, le gouvernement a sélectionné quelques sites pour les transformer en attractions culturelles

L’Allemagne et la région de la Ruhr ont ouvert la voie dans la redynamisation d’anciennes infrastructures industrielles en attraits culturels. Leurs efforts ont abouti en 2010 à la sélection de la Ruhr comme Capitale européenne de la culture, une première pour une région. Plutôt que de délaisser les vestiges miniers devenus désuets, le gouvernement a sélectionné quelques sites pour les transformer en attractions culturelles. Ainsi, un des plus grands gazomètres au monde a été reconverti en espace d’exposition. L’ancien moulin de Duisbourg abrite maintenant une collection d’art moderne, et les hauts fourneaux de Duisbourg-Nord sont devenus un parc paysager incluant un mur d’escalade, des sentiers de vélo de montagne et un spectacle d’illuminations de soir. Des résidus miniers ont été transformés pour former une piste de ski, un autre gazomètre est devenu un centre de plongée et un ancien puits de mine accueille un club de parachutisme intérieur; les exemples de reconversion ne manquent pas.

CL_nouveau_souffle_patrimoine_industriel_image1

Zollverein: une mine d’activités

Le complexe industriel de la mine de charbon de Zollverein (couvrant 100 hectares) a été transformé en centre multifonctionnel pour les arts, la culture, les entreprises de création et les activités récréotouristiques. Sa reconversion avait débuté en 1990, et l’endroit a depuis été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site attire maintenant près d’un million de visiteurs annuellement.

Une piscine se trouve au cœur des infrastructures métalliques de l’usine, et des sentiers de randonnée pédestre ou cyclable entourent l’ancienne mine. Offrant une vue imprenable de ce site du patrimoine mondial et un bon aperçu de son fonctionnement, une grande roue plonge à l’intérieur d’un des anciens fourneaux pour ensuite s’élever au-dessus des bâtiments. L’hiver, une patinoire de 150 mètres longe les infrastructures.

Les installations restées intactes abritent le «sentier monumental de Zollverein». Des visites guidées permettent aux participants de se familiariser avec l’extraction du charbon, dont le processus est illustré à l’aide de maquettes, de films, d’installations muséo-techniques et d’un accompagnement sonore. Le soir, les bâtiments sont illuminés par un spectacle de lumières.

CL_nouveau_souffle_patrimoine_industriel_image2

En plus de ces activités récréotouristiques, Zollverein se spécialise dans la diffusion culturelle. Du jazz à la musique pop, le site a reçu depuis 1997 plus de 160 concerts et favorise maintenant le développement des arts de la danse, du théâtre, des arts visuels et de la performance artistique. On y retrouve aussi le Musée Red Dot Design, qui est l’un des plus grands centres d’exposition de design contemporain. Les passionnés de gastronomie ne sont pas en reste, car plusieurs restaurants et cafés sont présents. L’un de ces derniers fait un clin d’œil à l’histoire de l’ancienne entreprise en offrant des aliments que l’on retrouvait typiquement lors des pauses des travailleurs de la mine.

CL_nouveau_souffle_patrimoine_industriel_image3

Les produits locaux au premier plan

À quelques pas du centre-ville de Toronto, une ancienne distillerie de whisky est devenue l’un des plus grands quartiers piétons consacrés à la promotion des arts, de la culture et du divertissement. Ouvert depuis 2003, le Distillery Historic District regroupe des cafés, des galeries d’art de renommée mondiale, des restaurants chics, des théâtres et quelques-unes des boutiques les plus prisées de la ville. Les mois d’été regorgent d’activités: festivals de musique et d’art, marchés de producteurs, événements de dégustation de bières, etc. Le site accueille aussi plus d’une quarantaine d’entreprises: firmes de design, agences de publicité, sociétés de production de films, toutes inspirées par le décor industriel de l’ancienne usine. Aucune franchise ni aucune marque nationale ne se trouvent à la Distillery, les visiteurs ont droit à une expérience unique de la culture torontoise.

CL_nouveau_souffle_patrimoine_industriel_image4

Anciens silos à grains: une base pour l’escalade sur glace

Les reconversions ne se limitent pas aux zones urbaines

Les reconversions ne se limitent pas aux zones urbaines. À Cedar Falls, dans l’Iowa, des silos à grains non utilisés ont été transformés en murs d’escalade sur glace d’une hauteur de huit étages. Des systèmes de tuyaux accrochés au sommet des silos font couler de l’eau, qui gèle et crée le mur de glace, les conditions d’ascension variant selon la météo et le vent. Débutants comme experts peuvent ainsi parfaire leurs compétences et profiter de ces monuments agricoles réadaptés.

Pour bien des communautés de quelque envergure que ce soit, les vestiges industriels restent peu exploités. Le sort du silo numéro 5 du Vieux-Montréal ou du complexe de Canada Malting, le long du canal Lachine, demeure incertain. Ces sites industriels ont le potentiel de devenir de véritables attraits, qui sauront plaire à la population locale ainsi qu’aux touristes, tout en préservant les valeurs paysagères, historiques et architecturales de la destination. Quel avenir voyez-vous pour le patrimoine industriel de votre ville?

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Catégories
Produits et activités

La découverte industrielle par le tourisme

La découverte du processus industriel ainsi que des techniques de fabrication de produits et services consommés quotidiennement fascine jeunes et moins jeunes. Le tourisme industriel sort des sentiers battus, permet l’acquisition de nouvelles connaissances et favorise la compréhension du fonctionnement d’une entreprise. Ce créneau s’inscrit au sein du tourisme d’apprentissage, une tendance qui prend de l’ampleur dans l’industrie touristique.

Le tourisme industriel attire

Appelé tourisme de découverte économique en France, ce créneau est en vogue depuis plusieurs années. Il regroupe les sites présentant le savoir-faire du passé, du présent ou du futur, et concerne trois types d’activités:

  • La visite d’entreprises (sites de production artisanale ou industrielle);
  • Le tourisme de patrimoine industriel, qui valorise la production et les savoir-faire du passé (ateliers, musées, écomusées);
  • Le tourisme scientifique (planétarium, centre des sciences, etc.).

La visite d’entreprises toujours en activité permet aux visiteurs de découvrir l’arrière-scène et le processus de production d’un produit ou d’un service. En France, plus de 800 entreprises ont ouvert leurs portes à près de 8,2 millions de visiteurs en 2009. C’est l’occasion pour les entreprises de présenter leurs activités, de développer leur image de marque et de mettre en valeur leur savoir-faire (lire aussi: Le tourisme industriel, un volet du tourisme d’apprentissage). Elle constitue également une offre touristique supplémentaire permettant à une région de faire découvrir son patrimoine économique.

Populaires auprès de la clientèle scolaire et de groupes, les entreprises qui accueillent des visiteurs utilisent plusieurs techniques pour dynamiser la découverte. De la visite classique aux centres d’interprétation indépendants, en passant par des événements spéciaux, les formules se diversifient.

La visite classique: de petites et de grandes initiatives

La plupart des entreprises qui ouvrent leurs portes aux visiteurs proposent des visites guidées (gratuites ou payantes) de leurs installations, une exposition ou une aire d’interprétation. Lorsque le produit s’y prête, on trouve souvent une boutique de souvenirs ou une dégustation. Plusieurs distilleries comme les sites de Jack Daniels au Tennessee ou de Heineken à Amsterdam ont opté pour une combinaison de ces options.

En France, l’usine marémotrice de la Rance, première installation à produire de l’électricité à partir du mouvement des marées, accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs. Grâce à son Espace Découverte, qui abrite une exposition ludique et interactive, une baie vitrée offrant une vue sur la salle des machines et un film décrivant son fonctionnement, les visiteurs peuvent découvrir l’usine, son histoire et les nombreux métiers de l’électricité.

Pour d’autres grandes entreprises internationales, c’est le produit même qui constitue un attrait en soi, grâce à la mise en place de centres d’interprétation ludiques et indépendants de l’usine de fabrication. C’est notamment le cas de Cadbury World, en Angleterre, qui depuis 1990 est un centre entièrement consacré au chocolat et à l’historique de cette marque. Il est possible d’y voir les installations d’emballage pour la distribution et de parcourir l’exposition à son propre rythme. En Pennsylvanie, aux États-Unis, Crayola Experience consiste en un centre d’interprétation familial où le processus de fabrication du crayon est expliqué à l’aide de plusieurs activités pratiques pour les enfants.

 CL_Tourisme_industriel_image1

Source: Cadbury World

Découvrir des entreprises de façon originale

D’autres organisations profitent de leur vaste terrain pour offrir aux visiteurs des activités uniques. La compagnie de crème glacée Ben&Jerry’s, dont l’usine est située au Vermont, propose en hiver des visites guidées en raquettes sur son site, en plus de la dégustation de ses produits. Le parc éolien de Whitelee Windfarm, près de Glasgow, en Écosse, ouvre ses portes au public et offre plus de 70 km de sentiers pour la randonnée pédestre, le vélo et l’équitation.

À Cap-Chat, en Haute-Gaspésie, la visite de l’intérieur de l’Éole Cap-Chat, l’éolienne à axe vertical la plus haute au monde, permet aux touristes de se familiariser avec les mécanismes de fabrication de l’énergie et d’observer les paysages environnants, depuis le haut de la tour de plus de 100 mètres. Ce même parc éolien accueille depuis 2 ans Révolutions CapChat, un festival de musique électronique où pendant 24 heures, des D.J. internationaux se donnent en spectacle. Il s’agit également d’une vitrine pour les artistes visuels, de la danse et du cirque.

CL_Tourisme_industriel_image2

Source: Révolutions CapChat

Des destinations s’organisent autour du tourisme industriel

Certaines destinations ont choisi de rassembler leurs intervenants industriels pour structurer l’offre. C’est le cas de la ville d’Angers, qui a retenu la découverte économique comme un axe de développement touristique. Depuis 2000, la semaine du tourisme industriel à Angers et son événement «Made in Angers» attirent près de 17 000 visiteurs: portes ouvertes dans plus d’une centaine d’entreprises, week-end thématique et forum pour l’emploi sont au programme. Organisée par Angers Loire Tourisme, cette initiative permet aux visiteurs de découvrir le tissu économique du Pays Loire Angers.

Dans la région Rhône-Alpes, le réseau Tourisme industriel, scientifique et technique Rhône-Alpes (TISTRA), créé en 1997, vise à faire connaître le patrimoine industriel et artisanal ainsi qu’à promouvoir les savoir-faire et les métiers de la région. Le réseau regroupe des entreprises ouvertes au public tout au long de l’année, des musées-ateliers, des sites scientifiques et des centres de recherche.

Qu’il s’agisse de production forestière, d’aluminerie, de fabrication de fromage ou de soufflage du verre, bon nombre d’entreprises québécoises ouvrent déjà leurs portes au public. Plusieurs secteurs d’activité ou produits phares pourraient suivre leur exemple et profiter de cette tendance pour se rapprocher de leurs consommateurs et contribuer à la diversification de l’offre touristique d’une région.

 

Sources:

− Barnes, Jeremy. «Industrial Tourism: An Introduction», insights.org.uk, avril 2010.

− Rhône-Alpes Tourisme. «Tourisme de découverte économique – visites d’entreprises en Rhône-Alpes», pro.rhonealpes-tourisme.com, 12 juillet 2012.

− Réseau TISTRA. «Rapport d’activité 2011», tistra.com, 2011.

− Cadbury World. «Key Facts Document – 2009», cadburyworld.co.uk, 2009.

Sites Web:

− Angers Loire Valley, «Made in Angers 2013»

− Crayola Experience, «About Crayola Experience»

− Ben&Jerry’s, «Snowshoe & Ice cream too»

Whitelee Windfarm

Révolutions CapChat

− Rhône-Alpes, «TISTRA»