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Réunir les équipes de télétravailleurs, une tendance qui se poursuit

Le télétravail, plus qu’une situation passagère

Les données sur les voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 confirment que le télétravail demeure une pratique courante pour un peu plus d’un répondant sur trois (36 %). À titre comparatif, les plus récentes données de Statistique Canada sur le sujet indiquent qu’un Canadien sur cinq (20 %) se trouvait en situation de télétravail en novembre 2023. Cette proportion se situait à 7 % en janvier 2020, juste avant le début de la pandémie, et à 40 % en avril 2020, au plus fort du confinement.

Ce contexte de travail s’ancre désormais dans le mode de vie d’un segment de la population. La question à se poser n’est donc plus si le télétravail perdurera ou non, mais plutôt dans quelle mesure il s’exercera en totalité ou en partie et quelles en seront les répercussions sur le tourisme.  

Le télétravail engendre de nouveaux déplacements

Depuis la dernière année, les organisations continuent à consolider leurs politiques de travail, ce qui offre une certaine prévisibilité qui facilite la gestion de l’horaire des employés. Aujourd’hui, plus expérimentés à travailler hors du bureau, ces télétravailleurs modifient certains comportements, notamment en exerçant leur profession à l’extérieur de la maison, un phénomène qui se maintient, et semble même s’être accentué en 2023. 

Cette clientèle voyage davantage par affaires que les autres répondants de l’enquête.

Dans la dernière année, près du tiers s’est déplacé au Québec (31 % des télétravailleurs, contre 9 % de ceux qui ne l’étaient pas) et 15 % à l’extérieur de la province (contre 2 %). Les deux principaux motifs évoqués, qui distinguent cette clientèle des autres personnes sondées, sont : 

  • La participation à une réunion d’affaires avec des collègues (41 % contre 16 %) ; 
  • La participation à une activité d’équipe hors du bureau – teambuilding (26 % contre 6 %). 

Rassembler les troupes et consolider les liens entre chacun devient indispensable pour les équipes qui travaillent à distance et cela se répercute positivement sur le secteur du tourisme d’affaires. 

Développer des offres pour les télétravailleurs à la recherche d’équilibre

Plusieurs stations de France Montagnes élaborent des forfaits à l’attention des télétravailleurs. D’abord, une portion des offres des stations met l’accent sur la reconnexion entre les membres des équipes qui travaillent à distance. Ici, le teambuilding s’effectue à travers une multitude d’activités telles que des sports de montagne, des jeux rassembleurs, des soirées thématiques ou encore des olympiades ludiques. 

Ensuite, il y a les offres destinées aux professionnels qui désirent faire un séjour en solo ou accompagné de proches et d’amis. Ce type de propositions met l’accent sur la convivialité des lieux, les occasions de sortir de l’isolement en travaillant dans des espaces de co-working ou encore sur la stimulation de la créativité grâce à l’inspiration qu’offre la montagne. Certaines stations misent aussi sur des installations de travail de haute performance, notamment avec des bureaux ergonomiques, une connexion Internet à haute vitesse, l’accès à des imprimantes et salles de réunion. Enfin, la montagne est mise de l’avant pour l’adrénaline comme pour la détente, un positionnement en phase avec la tendance du bien-être.  

Que réserve 2024?

L’offre d’activités de teambuilding est abondante au Québec et pourrait bien prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. Expériences culinaires, sportives ou de bien-être, activités communautaires, d’entraide ou de bénévolat, sorties en plein air, à la ferme ou au musée ; les propositions sont diverses et se modulent selon les besoins des organisations. 

D’après l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, près d’un voyageur québécois sur trois (31 %) sera en situation de télétravail en 2024, dont 22 % en partie et 9 % en totalité. En 2024, que proposerez-vous à cette clientèle ?  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Tendances

Est-ce que les Québécois voyagent hors des périodes touristiques ? 

Les périodes de vacances habituelles, soit les mois d’été, la relâche scolaire et Noël, constituent les moments phares de l’industrie touristique. Au Québec, comme ailleurs, on observe aussi un intérêt pour les voyages hors de ces périodes. Selon l’enquête en ligne menée du 30 octobre au 6 novembre 2023 par la Chaire de tourisme Transat, 59 % des répondants ont voyagé en dehors des périodes de vacances habituelles en 2023. 

Parmi les répondants qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de vacances habituelles, un certain profil de voyageurs se démarque. Voici quelques-unes de ses particularités.   

  • Ils voyagent plus fréquemment que les autres : 45 % disent voyager au moins chaque 6 mois (contre 26 % du reste de l’échantillon) ;  
  • Ils sont plus nombreux à être âgés de 55 ans et plus comparativement à ceux qui ne voyagent pas en dehors des périodes de vacances habituelles (43 % contre 30 %) ;   
  • Ils sont plus nombreux à être à la retraite comparativement aux autres (27 % contre 16 %).  
  • Ils sont en couple sans enfant à la maison (47 %) dans une plus forte proportion que les autres (33 %)  

Le choix de voyager hors des saisons hautes s’explique par divers facteurs et comporte plusieurs avantages, notamment d’éviter les foules et de profiter d’offres plus abordables sur le transport, l’hébergement et certaines activités Un peu plus du quart des répondants (27 %) qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de pointe mentionnent que les changements climatiques les poussent à modifier leur façon de voyager. Leur flexibilité leur permettrait-elle de choisir des destinations et des périodes moins vulnérables aux effets des changements climatiques ? 

Fenêtre d’occasions pour le voyage hors saison

Certains segments de clientèle ne sont pas freinés par les responsabilités professionnelles ou même familiales ou peuvent plus facilement jongler avec celles-ci. Ils jouissent d’une liberté qui leur permet de s’évader hors des périodes plus achalandées. C’est le cas d’au moins trois voyageurs sur dix qui affirment qu’il serait tout à fait possible pour eux de voyager au Québec en dehors des périodes de vacances habituelles (voir infographie). 

Avec le beau temps qui prolonge la saison estivale, une tendance à la hausse des séjours automnaux est observée ces dernières années au Québec et aussi ailleurs dans le monde. Bien que ce phénomène soit de bon augure, le défi est de maintenir une offre d’activités et de services qui permettra à ces visiteurs de vivre des expériences positives et mémorables.  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Destinations Tendances

Le tourisme : plus qu’une industrie

Quelle année ! Alors que la plupart des indicateurs touristiques suggèrent un retour à la vitesse de croisière atteinte en 2019, une certaine amertume, un inconfort qui s’apparente à de la culpabilité et de l’impuissance flottent dans l’air. Les événements météorologiques extrêmes de l’été dernier n’y sont pas étrangers. Ils ont contribué à une prise de conscience sur les effets des changements climatiques et sur ce qui nous attend dans les prochaines années. 

Réduire et faire mieux

L’industrie touristique repose sur les déplacements et le transport. Ces derniers font partie des principaux enjeux liés au réchauffement climatique. Les inondations et les feux de forêt nous ont rappelé l’urgence d’agir, l’urgence de réduire nos gaz à effet de serre. Et c’est vrai qu’il faut déployer des efforts colossaux pour limiter les conséquences néfastes du transport, pour diminuer la consommation énergétique et la production de matière résiduelle que peut générer le tourisme. Il faut tout mettre en branle pour guider les voyageurs vers des choix responsables. Il est essentiel de protéger les lieux, les cultures et les populations d’une fréquentation touristique trop intense. 

Des services et des parcs

Et cette transition vers un tourisme durable et responsable doit s’accentuer pour que les retombées positives, bien réelles, captent davantage l’attention et tiennent le haut du pavé. Bien sûr, le tourisme favorise le développement économique, notamment par les emplois qu’il génère. Pensons aussi aux infrastructures qui n’auraient pas vu le jour sans la présence récurrente de visiteurs. L’apport touristique a contribué et parfois même justifié la bonification de réseaux de transport collectifs, de services publics dans certaines destinations isolées, d’installations récréatives qui profitent finalement, et surtout, aux populations locales.  

Le tourisme est intimement lié à la création et à la conservation des parcs nationaux et autres sites naturels grâce aux dépenses des visiteurs qui permettent de financer l’entretien de ces lieux, ainsi que les aménagements pour les fréquenter. Ces sites sont aussi la démonstration d’une volonté de protéger la nature pour que tous puissent en profiter sans en altérer la beauté et la richesse. 

Une vitrine culturelle et des installations colossales

Les grands événements qui rythment la scène culturelle ou sportive à certains moments clés de l’année bénéficient de financement grâce à leur attractivité touristique. Les festivals en dépendent bien souvent. Même à petite échelle, ces événements sont vecteurs de dynamisme dans leur milieu et proposent une vitrine culturelle unique.  

Les legs des Jeux olympiques sont aussi des témoins probants de la valeur du tourisme. Et cet héritage, autrefois mal planifié, se prévoit de plus en plus, surtout dans un souci de maximisation des efforts et des ressources. Londres en témoigne avec son nouveau quartier résidentiel dynamique qui profite de grands espaces verts décontaminés grâce aux JO de 2012. Ceux de Paris à l’été 2024 sont d’ailleurs aussi pensés selon un plan de développement urbain à long terme.   

Des connaissances et de la fierté

Le tourisme est un formidable véhicule de la connaissance et de l’innovation. Il provoque des échanges culturels, des prises de conscience sur ce qu’il faut protéger et valoriser, des réflexions quant à l’identité de la communauté et des mœurs et coutumes qui la distinguent, bref le tourisme contribue à connaître le monde, mais aussi à mieux se connaître, à cerner nos valeurs et à développer notre fierté. Le tourisme, c’est plus qu’une industrie, c’est un phénomène indissociable de la nature humaine et qui a longtemps fait de nous des nomades.   

Votre Cahier Tendances 2024

Ce rappel me semble nécessaire pour amorcer l’année du bon pied. Et pour bien garnir votre coffre à outils, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat s’est penchée sur le comportement des voyageurs et les tendances qui en découlent. L’édition 2024 du cahier propose ainsi une myriade de données exclusives collectées par la Chaire en novembre 2023 auprès de plus de 1000 voyageurs québécois. Chaque tendance est aussi documentée par l’exercice de veille réalisé en continu par l’équipe. Voilà un guide à lire et à consulter au besoin, pour stimuler vos réflexions, alimenter les discussions et appuyer vos décisions.  

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Gestion Tendances

Des espaces hybrides aux espaces fluides

Les nouveaux modes de vie adoptés par plusieurs travailleurs continuent d’engendrer d’importants changements sur le plan de l’occupation des espaces de vie, de travail et de loisir. Le concept de l’hybridation de ces lieux a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre ces dernières années et continue d’évoluer. Pour répondre à des enjeux économiques et sociaux, les termes « lieux fluides » entrent désormais dans le vocabulaire de plusieurs. En plus de bénéficier à différents publics qui profitent de lieux de rencontres polyvalents, certains espaces changent de fonction selon le moment de la journée. D’heure en heure, leur vocation varie et s’adapte aux utilisateurs, certes, mais aussi à différents commerces et entrepreneurs.

Interchanger les vocations

Dans des villes ou quartiers de petites dimensions, il peut être complexe d’offrir une variété de commerces et d’assurer un certain dynamisme. C’est pourtant ce qu’a réussi la petite île de Zeeburgereiland, située aux Pays-Bas. Dans le but d’assurer un milieu de vie agréable à leurs résidents, les constructions WOON& comprennent des locaux commerciaux conçus pour être partagés. Ces lieux s’intègrent donc à des bâtiments abritant des logements et sont animés par différents entrepreneurs au cours de la journée. Les emplacements peuvent successivement être occupés par une boulangerie en matinée puis un bar à vin en soirée, une façon d’optimiser les locaux tout en répondant aux besoins des résidents et des touristes. Ces initiatives permettent aux riverains d’avoir accès à plusieurs services dans un quadrilatère assez restreint. Un moyen d’encourager les commerces de quartier !

En Suisse, en plein cœur de la vieille ville de Zurich, le bain pour femme Stadthausquai se transforme en Barfussbar la nuit tombée, un bar « pieds nus » à ciel ouvert en bordure du fleuve. Une programmation musicale est offerte et le dimanche est voué à des soirées de danse.

Déjouer l’inflation par le partage d’espaces

Le prix élevé des loyers et l’inflation sont des freins importants à la rentabilité des entreprises. Le partage et l’optimisation des espaces entre entrepreneurs ayant des besoins complémentaires peuvent s’avérer des solutions créatives pour contrer ces enjeux. À Milan, Slowear18 est un magasin durant la journée ; le soir venu, l’espace se transforme en bar. On remarque que des ajustements dans l’aménagement, parfois légers, peuvent permettre une cohabitation dont les bénéfices sont grands. Un choix qui peut permettre un partage de coût des espaces, un plus grand dynamisme dans le quartier et une fidélité de clientèle qui s’attache au lieu.

Source de l’image : Slowear18

À Montréal, la boutique de divertissement Les Grillons Givrés propose un commerce éphémère et une soirée jeux tous les vendredis, sa plateforme de vente en ligne est disponible en tout temps. Durant les autres moments de la semaine, c’est l’entreprise InspireA+ qui a pignon sur rue, un espace de yoga et de mise en forme.

Les espaces hybrides poursuivent leur ascension

Les espaces hybrides continuent de surprendre par des aménagements multifonctionnels permettant de répondre aux désirs de la clientèle. À Tokyo, le bâtiment abritant des toilettes publiques est équipé de grands murs blancs, pouvant servir à projeter des visuels artistiques ou des films à la pénombre. La ville d’Amsterdam s’est dotée quant à elle d’un nouveau cinéma, le Rialto. Les projections se déroulent le soir dans un local universitaire transformé pour accueillir les cinéphiles. La salle de classe pour les cours universitaires durant la journée se transforme donc en cinéma une fois les activités pédagogiques terminées.

Source de l’image : Rialto

Communiquer les changements de fonctions des lieux

L’application AndCo permet aux lobbys d’hôtels, restaurants et cafés d’afficher les tables libres afin que les gens soient en mesure de venir y travailler lorsque des espaces s’avèrent inutilisés par la clientèle. La plateforme facilite ainsi la mise en relation des entrepreneurs et des travailleurs et permet de répondre à différents besoins en termes d’espace et de confort.

Source de l’image : AndCo

L’inflation que connaît le Canada pourrait s’avérer une période difficile pour certains entrepreneurs. Pour faire face aux défis, l’aménagement de certains lieux pourrait rendre les espaces favorables aux changements de vocation, une avenue prospère pour la créativité entrepreneuriale. Maximiser l’utilisation de l’espace tant en termes d’usage que de plages horaires pourrait être positif pour le quartier et la rentabilité des entreprises. Une possible nouvelle voie vers la coopétition !

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Technologies Tendances

Quelles tendances animent les startups en 2023 ?

Chaque année, depuis 2017, les grands partenaires du MT Lab identifient des thématiques d’innovation prioritaires à partir desquelles ils s’appuient pour sélectionner les startups de l’incubateur. Ce processus permet de déceler les enjeux et les tendances prédominants selon ces acteurs. Voici quelques grands courants qui se démarquent, à la lumière des choix qui ont guidé le repêchage de la cohorte hiver 2023. 

Mobilité durable, un incontournable pour réduire les GES

Par sa nature, le tourisme engendre de nombreux déplacements, ce qui induit d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES). Le devoir de se tourner vers des transports actifs (marche, vélo), collectifs (autobus, train, métro) et d’augmenter la cadence de l’électrification des véhicules n’est plus à prouver. 

La mobilité partagée 

Selon l’analyse faite par McKinsey sur le secteur, la mobilité partagée pourrait augmenter rapidement au cours de la prochaine décennie.  

La mobilité partagée (ex. Covoiturage) devient également une option intéressante dans un contexte de réduction des GES. D’après le cabinet-conseil McKinsey & Company, les trois tendances sur lesquelles s’appuie la mobilité partagée sont : 

  • L’intérêt pour des propositions abordables (partage de la facture par plusieurs personnes) et pratiques (un service porte à porte) ;  
  • L’avènement des véhicules autonomes, qui consiste, pour le consommateur, à passer d’un mode conducteur à celui de passager. Dans un contexte de véhicule partagé, le cabinet-conseil mentionne l’arrivée de robots taxis et de robots-navettes; 
  • La volonté de se tourner vers la micromobilité pour faire face aux enjeux de congestion routière.  

Au MT Lab, une jeune pousse ajoute une solution dans le champ des possibilités des transports partagés. Il s’agit de Taxy Match qui, tel que son nom l’indique, permet le partage d’un taxi avec des personnes qui effectuent un trajet similaire.  

Source : Taxy Match 

Expériences sensorielles, pour mieux se connecter

L’envie et le besoin des voyageurs de se connecter à eux-mêmes, aux autres, à la nature, à un lieu et sa culture, ont fait l’objet d’une section entière du Cahier tendance 2023 de la Chaire de tourisme Transat. Au MT Lab, cela se traduit par la sélection de quatre startups qui gravitent autour de ce courant. 

Le bien-être, une tendance forte 

De nombreux rapports (Booking, Expedia, Hotels.com et Vrbo, American Express, etc.), annonçant les tendances de 2023, ont mentionné le grand intérêt des voyageurs pour des expériences qui favorisent divers types de connexions, dans une optique de bien-être. Selon le Global Wellness Institute, ce type de tourisme devrait croître en moyenne de 21 % par an jusqu’en 2025.​ 

La définition du bien-être évolue et la manière dont les consommateurs l’expérimentent prend aussi diverses formes et laisse place à une multitude de possibilités pour les entreprises qui désirent se positionner dans cet axe. Voici deux exemples de jeunes pousses qui s’illustrent dans le secteur. 

Paysages est un studio de création multimédia spécialisé en expériences immersives et contemplatives. Son offre consiste à rehausser l’atmosphère ambiante d’un lieu en créant des effets visuels et sonores qui génèrent un sentiment d’apaisement et d’harmonie auprès de son auditoire. La vidéo suivante présente un projet réalisé pour le Monastère des Augustines, soit une œuvre vidéo contemplative qui invite à ralentir et à s’imprégner de l’esprit du lieu.  

De son côté, Sérénité sonore allie la musique et le bien-être. L’entreprise propose des concerts dans des chaises suspendues dans une salle atypique à Montréal et aussi en forêt, sous les étoiles. La startup a également conçu un parcours numérique, déployé notamment au parc Marie-Victorin à Longueuil, composé de six haltes sonores comportant trois installations musicales distinctes : arbre-lyres, arbre-xylo et banc rythmé. À travers une application, les utilisateurs sont guidés par la voix et la harpe de l’artiste Annabelle Renzo.  

Source : Page Facebook de Sérénité sonore 

L’immersion, appuyée par la technologie

Depuis plus d’une décennie, la réalité augmentée (RA) est bien intégrée dans le milieu du divertissement et des attraits. Mais l’intérêt pour cette technologie s’est graduellement effrité. L’arrivée du métavers a secoué l’univers de la réalité mixte (réalité virtuelle (RV) et RA) et a eu pour conséquence de réactiver l’intérêt pour des expériences immersives numériques, et dans ce cas-ci, la RA. Son avantage : elle ne nécessite pas l’usage de casque de RV, ce qui la rend plus accessible.  

Avec sa solution 360 ELYSIUM, la startup MYTHOLOGI permet à ses utilisateurs de créer et de participer à des expériences de RA interactives. Sa technologie favorise la connexion au lieu et aux autres par la découverte et le jeu social. Il peut s’agir d’incorporer la ludification (gamification) dans le parcours d’une visite touristique, de créer des zones d’activation VIP en RA lors de festivals ou encore de mettre en place des ateliers collaboratifs à partir de tableau en RA lors de conférences ou congrès d’affaires.  

Source : MYTHOLOGI 

Le storytelling, pour s’imprégner du lieu 

Le storytelling demeure un outil puissant pour connecter les visiteurs avec la destination, son histoire, son territoire et ses habitants. 

À l’aide de la technologie (plateforme Web et application mobile) Mia fait connaître l’histoire des communautés en créant une expérience immersive pour les utilisateurs. Avec des codes QR, les voyageurs peuvent accéder à des contenus sur place et s’imprégner des lieux qu’ils traversent. 

Source : Mia 

Optimisation de la présence en ligne, toujours un défi !

Assurer une présence en ligne est depuis longtemps une nécessité pour les entreprises touristiques. Cependant, une grande proportion d’organisations québécoises n’arrive toujours pas à rattraper son retard numérique et à gérer sa présence sur différents canaux (site Web, médias sociaux, profil sur des sites externes, etc.).  

C’est ici que se positionne la solution de Dahub, une plateforme d’optimisation de la présence en ligne, qui permet de maintenir à jour toutes les données d’une entreprise sur le Web. Son service centralise les informations puis s’occupe d’actualiser automatiquement les données sur les canaux utilisés par l’organisation.  

Source : dahub.io 

Marketing, les beaux jours de la vidéo se poursuivent !

Selon une enquête effectuée par Statista en novembre 2022 auprès de spécialistes en marketing, une grande proportion de répondants diffusent des vidéos sur YouTube (90 %), Facebook (86 %) et TikTok (35 %). L’influence de ce dernier devrait continuer de générer de l’intérêt pour les vidéos de courte durée en 2023. 

Yiqqi est une solution collaborative qui facilite la création de vidéos. Le producteur (par exemple une entreprise) élabore d’abord son scénario, puis y insère la musique et les effets spéciaux désirés. Par la suite, il invite le public à participer en ajoutant sa propre vidéo dans la scène appropriée. Une fois le contenu validé par le producteur, Yiqqi s’assure de générer une ou des vidéos.

Source : Yiqqi 

Agence réceptive : renouveler la mise en marché des expériences locales

Proposer des offres plus nichées, personnalisées et hors des sentiers battus s’avère une des tendances observées dans le secteur des agences de voyages ces dernières années. En constante compétition avec les propositions disponibles sur le Web, elles misent sur les bonnes relations qu’elles ont su développer avec leurs clients et aussi sur les aspects « clé en main » et « sans souci » dont ils bénéficient. 

Voyages latitude est une agence réceptive qui se spécialise dans la création et l’offre d’expériences locales. Elle propose des produits clés en main, standards ou à la carte, tels que des tours guidés, des microaventures et des forfaits. Ses escapades mystères constituent un concept unique au Québec, qui favorise la découverte d’entreprises touristiques moins connues du public et la réalisation de micro-expériences locales. 

Source : voyageslatitude.com 

L’expérimentation s’inscrit dans l’ADN des startups. C’est avec beaucoup de créativité et d’agilité qu’elles innovent pour faire face aux enjeux et répondre aux tendances d’aujourd’hui et de demain ! 

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S’élever grâce à la synergie

En gestion, la synergie signifie un rendement supérieur résultant de la mise en commun de plusieurs actions. En développement durable, elle renvoie à un réseau dorganisations et de collectivités engagées dans une dynamique déchange inspirée du fonctionnement des écosystèmes.  

Les notions de collaboration et de coopétition telles qu’on les connaît doivent être mises au service d’une économie qui tend vers la circularité, la résilience et la profitabilité des partenaires, de la collectivité et de la planète.

Accélérer la cadence, ensemble

Certains grands défis ne peuvent être relevés seuls. Des occasions d’affaires gagnent aussi à être saisies en équipe. Il faut savoir s’entourer et s’allier de compétences et de talents complémentaires pour être plus fort, plus agile. Les intervenants d’un même, voire de plusieurs secteurs d’activités, doivent se mobiliser et collaborer à la mise en commun de leur expertise. Les occasions de partenariats et de maillage sont diversifiées : activités promotionnelles ciblées, expérience client bonifiée, initiatives écoresponsables ou en économie circulaire, partage de données pour augmenter sa connaissance client, structuration de l’offre, optimisation des pratiques de gestion et des processus, etc.  

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Un effort commun pour le climat 

La transition climatique s’avère un enjeu global qui mobilise tous les secteurs. Il est primordial d’éviter le clivage qui pourrait se creuser entre les entreprises qui passent à l’action et celles qui stagnent devant les changements à effectuer pour mener à bien cette transition. Les grands joueurs de l’industrie assument de plus en plus leur rôle de leader pour que tous accélèrent ensemble, maintenant et pour les années à venir.  

Partager pour s’élever comme industrie

Apprendre des succès et des échecs de ses pairs permet d’avancer comme industrie et de déployer des solutions significatives face aux enjeux. Par exemple, le mentorat, qu’il soit entre organisations ou entre individus, permet de hausser le niveau de qualité globale d’un secteur, contribue à améliorer les façons de faire d’une industrie connexe ou encore à assurer la transmission des savoirs. Des approches plus traditionnelles comme la coopétition nécessitent également un partage de connaissances et une certaine transparence pour assurer la réussite d’un tel partenariat. Des destinations ont déjà réussi ce pari en matière de promotion en mutualisant des actifs et des ressources marketing.  

De nouvelles approches sont à prévoir pour accélérer le transfert de bonnes pratiques, le partage de ressources, d’expertises et d’outils. 

Faire des résidants des alliés 

Selon un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat, le tiers des voyageurs québécois ont fait un voyage d’au moins une nuitée dans leur région respective de mai à novembre 2022. Le résidant constitue ainsi une clientèle qui gagne à être reconnue et incluse dans les stratégies marketing. Porte-parole de la culture et des valeurs locales, tant chéries par les visiteurs, ambassadeur du territoire et protecteur de sa qualité de vie ; il occupe aussi un rôle important dans l’écosystème touristique. Développer une approche pour l’impliquer et entendre sa voix devient une pratique gagnante pour construire une offre touristique durable. Les destinations en particulier doivent tendre vers un leadership collaboratif et inclusif. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Se connecter… avec ou sans technologie

Cette propension à vouloir vivre pleinement certains moments s’inscrit notamment dans une quête qui a pris de l’ampleur au cours des dernières années : le bien-être. La connexion s’exprime aussi par le désir de vivre des expériences significatives, porteuses de sens, après une période qui nous en a privés.  

Dans une perspective touristique, ce phénomène passe, entre autres, par des expériences d’immersion, réelles ou virtuelles. Celles-ci permettent de capter la dynamique qui anime une destination en voyageant plus lentement, d’expérimenter des savoir-faire plutôt que de les observer, de resserrer les liens avec ses proches par l’intensité d’une activité, de donner un sens au lieu et même, parfois, d’en revenir grandi. Les types de connexion sont donc multiples, d’autant plus qu’elles varient selon les clientèles.  

De leur côté, des entreprises touristiques cherchent à créer, dès le premier contact avec le client, une expérience de connexion sans friction, positive, qu’elle se produise en ligne ou par l’entremise d’un employé. Elles misent également sur une connaissance poussée de leur clientèle afin d’adopter une approche personnalisée et ainsi d’établir une relation. Les entreprises touristiques ont tout avantage à tirer profit des occasions de connexion avec leurs clients, en ligne comme sur place. 

Des expériences de connexion…

  • Avec la nature 

Les bienfaits de la connexion à la nature sur l’être humain ont été démontrés. Les activités en plein air, dont la popularité ne baisse pas, constituent la façon la plus probante de créer cette connexion. À cet égard, 59 % des voyageurs québécois ayant visité le Québec en 2022 ont participé à une activité de plein air*. La multiplication de l’offre d’hébergement en nature, dont le design valorise le paysage et favorise l’immersion dans l’environnement, laisse aussi entendre que la tendance ne s’essouffle pas. 

  • Avec le territoire 

L’intérêt pour le tourisme lent (slow travel) s’inscrit tout à fait dans cet esprit d’établir un contact profond avec la destination. L’appétit des voyageurs pour l’agrotourisme et l’intérêt des Québécois pour des expériences autochtones sous-tendent aussi ce désir de connexion au territoire par le biais des gens qui l’habitent.  

  • Avec les attraits et les activités 

Les expériences immersives, souvent propulsées par des outils technologiques comme la réalité virtuelle ou des projections spectaculaires, se multiplient. Qu’il s’agisse d’expositions au musée ou encore d’activités dans un parc thématique, elles sont recherchées, car elles peuvent créer des moments de connexion mémorables. 

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  • Avec soi-même  

62 % des voyageurs québécois estiment que le voyage est important pour leur santé mentale.

Pour certains consommateurs, la période pandémique fut l’occasion de s’interroger sur ses priorités, sur son travail, sur ce qui compte vraiment. On observe aussi une demande accrue pour des activités relatives au bien-être, à la santé physique et psychologique. Le voyage en fait partie. En fait, 62 % des voyageurs québécois estiment que le voyage est important pour leur santé mentale*.  

  • Avec les autres 

La vie a repris son cours et l’heure est aux retrouvailles, de petite comme de grande envergure. Les séjours entre amis, en famille élargie, les festivals, les congrès ou même les grands événements font le bonheur de nombreux voyageurs. 

Ce besoin de connexion s’exprime aussi dans les milieux de travail. Les activités de teambuilding ou encore les retraites d’équipe en plein air s’avèrent d’autant plus intéressantes pour créer des connexions entre les membres, surtout dans les milieux où le télétravail domine. 

Des entreprises connectées à leurs clients

Depuis trois ans, les consommateurs ont développé des réflexes numériques pour effectuer leurs activités quotidiennes. Habitués de transiger efficacement sur de grands sites de commerce de détail, ils souhaitent retrouver cette même intuitivité, fluidité et rapidité pour magasiner leur voyage et leurs activités. Le premier contact doit donc être à la hauteur pour qu’une connexion avec le client se crée et que la relation passe du format virtuel au mode réel. Les médias sociaux représentent un important canal de connexion. Quelque 40 % des voyageurs québécois y ont eu recours pour s’inspirer ou planifier un voyage au cours des 12 derniers mois*. 

Les précieuses ressources humaines constituent la pierre angulaire de cette connexion avec l’entreprise. Mais la qualité de la relation se voit menacée par les enjeux de personnel. En effet, la moitié des voyageurs québécois mentionnent avoir vécu des situations liées au manque de main-d’œuvre. Parmi ceux-ci, 81 % jugent que la pénurie a affecté leur expérience touristique*. Un mauvais service ou un manque de fluidité génère un bris de connexion dans l’expérience du visiteur, voire une déconnexion.  

Une des façons de favoriser cette connexion consiste à bien connaître les habitudes et les comportements de sa clientèle. La collecte et l’analyse de données sur celle-ci sont incontournables pour déployer une offre personnalisée. Certaines entreprises, surtout celles qui déploient une offre haut de gamme, pavent la voie à l’hyper personnalisation grâce à ces informations habilement exploitées. L’hôtellerie et le réseau de distribution sont particulièrement actifs dans ce domaine. 

 * Tiré de : Chaire de tourisme Transat. Enquête portant sur le comportement des voyageurs québécois, décembre 2022.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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L’heure est à la responsabilisation !

La société est aujourd’hui plus informée que jamais. Avec l’étendue de ces connaissances viennent des obligations, tant pour les consommateurs que pour les organisations. Dans ce contexte, endosser des comportements ou mécanismes qui vont à l’encontre de ce qui est acceptable, d’un point de vue social comme environnemental, tend à être révolu.   

La crise climatique actuelle force chaque partie prenante à accélérer la mise en place de mesures concrètes et efficaces à long terme. Les inégalités sociales et économiques placent sous les projecteurs les autres dimensions du développement durable ; jamais n’a-t-on autant parlé d’équité, de diversité et d’inclusion. Acteurs touristiques et voyageurs doivent regarder dans la même direction et prendre part à un tourisme plus conscientisé et respectueux 

Des consommateurs peu actifs, mais informés

Les voyageurs québécois souhaitent voyager de façon plus responsable. Cependant, peu d’entre eux choisissent un hébergement ou un attrait en raison de leur orientation durable (22 %) ou payent pour compenser les émissions de gaz à effet de serre émises lors de leurs déplacements (10 %).  

Cette situation est similaire au niveau international. Selon une étude menée par Booking, un peu plus de 70 % des voyageurs interrogés désirent faire plus d’efforts pour voyager de manière responsable en 2023. Il existe encore toutefois des écarts importants entre leurs intentions et leurs comportements. Par exemple, une minorité d’entre eux recherchent activement des hébergements durables ou des transports moins polluants lors de leur planification de voyage.  

Cela dit, les clientèles qui souhaitent réellement modifier leurs habitudes pour adopter des comportements plus responsables sont de plus en plus outillées pour le faire. De nombreuses organisations facilitent les démarches des consommateurs, que ce soit à l’étape de l’inspiration, de la planification ou de la réservation. Maintenant qu’elles pavent la voie, il devient de plus en plus facile pour les clients de passer à l’action et de faire preuve de responsabilisation, même s’il reste encore beaucoup à accomplir. 

Des organisations multiresponsables

Un peu plus de 90 % des entreprises touristiques québécoises qui s’intéressent au développement durable ont implanté des pratiques responsables au sein de leur organisation par conviction personnelle. 

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est de plus en plus importante ; les gestionnaires perçoivent un intérêt clair de leur clientèle envers des produits et des services durables. Ces dernières s’attendent ainsi à ce que les organisations offrent des options durables, fassent preuve de transparence, soient inclusives, proposent une expérience candidat et employé irréprochable, tout cela, en conservant un service à la clientèle impeccable. En somme, les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi élevées. 

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En ce sens, la bienveillance, le respect et l’accueil de la différence font partie des valeurs clés véhiculées par les organisations responsables. La pénurie de main-d’œuvre incite les employeurs à adopter un style de gestion qui place l’humain au cœur des décisions. De plus, nombreuses sont les entreprises qui accordent la priorité à des campagnes marketing inclusives et qui proposent des expériences adaptées à une clientèle élargie. Pour d’autres, cela se traduit par l’adoption d’initiatives responsables au sein des opérations, à travers la sensibilisation de la clientèle ou par l’adaptation des orientations de l’organisation, par exemple.  

Bien que le développement durable fasse partie intégrante des priorités opérationnelles des organisations québécoises, son intégration n’est pas encore clairement définie. Les plans d’action demeurent abstraits, voire absents. Le secteur continue ainsi de faire face à des défis de structuration importants. 

La destination de l’avenir : informée, mobilisatrice et responsable

Le rôle des organisations de gestion de la destination (OGD) évolue de manière à redonner à la communauté et à l’environnement naturel, qui constitue d’ailleurs bien souvent l’une des principales motivations de voyage. Réelle plaque tournante de la connaissance, l’OGD acquiert et fait circuler l’information pertinente aux visiteurs, comme aux entreprises. Elle devient experte dans l’utilisation de données au service de la clientèle, par exemple en personnalisant des offres basées sur des profils dominants ou en suggérant des activités alternatives. Elle se sert également des données pour guider les membres vers un développement plus durable (meilleure gestion des flux touristiques, protection des milieux sensibles) et créer un réel avantage concurrentiel.  

Les OGD, en plus d’assumer leur rôle marketing, assurent un développement conscient du territoire qu’elles représentent. Les fonctions de ces organisations tendent à se diversifier et le touriste n’y tient plus le premier rôle. Désormais, les enjeux de durabilité, de changements climatiques, d’inclusion ou de la place des communautés s’invitent dans les entreprises et interpellent un grand nombre d’acteurs qui gravitent autour de la sphère touristique. Les indicateurs de succès d’une destination se diversifient pour inclure ces nouveaux facteurs. Visionnaire, facilitatrice, collaboratrice, coordonnatrice ; l’OGD assume tous ces chapeaux de concert avec les acteurs publics, privés et les résidants. La flexibilité et l’innovation sont de mise. Avec ces nouveaux enjeux et responsabilités, il faut s’attendre à voir émerger de nouveaux modèles d’affaires et de financement afin que les destinations deviennent de réels catalyseurs de changements dans leur milieu. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Expérimenter pour trouver les meilleures solutions

Alors que le monde semble reprendre son souffle, l’heure est à l’expérimentation pour les entreprises et les territoires. Chacun cherche à comprendre si certaines solutions mises de l’avant durant la pandémie devraient être maintenues à plus long terme et si certains comportements observés depuis 2020 deviendront la norme chez les consommateurs de demain. Dans une société qui évolue rapidement, l’expérimentation s’intensifie et s’impose dans tous les champs d’activités. 

Plusieurs concepts devront être éprouvés pour qu’on songe ensuite à les consolider, mais jusqu’à quel point les solutions demeureront en place ou nécessiteront des compromis ? Mèneront-elles à d’autres solutions ? Par exemple, est-il concevable d’exiger le retour des employés au bureau ou préférable d’opter pour des modèles hybrides et flexibles ? Est-ce que les organisations miseront sur les échanges commerciaux virtuels ou retourneront-elles sur la route comme dans le passé ? Les choix retenus seront guidés par les valeurs et priorités post-covid des décideurs et l’adoption de la clientèle. Les entreprises résilientes et innovantes devront se donner encore le droit à l’erreur et à une période d’ajustements. 

L’exploration au profit de l’expérience humaine

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

Le travailleur a changé. La pandémie l’a fait réfléchir et a provoqué une transformation de son mode de vie. Il s’interroge sur l’utilisation de son temps et l’importance qu’il accorde à son emploi, évalue ses conditions de travail et dans certains cas, revoit son choix de carrière. Cette remise en question engendre de grands bouleversements organisationnels, particulièrement en cette période de pénurie de main-d’œuvre, où les entreprises n’ont d’autre choix que de remettre l’humain au centre de leurs priorités.  

Les organisations s’adaptent en testant de nouvelles approches liées notamment aux modalités de travail, au style de leadership et aux processus (équipes autonomes, ludification et agilité). Elles cherchent à offrir une meilleure expérience en mettant en place des politiques internes revisitées, plus inclusives qui visent le bien-être de chacun. La manière de recruter fait place à la créativité en plaçant l’expérience candidat au premier plan et en innovant pour attirer la relève. Enfin, les entreprises sont prêtes à essayer diverses technologies numériques pour soulager leurs effectifs.  

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

La ville comme laboratoire vivant

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

La ville est constamment en mouvement, elle se redessine au rythme des crises et des nouveaux comportements. Cet écosystème complexe et fragilisé cherche à retrouver son équilibre en testant de nouvelles propositions qui s’arriment aux besoins de ses usagers et à sa vocation de lieu social et de rencontres.  

Pour améliorer la qualité de vie des résidants, on assiste à de nombreux projets-pilotes teintés d’idées créatives et innovantes, notamment en lien avec la mobilité active ou encore avec la transformation des espaces publics. Certains projets s’avèrent concluants et s’insèrent de façon permanente dans le paysage urbain, pour le bien-être et la santé des utilisateurs. Toutefois, la vocation de certains lieux est remise en question. 

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L’avenir semble encourageant pour les milieux urbains. D’après le dernier rapport du World Travel & Tourism Council, le tourisme urbain devrait croître plus rapidement que tous les autres secteurs, il deviendrait ainsi la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. Les acteurs des centres urbains devront donc tester de nouvelles façons de tirer leur épingle du jeu en proposant des expériences et des célébrations inoubliables.  

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

L’agilité, gage de résilience

La crise sanitaire a forcé les organisations à penser autrement et à mettre en pratique de nouvelles façons de faire. Elles ont dû s’adapter, s’ajuster et se réinventer.  

Une entreprise agile effectue le développement et la livraison de sa solution en mode itératif. Les startups sont des championnes de l’expérimentation, puisqu’elles testent bien souvent de nouveaux types de solutions. Les entreprises de toutes tailles gagnent à s’inspirer de cet état d’esprit, d’ouverture et d’exploration où l’erreur est permise. 

Les données jouent un rôle crucial dans les organisations. Elles permettent d’appuyer ou d’infirmer certaines intuitions et ainsi de mesurer le succès des expérimentations ou des projets-pilotes. Une fois validés, ces tests améliorent l’offre et l’expérience client. Cet aspect est d’autant plus important dans un contexte où les consommateurs développent de nouvelles habitudes et recherchent une plus grande personnalisation des expériences. 

Les entreprises agiles qui prennent des décisions basées sur les données auront tous les atouts en main pour incarner un tourisme intelligent dans les années à venir. Dans le contexte d’incertitude économique et géopolitique actuel, cela leur permettra certainement de mieux faire face aux futurs défis.  

Le Web 3.0  

La 3e génération d’Internet, le Web 3.0, a la particularité d’interconnecter les données entre elles de manière décentralisée. Grâce aux technologies comme la blockchain et l’intelligence artificielle, elle offre aux utilisateurs une expérience plus rapide, personnalisée et sécurisée. Les consommateurs comme les organisations y font leurs premiers pas en expérimentant les nouvelles opportunités. Si certains ont une longueur d’avance résultant de leur adhésion précoce, d’autres les observent pour analyser et comprendre leur utilisation. 

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Le métavers peut transporter les voyageurs dans de nouveaux espaces et a le potentiel de devenir un outil marketing pour de nombreux secteurs, dont le tourisme de réunion et de congrès. Certaines entreprises touristiques offrent la possibilité de payer en crypto-monnaies aux clients qui en possèdent. De leur côté, les NFT poussent plus loin l’exclusivité et les privilèges dans les secteurs de la culture, du plein air et du luxe. Ces technologies resteront-elles des produits de niche ou seront-elles adoptées par une forte proportion de consommateurs et d’entreprises ?  

Est-ce que les expérimentations actuelles dans le domaine du Web 3.0 sont une prémisse au voyage de demain ? Les prochaines années détermineront si le retour sur investissement pour les entreprises est concluant et si le jeu en valait la chandelle.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Hybridation : un peu, beaucoup, passionnément

Mis en lumière il y a plus d’une décennie, il se définissait principalement par des espaces qui changent de fonction ou qui en cumulent de nouvelles. Le secteur de l’hôtellerie, avec ses salles à vocation multiples ou encore les stations de ski qui diversifient leur offre d’activités, illustre bien ce à quoi le phénomène a d’abord été associé. Cette tendance possède de nombreuses déclinaisons, telles que l’hybridation…   

des lieux

Depuis quelque temps, on assiste au foisonnement de lieux multifonctions. En France, on parle de tiers lieux pour décrire ce phénomène qui se caractérise par des bâtiments aux espaces évolutifs et à usages multiples. Ancrés dans leur territoire, ces lieux disposent d’une offre d’activités et de services qui s’articulent autour des besoins des populations locales, mais aussi de citoyens temporaires, tels que les voyageurs. Au Québec, le concept adopte différentes formes, celle notamment d’églises converties qui conservent leur vocation rassembleuse en proposant des zones de loisirs, de restauration, de co-working et de spectacles. 

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Les espaces qui permettent une mixité d’usages dans certains établissements ou lieux extérieurs (musées, centres de congrès, parcs, etc.) continuent de représenter un terreau fertile d’opportunités. En plus d’attirer de nouvelles clientèles, cette avenue permet de diversifier les sources de revenus ; une voie salutaire, particulièrement en période creuse. Désormais, tous les secteurs s’adonnent à la tendance, faisant ainsi briller des idées innovantes !  

des comportements

Le workation est une contraction des mots anglais work(travail) et vacation (vacances) et se caractérise par des séjours qui combinent l’agrément et le télétravail. 

 

Le bleisure est une contraction des mots anglais business (affaires) et leisure (agrément) et fait référence aux voyageurs d’affaires qui prolongent un déplacement professionnel pour des raisons d’agrément. 

La pandémie de COVID-19 a marqué un tournant sur le plan des modalités de travail pour un bon nombre d’individus. Le télétravail a changé le cours du quotidien des employés de bureau et ce phénomène se reflète sur les modes de vie qui en ont découlé. Certains misent sur les bienfaits et les possibilités multiples qu’offre cette nouvelle flexibilité et en profitent pour combiner le travail aux vacances (workation ou bleisure).  

Les voyageurs hybrides ne laissent ni les destinations ni les entreprises touristiques indifférentes. Se positionner auprès des travailleurs à distance devient incontournable considérant le potentiel qu’ils représentent, tant par leur nombre (clientèle locale et internationale) que par leur flexibilité qui contribue d’ailleurs à déjouer la saisonnalité, à allonger les séjours et à en créer de toutes pièces.  

Près d’un voyageur québécois sur trois (28 %) estime qu’il sera en situation de télétravail en 2023 (9 % en totalité et 19 % en partie). De ce nombre, 15 % comptent faire un séjour pour travailler à distance, 17 % envisagent de prolonger un séjour d’agrément grâce au télétravail et 10 % s’attendent à prolonger un déplacement professionnel.

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des compétences

La pénurie de main-d’œuvre pousse les entreprises à maximiser le plein potentiel de leurs troupes. Par conséquent, la polyvalence de chacun devient un atout pour un fonctionnement plus efficace. Investir dans la formation des effectifs s’avère fondamental pour accompagner le personnel vers des rôles multi-tâches et multi-responsabilités. Les employés hybrides sont ceux qui occupent plus d’une fonction pour un même employeur, un phénomène aussi connu sous le terme de polycompétence. 

L’avenir est-il hybride ?

Le milieu du travail, les rassemblements d’affaires, l’offre culturelle ont tous goûté au mode virtuel, puis hybride durant la pandémie. Qu’est-ce qui perdurera ou disparaîtra ? Plusieurs s’interrogent. Chose certaine, l’hybridation a favorisé l’accessibilité, notamment des clientèles qui peinent à se déplacer, par incapacité physique ou encore financière. Dans ce contexte d’inclusivité, il ne serait pas surprenant de voir perdurer la tendance dans les années à venir !   

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Cet article se retrouve dans le  Cahier Tendances 2023  réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.