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Marchés géographiques

Les intentions de voyage des résidents de l’Ouest canadien à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le du ministère du Tourisme auprès de 557 voyageurs originaires de l’Ouest canadien afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats obtenus montrent les caractéristiques de ce marché.

Quelque 17 % des voyageurs originaires de l’Ouest canadien projettent de visiter le Québec au cours de la prochaine année. En comparaison avec les marchés de l’Ontario et des Maritimes, il s’agit de la proportion la plus faible. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année dont en moyenne 2 auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (67 %) et de Québec (42 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Sans surprise, les principaux types de séjours envisagés sont les séjours urbains (38 %) et ceux axés sur la culture (36 %). Lors de leur venue au Québec, les voyageurs de ce marché cherchent principalement à entreprendre un roadtrip (53 %), vivre une expérience liée à la baignade (44 %) et au plein air contemplatif (42 %).

Au cours de leur séjour d’une durée moyenne de 7,2 nuitées, la moitié des répondants de l’Ouest canadien passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets loués) est également dans leurs plans (42 %) comme le fait d’être hébergé chez de la famille ou des amis (27 %).

Cette clientèle considère davantage que les activités proposées au Québec ne correspondent pas à leurs intérêts comparativement aux autres marchés (55 % contre 70 % du total des répondants). Qu’est-ce qui les motive à explorer la province ? Quelque 40 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. La sécurité de la destination (28 %) et le désir de découvrir une nouvelle destination (26 %) représentent les deux autres motivations les plus évoquées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent deux raisons :

1.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (27 %) ;

2.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (21 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour l’Ouest et les territoires canadiens (60 %), les États-Unis (hors Nord-Est) (42 %) ou une destination internationale (21 %) lors de leur prochain voyage.

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des résidents des Maritimes à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 543 voyageurs originaires des provinces maritimes afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Quelque 24 % des résidents des Maritimes ont l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année, dont 61 % auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (48 %) et de Québec (31 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Ils cherchent principalement à entreprendre un roadtrip (62 %), vivre une expérience liée à la baignade (47 %) et au plein air contemplatif (45 %). Près de la moitié se rendra au Québec pour visiter des parents et amis. Autrement, cette clientèle planifie principalement des séjours urbains (29 %) et des séjours axés sur la culture (29 %).

Quelque 53 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. Près du quart sont attirés par une attraction ou un événement particulier (24 %) tandis que d’autres ont naturellement l’habitude de prendre leurs vacances au Québec (23 %). Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année avancent les raisons suivantes :

1.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (24 %) ;

2.Ils ont déjà assez visité le Québec (22 %) ;

3.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (20 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour les provinces maritimes (73 %) ou encore l’Ontario (20 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels

Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Américains à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 183 voyageurs originaires du Nord-Est des États-Unis afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus du quart (28 %) des Américains interrogés a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils prévoient en moyenne 4 voyages dans l’année, dont 3,1 voyages auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (43 %) et de Québec (40 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet cette clientèle planifie principalement des séjours axés sur la culture (41 %) et plus du tiers, des séjours urbains (36 %). Ceux de détente sont également envisagés (30 %). Les Américains du Nord-Est des États-Unis cherchent principalement à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), à entreprendre un roadtrip (47 %) et à profiter de la gastronomie (45 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 5,9 nuitées, plus de la moitié des Américains passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets locatifs) est également dans leurs plans (31 %), de même que les établissements de petite taille (24 %).

Parmi la clientèle en provenance du Nord-Est des États-Unis, quelque 46 % évoquent le désir de visiter une nouvelle destination comme principale motivation. La sécurité de la destination (37 %) et la recommandation de proches (36 %) représentent les deux autres raisons les plus mentionnées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année mentionnent deux raisons principales :

1.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (25 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %).

Ces voyageurs visiteront plutôt leur propre pays.

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Français à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du tourisme auprès de 546 voyageurs français afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus d’un Français sur trois (38 %) a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un peu plus du tiers des voyages prévus au cours de l’été auront pour destination le Québec. Les villes de Québec (52 %) et de Montréal (47 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet, cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (47 %) et plus du tiers, des séjours urbains (43 %). Les séjours de nature et d’aventure sont également envisagés (30 %). Plus de la moitié cherchent à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), au plein air sportif (51 %) ou à la gastronomie (51 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 11 nuitées, 40 % des Français passeront la nuit dans de grands hébergements commerciaux. Les établissements de petite taille (38 %) et l’hébergement collaboratif comme Airbnb (26 %) figurent également dans leurs plans.

La clientèle française perçoit favorablement le Québec. Elle est plus encline que les autres marchés à associer la destination québécoise à une population accueillante, à des paysages variés et des événements culturels intéressants. Quelque 63 % éprouvent le désir de visiter une nouvelle destination. Quelque 40 % des répondants viendront sous recommandation de parents et amis. Finalement, près du tiers mentionne la sécurité de la destination.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Les prix trop élevés (27 %) ;

2.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (22 %) ;

3.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (20 %).

 

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Note méthodologique : Les intentions de visite obtenues envers le Québec par les visiteurs français sont hautement enthousiastes : au total, 39 % des voyageurs sondés sur ce marché ont indiqué considérer faire un voyage au Québec, entre mai et octobre. Or, une proportion élevée de ces répondants n’avaient entrepris aucune démarche à ce sujet, ou n’avaient pas manifesté d’intérêt élevé face au Québec dans la section du questionnaire portant sur la considération du Québec d’ici les deux prochaines années. Ces données sont à interpréter avec prudence.

Un filtre restrictif a été appliqué pour le marché français afin de ne considérer que les voyageurs qui semblaient « sérieux » dans leurs démarches, ce qui représente plutôt 17 % de ce marché.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Tendances

Les tendances touristiques racontées

Cette année, l’équipe de la Chaire a collaboré avec le bédéiste Cyril Doisneau pour mettre en scène certaines tendances décortiquées dans le cahier Perspectives touristiques2022. Nous vous invitons à les découvrir à travers l’histoire de nos deux voyageurs afin de déceler des opportunités ou des défis qui pourraient se présenter au cours des prochains mois. Bonne lecture! 

Image à la une : Cyril Doisneau

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Faits et chiffres

Le Réseau de veille en tourisme veut vous entendre !

La pandémie a mis en lumière la réactivité et la créativité de l’industrie touristique. Les restrictions causées par les mesures sanitaires et l’absence de la clientèle internationale ont poussé les organisations à penser en dehors de la boîte.

Merci de bien vouloir partager vos bonnes pratiques ici. 

Vos réponses pourraient alimenter les contenus du Réseau de veille et inspirer les organisations en ces temps particulièrement difficiles. 

Merci de votre participation!

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Produits et activités

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : Portrait de la culture et des festivals

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. De ce nombre, 280 sont des gestionnaires d’organismes culturels et patrimoniaux et 165 proviennent du secteur des festivals et événements.

Au moment de la collecte de données, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était en vigueur ainsi que l’annonce de l’annulation des festivals jusqu’au 31 août. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait à une période précise.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur les organisations culturelles et patrimoniales, les festivals et les événements de même que les mesures adoptées ainsi que les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

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Les impacts de la crise

L’UNESCO et le Conseil international des musées estiment que les organisations muséales ont été particulièrement touchées par la pandémie de la COVID-19. Près de 90 % d’entre elles, soit plus de 85 000 institutions, ont fermé leurs portes pendant la crise. Quelque 13 % des musées dans le monde risquent de ne jamais rouvrir. Du côté des festivals et événements, les annulations du Festival International de Jazz de Montréal et des Francos représentent à elles seules des pertes de 58 millions de dollars et des centaines d’emplois impactés.

Au Québec, les trois quarts (74 %) des répondants des milieux culturels et événementiels jugeaient très négatif ou catastrophique l’impact de la pandémie sur leurs affaires au mois d’avril. Toutefois, plus de la moitié des sondés en provenance de la culture et du patrimoine (52 %) ont été épargnés au cours du premier trimestre de 2020. Ceux-ci estiment des baisses de revenus n’excédant pas 20 %. Les deux tiers des festivals et des événements (66 %) enregistraient déjà un écart d’au moins 20 % pour cette même période comparativement à 2019, dont 14 % mentionnant une perte de près de 100 %.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les mesures employées depuis le début de la crise

En avril, près de la moitié des organisations culturelles et des festivals avait déjà mis à pied du personnel ce qui représentait plus de 50 % de la masse salariale pour la moitié d’entre elles.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Toujours en avril, 44 % des gestionnaires des festivals et des événements et 38 % de ceux des organisations culturelles et patrimoniales mentionnaient avoir besoin de liquidités dans le prochain mois. La majorité estimait cependant pouvoir tenir pour quelques mois. Le type de financement ainsi que le calendrier des événements réparti à différentes périodes de l’année influencent probablement ces résultats.liquidite_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les inquiétudes des organismes

Les organisations culturelles et patrimoniales se sentent moins outillées que les festivals et les événements, le tiers d’entre elles mentionnant même être perdues devant la situation. Entre 31 % et 36 % des organisations culturelles et des festivals soulignaient toutefois détenir un plan pour faire face aux conséquences de la COVID-19. relance_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020 

Un retour graduel selon les secteurs

Déjà en avril, la majorité des festivals et événements estimaient reprendre leurs activités à partir de l’automne comparativement à la moitié des répondants pour l’ensemble des secteurs. L’annonce gouvernementale stipulant l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août laissait envisager une reprise à partir de septembre ou octobre 2020. Dans ce contexte, un festival sur dix craignait de devoir fermer ses portes définitivement d’ici l’été.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Le milieu culturel était aussi plus pessimiste que la moyenne des secteurs quant à l’achalandage dans les sites touristiques en général cet été. Au mois d’avril, trois répondants sur cinq (62 %) estiment qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Un sondage mené en avril auprès d’adultes américains et canadiens ayant participé à de grands rassemblements au cours des deux dernières années (festivals, événements, salons, conférences) révèle que les trois quarts d’entre eux retourneront probablement dans de tels événements dès qu’ils le pourront.

Que réserve l’avenir ?

Le 22 mai, le gouvernement du Québec a annoncé la réouverture des musées le 29 mai. L’interdiction de tenir des festivals et des événements est maintenue jusqu’au 31 août. La mise en place de nouvelles règles sanitaires dans les institutions muséales représente de nombreux défis.

Certains festivals prendront une forme virtuelle pour la saison 2020. Au Québec, c’est le cas du OFFTA, de Mutek, de Piknic Electronik et du FSTVL HAHAHA, entre autres. Le secteur redouble d’inventivité et s’adapte à cette saison exceptionnelle : réexploitation des ciné-parcs avec une programmation de concerts, planification d’activités extérieures par la Tohu dans le quartier Saint-Michel et animation du centre-ville en préparation. La culture demeure essentielle en période de crise ; elle est source de bien-être et nous rattache à notre société.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

Source de l’image à la une : Unsplash

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Enjeux

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : faits saillants

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. La consigne de fermeture des entreprises non essentielles était alors en vigueur. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait de la situation à une période donnée.

L’ensemble des secteurs d’activité et des régions touristiques sont représentés par l’enquête. Les établissements hôteliers et autres hébergements comme les résidences de tourisme, les campings et les pourvoiries comptent pour 42 % des répondants, suivis des activités en nature et en plein air (10 %) et des organisations culturelles et patrimoniales (9 %). D’un point de vue régional, la répartition des répondants reflète bien le profil de l’industrie touristique québécoise à l’exception des régions de Montréal et de la Montérégie qui sont légèrement sous-représentées.

Note : la représentativité géographique a été évaluée à partir des données du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et du Répertoire des établissements d’Emploi-Québec (2018).

Impacts des mesures de confinement

La réaction de la clientèle aux directives gouvernementales a eu des conséquences immédiates sur l’industrie touristique. En avril, presque la totalité (89 %) des répondants avait déjà reçu des reports ou des annulations de la part de leurs clients. Parmi ces derniers, les reports comptaient pour 25 % et les annulations pour 75 % en moyenne.

En conséquence, 80 % des répondants ont fermé ou suspendu leurs activités pour le printemps et plus du tiers (36 %) planifiait déjà garder leurs portes fermées pour la saison estivale.

Au moment de l’enquête, près de la moitié des répondants (45 %) jugeaient catastrophique l’impact de la crise sur leurs affaires. Les deux tiers de l’échantillon estimaient avoir perdu jusqu’à 40 % de leur chiffre d’affaires au cours des trois premiers mois de 2020, tandis que 12 % déclaraient avoir déjà perdu de 91 % à 100 %. Les plus grandes entreprises (plus d’un million $ de chiffre d’affaires) ont été plus touchées que les autres.

Source : Chaire de tourisme Transat. Enquête sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique au Québec, menée du 9 au 27 avril 2020.

Mesures exceptionnelles en temps de pandémie

En moyenne, pour chacune des entreprises, ce sont 10 emplois permanents et 18 emplois saisonniers qui ont été suspendus en lien avec la crise. Les mises à pied et l’annulation ou le report d’un investissement constituent les deux principales mesures financières d’urgence des entreprises.

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Craintes pour l’avenir

En avril, les gestionnaires montraient déjà plusieurs signes de détresse financière. Plusieurs anticipaient les difficultés suivantes au cours des trois prochains mois :

  • Trois répondants sur dix déclaraient avoir peur de faire faillite ou de devoir fermer de façon permanente;
  • La moitié (49 %) des répondants jugent qu’ils auront de la difficulté à payer leurs fournisseurs, et 24 %, leurs employés;
  • Quelque 18 % estimaient devoir renvoyer définitivement du personnel au cours des prochains mois.

Près de 6 répondants sur 10 jugeaient ne pas avoir suffisamment de liquidités pour tenir un mois tandis que 41 % mentionnaient pouvoir tenir encore quelques mois. Une organisation ouverte à l’année sur cinq et plus du quart (27 %) des restaurants, bars et cafés avaient besoin de liquidités immédiatement.

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Confiance à gagner pour la relance

Une grande majorité de répondants se dit inquiète quant à la perte durable de clientèle touristique (72 %). Un peu plus d’un répondant sur deux croit que la province accueillera moins de touristes québécois qu’à l’habitude cet été. Le tiers (34 %) pense le contraire, soit qu’ils seront plus nombreux.

Même scénario pour la reprise normale des activités : la moitié des organisations (49 %) estime pouvoir reprendre son rythme habituel d’ici les 6 prochains mois. L’autre moitié juge plutôt avoir besoin de plus de 6 mois, voire plus d’un an (30 % des organisations sondées). Les lieux de congrès et de réunion, les festivals et évènements et les réceptifs ou voyagistes sont plus nombreux à envisager une plus longue période avant un retour à la « normale » de leurs activités.

Les prochains 12 à 18 mois s’annoncent remplis de défis pour l’industrie touristique. Le secteur a besoin plus que jamais de montrer sa solidarité et de rassurer la clientèle. Les plans sanitaires en cours de validation et une campagne de promotion intra-Québec constitue un pas dans la bonne direction pour la réouverture graduelle des activités.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

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Gestion

Enquête sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise

Dans ce contexte, la Chaire de tourisme Transat de l’UQAM a élaboré, en étroite collaboration avec le ministère du Tourisme du Québec et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, une démarche de collecte d’information auprès des entreprises touristiques d’ici.

Cette démarche se veut une procédure d’enquête évolutive et une vigie des impacts de la crise sur l’industrie. Les données recueillies permettront notamment de mettre en lumière les difficultés et défis rencontrés par les différents secteurs de l’industrie dans le contexte de la crise, de cerner les besoins prioritaires et d’alimenter la réflexion sur les actions à entreprendre par les différents acteurs du développement de l’industrie, pendant la crise comme au-delà.

Afin que le portrait de la situation soit le plus fidèle possible, toutes les entreprises touristiques sont invitées à compléter le formulaire d’enquête, disponible ici.

Cette démarche est cruciale dans une perspective de relance de l’industrie touristique. Les organisations qui ont besoin d’information sur cette enquête peuvent écrire à l’adresse covid-19@alliancetouristique.com en mentionnant en objet du courriel “enquête sur les impacts de la COVID-19”.

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Tendances

L’industrie touristique face à la crise : 3 de 3

Réseaux de distribution

Agences de voyages et lobbyisme. L’Association canadienne des agences de voyages (ACTA) continue de faire du lobbyisme auprès du gouvernement fédéral dans le but de réclamer une aide financière de trois milliards de dollars pour ses entreprises, alors que l’Association des agents de voyages du Québec (AAVQ) demande au gouvernement provincial d’amender le Règlement sur les agents de voyages.

Idées de stratégies à adopter. Plusieurs partenaires des voyagistes ont trouvé diverses façons de partager leurs activités à distance. Certains ont créé une baladodiffusion, d’autres des cours de cuisine en ligne ou encore de danse salsa.

Alimenter les médias sociaux. Les agences de voyages ont publié le mot-clic #ChangeOverCancel.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur les réseaux de distribution.

Transport aérien

  • Baisse des capacités et augmentation des pertes financières. À l’échelle internationale, la baisse des capacités (en nombre de sièges) se situe de 70 % à 90 %. Plusieurs compagnies aériennes mentionnent avoir besoin d’aide financière de la part des gouvernements afin d’éviter la faillite. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’estimation des pertes pourrait s’élever à 252 milliards de dollars américains.
  • Modification de la fréquence des vols intérieurs. Les horaires de plusieurs vols intérieurs ont été modifiés et ils sont moins fréquents qu’auparavant, ce qui complique les déplacements au sein du Canada et des États-Unis.
  • Nouvelle vocation des agents de bord. Grâce à leurs cours de premiers soins, les agents de bord mis à pied sont appelés à aider dans les hôpitaux de Grande-Bretagne.
  • L’Office des transports du Canada (OTC) tranche concernant le remboursement des vols. À la suite de l’annonce de l’OTC qui mentionnait que les voyages annulés pouvaient être transformés en crédits-voyages plutôt qu’en remboursement, un recours collectif avait été déposé à la Cour fédérale et visait les entreprises SWOOP, WestJet, Air Canada, Air Transat et Sunwing. L’OTC a finalement déclaré le jeudi 9 avril que les compagnies aériennes ne sont pas tenues de rembourser leurs clients pour les vols qui ont été annulés à cause des répercussions de la pandémie.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du transport aérien.

Tourisme d’affaires et de congrès

  • Annulation et report des congrès : des changements à prévoir pour la relance. Les mesures de distanciation sociale forcent l’annulation des congrès et des événements d’affaires à travers le monde. Au moment de la reprise, le calendrier sera bien rempli. Mais certaines règles contractuelles changeront certainement, notamment en ce qui concerne les risques financiers et sanitaires.
  • Optimiser les ressources pour combattre la pandémie. Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires. Des organisateurs professionnels d’événements et des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour accommoder et servir le personnel soignant. C’est le cas de Taste Catering, un service de traiteur qui vient en aide aux victimes collatérales de cette crise ainsi qu’aux travailleurs de première ligne. La vidéo suivante présente leur initiative.

Source : YouTube

  • Les réunions virtuelles. Les rencontres professionnelles en ligne deviennent la nouvelle norme. L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Des outils pour faire face à la crise. De nombreux regroupements créent des webinaires ou encore des coffres à outils à l’intention des intervenants du milieu des réunions et des congrès pour les aider à mieux comprendre et à gérer la situation. Parmi les outils, on explique comment organiser avec succès des événements virtuels.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du tourisme d’affaires et de congrès.