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Gestion Produits et activités

La restauration haut de gamme en voie de changement ?

En début d’année 2023, le réputé restaurant gastronomique NOMA à Copenhague, annonçait sa fermeture, ou plutôt un changement de vocation prévu pour la fin de 2024.  

Acclamé par les critiques et récompensé par plusieurs titres prestigieux, dont trois étoiles Michelin, l’établissement est considéré comme l’un des meilleurs restaurants au monde. Le chef René Redzepi explique que sa décision est motivée par le contexte économique actuel, qui ne lui permet plus de payer un salaire décent à ses employés, tout en maintenant le niveau d’excellence pour lequel il est louangé.  

Néanmoins, Redzepi ne met pas la clé sous la porte. L’adresse se convertira en laboratoire d’exploration culinaire, un espace créatif où le chef et son équipe de cuisine auront la liberté de développer de nouveaux plats et produits. Ces derniers seront disponibles sur la plateforme Web NOMA Projects, une épicerie fine en ligne. De plus, des résidences culinaires éphémères permettront à la cuisine du NOMA de rayonner à l’étranger dans un format plus flexible et adapté au pays hôte. Le prochain événement se tient à Kyoto au Japon, du 15 mars au 20 mai 2023, et affiche déjà complet.  

Source : Facebook NOMA Projects

Remise en question du format traditionnel 

La redéfinition du NOMA est intéressante, car elle permet de perpétuer les savoirs culinaires acquis depuis les dernières années, en plus de rejoindre une clientèle élargie.

Dans une société qui évolue rapidement, l’expérimentation s’intensifie et s’impose dans tous les champs d’activités (lire Cahier Tendances 2023). Le secteur de la restauration n’y échappe pas. Dans les prochaines années, se pourrait-il que les clientèles soient de plus en plus à la recherche d’expériences culinaires ou de propositions à valeur ajoutée qui justifient le prix affiché au menu ? C’est du moins ce que prédisent l’association Restaurants Canada et le New York Times.

Quoi qu’il en soit, l’évolution des exigences des travailleurs et des préférences des clients ainsi que la situation économique actuelle et son influence sur le coût des aliments pourraient obliger plusieurs tables à revoir leur modèle d’affaires.  

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Performance

Une fin d’année 2022 encourageante selon les entreprises touristiques

La vaste majorité des entreprises sondées estiment que le dernier trimestre de 2022 a été largement plus profitable que la fin d’année 2021. La hausse de l’achalandage touristique au 4e trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021 se reflète dans le chiffre d’affaires des entreprises. Cette tendance, déjà observée durant l’enquête à l’été 2022, se poursuit et témoigne de la relance de l’activité touristique. 

Pour la période des Fêtes précisément, le retour à la normale n’est pas encore complètement constaté. Près de la moitié des entrepreneurs sondés (45 %) constatent que l’affluence de visiteurs est demeurée en dessous des niveaux observés en 2019. Ils estiment néanmoins que les revenus générés sont au-delà de leurs attentes (à 48 %). 

Les enjeux de main-d’œuvre continuent à déstabiliser l’industrie. Au total, six entreprises sondées sur dix qui offrent des postes permanents ont déclaré en avoir au moins un de vacant. Près de quatre entreprises sur dix effectuant des embauches saisonnières avaient pour leur part au moins un poste hivernal vacant. Ces postes sont d’ailleurs en proportion plus difficiles à combler que les postes permanents. 

Enfin, les prévisions d’achalandage pour le 1er trimestre de 2023 sont largement positives ; plus de la moitié des organisations sondées envisagent une hausse par rapport à 2022.  

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois d’avril. 

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Gestion Produits et activités

Coopérer pour élargir son offre de bien-être

En Suisse, la station touristique de Flims-Laax-Ferela, située dans le canton des Grisons, attire les visiteurs en quête de bien-être avec son projet « Spa Around ». Depuis décembre 2022, neuf hôtels indépendants ont harmonisé leur offre de soins et ouvert leurs portes à tous les clients qui séjournent dans l’un des établissements participants. L’expérience des visiteurs se trouve ainsi grandement bonifiée, ce qui représente un avantage concurrentiel à la destination.  

Le concept de « Spa Around » permet à chaque hôtel de diversifier son offre à moindre coût. Au lieu d’investir dans la construction d’infrastructures supplémentaires, chacun peut se concentrer à maximiser son potentiel en travaillant en synergie avec les autres partenaires. Grâce à une plateforme de réservation centrale, la gestion des flux de visiteurs entre chaque établissement s’effectue efficacement. 

Source : Spa AroundLes neuf hôtels participants 

À la base, les hôteliers participants envisageaient de proposer le concept uniquement hors saison pour éviter le surachalandage durant les moments les plus populaires. Or, considérant la gestion efficace de la plateforme de réservation, qui fixe et respecte les quotas attribués à chaque spa, ils n’ont pas eu besoin de restreindre la période d’opération du projet. 

Cette formule de coopération est avantageuse à tous les niveaux, tant pour les hôteliers et leurs clients que pour le rayonnement de la destination ! 

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Produits et activités Segments de clientèles

Chasse et pêche : faciliter l’inclusion des femmes

La difficulté de recrutement des femmes dans les activités de chasse et pêche est attribuable, en grande partie, au manque de représentation de celles-ci sur le terrain et dans les médias, ainsi qu’au manque de lieux d’affirmation où elles peuvent se sentir en confiance de pratiquer ces activités. 

Créé en 2017 par dix femmes, le programme Artemis, vise à favoriser davantage leur inclusion dans les activités de prélèvement et de conservation de la nature aux États-Unis. 

Pour répondre aux défis actuels, Artemis met sur pied plusieurs initiatives, en commençant par la représentation dans les médias. En partageant du contenu généré par les membres, l’objectif est de mettre de l’avant de bons modèles à suivre. 

Source : Artemis

Artemis a aussi un balado et une série vidéo YouTube offrant conseils, astuces et histoires de chasse et de pêche pour favoriser la transmission des connaissances et promouvoir la réalité des femmes dans ce milieu. 

L’organisation utilise également un modèle de gestion par ambassadeurs ; ces femmes deviennent donc des mentores pour les nouvelles membres et une voix auprès des instances gouvernementales pour la protection du sport qu’elles pratiquent. Ces mêmes ambassadrices s’occupent d’organiser des événements de chasse et de pêche pour rassembler les plus expérimentées et les débutantes lors de journées d’initiation qui permettent l’échange de connaissances et de techniques dans un environnement sécuritaire et respectueux. 

Faire preuve d’inclusion est une bonne façon d’augmenter la participation de clientèles moins représentées dans un cadre de confiance.  

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Technologies Tendances

Les startups en mode solution

Les startups s’attardent aux enjeux, créent des solutions et investissent dans leur mise en application. Parfois, leurs idées font des coups de circuit, d’autres fois, elles s’éteignent sur-le-champ. Mais les jeunes pousses se relèvent et recommencent, car elles n’ont pour limite que leur courage, leur créativité et leur audace !  

Expérimenter et mieux comprendre

Au fil des cinq dernières années, de nombreuses startups ont marqué l’écosystème du MT Lab de Montréal. Non seulement elles apportent des solutions innovantes sur le marché, mais elles contribuent aussi à recueillir d’importantes connaissances sur l’industrie. Au cours de la période de commercialisation, les entreprises incubées collectent des informations clés qui permettent de mieux comprendre l’ampleur de certains enjeux notamment à travers les obstacles qu’elles rencontrent.  

En 2022, le parcours des jeunes pousses a fait ressortir certains constats, en voici quelques-uns : 

– Le plus grand frein au déploiement d’un tourisme plus durable s’avère la gestion du changement qu’il requiert. L’intérêt des organisations et des consommateurs pour le tourisme durable est bien réel, mais le passage à l’action demeure difficile. Pourtant, le sujet est bien documenté, de plus en plus compris par un nombre grandissant d’acteurs, et les solutions foisonnent. Changer les comportements (individuels et en entreprise) est donc le grand défi.  

-L’importance du virage numérique n’est plus à débattre, pourtant certains petits joueurs peinent à mettre en place un système informatisé minimal. Cette réalité crée un clivage entre les entreprises ; plus les solutions technologiques se développent, plus le fossé se creuse. 

-Les consommateurs sont attirés par des expériences immersives qui font vivre des émotions. Que ce soit par des stimulations sensorielles, l’accès à une offre culturelle rehaussée par les technologies ou encore par l’utilisation de la réalité virtuelle, plusieurs moyens existent pour vivre une profonde connexion avec les produits touristiques. Est-ce que cette tendance est un gage de succès pour le tourisme dans le métavers ? Il y a certes une curiosité pour cet univers, mais l’engouement attendu n’est pas encore observé.   

Expérimenter et braver les enjeux

Les organisations touristiques devront composer avec des enjeux de main-d’œuvre pendant encore plusieurs années. Dans ce contexte, l’expérimentation de solutions doit demeurer prioritaire si l’on veut assurer la compétitivité des entreprises qui œuvrent dans le secteur. À cet effet, quelques startups de la 6e cohorte du MT Lab s’attaquent à divers défis sous-jacents au besoin criant de solutions pour la rétention d’employés. En voici trois : 

-Simplifier le recrutement pour combler les emplois saisonniers en facilitant le partage et la répartition des talents avec l’outil de Tempin. 

-Mieux accueillir les travailleurs étrangers et veiller à leur intégration sur les plans professionnel, personnel et culturel avec l’approche personnalisée d’Erablee. 

-Faciliter la gestion des avantages sociaux et aider les employeurs à se distinguer des autres en proposant des bénéfices diversifiés qui répondent aux réels besoins des employés avec la solution Tedy. 

En ce début d’année 2023, de nombreuses incertitudes planent sur l’industrie. Rester agile et prêt à essayer de nouvelles façons de faire sera sans doute la meilleure manière de déjouer les soubresauts qui ponctueront les mois à venir ! 

Source de l’image à la une : Mt Lab 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

 

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Performance

L’été 2022 vu par les entreprises touristiques québécoises

L’achalandage touristique jugé à la hausse par rapport à l’été 2021 se reflète sur le chiffre d’affaires des entreprises.

La hausse des prix a eu un effet principalement favorable sur ce chiffre d’affaires, grugeant toutefois les bénéfices d’un peu moins de la moitié des répondants. 

 

 

Faits saillants de la performance des organisations touristiques pour le 3e trimestre de 2022 

 

Nous avons besoin de votre voix afin de poursuivre notre étude de la performance de l’industrie touristique du Québec! Rejoignez la Voix des pros, le nouveau panel virtuel créé à cet effet. Répondez à nos enquêtes, et courez la chance de remporter des prix de participation! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel en répondant dabord à ces quelques questions. 

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Destinations Gestion

Des leviers financiers inspirants pour le tourisme

Cette analyse a été écrite avec la collaboration de Natacha Bolduc, agente de support à la recherche, et de Maroussia Ramo-Ryffranck, auxiliaire de recherche à la Chaire de tourisme Transat. 

La Suisse

La Suisse se démarque par un type de financement non conventionnel, soit le financement issu des loteries. La société Swisslos (équivalent de Loto-Québec) verse chaque année près de 380 millions de francs (536 millions de dollars canadiens) aux fonds cantonaux des loteries et du sport, ce qui représente environ 24 % de leur chiffre d’affaires annuel. Ce montant sert à appuyer des projets dans les domaines de la culture, du sport, de l’environnement et de l’action sociale.

 

Ventilation des dépenses sur la base d’un franc (2021)

Source: Swisslos.ch 

Un peu plus de 12 000 projets ont bénéficié du financement issu des loteries.

Le programme Innotour est un autre levier financier mis de l’avant par la Suisse. Ce fonds d’investissement est géré par le Secrétaire d’État de l’Économie (SECO) qui distribue l’équivalent d’une enveloppe de 41 millions de dollars canadiens sur trois ans (2020 à 2023) aux entreprises touristiques ayant répondu aux critères d’admissibilité. Les projets sélectionnés doivent, entre autres, apporter un soutien à l’innovation, à la coopération et au développement du savoir sur le plan national. En ce sens, seuls les dépositaires qui conçoivent de collaborer avec d’autres entreprises/organisations sont admissibles.  

À titre d’exemple, le projet Augmented Swiss Heritage, issu d’un maillage entre le musée Kirchner et le Heimatmuseum de Davos, émane du programme Innotour. Les deux établissements souhaitent comprendre comment les attractions touristiques, l’art, l’histoire et les connaissances socioculturelles de la Suisse peuvent être exploités par la réalité augmentée afin de proposer de nouvelles offres destinées à une clientèle férue de technologie. De manière concrète, les parties prenantes ont l’objectif, d’ici la fin de 2023, de créer une application de réalité augmentée destinée aux visiteurs qui leur fera découvrir le patrimoine culturel de Davos de manière immersive et participative. 

La Suisse propose divers autres programmes d’aide ou d’intervention financière pour appuyer le secteur touristique. Le tableau suivant liste certains d’entre eux ainsi que leurs principaux objectifs. 

Sources: Fonds SST et Nouvelle politique régionale (NPR) 

L’Espagne et le Portugal

L’Espagne et le Portugal se démarquent dans le domaine de la transformation numérique. Du côté de l’Espagne, l’objectif de la subvention pour la transformation numérique et la modernisation des entités locales est de soutenir les projets technologiques et innovants des destinations. Pour être admissibles, les soumissionnaires doivent faire partie du Réseau des destinations touristiques intelligentes, une initiative pionnière au sur le plan international qui compte à ce jour 618 membres. Une enveloppe de six millions d’euros (huit millions de dollars canadiens) est réservée aux bénéficiaires. 

Du côté du Portugal, le but du programme transformer le tourisme — Territoires intelligents est de générer de nouvelles connaissances scientifiques pour appuyer les destinations touristiques (sur le plan environnemental, économique et technologique) et d’identifier les besoins et les solutions pour une gestion efficace des territoires. L’appel de projets accorde un montant forfaitaire d’un million d’euros par bénéficiaire, jusqu’à concurrence de quatre récipiendaires au total. Le Portugal a aussi son propre Réseau des villes intelligentes qui ne dénombre pas moins de 120 membres. Il n’est toutefois pas nécessaire d’en faire partie pour profiter de la subvention. 

L’Espagne et le Portugal utilisent donc l’innovation comme un outil pour atteindre leurs objectifs de transition numérique, pour répondre aux besoins en développement durable et pour augmenter leur attractivité auprès des marchés internationaux. 

Ces destinations ont aussi recours à d’autres leviers financiers qui soutiennent leurs organisations touristiques respectives. Le tableau suivant en liste deux ainsi que leurs principaux objectifs. 

Sources: Subvention aux organismes de recherche et de diffusion des connaissances pour des projets de R&D répondant aux enjeux des destinations touristiques et programme transformer le tourisme Régénérer les territoires 

Le Queensland, Australie

Le Queensland se distingue par un programme visant à accélérer le nombre de destinations certifiées durables sur son territoire dans le but de positionner la région comme chef de file dans le domaine. Le Eco-certified Tourism Destination Program détient une enveloppe qui équivaut à un million de dollars canadiens. D’ici 2024, les prochains récipiendaires sélectionnés pourront recevoir de 50 000 $ à 150 000 $ et devront répondre à différents critères d’admissibilité, dont le fait d’être : 

  • Une autorité gouvernementale locale ou toute entité régissant une zone de gouvernement local conformément à la législation ; 
  • Une organisation régionale de tourisme ou une organisation locale de tourisme en partenariat avec l’autorité et/ou les autorités locales compétentes. 

Jusqu’à présent, 16 instances sont récipiendaires de la subvention, dont le Bundaberg Regional Council, le Cassowary Coast Regional Council et le Gympie Regional Council. 

Cette subvention constitue un élément clé du plan touristique Towards 2032 : Reshaping Queensland’s visitor economy to welcome the world. Elle s’inscrit également dans le positionnement de l’Australie en tant que destination de choix pour l’écotourisme. En effet, l’obtention de certifications durables représente un objectif de premier plan des stratégies touristiques régionales du pays.  

Le Queensland met à disposition d’autres programmes d’aide financière en soutien au secteur touristique. Le tableau suivant liste deux d’entre eux ainsi que leurs principaux objectifs. 

Sources: Attracting Tourism Fund et Activate Ecotourism Infrastructure 

Les différents programmes d’aide ou d’intervention financière présentés plus haut se basent principalement sur les stratégies touristiques des destinations et sur les enjeux que présente le territoire.  

La mise en place de programmes de financement qui prévoient la création d’écosystèmes entre les acteurs, la transition durable des organisations touristiques et l’innovation des opérations représentent les facteurs de succès de ces leviers.  

Cette analyse a été écrite avec la collaboration de Natacha Bolduc, agente de support à la recherche, et de Maroussia Ramo-Ryffranck, auxiliaire de recherche à la Chaire de tourisme Transat. 

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Ressources humaines

Encourager ses employés à diversifier leurs compétences

Des établissements du secteur des spas proposent de la formation à leur personnel afin de remédier à la pénurie de professionnels du bien-être. En encourageant les membres de leur équipe à suivre des cursus dans des disciplines complémentaires, ils maximisent, à terme, l’apport de chaque ressource. Cela leur permet de gérer leur troupe avec flexibilité et d’assurer une plus grande productivité. 

Au Ste. Anne’s Spa de Grafton en Ontario, divers cours sont offerts en interne aux employés qui souhaitent se perfectionner. La formation est gratuite, mais doit être suivie en dehors des heures de travail. Ste. Anne’s Spa accepte également de couvrir les frais des cours qui s’effectuent à l’extérieur de l’établissement. En échange, les employés s’engagent à demeurer à l’emploi du spa tout au long de l’année. Les thérapeutes peuvent ensuite rapidement mettre à profit leur nouvelle expertise et répondre aux besoins d’une plus vaste clientèle.  

Favoriser la polyvalence des employés est bénéfique à leur rétention selon Natalie Koshowski, directrice au Ste. Anne’s Spa, car cela contribue positivement à leur engagement. En possédant plusieurs compétences, certaines ressources augmentent également leur revenu, selon l’étendue des soins qu’elles peuvent offrir.  

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Dans un contexte où il faut constamment faire plus avec moins, la polycompétence (lire aussi : Une voie gagnante en tourisme : la polycompétence!) devient une solution gagnante tant pour l’employé que pour l’organisation sans oublier pour le client! 

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Gestion Ressources humaines

La ludification au travail : à vous de jouer !

Qu’entendons-nous par ludification (ou gamification en anglais)? Il s’agit d’éléments associés au jeu, ensuite transposés à une activité ou à un milieu qui ne s’y prête pas habituellement, tels que le marketing ou, comme dans ce cas-ci, les ressources humaines. 

Les priorités en gestion et les changements dans le monde du travail amènent les entreprises à reconsidérer les façons de procéder pour valoriser la marque employeur et garder son personnel. Selon le rapport d’Academos sur les aspirations professionnelles des jeunes en 2022, basé sur un sondage auprès de 1005 étudiants québécois âgés de 14 à 30 ans, les membres de la génération Z veulent un travail qui les passionne, et ils souhaitent trouver du plaisir dans les tâches et responsabilités, tout en étant stimulés au quotidien. L’intégration du jeu semble être un choix intéressant pour capter l’attention de cette génération qui fait son entrée sur le marché du travail et qui constitue la relève dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.  

Plus qu’un jeu de cartes

Le professeur en marketing à l’Université de Lille, Thomas Leclercq et ses collègues formulent quatre types de «fun» pour ludifier une activité de manière efficace afin que les participants s’y engagent de façon pérenne. 

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Intégrer la ludification dans son entreprise amène plusieurs avantages, dont : 

  • Accroître le plaisir: les utilisateurs ressentent des émotions positives lorsque l’intégration du jeu est bien faite. Cela contribue à améliorer le bien-être et l’ambiance générale. 
  • Mettre l’accent sur le renforcement positif: s’amuser apporte un effet bénéfique sur les attitudes et les comportements des participants. 
  • Miser sur le développement personnel et l’épanouissement : les employés se sentent motivés et valorisés à trouver de bonnes idées et à résoudre des problèmes. 
  • Permettre d’avoir une communication différente : le jeu engage de nouveaux leviers communicationnels et à valeur ajoutée. 
  • Développer les connexions sociales : les employés renforcent leurs relations, leur collaboration et leur sentiment d’appartenance. Cet aspect est d’autant plus important si le personnel se trouve en milieu éloigné ou en télétravail. 
  • Favoriser l’apprentissage et le développement cognitif : apprendre en s’amusant augmente l’attention et la rétention de l’information puisque cela transforme un sujet en un élément interactif et divertissant. En plus, le jeu permet de visualiser et de mesurer sa progression. Les risques d’abandon diminuent également. 

Tous ces facteurs augmentent la motivation agissant directement sur l’engagement des membres du personnel, leur productivité et leur performance. Beaucoup de spécialistes en ressources humaines estiment aussi que la marque employeur s’en retrouve améliorée.  

Comment placer ses pions ?

Que ce soit pour le recrutement, l’intégration des candidats et/ou la formation, la ludification peut s’employer à différents niveaux dans une organisation. La chaîne Marriott l’a déjà utilisé il y a plusieurs années avec le jeu «My Marriott» pour attirer de nouveaux candidats. Le jeu simulait virtuellement toute l’expérience de gestion d’une entreprise hôtelière. Les points étaient attribués en fonction de la qualité du service client fourni par les joueurs. La vidéo suivante explique le jeu.

 

Google a intégré un jeu qui se concentre sur les employés qui se déplacent beaucoup pour le travail. Ils sont encouragés à garder une trace des dépenses reliées à leur déplacement. Chaque montant qu’ils économisent sur leur budget alloué au voyage d’affaires leur est ensuite reversé en salaire. Ils peuvent également choisir de donner ce montant à un organisme caritatif s’ils le souhaitent. 

La compagnie aérienne EasyJet a développé une formation immersive, facilement déployable, afin de combler un vide dans la formation des agents répartis sur trois continents et ayant une expérience limitée des aéroports, et ce, de manière rentable. La formation permet aux agents de prendre conscience de manière ludique des comportements à adopter pour offrir au passager une expérience client idéale. 

Source: Serious Factory 

L’envers de la médaille

Introduire le concept de jeu dans l’organisation semble simple et amusant. Pourtant, la ludification possède ses limites et peut créer certains problèmes si elle n’est pas intégrée de manière réfléchie. Par exemple : 

  • Le manque de cohérence dans la culture de l’entreprise : il y a des risques de frustration et de déception si un nouvel employé passe par un recrutement ludique, mais que la ludification ne se retrouve nulle part ailleurs. 
  • Le jeu dépasse le travail: l’attrait des récompenses peut amener des employés à valoriser les tâches qui rapportent plus au détriment d’autres activités. 
  • Un esprit de compétition malsain: la rivalité abusive affecte la cohésion de groupe, la collaboration et l’esprit d’équipe. 
  • Le maintien de l’engagement : trouver l’équilibre entre la simplicité et la complexité des mécanismes de jeu et l’apport quotidien de nouveauté sans quoi l’intérêt diminuera. 

Travailler avec des spécialistes familiers de la ludification permet d’éviter de tels problèmes. 

Les jeux sont faits !

Pour éviter que la ludification soit contre-productive, il existe plusieurs éléments à prendre en considération.  

  • Avoir un plan de formation; 
  • Garder les tâches significatives; 
  • Connaître ses participants; 
  • Définir des objectifs clairs, mesurables et réalistes; 
  • Donner des récompenses satisfaisantes et variées; 
  • Faire en sorte que la participation reste libre 
  • Reconnaître les progrès et les efforts. 

Surtout, ne pas pousser le concept trop loin! Il ne faut pas créer une anxiété de performance et une impression de surveillance alors que l’un des buts de la ludification est que le personnel s’amuse et éprouve du plaisir. Peu importe sa forme, elle doit être réfléchie et doit correspondre aux intérêts de vos équipes pour que son application apporte un effet bénéfique bien réel. 

Êtes-vous prêt? À vous de jouer!  

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Segments de clientèles Tendances

Suivre l’évolution des déplacements d’affaires

Le secteur vit de profondes turbulences depuis 2020. Bien que certains déplacements aient repris leur rythme prépandémique, d’autres se font toujours attendre. Que disent les chiffres à propos de la performance mondiale des derniers mois et quelles sont les tendances qui rythmeront ce secteur à l’avenir ?  

Selon le plus récent index sur les voyages d’affaires de la Global Business Travel Association (GBTA), les dépenses mondiales de 2022 devraient atteindre 65 % des dépenses observées en 2019, ce qui représente une progression de 34 % par rapport à 2021. Le secteur pourrait devoir patienter jusqu’en 2026 pour retrouver ou dépasser les niveaux de dépenses comptabilisés juste avant la pandémie, soit la somme de 1,4 billion de dollars américains.  

Plusieurs facteurs complexifient la reprise, notamment les enjeux géopolitiques, l’inflation et l’impact de la hausse du prix de l’énergie sur le coût des voyages, les perturbations provenant des chaînes d’approvisionnement ainsi que les contrecoups de la pénurie de main-d’œuvre sur la fluidité des opérations. À cela s’ajoutent les besoins de profitabilité des entreprises, leur volonté d’atteindre des objectifs de réduction d’émissions de carbone ainsi que l’usage d’outils de communication efficaces facilitant les réunions à distance (lire aussi : les grands défis du tourisme d’affaires). 

La relance du secteur au Québec

De nouveaux comportements émergent et représentent parfois un casse-tête pour les lieux d’accueil.

La reprise des événements d’affaires se fait bien sentir dans les hôtels et centres de congrès de la province. Depuis le printemps 2022, la demande est au rendez-vous et certains lieux peinent même à y répondre.  

Bien qu’il y ait une volonté des individus à reprendre les rencontres en personne, de nouveaux comportements émergent et représentent parfois un casse-tête pour les lieux d’accueil, par exemple : 

– des annulations de dernière minute qui touchent parfois jusqu’à 20 % des invités ; 

– une hausse des demandes pour des réunions et événements de petite taille, ce qui nécessite une reconfiguration des espaces ;  

– une demande pour des événements plus créatifs qui offriront une réelle valeur ajoutée pour les délégués qui se déplacent ; 

– des réservations effectuées peu de temps avant l’événement, ce qui demande une grande réactivité. 

Sans oublier la pénurie de main-d’œuvre qui continue de faire mal aux entreprises du secteur et qui les empêche, dans certains cas, de rebondir aussi rapidement que souhaité. 

Les nouvelles modalités de travail engendrent d’autres types de déplacements

Se rendre au bureau serait-il devenu un déplacement d’affaires pour les employés en télétravail ? Une rencontre avec ses collègues constitue-t-elle un événement professionnel ? Oui et non, selon le contexte. Chose certaine, le secteur se trouve en pleine mutation ! 

Plusieurs organisations qui préconisent le télétravail (partiel ou total) adaptent leurs façons de se réunir. Pour compenser la relation à distance que vivent leurs employés, certaines sociétés organisent plus fréquemment des séminaires, des réunions ou des activités qui visent à resserrer les liens entre chacun. Dans bien des cas, c’est aussi l’occasion de mobiliser l’équipe à l’extérieur du bureau.  

Ce type de rassemblement prend désormais différentes formes et pour s’adapter au phénomène, plusieurs destinations actualisent leur positionnement en tourisme d’affaires. Joindre l’utile à l’agréable devient le mot d’ordre, car bien que ces rencontres soient d’ordre professionnel, elles doivent aussi être plaisantes.  

C’est le cas de la Suisse, qui aborde le sujet avec humour à travers une vidéo promotionnelle intitulée « Nous avons besoin de voyages d’affaires avec un air de vacances. », qui témoigne de l’attrait pour ces rencontres « nouveau genre ».   

 

La campagne promotionnelle «Montérégie – Destination affaires rêvée» véhicule cette même idée de travail et de plaisir. En fusionnant des expériences de bien-être et d’agrotourisme à son offre de réunion et de congrès, la région se positionne stratégiquement. 

 

Étirer le temps et profiter du déplacement

Une tendance qui poursuit sa lancée est celle des voyages de type bleisure. Déjà avant la pandémie, prolonger un déplacement professionnel pour des motifs d’agrément constituait une pratique populaire pour un bon nombre de voyageurs d’affaires, particulièrement chez les millénariaux (lire aussi : Regard sur les tendances du tourisme d’affaires). Selon les données du Future Market Insights report, le bleisure représente de 30 % à 35 % du marché mondial des voyages d’affaires. 

Plusieurs facteurs contribueront à la croissance de ce type de voyage, notamment : 

– l’usage courant d’équipement technologique efficace (un legs de la pandémie) ; 

– la stabilisation des politiques de télétravail dans les organisations ;  

– la volonté des employeurs d’offrir des conditions de travail attractives et qui favoriseront la rétention du personnel. 

Les voyages de type bleisure évoluent. Ils s’effectuent en solo, entre collègues, avec des amis et même en famille. Si certains avaient l’habitude d’ajouter quelques jours d’agrément à leur déplacement, le télétravail ouvre maintenant la porte à l’ajout de plusieurs périodes de travail qui s’effectueront à distance. Selon les politiques internes de leur employeur, les adeptes du bleisure ont la possibilité de réaliser des séjours plus longs à destination. 

Faire preuve de prudence en cette période encore incertaine

Certains phénomènes entourant les déplacements d’affaires pourraient n’être que transitoires. Plusieurs organisations tentent de nouvelles approches et évaluent les options qui s’offrent à elles. Il faut se rappeler que le secteur vit de profondes turbulences et que l’écosystème qui dessert cette clientèle devra encore faire preuve d’agilité et d’adaptation. 

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