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Suivre l’évolution des déplacements d’affaires

Le secteur vit de profondes turbulences depuis 2020. Bien que certains déplacements aient repris leur rythme prépandémique, d’autres se font toujours attendre. Que disent les chiffres à propos de la performance mondiale des derniers mois et quelles sont les tendances qui rythmeront ce secteur à l’avenir ?  

Selon le plus récent index sur les voyages d’affaires de la Global Business Travel Association (GBTA), les dépenses mondiales de 2022 devraient atteindre 65 % des dépenses observées en 2019, ce qui représente une progression de 34 % par rapport à 2021. Le secteur pourrait devoir patienter jusqu’en 2026 pour retrouver ou dépasser les niveaux de dépenses comptabilisés juste avant la pandémie, soit la somme de 1,4 billion de dollars américains.  

Plusieurs facteurs complexifient la reprise, notamment les enjeux géopolitiques, l’inflation et l’impact de la hausse du prix de l’énergie sur le coût des voyages, les perturbations provenant des chaînes d’approvisionnement ainsi que les contrecoups de la pénurie de main-d’œuvre sur la fluidité des opérations. À cela s’ajoutent les besoins de profitabilité des entreprises, leur volonté d’atteindre des objectifs de réduction d’émissions de carbone ainsi que l’usage d’outils de communication efficaces facilitant les réunions à distance (lire aussi : les grands défis du tourisme d’affaires). 

La relance du secteur au Québec

De nouveaux comportements émergent et représentent parfois un casse-tête pour les lieux d’accueil.

La reprise des événements d’affaires se fait bien sentir dans les hôtels et centres de congrès de la province. Depuis le printemps 2022, la demande est au rendez-vous et certains lieux peinent même à y répondre.  

Bien qu’il y ait une volonté des individus à reprendre les rencontres en personne, de nouveaux comportements émergent et représentent parfois un casse-tête pour les lieux d’accueil, par exemple : 

– des annulations de dernière minute qui touchent parfois jusqu’à 20 % des invités ; 

– une hausse des demandes pour des réunions et événements de petite taille, ce qui nécessite une reconfiguration des espaces ;  

– une demande pour des événements plus créatifs qui offriront une réelle valeur ajoutée pour les délégués qui se déplacent ; 

– des réservations effectuées peu de temps avant l’événement, ce qui demande une grande réactivité. 

Sans oublier la pénurie de main-d’œuvre qui continue de faire mal aux entreprises du secteur et qui les empêche, dans certains cas, de rebondir aussi rapidement que souhaité. 

Les nouvelles modalités de travail engendrent d’autres types de déplacements

Se rendre au bureau serait-il devenu un déplacement d’affaires pour les employés en télétravail ? Une rencontre avec ses collègues constitue-t-elle un événement professionnel ? Oui et non, selon le contexte. Chose certaine, le secteur se trouve en pleine mutation ! 

Plusieurs organisations qui préconisent le télétravail (partiel ou total) adaptent leurs façons de se réunir. Pour compenser la relation à distance que vivent leurs employés, certaines sociétés organisent plus fréquemment des séminaires, des réunions ou des activités qui visent à resserrer les liens entre chacun. Dans bien des cas, c’est aussi l’occasion de mobiliser l’équipe à l’extérieur du bureau.  

Ce type de rassemblement prend désormais différentes formes et pour s’adapter au phénomène, plusieurs destinations actualisent leur positionnement en tourisme d’affaires. Joindre l’utile à l’agréable devient le mot d’ordre, car bien que ces rencontres soient d’ordre professionnel, elles doivent aussi être plaisantes.  

C’est le cas de la Suisse, qui aborde le sujet avec humour à travers une vidéo promotionnelle intitulée « Nous avons besoin de voyages d’affaires avec un air de vacances. », qui témoigne de l’attrait pour ces rencontres « nouveau genre ».   

 

La campagne promotionnelle «Montérégie – Destination affaires rêvée» véhicule cette même idée de travail et de plaisir. En fusionnant des expériences de bien-être et d’agrotourisme à son offre de réunion et de congrès, la région se positionne stratégiquement. 

 

Étirer le temps et profiter du déplacement

Une tendance qui poursuit sa lancée est celle des voyages de type bleisure. Déjà avant la pandémie, prolonger un déplacement professionnel pour des motifs d’agrément constituait une pratique populaire pour un bon nombre de voyageurs d’affaires, particulièrement chez les millénariaux (lire aussi : Regard sur les tendances du tourisme d’affaires). Selon les données du Future Market Insights report, le bleisure représente de 30 % à 35 % du marché mondial des voyages d’affaires. 

Plusieurs facteurs contribueront à la croissance de ce type de voyage, notamment : 

– l’usage courant d’équipement technologique efficace (un legs de la pandémie) ; 

– la stabilisation des politiques de télétravail dans les organisations ;  

– la volonté des employeurs d’offrir des conditions de travail attractives et qui favoriseront la rétention du personnel. 

Les voyages de type bleisure évoluent. Ils s’effectuent en solo, entre collègues, avec des amis et même en famille. Si certains avaient l’habitude d’ajouter quelques jours d’agrément à leur déplacement, le télétravail ouvre maintenant la porte à l’ajout de plusieurs périodes de travail qui s’effectueront à distance. Selon les politiques internes de leur employeur, les adeptes du bleisure ont la possibilité de réaliser des séjours plus longs à destination. 

Faire preuve de prudence en cette période encore incertaine

Certains phénomènes entourant les déplacements d’affaires pourraient n’être que transitoires. Plusieurs organisations tentent de nouvelles approches et évaluent les options qui s’offrent à elles. Il faut se rappeler que le secteur vit de profondes turbulences et que l’écosystème qui dessert cette clientèle devra encore faire preuve d’agilité et d’adaptation. 

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4 profils de voyageurs d’affaires

L’assouplissement des mesures privilégiant l’application du télétravail laisse présager le retour au bureau de nombreux employés à partir du 15 novembre. Ceci constitue une étape importante pour la vitalité des milieux urbains, mais également dans la reprise graduelle des déplacements d’affaires. Au Québec, ainsi que dans le reste du pays, les taux de vaccination élevés et le faible nombre d’infections quotidiennes à la COVID-19 créent un climat favorable au retour des activités professionnelles en présence. Selon Julia Simpson, présidente-directrice générale du World Travel & Tourism Council, le Canada (et l’Amérique du Nord) se trouve dans une posture avantageuse pour rebondir dans plusieurs secteurs touristiques.

Quels voyageurs d’affaires reprennent la route ?

Les analystes du cabinet-conseil McKinsey & Company ont réparti les voyageurs d’affaires en quatre profils en tenant compte de trois indicateurs : le secteur d’activité des entreprises pour lequel ils travaillent, le motif du voyage et la proximité du déplacement (local ou international). Les voici :

  1. « Ceux qui n’ont jamais arrêté de voyager » 

En 2019, le profil « never left » effectuait environ 15 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Durant la pandémie, les déplacements de ces individus étaient jugés essentiels. Ils ont recommencé à voyager dès que les restrictions sanitaires se sont assouplies. Ce groupe comprend, entre autres, les dirigeants d’entreprises manufacturières qui gèrent de nombreuses usines et des travailleurs sur le terrain.

  1. « Ceux qui ne reviendront jamais »

En 2019, le profil « never returning » effectuait environ 20 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Ce groupe de travailleurs a su maintenir des niveaux élevés d’efficacité durant les derniers mois, même en travaillant à distance. Ils ont tiré profit des outils technologiques pour améliorer leurs façons de faire. Certains pourraient réaliser des voyages d’affaires dans le futur, mais à un niveau beaucoup plus faible qu’auparavant.

  1. « Ceux qui ont peur de passer à côté de quelque chose »

En 2019, le profil « fear of missing out » effectuait environ 60 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Ce segment se déplace principalement pour entretenir des relations avec des clients. La reprise devrait se faire plus rapidement chez les petites et moyennes entreprises (PME), car elles sont moins assujetties au processus d’approbation rigoureux des grandes sociétés. Les PME pourraient ainsi déclencher un certain effet domino qui catalysera le retour des voyages d’affaires des entreprises concurrentes.

  1. « Ceux qui attendent de voir ce qui se passera »

En 2019, le profil « wait and see » effectuait environ 5 % de toutes les dépenses du secteur affaires. Il se compose de travailleurs qui occupent des rôles dans des industries relativement non concurrentielles : secteur public, associations professionnelles, organisations à but non lucratif. Pendant la pandémie, ce segment a pu organiser des événements virtuels pour remplacer les conférences en personne et pourrait être plus réticent à reprendre la route.

Comment s’effectue le retour des voyageurs d’affaires ?

D’après McKinsey & Company, la vitesse à laquelle le secteur reprend graduellement ses activités varie selon la distance et le motif du voyage. Ainsi, les déplacements régionaux s’inscrivent parmi les premiers à revoir le jour, suivis des déplacements à l’échelle nationale, puis internationale. Les rendez-vous associés aux ventes priment sur les réunions internes et les conférences à grand déploiement.

tourisme affaires deplacement

Retrouverons-nous l’affluence de 2019 ?

Selon la U.S. Travel Association, le secteur du tourisme d’affaires ne connaîtra pas l’affluence de 2019 avant 2024. Cependant, trop d’incertitudes persistent pour répondre catégoriquement à la question. Néanmoins, si le contexte épidémiologique actuel se maintient au cours des prochains mois au Québec (et au Canada), plusieurs experts sont optimistes. Dès le printemps 2022, un nombre accru de congrès et d’événements professionnels se tiendrait en présence. Ce mouvement de reprise joue positivement sur la confiance du secteur.

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Les grands défis du tourisme d’affaires

Les répercussions de la COVID-19 sur les déplacements et rassemblements professionnels sont majeures et pourraient laisser des séquelles à plus long terme. L’agence de presse Bloomberg a analysé le futur des voyages d’affaires de 45 grandes compagnies situées aux États-Unis, en Europe et en Asie. D’après ces données, 84 % des répondants prévoient réduire leurs dépenses de voyage après la pandémie, par rapport à l’année 2019. L’enquête met en lumière trois principales raisons : l’efficacité des outils technologiques, l’importance de réduire les émissions de carbone et les coûts associés aux déplacements.

 L’évolution du monde du travail

Les entreprises de toutes tailles ont investi des sommes considérables pour intégrer des solutions technologiques qui permettent à leurs employés de travailler à distance. En plus d’être demeurées fonctionnelles, certaines sont désormais plus performantes. Pour plusieurs, ces gains se calculent en temps, en argent ainsi qu’en qualité de vie pour leurs effectifs. Plus les mois s’écoulent, plus les habitudes s’installent. De nombreux gestionnaires se demandent maintenant s’il est envisageable de retourner en arrière.

Un fossé se creuse graduellement entre l’« avant » et l’« après » pandémie. Cette période contraint les dirigeants à entamer d’importantes réflexions, notamment sur leurs politiques organisationnelles internes. C’est pourquoi tant d’entreprises évaluent actuellement la place qui sera accordée au télétravail (total ou partiel), aux horaires flexibles et aux déplacements. Bien sûr, le futur sera nuancé pour davantage équilibrer la vie professionnelle des employés. Cependant, cette évolution du monde du travail, induite entre autres par des technologies de communication efficaces, aura indubitablement des répercussions sur le tourisme d’affaires.

Cette évolution du monde du travail, induite entre autres par des technologies de communication efficaces, aura indubitablement des répercussions sur le tourisme d’affaires.

D’après un sondage effectué par la firme Morgan Stanley auprès de 138 gestionnaires de voyage entre le 30 juin et le 12 juillet 2021, 27 % des déplacements d’affaires prévoient être remplacés par des réunions virtuelles en 2022 et 19 % en 2023.

La responsabilité des entreprises face aux changements climatiques

L’impact des voyages professionnels sur le bilan carbone des organisations fait également réfléchir les gestionnaires. Depuis leur absence, ou forte diminution, plusieurs constatent la part substantielle d’émissions de gaz à effet de serre associée à leurs allées et venues.

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) s’insère depuis quelques années dans les stratégies commerciales des petites et grandes sociétés. Aujourd’hui, nombreuses s’entendent pour dire que la relance doit impérativement être durable si l’on souhaite affronter l’autre crise, soit celle associée aux changements climatiques. Selon une analyse de la firme d’intelligence d’affaires Skift, un grand nombre de multinationales visent l’objectif commun de réduire de 30 % leurs émissions d’ici 2030 et de devenir neutre en carbone d’ici 2050. Pour tenir leur engagement, préserver leur marque employeur et instaurer la confiance, bon nombre de ces entreprises limiteront inévitablement leurs futurs voyages d’affaires.

La Science Based Targets initiative, un partenariat entre le CDP, le Pacte mondial des Nations Unies, le World Resources Institute et le World Wide Fund for Nature, produit un répertoire dans lequel il est possible de prendre connaissance des objectifs établis par plus de 1800 compagnies. 

Les coûts versus les bénéfices

Tout déplacement professionnel ne s’équivaut pas. Les motifs sont sous la loupe des dirigeants qui constatent les économies encaissées au cours des derniers mois. Ainsi, le poids d’une rencontre avec un client ou un prospect diffère de celui d’une réunion interne. La participation à une conférence éducationnelle n’a pas non plus la même valeur que la présence à un congrès dédié au développement d’affaires.

Il y a certes un coût à se déplacer, mais aussi un coût à ne pas le faire. Manquer des occasions d’affaires peut engendrer d’importantes pertes aux entreprises trop réticentes à retourner sur la route. Cependant, la décision de partir ne se prend plus les yeux fermés, car un certain retour sur l’investissement est attendu. C’est notamment le cas de l’entreprise pharmaceutique Pfizer qui prévoit réduire considérablement les va-et-vient de ses employés par rapport aux années prépandémiques. La nouvelle politique de voyage de la compagnie mise sur une meilleure compréhension des motifs qui justifient un déplacement. En d’autres termes, qu’est-ce qui serait accompli sur place qui ne pourrait pas l’être virtuellement ?

La décision de partir ne se prend plus les yeux fermés, car un certain retour sur l’investissement est attendu.

D’après le cabinet-conseil McKinsey & Company, la vitesse à laquelle le secteur reprend graduellement ses activités varie selon la distance et le motif du voyage. Ainsi, les déplacements régionaux s’inscrivent parmi les premiers à revoir le jour, suivis des transports à l’échelle nationale, puis internationale. Les rendez-vous associés aux ventes priment sur les réunions internes et les conférences à grand déploiement.

Un secteur contraint à s’adapter

De nombreux centres de congrès et hôtels ont dû repenser leur offre de services dans le but de mieux accompagner leurs clientèles dans la réalisation de leur mission événementielle. La production de conférences virtuelles et hybrides a nécessité l’acquisition d’équipement de pointe et de talents spécialisés en TI. Le contexte mouvant dans lequel se trouve le tourisme d’affaires impose depuis 18 mois une constante adaptation des joueurs et met en évidence l’importance d’avoir des équipes agiles.

Devenus experts en report d’événements, les gestionnaires n’en finissent plus de jongler avec des scénarios A, B et C. En plus de se conformer aux mesures sanitaires et aux restrictions frontalières, les professionnels du secteur doivent aussi tenir compte des grandes tendances qui définissent le milieu des affaires.

Le besoin de renouer en face à face avec des clients, des fournisseurs, des partenaires et des collègues est bien réel. Toutefois, considérant les nouvelles orientations des entreprises, il est légitime de se demander à quels niveaux (distance, motif et fréquence de déplacement) les organisations laisseront désormais leurs talents voyager. Dans ce contexte, l’industrie devra faire preuve, encore une fois, d’une grande résilience.

 

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Revoir son modèle d’affaires pour mieux s’adapter

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les entreprises touristiques ont dû rapidement mettre en œuvre des plans d’action pour s’adapter aux exigences émises par la santé publique. Les mesures d’hygiène, de sécurité et de distanciation physique ont nécessité des ajustements importants pour de nombreux établissements et sites touristiques. L’absence de voyageurs internationaux et de la clientèle d’affaires a aussi sévèrement bouleversé les secteurs plus dépendants de ces visiteurs, notamment celui de l’hôtellerie et des réunions et congrès. Pour demeurer en activité et limiter leurs pertes, certains ont dû carrément revoir leur modèle d’affaires et accélérer des projets visant à mieux répondre aux besoins actuels tout en se conformant aux standards de demain.  

Identifier et saisir des occasions d’affaires 

Un consortium de chercheurs européens s’est penché sur l’utilisation de modèles d’affaires innovants pour passer à travers une crise comme celle de la pandémie de COVID-19 dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Ils ont noté que leur usage peut non seulement aider les entreprises à générer d’autres revenus pendant la crise, mais aussi contribuer à mieux les préparer pour l’avenir. Les occasions d’affaires identifiées durant cette période procurent de nouvelles perspectives et pourraient favoriser la réalisation de profits à long terme. L’étude met également en lumière l’importance des opportunités numériques, telle que la création de services supplémentaires. Dans un contexte où certains établissements subissent des fermetures temporaires, ils s’avéreraient une source de revenus transitoire.

Retour sur le concept de l’hybridation des lieux et des fonctions 

La tendance repose sur une volonté de diversifier ses sources de revenus en allouant de nouveaux usages à des lieux. Le secteur de l’hôtellerie intègre cette stratégie depuis quelques années pour attirer de nouvelles clientèles, notamment les communautés locales. Ainsi, les activités et les expériences offertes profitent à la fois aux voyageurs et aux habitants du quartier. En l’absence d’un tourisme international en contexte de pandémie, cette notion d’hybridation s’avère intéressante en milieu urbain, même si certaines contraintes freinent l’étendue des possibilités du concept. 

L’Association hôtellerie Québec a organisé en octobre 2020 un webinaire dans lequel plusieurs idées permettant de générer des revenus non traditionnels ont été partagées. Le conférencier invité, Guillaume Lavoie, expert en économie collaborative, proposait de faire de l’hôtelier un partenaire du quartier. Pour ce faire, il évoquait la possibilité de louer certains espaces tels que les stationnements, la cuisine, les chambres, le lobby, les salles de réunion auprès d’entreprises de proximité qui pourraient avoir des besoins sporadiques. 

Cet automne, de nombreuses idées créatives pour générer des revenus supplémentaires en hôtellerie ont circulé dans les médias. Parmi celles observées se trouvent : 

  • Convertir des chambres en salon de travail pour accueillir des professionnels qui n’ont pas le luxe d’avoir un bureau à la maison ou encore en salon équipé spécifiquement pour les amateurs de jeux vidéo, de cinéma, de sport ;
  • Équiper les suites de cuisines et offrir des services adaptés à une clientèle de long séjour pour répondre entre autres aux besoins des snowbirds ;
  • Offrir un forfait dédié au tournage ou à des séances de photos. Certains hôtels possèdent des attributs uniques méconnus des photographes, des producteurs vidéo et des influenceurs en quête de nouveaux lieux ;
  • Louer ses espaces de stationnement pour les propriétaires de véhicules récréatifs et d’embarcation ou aux entreprises ayant besoin de lieu d’entreposage additionnel. 

S’adapter aux besoins des clientèles 

Même si le tourisme d’affaires a été en pause depuis la fermeture des frontières et le début des restrictions en matière de rassemblement, les entreprises ont poursuivi leurs activités à distance, multipliant les rencontres et les événements virtuels. Qu’ils plaisent ou non, le télétravail et les réunions à distance ont fait leurs preuves. Dans la mesure où des habitudes et des préférences ont été consolidées durant la pandémie, il est possible que certaines activités ne retrouvent jamais le niveau atteint avant la crise, même après la vaccination des populations. 

En réponse à cette tendance, plusieurs centres de réunion et de congrès adaptent leurs installations en vue de satisfaire les attentes technologiques de leurs clients. Parallèlement, les organisateurs d’événements n’ont eu d’autre choix que de plonger dans l’univers virtuel pour survivre et ont développé des expertises en mode accéléré qui serviront d’assises à de nouveaux métiers.  

La nécessité de se rencontrer en face à face n’est pas mise en doute. Toutefois, les derniers mois ont démontré les avantages qu’offrent les événements hybrides. Pour quelques établissements plus avant-gardistes, la réflexion quant à ce virage était présente même avant la crise. Pour d’autres, il est devenu une évidence. 

Depuis le début de la pandémie, le Palais des congrès de Montréal se positionne sur l’offre hybride. Ses espaces permettent la tenue d’événement à la fois en présence et en virtuel grâce à ses studios équipés à la fine pointe de la technologie qui offrent une expérience de diffusion de type plateau de télévision.

Qu’en pensent les clients ?

Le consortium de chercheurs européens nommés précédemment a soulevé un point important dans son étude : le rôle des clients. Il est question ici de ceux qui visitent fréquemment l’entreprise, les plus fidèles et les plus impliqués. Ces clients sont davantage enclins à réfléchir aux forces et aux faiblesses de l’organisation et communiquent ouvertement des idées potentielles d’innovation. Avez-vous pensé faire appel à eux ?

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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TOURISME D’AFFAIRES : REGAGNER LA CONFIANCE DU VOYAGEUR

L’organisme international Global Business Travel Association (GBTA), qui compte des membres dans plusieurs régions du monde, révèle que 80 % de ceux-ci considèrent mettre les voyages d’affaires intérieurs à l’agenda prochainement. Près des deux tiers envisagent les déplacements au Canada dans un avenir rapproché.

Facteurs nécessaires à la reprise

Bien que les entreprises soient prêtes à faire voyager leurs travailleurs, elles le feront sous certaines conditions. Selon le sondage de la GBTA réalisé du 13 au 16 mai 2020 auprès de 1705 compagnies membres, les six facteurs nécessaires pour que les gestionnaires se sentent à l’aise à l’idée de séjours d’affaires pour leurs employés sont les suivants (énoncés considérés comme étant importants/très importants par au moins 85 % des répondants) :

  • Déclin du nombre de nouveaux cas ;
  • Levée des restrictions gouvernementales ;
  • Accessibilité d’un traitement antiviral réduisant les risques de mortalité ;
  • Mesures favorables de la part des institutions de la santé publique ;
  • Disponibilité d’un vaccin contre la COVID-19 ;
  • Levée des consignes de confinement.

Rebâtir la confiance

Mais les employés, eux, seront-ils prêts ? Une enquête effectuée le 8 mai dernier par MMGY révèle que 22 % des touristes américains ont hâte de voyager à nouveau pour le travail, lorsque la crise sera passée. Cette proportion est en baisse par rapport aux deux vagues précédentes de sondage. Cette même enquête dévoile que 19 % d’entre eux envisagent la possibilité de réaliser un déplacement d’affaires dans leur pays au cours des six prochains mois, un pourcentage également en chute par rapport aux données recueillies durant mars et avril. La confiance à l’idée de voyager pour le travail est-elle en train de s’effriter ?

Mesures attendues

Selon plusieurs experts du milieu du tourisme d’affaires, la reprise sera conditionnelle à cette confiance. L’agence de voyages d’affaires BCD Travel a interrogé les principaux intéressés. Les résultats démontrent la nécessité d’assurer un environnement sécuritaire pour gagner la confiance des voyageurs d’affaires. Le tableau ci-dessous illustre les mesures auxquelles ils s’attendent pour la reprise de leurs déplacements.

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La sécurité a pris le dessus sur le service.

Pour rassurer les voyageurs, les organisations devront ainsi communiquer efficacement les mesures mises en place, quitte à créer une page Web dédiée sur leur site. La sécurité a pris le dessus sur le service.

Reprise des événements d’affaires et des réunions

En toute logique, ce sont les réunions d’entreprises rassemblant un petit nombre de personnes qui recommenceront en premier, bien avant les congrès réunissant de grands groupes. Le retour de ces événements d’envergure nécessitera probablement l’arrivée d’un vaccin, tel que le rapporte Destination Canada à la suite de l’analyse de plusieurs sondages dans le milieu.

Les technologies numériques joueront un rôle de premier plan dans cette relance. Le volet virtuel occupera une place considérable dans ces événements en face-à-face, entre autres pour intégrer davantage de participants et y inclure d’autres options permettant de rehausser l’expérience.

Néanmoins, les réunions en personne renforcent les liens et favorisent les relations de confiance. Cela pourrait s’accentuer après la pandémie, alors que les gens ressentiront d’autant plus le besoin de rencontrer à nouveau leurs pairs, le tout dans des conditions sécuritaires.

À l’heure actuelle, les planificateurs d’événements préfèrent des communications avec les fournisseurs visant à maintenir les relations plutôt que dans une optique de vente, toujours selon l’analyse de Destination Canada. Le partage de l’information entre ces partenaires concernant les mesures pour favoriser la sécurité est de mise, qu’il s’agisse des hôtels, des moyens de transport, des centres de congrès, des services de traiteurs, des restaurants, etc.

Des rencontres de courte durée, locales et avec peu de participants

Les préparatifs pour les premiers événements d’affaires comprennent de nombreux enjeux. Pour une reprise sécuritaire et graduelle, voici des astuces partagées par un épidémiologiste impliqué dans l’élaboration de mesures sanitaires à Las Vegas :

  • Favoriser les petits événements (maximum 50 participants), ils sont plus faciles à contrôler ;
  • Prioriser les événements composés de participants locaux seulement ;
  • Organiser des réunions/séances de 30 minutes maximum ;
  • Limiter à une journée (préférablement une demie) la durée totale de l’événement ;
  • Exiger le port de masques ;
  • Éviter de tester les participants à l’entrée. Une telle opération demande du temps d’attente qui peut provoquer la transmission du virus le cas échéant.

Des rassemblements possibles ailleurs dans le monde

La levée des restrictions de confinement se déploie dans plusieurs pays européens et asiatiques. En matière d’assouplissements pour les rassemblements, voici quelques exemples :

  • L’Italie bannit tout événement intérieur pour le reste de l’année, mais les permet à l’extérieur jusqu’à 1000 participants.
  • En Allemagne, les foires commerciales figurent sur la liste des activités (peut-être) envisageables sous peu, contrairement aux rassemblements de masse qui demeurent interdits au moins jusqu’à la fin août.
  • L’Autriche comptent autoriser les événements qui regroupent jusqu’à 1000 participants à compter du 1er août.
  • Dans l’État américain de l’Indiana, il sera possible d’organiser des événements rassemblant jusqu’à 250 participants à partir du 14 juin.
  • La Chine permet à nouveau les foires commerciales et les conférences.

Il règne beaucoup de confusion sur la reprise des voyages d’affaires. La confiance demeure la clé. Cela passe par le respect des restrictions gouvernementales, par la mise en place de mesures claires et comprises de tous dans les organisations et la réassurance auprès des clients et des employés.

 

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Tourisme d’affaires et de congrès durant la crise

À quand la reprise ?

L’avenir des voyages et des réunions d’affaires, le moment de leur reprise et les changements que la crise aura engendrés font l’objet de beaucoup de questionnements. Les activités recommenceront-elles à l’automne ? Seront-elles remplacées par des rencontres virtuelles ? Des résultats de sondages donnent certains sons de cloches.  

  • Une enquête du réseau PCMA réalisée auprès de 1 700 organisateurs d’événements et de fournisseurs à propos des impacts de la pandémie sur leurs opérations dévoile entre autres que :
    • les événements des trois prochains mois, sauf quelques exceptions, ont été annulés ou reportés ;
    • parmi ceux qui ont suspendu un événement, l’automne constitue l’un des moments les plus convoités. Mais une part égale de répondants attend d’avoir quelques indices de la reprise avant de déterminer une date ;
    • quelque 70 % des répondants envisagent de créer des rencontres virtuelles pour remplacer complètement ou en partie leur événement ;
    • la plupart des répondants (81 %) apporteront des changements aux éventuelles ententes contractuelles et à leurs assurances.

Source : PCMA Convene

Des événements virtuels

Les événements virtuels remplacent ceux en face à face pour le moment. Mais ils pourraient bien occuper une place plus grande à l’avenir, même lors de la reprise, en complément des véritables rencontres. Les organisateurs de congrès se tournent vers la technologie pour trouver des moyens de créer des expériences en ligne qui susciteront un grand intérêt.

  • De nombreux webinaires sur la conception de conférences en ligne sont proposés. Qu’il s’agisse d’une réunion entre quelques personnes ou d’un événement rassemblant des centaines de participants, la formule en ligne est très convoitée. Et la technologie permet de dynamiser ces rencontres avec la possibilité d’échanger avec les autres, de télécharger du contenu, de poser des questions ou encore de répondre à un sondage en direct. L’organisation ON24 suggère notamment d’intégrer des composantes interactives à l’écran.

 

Source : ON24.com

Tous ensemble

Le secteur des événements met la main à la pâte. Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires. Des organisateurs professionnels d’événements et des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour accommoder et être utile au personnel soignant.

Source : Live for Life

Pour plus d’exemples, consulter le dernier bulletin sur le tourisme d’affaires et de congrès

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association (GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

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COVID-19 : Tourisme d’affaires et de congrès

Mesures de soutien 

Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (COVID-19)

Mesures d’assouplissement pour les citoyens et les entreprises

-Soutien aux entreprises — Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

-Gouvernement du Québec — Soutien à l’industrie touristique (COVID-19)

Restrictions gouvernementales et impacts 

  • L’état d’urgence sanitaire décrété par le gouvernement du Québec comprend l’interdiction de tous les rassemblements intérieurs et extérieurs. Les points de presse quotidiens le rappellent. 
  • La Ville de Toronto annule toutes les conférences et les événements qui devaient se dérouler d’ici le 30 juin.
  • La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui devait se tenir en novembre prochain est reportée. La date n’a pas encore été fixée.
  • L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Un sondage hebdomadaire de Luth Research sur le comportement des Américains en période de coronavirus révèle que lors de la semaine du 30 mars, 29 % des répondants ont affirmé avoir reporté leur voyage d’affaires alors que 2 % les réalisent quand même. Ces proportions étaient respectivement de 26 % et de 3 % la semaine précédente.
  • Les différentes mesures restrictives envers les voyageurs ainsi que les pays qui présentent des risques de propagation sont listés dans ce bulletin hebdomadaire de l’entreprise d’intelligence d’affaires Riskline.

Bonnes pratiques et solidarité 

  • Un nombre grandissant d’organisateurs professionnels d’événements ainsi que des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour aménager des sites qui accueillent des patients et du personnel soignant liés à la COVID-19. Ces entreprises sont agiles à convertir rapidement des lieux selon les besoins.
  • Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires grâce à leurs équipements versatiles et performants (systèmes de ventilation, toilettes accessibles aux fauteuils roulants, etc.). Ceux de Manhattan, de Chicago, de Détroit ou encore de Los Angeles sont entre autres dotés de cette nouvelle vocation.
  • La plus grande réunion virtuelle au monde pourrait avoir lieu le 14 avril prochain. Des planificateurs d’événements canadiens espèrent rassembler plus de 12 000 participants pour au moins 30 minutes et ainsi se soutenir durant cette période difficile. Ils utilisent le nom de domaine qui avait été réservé pour le Global Meeting IndustryDay (GMID), un événement festif pour l’industrie des réunions qui a été annulé : #GMIDGoesVirtual
  • Un expert en matière d’organisation de réunions professionnelles propose un mode d’emploi pour le déroulement d’une séance de remue-méninges virtuelle.
  • Le 14 avril prochain se tiendra un webinaire sur l’organisation d’événements virtuels, qu’il s’agisse de formations, de conférences, ou encore de foires commerciales.
  • Un hackathon en ligne a eu lieu du 3 au 5 avril dans le but de développer des applications utiles en ces temps de confinement. Quelque 263 équipes y ont participé et le jury a retenu 42 projets variés.

Relance 

  • Les restrictions imposées par la pandémie ont eu un effet direct sur le marché des congrès et des réunions au Québec. Des changements accompagneront certainement la reprise des activités. Les liens contractuels quant aux risques financiers, la mise en place de mesures sanitaires et la progression des événements hybrides (face à face et virtuellement) feront partie des enjeux lors de la relance. Visionnez l’entrevue réalisée par Frédéric Gonzalo auprès de Caroline Lepage, présidente de la firme Agora Opus 3, spécialisée en organisation de congrès et d’événements.
  • Le gouvernement du Royaume-Uni sonde les acteurs de l’industrie des événements et des congrès pour obtenir le pouls du secteur et pour préparer la relance.
  • La Chine lève les restrictions de voyages. À compter du 8 avril, les résidents de Wuhan, l’épicentre de la COVID-19 au pays, seront autorisés à voyager à nouveau.
  • L’Organisation mondiale du tourisme publie un document rassemblant 23 recommandations pour gérer la crise et préparer la relance. Il s’agit d’un ensemble de mesures pouvant être prises par les pouvoirs publics, mais aussi par les entreprises privées.
  • PhocusWireorganise un webinaire le 16 avril prochain sur la nature changeante du comportement du voyageur d’affaires. Voilà un bon moment pour mieux comprendre la clientèle et l’aborder efficacement au moment de la relance. 

Boîte à outils 

  • Les organisations AIPC et UFI ont développé un guide de bonnes pratiques à l’intention des centres de congrès et d’exposition pour gérer la crise de la COVID-19. 
  • La Meetings Industry Association (MIA) et l’association CONGREX ont chacune produit une publication qui rassemble des outils et des renseignements utiles pour les professionnels de l’industrie des réunions. 
  • Douze conseils pratiques pour effectuer une réunion virtuelle efficace. 
  • Onze idées pour dynamiser les événements virtuels. 
  • MPI tiendra une conférence virtuelle gratuite le 14 avril afin d’accompagner les personnes qui travaillent dans l’industrie des événements et des congrès. 

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association(GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

 

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Tourisme durable

Transition durable dans le secteur des réunions et des congrès

Au cours des dernières années, beaucoup d’efforts ont été effectués afin de réduire l’impact des réunions et des congrès sur l’environnement et sur les communautés qui les accueillent. Les intervenants de l’industrie conviennent de la nécessité d’intégrer des pratiques durables, se mobilisent autour d’objectifs précis et créent des outils pour les atteindre. L’idée que ce secteur d’activité devienne carboneutre d’ici 2050 a d’ailleurs été lancée lors du salon IMEX America, qui se tenait en septembre dernier.

Des conseils, des outils, des bonnes pratiques

Les préoccupations climatiques et l’urgence de poser des gestes concrets ont amené de nombreuses organisations à développer des outils pour accompagner l’industrie.

La société britannique BCD Meetings & Events a publié un livre blanc dans lequel se trouvent les étapes essentielles au lancement d’une démarche durable. Le document présente aussi des bonnes pratiques ainsi qu’une liste de questions clés à se poser dès le début du processus de planification. Par exemple, quels sont les problèmes les plus importants à aborder? Que pouvons-nous contrôler? Quelles sont les ressources existantes?

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Source : Centre de congrès de Göteborg

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend aussi l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. Le site Web indique les éléments à considérer pour une telle démarche. En voici une liste partielle :

  1. Transport
    • Calculer et compenser les émissions de gaz à effet de serre
    • Utiliser les transports publics pour se rendre et se déplacer une fois sur place, et encourager les participants à faire de même
  2. Site de congrès et hébergement
    • Choisir un lieu qui détient une certification environnementale
    • Demander de l’aide auprès des fournisseurs pour l’atteinte des objectifs
  3. Nourriture et boisson
    • Servir plusieurs options végétariennes
    • Opter pour des produits locaux et de saison
  4. Accessibilité et ouverture à tous
    • Planifier l’événement en tenant compte de l’accessibilité universelle afin d’inclure les personnes en situation de handicap
    • S’assurer d’un maximum de parité des genres chez les personnes inscrites au programme
  5. Contribution à la communauté locale
    • Encourager les participants à s’impliquer auprès de la communauté locale
    • Demander aux responsables du lieu de l’événement de donner les surplus (matériels et alimentaires) à des organisations communautaires

Viser l’atteinte d’objectifs

La responsabilité de procéder à un virage durable repose sur l’ensemble des parties concernées. Pour mobiliser les troupes, il faut d’abord établir des objectifs clairs, puis développer des tactiques efficaces. Dans le cadre du salon IMEX de Francfort, qui s’est déroulé en mai 2019, les organisateurs ont invité les exposants à signer un pacte les engageant à effectuer au moins trois actions visant la réduction de leur empreinte environnementale. Pour inspirer et guider les exposants, ils ont créé un document qui présente des bonnes pratiques avant et pendant l’événement.

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Source : Imex-frankfurt.com

Pour sa part, The Global Association of the Exhibition Industry encourage les professionnels de l’industrie à répondre aux 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. Pour les motiver et les accompagner, l’association a diffusé un répertoire en ligne qui rassemble des initiatives et des projets réalisés par des membres de l’industrie. Elle a également publié un rapport qui présente 20 cas exemplaires.

Depuis le printemps 2019, le Palais des congrès de Montréal a adopté ces mêmes objectifs, qui forment un cadre de référence international, en adhérant au Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Sur son site Web, il est possible de prendre connaissance de toutes les actions effectuées par le Palais pour répondre aux objectifs du programme. En voici quelques-unes :

Objectif 2 – Faim « zéro »

  • Don du surplus de nourriture des événements à la Maison du Père par l’entremise du Groupe Capital
  • Participation au développement des technologies d’agriculture urbaine par l’entremise d’AU/LAB

Objectif 10 – Inégalités réduites

  • Installations accessibles aux personnes à mobilité réduite et possédant la cote d’accessibilité «Accès total » de Kéroul
  • Journée Coup de pouce pour la sensibilisation des employés à l’engagement communautaire par des activités de bénévolat auprès d’organismes venant en aide aux personnes vulnérables

Objectif 12 – Consommation et production responsables

  • Certification APEX/ASTM reconnaissant le Palais des congrès et Montréal comme destinations de congrès écoresponsables
  • Mise en place de projets visant la réduction des dépenses énergétiques (certification Energy Star, remplacement d’équipement de refroidissement, etc.)

Objectif 17 – Partenariat pour la réalisation des objectifs

  • Participation au comité environnemental de Tourisme Montréal
  • Soutien au plan de développement durable de la Ville de Montréal
  • Création du comité Innovation en développement durable, qui réunit les experts de dix établissements universitaires québécois

Source : Global Compact Network France

S’inspirer d’ailleurs sans oublier de regarder ici

Le secteur des réunions et des congrès se mobilise à l’échelle mondiale, mais aussi au Québec. Le Palais des congrès de Montréal en est un bon exemple, mais il n’est pas le seul. Le Centre des congrès de Québec respecte lui aussi de hauts standards en gestion environnementale. Tous les événements qui s’y déroulent sont écoresponsables et répondent aux critères du niveau 1 de la norme du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) 9700-253 – Gestion responsable d’événements. La vidéo suivante explique la démarche qu’il a suivie.

Source de la vidéo : Youtube

S’outiller et s’inspirer n’a jamais été aussi aisé. Bien que changer des habitudes de gestion et adopter de nouvelles pratiques donnent parfois le tournis, il demeure qu’il est impératif de prendre part à cette transition durable.

 

Source de l’image à la une : abdul7amid alfadhly de Pexels

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Segments de clientèles

Réunions et congrès : connaître ses participants pour mieux les engager

Les organisateurs d’événements professionnels cherchent continuellement à créer des expériences qui intéresseront et marqueront positivement les participants. Depuis quelques années, l’une des avenues privilégiées consiste à favoriser leur engagement avant, pendant et après l’événement. La diversité du groupe rend complexe la conception d’une programmation qui satisfera l’ensemble des personnes conviées. D’après Linda McNairy, VP chez American Express Meetings and Events, le succès repose sur la connaissance de ses participants, ce qui les motive et les incite à se sentir engagés.

 

Dans un article diffusé sur la plateforme Northstar Meetings Group, madame McNairy présente six profils communs de congressistes et des recommandations pour susciter leur engagement. Les voici :

Le féru de connaissances

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Il cherche des occasions d’apprendre des notions qui seront bénéfiques pour sa carrière. Les thèmes présentés dans la programmation s’avèrent déterminants quant à sa participation. La qualité des conférenciers et du contenu livré influence son niveau de satisfaction général. 

Conseils pratiques 

  • Effectuer un sondage en amont de l’événement afin d’assembler des contenus qui répondent à ses besoins
  • Proposer plusieurs parcours d’apprentissage susceptibles de lui plaire ainsi que des séances qui favorisent les interactions entre les experts conférenciers et le public
  • Lui transmettre de l’information après l’événement afin de prolonger son expérience éducative

L’experte en réseautage

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Elle valorise les rencontres en face à face et souhaite créer des relations significatives qui l’aideront à atteindre ses objectifs d’affaires. Les événements professionnels représentent des occasions idéales pour ce type d’interactions. Son intérêt marqué pour l’établissement de contacts avec d’autres la conduit à utiliser diverses applications et solutions technologiques qui lui permettent de poursuivre ses échanges après l’événement.

Conseils pratiques

  • Rendre disponible la liste des participants avant l’événement et mettre à sa disposition une application qui lui permet de chercher des contacts, de communiquer avec d’autres (avant, pendant et après) et de conserver des cartes professionnelles de façon numérique
  • Inclure des sessions de réseautage éclair
  • Prévoir de multiples occasions favorisant les échanges entre les participants

La chercheuse d’inspiration

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Elle souhaite donner un sens à sa présence. Elle préfère vivre une expérience plutôt qu’être passivement assise à écouter. Créative et dynamique, elle se laisse immerger par l’événement en son entier. Ses attentes sont élevées et elle aspire à repartir avec de nouvelles idées, actions ou un nouveau processus qu’elle pourra ensuite présenter à son équipe.

Conseils pratiques 

  • Favoriser son implication en intégrant des activités de co-création ou de remue-méninges collectives
  • Utiliser des espaces non conventionnels pour créer des environnements stimulants 
  • Intégrer une dimension communautaire qui encourage la participation à des activités socialement responsables

Le papillon sociable

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Il adore rencontrer de nouvelles personnes et se joindre à des groupes avec lesquels il partage des champs d’intérêts communs, professionnels ou non. Il est à son aise lorsqu’il se trouve dans des contextes sociaux décontractés et n’hésite pas à diffuser sur les médias sociaux les moments forts de sa présence.

Conseils pratiques 

  • Prévoir des activités de loisir et de divertissement dans la programmation
  • Opter pour des aménagements de salle qui rendent l’heure des repas moins formelle et qui encouragent les interactions
  • Intégrer une dimension de ludification (gamification) à l’application de l’événement afin de promouvoir les échanges et le partage de contenu visuel sur les médias sociaux

La participante réticente

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Généralement introvertie, elle fait acte de présence davantage par obligation que par intérêt. Les pauses, les activités sociales et les occasions de réseautage constituent pour elle de réels défis.

Conseils pratiques 

  • Proposer des choix qui lui donnent le sentiment de contrôler son expérience
  • Inclure une programmation virtuelle accessible de partout afin de lui permettre d’assister à l’événement tout en demeurant dans sa zone de confort
  • Présenter clairement les avantages qu’elle retirera en participant à l’événement

Le fanatique de la marque

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Il aime suivre les développements d’une marque qu’il affectionne et va parfois jusqu’à investir dans cette compagnie. Il demeure à l’affût des dernières innovations, possède des produits ou souscrit à des services de celle-ci. Il cherche à s’entourer d’autres fans qui partagent la même culture de la marque.

Conseils pratiques 

  • Rendre accessibles des représentants clés qui lui parleront de la marque, lui feront vivre une expérience unique et lui donneront des informations privilégiées sur certains produits ou services
  • Organiser des tirages faisant courir la chance de gagner des prix spéciaux en lien avec la marque
  • Créer un panel d’utilisateurs (ou de fanatiques de la marque) en leur offrant la possibilité d’échanger leurs idées

Personnaliser pour mieux engager

Les profils élaborés par madame McNairy mettent en lumière les traits généraux des participants. À partir de ces grandes caractéristiques, il est possible de décortiquer davantage les personnalités, les comportements et les besoins selon votre public cible pour ensuite créer des personas sur mesure. Cette connaissance vous permettra de concevoir une programmation qui répond aux attentes et de personnaliser votre approche visant l’engagement de vos participants.

 

Source image à la une : Samuel Zeller, sur Unsplash

 

Sources des images : 

Le féru de connaissances : mentatdgt, sur Pexels

L’experte en réseautage : Rawpixel.com, sur Pexels

La chercheuse d’inspiration : Bruce Mars, sur Pexels

Le papillon sociable : Chloe Kala, sur Pexels

La participante réticente : LinkedIn Sales Navigator, sur Unsplash

Le fanatique de la marque : Piotr Wilk, sur Unsplash