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Facebook live : Phase 1 du calendrier de réouverture, de défis et de responsabilités de l’industrie avec Martin Soucy

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Il sera question de la phase 1 du calendrier de réouverture et des défis et responsabilités de l’industrie touristique au Québec.

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Lancement du Réseau québécois Aubergiste

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En 2016, Gilles Tardif (Maisons du Grand Héron – Isle-aux-Grues) et Nancy Lemieux (Auberge des Glacis – L’Islet) ont interpellé le cabinet de la Ministre du Tourisme de l’époque afin d’obtenir une reconnaissance distinctive pour leurs établissements situés dans toutes les régions du Québec. Grâce à une enveloppe de 150 000$ sur trois ans, obtenue en 2018, il leur a été possible de développer leur image de marque et trouver une identité commune pour les aubergistes d’aujourd’hui… et ceux de demain ! Une structure de coopérative de solidarité sans but lucratif a été retenue comme outil de soutien pour redorer le blason de ce métier historique!

Le réseau québécois aubergiste !

Un comité a été mis sur pied, regroupant des représentants des aubergistes et de l’Association Hôtellerie Québec (AHQ). Ils ont développé ensemble leur image de marque, se sont rendus à la rencontre de leurs collègues lors d’une tournée en 2019 et ont établi ensuite leurs critères de sélection. Le Réseau québécois Aubergiste! est donc prêt à être lancé afin de rallier les 300 aubergistes situés dans toutes les régions du Québec.

Moteur de réservation transactionnel indépendant, sans intermédiaire

Ils ont choisi de créer leur propre site internet avec l’entreprise Imago de Ste-Marie (Chaudière-Appalaches) visant à regrouper tous les aubergistes au même endroit. Pour leur moteur de réservation transactionnel indépendant, sans intermédiaire, ils ont fait appel à l’entreprise québécoise Softbooker Technologies distributeur de la solution Reservit afin d’informatiser le site web et permettre ainsi aux internautes à la recherche d’hébergement de pouvoir réserver directement leur séjour sans intermédiaire! De cette façon, ils offriront une solution alternative, particulièrement à l’intra-Québec, aux conditions contractuelles des plates-formes de réservation mondiales. D’autres projets sont en chantier, comme la création d’une Route des auberges.

La présidente du Réseau québécois Aubergiste!, Nancy Lemieux, est très fière de dévoiler enfin le fruit de plusieurs années de concertation : « Nous avons passé tellement de temps à discuter des critères de classification comme, par exemple, la présence ou non d’un téléviseur et le nombre de chambres requis. Autour de la table, nous étions trois propriétaires d’établissements complètement différents : Monique Smismans de l’Auberge Le Cheval bleu (gîte, 5 chambres, cuisine belge à saveur régionale), Gilles Tardif des Maisons du Grand Héron (auberge classique et hébergement insolite, restauration authentique) et moi avec l’Auberge des Glacis (16 chambres, salle à manger de 50 places, gastronomie), mais partageant tous la même vision : sortir les aubergistes de l’isolement, se doter d’une structure de soutien et de services répondant à nos besoins spécifiques et, surtout, valoriser nos établissements ».

La clé de voûte : l’aubergiste

Nancy Lemieux poursuit : « Tout est devenu limpide le jour où nous nous sommes rendus compte qu’un élément nous ralliait sans compromis; nous étions tous des aubergistes! Nous avons donc construit notre réseau sur ce point rassembleur! »

L’initiateur de cette démarche, l’aubergiste Gilles Tardif est ravi : « Nous sommes enfin rendus à rallier les troupes partout au Québec! C’est un grand jour pour moi, pour nous tous, mais surtout pour la reconnaissance de notre belle vocation. La principale différence entre nos établissements et ceux qui offrent des services d’hôtellerie réside dans la présence de l’aubergiste. C’est principalement grâce à l’aubergiste que nos établissements sont des attraits touristiques en soi! »

Pour l’aubergiste Monique Smismans, le réseau arrive à point : « J’ai enfin trouvé le créneau qui correspond exactement à mon entreprise, qui priorise l’aspect humain et l’expérience-client. Le Réseau québécois Aubergiste! convient à la vision de mon établissement et à ses valeurs! »

Prochaine étape : Recruter les collègues-aubergistes

Tous les aubergistes qui souhaitent joindre le Réseau québécois Aubergiste! et obtenir la trousse d’adhésion peuvent contacter M. Thierry Hamtiaux à: info@reseauaubergiste.com. Ils profiteront d’une offre spéciale d’une durée limitée, leur donnant ainsi accès à une page sur le site internet et, bien entendu, au moteur de réservation transactionnel sans intermédiaire!

M. Thierry Hamtiaux siège au conseil d’administration de la coopérative de solidarité Aubergiste!. Soulignons qu’il est un spécialiste en Gestion des ressources humaines et en Santé et sécurité du travail, notamment sur de nombreuses questions liées à la Covid-19. Tous les aubergistes qui ont d’ailleurs des questions pointues en ce sens sont invités à communiquer avec lui par courriel.

Le soutien du Réseau québécois Aubergiste! à ses membres commence donc dès maintenant!

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Facebook live : Saisir les opportunités pour se réinventer avec Jocelyna Dubuc du Spa Eastman

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Jocelyna Dubuc a fondé le centre de santé Eastman il y a plus de 40 ans. Au fil du temps, l’entreprise a sans cesse innover, mettant l’art de vivre, les soins de santé et la gastronomie énergisante au coeur de l’expérience.

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Facebook live : Quel avenir pour la relève en tourisme? avec Chloé St-Hilaire, Billy Bastien et Élodie Duperré

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Comment entrevoir l’avenir quand plusieurs entreprises demeurent fermées, que les régions commencent à peine leur déconfinement et qu’il y a tant d’incertitude tant d’un point vue social qu’économique au Québec? On en parle avec Chloé St-Hilaire, Billy Bastien et Élodie Duperré, qui nous partageront leur vision réaliste mais aussi optimiste des défis et opportunités dans le contexte du tourisme actuel. Cliquer ici pour visionner

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Nouvelle normalité, nouveau vivre ensemble, le tourisme pour se retrouver, par Coralie Lebon

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Nous sommes à un carrefour décisif! Quel que soit l’angle (économique, environnemental et/ou social), particuliers et professionnels révisent l’orientation de leurs projets, entreprises, comportements et pratiques pour survivre ou encore soutenir l’économie québécoise. Par cette conscientisation, nous sommes en train de co-construire un projet de société : un nouveau vivre-ensemble.

En tourisme, c’est un monde de nouvelles possibilités! Plus que jamais, nous prenons conscience que derrière un service se trouvent un visage, une passion, une histoire, un citoyen et un territoire. Bien que le tourisme soit l’industrie la plus touchée dans cette crise, il sera, à mon sens, le ciment d’un nouveau vivre-ensemble post-pandémie.

Redécouvrir et profiter de nos quartiers, de nos commerçants/artisans, de nos voisins, de nos terrasses et hôtels seront nos prochains voyages! Et ces itinéraires locaux, faits par des locaux, vont profondément bonifier le produit et l’offre touristique locale, mais aussi mondiale. Et pour cause, l’opération séduction post-pandémie sera multiple en tourisme! Elle va devoir répondre à plusieurs cibles, au résident d’abord, puis au touriste international d’ici quelques mois.

Pourquoi le résident d’abord?

La pandémie COVID-19 a figé nos frontières et nous contraint à l’immobilité pour contrer la propagation du virus. L’ampleur des impacts de la crise sanitaire sur nos mobilités internationales est telle que nous serons, dans les prochains mois, contraints de miser sur le tourisme local avant de pouvoir profiter de l’arrivée de touristes internationaux. Malgré un déconfinement progressif des sociétés, les États du monde entier font preuve d’une extrême prudence. Nous nous déconfinons au compte-goutte.

Aux États-Unis, marché d’importance pour le tourisme au Québec, plusieurs États ont depuis le début du mois de mai bien avancé dans leur processus de déconfinement. Cependant, les États les plus avancés sont géographiquement les plus centraux. Pour ce qui est des États du nord-est des États-Unis, une forte proportion est partiellement confinée et d’autres, encore confinés comme le Vermont, par exemple. La frontière canado-américaine étant toujours fermée, la reprise d’un tourisme transfrontalier sera à court terme difficile.

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Portrait des mesures de déconfinement par États aux États-Unis selon les critères suivants : confinement chez soi, ouverture des commerces, ouverture des restaurants, bars, et de certains espaces publics (en date du 8 mai 2020)

Source: Alaa Elassar, CNN

En Europe, plusieurs pays ont commencé des mesures de déconfinement. Pour autant, celles directement liées à l’industrie du voyage ne s’assouplissent pas aussi vite que celles liées au commerce de détail. En France, deuxième marché d’importance pour le Québec, les mesures de déconfinement s’amorcent dès le 11 mai, mais les Français devront encore patienter avant de rêver voyage. Une reprise par le tourisme local sera même très difficile dans le pays en raison des limitations de déplacements à 100 km du domicile.

De plus, les quarantaines obligatoires pour les voyageurs revenant de l’étranger vont fortement limiter et contraindre les déplacements hors Union européenne. Les frontières de l’espace Schengen resteront officiellement fermées jusqu’au mois de septembre au moins. Comme le montre le tableau suivant, la relance des événements et festivals, du secteur de la restauration et la réouverture des frontières sont prévues en toute fin des plans de déconfinement. L’Autriche et l’Allemagne sont les seuls pays de l’Union européenne à entrevoir une réouverture bilatérale de leurs frontières respectives au cours de l’été.

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Phases de déconfinement d’une sélection de pays européens (en date du 8 mai 2020)

Le tourisme pour mieux se retrouver

Cette première étape de séduction locale va recentrer l’offre autour du résident-touriste. Cela permettra de recréer une vitalité sociale et économique locale activée par les résidents. Une occasion rêvée de balayer d’un revers de main les problématiques à l’origine des bouleversements structurels de nombreuses destinations en Europe où l’offre ne répond plus à la demande locale, mais davantage à la demande internationale.

Bien que fort pénible, il est indéniable que la crise que nous vivons nous rassemble. Nous devons en tant qu’industrie regarder autrement le prisme touriste-résident, car, dans le fond, nous serons tous prochainement touristes dans notre propre ville!

En hôtellerie, le vivre-ensemble est déjà une tendance forte. Décloisonner les portes des hôtels pour les ouvrir vers la ville est une pratique avérée et qui plaît. Nombreux sont ceux et celles qui l’utilisent à bon escient! Pour un repas d’affaires, du télétravail, clore un contrat, un 5@7, une inauguration, un brunch en famille, les formules sont multiples pour profiter d’un hôtel autrefois principalement réservé aux touristes.

Bien sûr il nous faudra vivre avec de nouvelles contraintes de distanciation sociale et de mesures d’hygiène sanitaires qui bouleverseront nos pratiques. Mais il est clair que nous entrons dans une nouvelle ère de vivre-ensemble. Et quoi de mieux placé que le tourisme pour nous réconcilier et raviver la flamme de nous retrouver?

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Avec un accroissement du nombre de cas de COVID-19 dans la province, les mesures de limitation de propagation du virus se sont accentuées au cours du mois d’avril particulièrement dans la région du Grand Montréal. Les résultats de l’ensemble des hôtels membres de l’AHGM pour le mois d’avril 2020 sont le reflet d’une situation qui s’est accentuée. L’interdiction de voyages non essentiels et de rassemblements internationaux, inter et intraprovinciaux a immobilisé le marché.

Coralie Lebon
Responsable, intelligence économique

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Le Projet Ananas, ou comment se sentir à l’hôtel, mais à la maison, par Eve Paré

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Le concept

C’est pour leur offrir la possibilité de mettre de l’avant leur passion du métier, et du même coup aider les Québécois à traverser la période de confinement, que cette campagne a été imaginée. En attendant de pouvoir les accueillir de nouveau dans leurs établissements, des collègues ont généreusement partagé quelques trucs du métier. Ainsi, le Projet Ananas est donc une série de petites capsules vidéo, organisée sous forme de courtes leçons, où différentes personnes qui travaillent dans le milieu de l’hôtellerie partagent leur savoir-faire pour nous aider à reproduire le confort ressenti lors d’un séjour à l’hôtel, mais à la maison.

Dans un premier temps, l’objectif du projet est de créer un dialogue avec les Québécois.

C’est l’occasion de leur laisser savoir que les hôteliers ont hâte de pouvoir les accueillir de nouveau dans leurs établissements, lorsque la situation le permettra. Et nous pourrions aussi penser, par exemple, dans une seconde phase de ce même projet, de faire découvrir ou redécouvrir les recoins cachés des hôtels.

Pourquoi Ananas ?

Peut-être le saviez-vous déjà, mais l’ananas est le symbole de l’hospitalité et du luxe.

Pour la petite histoire, c’est Christophe Colomb, lorsqu’il arriva en Guadeloupe en 1493, qui découvrit ce fruit désaltérant offert par les habitants pour souhaiter la bienvenue aux voyageurs et pour les accueillir dignement. Appréciant le goût sucré de l’ananas, Colomb et ses hommes rapportèrent l’ananas en Europe où il devint symbole de richesse.

Des collaborateurs en or

Cette Idée originale est le fruit d’une collaboration extraordinaire avec Ugo et Léo de Caserne (magazine Mt1642), qui nous accompagnent tout au long de ce projet. Ce sont aussi greffés au projet nos précieux partenaires KFFEIN pour le Web et Keren Penney pour la traduction. Toutes ces collaborations ont été gracieusement offertes par nos partenaires afin d’aider l’industrie hôtelière à traverser cette période difficile. C’est incroyable de voir cette solidarité s’opérer et je tiens à les remercier chaleureusement.

Suivez-nous sur le Web, Facebook et Instagram!

#commealhotel
#projetananas

Eve Paré
Présidente-directrice générale

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Facebook live : Le tourisme autochtone à la croisée des chemins, avec Dave Laveau et Sébastien Desnoyers-Picard

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Une discussion à ne pas manquer avec Dave Laveau, directeur général, Tourisme autochtone du Québec, et Sébastien Desnoyers-Picard, directeur marketing, Association touristique autochtone du Canada. Cliquer ici pour visionner en direct

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Facebook live : Enjeux pour Montréal avec Eve Paré, Manuela Goya et Martin Roy

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Frédéric Gonzalo en parle avec ces invités spéciaux:

-Eve Paré, présidente directrice générale, Association des hôtels du Grand Montréal

-Manuela Goya, vice-présidente, développement de la destination et affaires publiques, Tourisme Montréal

-Martin Roy, président directeur général, Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI) et Festivals et Événements Majeurs (FAME)

Un rendez-vous à ne pas manquer, ce mercredi 6 mai, 15h. Cliquer ici pour visionner

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Les 7 défis de la reprise touristique (première partie) par Martin Soucy pdg de l’Alliance

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En attendant le dévoilement par le gouvernement des autres jalons fondamentaux du « quoi, où et quand », cette lumière au bout du tunnel commande encore un peu de patience tant pour la population qui souhaite réserver des vacances que pour les entrepreneurs touristiques qui souhaitent se préparer à les accueillir.

La saison touristique estivale sera définitivement différente des précédentes. Il est acquis que les entreprises devront offrir leurs services en respectant le principe de la distanciation sociale et en mettant en place un plan d’adaptation et de sécurité sanitaire. Le canevas des déplacements entre les régions sera potentiellement différent pour une période de temps.

Tout cela appellera aux grandes capacités d’adaptation des entrepreneurs qui sont créatifs comme ils l’ont si bien démontré ces dernières années. Collectivement, nous devrons relever 7 défis que nous souhaitons porter à l’attention de tous afin de nous y préparer.

1. Défi citoyen du respect des règles

En phase avec les annonces du gouvernement, dont la réouverture des écoles et de certaines régions, le déconfinement de la société et la reprise économique doivent se faire progressivement. Nous comparons cela au redémarrage en séquence d’une série de moteurs d’une chaine de production, un à la fois, en évitant de tout faire dérailler.

Soyons clairs et surtout conscients. Comme citoyen, nous aurons tous le défi de continuer à respecter les règles et les principes établis par la Santé publique. Nous en portons tous individuellement la simple et aussi lourde responsabilité afin de participer collectivement au redémarrage.

Nous devons tous relever ce défi, et ce, à chaque étape de déconfinement, autrement : « retour au confinement ». Imaginez les conséquences sur le moral de chacun d’entre nous et aussi sur l’économie.

2. Défi de l’accueil régional pour saisir les opportunités du voyage local

Le MTO estime que la balance touristique du Québec est déficitaire de 4,5 G$ (2017). Concrètement, les Québécois dépensent plus de 8,1 G$ (2017)  hors du Québec, contre les 4 G$ que les visiteurs internationaux dépensent ici (5,9 G$ si l’on considère tous les touristes hors Québec).[2] Cela « indique que les citoyens voyagent beaucoup à l’étranger et révèle un certain dynamisme économique ».

Au sortir progressif de cette crise, nous prévoyons tous que le voyage sera plus local et qu’un réflexe de « voyager ici » s’installera pour une période plus ou moins à court et moyen terme. En plus de l’opportunité de récupérer en partie cette valeur de 8,1 G$, et ce, selon le revenu disponible de la population, ce réflexe présente aussi les opportunités suivantes :

  • Excursion et tourisme local (redécouvrir sa propre région) permettra de se doter à long terme d’ambassadeurs de premier plan pour chacune des régions.
  • Tourisme interrégional ou intra-Québec (découvrir ou redécouvrir une ou d’autres régions accessibles) permettra de présenter le Québec sous un nouvel angle à la population.

Comme nous avons pu le constater la semaine dernière dans les médias, le défi de l‘état d’esprit des populations locales à l’égard du fait d’accueillir à nouveau des touristes sera variable d’une région à l’autre. Dans le contexte, c’est compréhensible.

Notre accueil chaleureux a fait la renommée mondiale du Québec et cela passe aussi par les populations des villes et des villages.  Sur ce point, il faudra se faire rassurant et rappeler que :

  • plusieurs commerces de proximité peuvent être ouverts à l’année dans certaines régions parce qu’ils bénéficient de dépenses faites par les touristes.
  • les entreprises touristiques sont une source d’emplois dans la région, ça met du pain et du beurre sur la table!
  • les entreprises touristiques payent des taxes localement et contribuent à la vitalité des économies locales et régionales.
  • il faut faire confiance en notre capacité à respecter les règles.

3. Défi de la valorisation de l’offre touristique québécoise

Les Québécois voyagent beaucoup certes, mais nous avons encore été surpris la semaine dernière de nous faire dire « qu’au Québec, c’est cher! ». Cher par rapport à quoi, dites-nous?

Il est paradoxal que nous soyons prêts à aller dépenser notre budget voyages ou vacances partout dans le monde, mais quand vient le temps de voyager ici même au Québec, l’un des principaux facteurs de décisions en sol québécois demeure le prix à 74 %.[3]

Le #tourismebleu tout comme le #panierbleu a un prix, celui de la production locale. Cet élan qui favorisera l’achat et le voyage local devra aussi passer par une évolution de la perception des consommateurs à l’égard de la valeur des expériences et produits touristiques offerts au Québec. D’abord, en arrêtant de se vendre à rabais et ensuite en étant créatif pour bonifier l’expérience touristique.

Rappelons que: 

  • L’offre touristique du Québec est plus que diversifiée pour que chaque voyageur trouve le séjour qui lui convient en fonction de son budget.
  • La beauté du Québec est exceptionnelle – du Québec maritime au Grand nord québéois: on peut se retrouver au bout du monde en étant encore ici et y trouver l’exotisme que nous cherchons souvent ailleurs. Cela à un prix comme partout dans le monde.
  • La diversité des expériences accessibles dans toutes les régions et leurs destinations locales n’ont rien à envier aux autres destinations touristiques pour lesquelles nous sommes bien souvent tous prêts à délier les cordons de notre bourse.
  • L’offre des attraits commande des investissements importants de la part des entreprises pour être à la hauteur des attentes de voyageurs qui sont plus expérimentés parce qu’ils ont voyagé et qu’ils peuvent comparer. Cela aussi a une valeur.
  • La créativité de nos chefs et de nos producteurs locaux a de valeur dans la découverte du terroir et de la gastronomie locale. La gastronomie du Québec est un facteur déterminant dans le choix des voyageurs internationaux de venir chez nous.
  • La saisonnalité et la période où les entreprises peuvent générer des revenus présentent parfois des limites et cela n’enlève pourtant absolument rien à la qualité des prestations qu’ils proposent aux touristes d’ici et d’ailleurs.
  • Le tarif moyen d’hébergement peut varier du milieu urbain au milieu rural selon le type d’hébergement. Par exemple, le tarif moyen de l’hébergement en milieu urbain à Québec, Gatineau ou Montréal sont très avantageusement comparable à ceux de Toronto, Calgary, Vancouver et toutes les autres villes américaines ou européennes de renom.

Il faudra donc retrouver le sens de la valeur véritable de notre offre touristique.

Si nous redéfinissons notre relation au voyage, en redécouvrant le monde de possibilités du Québec au lieu de partir à la découverte du monde, il faudra être conscient et conscientiser la population.

Ce sera notre mission collective : vous, moi, chaque organisation qui compose notre secteur économique.  Qu’en pensez-vous?

Martin Soucy, MBA
Président-directeur général
Alliance de l’industrie touristique du Québec

Mercredi le 6 mai, les 4 autres défis :

  • Défi de la demande pour la survie des entreprises
  • Défi du «cocooning» versus les vacances
  • Défi de la promotion réinventée sur le marché domestique
  • Défi de l’adaptation des organisations du tourisme

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L’ITHQ développe une offre de service pour l’industrie de l’accueil dans la reprises des activités

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Une équipe d’une vingtaine de professeurs et de divers experts de l’ITHQ dans chacun de ces secteurs ont été mobilisés, afin de créer des boites à outils s’attaquant concrètement à la mise en œuvre des recommandations sanitaires et des nouvelles façons d’accueillir, dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Le Centre d’expertise de l’ITHQ travaille conjointement avec ExperiSens, son Centre collégial de transfert de technologie (CCTT), à l’élaboration de ces boîtes à outils incluant, selon les besoins : formations, guides, outils de référence, etc. Ces ressources sectorielles, clés en main et évolutives, permettront aux organisations et à leurs membres de profiter d’un accompagnement professionnel dans le cadre de la réouverture graduelle de leurs entreprises.

« Avant la crise, les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration représentaient 2,5% du PIB du Québec. Essentielle à la bonne marche de notre économie, il faut désormais réinventer notre industrie en transformation. L’ITHQ prend très au sérieux son rôle de leader dans le domaine. C’est pourquoi nous travaillons de concert avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les différentes associations touristiques tant régionales que sectorielles, afin d’offrir aux entreprises et aux organisations de ces secteurs le soutien nécessaire. La reprise de leurs activités se fera dans un contexte présentant plusieurs contraintes et de nouveaux défis. Toute l’industrie devra se serrer les coudes. L’ITHQ s’engage à y jouer un rôle de premier plan. » – L’honorable Liza Frulla, C.P., C.M., O.Q., directrice générale de l’ITHQ.

La nouvelle offre de services de l’ITHQ sera disponible dans les prochaines semaines. Parmi les thèmes abordés, notons : la révision du design de service, la révision de la gestion des opérations en y intégrant les mesures de distanciation, la création de nouveaux protocoles et processus, l’analyse diagnostique de l’environnement physique, de l’accueil numérique et du modèle de gestion, l’impact des nouvelles opérations, la révision des modèles d’affaires, etc.

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