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Les outils de relations publiques appliqués au processus décisionnel du voyageur

Le processus décisionnel pour un achat important, comme c’est le cas habituellement d’un séjour touristique, n’est certainement pas le même que pour un achat à faible implication comme lorsqu’on achète des pâtes alimentaires à l’épicerie! Cet article expose les étapes du processus décisionnel du comportement des consommateurs, puis présente les différents canaux d’influence utilisés pour persuader ces consommateurs quant à l’image qu’ils se font d’une destination.

Influencer le cheminement de l’idée: élémentaire mon cher Watson!

Les modèles expliquant les étapes du comportement du consommateur ont évolué avec le temps. Selon Baskin et Aranoff, les consommateurs traversent cinq étapes avant de choisir un produit: la connaissance, l’intérêt, l’évaluation, l’essai et l’adoption. Il y aurait ainsi cinq canaux d’influence de base pour persuader les publics à adopter de nouvelles idées.

  • Médias de masse: Électroniques et médias écrits tels que la radio, la télévision, les journaux et les magazines.
  • Intermédiaires partiaux: Ces individus ou groupes bénéficient de l’adoption d’un produit par le consommateur. Dans le cas de l’industrie touristique, on pense évidemment au réseau de distribution (agences de voyages, grossistes, réceptifs, etc.).
  • Intermédiaires impartiaux: Cette catégorie comprend les agences gouvernementales, les groupes de consommateurs et autres groupes ou individus qui ont une certaine crédibilité. On peut aussi ajouter les influenceurs que sont les voyageurs ayant déjà séjourné dans une ville ou un pays, mais qui ne sont pas connus des consommateurs.
  • Autres influences significatives: Les amis ou la famille des voyageurs. En 2009, le concept d’«amis» est beaucoup plus large qu’il ne l’était avant l’arrivée des médias sociaux. Il signifie désormais «les amis de mes amis sont mes amis». Si ces derniers ont eu une expérience en lien avec une destination qu’on prévoit visiter, leur potentiel d’influence devient fort important.
  • Expérience personnelle: Est-ce que le consommateur est audacieux dans ses choix? Est-il prêt à choisir une «nouvelle» destination?

Le bon outil au bon moment pour répondre au bon objectif: la recette est simple!

Si on colle aux différentes étapes du processus décisionnel des voyageurs, qu’on utilise les bons canaux d’influence et des outils de relations publiques adéquats, on peut rehausser l’image que se font les voyageurs d’une destination.

Ainsi, si l’objectif d’une destination est de se faire connaître des voyageurs d’un marché potentiel, il faut tout d’abord planifier une stratégie de communication touchant les médias de masse, tels la télévision, la radio ou les quotidiens. On peut réussir cette étape grâce à des relations de presse, à la participation à titre de présentateur à des conférences, par le lancement d’un concours, etc. Le concours Best Job in the World de l’Office de tourisme de Queensland en est un bon exemple. Nul ne peut contester que cette destination ait réussi, à travers les médias de masse, à se faire découvrir.

Par ailleurs, si l’objectif est de susciter un intérêt auprès des voyageurs une fois que la destination est connue, il faut poursuivre les actions auprès des médias de masse. Il faut également développer des relations et établir des ententes avec des intermédiaires partiaux, comme les transporteurs et les voyagistes qui appuieront la démarche et qui déploieront les efforts techniques pour rendre accessible la destination. À l’été 2009, l’annonce par Air Canada d’une liaison aérienne directe entre Montréal et Rome a certainement contribué à l’augmentation du trafic entre ces destinations.

La prochaine étape, qu’il faut cumuler aux précédentes, consiste à influencer les intermédiaires impartiaux, tels les journalistes et les leaders d’opinion, à s’intéresser à la destination. Ainsi, les voyageurs potentiels verront «qu’il est possible et accessible» pour eux de visiter une destination. Prenons pour exemple une personnalité comme l’animatrice Oprah Winfrey, dont l’émission rejoint hebdomadairement 45 millions d’Américains. Lorsque cette dernière s’intéresse à un pays, comme lorsqu’elle a diffusé un épisode de son talk-show en direct de Copenhague en octobre dernier, elle crée immanquablement un impact sur l’image de cette destination auprès de ses téléspectateurs. À l’échelle du Québec, on pourrait penser à la possibilité d’accueillir l’équipe de tournage de la météo de l’émission Salut Bonjour!

Finalement, ce sont souvent les autres influences significatives, soit les parents et les amis, qui inciteront certains à passer réellement à l’action. Ainsi, favoriser les échanges et le partage d’expérience entre eux aura un impact sur l’image d’une destination et éventuellement sur le choix de celle-ci! Un voyageur qui partage les photos de son dernier voyage sur un site de média social tel que Facebook pourra ainsi encourager ses «amis» à visiter eux-mêmes la destination, pourvu que l’image projetée soit positive.

Les relations publiques en tourisme: un investissement à fort potentiel mais sans garantie!

Touchant même des personnes réfractaires à toute forme de publicité médias, les relations publiques offrent une très forte capacité de construction d’image.
Le modèle n’est pas sans faille. Par exemple, le processus décisionnel des consommateurs étant multifactoriel et organique, et les environnements externes imprévisibles (attentat, Jeux olympiques, guerre, catastrophe naturelle, etc.), il est donc laborieux d’attribuer ou non aux relations publiques une amélioration (ou une détérioration) de l’opinion publique et du choix d’une destination par les visiteurs.

De plus, les difficultés d’évaluer les retombées attribuables à une stratégie de relations publiques font partie des raisons pour lesquelles la discipline a du mal à se tailler une place dans la stratégie de communication d’une entreprise. Il faut cependant se rendre à l’évidence que les résultats de cette technique de communication douce sont souvent beaucoup plus importants que l’investissement nécessaire!

Sources:

Lizotte, M. Lizotte, M. (2009). «Mémoire: L’intégration de la communication et des relations publiques aux stratégies de marketing: des outils à la portée des organisations de gestion de la destination».

Lubbe, B. A. (2004). «Applying an open systems public relations model to destination image development», Communicatio, vol. 30, no 1.

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Les relations publiques: des outils à la portée des entreprises touristiques

Initialement, les relations publiques servaient d’outil de communication en réaction aux comportements peu reluisants des entreprises. L’objectif de la communication avec les journalistes et éventuellement avec la population visait à rétablir, à réconcilier ou à ajuster l’opinion publique à propos de l’organisation en question. Aujourd’hui, il en est tout autrement.  Deuxième texte d’une série d’analyses sur les relations publiques.

Qu’entend-on par relations publiques?

Les relations publiques se définissent de manière générale comme une technique de communication permettant de créer un climat favorable par des actions peu agressives entre l’émetteur du message et ses différentes cibles. Les relations publiques répondent à trois principaux objectifs: le développement d’une notoriété, la construction d’une image et l’instauration d’une relation de confiance (figure 1).

Les cibles ou les publics représentent notamment le réseau de distribution, les DMO, les représentants politiques, les fournisseurs, les journalistes, les employés, les syndicats, les universitaires et, évidemment, les touristes. Mais attention, selon les auteurs québécois Doin et Lamarre, les relations publiques constituent d’abord et avant tout un miroir et non une trousse de maquillage et elles feront rarement des miracles. Elles ne peuvent qu’embellir la réalité!

Figure 1     Les trois objectifs des relations publiques

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Les outils de relations publiques traditionnels

Il est difficile, voire impossible, de recenser exhaustivement les outils de relations publiques disponibles, puisque la créativité des professionnels du domaine n’a pas de limites. Contrairement à d’autres disciplines, les relations publiques peuvent sortir des voies traditionnelles. Leur seule limite vient de la capacité d’imagination des professionnels. Le tableau qui suit propose une série d’outils plus populaires, que l’on pourrait classer dans la catégorie des relations publiques traditionnelles applicables à l’industrie touristique.

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Les «nouveaux» outils de relations publiques

La démocratisation du Web comme média de communication ajoute une série d’outils à la trousse des relationnistes. Le rôle de ces derniers est de favoriser l’implantation de certaines plateformes, mais aussi de stimuler la discussion et de participer à la conversation. Quoique ces outils soient nouveaux, ils s’intègrent tout de même aux théories de la communication reconnues depuis plusieurs décennies.

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Les relations publiques touristiques

Depuis les dernières années, on a pu observer une certaine croissance de l’utilisation des outils de relations publiques par les organisations touristiques, qui passe, pour le moment, par une augmentation relative des activités de relations de presse. Dennis Deuschl, auteur du seul livre portant sur les relations publiques touristiques, attribue cette croissance à deux facteurs principaux: l’émergence de médias, surtout télévisuels, spécialisés dans le voyage et la gastronomie, et la réaction à des crises majeures qui ont secoué fermement l’industrie touristique. Par contre, selon cet auteur, des gestionnaires touristiques semblent inconscients de la valeur des plans dédiés de relations publiques.

Déjà en 2007, Philip Wolfe, PDG d’une importante firme de recherche en e-tourisme, affirmait ceci: «la taille de la réputation de votre entreprise importe plus que la dimension de son budget de marketing». Les entreprises touristiques québécoises sont-elles prêtes à investir davantage en relations publiques? C’est ce que l’on verra au tournant de la nouvelle décennie!

Sources:
Chouchan, L., et J.-F. Flahault (2007). Les relations publiques. Paris Presses universitaires de France.
Deuschl, D. E. (2006). Travel and tourism public relations. Amsterdam Butterworth-Heinemann.
Doin, R., et D. Lamarre (1986). Les Relations publiques une nouvelle force de l’entreprise moderne. Montréal, Éditions de l’Homme.
Lizotte, M. (2009). «Mémoire: L’intégration de la communication et des relations publiques aux stratégies de marketing: des outils à la portée des organisations de gestion de la destination».
Malaval, P., J.-M. Décaudin et al. (2005). Pentacom. Paris Pearson Éducation.
Rubicon Consulting (2008). Online Communities and Their Impact on Business: Ignore at Your Peril. Rapport d’un sondage effectué en septembre 2008 auprès de 3 036 internautes.

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Communication 101: le marketing, la publicité et les relations publiques

Par définition, toutes les communications d’entreprises sont persuasives. Convaincre un investisseur, motiver un salarié, séduire un consommateur, l’objectif demeure toujours la persuasion d’un public, peu importe lequel. Voici la première de trois parties portant sur le sujet de la communication et des relations publiques touristiques.

Rien de nouveau sous le soleil

Les théories et les modèles de la communication se succèdent depuis 75 ans. En analysant ces théories, que ce soit le modèle de Shannon et Weaver (linéaire), celui de Lasswell (qui, dit quoi, par quel canal, à qui et avec quel effet), celui de Wiener (conversation), de Katz et Lazarfeld (leaders d’opinion) ou de Marshall McLuhan (le message c’est le média), on se rend rapidement compte que les nouveaux outils de communication utilisés aujourd’hui s’inspirent des lois de la communication déjà établies.

Un rappel de quelques définitions…

Plusieurs termes du domaine des communications et du marketing sont galvaudés, et ce, pour plusieurs raisons : il s’agit de disciplines plutôt que de sciences, les praticiens et les théoriciens ne s’entendent pas sur leur définition et, surtout, ces termes évoluent encore, entre autres à cause des nouveaux outils qu’apportent les technologies de l’information et de la communication (TIC). Voici quelques-unes des définitions.

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Les grandes différences…

Les deux principaux points qui différencient le marketing des relations publiques sont les termes consommateurs et profit. Les relations publiques sont destinées à entretenir des relations avec divers publics incluant, mais non exclusivement, les clients. L’avantage des relations publiques comparativement au marketing et à la publicité : elles ont la possibilité de rejoindre plusieurs publics, entre autres, les employés, les leaders de la communauté, le réseau de distribution (agences de voyages, grossistes, réceptifs, organisateurs de congrès, organisations de gestion de la destination, etc.), les représentants politiques, les fournisseurs, les journalistes, les syndicats, les universitaires, et, évidemment, les clients!

Au cœur d’une révolution communicationnelle: de la publicité vers les relations publiques

Actuellement, on parle fréquemment de surinformation. Sur le plan des communications d’influence, bien que la publicité ait connu un essor incroyable, les experts confirment qu’elle est considérablement moins efficace qu’avant. Dans les pays occidentaux, la pression publicitaire télévisuelle est présentement évaluée à plus de 2500 impacts par personne par jour. Jim Stengel, alors qu’il était président de Proctor & Gamble, avait affirmé: «En 1965, 80% des 18 à 49 ans aux États-Unis pouvaient être joints avec trois publicités de 60 secondes à la télévision. En 2002, 117 annonces publicitaires à des heures de grande écoute seront nécessaires pour atteindre les mêmes résultats.»

Al et Laura Ries, auteurs du très populaire livre « La pub est morte, vive les RP », affirment que le «marketing s’appuie de moins en moins sur la publicité et de plus en plus sur les relations publiques (…) le pouvoir des RP réside dans leur crédibilité». Ils soutiennent que les relations publiques donnent un appui sérieux au marketing lorsqu’il est question de : construire la connaissance et la crédibilité, diminuer les coûts de promotion des ventes, stimuler la force de vente, influencer des groupes cibles et défendre des produits ou des entreprises qui ont connu des problèmes «publics».

Les communications touristiques

Les caractéristiques fondamentales d’une industrie de service (hétérogène, intangible, périssable et inséparable) obligent les entreprises touristiques en quête de profits de détenir un réseau de distribution efficace et des communications ciblées. Traditionnellement, les intermédiaires du réseau de distribution, sauf les agences de voyages, n’étaient pas en contact avec les clients à part qu’à travers des outils de communication de masse.

Aujourd’hui, les nouvelles technologies de l’information et les outils de gestion de la relation client s’organisent. Il devient plus facile de développer une relation avec les divers publics et de l’entretenir. Les différents joueurs du réseau de distribution peuvent ainsi créer des liens et communiquer avec les clients. Mais cet intérêt soulève un enjeu dans l’industrie: à qui justement appartiennent ces clients? À l’agence de voyages, au voyagiste, au transporteur ou à l’hôtelier? La réponse à cette question est importante, car le «propriétaire» du client détient le potentiel d’établir une relation d’affaires et d’effectuer des suivis marketing afin de le fidéliser. À l’ère de la désintermédiation, le débat qui sévit actuellement est loin d’être réglé!

Jamais sans mon plan de communication!

Les entreprises performantes réussissent à définir un mix-marketing efficace dont les résultats se doivent d’être concluants. Il est essentiel également d’ajouter un mix-communicationnel, aussi nommé plan de communication afin de rejoindre chacun de ses publics. Pour atteindre un objectif communicationnel, il faut le bon outil de communication, le bon message, au bon moment, auprès de la bonne cible! Les prochaines analyses portant sur les relations publiques touristiques creuseront davantage ce sujet.

Sources:

Lizotte, Martine. «Mémoire: L’intégration de la communication et des relations publiques aux stratégies de marketing: des outils à la portée des organisations de gestion de la destination», 2009

Malaval, P., J.-M. Décaudin et al. «Pentacom», Paris Pearson Éducation, 2005.

Mucchielli, A. «Les sciences de l’information et de la communication», Paris Hachette supérieur, 2006.

Ries, A. et L. Ries. «La pub est morte, vive les RP!» Paris Village mondial; Pearson Education France, 2003.

Robert, P., J. Rey-Debove et al. «Le nouveau petit Robert dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française», Paris, Le Robert, 2009.

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Marketing

Les relations publiques, l’enfant pauvre du marketing?

On parle régulièrement de votre entreprise (positivement!) dans le journal? Les communiqués que vous envoyez sont parfois utilisés tels quels par les médias? Vous ou votre entreprise remportez divers prix de mérite (vous gagnez environ une fois pour chaque cinq candidatures posées)? La plus populaire des «Miss Météo» vient annuellement (en réponse à vos invitations) sur les lieux de votre entreprise pour présenter les aléas de la température? Même à l’aide d’outils comme Linkedin ou Facebook, votre réseau de contacts demeure difficile à suivre et vous avez récemment choisi de vous limiter à un seul événement de réseautage par semaine? Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, NE LISEZ PAS CET ARTICLE! Continuez plutôt à investir votre temps de façon efficace: vous êtes déjà un expert des relations publiques! Si non, jetez un coup d’oeil à ce qui suit.

Relations publiques 101, voici la base!

Les relations publiques se définissent par un ensemble de communications (relations) destinées à développer une relation de confiance, d’estime et de fidélité entre une entreprise ou une marque et de multiples publics tels que:

  • les actionnaires,
  • les salariés actuels et futurs,
  • les législateurs,
  • les fournisseurs,
  • les leaders de la communauté,
  • les consommateurs.

Habituellement peu coûteuses, les relations publiques réussissent à générer des retombées importantes, qu’elles soient directes ou indirectes. Surtout, elles contribuent aux objectifs d’accroître la notoriété, de bâtir la crédibilité et de stimuler la force de vente et la distribution. L’une des techniques les mieux connues, les relations de presse, consiste en une communication par l’intermédiaire de la presse écrite et audiovisuelle. Il en existe plusieurs autres, dont voici quelques exemples:

  • publications: rédaction d’un journal, d’une lettre d’information;
  • événements: organisation ou participation à des événements;
  • nouvelles et communiqués: parution sur le site Internet ou dans les médias;
  • discours lors d’événements: tribune pour la diffusion des messages d’entreprise;
  • entrevues avec journalistes: rédaction d’articles concernant l’entreprise;
  • tournées de familiarisation ou de presse: invitation des générateurs de flux touristiques ou des journalistes à séjourner et à tester le produit offert;
  • offres d’emplois affichées: annonces sur des sites de type Joboom, dans les journaux, etc.;
  • mécénat, dons et commandite: visibilité pour l’entreprise;
  • lobbying auprès des instances gouvernementales: pour modifier une réglementation, maintenir des investissements, des subventions, etc.;
  • participation à des concours de mérite: ex.: Grands prix du tourisme, prix remis par la Chambre de commerce, etc.;
  • signes d’identité: logos, photos, porte-parole, etc.

À l’ère des nouvelles technologies et du Web 2.0, une nouvelle gamme d’outils désormais disponible

À l’ère du Web 2.0 et des moyens de communication fort évolués (et en constante révolution), les gens utilisent de moins en moins le contenu qui leur est imposé et se tournent vers des outils et des solutions qui répondent à leurs besoins d’information. Ils agencent eux-mêmes leur journal d’actualités et organisent l’information autour de leurs champs d’intérêts. La télévision «sur demande» est un bon exemple de produit adapté à cette tendance, tout comme les disques durs intégrés aux systèmes des câblodistributeurs. Ces outils permettent aux usagers d’enregistrer facilement leurs émissions préférées et de sauter les publicités ou les parties plus lentes lors du visionnement. Le consommateur reprend progressivement le contrôle de l’information qu’il reçoit.

Aux techniques traditionnelles s’ajoutent des actions rendues possibles grâce aux technologies de l’information, à l’accessibilité et à la convivialité des outils de diffusion. En voici quelques-uns:

  • cyberlettre d’information (bulletin électronique envoyé à une liste d’abonnés de façon régulière ou ponctuelle);
  • site Internet parallèle, portail Internet, forum de discussions (blogue ou site associatif sectoriel ou régional);
  • réseau social virtuel (Facebook, MySpace, Linkedin, etc.);
  • podcast et vidéocast (diffusion d’images et de vidéos sur des sites tels Youtube, site Internet de l’entreprise, etc.);
  • site d’échanges, tel TripAdvisor (veille d’entreprise, possibilité d’achat de publicité);
  • disponibilité de fils RSS liés aux nouvelles sur un site corporatif;
  • wiki (production d’une fiche sur l’entreprise, sur un produit de l’entreprise, sur ses dirigeants);
  • Web 3.0 et monde virtuel (Second Life).

Encore peu exploitées, les relations publiques 2.0 permettent toutefois aux leaders de se démarquer

Mylène Forget, présidente de Massy-Forget relation publiques, participait récemment à une conférence organisée par la Société québécoise des professionnels en relations publiques, sur le thème de l’utilisation des blogues et des réseaux sociaux en relations publiques. Dans une entrevue accordée à Patrick Bellerose des éditions Infopresse, madame Forget constatait que, pour l’instant, l’utilisation des nouveaux médias dans les stratégies de relations publiques reste marginale.

Du côté des stratégies publicitaires, Georges Vacher, sous-ministre adjoint au marketing et aux clientèles touristiques du ministère du Tourisme, affirmait, lors d’une conférence de presse en février 2008, que le Ministère consacrera 40% de son budget promotionnel au Web en 2008-2009.

Les opportunités sont illimitées et il est encore possible pour une entreprise de se démarquer de la concurrence en adoptant une stratégie de relations publiques intégrant les outils traditionnels et les outils de communications offerts par les nouvelles technologies.

Cordonnier mal chaussé?

Aujourd’hui, les relations publiques, y compris celles avec la presse, ont évolué de façon considérable, mais demeurent l’enfant pauvre du marketing et des communications. Les responsables du marketing tendent à sous-estimer les relations publiques ou à les utiliser après coup, compte tenu de la difficulté de calculer de façon convaincante le retour sur l’investissement à court ou à moyen terme. Pourtant, un programme de relations publiques bien intégré aux autres éléments du mix de communication peut s’avérer extrêmement efficace. Cette réalité est d’autant plus vraie pour l’industrie touristique, particulièrement à l’ère des nouvelles technologies. Fidèle à l’adage «un cordonnier est souvent mal chaussé», la discipline des relations publiques aurait certainement avantage, elle-même, à adopter une stratégie de relations publiques!

Un brin d’histoire

L’un des pionniers de la profession de relationniste est Edward Bernay, neveu de Sigmund Freud. Les deux hommes se côtoyant régulièrement, il est donc aisé de croire que les études de Freud sur la psychologie humaine et l’analyse de l’inconscient sont en quelque sorte adaptées dans l’idée plus commerciale et concrète d’influence du comportement et du processus décisionnel de la population, reprise par le neveu. Ainsi, l’histoire des relations publiques se rapproche de la discipline de la propagande, de la manipulation à l’aide de la psychologie, entre autres, celle associée aux communications de masse et à l’endoctrinement – dans son sens non péjoratif.