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La popularité croissante des forfaits en ligne

La distribution électronique des forfaits touristiques gagne en popularité auprès des voyageurs. Il en existe deux types: le forfait traditionnel, prenant souvent la forme d’une semaine de vacances tout-inclus dans le Sud, et le forfait que l’on peut assembler soi-même («dynamic packaging»), constitué de divers produits (avion, hôtel, location de voiture, etc.).

Les voyageurs s’attendent à davantage de flexibilité. Ils ne veulent plus se contenter de forfaits aux dates fixes, ils veulent souvent des vacances plus courtes plutôt que l’habituel sept jours. Ils souhaitent découvrir de nouvelles possibilités, ce qu’offre la forfaitisation en ligne. C’est pourquoi les forfaits pré-constitués perdent du terrain devant les vacances do it yourself. En faisant eux-mêmes ces démarches, les voyageurs recherchent une plus grande sélection de marques et de produits et veulent s’assurer qu’ils bénéficient d’une économie. Une étude de PhoCusWright précise que 24% de l’ensemble des principales composantes vendues en ligne en 2003 (l’avion, l’hébergement et la voiture de location) ont été achetées au cours d’une même transaction. Parmi les forfaits achetés en ligne, 79% ont été constitués par les internautes eux-mêmes (graphique 1).

Les grands joueurs du e-tourisme investissent massivement dans ce créneau. Les technologies se raffinent, offrant une expérience améliorée à un internaute de plus en plus expérimenté et confiant. Cette nouvelle tendance menace la distribution traditionnelle des vacances. Qu’en est-il plus précisément des perspectives de ce segment?

Il n’y a pas si longtemps, les détracteurs du e-tourisme affichaient un certain scepticisme face aux vertus de la distribution en ligne pour la masse touristique. Plusieurs fournisseurs se montraient intéressés, au mieux, à offrir aux consommateurs un volet informationnel en ligne, sans toutefois envisager de fonctions transactionnelles. Plusieurs prévoyaient que les seuls produits pouvant connaître du succès sur ce canal de distribution seraient les billets d’avion point à point, les chambres d’hôtel et les voitures de location, soit les composantes à faible marge bénéficiaire. La réalité est tout autre.

Entre 2001 et 2003, Expedia a vu la part de ses revenus issus des forfaits passer de 6 à 27%. Les principaux joueurs en ligne s’affairent à perfectionner les fonctionnalités de leurs outils technologiques, afin de faciliter l’expérience de l’internaute dans son processus de réservation d’un forfait. Travelocity a redoublé d’efforts sur ce segment, qui génère aujourd’hui 20% de ses réservations. Orbitz a suivi en septembre 2003 avec une interface permettant aux consommateurs de comparer les prix de plusieurs fournisseurs aériens et hôteliers sur un seul écran lors de l’assemblage d’un forfait personnalisé. Des produits plus complexes, tels que les croisières, figurent désormais parmi les segments affichant les plus fortes croissances du e-tourisme.

Le nouveau message des agences en ligne est clair: assemblez vous-même votre forfait et économisez! Expedia prévoit que ces produits compteront bientôt pour la moitié de ses revenus. Même les transporteurs aériens affichent dorénavant des forfaits en ligne sur leur site d’entreprise, segment responsable d’une part grandissante de leurs revenus. Conscients de la menace, les voyagistes adaptent progressivement leurs inventaires à la vente en ligne, mais le virage s’avère ardu.

Une étude de PhoCusWright / Vividence a étudié le comportement des e-touristes concernant l’achat de forfaits en ligne en 2003:

  • 80% sont favorables à l’idée d’acheter un forfait de vacances auprès d’une agence de voyages en ligne.
  • 84% choisissent un forfait pour l’obtention d’un meilleur prix, 77% pour gagner du temps et 69% pour réserver auprès d’une seule entreprise.
  • 28% ont déjà acheté un forfait en ligne (18% en 2001).
  • Les irritants cités sont le manque de flexibilité (73%) et le sentiment d’être en mesure d’obtenir un meilleur prix par eux-mêmes (68%).
  • 64% sont davantage intéressés par les forfaits personnalisés (dynamic packaging).

Que faire devant ces grandes manoeuvres? Alors que les acteurs principaux placent rapidement leurs pions sur l’échiquier, les entreprises songeant à bien se positionner doivent prendre en considération certains éléments:

  • Le consommateur recherche davantage de flexibilité ainsi qu’une réelle économie (package deal) et non seulement une addition de composantes individuelles.
  • L’accès à la technologie nécessaire à la forfaitisation en ligne ne se limite plus aux grandes agences en ligne. On peut s’attendre à une intensification de la concurrence où la richesse de l’offre fera la différence.
  • Si un jour les transporteurs à coûts réduits se décident à offrir leurs inventaires aux agences en ligne, la donne pourrait changer de manière importante.
  • L’accès en ligne aux inventaires des hôteliers indépendants demeure encore très limité.
  • Les transporteurs aériens ne se limiteront plus à leurs inventaires mais proposeront également un éventail de produits complémentaires.

Peu importe le type de canal de vente, on remarque une certaine constance dans ce que recherche le voyageur. Compter sur un produit adapté à ses besoins constitue un aspect important. À cet égard, l’un des avantages de la forfaitisation en ligne, c’est la grande flexibilité qu’elle procure. De plus, le e-packaging s’avère un outil de prédilection pour cibler des segments haut de gamme. Le tourisme de luxe, c’est aussi le privilège de s’offrir des vacances personnalisées en fonction de ses propres besoins. La forfaitisation en ligne, par sa flexibilité, ouvre une fenêtre intéressante sur ce marché qui, souvent, ne peut être rejoint par le forfait traditionnel.

Sources :
– PhoCusWright et Vividence. «Vacation Packages: A Consumer Tracking and Discovery Study – Preliminary Findings» [www.phocuswright.com], novembre 2003.
– Blachford, Eric. «IAC Investor Day 2003» [www.iac.com], novembre 2003.
– Mowat, Bob. «Exploding Myths: Online Travel Spreads its Tentacles», Commission canadienne du tourime, septembre 2003.
– Greenspan, Robyn. «Online Agencies Lead for Vacation Packages», CyberAtlas, 2004.
– PhoCusWright. «The PhoCusWright Consumer Travel Trends Survey Sixth Edition», The PhoCusWright Channel [www.phocuswright.com], février 2004.
– Wolf, Philip. «A Letter to PhoCusWright’s Customers», The PhoCusWright Channel [www.phocuswright.com], 2003.

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Quand manger fait partie intégrante de la culture

Ces dernières années, la nourriture et le vin ont joué un rôle croissant en tourisme. Non seulement sont-ils inclus dans la promotion de circuits touristiques, mais encore, le tourisme gastronomique est devenu une partie significative du secteur du tourisme en général. Un article, parut dans l’International Journal of Hospitality Management de mars 2004, souligne l’importance de la gastronomie comme un chemin vers la compréhension des différentes cultures.

Historiquement et étymologiquement, la gastronomie est fortement liée aux conseils dispensés sur quoi manger et/ou boire, où, quand, de quelle façon, et sous quelle combinaison. De tels plaisirs sont intimement liés au tourisme gastronomique (également désigné sous le nom du tourisme culinaire) qui se développe comme sous-ensemble du tourisme culturel.

L’hospitalité en général, implique l’accueil des invités, l’assurance d’un certain confort, la satisfaction de leurs besoins de logement, de nourriture et de boisson, tout en soutenant un rapport d’échange humain.

Il est d’ailleurs dans l’intérêt de l’industrie touristique d’augmenter le taux de bien-être des visiteurs, puisque ceux-ci ont tendances à dépenser plus d’argent lorsqu’ils mangent à l’extérieur de chez eux. L’amateur de tourisme culinaire est d’ailleurs une personne dont le revenu par ménage est légèrement supérieur à la moyenne. Selon la Commission canadienne du tourisme (CCT), au Canada, le touriste gastronomique provient essentiellement du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

Puisqu’au cours de leurs voyages, les visiteurs et les étrangers ont besoin et recherchent cette hospitalité, la formation de l’industrie hôtelière doit y être étroitement liée.

La gastronomie comme science sociale

L’étude de la gastronomie est liée à la production de la nourriture, à son économie politique, son traitement, son stockage et son transport, en passant par la préparation des repas, la chimie de la digestion et pourquoi pas, de ses effets physiologiques.

Ainsi, certaines grandes écoles universitaires (comme le Boston University Metropolitan College, l’Université d’Adelaïde en Australie et l’Université de Bologne) ont récemment développé et offert des programmes et des cours en gastronomie comme science sociale.

À Bologne, par exemple, les étudiants voient l’histoire du régime et l’histoire de la cuisine, ainsi que les liens entre la nourriture et les arts, la nourriture et les communications visuelles et enfin, la nourriture et la muséologie.

Les cours offert à Boston incluent l’histoire de la nourriture, la culture et la cuisine, l’anthropologie de la nourriture, la nourriture et les arts visuels, l’écriture et la langue de la nourriture, la nutrition et les régimes, et plus encore. L’étude de la gastronomie implique clairement une diversité de disciplines.

Tendances bien nourries

Selon la CCT, la «cuisine et la gastronomie sont des éléments qui s’ajoutent à l’expérience culturelle». Le tourisme gastronomique transcende la simple action de manger, en y ajoutant toute une variété d’activités culinaires et/ou agrotouristiques connexes, comme des festivals, des visites de marchés locaux ou d’usine, la visite d’une plantation, etc.

Et l’on note un intérêt particulier et croissant dans les segments suivants:

  • les «ballades gourmandes» et circuits agrotouristiques;
  • les émissions télévisées de cuisine (Di Stasio et autres);
  • les visites d’éco(no)musée (de l’abeille, de la pomme, de la bière, etc.);
  • les tables champêtres;
  • les festivals et événements culinaires (comme le Mondial de la bière);
  • le retour des cuisines régionales typiques.

De plus en plus, le tourisme gastronomique souligne la production plutôt que de se concentrer sur la consommation. Par exemple, les séjours à la ferme permettent aux touristes de mieux comprendre les réalités de la production animale. En outre, il existe des fermes de découverte et des fermes d’étude qui accomplissent un véritable rôle pédagogique en accueillant des groupes de visiteurs ou d’écoliers voulant aller à la rencontre des producteurs agricoles.

Au Québec, l’exemple récent de la Route des fromages

La tendance actuelle du consommateur est de privilégier des activités touristiques locales pouvant lui faire vivre des expériences personnalisées. L’émergence de La route des vins ou La route des fromages en sont de très bons exemples.

Instaurée par des gens du milieu, La route des fromages du Centre-du-Québec connaît un succès d’estime et financier qui va croissant. En effet, non content de participer à l’augmentation de la production, ce circuit gastronomique génère des revenus et crée de l’emploi.

Ce type d’initiatives, économiquement rentables, est à encourager, surtout si elles s’inscrivent dans un circuit touristique.

Sources :
– Santich, Barbara. «The study of gastronomy and its relevance to hospitality education and training», International Journal of Hospitality Management, vol. 23, no 1, mars 2004, p. 15-24.
– Commission canadienne du tourisme. «Acquiring a Taste for Cuisine Tourism: A Product Development Strategy», 2002.
– Rioux, Maxime. «Agriculture: une région en effervescence», La Tribune, 5 décembre 2003, p. S10.
– Kayler, Françoise. «Sur la route des fromages: En suivant la vache, la chèvre et la brebis», Le Droit, 20 septembre 2003, p. A39.

Sur le Web :
– liste de toutes les écoles d’hôtellerie dans le monde – ehotelier.org/browse/schools.htm
– International Association of Hotel Schools – www.euhofa.org

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Croisières: à quoi s’attendre en 2004?

En 2004, les spécialistes de l’industrie des croisières prévoient un rebond. Les bateaux sont de plus en plus grands et les parts de marché sont en croissance constante.

À ce sujet, Cruise Critic, une communauté Internet spécialisée dans le domaine, nous propose de jeter un oeil sur ce que nous réserve l’année qui vient. Optimiste, elle prévoit plusieurs tendances, dont les principales sont les suivantes:

1. Le retour des itinéraires «exotiques»

Les destinations exotiques ont été relativement limitées l’an dernier. Mais en 2004, cela pourrait bien changer et nous pourrions voir une «explosion» de destinations.

En effet, le croisiériste Princess Cruises, par exemple, a décidé de mettre l’accent sur ce créneau avec l’annonce récente d’une série complète (au moins pour les grandes lignes de bateaux) d’itinéraires peu communs. Sa ligne Pacific Princess naviguera cet été en Amérique du Sud, en Asie, en Afrique occidentale et dans l’océan Indien. Elle tentera aussi de ramener les touristes américains et européens vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. D’autres lignes, plus petites, étendront leur circuit vers le Moyen-Orient – Égypte, Jordanie, le Sultanat d’Oman et les Émirats arabes unis. L’Antarctique aussi est une destination très à la mode.

Au Québec, les gens d’affaires mettent les bouchées doubles afin de développer les croisières en eaux froides, projet soutenu par la Commission canadienne du tourisme (CCT). En effet, la municipalité de Baie-Comeau et la Chambre de commerce de Manicouagan ont à coeur plusieurs projets qui combineraient le contact avec la nature sauvage, l’observation des mammifères marins et la découverte des communautés autochtones.

À ce sujet, le projet de Croisière Transboréale étudie la possibilité de bâtir un navire pouvant accueillir près de 1000 passagers, qui sillonnerait l’est du Canada pendant les mois d’hiver. Quant au projet de l’Esprit du Saint-Laurent, il s’agit d’un paquebot d’une capacité de 450 personnes, qui naviguerait sur le fleuve entre mai et octobre, avec une escale par semaine à Baie-Comeau.

Saguenay veut devenir une destination incontournable pour les immenses paquebots de croisière qui sillonnent le fleuve Saint-Laurent. Un projet de 10 millions $ incluant l’augmentation de la capacité d’accueil du quai Lepage est en développement. Un village portuaire, avec condominiums et boutiques, devrait prendre forme.

2. Augmentation des forfaits «à la carte»

Par le passé, les amateurs de croisières pouvaient être raisonnablement sûrs que presque tout à bord (excepté les boissons) était inclus dans un forfait fixe. Plus aujourd’hui!

Les croisiéristes se lancent de plus en plus dans le concept «à la carte». Le premier à aller dans ce sens est un croisiériste norvégien qui teste un programme de divertissements à la carte. D’autres proposent, moyennant des coûts supplémentaires, des menus différents, du golf miniature, etc.

Une fois à bord, les voyageurs peuvent choisir de se retrouver ensemble pour le repas ou de participer, séparément, aux activités de leur choix. Le vieux modèle de croisière – on mange un grand repas, puis on se repose dans une chaise longue sur le pont – est révolu; il est remplacé par une kyrielle d’activités pour toutes les tranches d’âge: garderies et jeux pour enfants, spa et massages, salles de gymnastique ou salles de conférences…

3. Le retour d’un «système de classes»

Jadis, les bateaux de croisière étaient séparés en classes (première, deuxième ou troisième) en fonction du prix. Pour 2004, on constate le retour de ce système. Plus vous y mettrez le prix, meilleur sera le service: dîner aux chandelles, maître d’hôtel, suite privée avec balcon, peignoirs brodés… Le marché du luxe ne connaît ni la crise ni les limites.

4. Une réduction des prix?

La tendance vers une démocratisation des prix vise à rejoindre un plus grand nombre de consommateurs. Mais selon certains, ces baisses de tarifs ne seraient que passagères.

L’arrivée sur le marché d’easyCruise va permettre de proposer des croisières moins luxueuses, plus courtes et de fait, moins coûteuses. easyCruise défend un concept moins rigide, orienté vers une clientèle plus jeune et plus large. Tout y sera facturé, depuis le ménage de la cabine jusqu’aux repas!

5. La révolution «spa»

Les analystes du secteur prévoient également une nouvelle révolution grâce à l’arrivée à bord de stations thermales. En effet, en installant à bord des équipements de spa et de thalassothérapie, les croisiéristes espèrent susciter un nouvel intérêt.

Pendant des années, ce genre de services a été confié à la sous-traitance. Là aussi, l’annonce récente de Princess Cruises d’installer de tels équipements sur certaines destinations promet de satisfaire cet engouement nouveau.

6. De nouveaux bateaux, toujours plus gros!

2004 verra également le rajeunissement de la flotte. En effet, au début de 2000, les chantiers navals ont entrepris la construction de nouveaux bateaux. Carnival, le groupe qui gère Princess Cruises, Holland American, Costa et autres, et qui représente plus de 70% des parts du marché mondial de la croisière, a commandé, l’été dernier, 25 nouveaux paquebots, dont la majorité sont de véritables villes flottantes, pouvant accueillir 3000 passagers. Les investissements vont bon train et les compagnies voient grand.

Les exploitants européens ont, eux aussi, augmenté la cadence. Au début de cette année, le Queen Mary II a quitté la Grande-Bretagne pour un voyage inaugural en direction de la Floride. Cet énorme paquebot peut contenir jusqu’à 4000 personnes.

On constate également une augmentation et une diversification des nouveaux modèles, de plus en plus variés, allant du petit bateau (100 à 250 places), capable de se faufiler dans les petites criques, au «méga-monstre».

Qu’est-ce qui rend les croisières si populaires? Peut-être est-ce le dépaysement, la démocratisation du luxe, les destinations multiples, les multiples options que l’on combine à sa guise au gré de ses envies. La devise de l’industrie est, rappelons-le: «Il y a une croisière pour chacun!».

Voir aussi

International Council of Cruise Lines

Sources :
– Cruise Critic. «2004: Watch these Trends!», [www.cruisecritic.com], 25 février 2004.
– Paradis, Steve. «Croisières en eaux froides: La communauté invitée à bâtir des plans d’affaires», Le Soleil, 5 février 2004, p. A19.
– Newsweek Budget Travel Inc. «The 10 big trends in cruiseship vacations», 10 novembre 2003.
– Associated Press. «Big ships, theme trips among cruise trends», 10 décembre 2003.

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Des festivals pour quel public ?

Que ce soit pour le Carrefour de l’accordéon, le Festival de jazz, le Festival du cinéma international, le Festival des Nuits d’Afrique, pour déguster du homard ou faire du rodéo? Comment publiciser un événement? Et surtout, auprès de qui? Pour pouvoir répondre à ces questions, il vous faut mieux comprendre et cerner les motivations de ce segment de marché, afin de définir différents profils de visiteurs.

Certains visiteurs sont influencés par les médias (télé, radio, etc.), d’autres par les amis ou les agences de voyages. Certains connaissent déjà l’événement, d’autres y viennent pour la première fois. Sont-ils poussés par la curiosité, l’évasion, un intérêt pour le patrimoine?

Bref, il existe toute une série de motifs qui impliquent nécessairement des stratégies promotionnelles différentes.

Selon la revue spécialisée Tourism Management de février 2004, de nombreuses études très sérieuses ont porté sur cette motivation. Il en ressort quatre catégories principales d’amateurs (classées ci-dessous par ordre d’importance) et six dimensions de motivation distinctes:

  • les «amateurs universels» (constituant la plus grande partie, ils représentent les personnes qui se reconnaissent comme aimant également les festivals pour leurs dimensions générale, familiale, culturelle et patrimoniale);
  • les «amateurs d’évasion» (recherchant plus précisément l’évasion et la nouveauté, ils privilégient «l’exploration culturelle»);
  • les «amateurs de culture et de patrimoine» (aimant découvrir l’aspect «exploration culturelle» tout en voyageant en famille, ils attachent cependant moins d’importance aux aspects de nouveauté et de socialisation);
  • les «amateurs d’événements» (liant étroitement la notion d’événement à celle de la socialisation).

On observe que plusieurs facteurs expliquent l’intérêt d’un visiteur pour un festival.

Voici six dimensions (classées ci-dessous par ordre d’importance) décrivant les motivations par besoins:

  1. d’exploration et de découverte;
  2. liés à l’attraction de l’événement en lui-même et à sa thématique;
  3. d’évasion;
  4. de se retrouver en famille;
  5. de socialiser;
  6. et enfin, l’attrait de la nouveauté.

Alors, puisqu’il n’existe pas de profil unique et homogène, les organisateurs d’événements auraient tout intérêt à examiner plus avant les raisons de ces motivations. Ils devraient donc sonder et étudier la clientèle.

En effet, si la thématique du festival n’est pas le seul critère de choix, au détriment du simple plaisir de participer ensemble à une activité de rue, peut-être serait-il plus adéquat de miser sur plus de relations publiques et de presse, sur un meilleur accueil, de meilleurs services et un encadrement plus serré du flux touristique?

Sources :
– Lee, Choong-ki et Wicks, Bruce E. «Segmentation of festival motivation by nationality and satisfaction», Tourism Management, février 2004.
– Lee, C.K. et Lee, T.H.. «World Culture EXPO segment characteristics», Annals of Tourism Research, 3/2001.
– Les Cahiers Espaces. «Événements, tourisme et loisirs», n. 74, août 2002.