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Été 2004, une saison difficile en perspective ?

Un sondage du Conference Board, réalisé en mars 2004 auprès de 2 000 Canadiens, indique que le marché touristique canadien montre des signes de faiblesse. 56% des Québécois manifestent l’intention de prendre des vacances à l’été 2004 (graphique 1), soit la même proportion que l’ensemble des Canadiens. Il s’agit du plus faible résultat obtenu au cours des sept dernières années. Au printemps 2003, 62% des Canadiens avaient affirmé vouloir partir en vacances.

Sans surprise, 70 % des intentions de vacances à destination du Québec proviennent du marché québécois. L’Ontario et le Nouveau-Brunswick représentent les meilleurs marchés potentiels du Québec, avec respectivement 10 et 7% des intentions de départ.

Des résultats moindres qu’anticipés

Les experts avaient de bonnes raisons de s’attendre à de meilleurs résultats en ce qui concerne les intentions de départ des Canadiens. D’une part, le contexte économique au pays demeure fort positif et, d’autre part, les récents événements perturbateurs ayant miné la confiance des voyageurs sont désormais derrière nous. Selon le Conference Board, d’autres facteurs ont néanmoins exercé une influence et incité les gens à reporter leur décision quant aux projets de vacances. Parmi ces facteurs identifiés par le Conference Board, l’avenir incertain d’Air Canada, combiné aux nouveaux attentats perpétrés à Madrid en mars dernier, auraient eu une influence, particulièrement pour les départs vers l’international.

Les résultats du sondage confirment également la tendance vers un raccourcissement de la période de prise de décision. L’incertitude reliée aux événements cités précédemment et la popularité croissante de l’utilisation d’Internet (graphique 2) pour effectuer les réservations de voyages contribuent à réduire le délai de la planification. Au moment du sondage, seulement 12% des Canadiens avaient déjà terminé la planification de leurs vacances d’été alors que la majorité prévoyaient le faire de une à six semaines avant le départ.

Comportement de vacances des Québécois

Bien que près de quatre Québécois sur dix aient la ferme intention de ne pas prendre de vacances cet été, une majorité ont déjà une idée de leur destination (graphique 3). Quelque 66 % prévoient voyager à l’intérieur du pays dont 46 % au Québec. Plus de 14 % se dirigeront vers les États-Unis et 16 % vers une destination outre-mer. On constate aussi que les résidants de l’Ontario (35 %) et de la Colombie-Britannique (37 %) ont davantage l’intention de sortir du pays que la moyenne canadienne (29 %).

On prévoit que les déplacements des vacanciers québécois s’effectueront principalement en voiture (81 %). Quelque 9 % opteraient pour l’avion et 6 % pour l’autobus ou le train. Pour leur part, les Canadiens sont en général plus enclins à prendre l’avion (15 %), particulièrement les touristes résidant dans les provinces maritimes (24 %) et la Colombie-Britannique (20 %).

Quelques facteurs d’explication

Bien que ces résultats mesurant les intentions de départ puissent paraître décevants, il faut toutefois prendre en considération que ceux de l’an dernier ne tenaient pas compte de l’impact du SRAS. Tout compte fait, l’optimisme découlant du sondage de mars 2003 ne s’est tout simplement pas matérialisé à l’été qui a suivi. Par contre, le prix élevé du carburant pourrait exercer un rôle dissuasif auprès de certains vacanciers utilisant un véhicule routier. De plus, une telle hausse prolongée pourrait également avoir des répercussions sur le coût des billets d’avion. En terminant, mentionnons que la vigueur récente affichée par le dollar canadien explique en partie le fort taux d’intention de départ des Québécois et des autres Canadiens vers les destinations étrangères.

Source :
– Conference Board of Canada. « Domestic travel intentions weaker than expected », Members Briefing, avril 2004.

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La grande aventure du spa (2ième partie) : mais qui fréquente les spas ?

Une séance de massage sur chaise entre deux réunions, un gommage pendant la pause de midi, un saut au gymnase après une journée de travail… La mode est de manger et de respirer santé. Que l’on ait 30 ou 60 ans, la prise de conscience est arrivée !

Le miel et le chocolat ne s’étendent plus que sur une tranche de pain. Pour relaxer et prendre soin de notre corps, les spas et centres de beauté nous accueillent dans une ambiance feutrée et acidulée.

Mais qui fréquente les spas? Hommes ou femmes? Jeunes ou vieux?

Au Canada?

Selon une étude du Canadian Spa Association (juin 2003), la croissance de ce segment de marché dépasse toutes les espérances.

La clientèle canadienne d’âge mûr et bien nantie y est fidèle, preuve, selon eux, que les campagnes de promotion et les programmes de fidélisation sont bien reçus. Elle ne semble pas influencée par les saisons et privilégie un bon rapport qualité/prix. Les motivations principales sont la détente, pour régler des problèmes de santé et enfin, pour conjuguer relaxation et exercice modéré. Les traitements les plus populaires sont les massages.

Au Québec?

Selon l’association Spa Relais Santé, les clients du réseau sont, à 59% des adultes âgés de 35 à 54 ans. La clientèle québécoise est essentiellement composée de femmes de 35 à 44 ans, possédant un diplôme d’études universitaires et occupant un poste professionnel.

On remarque que de plus en plus de jeunes professionnels y ont recours, des hommes aussi, dans une proportion de 25 à 30%. Universitaires, ils déclarent un revenu annuel se situant entre 30 et 75 000 $. Les activités sportives sur le site, tel le golf par exemple, constituent des compléments recherchés par cette clientèle.

Aux États-Unis?

Selon l’International Spa Association (ISPA), qui publie chaque année une analyse exhaustive de ce segment de marché en Amérique du Nord:

  • un Américain sur cinq indique avoir visité au moins un type de station thermale durant les 12 derniers mois;
  • 29% de la clientèle des spas et centres de thalassothérapie étaient des hommes (contre 24% en 2002). Cette légère augmentation est le fruit de campagnes de promotion plus ciblées;
  • 14% de la clientèle totales se situe dans la classe d’âge des 16 à 24 ans, tandis que les personnes âgées de 25 à 44 ans en représentent la moitié;
  • 55% des utilisateurs ont un niveau de scolarité élevé (universitaires ou plus) et leur revenu moyen est légèrement supérieur à 72 000 $ US par ménage;
  • 87% de la clientèle est de type caucasien, tandis que les afro-américains ne représentent que 5% et les asiatiques 4%;
  • en bonne santé, la clientèle visite ce genre de station thermale en moyenne deux fois par année et 62% d’entre eux font de l’exercice au moins deux fois par semaine.

Toujours selon l’ISPA, les fins de semaine sont des moments privilégiés, suivies par les heures après le travail, durant la semaine. Les hommes préfèrent y aller après le travail tandis que les femmes choisissent d’y aller pendant les heures de travail. En voyage d’affaires, ce sont les hommes qui sont les plus nombreux à les visiter.

Quand aller au spa?

La principale raison de ces visites est la détente. Les hommes citent également la santé physique comme raison importante.

La majorité des visiteurs s’y rend seul ou entre amis. Plus de la moitié y sont allés accompagnés d’au moins un membre de leur famille.

Quel type de spa privilégier?

Dans un ordre de grandeur décroissant, la clientèle américaine préfère:

  • un complexe hôtelier (créneau en croissance plus rapide);
  • un club sportif;
  • un établissement thermal;
  • un spa médical.

Voir aussi

ISPA 2003 Conference
The Canadian Spas Association

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.

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Marchés géographiques

Les Canadiens abandonnent les États-Unis au profit des autres destinations

De plus en plus de Canadiens préfèrent voyager vers des destinations outre-mer plutôt que se diriger vers les États-Unis. La proportion de voyages outre-mer des Canadiens est passée de 17 % à 29 % sur un horizon de 15 ans.

La balance commerciale du Canada en tourisme fluctue parfois de façon importante d’une année à l’autre. L’examen de l’évolution des déplacements touristiques des voyageurs internationaux à partir et à destination du Canada permet de déceler une mutation significative (graphique 1). Depuis 1988 (année de référence représentée par l’indice 100), on observe une réelle transition dans les voyages internationaux des Canadiens. Ils délaissent progressivement les États-Unis au profit des pays outre-mer.

Le nombre de voyages des Canadiens à l’étranger est passé de 16,5 millions en 1988 à 17,8 millions en 2003 (graphique 2). Le nombre de voyages des étrangers vers le Canada a de son côté augmenté de 1,7 million, de 15,9 millions qu’il était en 1988 pour atteindre 17,6 millions en 2003 (graphique 3).

Après avoir observé, au début des années 1990, une croissance remarquable du nombre de voyageurs d’outre-mer vers le Canada, un déclin s’est ensuite amorcé dès 1996. Aujourd’hui, la proportion du nombre de touristes en provenance des États-Unis par rapport à l’ensemble des touristes internationaux est exactement la même que celle observée en 1988 (graphique 3).

On a aussi segmenté le comportement de voyage des Canadiens pour les trimestres d’hiver et d’été (graphique 4).

  • Depuis 1988, le nombre de départs vers l’outre-mer est en forte croissance pour les deux saisons.
  • Durant la période estivale, les voyages vers les États-Unis enregistrent une diminution de plus de 57 % depuis le sommet de 1991.
  • Force est de constater que nos voisins du Sud conservent leur attrait en tant que destination soleil mais perdent des plumes aux yeux des Canadiens pour les vacances d’été.

Source :
– Statistique Canada. Indicateurs nationaux du tourisme, Enquête auprès des voyageurs internationaux (1988-2003).