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Enjeux Produits et activités

Tourisme culturel en Ontario: le gouvernement provincial injecte 580 000 $

Le gouvernement de l’Ontario, désireux de revitaliser l’industrie touristique de Toronto et d’attirer des visiteurs, vient d’accorder un financement de 580 000 $ à sept organismes culturels. Selon le ministère de la Culture ontarien, le tourisme culturel joue un rôle vital au sein de l’industrie touristique de la province et génère presque 20 milliards $ en revenus.

Cet investissement devrait permettre d’accroître les efforts de marketing et d’attirer des visiteurs de tout le Canada et des États-Unis. Il s’ajoute à l’octroi d’un financement supplémentaire de 30 millions $ pour promouvoir le tourisme et favoriser la croissance économique en Ontario.

Administré par le ministère de la Culture, le Fonds de promotion du tourisme culturel vient en aide aux attractions, événements et festivals culturels d’Ontario. Des efforts de promotion accrus sont notamment déployés afin de rebâtir les auditoires et récupérer les marchés perdus. Doté au départ d’un programme de 5 millions $, le fonds a reçu une somme supplémentaire de 2,5 millions $ pour poursuivre ses efforts au cours de 2004.

Les sommes investies seront réparties entre sept organismes culturels:

– Le Canadian Stage Company: 160 000$ pour la promotion de «Come Out and Play» (partenariats dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des médias; rabais et tirages de prix);

– Le CentreHarbourfront : 140 000$ pour la promotion (stratégie marketing comprenant une campagne exhaustive dans les médias, ainsi que l’appel à de nouveaux partenariats);

– La Corporation of Massey Hall & Roy Thomson Hall: 138 000$ pour une campagne de promotion marketing et ventes, et amélioration de la billetterie sur Internet;

– Le Casa Loma: 57 000$ pour une campagne de promotion ciblant des visiteurs du nord-est des États-Unis et de l’Ontario;

– Le Festival de musique North by Northeast: 40 000$ pour réviser la conception d’un plan de recrutement/promotionnel et le mettre en oeuvre;

– Le Musée du textile du Canada: 38 000$ pour la promotion de deux expositions en 2004, conjointement avec le Metropolitan Hotel;

– Et le Toronto Blues Society: 7 000$ pour l’amélioration du plan de promotion des Maple Blues Awards (janvier 2004) et la présentation du Blues Summit (janvier 2005).

Sans oublier le Musée royal de l’Ontario (ROM)

Il faut ajouter cette initiative à l’imposante campagne de financement Renaissance ROM du Musée royal de l’Ontario (Toronto).

Ce projet, s’élevant à 200 millions $CA, présente deux phases distinctes:

– Phase 1 (mai 2003): qui comprend la construction du Cristal Michael A. Lee-Chin, ainsi que les premiers travaux de restauration des édifices historiques devant être inaugurés en décembre 2005;

– Phase 2 (décembre 2006): achèvement des travaux de restauration des édifices historiques.

À la date de l’inauguration des travaux de la phase 1, en mai 2003, Renaissance ROM bénéficiait déjà de promesses de dons totalisant 114,7 millions $.

Cette campagne repose sur:

– 30 millions $ de la part du gouvernement de l’Ontario dans le cadre des initiatives SuperCroissance – volet Partenaires pour les sports, la culture et le tourisme (mars 2002);
– 30 millions $ de la part du gouvernement du Canada dans le cadre du programme d’infrastructures Canada-Ontario (mai 2002);
– un mécénat de 30 millions $ (avril 2003) effectué par l’homme d’affaires canadien Michael Lee-Chin, président du CA et chef de la direction d’AIC limitée;
– de nombreux dons de particuliers, de fondations et d’organismes privés (financement public).

Cette revitalisation intensive, que les protagonistes voient comme la «renaissance de Toronto» après les répercussions négatives du SRAS sur le tourisme, semble bien porter ses fruits. En effet, près de 893 000 personnes ont visité le musée en 2002-2003. Le nombre de visites virtuelles du site Web remodelé du ROM est lui aussi monté en flèche pour atteindre presque 2 millions.

Voir aussi

Ministère ontarien de la Culture
Renaissance ROM

Sources:
– Gouvernement de l’Ontario. «Le gouvernement McGuinty revitalise le tourisme torontois», ministère de la Culture, 9 mars 2004.
– Gouvernement du Canada. «Le premier ministre Jean Chrétien annonce un financement de 30 millions $ de la part du gouvernement du Canada en faveur de Renaissance ROM», communiqué de presse, 31 mai 2002.
– Musée royal de l’Ontario. Rapport annuel 2002-2003.

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Enjeux Gestion Marchés géographiques

États-Unis : La nouvelle législation en matière de passeport va perturber le flux touristique

C’est le 26 octobre 2004 qu’entrera en vigueur, la nouvelle disposition législative (initialement prévue pour le 1er octobre 2003) stipulant que seuls les titulaires d’un nouveau passeport « sécurisé » lisible par machine (lecture optique) pourront entrer sans visa aux États-Unis. Passé cette date, les visiteurs n’ayant pas obtenu ce type de passeport devront présenter un visa.

Cependant, dès aujourd’hui, on s’attend à ce qu’environ 27 pays industrialisés, dont le Japon et 22 pays européens, ne soient pas en mesure de fournir à leurs citoyens désirant voyager aux États-Unis, les passeports électroniques à reconnaissance faciale, imposés par les nouvelles réglementations du Congrès américain en matière de sécurité antiterroriste.

Résultat, la demande de visas de tourisme passera probablement à 12 millions en 2005 (contre environ 7 millions en 2003), créant une surcharge de travail qui va probablement inonder le personnel consulaire des ambassades des États-Unis et créer des retards significatifs dans l’obtention de ces visas.

Ce décalage va assurément perturber de manière significative le flux touristique (récréatif et d’affaires) de ces pays.

Face à cette menace, l’administration Bush a demandé au Congrès de reporter cette obligation de deux ans. Elle craint, en effet, que le revenu du tourisme baisse de façon drastique. En avril, aucune décision n’avait encore été prise en ce sens.

Mesures biométriques

Selon le département américain de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security), presque deux millions de visiteurs étrangers voyageant aux États-Unis avec des visas ont déjà enregistré leurs empreintes digitales et ont été photographiés dans 115 aéroports et 14 ports maritimes, depuis le 5 janvier 2004. Ces mesures ont déjà permis, selon eux, d’interdire l’entrée du territoire à une soixantaine de criminels.

Toutes les informations, biométriques et personnelles, ainsi recueillies seront comparées avec les fichiers des services de police, afin d’autoriser ou non, l’entrée d’une personne en sol américain. Le système vise à protéger les Américains d’éventuels attentats terroristes, mais sert également à identifier plus facilement les fraudeurs ainsi que les personnes ayant dépassé la durée de visite autorisée au moment de leur sortie du territoire américain.

Le gouvernement américain lutte ainsi pour mettre en place un système de sécurité de haut niveau aux frontières terrestres, où entrent la grande majorité de voyageurs étrangers. Le Congrès a fixé au 31 décembre 2004 la date limite pour la mise en place de ce système de fichage biométrique.

Des exceptions à la règle

Les ressortissants des pays suivants ont bénéficié du report de date : Allemagne, Australie, Autriche, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxembourg, Monaco, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, San Marin, Singapour, Suède et Suisse.

Cependant, certains pays (comme : Andorre, Brunei, le Liechtenstein, et la Slovénie) qui participent aussi au programme d’exemption, n’ont pas souhaité que la date du 1er octobre 2003 soit repoussée. En effet, la plupart de leurs ressortissants sont déjà en possession d’un passeport à lecture optique et peuvent, lorsqu’ils se rendent aux États-Unis, présenter soit un passeport à lecture optique sans visa, soit un passeport ancien modèle avec un visa pour les États-Unis.

Une véritable manne pour les firmes technos

C’est la firme Anteon International Corporation, un important fournisseur américain de technologie et de systèmes de gestion de l’information, qui a été mandatée pour fournir et installer 1000 appareils de lecture/écriture optique de ce programme. Ces appareils doivent être déployés aux différentes portes d’entrées du pays.

Par contre, c’est la firme Identix qui livrera les terminaux électroniques de prises et vérifications des empreintes digitales. Plus de 130 de ces terminaux, reliés au FBI, sont déjà utilisés par les autorités américaines : un marché estimé à environ 27 millions $ US sur 5 ans.

US Visit s’est doté d’un budget de 380 millions $ US pour 2003 et de 330 millions pour 2004.

Pour plus d’information sur le programme US Visit :
http://www.dhs.gov/dhspublic/interapp/editorial/editorial_0333.xml

Sources :
– « With most countries likely to miss U.S. deadline for coded passports, huge visa backlog is expected », Herald Tribune, 6 mars 2004.
– « Les États-Unis instaurent le fichage biométrique systématique des étrangers », Transfert, 3 octobre 2003.
– « L’identification biométrique survient dans les aéroports. Et après ? », Silicon.fr, 13 février 2004.

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Enjeux Technologies

Informatisation du secteur hôtelier: quel budget pour 2004?

Alors que, selon une étude annuelle Ipsos-Reid, le Canada figure au premier rang des pays ayant la plus grande proportion d’adultes internautes (avec 71%), juste devant la Corée du Sud (70%) et les États-Unis (68%), l’informatisation du secteur du tourisme, en général, traîne la patte.

L’Hotel Association of Canada (HAC) et Hyphen Information Systems Management viennent de publier les résultats d’une récente étude sur l’état de la technologie dans l’industrie hôtelière au Canada.

Des données statistiques pancanadiennes ont été compilées par l’intermédiaire d’une série de questionnaires remplis par des représentants de l’industrie hôtelière.

Les principaux résultats de cette enquête indiquent que les hôteliers canadiens restent optimistes quant au rétablissement progressif du taux d’occupation de leurs installations pour 2004, mais qu’ils continuent à contrôler leurs dépenses.

Cependant, en matière de dépenses en technologies, 59% des répondants ont soutenu que leur budget de 2004 resterait au niveau de celui de 2003, ou serait moindre. Et un peu plus de 25% d’entre eux avouaient même qu’ils n’avaient prévu aucun budget en 2004 pour la technologie.

Les créneaux de dépenses vont comme suit:

  • 63% des répondants qui possèdent un budget de technologie visent des dépenses de matériel;
  • 26% des répondants prévoient des systèmes de gestion hôtelière (Property Management Systems);
  • et seulement 12% pour de l’accès Internet à haute vitesse ou sans fil (Wi-Fi).

Le pourcentage élevé des dépenses consacrées au matériel n’étonne guère, vu les prix très compétitifs des ordinateurs et des serveurs d’archivage.

De manière significative, à la question sur la façon dont ils dépenseraient un hypothétique 100 000 $, sur n’importe quel projet technologique, 33% des hôteliers ont indiqué qu’ils demanderaient une évaluation complète de tous leurs systèmes et qu’ensuite, ils décideraient quelle ligne de conduite adopter. 25% des répondants ont aussi indiqué qu’ils dépenseraient l’argent pour l’achat de nouveaux systèmes de gestion hôtelière. 

Ces statistiques illustrent bien, selon le président d’Hyphen, le côté pragmatique des hôteliers.

Pour les résultats complets de cette étude, veuillez communiquer directement avec:

HAC Technology Survey
1120 Hamilton Suite # 307
Vancouver (BC) V6B 2S2
Téléphone : 1.877.442.7246 Ext #104
hacsurvey@hyphenism.com

Voir aussi

Hotel Association of Canada
HAC Technology Survey
Ipsos-Reid

Sources:
– Hospitality Net. «Hotel Association of Canada and Hyphen Announce Results of Hotel Technology Survey», [www.hospitalitynet.org], 18 février 2004.
– Ipsos-Insight. «The Face of the Web 2003», janvier 2003.

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Enjeux Gestion Marchés géographiques

Une pluie de subventions pour l’Ontario

De toutes les provinces canadiennes, c’est l’Ontario, et notamment la région du Grand Toronto (RGT), qui a été la plus touchée par l’épidémie de SRAS, l’an dernier. Le gouvernement ontarien fait preuve d’une volonté très nette de renverser la vapeur. Ainsi, pour attirer les touristes en Ontario dès ce printemps et cet été, il fait pleuvoir des subventions (provinciales et locales) depuis le début du mois de février 2004, soit un investissement de 30 millions $.

Selon les résultats d’un sondage (NFO CFgroup, novembre 2003) mené auprès des Américains sur leurs intentions de voyage, ceux-ci ont répondu être encore très préoccupés par le SRAS. Et lorsqu’on leur a demandé s’ils étaient plus susceptibles de bouder certaines destinations entre novembre 2003 et mai 2004 en raison du SRAS, ils ont mentionné Toronto (à 6%), Niagara Falls et d’autres villes de l’Ontario (à 4%).

Le secteur touristique en Ontario a subi des pertes sans pareil en termes de dépenses depuis 1992, la dernière étude Tourism Expenditure Monitor de KPMG estimant la baisse globale des dépenses touristiques dans six villes canadiennes (Montréal, Ottawa, Toronto, Niagara Falls, Calgary et Vancouver) à 920 millions de dollars.

Le gouvernement ontarien consent ces importantes subventions afin d’ouvrir toute grande la voie à une saison touristique dynamique dans la province, d’amplifier les efforts de commercialisation, d’atteindre un public plus large, de développer l’industrie des congrès et de promouvoir le tourisme culturel. Le premier ministre McGuinty a ainsi annoncé un investissement de 30 millions $ réparti entre les trois principaux secteurs suivants:

  • 10 millions $ pour la promotion de l’Ontario sur les marchés national et international;
  • 2,8 millions $ réservés aux initiatives de promotion du tourisme du Nord;
  • et 17,2 millions $ alloués à des partenariats stratégiques destinés à commercialiser des événements et des destinations dans toute la province, à renforcer l’industrie des congrès et à promouvoir le tourisme culturel.

Dans cette enveloppe, retenons également que 100 000 $ seront versés pour aider la ville de Toronto à financer le festival d’activités et d’événements continus, le festival Winter City.

Le gouvernement souhaite également revoir les aspects promotionnels, en mettant l’accent sur l’interactivité et le multimédia: par le développement de campagnes interactives (campagnes marketing par courriel, DVD, etc.), l’utilisation de logiciels de GRC (gestion de la relation client – CRM, en anglais) et des médias électroniques (Internet), ainsi que la concertation avec d’autres organismes provinciaux, comme le CAA (Association canadienne des automobilistes) et l’OMCA (Ontario Motorcoach Association).

Il est cependant intéressant de voir que dans cette enveloppe budgétaire, moins de 50% de la somme sera dépensée en promotion, l’autre moitié de cet investissement étant destinée à des initiatives de développement (rénovation, construction…), d’accueil et de mise à niveau, ainsi que d’intelligence des marchés (partenariats).

Programme de relance de l’économie et du tourisme

En avril 2003, le ministère du Tourisme et des Loisirs de l’Ontario avait annoncé un Programme de relance de l’économie et du tourisme d’une durée de deux ans et qui s’élève à 138 millions $. Ce programme a été mis en place, à l’échelle internationale, afin que Toronto et l’Ontario redeviennent des destinations de confiance.

Destinée aux résidants ontariens, aux Américains des États frontaliers et aux visiteurs d’outre-mer, cette vaste campagne de commercialisation à long terme a pour objectif de redorer le blason de Toronto en tant que destination de choix en matière d’événements, de congrès et de voyages d’agrément.

Voici quelques éléments clés de cette campagne:

  • une campagne intense de relations publiques, notamment le lancement de plusieurs grands événements dans la région du Grand Toronto (RGT), pour acquérir un calibre international;
  • une aide exclusive à la mise en marché des festivals et événements communautaires admissibles;
  • une aide à la promotion de la province en tant que destination de voyage, qui mettra en valeur le tourisme régional;
  • une stratégie visant à attirer en Ontario des réunions et des congrès, grâce à des mesures incitatives dont bénéficieront les organisateurs d’événements s’ils réservent des installations ontariennes et plus particulièrement torontoises;
  • et enfin, un congé fiscal de 5 mois (du 1er mai au 30 septembre 2003) sur toutes les factures d’hôtel et les frais d’admission aux attractions.

Rappel: L’industrie touristique ontarienne est la plus importante au Canada, représentant 37 % des recettes du pays au chapitre du tourisme et accueillant 43 % des visiteurs.

Sources
– Canada NewsWire. «Le gouvernement McGuinty consacre 30 millions de dollars à la relance du tourisme en Ontario», 11 février 2004.
– KPMG. «Tourism Expenditures in Major Canadians Markets!» (Tourism Expenditure Monitor) [www.kpmg.ca], octobre 2003.