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La grande aventure du spa (3ième partie): les tendances pour 2004 aux États-Unis

En janvier 2004, HotelMarketing.com présentait le Top 10 des nouvelles tendances à observer, en 2004, dans l’industrie américaine du spa et des stations thermales (article publié par le magazine spécialisé Spa Finder).

Selon eux, si 2003 était l’année record en matière de fréquentation, 2004 sera, assurément, sous le signe de la métamorphose, en proposant d’améliorer la manière dont l’Amérique traditionnelle mange, fait des affaires, contrôle sa santé et son stress.

Les 10 grandes tendances seront:

1- Plus de soins médicaux… moins de cosmétiques

Jusqu’à présent, les clients fréquentaient les spas principalement pour des traitements cosmétiques, comme par exemple, des injections de Botox. En 2004, les baby-boomers tireront profit des spas pour des buts véritablement médicaux, comme, notamment, des traitements et des régimes préventifs, des programmes éducationnels à long terme de santé.

2- Allier affaire et plaisir

Les entreprises auront de plus en plus recours aux spas pour motiver leurs employés et pour contrôler la santé du personnel. Les spas deviendront des endroits à la mode pour les réunions d’affaires. Les certificats cadeaux émis par les spas serviront de primes et de récompenses à l’effort. Les entreprises innovatrices, y compris certains fournisseurs de produits d’assurance, garantiront des visites régulières au spa pour favoriser le maintien en bonne santé des employés et d’abaisser les coûts des frais médicaux et de l’absentéisme.

3- Le spa comme destination d’un jour

Une tendance qui va aller en augmentant: le spa comme destination d’un jour. Vécues comme une «mini retraite», ces visites d’un jour offriront une expérience holistique regroupant corps, âme et esprit, soit une journée pouvant inclure des programmes d’éducation, des programmes de remise en forme, un repas sain et des soins de beauté.

4- Une expérience qui se démocratise

Bien des Américain(e)s, ne pouvant se payer l’expérience du spa, ont tenté de le recréer de toutes pièces à domicile, en s’achetant eux-mêmes les différents produits. L’explosion de la tendance spa incitera l’industrie des cosmétiques à se démocratiser, permettant à tout un chacun de se procurer des bougies aromatiques, de la mousse pour le bain et autres produits professionnels.

5- Des traitements internationaux aux excursions internationales

L’an dernier, les visites aux stations thermales internationales faisaient fureur : massages thaïlandais, rituels de Bali, etc. En 2004, avec une économie américaine plus stable, les clients choisiront d’aller directement à la source.

6- Le bien-être arrive dans votre assiette

Bien être et alimentation font la paire. Bon nombre de spas offriront la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir: poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination rivalisent d’inventivité et engagent des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adapté à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (comme Montignac). Le croisement spa/cuisine risque de devenir un «must».

7- Le spa comme critère comparatif

Si la clientèle recherchait des hôtels avec un spa, désormais elle va se mettre à la recherche d’un spa avec un hôtel! Le spa risque de devenir un facteur plus important, voire décisif, dans le choix d’un établissement.

8- Des services pour les animaux de compagnie

Afin de laisser le client se reposer sans avoir la culpabilité de laisser leurs animaux de compagnie seuls durant leur séjour, fut-il même court, les spas sont de plus en plus ouverts aux animaux de compagnie. Ceci se concrétise par l’offre de services directement rattachés: promenades, traitements et toilettages, services de garderie, et plus.

9- Et les hommes dans tout cela?

En 2004, les spas tenteront de rallier la clientèle masculine avec des offres personnalisées, comme le golf, des activités extérieures d’aventure, des traitements cosmétiques masculins et des programmes physiques de (re)mise en forme adaptés. Les établissements espèrent ainsi égaler le nombre de clients féminins et masculins.

10- Et pour finir, la famille toute entière!

L’an dernier a vu l’arrivée des adolescentes, accompagnées par leur mère, pour des traitements de beauté. Elles y ont été charmées par le luxe de l’expérience.

En 2004, les établissements tenteront également de convaincre les adolescents masculins, ce qui complètera le portait de la famille toute entière. Ensuite, pourquoi pas, elles offriront des activités pour les enfants seulement.

Voir aussi

Spa Finder

Sources :
– «Spa Trends to watch in 2004», HotelMarketing.com, 22 janvier 2004.
– Dossier Beauté, Santé, Bien être, Altema, le journal des tendances de consommations.

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Conjuguer tourisme et bien être: la grande aventure du spa (1ère partie)

En 2001, selon les chiffres de l’International Spa Association (ISPA), une association internationale qui regroupe les joueurs de l’industrie des spas, les États-Unis comptaient 9648 établissements pour un chiffre d’affaires de 10,65 milliards USD. Le Canada comptait pour sa part 1261 établissements, pour un chiffre d’affaires de 610 millions CAD. Depuis quelques années, l’industrie des spas est en effervescence et l’on assiste partout à une réorientation et une modernisation.

Le 21e siècle a réinventé le thermalisme: savant mélange du hammam à l’orientale et des techniques de massage asiatiques, sur fonds de senteurs cosmétiques. Le spa (Sanitas Per Acqua en latin, qui signifie «soins par l’eau») est l’endroit par excellence où se ressourcer, se métamorphoser, bref, LE lieu de détente à la puissance X.

Au Québec aussi, cette industrie est en plein essor. Avec une bonne centaine d’établissements, on estime qu’elle génère des revenus annuels de près de 60 millions $ et a créé jusqu’à maintenant 1670 emplois.

Il s’agit, pour la plupart, de petites entreprises indépendantes qui ne comptent à leur actif que quelques années d’exploitation. Néanmoins, des bannières imposent déjà leurs couleurs. Le Québec possède un fort potentiel de développement au sein de cette industrie puisqu’il offre une expérience distincte, à mi-chemin entre les soins à l’européenne et les techniques américaines.

Comme partout en Amérique du Nord, les Québécois sont de plus en plus nombreux à s’offrir des forfaits santé ou de détente, hormis à des fins touristiques, pour un ou plusieurs jours. Selon un article du journal La Presse, quelque 820 000 personnes fréquentent annuellement la centaine d’entreprises répertoriées dans le domaine du tourisme de santé.

Parfois encore perçu comme un produit de luxe réservé exclusivement à une petite partie de la population, l’industrie du spa se développement néanmoins, poussé par l’augmentation de la capacité d’accueil de plusieurs établissements, l’intégration de spas dans des hôtels existants et le dynamisme du marché.

Accessible toute l’année, le tourisme de santé est un phénomène qui s’étale sur quatre saisons. Offerts dans le cadre de centres d’hébergement au cachet romantique, en milieu urbain ou de villégiature, en campagne ou en forêt, dans un complexe hôtelier moderne, la clientèle trouve son bonheur dans une gamme de soins variés: massothérapie, drainage lymphatique, massage, réflexologie, hydrothérapie, thermothérapie, pressothérapie et autres soins esthétiques.

Ainsi, le Spa Eastman (à Eastman), le deuxième spa le plus ancien en Amérique du Nord, est un relais santé totalement dédié à la remise en forme et au ressourcement. Les services offerts vont de l’atelier de relaxation à la psychothérapie en passant par la cuisine santé. Le Spa Eastman figure au très prestigieux palmarès des 100 Best Spas of the World et est Lauréat national Argent du Grand Prix du Tourisme québécois 2003.

Devant un tel engouement, les spas québécois explorent d’autres avenues de développement, comme les spas nordiques et comptent bien séduire les clientèles internationales. La tendance est à la diversification des produits et des approches.

Chaud, froid… et on recommence!

Pas encore très nombreux mais faisant de plus en plus d’adeptes, les spas nordiques gagnent en popularité. Le principe y est simple: on se réchauffe, on se refroidit, on se repose… et on recommence!

Le Spa Le Scandinave Mont Tremblant propose: sauna finlandais, bain de vapeur norvégien, bains tourbillons en plein air, chutes nordique et thermale, terrasses et solariums, foyer extérieur et baignade en rivière à l’année.

Amateur de chaud et froid, il y a encore le Polar Bear’s Club dans les Laurentides, près de la rivière Saint-Simon. Le principe finlandais d’alternance entre les bains chauds et froids y est très apprécié.

Le SPA Ofuro (à Morin Heights) est, lui aussi, un lieu privilégié pour la détente et le bien-être. Ouvert depuis janvier 2000, il offre sauna, bain vapeur, bains tourbillons et bain en rivière.

Dans les Cantons-de-l’Est, à Bolton Centre, le Spa des chutes de Bolton est un relais détente qui mise sur son exceptionnelle situation sur le bord de la rivière Missisquoi pour offrir des bains polaires et des séances de sauna finlandais. Véritablement intégré à la région touristique, le spa est entouré de 5 centres de ski majeurs, plus de 120 B&B et hôtels de la région de Magog-Orford.

Sans oublier, en Gaspésie, l’Aquamer à Carleton et le centre de thalassothérapie de l’Auberge du Parc à Paspébiac. L’Aquamer a bénéficié récemment d’un investissement de 12,7 millions $ afin de doubler sa capacité d’hébergement et tripler sa capacité quotidienne d’accueil de curistes.

Ces spas de destination sont peu nombreux mais bien implantés. Ils accueillent une clientèle fidèle ayant besoin de refaire le plein d’énergie, évacuer le stress et retrouver un (bon) équilibre.

Spa un jour, en forme toujours

Les spas de jour occupent également une place très importante dans l’industrie, soit plus du quart des établissements. Ils sont majoritairement situés en milieu urbain et dans des centres de villégiature, au coeur d’un bassin de population élevé, qui contribue en grande part à la rentabilité à l’établissement.

Quand le bien être est dans l’assiette

Bien être et alimentation font la paire et bon nombres de spas, en hébergement, l’on bien compris. Ils offrent également la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir. Poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement bien avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque même de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination vont rivaliser d’inventivité et engager des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adaptés à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (Montignac, entre autres). Le croisement spa/cuisine risque bien de devenir un «must».

Alors, la recette d’une cure santé réussie, au Québec, n’est-elle pas: une bonne dose de soins professionnels, un zeste de chaleur humaine, un décor paisible et régénérateur, une lampée de bon air frais, le tout saupoudré de fine cuisine?

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– «Spas Relais santé: un réseau qui bouillonne», La Presse, 15 novembre 2003.
– Ruel, Sylvie. «La popularité des spas nordiques en croissance», La Presse, 7 février 2004, p. 10.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.

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Quand manger fait partie intégrante de la culture

Ces dernières années, la nourriture et le vin ont joué un rôle croissant en tourisme. Non seulement sont-ils inclus dans la promotion de circuits touristiques, mais encore, le tourisme gastronomique est devenu une partie significative du secteur du tourisme en général. Un article, parut dans l’International Journal of Hospitality Management de mars 2004, souligne l’importance de la gastronomie comme un chemin vers la compréhension des différentes cultures.

Historiquement et étymologiquement, la gastronomie est fortement liée aux conseils dispensés sur quoi manger et/ou boire, où, quand, de quelle façon, et sous quelle combinaison. De tels plaisirs sont intimement liés au tourisme gastronomique (également désigné sous le nom du tourisme culinaire) qui se développe comme sous-ensemble du tourisme culturel.

L’hospitalité en général, implique l’accueil des invités, l’assurance d’un certain confort, la satisfaction de leurs besoins de logement, de nourriture et de boisson, tout en soutenant un rapport d’échange humain.

Il est d’ailleurs dans l’intérêt de l’industrie touristique d’augmenter le taux de bien-être des visiteurs, puisque ceux-ci ont tendances à dépenser plus d’argent lorsqu’ils mangent à l’extérieur de chez eux. L’amateur de tourisme culinaire est d’ailleurs une personne dont le revenu par ménage est légèrement supérieur à la moyenne. Selon la Commission canadienne du tourisme (CCT), au Canada, le touriste gastronomique provient essentiellement du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

Puisqu’au cours de leurs voyages, les visiteurs et les étrangers ont besoin et recherchent cette hospitalité, la formation de l’industrie hôtelière doit y être étroitement liée.

La gastronomie comme science sociale

L’étude de la gastronomie est liée à la production de la nourriture, à son économie politique, son traitement, son stockage et son transport, en passant par la préparation des repas, la chimie de la digestion et pourquoi pas, de ses effets physiologiques.

Ainsi, certaines grandes écoles universitaires (comme le Boston University Metropolitan College, l’Université d’Adelaïde en Australie et l’Université de Bologne) ont récemment développé et offert des programmes et des cours en gastronomie comme science sociale.

À Bologne, par exemple, les étudiants voient l’histoire du régime et l’histoire de la cuisine, ainsi que les liens entre la nourriture et les arts, la nourriture et les communications visuelles et enfin, la nourriture et la muséologie.

Les cours offert à Boston incluent l’histoire de la nourriture, la culture et la cuisine, l’anthropologie de la nourriture, la nourriture et les arts visuels, l’écriture et la langue de la nourriture, la nutrition et les régimes, et plus encore. L’étude de la gastronomie implique clairement une diversité de disciplines.

Tendances bien nourries

Selon la CCT, la «cuisine et la gastronomie sont des éléments qui s’ajoutent à l’expérience culturelle». Le tourisme gastronomique transcende la simple action de manger, en y ajoutant toute une variété d’activités culinaires et/ou agrotouristiques connexes, comme des festivals, des visites de marchés locaux ou d’usine, la visite d’une plantation, etc.

Et l’on note un intérêt particulier et croissant dans les segments suivants:

  • les «ballades gourmandes» et circuits agrotouristiques;
  • les émissions télévisées de cuisine (Di Stasio et autres);
  • les visites d’éco(no)musée (de l’abeille, de la pomme, de la bière, etc.);
  • les tables champêtres;
  • les festivals et événements culinaires (comme le Mondial de la bière);
  • le retour des cuisines régionales typiques.

De plus en plus, le tourisme gastronomique souligne la production plutôt que de se concentrer sur la consommation. Par exemple, les séjours à la ferme permettent aux touristes de mieux comprendre les réalités de la production animale. En outre, il existe des fermes de découverte et des fermes d’étude qui accomplissent un véritable rôle pédagogique en accueillant des groupes de visiteurs ou d’écoliers voulant aller à la rencontre des producteurs agricoles.

Au Québec, l’exemple récent de la Route des fromages

La tendance actuelle du consommateur est de privilégier des activités touristiques locales pouvant lui faire vivre des expériences personnalisées. L’émergence de La route des vins ou La route des fromages en sont de très bons exemples.

Instaurée par des gens du milieu, La route des fromages du Centre-du-Québec connaît un succès d’estime et financier qui va croissant. En effet, non content de participer à l’augmentation de la production, ce circuit gastronomique génère des revenus et crée de l’emploi.

Ce type d’initiatives, économiquement rentables, est à encourager, surtout si elles s’inscrivent dans un circuit touristique.

Sources :
– Santich, Barbara. «The study of gastronomy and its relevance to hospitality education and training», International Journal of Hospitality Management, vol. 23, no 1, mars 2004, p. 15-24.
– Commission canadienne du tourisme. «Acquiring a Taste for Cuisine Tourism: A Product Development Strategy», 2002.
– Rioux, Maxime. «Agriculture: une région en effervescence», La Tribune, 5 décembre 2003, p. S10.
– Kayler, Françoise. «Sur la route des fromages: En suivant la vache, la chèvre et la brebis», Le Droit, 20 septembre 2003, p. A39.

Sur le Web :
– liste de toutes les écoles d’hôtellerie dans le monde – ehotelier.org/browse/schools.htm
– International Association of Hotel Schools – www.euhofa.org