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Usage des appareils mobiles et des médias sociaux par les voyageurs québécois

Un Québécois sur quatre ayant séjourné dans la province possède un appareil mobile. Il lui permet non seulement de rester en contact avec ses proches, mais aussi d’améliorer son expérience de voyage. Cette analyse est la dernière d’une série de cinq reposant sur une étude du Réseau de veille, du ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles sur le comportement Web des Québécois. Elle porte sur l’utilisation des appareils mobiles et des réseaux sociaux en voyage.

La firme Ipsos Descarie a réalisé un sondage en ligne en mars 2011 auprès de 3058 Québécois (Pour connaître la méthodologie utilisée en détail, lire Habitudes générales de voyage des Québécois et les faits saillants de l’étude.). La présente analyse traite exclusivement des 1092 répondants ayant effectué leur dernier voyage d’agrément au Québec.

Le phénomène de «déconnexion» pendant les vacances tend à s’atténuer

Le tiers des Québécois ont utilisé un appareil mobile (téléphone intelligent ou tablette électronique) pendant leur séjour. Il est surtout prisé par les personnes âgées de 18 à 24 ans, suivi du groupe d’âge 25-44 ans (voir graphique 1).

Les voyageurs se servent principalement d’un appareil mobile pour rester en contact avec leurs proches (68%), lire leurs courriels (47%) et prendre des photos (43%) (voir graphique 2). Ils y organisent ensuite leurs activités touristiques en recherchant de l’information qui touche la restauration (26%), les déplacements (22%), les attraits (19%) et l’hébergement (16%). Ainsi, environ un quart des Québécois intègrent ces activités dans le processus de planification pendant le voyage.

 

Une part non négligeable des voyageurs utilise un appareil mobile pour se connecter aux médias sociaux (18%), effectuer un parcours guidé à l’aide d’un audioguide (18%), mettre des photos en ligne (14%), utiliser des applications mobiles liées au tourisme (11%) et émettre des commentaires concernant le voyage sur des blogues (6%).

Des applications mobiles pour des fonctionnalités ciblées

Parmi le quart des répondants possédant un appareil mobile, 15% ont mentionné avoir téléchargé une application liée au tourisme, au voyage ou aux loisirs.

Ces voyageurs sont davantage susceptibles d’être intéressés par des applications de géolocalisation non promotionnelles (p. ex. un GPS), de recherche d’information sur les produits et services et de téléchargement de cartes ou de guides (voir graphique 3). Ils sont moins attirés par des services de géolocalisation promotionnels (p. ex. la publicité ciblée et les alertes) et d’achats.

La possibilité de gagner du temps, l’aspect pratique et le caractère instantané des applications sont les principaux facteurs de motivation incitant le tiers des propriétaires d’appareils mobiles à les télécharger. Ils sont 57% à considérer leurs appareils mobiles comme utiles et pratiques pour leurs voyages et 44% considèrent qu’ils améliorent la qualité de leur expérience.

Plusieurs facteurs freinent cependant l’utilisation d’un appareil mobile en ce qui a trait à l’achat de produits touristiques (voir graphique 4). En effet, les frais d’itinérance sont jugés trop importants par les voyageurs et le manque de sécurité nuit aux achats.

Les réseaux sociaux font partie du voyage

Parmi les Québécois voyageant dans la province, 75% se connectent aux réseaux sociaux sur une base régulière. Seulement 34% d’entre eux s’y rendent pendant leurs vacances, principalement les personnes âgées de 25 à 34 ans (26%) et celles de 35 à 44 ans (27%), suivi du groupe d’âge 45-54 ans (17,5%). Parmi les principales raisons évoquées par les répondants du sondage, mentionnons les suivantes : communiquer avec ses proches, mettre à jour son profil (17%) et s’informer sur des produits de tourisme (13%).

Les répondants qui séjournent entre une et six nuitées se connectent aux réseaux sociaux principalement pour rester en contact avec leurs proches et les informer du déroulement du voyage en mettant à jour leur statut (voir graphique 5). Les Québécois en voyage pendant plus de sept nuitées sont davantage enclins à s’informer sur les produits de tourisme (22%), mais ils diffusent moins d’informations que les autres répondants. Enfin, les voyageurs de courts séjours utilisent moins les réseaux sociaux que les autres. Mais lorsqu’ils le font, c’est surtout pour communiquer avec leurs parents et amis.

Le réseau social le plus fréquenté par les Québécois consultant les médias sociaux avant, pendant et après leur séjour au Québec est Facebook (80%), suivi de loin par YouTube (10%). TripAdvisor est peu fréquenté (5%) pour les voyages au Québec (19% lorsqu’il s’agit de vacances dans le Sud), alors que les blogues ou les forums sont utilisés par 7% d’entre eux.

Parmi les voyageurs qui utilisent les médias sociaux, 17% sont des fans de la page Facebook d’au moins une entreprise ou un organisme touristique. Ils le font d’abord pour avoir plus d’information à propos de celle-ci (50%), pour obtenir des rabais (36%) et pour participer à des concours et (34%).

Les répondants âgés de 25 à 44 ans souhaitent principalement y trouver des rabais et des offres promotionnelles (voir graphique 6), alors que le groupe des 18-24 ans aimerait surtout y voir des photos (31,5%). Les commentaires et les expériences des voyageurs sont recherchés par les 18-24 ans (19%) et les 45-54 ans (17%).

La diversification des outils et des fonctionnalités mobiles favorise le maintien des relations sur Internet entre les voyageurs et les entreprises. Ces dernières retirent de nombreux avantages en restant actives sur les réseaux sociaux pendant les périodes de vacances; il leur suffit de savoir ce que la clientèle souhaite y trouver. Le Web mobile devient ainsi le compagnon de voyage de plus en plus de Québécois!

 

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

 

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Marketing Technologies

Les destinations déploient leurs stratégies mobiles

VisitEngland mise sur des options de recherches perfectionnées, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean propose des itinéraires thématiques et Tourism Australia consulte sa communauté Facebook. Pour une destination, une interface mobile s’avère un moyen d’amalgamer l’expérience d’une marque globale et d’assurer une continuité et une cohérence aux yeux du consommateur. Mais encore faut-il qu’elle réponde aux besoins des visiteurs et apporte une valeur ajoutée.

La technologie mobile est de plus en plus adoptée par les offices de tourisme et l’industrie du voyage en général comme un moyen d’offrir aux voyageurs une nouvelle façon de se déplacer sur le territoire (lire aussi: La révolution du tourisme mobile est enclenchée). Alors que les utilisations mobiles liées aux destinations peuvent être utiles à toutes les étapes d’un voyage, c’est souvent pendant le séjour qu’elles révèlent le plus de valeur ajoutée. Lorsque la problématique des frais d’itinérance ne s’applique pas, les appareils mobiles peuvent s’avérer de véritables merveilles pour s’informer sur la destination en temps réel, optimiser sa visite et garder contact avec les proches.

Passer à l’action

Une destination qui souhaite prendre la vague du mobile a deux choix: développer une application ou une version mobile de son site Web. Ces options présentent toutes deux des avantages et des inconvénients (lire aussi: Le Web mobile, choisir sa présence et sa stratégie marketing). Certains experts prédisent que le système d’exploitation Android gagnera beaucoup en parts de marché (selon la firme Canalys, Android est passé d’une part de 4% à 48% en deux ans). Il faut donc considérer le développement de solutions pour Apple et Android.

L’utilisation d’un appareil mobile en voyage

Selon un récent sondage sur le comportement Web des touristes québécois réalisé par la firme Ipsos Descarie et le Réseau de veille en tourisme, 32% d’entre eux ont utilisé un appareil mobile durant le dernier voyage. Parmi les principales activités réalisées pendant le séjour à l’aide d’un appareil mobile, se trouvent la recherche d’information en lien avec la restauration (26%), les déplacements (25%), les attraits (20%) ou l’hébergement (19%) ainsi que l’accès aux médias sociaux (19%), la gestion des déplacements et des réservations (17%), l’utilisation d’une application liée au tourisme et la possibilité d’effectuer un parcours guidé à l’aide d’un audioguide (14%). Les fonctionnalités liées au tourisme qui intéressent le plus les voyageurs sont la recherche d’information sur les produits et services, les services de géolocalisation et le téléchargement de cartes, de guides ou d’applications.

Quelques exemples

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean lançait en juillet dernier un service mobile proposant 26 circuits touristiques, organisés spécifiquement selon les goûts de l’usager. Téléchargeables et partageables, ils sont répartis en sept catégories.

Le département du Doubs, en Franche-Comté, est un exemple d’une destination ayant développé les flash codes liés à un site Internet mobile. Intitulés «Mon petit doigt m’a dit» et insérés dans les brochures touristiques, sur les affiches et autocollants sur les vitrines des offices de tourisme, des principaux sites et hôtels, ils permettent aux visiteurs d’accéder au site mobile. Ce dernier contient toute l’information pertinente et géolocalisée sur la région.

Source: Le DOUBS

Tourism Australia a fait participer sa communauté d’adeptes Facebook (un million et demi) pour développer une application pour appareil mobile intelligent. Lancée en exclusivité auprès des adeptes, près de 20 000 d’entre eux l’ont téléchargée et mise à l’épreuve au cours des trois premières semaines. L’application, développée pour les appareils iPhone et Android, s’inscrit dans la campagne globale de la destination, There’s nothing like Australia, et vise à faciliter et à agrémenter l’expérience des visiteurs. On y trouve des expériences inédites et elle peut aider à entrer en contact avec un agent de voyages australien pour planifier le séjour.

 

Source: Tourism Australia

Les options de recherche de l’application Enjoy England, développée par VisitEngland, permettent de choisir des activités intérieures ou extérieures, de connaître les incontournables, de s’en tenir à un budget déterminé, etc. Comme pour la majorité des cas, les résultats sont géolocalisés. Mentionnons également la possibilité de créer des cartes postales ainsi qu’un partenariat avec The Guardian, donnant accès à la section voyage.

Source: aboutourism

Ayant réalisé que plus de la moitié des visiteurs à Hong Kong apportaient un téléphone intelligent, l’office de tourisme a combiné la réalité augmentée avec la géolocalisation, en partenariat avec Cathay Pacific. L’application développée fournit une plateforme pour héberger le contenu en matière d’évènements, d’activités et de services touristiques. Une seconde application, DiscoverHongKong City Walks, propose quatre circuits piétonniers thématiques, utilisant également la réalité augmentée.

Source: aboutourism

Des formules clés en main apparaissent

Les destinations souhaitant s’inscrire dans cette tendance peuvent aussi choisir d’utiliser des technologies existantes, sans avoir à développer leur propre application ou site mobile. L’entreprise mTrip, lançait récemment une solution visant les offices de tourisme. En utilisant leur technologie, la destination bénéficie des fonctionnalités suivantes:

  • générateur d’itinéraires personnalisés;
  • localisation sur carte et navigation à pied hors-connexion;
  • répertoire de points d’intérêt avec photos et description complète;
  • réalité augmentée;
  • partage de cartes postales sur Facebook et par courriel.

La ville de Trondheim en Norvège en a fait l’expérience et son application compte maintenant plus de 800 000 téléchargements. mTrip accompagne la destination tout au long du processus.

Source: mTrip

Attention aux pièges!

Une stratégie mobile ne se limite pas à un site Web mobile. Il importe de réfléchir à ce qui apporte une réelle valeur ajoutée pour le consommateur. Ensuite, certains jugent que c’est trop coûteux. La mobilité s’avère plutôt un investissement dans l’efficacité future d’une stratégie marketing. De plus, une application peut se révéler rentable si elle est déployée stratégiquement. Enfin, ce n’est pas parce qu’un visiteur est déjà sur place qu’il a planifié son séjour et qu’il nécessite moins d’attention. Au contraire, les solutions mobiles peuvent non seulement l’aider à s’organiser mais aussi lui proposer de nouvelles façons de découvrir un territoire, d’interagir avec la population, de suivre ses passions, etc.

Puisque chaque destination se bat pour une place dans l’esprit des consommateurs, la mobilité est un outil de positionnement crucial. Les informations disponibles sur le Web sont infinies et un voyageur n’est pas obligé de visiter le site Web d’un DMO pour planifier son voyage. En revanche, les destinations ont l’occasion de saisir des parts de marché en termes de mobilité, spécialement si l’application ou le site mobile est utile pour le touriste. Débutez en douceur, développez des solutions gérables, que vous pourrez ensuite segmenter pour chacune de vos clientèles.

 

– Sources:

– Bloomberg Businessweek. «Android’s Dominance Is Patent Pending», Bloomberg Businessweek, semaine du 8 au 14 août 2011, p.36.

– Boulin, Jean-Luc. «Bonnes idées etouristiques», etourisme.info, 22 juin 2011.

– Gillespie, Jim. «Destination Marketing Organization (DMO) Mobile Strategies», Destination MarketingSPIN, 13 avril 2011.

– Gupta, Ritesh. «What will be the ‘Next Big Thing’ in mobile for the travel industry?», hospitalitynet.org, 14 juillet 2011.

– Modiano, Daisy. «DMOs Going Mobile – Are you there yet?». Aboutourism.com, 26 mai 2011.

– Thompson, Troy. «4 Myths about Mobile for Destinations», travel2dot0.com, janvier 2011.

– NextMontreal. «mTrip Offers White Label City Guides for Tourism Boards», NextMontreal.com, 6 juin 2011.

– Travel Daily News. «VisitEngland unveils QR Code Pilot Scheme to modernise visitor information», 12 juillet 2011.

– Travel Daily News. «Tourism Australia launches Smartphone app», 15 juin 2011.

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Technologies

Comment tirer parti de la géolocalisation grâce à Google Adresses

De plus en plus de personnes privilégient Internet pour chercher des entreprises et des services plutôt que toute autre source d’information. La recherche d’établissements ou d’attraits touristiques, presque toujours géolocalisée, n’échappe pas à cette tendance: les internautes cherchent un hôtel à Québec ou à Rimouski ou encore un spa en Estrie ou dans les Laurentides. De là l’importance pour une entreprise d’être bien référencée dans Google Adresses.

Qu’est-ce que Google Adresses?

Google Adresses (Google Places) est un service de recherche géolocalisé. Cette fonctionnalité permet aux dirigeants d’entreprises de créer, de gérer et de mettre à jour une fiche d’entreprise qui sera ensuite disponible sur Google Maps et les sites Google associés.

Lorsque l’internaute effectue une requête sur Google, celui-ci affiche les résultats locaux, qui sont désormais totalement intégrés aux résultats naturels et souvent en position dominante dans le classement des résultats de recherche liés à des lieux spécifiques. Ils sont repérables à l’icône rouge, symbole de Google Maps. Google fournit des détails sur chaque lieu et affiche à la droite de chaque résultat local la mention «Page Google Adresses», qui renvoie à une fiche d’entreprise (voir image).

Google Adresses fonctionne par localisation géographique. Il détecte automatiquement le lieu où se trouve l’internaute et l’affiche dans la marge de gauche près des options de recherche. Mais plus importants encore sont les mots-clés géolocalisés, qui ont d’ailleurs préséance sur la localisation de l’internaute. Ainsi, un consommateur montréalais qui effectue une recherche de restaurants italiens obtiendra une liste de restaurants à Montréal dans les résultats de recherche Google, sauf s’il précise un autre lieu dans sa requête, par exemple Trois-Rivières (mots-clés géolocalisés).

Son importance

En avril dernier, la société britannique BrightLocal publiait une étude qui mesurait la provenance du trafic Internet pour des entreprises locales. Les résultats sont clairs: Google Adresses engendre 33% du trafic dirigé vers le site Web des entreprises locales suivi du moteur de recherche classique de Google (25%). Le trafic direct (adresse URL connue) génère moins du quart des visites sur les sites et les autres moteurs de recherche affichent des volumes négligeables d’achalandage (voir graphique 1). De plus, près des trois quarts des internautes américains apprécient les informations contenues dans les résultats de recherche locale.

Comment créer une fiche d’entreprise?

Rien de plus facile.

1. Premièrement, il faut s’inscrire. Si vous avez un compte gmail, connectez-vous; si ce n’est pas le cas, inscrivez-vous à ce service.
2. Une fois que vous êtes connecté à votre compte gmail, allez sur Google Adresses et cliquez sur «Ajouter une nouvelle entreprise».

Google vous demandera ensuite d’entrer le numéro de téléphone de votre entreprise pour voir si Google Maps contient déjà des renseignements vous concernant. Si tel est le cas, vous pourrez modifier les détails existants et ajouter de l’information pertinente, y compris des photos et des vidéos; sinon, vous serez dirigé sur la page de création d’une nouvelle fiche (voir image ci-dessous).

3. Remplissez tous les champs. Une fiche complète fournit à Google un indice de confiance par rapport à votre entreprise et sera donc favorisée dans le classement des résultats de recherche. Voici quelques pistes pour remplir cette section.

  • Dans le champ «Société/organisme», inscrivez le nom exact de votre établissement, celui que vous utilisez au quotidien. N’ajoutez pas la localité dans le nom; Google n’aimera pas. Précisez plutôt votre localité dans le champ «Description».
  • Vous disposez de 200 caractères pour décrire votre entreprise. Insérez quelques mots-clés comme la localité, les villes proches, votre activité, vos spécificités. Mettez en exergue ce que vous souhaitez apporter à vos futurs clients.
  • Vous pouvez choisir jusqu’à 5 catégories, mais il faudra en sélectionner au moins une qui vous est proposée par Google afin d’améliorer votre référencement. Les catégories permettent à Google de classer votre établissement en fonction du type d’exploitation.

4. L’étape suivante consiste à décrire votre entreprise en détail: modes de paiement acceptés, heures d’ouverture, services offerts. Pour décrire ces derniers, n’utilisez pas

de phrases complètes; optez plutôt pour des mots précis: concierge, piscine intérieure, accès Internet gratuit, etc.

Cette étape permet aussi d’ajouter jusqu’à 10 photos et 5 vidéos. Ne vous gênez pas, mettez-en le plus possible, visez le maximum. Plus le contenu de votre fiche sera riche, meilleure sera sa qualité. D’ailleurs, selon BrightLocal, 60% des consommateurs accordent plus d’attention aux résultats qui sont accompagnés d’une image et 23% sont beaucoup plus susceptibles de communiquer avec une entreprise locale dont une image se rattache à l’inscription. Optimisez les images en y intégrant quelques mots-clés variés (synonymes) pour augmenter votre visibilité.

Depuis le début du mois de mai, pour souligner l’importance d’inclure des photos dans votre fiche d’entreprise, Google offre entre autres aux hôtels et aux restaurants de plusieurs villes dans six pays — dont les États-Unis, mais pas le Canada — la prise de photos panoramiques à l’intérieur de leur établissement, et ce, tout à fait gratuitement. Peut-être que le service sera offert au Canada dans un avenir rapproché, qui sait?

La dernière partie de la fiche concerne les «détails supplémentaires» (voir ci-dessus). Les champs y sont complètement libres; on y inscrit ce que l’on veut. Profitez-en pour y noter les mots-clés ou pour géolocaliser votre établissement. Par exemple, aéroport: grande-ville-la-plus-proche; attrait: grande-ville-la-plus-proche, etc.

Une fois toutes les étapes réalisées, Google vous demandera de confirmer que vous êtes bien le propriétaire de cette fiche. Il vous enverra un code de validation, par courrier postal, que vous devrez insérer dans Google Adresses avant que votre fiche ne soit mise en ligne.

Pour vérifier si vous êtes bien en ligne, rendez-vous sur Google Maps et tapez le nom et la localité de votre entreprise dans la barre de recherche. Votre établissement devrait apparaître sur la partie gauche de l’écran et sur la carte.

En tout temps, vous pouvez modifier, supprimer, vérifier l’état de votre fiche ou encore la modifier en vous connectant à votre compte gmail, puis en cliquant sur «Paramètres» et ,enfin, sur «Google Adresses».

Comment optimiser sa fiche?

Plusieurs sites Internet suggèrent des astuces pour optimiser sa fiche et augmenter son classement dans les résultats de recherche Google. Voici leurs principaux conseils.

  • L’ancienneté de la fiche joue vraisemblablement un rôle important, alors dépêchez-vous de la créer!
  • Remplissez très précisément les champs pris en compte pour le positionnement: nom, description, catégories.
  • Ajoutez des photos et des vidéos claires, attrayantes et pertinentes que vous aurez pris soin de bien identifier. Bannissez les «accueil.jpg» et préférez un terme «géolocalisé» comme «hôtel-votre ville».
  • Donnez le plus de détails possible pour convaincre les internautes de venir voir votre site.
  • Incitez vos clients satisfaits à laisser un commentaire sur votre page Google Adresses. Pour ce faire, vous pouvez, par exemple, envoyer un courriel à vos clients après leur séjour pour les remercier et leur proposer de laisser un avis.
  • Utilisez la fonctionnalité qui vous permet de publier des messages d’actualité (promotion, événement) sur votre établissement ou de créer des coupons de réduction pour une période allant jusqu’à 30 jours. Reprenez les mots-clés importants de votre entreprise; cela vous donnera une occasion supplémentaire de la géolocaliser.

Et voilà! Passez à l’action et créez dès maintenant votre fiche d’entreprise!

 

Sources:

– Anderson, Myles. «Survey: Where do local business websites get their traffic & do consumers appreciate local search results?», brightlocal.com, 12 avril 2011.

– Blog Conseils Tourisme. «Optimiser votre fiche Google Adresses pour le référencement», conseils-tourisme.com, 7 février 2011.

– Duffez, Olivier. «Les pages de résultats Google pour les recherches locales», webrankinfo.com, 16 novembre 2010.

– EHotelMarketing. «Google Adresses première source de trafic pour les sites locaux», bloguehotelmarketing.fr, 2 mai 2011.

– Farley, Tamara. «HOW TO: Set Up & Optimize a Google Places Page for Your Local Business», blog.getreachcast.com, mars 2011.

– Hotel News Resource. «Hotel Tips for Google Places», hotelnewsresource.com, 11 mars 2011.

– May, Kevin. «Google triggers scramble for free hotel images for Places pages», tnooz.com, 6 mai 2011.

– Passenaud, Mathieu. «Google places: référencez votre activité sur Google Maps», synergeek.fr, mai 2010.

– Truong, Anh-Khoi. «Comment optimiser votre listing dans Google Places?», aktruong.com, 14 juin 2010.

– Yung, Thomas. «Optimiser sa fiche Google Adresses pour un hôtel restaurant», artisan-referenceur.fr, 6 janvier 2011.

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Technologies

GPS et tourisme : Suivez la direction!

La technologie du GPS (global positioning system) a grandement évolué. Le nombre d’applications a explosé et les fonctions sont dorénavant beaucoup plus complètes. Facile à manipuler et peu coûteux, il est devenu très apprécié au voyageur. Pour les destinations touristiques, c’est l’occasion de mettre en valeur l’offre touristique. Comptez sur Google pour accélérer l’étendue de son utilisation.

La bataille du marché du GPS

Une importante proportion des voyageurs ont dorénavant l’occasion d’utiliser la technologie des GPS, que ce soit à partir d’un appareil de navigation de type Garmin, d’une radio satellite ou encore d’un téléphone intelligent. Pour les appareils GPS, ce sont généralement des éditeurs spécialisés qui sélectionnent et diffusent l’information. Mais peu importe le type d’application GPS dont on parle, il devient important pour les entreprises de systématiquement géoréférencer l’information en ligne. Ultimement, elle pourra être intégrée sous forme de points d’intérêt par le voyageur qui la rapatrie sur son GPS ou sur son téléphone intelligent muni d’une application GPS.

Jusqu’à tout récemment, c’étaient les appareils de navigation, destinés principalement à la conduite automobile, qui avaient le vent dans les voiles. Toutefois, l’arrivée des applications GPS pour les téléphones intelligents tel le iPhone a radicalement changé le portrait de ce marché. Les perspectives de développement liées à cette nouvelle avenue sont tellement positives que les actions de Garmin ont chuté de 75%.

La navigation grâce aux téléphones intelligents

De plus en plus de téléphones intelligents, dont le iPhone, intègrent des fonctionnalités GPS. Le voyageur obtient plus de souplesse comparativement à la première génération de GPS et a désormais accès à de nombreux guides touristiques géolocalisés. En plus d’y repérer les différents points d’intérêt et commerces, il accède aussi à des photos et à des commentaires écrits et audio. Selon PhoCusWright, plus de 56% des e-touristes américains se disent intéressés par des fonctionnalités mobiles de cartes et d’indications routières.

La téléphonie mobile comporte toutefois d’importantes barrières quant à son utilisation à l’étranger. Les coûts d’échange de données en itinérance (roaming) demeurent encore trop élevés pour plusieurs utilisateurs qui souhaiteraient y avoir accès sur une base régulière lors d’un voyage international. Mais cette situation changera progressivement. En avril 2009, le Parlement européen a imposé un plafonnement de la facturation des services d’itinérance. Le plafond tarifaire permis dans la zone Europe diminuera chaque année. Inévitablement, une libéralisation générale du marché mondial suivra.

Google s’impose

Google a récemment lancé Google Maps Navigation, un logiciel gratuit de navigation. Disponible aux États-Unis seulement, il n’est compatible qu’avec les téléphones supportant la plateforme Android. Il est beaucoup plus souple que les GPS traditionnels puisqu’il fonctionne sur le principe d’un moteur de recherche en proposant plusieurs résultats pertinents selon la requête effectuée. Une fois l’endroit choisi, le système de navigation se met en marche pour guider l’utilisateur. La navigation s’effectue sur des cartes routières standard ou sur des cartes en vue satellite ou Street View.

D’autres variantes pertinentes s’ajoutent, notamment les rapports de circulation, les routes alternatives et l’interrogation du GPS par la voix. La vidéo suivante illustre bien l’étendue des possibilités de cette technologie pour le tourisme.

http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY
Source : http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY

Le GPS pour découvrir des circuits thématiques

Certaines destinations ont réussi à mettre en valeur leurs circuits thématiques grâce à la technologie GPS. La région française de Bordeaux, en Graves et Sauternes, propose un guide GPS multimédia pour accompagner le visiteur dans cette région des vins. Le voyageur intéressé par cette route vinicole n’a qu’à louer un GPS pour la journée dans un office de tourisme pour avoir l’occasion de suivre l’un des trois itinéraires thématiques comprenant les indications pour visiter certains vignobles et autres endroits à découvrir. Les passionnés peuvent également assouvir leur curiosité en sélectionnant des catégories particulières de points d’intérêt à découvrir (p. ex. un type d’architecture) pour obtenir des informations additionnelles sous forme de fiches descriptives détaillées.

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Plusieurs autres destinations jouent maintenant cette carte, notamment GPS Tourisme, une initiative des cinq provinces wallonnes qui met en valeur l’offre touristique à l’aide d’une centaine de circuits touristiques répertoriés par critères (pédestre, vélo, vélo de montagne, auto et moto).

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Les applications GPS servent également à transmettre des informations audio géoréférencées. On les retrouve sous forme d’audioguides GPS qui s’avèrent très pertinents pour guider et informer les touristes en fonction de leur position géographique. (Lire aussi : «La démocratisation des audioguides : l’ère du numérique».)

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Les GPS traditionnels ont aussi innové en matière d’audioguides. Garmin a lancé ZeVisit, une solution permettant de découvrir la région française de Saint-Émilion en voiture. L’itinéraire proposé est associé à un guide audio qui se déclenche automatiquement aux huit étapes du parcours. Les touristes ont le choix d’emprunter un appareil GPS préchargé à l’office de tourisme ou de télécharger gratuitement le guide sur le site de Garmin.

GPS pour bonifier l’expérience d’un séjour

Le camping français Le Talouch loue à sa clientèle des GPS pour les randonnées dans la région. L’entreprise a intégré dans ses GPS quelque 230 km de sentiers tracés de randonnées pédestres ou de vélo de montagne qu’elle propose pour des excursions de découverte. L’utilisateur sélectionne un des circuits et se laisse ensuite guider par le GPS de randonnée.

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Les sentiers mettent en valeur les points d’observation et autres lieux d’intérêt pour le visiteur. Les parcours peuvent être visualisés sur Internet, téléchargés sur un GPS ou consultés avec Google Earth.

D’autres régions offrent des expériences basées sur le geocaching ou chasse au trésor par GPS. Par exemple, le Comité départemental du tourisme du Doubs, en France, a lancé le concept GPS Safari en offrant notamment des séjours GPS pour découvrir la région.

Les occasions d’affaires permettant aux entreprises d’offrir plus dynamiquement leurs services en fonction de l’emplacement géographique des visiteurs se multiplient. Déjà, Garmin offre à sa clientèle de télécharger des options comme le POI Loader afin de personnaliser son GPS. On sélectionne des points d’intérêt qui servent alors d’audioguides au moment opportun. Un service d’alerte de proximité peut être activé pour informer l’automobiliste lorsqu’il approche d’un point d’intérêt qu’il a préalablement ciblé.

On le voit, les perspectives touristiques liées au GPS sont très prometteuses. On verra même en 2011 les premières autos (Audi A8) munies d’un équipement Google Earth! Bientôt, la technologie GPS deviendra omniprésente. Pour les destinations et les entreprises, il s’agit d’occasions fort intéressantes de mise en valeur de l’offre.

Sources :

– Belga. «Ardenne Tourisme GPS : des itinéraires touristiques via GPS sur TourismeGPS.be», buzz24.be, 14 décembre 2009.
– Boulin, Jean-Luc. «Deux bonnes raisons de plus pour investir Google Maps», etourisme.info, 5 novembre 2009.
– Lavrinc, Damon. “2011 Audi A8: The First Production Vehicule Equipped With Google Earth”, Autoblog, 16 décembre 2009.
– RNCOS Industry Research Solutions. “World GPS Market Forecast To 2013”, février 2010.
– Schetzina, Cathy. “The PhoCusWright Consumer Technology Survey Third Edition, Part Five of Five”, PhoCusWright, décembre 2009.
– Wery, Etienne. «Le 1er juillet, utiliser son téléphone mobile à l’étranger sera moins cher», Droit et technologies, 27 avril 2009.

Sur le Web :

www.camping-talouch.com
www.bordeaux-graves-sauternes.com
www.gpsaudioguides.com
www.zevisit.com
www.tourismeGPS.be
www.gps-safari-doubs.com

Lire aussi : «Quand les touristes jouent à la chasse au trésor»