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Marketing

Les consommateurs en ont ras-le-bol de la publicité

L’insensibilité du consommateur bombardé de messages publicitaires s’accroît rapidement. De plus en plus segmenté, le marché de masse se transforme en une masse de marchés. Exit le marketing traditionnel! Les stratèges contre-attaquent avec le marketing alternatif.

Saturation et immunisation des consommateurs

Selon le sondage Mood & Mindset mené en 2004 par Arnold Worldwide Canada, les consommateurs canadiens affichent de plus en plus d’intolérance et d’indifférence envers les diverses tactiques marketing et ils peuvent même aller jusqu’à boycotter des produits. Moins ouvert à la surconsommation que les plus jeunes, le segment des 55 ans et plus fait preuve d’une tolérance moindre à l’égard de cette surdose de publicité. Les résultats de ce sondage rapportent que:

  • 77% déclarent qu’ils ne peuvent plus échapper à la publicité, car elle est omniprésente. Les pratiques les plus irritantes sont les pop-up sur Internet et les messages diffusés plus d’une fois durant la même pause publicitaire.
  • 67% expriment une diminution de leur tolérance vis-à-vis des grands battages publicitaires. Ils déplorent l’existence d’un décalage souvent trop grand entre le produit annoncé et leurs propres besoins.
  • 62% des personnes sondées affirment ne plus porter attention aux publicités en raison du trop grand nombre de messages auxquels ils sont exposés (73% chez les 55 ans et plus).
  • 44% sont d’avis qu’il faut éviter d’acheter des produits qu’ils jugent trop publicisés (58% chez les 55 ans et plus).

Même son de cloche à l’échelle québécoise. Selon une enquête de Léger Marketing tenue en juillet 2004:

  • 82% jugent qu’il y a plus de publicité qu’il y a trois ans (87% chez les Canadiens).
  • 79% estiment qu’il y a trop de publicité à la télé.
  • 75% acceptent mieux la publicité dans les festivals et 73% dans les événements de charité.
  • 43% des Québécois en ont assez de la publicité. Cette proportion grimpe à 49% à Montréal et à 59% chez les 55-64 ans.

Aux États-Unis, le phénomène est identique. Le sondage MONITOR de Yankelovich Partners mené en 2003 indique que:

  • 86% considèrent que les entreprises n’utilisent pas de façon adéquate les informations personnelles qu’elles recueillent. Elles leur envoient de la publicité qui ne les intéresse pas ou qui ne répond pas à leurs besoins.
  • 65% se sentent constamment bombardés par un trop-plein de marketing et de publicité.
  • 60% des répondants ont une opinion plus négative de la publicité qu’il y a quelques années.
  • 54% évitent d’acheter les produits qu’ils jugent trop publicisés.

Du marketing de masse au micromarketing

Développer un message efficace relève d’un art complexe, à l’intérieur d’un univers commercial où les consommateurs sont ensevelis sous les choix et sollicités à outrance. Ils ont développé un système immunitaire qui rend rapidement la publicité traditionnelle inefficace.

Lors du dernier Marketing Outlook Forum de la Travel Industry Association of America (TIA), Jos Anshell, président de la firme Moses Anshell Advertising, a constaté que le marketing de masse est en déclin, que l’on tend vers le micromarketing et que l’on assiste à la multiplication des médias spécialisés.

Dans les années 1960, une publicité d’une minute diffusée simultanément sur les réseaux CBC, NBC et ABC pouvait être aperçue par 80% des femmes américaines. Aujourd’hui, elle devrait apparaître sur quelque 100 chaînes de télévision pour obtenir le même résultat.

Les facteurs sociodémographiques compliquent aussi la démarche. À titre d’exemple, Anshell note la disparition de la cellule familiale traditionnelle, ce qui influe dorénavant sur les stratégies de positionnement.

Alors qu’il devient de plus en plus difficile pour les entreprises de rejoindre la clientèle potentielle, le micromarketing arrive en renfort. Il permet de segmenter la clientèle et d’étudier son comportement, et ce, afin de mieux comprendre un groupe d’individus et de communiquer avec lui de façon plus efficace. On s’adresse désormais à une mosaïque de microsegments d’auditeurs.
 

« If you try to be all things to all people, you end up being nothing to nobody » – Moses Anshell

Bienvenue dans le merveilleux monde du marketing!

Il n’y a pas que les marchés qui éclatent, les approches marketing aussi! Seul, le micromarketing n’est pas suffisant pour contrecarrer l’indifférence croissante du consommateur et limiter sa liberté de choix. Le marketing alternatif regroupe les nouvelles approches qui s’appuient sur l’évolution de la société et des marchés. En voici quelques exemples:

  • Marketing relationnel à l’opposé du marketing de masse, il dynamise la relation entre le client et le personnel de contact (préposé à la réception d’un hôtel, agent de voyages, etc.).
  • Marketing individualisé (one-to-one marketing) – souvent associé au marketing en ligne et aux applications Internet, il établit une communication commerciale ciblée, directe et individualisée. Les termes marketing direct, personnalisation ou customer relationship management (CRM) en sont des variantes différentes.
  • Marketing viral à la façon d’un virus qui se propage, mais de façon plus positive, il utilise Internet à la manière du bouche-à-oreille.
  • Commandite d’événements (festivals, événements de charité, etc.)
    – généralement mieux perçue que les campagnes de publicité par le consommateur, cette initiative est plus qu’une action de bienfaisance, elle devient un investissement stratégique.
  • Placement de produits le produit ou le logo se retrouve comme partie prenante d’un film, d’une émission de télé et autres.

Le mot d’ordre: innover!

Au-delà du phénomène de saturation, on retient aussi de ces enquêtes que l’ouverture à la publicité diminuant avec l’âge, le vieillissement de la population fera en sorte que le niveau de saturation s’accentuera; il y a souvent dissonance entre les caractéristiques du produit mises en valeur par la publicité et les besoins du consommateur. Ce dernier recherche de l’information pertinente en lien avec ses besoins et non pas une publicité pour une automobile qui file à toute vitesse dans le désert, alors qu’il a à affronter le verglas sur les routes.

Le défi marketing d’aujourd’hui consiste à trouver la bonne manière d’acheminer le bon message, au bon moment, à la bonne personne. Nul n’a désormais les moyens de s’adresser à tout le monde et les nouveaux outils marketing permettent de rejoindre plus efficacement la personne à qui on désire passer notre message. Vous avez maintenant l’embarras du choix.

Dans des textes subséquents, nous développerons certaines de ces approches.

Sources:
– Anshell, Jos, président de la firme Moses Anshell Advertising, conférence tenue lors du Marketing Outlook Forum de la Travel Industry Association of America (TIA), octobre 2004.
– Arnold Worldwide Canada. Communiqué de presse, Toronto, 29 septembre 2004,[www.arnoldworldwide.ca].
– Brier, Noah R. «Buzz Giant poster boy», American demographics, juin 2004, p. 12-16.
– Cova, Bernard. «Le marketing traditionnel est mort – Vive le marketing alternatif!», Espaces, no 219, octobre 2004, p. 18-21.
– Perreault, François. «Près d’un Québécois sur deux est saturé de pub», La Presse, 28 septembre 2004.

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Technologies

Le Canada en retard en matière de commerce électronique

Un nouveau rapport de la firme eMarketer met de l’avant l’antagonisme du Canada en matière d’affaires électroniques. En effet, d’un côté, le Canada est un chef de file en ce qui concerne la connectivité au réseau Internet, mais il est aussi retardataire dans tout ce qui a trait au commerce électronique. Comment expliquer ce phénomène? Qu’en est-il au Québec?

Le Canada se situe dans les meilleures places au monde en ce qui a trait à l’utilisation d’Internet et au taux d’adoption d’Internet à large bande (haute vitesse). Il se classe aussi parmi les meilleurs dans la catégorie des services en ligne, comme la banque en ligne (eBanking), service utilisé par un pourcentage sensiblement plus élevé de Canadiens que d’Américains.

Sur la base de données compilées en 2003, la firme eMarketer a rangé le Canada au quatrième rang mondial en termes de taux de branchement des ménages ayant un accès à haute vitesse, soit 36,2%. Par comparaison, les États-Unis occupent la dixième position avec un taux de pénétration de 22,5%.

Top 5 des pays ayant les meilleurs taux d’adoption en matière de connexion Internet à large bande en 2003

Pour 2004, eMarketer estime que 5,2 millions de ménages canadiens disposeront d’une connexion large bande, soit 66% des ménages branchés.

Canada – Estimation de l’évolution du nombre de ménages branchés par type d’accès (en millions)


Source: eMarketer, mars 2004

Tout comme on constate directement la diminution du taux de branchement par ligne téléphonique et ISDN, on remarque qu’en 2007, 81% des ménages canadiens branchés auront un accès à large bande, soit 58,6% de tous les ménages.

Regarder mais pas acheter!

Aussi est-il bien difficile de croire que cette tendance ne se traduise pas en achats sur Internet.

En fait, en 2003, les ménages canadiens ont dépensé seulement 3 milliards $ en ligne, soit moins de 1% des 688 milliards $ de dépenses personnelles totales de l’année (une augmentation de 25% par rapport aux 2,4 milliards de dépenses en 2002). Ils ont acheté un peu de tout sur Internet, des billets d’avion aux livres.

Environ 1,7 million de ménages ont dit avoir fait uniquement du lèche-vitrines sur Internet, soit à peu près le même nombre qu’en 2001. Ce groupe a donc consulté des catalogues virtuels, mais n’a toutefois pas passé de commandes ni effectué d’achats en ligne.

Canada – Achats en ligne (2002-2007)


Source: eMarketer, novembre 2004

L’occasion fait le larron

Selon le Pew Internet & American Life Project, un organisme de recherche qui étudie la façon dont le public américain s’adapte aux activités en ligne, le fait que l’internaute soit raccordé à Internet haute vitesse depuis son domicile entraîne généralement une augmentation de ses activités en ligne, ainsi qu’une augmentation du temps qu’il y accorde.

Cette augmentation se fait alors au détriment de la télévision, des réunions de famille ou d’amis, de la lecture (journaux) et du divertissement, en général. Ces moments supplémentaires passés à la maison diminuent également le temps consacré à faire des emplettes. Pour 39% des internautes connectés à haute vitesse, Internet a diminué le temps qu’ils passaient jadis dans les magasins.

Mais, d’un autre côté, une connexion haute vitesse facilite les achats en ligne puisque le chargement des pages et les transactions s’y font plus rapidement.

Alors, au vu de ce dernier point, comment se fait-il qu’au Canada, le commerce électronique traîne de la patte?

Selon Jeffrey Grau, analyste chez eMarketer, les causes sont diverses et les solutions le seront aussi. Les Canadiens sont très (trop) prudents dans leurs démarches de commerce électronique et les détaillants ont été plus lents à investir dans des technologies transactionnelles.

Pour Philippe Leroux, analyste Internet et associé chez V(DL)2 inc., une agence Web de Montréal, ce décalage est également lié à un enjeu d’offre. «Les ménages canadiens sont dans le peloton de tête des pays les plus et les mieux branchés, mais l’entreprise tarde à embarquer.» Selon lui, au Canada et au Québec, les entreprises qui transigent en ligne sont encore marginales.

Cependant, il est heureux de constater que les phases de sensibilisation et d’implantation sont terminées. Le développement va pouvoir continuer, petit à petit. M. Leroux ne prévoit pas de problème, puisque «lorsque le service existe, l’internaute réagit bien». Et il en veut pour preuve le site transactionnel de Via Rail, où les ventes en ligne représentent déjà pas moins de 22% du chiffre d’affaires total.

Qu’en est-il au Québec?

Au Québec, selon les dernières données du Cefrio (NETendances de novembre 2004), l’on constate que parmi les adultes québécois:

  • 68,2% possèdent un ordinateur à la maison;
  • 16,9% prévoient acheter un ordinateur au cours de la prochaine année;
  • 60,0% ont navigué sur Internet au cours des sept derniers jours;
  • 12,1% prévoient effectuer un achat de Noël en ligne.
  • 34 % ont effectué des opérations bancaires en ligne au cours du mois d’octobre;
  • et 28,1% ont déjà effectué un achat en ligne.

Et l’on constate que dans le secteur du voyage aussi, Internet gagne peu à peu du terrain comme canal de distribution.

En effet, si l’on se fie à un sondage Expedia/Ipsos-Reid effectué en novembre dernier, par téléphone, auprès d’un échantillon de 1056 adultes canadiens sélectionnés au hasard, dont 239 Québécois:

  • 25% des Québécois interrogés ont utilisé Internet pour faire leurs réservations de voyage au cours des deux dernières années (soit une augmentation de 2% par rapport au sondage de novembre 2002);
  • et 54% des Québécois interrogés ont indiqué avoir utilisé Internet au cours des deux dernières années pour effectuer des recherches sur des destinations de voyage (soit une augmentation de 7% par rapport à novembre 2002).

Il faut cependant faire attention, les résultats du sondage donnent 25% de taux de réservation. Mais encore là, «réservation en ligne» n’induit pas forcément «paiement en ligne»!

Par comparaison:

  • 71% des Américains possèdent un accès à Internet;
  • 51% des internautes américains documentent (cherchent de l’information) leurs voyages par Internet;
  • le tiers des internautes américains achètent leurs voyages en ligne.
Pays Population 2004 (estimation) Nombre d’internautes Taux d’utilisation (2000-2004) Taux de pénétration dans la population (%)
Canada 31 846 900 20 450 000 + 61,0% 64,2%
États-Unis 293 271 500 201 661 159 + 111,5% 68,8%
France 60 011 200 23 352 522 + 186,5% 40,6%
Belgique 10 402 200 3 769 123 + 88,5% 36,2%
Royaume-Uni 59 595 900 34 874 469 + 126,5% 58,5%
Japon 127 853 600 66 763 838 + 41,8% 52,2%
Chine 1 288 307 100 87 000 000 + 280,7% 6,8%
Australie 20 275 700 13 359 821 + 102,4% 65,9%

Source: Internet World Stats, novembre 2004

Sources:
– eMarketer. «Canada: The Online Enigma», 6 décembre 2004.
– eMarketer. «Consumer E-Commerce in Canada: Firing Up the Internet Economy Growth Engine », décembre 2004.
– eMarketer. «North America E-Commerce: B2B & B2C », mai 2003 (237 pages).
– Economist Intelligence Unit (EIU). «The 2004 e-readiness rankings» (white paper), 2004.
– U.S. Department of Commerce. «A Nation Online: Entering the Broadband Age», Economics and Statistics Administration, National Telecommunications and Information Administration, septembre 2004.
– Horrigan, John B. et Lee Rainie. «How online Americans’s behavior changes with high-speed Internet connections at home », Pew Internet & American Life Project, 30 mai 2004.
– Statistique Canada. «Enquête sur le commerce électronique et la technologie 2003», 16 avril 2004.
– CNW Telbec. «Un sondage Expedia.ca/Ipsos-Reid indique que la majorité des Québécois voyageront durant les Fêtes – 25 % des Québécois ont fait des réservations en ligne», 25 novembre 2004.
– Désiront, André. «Les Québécois réservent davantage sur Internet», La Presse, 8 décembre 2004.

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Avoir des vacances et partir en vacances: deux choses très différentes

Un sondage CROP réalisé pour l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec (ORHRI) révèle que 85% des travailleurs québécois prendront des vacances en 2004. Attention! On parle ici de personnes qui auront droit à des vacances, mais rien n’indique si elles se déplaceront pendant cette période. À vous de les courtiser afin de faire en sorte qu’elles partent réellement en vacances!

  • La majorité des travailleurs québécois bénéficient de deux semaines de vacances (31%).
  • On constate qu’une proportion de 27% de travailleurs québécois aura moins de deux semaines, parmi lesquels 13% n’auront pas de vacances.
  • À l’opposé, 19% auront quatre semaines et plus.

  • Juillet demeure le mois le plus populaire pour prendre des vacances (70%).
  • Les classiques «deux semaines de la construction», bien qu’encore très populaires (44%), ont perdu du terrain au profit du mois d’août (49%).

  • Le mois d’août est plus populaire que les deux dernières semaines de juillet chez les travailleurs provenant des régions de Montréal (47%) et de Québec (66%), alors que dans les autres régions, août talonne de près les «vacances de la construction» (47% contre 51%). Il faut cependant noter que même si la région de Québec (66%) affiche un taux supérieur à la région de Montréal (47%), cela représente, en raison de sa plus faible population, un moins grand nombre de travailleurs.

Parmi les travailleurs qui prévoient prendre des vacances en 2004:

  • 65% auront des vacances payées par leur employeur et 28% les prendront à leurs frais.
  • 21% doivent habituellement travailler pendant les vacances (messages, courriels, réponses aux urgences, etc.), nouvelles technologies et compétitivité obligent!
  • C’est dans la région de Québec que l’on retrouve le pourcentage le plus élevé de la population ayant des vacances payées par l’employeur et prenant quatre semaines et plus de vacances.

Voir aussi

Chèque-vacances: un double levier, social et touristique

Source:
– Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec (ORHRI), sondage CROP-EXPRESS, mai 2004.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Comportement de vacances des Québécois

Les Québécois choisissent majoritairement de séjourner dans leur province, lorsqu’ils prennent des vacances de trois jours ou plus. Environ 43% prennent leurs vacances à l’extérieur du Québec. L’Europe (7,4%) et la Floride (6,7%) sont les deux principales destinations de ceux qui voyagent à l’étranger.

C’est ce qui ressort de deux sondages menés par les firmes Léger Marketing et Écho Sondage sur le comportement de vacances des Québécois. Ceux-ci sont un peu moins nombreux à partir en vacances l’hiver que l’été mais, quelle que soit la saison choisie, ils partent généralement plus d’une fois.

Vacances d’hiver 2002-2003 (novembre à avril)

  • 46% des Québécois ont réalisé au moins un séjour touristique au cours de l’hiver. Parmi ceux-ci, 62% ont effectué plus d’un séjour au cours de cette période (graphique 1).
  • Ceux qui voyagent le plus souvent sont les résidants de la région métropolitaine de Québec (53%), les 35-44 ans (54%), les couples sans enfant (54%), les ménages dont le revenu annuel est supérieur à 60 000$ (59%) et les professionnels (60%).

Vacances d’été 2003 (mai à octobre)

  • 49% des Québécois ont réalisé au moins un séjour touristique au cours de l’été. Parmi ceux-ci, 55% ont effectué plus d’un séjour au cours de cette période (graphique 2).
  • La tendance à effectuer plus d’un séjour touristique au Québec est nettement plus marquée chez les 35-44 ans (62%) et les résidants de la région métropolitaine de Québec (64%).
  • Parmi ceux qui voyagent, 79% ont effectué plus d’un séjour touristique.

Le graphique 3 illustre la répartition des choix de destination à l’extérieur du Québec.

Lorsqu’ils partent, que font-ils et combien de temps?

Les activités de loisirs les plus populaires durant les séjours touristiques des Québécois au Québec sont les suivantes (plusieurs mentions possibles):

  • Plein air et aventure (27%)
  • Visites d’attractions touristiques (16%)
  • Vélo, pistes cyclables (12%)
  • Musées, sites historiques (11%)
  • Baignade (9%)
  • Spectacles culturels (8%)
  • Sites naturels, parcs (7%)
  • Fêtes, festivals (7%)
  • Pêche (6%)
  • Ski alpin, planche à neige (4%)
  • Golf (4%)
  • Croisière, croisière-excursion (3%)
  • Nautisme (2%)
  • Chasse (2%)
  • Casino (2%)
  • Motoneige (2%)

On constate que pour la grande majorité des Québécois, les plus longues vacances annuelles au Québec ne dépassent pas sept jours (graphique 4). En fait, seulement 5% des vacanciers ont effectué un voyage d’agrément de plus de deux semaines au Québec au cours des douze derniers mois.

Plusieurs adoptent les forfaits

Plus d’un vacancier québécois sur cinq (22%) privilégie l’achat de forfaits touristiques. Ce sont les ménages disposant d’un revenu supérieur (plus de 60 000$) qui s’avèrent les plus intéressés par les forfaits (29%), de même que les couples avec des enfants (28%). Les touristes ayant acheté des forfaits pour leurs vacances au Québec ont surtout choisi des formules combinant hébergement et restauration (46%), ainsi qu’hébergement et activités (29%).

Pourquoi ne partent-ils pas?

Les raisons invoquées pour ne pas prendre de vacances sont les suivantes (deux mentions possibles) :

  • Raisons financières (23%)
  • Raison de santé/âge (11%)
  • Motifs liés au travail (13%)
  • Pas eu de vacances (5%)
  • Manque de temps (13%)
  • Aucune raison en particulier (14%)
  • Manque d’intérêt (12%)

Le manque d’argent se révèle un facteur encore plus important (30%) pour les familles ayant des enfants.

L’Internet et les vacances

La propension à prendre des vacances est nettement supérieure chez les ménages ayant accès à Internet (à la maison ou au bureau). Quelque 78% de ceux-ci ont pris des vacances au cours des douze derniers mois. Parmi tous les ménages n’ayant pas pris de vacances, près de la moitié (48%) n’ont pas accès à Internet.

Internet est davantage utilisé pour planifier et acheter des prestations de voyage lors d’un séjour à l’extérieur du Québec. Deux Québécois sur trois n’utilisent toujours pas Internet pour la planification de leurs voyages. Cette proportion passe à trois Québécois sur quatre lorsque les vacances sont prises au Québec.

Lorsqu’Internet est utilisé pour acheter des prestations de voyage, c’est principalement pour l’hébergement. Ce sont les 18-34 ans qui profitent le plus d’Internet pour planifier leur voyage (38% contre 16% chez les 55 ans et plus). Fait intéressant, plus de 40% des lookers (ceux qui utilisent Internet pour planifier leurs voyages) deviennent des bookers, c’est-à-dire qu’ils achètent en tout ou en partie une prestation touristique sur Internet.

La première étude, qui a permis de colliger ces données, a été réalisée auprès de 1000 personnes en novembre 2003 par Léger Marketing pour la Société des attractions touristiques du Québec (SATQ). La deuxième, réalisée par Écho Sondage en février 2004 pour le Réseau de veille en tourisme, a été menée auprès de 617 ménages.

Sources:
– Léger Marketing. «Étude auprès de la population – Comportements touristiques des Québécois à l’intérieur de leur province», novembre 2003.
– Réseau de veille en tourisme / Écho Sondage. «Départs en voyage des Québécois, hébergement et Internet», février 2004.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Été 2004, une saison difficile en perspective ?

Un sondage du Conference Board, réalisé en mars 2004 auprès de 2 000 Canadiens, indique que le marché touristique canadien montre des signes de faiblesse. 56% des Québécois manifestent l’intention de prendre des vacances à l’été 2004 (graphique 1), soit la même proportion que l’ensemble des Canadiens. Il s’agit du plus faible résultat obtenu au cours des sept dernières années. Au printemps 2003, 62% des Canadiens avaient affirmé vouloir partir en vacances.

Sans surprise, 70 % des intentions de vacances à destination du Québec proviennent du marché québécois. L’Ontario et le Nouveau-Brunswick représentent les meilleurs marchés potentiels du Québec, avec respectivement 10 et 7% des intentions de départ.

Des résultats moindres qu’anticipés

Les experts avaient de bonnes raisons de s’attendre à de meilleurs résultats en ce qui concerne les intentions de départ des Canadiens. D’une part, le contexte économique au pays demeure fort positif et, d’autre part, les récents événements perturbateurs ayant miné la confiance des voyageurs sont désormais derrière nous. Selon le Conference Board, d’autres facteurs ont néanmoins exercé une influence et incité les gens à reporter leur décision quant aux projets de vacances. Parmi ces facteurs identifiés par le Conference Board, l’avenir incertain d’Air Canada, combiné aux nouveaux attentats perpétrés à Madrid en mars dernier, auraient eu une influence, particulièrement pour les départs vers l’international.

Les résultats du sondage confirment également la tendance vers un raccourcissement de la période de prise de décision. L’incertitude reliée aux événements cités précédemment et la popularité croissante de l’utilisation d’Internet (graphique 2) pour effectuer les réservations de voyages contribuent à réduire le délai de la planification. Au moment du sondage, seulement 12% des Canadiens avaient déjà terminé la planification de leurs vacances d’été alors que la majorité prévoyaient le faire de une à six semaines avant le départ.

Comportement de vacances des Québécois

Bien que près de quatre Québécois sur dix aient la ferme intention de ne pas prendre de vacances cet été, une majorité ont déjà une idée de leur destination (graphique 3). Quelque 66 % prévoient voyager à l’intérieur du pays dont 46 % au Québec. Plus de 14 % se dirigeront vers les États-Unis et 16 % vers une destination outre-mer. On constate aussi que les résidants de l’Ontario (35 %) et de la Colombie-Britannique (37 %) ont davantage l’intention de sortir du pays que la moyenne canadienne (29 %).

On prévoit que les déplacements des vacanciers québécois s’effectueront principalement en voiture (81 %). Quelque 9 % opteraient pour l’avion et 6 % pour l’autobus ou le train. Pour leur part, les Canadiens sont en général plus enclins à prendre l’avion (15 %), particulièrement les touristes résidant dans les provinces maritimes (24 %) et la Colombie-Britannique (20 %).

Quelques facteurs d’explication

Bien que ces résultats mesurant les intentions de départ puissent paraître décevants, il faut toutefois prendre en considération que ceux de l’an dernier ne tenaient pas compte de l’impact du SRAS. Tout compte fait, l’optimisme découlant du sondage de mars 2003 ne s’est tout simplement pas matérialisé à l’été qui a suivi. Par contre, le prix élevé du carburant pourrait exercer un rôle dissuasif auprès de certains vacanciers utilisant un véhicule routier. De plus, une telle hausse prolongée pourrait également avoir des répercussions sur le coût des billets d’avion. En terminant, mentionnons que la vigueur récente affichée par le dollar canadien explique en partie le fort taux d’intention de départ des Québécois et des autres Canadiens vers les destinations étrangères.

Source :
– Conference Board of Canada. « Domestic travel intentions weaker than expected », Members Briefing, avril 2004.

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Produits et activités Segments de clientèles

Bref portrait des cyclistes et cyclotouristes au Québec

Une étude publiée en mars 2003 pour le compte de Vélo Québec présente six types d’usagers du réseau cyclable québécois. Cette catégorisation tient compte de la provenance des cyclistes, du nombre de sorties à vélo réalisées par année et des dépenses moyennes engagées par randonnée.

Voici une brève présentation de ces cyclistes:

1. le riverain
2. l’excursionniste québécois
3. le cyclotouriste vacancier québécois
4. le cyclotouriste sportif québécois
5. le cyclotouriste vacancier provenant de l’extérieur du Québec
6. et enfin, le cyclotouriste sportif provenant de l’extérieur du Québec

Le riverain

Habitant à proximité de la Route verte, le riverain s’avère un important utilisateur du réseau québécois de pistes cyclables. Selon l’enquête L’état du vélo au Québec en 2000, 27% des cyclistes fréquentent la Route verte. Cela représente 700 000 personnes. L’on estime à cinq par saison le nombre de sorties à vélo des riverains, soit une moyenne d’une randonnée par mois, de mai à septembre.

Bien que la dépense par personne et par randonnée soit peu élevée (7$), les riverains sont nombreux et fréquentent le réseau à plusieurs reprises durant la saison. Leurs dépenses sont ainsi évaluées à 24,5 millions $, la dépense moyenne par riverain étant répartie comme suit:

  • alimentation – 4,5$ (66%)
  • loisirs et divertissement – 0,50$ (11%)
  • achat d’autres biens et services – 2$ (23%)

L’excursionniste québécois

Selon un sondage publié en 1998 dans Vélo Mag, le nombre d’excursionnistes (cyclistes qui prennent leur voiture pour aller faire une randonnée de vélo à plus de 80 km de leur domicile) atteindrait environ 750 000.

Nous leur attribuons également au moins 5 sorties à vélo durant la saison et une dépense moyenne de 25$ par sortie. L’excursionniste arrive au quatrième rang en matière de dépenses totales reliées à la pratique du vélo sur la Route verte, soit près de 5% du total des dépenses.

Leurs dépenses sont évaluées à 9 millions $, leur dépense moyenne étant répartie comme suit:

  • alimentation – 11$ (45%);
  • transport – 10$ (38%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (7%)
  • achat d’autres biens et services – 2$ (10%)

Le cyclotouriste vacancier québécois

Il s’agit ici du touriste québécois qui, au cours de ses vacances, effectue au moins une randonnée à vélo.

Côté dépenses, le cyclotouriste vacancier québécois est responsable de moins de 10% des dépenses effectuées dans le cadre de l’utilisation de la Route verte. Au cours d’une randonnée, il débourse la même somme qu’un excursionniste, soit 25$. Les dépenses totales de ces cyclistes totalisent 18,8 millions $, la structure quotidienne s’établissant ainsi:

  • alimentation – 14$ (54%)
  • transport – 6$ (25%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (9%)
  • achat d’autres biens et services – 3$ (12%)

Le cyclotouriste sportif québécois

Le cyclotouriste sportif québécois effectue des sorties à vélo d’une durée moyenne de trois jours, selon Tourisme Québec. Il constitue la clientèle la plus importante en termes de dépenses totales. Ces dernières représentent plus de 57% de toutes les dépenses des utilisateurs de la Route verte.

Ses dépenses totales s’élèvent à 109 millions $, ses dépenses moyennes par voyage étant réparties comme suit:

  • hébergement – 40$ (36%)
  • alimentation – 30$ (27%)
  • transport – 24$ (21%)
  • loisirs et divertissement – 13$ (12%)
  • achat d’autres biens et services – 5$ (4%)

Le cyclotouriste vacancier provenant de l’extérieur du Québec

De nombreux touristes provenant de l’extérieur du Québec pratiquent la bicyclette lors de leur séjour ici. Pour ces voyageurs, le vélo représente l’une des activités de vacances, et non le motif principal de leur voyage.

On évalue cette clientèle à environ 140 000 touristes, à qui l’on attribue une dépense moyenne reliée de 25$. Comme le vélo ne constitue pas, pour la majorité d’entre eux, la motivation première dans le choix de leur destination, nous excluons la dépense liée à l’hébergement. Leurs dépenses annuelles s’élèvent donc à 3,4 millions $, la structure des dépenses unitaires reliées à l’activité se répartissant ainsi:

  • alimentation – 14$ (54%)
  • transport – 6$ (25%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (9%)
  • achat d’autres biens et services – 3$ (12%)

Et enfin, le cyclotouriste sportif provenant de l’extérieur du Québec

Les données concernant cette clientèle sont plutôt limitées, mais l’on dénombre plus de 245 000 touristes en provenance des États-Unis (excluant ceux dont le motif est le séjour urbain), pendant le troisième trimestre (soit de juillet à septembre), à des fins d’agrément.

Selon certaines études spécialisées du Maine Department of Transportation, combinées aux données de Statistique Canada, on évalue ainsi à près de 250 le nombre d’Américains ayant fait du cyclotourisme sportif au Québec en 2000. En tenant compte d’une durée moyenne de séjour de 3,5 nuitées, soit 4 journées, et d’une dépense moyenne quotidienne de 116$, leurs dépenses totales s’élèvent à 1,3 million $.

La structure des dépenses s’illustre comme suit:

  • hébergement – 44$ (38%)
  • alimentation – 30$ (26%)
  • transport – 17$ (15%)
  • loisirs et divertissement – 13$ (11%)
  • achat d’autres biens et services – 12$ (10%)

Voir aussi

Vélo Québec

Sources:
– UQAM, Chaire de tourisme. «Les retombées économiques de la Route verte», [http://www.routeverte.com/fr/projet/RetEconRV2003.pdf], mars 2003.
– Statistique Canada. «Enquête sur les dépenses des ménages», 2001.
– Vélo Québec. «L’état du vélo au Québec en 2000», 2001.

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Faits et chiffres Produits et activités

La grande aventure du spa (2ième partie) : mais qui fréquente les spas ?

Une séance de massage sur chaise entre deux réunions, un gommage pendant la pause de midi, un saut au gymnase après une journée de travail… La mode est de manger et de respirer santé. Que l’on ait 30 ou 60 ans, la prise de conscience est arrivée !

Le miel et le chocolat ne s’étendent plus que sur une tranche de pain. Pour relaxer et prendre soin de notre corps, les spas et centres de beauté nous accueillent dans une ambiance feutrée et acidulée.

Mais qui fréquente les spas? Hommes ou femmes? Jeunes ou vieux?

Au Canada?

Selon une étude du Canadian Spa Association (juin 2003), la croissance de ce segment de marché dépasse toutes les espérances.

La clientèle canadienne d’âge mûr et bien nantie y est fidèle, preuve, selon eux, que les campagnes de promotion et les programmes de fidélisation sont bien reçus. Elle ne semble pas influencée par les saisons et privilégie un bon rapport qualité/prix. Les motivations principales sont la détente, pour régler des problèmes de santé et enfin, pour conjuguer relaxation et exercice modéré. Les traitements les plus populaires sont les massages.

Au Québec?

Selon l’association Spa Relais Santé, les clients du réseau sont, à 59% des adultes âgés de 35 à 54 ans. La clientèle québécoise est essentiellement composée de femmes de 35 à 44 ans, possédant un diplôme d’études universitaires et occupant un poste professionnel.

On remarque que de plus en plus de jeunes professionnels y ont recours, des hommes aussi, dans une proportion de 25 à 30%. Universitaires, ils déclarent un revenu annuel se situant entre 30 et 75 000 $. Les activités sportives sur le site, tel le golf par exemple, constituent des compléments recherchés par cette clientèle.

Aux États-Unis?

Selon l’International Spa Association (ISPA), qui publie chaque année une analyse exhaustive de ce segment de marché en Amérique du Nord:

  • un Américain sur cinq indique avoir visité au moins un type de station thermale durant les 12 derniers mois;
  • 29% de la clientèle des spas et centres de thalassothérapie étaient des hommes (contre 24% en 2002). Cette légère augmentation est le fruit de campagnes de promotion plus ciblées;
  • 14% de la clientèle totales se situe dans la classe d’âge des 16 à 24 ans, tandis que les personnes âgées de 25 à 44 ans en représentent la moitié;
  • 55% des utilisateurs ont un niveau de scolarité élevé (universitaires ou plus) et leur revenu moyen est légèrement supérieur à 72 000 $ US par ménage;
  • 87% de la clientèle est de type caucasien, tandis que les afro-américains ne représentent que 5% et les asiatiques 4%;
  • en bonne santé, la clientèle visite ce genre de station thermale en moyenne deux fois par année et 62% d’entre eux font de l’exercice au moins deux fois par semaine.

Toujours selon l’ISPA, les fins de semaine sont des moments privilégiés, suivies par les heures après le travail, durant la semaine. Les hommes préfèrent y aller après le travail tandis que les femmes choisissent d’y aller pendant les heures de travail. En voyage d’affaires, ce sont les hommes qui sont les plus nombreux à les visiter.

Quand aller au spa?

La principale raison de ces visites est la détente. Les hommes citent également la santé physique comme raison importante.

La majorité des visiteurs s’y rend seul ou entre amis. Plus de la moitié y sont allés accompagnés d’au moins un membre de leur famille.

Quel type de spa privilégier?

Dans un ordre de grandeur décroissant, la clientèle américaine préfère:

  • un complexe hôtelier (créneau en croissance plus rapide);
  • un club sportif;
  • un établissement thermal;
  • un spa médical.

Voir aussi

ISPA 2003 Conference
The Canadian Spas Association

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.

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Marchés géographiques

Départs en voyage des Québécois, hébergement et Internet

Faits saillants d’un sondage du Réseau de veille en tourisme mené du 19 au 22 mars 2004 auprès de 619 ménages québécois. Quelque 78 % des ménages ayant accès à Internet ont pris des vacances au cours des derniers mois.

Les résultats du sondage indiquent qu’un ménage québécois sur deux a pris des vacances au cours des 12 derniers mois (trois jours à l’extérieur du domicile). Les dernières vacances des répondants ont été respectivement prises à :

Plus le revenu des ménages est élevé, plus les dernières vacances sont prises à l’extérieur du Québec :


Quelque 78 % des ménages ayant accès à Internet (à la maison ou au bureau) ont pris des vacances au cours des derniers mois. Parmi tous les ménages n’ayant pas pris de vacances au cours des 12 derniers mois, près de la moitié (48 %) n’ont pas accès à Internet.

Les ménages ayant accès à Internet ont été plus enclins à demeurer à l’hôtel lors de leurs dernières vacances (31 % contre 15 % pour ceux qui ne l’ont pas). Conséquemment, les ménages n’ayant pas accès à Internet résident davantage chez des parents et amis (43 % contre 24 % chez ceux ayant Internet).

Le choix de tout mode d’hébergement est particulièrement conditionné par :

La recherche d’un bon tarif apparaît encore plus importante chez les vacanciers ayant pris leurs dernières vacances à l’extérieur du Québec (29 %). Dans le cas de l’hébergement en hôtel, le confort et la qualité (32 %) priment sur le prix. L’hôtel représentait le mode d’hébergement privilégié pour les vacances prises à l’hiver 2004 (pour 41 % des répondants) et pour ceux qui ont séjourné à l’extérieur du Québec (46 %).

Deux Québécois sur trois n’utilisent toujours pas Internet pour la planification de leurs voyages. Cette proportion passe à trois Québécois sur quatre lorsque les vacances sont prises au Québec.
Lorsque Internet est utilisé pour acheter des prestations de voyage, c’est principalement pour l’hébergement. C’est chez les 18-34 ans qu’Internet s’avère le plus utilisé pour la planification du voyage (38 % contre 16 % chez les 55 ans et plus). Fait intéressant, plus de 40 % des lookers (ceux qui utilisent Internet pour planifier leurs voyages) deviennent des bookers, c’est-à-dire qu’ils achètent en tout ou en partie une prestation touristique sur Internet.

En conclusion !

La propension à prendre des vacances est nettement supérieure chez les ménages ayant accès à Internet.

Internet est davantage utilisé pour planifier et acheter des prestations de voyage lors d’un séjour à l’extérieur du Québec.

MÉTHODOLOGIE

Population étudiée
La base de la population étudiée était l’ensemble des adultes québécois.

Échantillonnage
Les numéros de téléphone ont été tirés de « Échantillonneur Canada », qui tire des échantillons de numéros de téléphone par méthode RDD et permet une stratification géographique très détaillée.

Entrevues
619 entrevues ont été réalisées par téléphone à partir des bureaux d’Écho Sondage à Montréal. De ce nombre, 299 répondants avaient pris des vacances, incluant au moins trois jours à l’extérieur de leur domicile, au cours de la dernière année. Les entrevues ont été réalisées entre le 19 et le 22 mars 2004. Elles ont été réalisées en français ou en anglais selon la langue de préférence du répondant.

Questionnaire
Le questionnaire utilisé dans le cadre de cette étude a été conçu par le Réseau de veille en tourisme et révisé par la firme Écho Sondage.

Marge d’erreur
La marge d’erreur pour l’échantillon de 619 entrevues s’établit à ± 3,9 %, à un seuil de confiance de 95 %. Le sous-échantillon de vacanciers (299 entrevues) génère pour sa part une marge d’erreur de ± 5,7 %.