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Nouvelle dynamique du voyage d’affaires

Il s’opère des changements fondamentaux dans la perception du voyage d’affaires. Saviez-vous que les entreprises ne se contentent plus de réduire les dépenses allouées aux voyages, mais doivent par surcroît les associer à des revenus? Aussi se conforment-elles à de nouvelles politiques de voyage qui mettent l’accent autant sur une conscience sociale et environnementale que financière. Les innovations technologiques soutiennent ces changements et les bouleversent à la fois, multipliant les points de contact avec le voyageur.

Remise en cause de la pertinence du voyage d’affaires

Selon le rapport U.S Corporate Travel Distribution publié en juillet dernier par PhoCusWright, le voyage d’affaires fait l’objet d’importants changements, dont le remaniement des politiques internes de voyage des entreprises. Désormais, on étudie rigoureusement les coûts et le retour sur investissement des déplacements et on met l’accent sur la justification économique de leur pertinence.

KDS (une entreprise de conseils en voyage corporatif) corrobore d’ailleurs ce constat dans l’étude qu’elle a menée auprès de voyageurs d’affaires français. Il semble, en effet, que les déplacements à buts commerciaux soient encore permis tandis que les voyages inter-entreprises ou de formation sont tous réévalués.

Ces démarches s’expliquent aisément par le développement de solutions de rechange au voyage telles la vidéoconférence ou la formation à distance par Internet (e-learning).

Toujours dans le souci de minimiser les dépenses, les entreprises incitent de plus en plus leurs employés à adopter le voyage d’un jour (one day travel).

Tendances à surveiller

PhoCusWright a tenté d’identifier les tendances en matière de voyage d’affaires pour les trois prochaines années. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

  • Le Triple Bottom Line ou «triple résultat »

Selon PhoCusWright, 22% des entreprises américaines ont déjà intégré l’approche du Triple Bottom Line et 40% prévoient le faire au cours des cinq prochaines années; approche qui consiste à prendre en compte les performances écologiques et sociales d’une entreprise et non seulement son rendement financier. Dorénavant, il sera de plus en plus commun d’évaluer les entreprises sous ces trois angles (Figure 1).

Triple Bottom line

Lors de l’achat du voyage, la tendance sera d’utiliser des solutions plus respectueuses de l’environnement ou carrément d’opter pour des alternatives aux déplacements non générateurs de profits. Par exemple, privilégier le transport en navette plutôt qu’en voiture, choisir des véhicules hybrides, favoriser le voyage en train ou par avion selon l’impact environnemental généré.

Conscients de l’incidence de ces nouveaux besoins dans le processus décisionnel du voyageur d’affaires, certains fournisseurs touristiques intègrent déjà ces critères dans leur stratégie de positionnement et de communication. Par exemple, la chaîne hôtelière Mariott International a lancé son programme international qui a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 6 % pour chaque chambre d’ici 2010. Aussi, British Airways a annoncé son objectif d’améliorer de 30% sa gestion de carburant pour 2010 également.

Bien que de nombreuses compagnies voient l’adhésion aux protocoles du triple résultat comme une action lourde et difficile à réaliser en pleine récession, il n’en demeure pas moins qu’il existe une pression croissante des parties prenantes pour l’adoption de cette approche, surtout en ce qui concerne les politiques de voyage.

Notons que de plus en plus d’agences gouvernementales américaines présentent leur performance triple résultat dans leur rapport annuel.

  • Utilisation croissante de la technologie

L’entreprise a autant besoin d’avoir un processus d’achat balisé et transparent que d’automatiser la saisie et le remboursement des dépenses avant, pendant et après les voyages. Par conséquent, de nombreux outils, notamment les outils d’autoréservation (Self Booking Tools), ont été développés afin de rendre l’expérience d’achat conviviale et intégrée. La progressive utilisation d’Internet y a largement contribué, et la tendance veut que cette croissance continue (Graphique 1).

Réservations en ligne et hors ligne des entreprises américaines 2007-2011

Autre outil technologique, les cellulaires. Environ sept voyageurs d’affaires sur dix utilisent un cellulaire intelligent (PhoCusWright’s Mobile: The Next Platform for travel), ce qui leur permet d’effectuer les enregistrements, les départs d’aéroport et d’hôtel, de recevoir des itinéraires et des alertes sur les conditions de voyage.

L’utilisation de ces nouveaux outils augmentera et s’améliorera. Ils permettront la transmission d’informations personnalisées en fonction du voyageur et de la destination où il se trouve. Celui-ci pourra valider ses achats, effectuer des paiements, transmettre ses notes de frais, etc.

Le mot d’ordre pour une stratégie technologique efficace est de simplifier et d’automatiser au maximum le processus d’achat ainsi que d’optimiser les points de contact avec le voyageur.

  • Un processus d’achat personnalisé

Vu le développement d’outils de réservations technologiques sophistiqués, l’aspect transactionnel de l’achat du voyage d’affaires se concentre davantage sur le voyageur lui-même. Ainsi, son historique de transactions et ses préférences de voyages sont sauvegardés et lui sont proposés lorsqu’il effectue des achats similaires ou lorsqu’il retourne à une même destination. Les outils d’autoréservation deviennent intelligents et intègrent une touche personnalisée au sein du programme d’affaires.

De ce fait, la vente d’un billet d’avion ou la location d’une chambre d’hôtel peut être adaptée et inclure des services optionnels (frais en sus) ayant une valeur ajoutée pour le voyageur en question. Autant d’occasions de création de valeur ajoutée et de concrétisation de vente.

  • Les PME: marché à conquérir

En raison de leur petite taille, les PME ont des budgets de voyage limités, n’ont généralement pas de politiques de voyage et ont du mal à négocier des programmes d’achats auprès de fournisseurs touristiques. De plus, elles n’ont pas toujours les moyens financiers pour acquérir des outils technologiques personnalisés pour gérer les voyages.

Cependant, les PME représentent un large segment non négligeable. Aux États-Unis, on recense plus de six millions de PME. Résultat: des intervenants touristiques entreprennent déjà de cibler plus agressivement ce marché prometteur. À titre d’exemple, l’agence de voyages d’affaires Avexia Voyages s’est déjà spécialisée dans ce segment en venant combler les lacunes organisationnelles et technologiques des PME. Elle a créé six offres standards appelées «passeports» pour assister les voyageurs d’affaires des PME tout au long du cycle de leur voyage.

Nombreux s’accordent pour dire que la séduction de cette clientèle par les fournisseurs de services prendra certainement de l’ampleur dans les années à venir.

Sources

  • PhoCusWright, «U.S Corporate Travel Distribution Fourth Edition», juillet 2009.
  • L’Écho touristique , 4 septembre 2009.
  • PhoCusWright, «Mobile : The Next Platform for travel», avril 2009.
  • L’Écho touristique , 12 juin 2009.
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Technologies

Facebook? Twitter? Ou les deux?

Bien que les médias sociaux en soient à leurs débuts, il y a un réel engouement quant à leur utilisation. La popularité de ces récents canaux de communication incite les entreprises à adapter leurs pratiques marketing pour les apprivoiser. Comment profiter de ce nouveau virage? Faut-il être présent sur Facebook? Twitter? Ou les deux? Quels styles et quelles stratégies de communication faut-il privilégier dans chacune des plateformes?

Cette analyse est bonifiée par le témoignage d’un lecteur du Réseau de veille, gestionnaire en hébergement, qui a bien voulu partager sa stratégie d’application de Facebook et Twitter. Vous le trouverez plus bas.

À chaque plateforme sa vocation et son style de communication

Facebook et Twitter s’adressent chacun à des utilisateurs distincts. Les membres qui souscrivent à l’une ou à l’autre des plateformes ou encore aux deux y recherchent des expériences et des interactions différentes.

Lorsqu’une personne devient votre «fan» sur Facebook ou vous «suit» sur Twitter, elle engage une relation avec votre entreprise et votre marque. Relation que vous devrez entretenir et bonifier à l’aide d’un contenu pertinent et adapté à la plateforme utilisée.

Évidemment, chacun des deux portails a une vocation et un style de communication propres à son modèle d’affaires comme l’illustre le tableau suivant:

Comparaison Facebook-Twitter

Quelle plateforme favoriser?

De nombreux experts s’accordent pour dire que la meilleure façon de savoir où votre présence sera la plus profitable est de tester les deux plateformes. Commencez par y créer un compte, observez et surveillez les dialogues, puis identifiez le type de présence adaptée à votre propre stratégie de communication.

Stratégies Facebook

Être accessible sur le Web. Grâce à plus de 300 millions d’utilisateurs actifs, Facebook offre un bel espace de communication sur le Web. Y être présent peut vous rendre accessible aux personnes qui cherchent vos produits à partir de ce canal. Pour créer une relation durable avec vos fans, restez authentiques et veillez à publier un contenu fidèle à votre image d’entreprise et surtout alimentez-le régulièrement. À titre d’exemple, la page Facebook de l’hôtel OPUS offre une réelle valeur ajoutée à ses fans. Elle leur donne un avant-goût de l’expérience de l’hôtel grâce à des photos d’évènements, à des vidéos avec les employés dans les coulisses et aux commentaires d’autres fans.

opus-hotel

Étendre son réseau et créer une relation durable avec ses membres. Recherchez les groupes liés à votre secteur d’activité, identifiez les influenceurs (blogueurs, conférenciers, journalistes, etc.) de votre discipline et proposez-leur de se joindre à votre groupe et de commenter vos discussions. Partagez connaissances et informations susceptibles d’intéresser votre communauté. Publiez tout autre matériel,  comme les articles de blogues, les vidéos, les conférences en ligne, etc. Ces échanges rehaussent la notoriété de l’entreprise et la rendent crédible comme source de renseignement fiable et pertinente.

Augmenter les ventes. Facebook permet de publiciser des produits, des promotions ou des évènements à faibles coûts et à haute diffusion virale. On y trouve des applications pour créer, suivre et mesurer une campagne marketing, en quelques clics, auprès d’un public préalablement ciblé.

Stratégies Twitter

Twitter est un excellent outil de veille et un moyen rapide et simple pour la diffusion de l’information. Voici quelques stratégies de présence.

Promouvoir. Vous pouvez faire la promotion d’un nouveau produit, d’une destination ou d’un évènement et bénéficier de l’effet viral et instantané du retweet. Créez et propagez le buzz et faites des promotions spéciales pour vos «followers».  @rickseaney, le CEO de FareCompare.com avertit  ses «followers» de prix préférentiels sur des vols quelques heures avant leur affichage sur Orbitz et Expedia. Soyez proactifs et n’hésitez pas à répondre aux interrogations de ces utilisateurs susceptibles d’acheter votre produit. Mais évitez de les harceler ou de les spammer. Un autre exemple est celui de @CoffeeGroundz (un café indépendant de Houston) qui illustre l’importance de cette proactivité : après avoir intercepté le tweet d’un follower voulant recevoir un petit déjeuner à domicile, le gérant a saisi cette occasion et a effectivement livré la commande. Depuis ce jour, Coffee Groundz utilise Twitter pour répondre à un nouveau besoin de service de livraison et offre une réelle valeur ajoutée à ses clients.

Service après-vente. Vous pouvez également vous servir de votre compte pour intervenir auprès des clients qui éprouvent des problèmes avec votre produit. Surveillez ce que vos clients disent de vous pour réagir vite aux problèmes et limiter leur ampleur ou renforcer leur choix. @alaskaair est un bon exemple de compagnie qui gère son service à la clientèle en ligne sur Twitter.

Veille et surveillance. Puisez dans la conscience et l’intelligence collectives de Twitter pour vous rapprocher de votre clientèle.  Vous pouvez effectuer de la surveillance sur vos produits en programmant des recherches par mots-clés et trouver des tweets de clients potentiels avant vos concurrents.  Pour une plus grande compréhension, vous pouvez visualiser la vidéo suivante sur la portée de la fonction recherche sur Twitter:

À garder en tête…

  • Les clients parlent de vos produits avec vous (B2C) et entre eux (C2C), alors soyez là où se trouvent vos clients.
  • Peu importe l’utilisation que vous faites de Facebook ou de Twitter, il est important de les intégrer aux canaux de communication déjà existants et de garder une cohérence avec  vos médias traditionnels.
  • Les médias sociaux sont un outil de push et de pull d’information. Il ne s’agit pas d’un monologue mais d’une discussion ouverte, alors n’accaparez pas le temps de parole et apprenez à écouter.
  • Ce qui est écrit dans le Web reste gravé dans le Web. L’instantanéité et le caractère familier des médias sociaux peuvent inciter à des débordements. Gardez en tête que vous parlez au nom de votre entreprise et que vous vous adressez à un très large public.
  • Ce qui est bon pour certaines compagnies ne l’est pas forcément pour d’autres. Ayez une stratégie et des buts clairs et propres à votre entreprise avant de vous lancer.
  • Prévoyez les ressources qui seront allouées à cette nouvelle tâche. Qui devra s’en charger et quel temps seriez-vous prêt à y accorder ?
  • Soyez créatif et alerte quant aux occasions qui peuvent se présenter.
  • Si vous n’êtes pas encore certain de vouloir être présent sur ces plateformes, il serait probablement pertinent d’y réserver tout de même un compte pour éviter que d’autres personnes ne s’en servent à votre insu. Malheureusement, il n’y a pas encore de recours contre ce genre de comportement.

Le précepte Think big, Start small, Move fast n’aura jamais été aussi vrai. La proactivité est de mise, adaptez votre mentalité au «real time Web», où l’information circule en continu et de manière instantanée.

Lire aussi

Sources

Témoignage de Monsieur Antonin Cohen-Adad

Responsable eMarketing chez Autrement, société éditrice Chambres à part, un tout nouveau site qui ambitionne de changer radicalement votre façon de chercher, et de trouver, des hôtels et des chambres d’hôtes différents en France.

Pour le lancement de notre premier projet, Chambres à part, nous avons opté pour deux stratégies différentes sur Facebook et Twitter.

La page Fan Facebook
Facebook est le quatrième site le plus visité au monde. C’est donc un incontournable dans toute stratégie sur les médias sociaux grand public. Mais il ne sert pas qu’à améliorer le trafic sur le site et à créer de la visibilité à peu de frais. C’est aussi un excellent outil pour fédérer une communauté autour de Chambres à part, demander des avis sur des nouveautés, avoir une relation plus humaine et informelle avec les internautes.
⇒    Pourquoi ne pas avoir choisi un groupe Facebook pour Chambres à part?
Le choix entre un groupe et une page Fan n’est pas évident, tant les similitudes sont grandes. Il nous a semblé que la page Fan correspondait mieux aux besoins de Chambres à part, car elle permet de créer davantage de visibilité.
–    Il y a un widget exportable qu’on peut installer sur le blogue ou sur le site.
–    Les mises à jour apparaissent dans le Newsfeed des « Fans ».
De plus, Facebook conseille lui-même aux entreprises de créer des pages Fan, on peut donc espérer des progrès en matière de fonctionnalités.

Le compte Twitter Autrement
En France, Twitter ne compte pas énormément d’utilisateurs actifs. L’outil n’a pas acquis le statut de mainstream au contraire de Facebook. Ce sont surtout les professionnels du Web qui l’utilisent, qu’ils soient dans le journalisme, le webdesign, le emarketing ou…  le etourisme! C’est un excellent outil pour échanger autour de son métier. Nous avons donc décidé d’utiliser Twitter uniquement pour représenter la société Autrement, éditrice de Chambres à part. Si l’outil devient grand public en France, nous n’hésiterons pas à utiliser le compte de Chambres à part.

tableau comparaison facebook twitter

La création de jeux, de concours, d’applications, de vidéos virales ou de tout ce qui pourrait créer un buzz souvent efficace sur ces réseaux est pris en considération pour Chambres à part et constitue assurément un levier très puissant pour générer des résultats rapidement.
Nos débuts encourageants  – 500 fans Facebook et 185 followers Twitter en moins de deux mois d’utilisation – confirment nos premières impressions concernant le potentiel de ces outils.

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Ailleurs dans le monde Technologies Tendances

La réalité augmentée au service de l’expérience client

On l’aura compris, la technologie influe sur le comportement du voyageur et a une incidence directe sur l’expérience touristique. Elle nous expose continuellement à de nouveaux outils et à de nouvelles façons d’opérer. Après le Web 2.0 et les médias sociaux apparaît la réalité augmentée. Bienvenue dans la science-fiction, où le réel se mêle au virtuel, la réalité augmentée arrive à grands pas.

Qu’est-ce que la réalité augmentée?

La réalité augmentée est une innovation technologique émergente qui consiste à superposer des éléments virtuels à des éléments réels. Elle est dite augmentée en ce sens qu’elle «augmente» et enrichit notre environnement physique d’informations virtuelles non perceptibles à l’œil nu, que ce soit sous forme d’images ou de texte, et ce, en temps réel.

Oui, mais encore…

Parmi les outils les plus simples pour expérimenter la réalité augmentée, on trouve les cellulaires intelligents (smartphones), tels que les iPhone, Blackberry ou Android, avec lesquels on peut télécharger des applications, parfois gratuitement.

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Par exemple, l’image ci-dessus représente l’écran d’un  iPhone que l’utilisateur a placé devant lui alors qu’il se trouve au centre-ville de Paris. L’écran lui permet de voir les bâtiments situés en face et quand il active la fonction «réalité augmentée», des informations virtuelles s’ajoutent à son écran de cellulaire. Ici, ce sont les stations de métro les plus proches de son emplacement qui s’affichent. On peut voir à l’écran la station Opéra localisée à 63 mètres. Elle se situe sur la ligne 3 du métro et croise les lignes 7, 8 et le réseau express régional (R.E.R.) A du métro de Paris.

Si l’utilisateur clique sur la station de métro vers laquelle il veut se diriger, une flèche directionnelle s’affiche à l’écran pour l’amener à cette station. Élément important, la direction et les distances sont recalculées en temps réel au fur et à mesure que l’utilisateur se déplace.

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La mise à jour de l’information en temps réel est une caractéristique importante de la réalité augmentée.

La profusion des cellulaires intelligents rend la réalité augmentée de plus en plus accessible au public. Ils représentent déjà plus de 25% des téléphones mobiles vendus aux États-Unis selon NDP Group, et cette tendance ne devrait que s’accentuer à l’échelle mondiale. Les prix à la baisse et l’amélioration des performances techniques de ces nouveaux outils donneront probablement plus d’ampleur à la réalité augmentée au quotidien et surtout lors de voyages.

Réalité augmentée et expérience touristique urbaine

La réalité augmentée améliore indéniablement l’expérience touristique urbaine de plusieurs façons.

picture-7Tout d’abord, par la géolocalisation, l’utilisateur peut trouver les lieux d’intérêt les plus proches de son emplacement. Cette technologie s’applique aux stations de métro – comme décrit plus haut –, aux commerces (arrêts de taxi, restaurants…) ainsi qu’aux différents points d’intérêts de la ville. En effet, des applications de réalité augmentée offrent, par exemple, des fonctions de recherche de restaurants aux alentours. L’utilisateur peut ainsi repérer les établissements les plus proches d’où il se trouve de même que leurs distances respectives. En cliquant sur le restaurant choisi, il a accès à des renseignements complémentaires: menu, évaluation de l’établissement et commentaires des clients. Les images affichées plus bas illustrent le résultat de la recherche.

La page d’information sur le restaurant

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La liste d’évaluation et de commentaires des clients

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Ensuite, la réalité augmentée rend la visite urbaine plus interactive. Elle améliore la visite des villes en affichant des informations virtuelles additionnelles aux renseignements touristiques traditionnels proposés par les destinations. L’utilisation de cette technologie permet aux visiteurs d’accéder de manière interactive et personnalisée aux informations sur les monuments et les bâtiments historiques d’une ville.
Elle vient ainsi agrémenter le patrimoine culturel et historique d’informations virtuelles complémentaires à la visite, en temps réel, et en superposition directe avec son environnement physique.

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Comme le montre l’image ci-dessus, la réalité augmentée peut faire revivre à un voyageur le passé et le présent simultanément. Par exemple, en plaçant son iPhone devant lui, le voyageur en visite au palais du Reichstag peut voir sur son écran de cellulaire intelligent le portail du palais du Reichstag, et ce, à différentes époques (après la Deuxième Guerre mondiale, après la chute du mur de Berlin, etc.). Le visiteur peut ainsi faire défiler les images et obtenir des textes explicatifs sur l’évolution du bâtiment.

La réalité augmentée déclinée en d’autres applications

Plusieurs autres sites touristiques peuvent bénéficier de l’utilisation de la réalité augmentée tels les musées, les parcs d’attractions et les jardins. À titre d’exemple, tout au long d’octobre 2009, le château de Versailles, en France, organise des visites de ses jardins basées sur la réalité augmentée. Pour l’occasion, des iPhones sont mis à la disposition des visiteurs qui souhaitent vivre une visite multimédia. Durant la ballade, un parcours qui passe par les points les plus remarquables des jardins est conseillé au visiteur en fonction de son emplacement. À chaque arrêt, il pourra aussi accéder à des entrevues vidéo avec les conservateurs, les jardiniers et les fontainiers chargés du domaine. Plus encore, l’iPhone reconnaît la position du visiteur et vibre lorsque celui-ci passe devant des statues, des bosquets ou des fontaines qui méritent son attention, lui permettant ainsi d’écouter les explications d’un conservateur sur le sujet.

La réalité augmentée peut aussi être très utile lors de visites de lieux partiellement détruits ou endommagés, car la possibilité de reconstituer et de superposer virtuellement la partie détériorée au lieu physique complète et enrichit la visite.

L’image ci-dessous représente par exemple l’utilisation de l’application wikitude qui reconstruit les tours jumelles du World Trade Center à New York. On les voit sur l’écran du cellulaire bien qu’elles ne soient pas là réellement.

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Lorsque le concept de réalité augmentée est poussé encore plus loin, on parle de reconnaissance d’objets ou d’individus. Dans le cas de reconnaissance faciale, il s’agit d’identité augmentée (Augmented ID), où la réalité augmentée permet aux utilisateurs d’avoir une identité numérique. Ainsi, lorsqu’une personne passe son téléphone intelligent en face d’individus, celui-ci les reconnaît et télécharge les informations qu’ils veulent bien partager virtuellement comme leur nom, leurs coordonnées, leur statut Facebook, leurs tweets, etc.
La vidéo suivante illustre parfaitement ce concept:

Par son potentiel d’interaction, la réalité augmentée intéresse de plus en plus les gestionnaires, les annonceurs et les diffuseurs de contenus. Certes, elle s’adresse encore à un marché de niche et elle demeure embryonnaire, mais la rapidité du développement technologique et la guerre des prix que commencent à se livrer les fournisseurs de téléphones intelligents favoriseront probablement son expansion. Les gestionnaires touristiques devraient aussi y être attentifs et étudier les possibilités de son introduction dans leur offre touristique. Pensez à comment faciliter, enrichir et introduire une saveur futuriste aux expériences de voyage en mêlant réalité et virtualité…
Quelques vidéos complémentaires pour mieux comprendre le phénomène:

Sources:

–  Blogue de Fred Cavazza. «Réalité augmentée, la revanche de l’Europe sur le Mobile 2.0», 23 septembre 2009. http://www.fredcavazza.net/
–  Daniel A. Guttentag. «Virtual reality. Applications and implications for tourism», Tourism Management 2009.
–  Electronista. «Smartphones climb to 28% of US cellphones», 20 août 2009. (http://www.electronista.com/articles/09/08/20/npd.smartphone.split/)
–   http://versailleslab.culturemobile.net
–  Marshall Kirkpatrick. «Augmented Reality: Here’s Our Wishlist of Apps, What’s On Yours?», 25 juin 2009. http://www.readwriteweb.com/archives/augmented_reality_heres_our_wishlist_of_apps_whats.php.
–   «Visite culturelle et TIC Le numérique au service de la visite touristique et culturelle», ATOUT France, septembre 2009.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Produits et activités Segments de clientèles Tourisme durable

Vous avez dit WWOOFing?

WWOOF, l’acronyme de World Wide Opportunities on Organic Farms qu’on peut traduire en français par aides bénévoles dans des fermes biologiques, est un réseau mondial qui met en relation des voyageurs prêts à effectuer du bénévolat dans des petites exploitations agricoles biologiques avec des fermiers à la recherche de volontaires pour les assister. En 2009, environ 15 700 voyageurs ont «WWOOFé»  en Europe, comparativement à 6400 en 2004. Le nombre d’exploitants agricoles inscrits au programme a également doublé pendant cette période, atteignant 2240.

woofingLancé en Angleterre en 1971, ce mouvement à caractère bénévole et participatif promeut l’entraide et l’alimentation biologique saine en plus de favoriser la découverte et le partage entre diverses cultures. On l’associe au tourisme rural, agricole, alternatif ou encore volontaire. Une chose est sûre, tout comme le homesitting et le couchsurfing, il permet de voyager à peu de frais.

Le principe en est simple: les hôtes invitent les bénévoles, dits «WWOOFers», à partager leur quotidien et à travailler dans leur ferme un certain nombre d’heures moyennant gîte et couvert, sans autre compensation financière.

Comment ca marche?

Les WWOOFers s’abonnent à l’organisation WWOOF du pays où ils veulent séjourner. Une contribution financière ($45 pour WWOOF Canada) leur donne accès à la liste des fermiers prêts à les accueillir. Ensuite, ils n’ont plus qu’à sélectionner la ferme de leur choix et à organiser directement leur séjour auprès de leurs futurs hôtes.

Mais encore…

Bien que les différentes organisations de WWOOFing enregistrent une croissance d’année en année, il s’agit tout de même d’une forme marginale de tourisme.

Le défi des fermes participantes est d’offrir des expériences enrichissantes et valorisantes sans tomber dans le piège de considérer les WWOOFers comme une main-d’œuvre bon marché.

Lire aussi:
CouchSurfing: profil d’une communauté virtuelle de voyage

Sources:
– Lalo R. Villar, AP. «In Europe, backpackers go back to basics at organic farms», [http://www.usatoday.com], 28 juillet 2009 .
– Scemama, Corinne. «Vacances Soldes d’été», L’EXPRESS, [http://www.lexpress.fr/], 18 juin 2009.
–  World Wide Opportunities on Organic Farms
World Wide Opportunities on Organic Farms- International
World Wide Opportunities on Organic Farms- International- Canada

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les spas: situation actuelle et opportunités à saisir en temps de crise

Rôle plus axé sur la santé préventive, rapprochement de la clientèle locale et conception de traitements de courte durée, voilà les nouvelles orientations de l’industrie des spas pour pallier la morosité économique et anticiper le changement du comportement des consommateurs.

Beaucoup s’entendent pour dire que les spas sont à l’épreuve de la récession, car les clients s’y rendent bon an mal an. Ils sont appréciés lors de moments difficiles pour réduire le stress et se ressourcer et sont fréquentés pour y passer de bons moments. Pourtant, en cette période de conjoncture économique difficile, l’industrie souffre inévitablement, puisque la clientèle priorise certaines catégories de dépenses et réduit les extras. Selon une récente étude publiée par Research Alert, 33% des Américains interrogés par Unity Marketing ont déclaré avoir reporté leurs dépenses relatives aux spas en 2008.

Performances clés du secteur

Selon le Spa STAR benchmarking program de Smith Travel Research (STR), le RevPATH (Revenue per available treatment room hour) est passé de 136,79 USD en juin 2008 à 120,88 USD en juin 2009, soit une diminution d’environ 12%. Pour les spas salons, la chute du RevPASH (Revenue per available station hour) a été tout aussi abrupte, soit une baisse de 18% de juin 2008 à juin 2009, allant de 61,87 USD à 52,43 USD.

Par ailleurs, les revenus moyens par traitement ont diminué aussi bien pour les spas d’hôtels de luxe que pour les spas salons (tableau 1), tandis que le revenu moyen des ventes de produits a progressé de 39%.

Jan D. Freitag, vice-président de STR, explique cette augmentation par le resserrement de budget des clients qui achètent les produits pour reproduire l’expérience spa chez eux. On parle d’insperience au lieu d’experience.

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En revanche, les taux d’utilisation des installations sont demeurés sensiblement les mêmes à la suite des efforts de commercialisation souvent traduits par l’offre de traitements gratuits.

État de la situation actuelle

La santé: argument de taille
La crise frappe durement et l’incertitude économique pousse les consommateurs à réfléchir deux fois plutôt qu’une avant de dépenser leur argent. En revanche, lorsqu’il s’agit de préserver leur santé, ils ne lésinent pas.

Lors de la troisième rencontre annuelle du Global Spa Summit, tenue en mai 2009, en Suisse, une enquête réalisée auprès des délégués a démontré que le segment de la santé préventive représenterait la plus grande opportunité d’affaires du futur (37%), en collaboration avec les intervenants des industries médicales et de la santé.

Dans l’hôtellerie, le Fairmount Chicago a déjà fait le pas en s’alliant à l’hôpital neurologique et orthopédique de Chicago pour offrir des chambres de convalescence postopératoire, où les clients peuvent recevoir leur infirmier, leur physiothérapeute et leur médecin.

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La clientèle locale: nouvelle cible à explorer
Selon le Spa Benchmark Report, publié en mai 2009 par Intelligent Spas, la clientèle locale, qui compte pour 38% des visites des spas d’hôtels, s’impose aujourd’hui comme une nouvelle cible critique. L’Europe par exemple (tableau 2) enregistre le taux de rétention des clients de l’hôtel pour les services de spas le plus faible (53%) alors que l’Amérique du Nord enregistre le taux le plus élevé (72%). La clientèle locale représente respectivement 47% et 28% des visites.

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La consommation diffère
Selon l’enquête de l’International Spa Association (ISPA) publiée en juillet 2009, la clientèle opte pour des traitements plus courts et moins coûteux afin de continuer d’investir dans le bien-être sans pour autant dépasser son budget: 46% des membres de l’Association ont vu une augmentation du nombre de traitements de 30 minutes ou moins et 48% ont fait état d’une diminution du montant dépensé par visite par rapport à la même période l’an dernier.

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Proactifs, Marriott & JW Marriott Spas et Renaissance Spas de Marriott se sont adaptés à cette nouvelle réalité et ont créé en collaboration avec des leaders en conception de soins des «minisoins» exclusifs. Ce sont des «traitements express» de 30 minutes que les clients peuvent réserver à la carte ou combiner avec d’autres soins.

Stratégies à adopter en temps de crise

Barbara Talbott, fondatrice de GlenLarkin Advisors et anciennement directrice marketing chez Four Seasons Hotels, propose de suivre les recommandations ci-dessous pour mieux répondre à la demande en temps de crise:

  • Simplifier la carte des soins et faciliter l’identification des traitements les plus populaires.
  • Citer les bénéfices: détente, soulagement du décalage horaire, réduction de l’insomnie, relaxation, etc.
  • Communiquer un message porteur de valeurs. L’utilisation des mots commençant par l’élément «re» (renouveler, re-dynamiser, ré-énergiser) en est un exemple.
  • S’adresser à la clientèle locale par le biais d’événements et de e-marketing pour diversifier les sources de revenus et combler les périodes creuses.
  • Rehausser la valeur de l’expérience spa en offrant par exemple des massages gratuits à l’occasion d’offres promotionnelles.
  • Réévaluer l’accueil: comment les clients sont-ils reçus? Est-ce que l’atmosphère est sereine?
  • Dénicher, fidéliser et former les meilleures thérapeutes.
  • Utiliser Internet à son plein potentiel pour communiquer les services et attirer de nouveaux clients.
  • Exploiter la vente de produits pour rehausser la valeur de l’expérience spa et augmenter les revenus.

Aussi, de nombreux spas permettent à leurs clients de profiter des diverses installations tels les saunas, les salles de détente et les piscines. Ces privilèges disponibles pré et post traitement peuvent prolonger un simple soin et le transformer en une expérience minivacances à l’ère des «staycation» et «daycation».

Plus que jamais, les exploitants de spas ont avantage à s’adapter aux nouvelles exigences de la clientèle qui réclame des expériences simples et authentiques, mais à grande valeur et exceptionnellement bien orchestrées.

Lire aussi:
Les «staycations» ou les vacances à la maison…
La clientèle locale dans la mire des hôtels

Sources:
–    Garrow Julie «Spa Business Strategies for Economic Downturn», mai 2009.
–    HNN Newswire, «Marriott & JW Marriott Spas Launch Mini-Treatments», [www.hospitalitynet.org], 5 août 2009.
–    HNN Newswire, «Mid-year 2009 performance results for US luxury hotel spas, Smith and travel research» – HotelNewsNow.com, 29 Juillet 2009.
–    Isroelit Betsy, «Global Spa Summit 2009», RBI Communications, Inc. 1er  Juin 2009.
–    Market Reports, «ISPA Releases 2009 U.S. Spa Industry Statistics», [www.htrends.com], 2 juillet 2009.
–    Reed Business information, «Spa forecast revised downward», 4 juin 2009.
–    Research Alert, «Affluents Fall Into Diverse Lifestyle Segments, But Behave Similarly In Recession By Cutting Spending», 5 juin 2009.
–    Talbott Barbara, «Increasing spa value, revenue and profit», [HotelNewsNow.com], 23 Juin 2009.

Sites Internet:
–    www.intelligentspas.com
–    www.htrends.com
–    www.HotelNewsNow.com

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Les logiciels «libres», des outils technologiques économes et faciles d’accès

Lorsqu’on songe à investir dans la qualité des infrastructures technologiques, on pense d’abord aux coûts et à la complexité qui s’y rattachent, surtout dans un contexte de crise. Avant d’abandonner un tel projet, il faut savoir qu’il existe des logiciels dits «libres», gratuits ou téléchargeables à faible coût, facilement personnalisables et offrant une stratégie technologique compétitive.

Les logiciels libres, de quoi parle-t-on au juste?

Selon la Free Software Foundation, un logiciel est dit «libre» lorsqu’il est fourni avec son code source et que son utilisation, sa diffusion, sa modification et la distribution des versions modifiées sont autorisées. On parle alors de copyleft au lieu de copyright.

Ces logiciels peuvent être des navigateurs, des systèmes de messagerie, des outils de bureau ou des plateformes de bases de données. Ils sont très souvent téléchargeables gratuitement ou en vente à faible coût. Ils offrent une stratégie technologique compétitive qui s’appuie sur l’utilisation de logiciels fiables, économes et personnalisables, ce qui permet aux plus petites entreprises de gagner en compétitivité sur le marché.

En novembre 2008, Bull, leader européen en technologies de l’information, a publié les résultats d’une étude menée pour son compte par le cabinet Forrester Consulting. Elle inclut les motivations sous-jacentes à l’adoption de logiciels libres, soit: (graphique 1)

  • réduire les coûts d’acquisition et de maintenance;
  • raccourcir les délais de commercialisation et, ainsi, accroître la rapidité de mise en marché;
  • augmenter la flexibilité d’adaptation et de personnalisation;
  • accélérer le rythme de l’innovation et de l’amélioration.

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Source: Sondage Forrester Consulting, «L’open source ouvre la voie
à la nouvelle génération des systèmes d’information d’entreprise».

Aussi et de manière générale, le logiciel libre:

  • évolue plus rapidement que le logiciel commercial en raison de l’effort communautaire déployé pour son amélioration;
  • facilite la prise de décision d’acquisition de logiciels, car les gestionnaires peuvent en évaluer la qualité et l’efficacité en l’essayant ou en analysant son code source ainsi que les documents de soutien s’y rattachant avant de l’adopter;
  • ne restreint pas le nombre d’utilisateurs et peut être exploité par plusieurs unités d’affaires sans pour autant augmenter le coût d’acquisition comme c’est le cas des logiciels commerciaux, souvent facturés par poste de travail;
  • octroie aux gestionnaires une plus grande indépendance vis-à-vis des éditeurs informaticiens.

Dans un contexte de crise qui engendre une grande pression sur les coûts, ces logiciels sont à l’ordre du jour, car ils offrent une stratégie technologique compétitive.

Une grande pertinence pour les entreprises touristiques

Monsieur Marc Fleury, fondateur et président de JBoss (fournisseur de logiciels libres), estime qu’avec la prépondérance de l’Internet dans l’industrie touristique, cette dernière peut réaliser des gains considérables en utilisant la technologie open source, que ce soit par le biais d’économies de coûts d’acquisition de logiciels ou de gain en efficacité opérationnelle.

Plusieurs entreprises touristiques ont d’ailleurs opté pour de telles solutions, notamment pour leurs réservations en ligne, la gestion des ressources humaines, l’élaboration de processus d’affaires ou encore bien d’autres fonctionnalités. Celles qui veulent s’y mettre peuvent puiser dans une palette de logiciels libres en fonction de leurs besoins. En voici quelques exemples.

Gestion de sites Web

  • Gestion de contenu: parmi l’offre de systèmes de gestion de contenu qui permettent la création et l’administration de sites Web et de blogues, eZPublish est une solution qui favorise l’indexation du contenu, la recherche par critère et le classement des résultats par pertinence. Elle donne également la capacité de créer des forfaits, de gérer la recherche sémantique et de diffuser les contenus sur plusieurs canaux (widgets, lettres et cellulaires), permettant ainsi une large diffusion de l’information. Toujours dans l’offre des systèmes de gestion de contenu, les logiciels Drupal, Joomla, MySource Matrix (utilisé par les tours opérateurs tels US Airtours, Channel Islands Direct, Transun et TravelPlanners) et WordPress sont très populaires.
  • Gestion de listes de distribution: PHP List est un logiciel qui aide à effectuer l’envoi de lettres d’information et à gérer une liste de diffusion de courrier électronique (envoi de messages groupés, abonnements, désabonnements, envoi de bulletin).
  • Gestion d’anomalies de sites Web: Mantis est une solution libre qui permet de détecter les bogues d’un site Web et d’effectuer le suivi de la résolution.

Gestion des réservations en ligne

Bien qu’il soit un logiciel commercial, ReservIT est une solution  de gestion des réservations qui repose sur plusieurs technologies open source. Il offre la possibilité d’effectuer des réservations en ligne en tout temps au moyen d’un paiement sécurisé par carte de crédit tout en affichant les prix et les disponibilités. Il s’adresse essentiellement aux hôteliers, aux bureaux de tourisme et aux voyagistes. Parmi les organisations qui l’ont adopté, on compte l’Hôtellerie Champêtre, le Groupe Riotel, les Logis de France, l’Hôtel Sacacomie, l’Auberge de la Fontaine, l’Hôtel & Suites Normandin et l’Auberge du Lac-à-l’Eau-Claire.

Gestion des ressources humaines

OrangeHRM est une application complète pour la gestion des ressources humaines. Cette solution couvre aussi bien le recrutement que la gestion de l’information du personnel, les départs, la gestion du temps, les absences et les avantages sociaux.

Création de sondages en ligne

LimeSurvey, un logiciel d’administration d’enquêtes et de sondages en ligne, permet de gérer la participation des répondants, l’envoi des invitations et des rappels, le respect des quotas, sans compter qu’il effectue des analyses simples et graphiques des résultats.

Gestion des processus

Conçu pour les petites et moyennes entreprises, le logiciel ProcessMaker vise à les aider à augmenter leur efficacité organisationnelle. Il permet d’élaborer et de gérer les processus d’affaires et les flux de travail des différentes unités d’une entreprise.

Quoi qu’il en soit, la prudence reste de mise

Bien que l’adoption de logiciels libres soit une initiative attrayante et de plus en plus populaire, il est recommandé de considérer les éléments suivants avant d’adopter ces nouveaux outils de gestion.

  • Examiner la totalité des coûts, car même si les logiciels libres sont affranchis des droits de licences, des frais d’abonnement ou de service peuvent s’y rattacher.
  • Opter pour des logiciels où la communauté dite open source est la plus active afin d’obtenir un maximum de support de la part des développeurs. Le service à la clientèle n’est pas compris dans le logiciel.
  • Évaluer les risques liés aux licences pour éviter les conflits de droits de propriété.
  • Considérer les services d’un fournisseur de logiciels libres détenant l’expertise de déploiement et des services de maintenance open source.

N. B. Les exemples d’applications sont donnés à titre indicatif. Pour en trouver d’autres, vous pouvez consulter le site http://sourceforge.net, une mine d’or des logiciels libres.

Lire aussi: Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler!

Sources:
–  B. Laat, Paul, «Evolution of open source Networks in Industry», The Information Society, septembre 2004.
–  Forrester Consulting. «L’open source ouvre la voie à la nouvelle génération des systèmes d’information d’entreprise», novembre 2008.
–   Fodor, O., et H. Werthner. «Harmonise: A Step toward an Interoperable E-Tourism Marketplace. International Journal of Electronic Commerce», 2005.
–  Garé, Bertrand. «Les 10 réussites Françaises de l’open source», L’Informaticien, dossier avril 2009.
–  Krishnamurthy, S. «An Analysis of open source Business Models», 2003.
–  Rosemary Stockdale, Bernhard Rieder et Sven Ktihne. «Developing a Business Model using open source Software: A Tourism Case Study», 2006.
–  Von Krogh, G., et E. von Hippel. «Special issue on open source software development», 2003.

Webographie:

http://www.april.org/
http://www.softbooker.com
http://www.progilibre.com
http://www.itrmanager.com
http://www.dsi.cnrs.fr/
http://sourceforge.net
http://www.squiz.co.uk
www.processmaker.com
www.limesurvey.org/
http://ez.no/fr/
http://drupalfr.org/
http://www.joomla.org/
http://matrix.squiz.net/
www.linformaticien.com
www.mantisbt.org
www.phplist.com
http://www.fsf.org/