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Hébergement Segments de clientèles

L’hôtellerie doit faire des efforts pour s’adapter et satisfaire la clientèle senior

Aujourd’hui, d’après les statistiques officielles du US Census Bureau, 60 millions d’Américains (soit 28 % de la population adulte) ont plus de 55 ans. Mais la majorité des hôtels ne parviennent pas à adapter leurs services aux attentes de ceux-ci, perdant ainsi une clientèle de plus en plus précieuse et représentative du touriste de demain. D’autres secteurs industriels semblent pourtant avoir compris le message, comme l’industrie automobile et de la construction, qui s’adaptent aux nouvelles exigences de consommation.

Dans un article très ironique, publié le 15 mars dernier dans la revue Hotel & Motel Management, Anthony Marshall, doyen de la Florida International University, se laisse aller à certains sarcasmes sur des évidences qui semblent avoir échappé à l’industrie hôtelière. Il y décrit de nombreuses incongruités du système et déplore :

  • la « trop » jeune composition des comités exécutifs et des employés des hôtels, qui ne comprennent pas l’importance et les besoins spécifiques de la clientèle senior;
  • le manque de service vis-à-vis, par exemple, du transport des bagages lourds, depuis l’entrée jusque dans les couloirs et étages;
  • le manque d’éclairage;
  • des consignes d’instruction de sécurité (politique d’évacuation et autres mesures de secours, entre autre) écrits en caractères minuscules;
  • des cruches et pichets trop lourds, sur les tables;
  • la trop grande familiarité (lire la sénilisation) des contacts humains;
  • etc.

Certaines adaptations/améliorations sont cependant faciles et peu coûteuses, comme :

  • l’installation de planchers antidérapants (salles de bains, etc.);
  • un meilleur éclairage intérieur et extérieur, ainsi que des lumières de type « veilleuses »;
  • un réveille-matin qui ne demande pas l’intervention d’un informaticien;
  • des prises électriques accessibles;
  • sans oublier du personnel mieux formé et plus serviable.

Le touriste senior est un client difficile mais très rentable, du fait de son niveau de vie plus élevé que la moyenne de la population.

Sources :
– « États-Unis – L’hôtellerie a des progrès à faire afin de satisfaire la clientèle senior », Senior Actu (France), 14 avril 2004.
– Benoit, Jacques. « Tourisme : la manne des baby-boomers », La Presse, 2 avril 2004.
– Marshall, Anthony. « Gray matters: How to profit from an aging marketplace », Hotel & Motel Management, 15 mars 2004.

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Produits et activités Tendances

La grande aventure du spa (3ième partie): les tendances pour 2004 aux États-Unis

En janvier 2004, HotelMarketing.com présentait le Top 10 des nouvelles tendances à observer, en 2004, dans l’industrie américaine du spa et des stations thermales (article publié par le magazine spécialisé Spa Finder).

Selon eux, si 2003 était l’année record en matière de fréquentation, 2004 sera, assurément, sous le signe de la métamorphose, en proposant d’améliorer la manière dont l’Amérique traditionnelle mange, fait des affaires, contrôle sa santé et son stress.

Les 10 grandes tendances seront:

1- Plus de soins médicaux… moins de cosmétiques

Jusqu’à présent, les clients fréquentaient les spas principalement pour des traitements cosmétiques, comme par exemple, des injections de Botox. En 2004, les baby-boomers tireront profit des spas pour des buts véritablement médicaux, comme, notamment, des traitements et des régimes préventifs, des programmes éducationnels à long terme de santé.

2- Allier affaire et plaisir

Les entreprises auront de plus en plus recours aux spas pour motiver leurs employés et pour contrôler la santé du personnel. Les spas deviendront des endroits à la mode pour les réunions d’affaires. Les certificats cadeaux émis par les spas serviront de primes et de récompenses à l’effort. Les entreprises innovatrices, y compris certains fournisseurs de produits d’assurance, garantiront des visites régulières au spa pour favoriser le maintien en bonne santé des employés et d’abaisser les coûts des frais médicaux et de l’absentéisme.

3- Le spa comme destination d’un jour

Une tendance qui va aller en augmentant: le spa comme destination d’un jour. Vécues comme une «mini retraite», ces visites d’un jour offriront une expérience holistique regroupant corps, âme et esprit, soit une journée pouvant inclure des programmes d’éducation, des programmes de remise en forme, un repas sain et des soins de beauté.

4- Une expérience qui se démocratise

Bien des Américain(e)s, ne pouvant se payer l’expérience du spa, ont tenté de le recréer de toutes pièces à domicile, en s’achetant eux-mêmes les différents produits. L’explosion de la tendance spa incitera l’industrie des cosmétiques à se démocratiser, permettant à tout un chacun de se procurer des bougies aromatiques, de la mousse pour le bain et autres produits professionnels.

5- Des traitements internationaux aux excursions internationales

L’an dernier, les visites aux stations thermales internationales faisaient fureur : massages thaïlandais, rituels de Bali, etc. En 2004, avec une économie américaine plus stable, les clients choisiront d’aller directement à la source.

6- Le bien-être arrive dans votre assiette

Bien être et alimentation font la paire. Bon nombre de spas offriront la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir: poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination rivalisent d’inventivité et engagent des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adapté à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (comme Montignac). Le croisement spa/cuisine risque de devenir un «must».

7- Le spa comme critère comparatif

Si la clientèle recherchait des hôtels avec un spa, désormais elle va se mettre à la recherche d’un spa avec un hôtel! Le spa risque de devenir un facteur plus important, voire décisif, dans le choix d’un établissement.

8- Des services pour les animaux de compagnie

Afin de laisser le client se reposer sans avoir la culpabilité de laisser leurs animaux de compagnie seuls durant leur séjour, fut-il même court, les spas sont de plus en plus ouverts aux animaux de compagnie. Ceci se concrétise par l’offre de services directement rattachés: promenades, traitements et toilettages, services de garderie, et plus.

9- Et les hommes dans tout cela?

En 2004, les spas tenteront de rallier la clientèle masculine avec des offres personnalisées, comme le golf, des activités extérieures d’aventure, des traitements cosmétiques masculins et des programmes physiques de (re)mise en forme adaptés. Les établissements espèrent ainsi égaler le nombre de clients féminins et masculins.

10- Et pour finir, la famille toute entière!

L’an dernier a vu l’arrivée des adolescentes, accompagnées par leur mère, pour des traitements de beauté. Elles y ont été charmées par le luxe de l’expérience.

En 2004, les établissements tenteront également de convaincre les adolescents masculins, ce qui complètera le portait de la famille toute entière. Ensuite, pourquoi pas, elles offriront des activités pour les enfants seulement.

Voir aussi

Spa Finder

Sources :
– «Spa Trends to watch in 2004», HotelMarketing.com, 22 janvier 2004.
– Dossier Beauté, Santé, Bien être, Altema, le journal des tendances de consommations.

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Hébergement

Perspectives fort encourageantes dans l’hôtellerie

Jan Freitag, analyste chez Smith Travel Research, a dressé un portrait extrêmement positif et prometteur de l’industrie hôtelière aux États-Unis. Les principaux indicateurs sont en hausse et, contrairement à ce que l’on observe dans le secteur aérien, le meilleur reste à venir. Freitag constate aussi un ralentissement de l’offre, ce qui est également de bon augure pour les performances à venir.

Perspectives de l’hébergement

Au cours de l’année 2004, tous les importants indicateurs de performance ont affiché une forte hausse par rapport à l’année 2003 (graphique 1). Alors que l’offre de chambres est demeurée relativement stable, la demande, elle, s’est fortement accrue, ce qui s’est traduit par une augmentation du taux d’occupation, du tarif moyen (ADR) et du revenu moyen par chambre (RevPAR).

* Données pour 12 mois, jusqu’en septembre 2004

Autres éléments clés du secteur aux États-Unis:

  • 66 milliards $US de revenus en 2004 (janv.-sept.) par rapport à 63,4 en 2000 (véritable année de référence);  
  • tarif moyen en 2004: 86,41 $US (janv.-sept.) par rapport à 85,14 en 2000;
  • bonne performance, principalement attribuable à l’hébergement haut de gamme, avec de forts taux de croissance par rapport à 2003 (graphique 2);
  • très bonne année pour les hôtels de luxe (taux d’occupation de +5,7%)

En 2004:

  • les taux d’occupation dans les grands marchés touristiques ont explosé (Orlando +12,4%, New York +9,7%, Los Angeles +8,0%, etc.);
  • l’offre a affiché un ralentissement (tableau 1).

La faible croissance de l’offre amènera une performance encore meilleure en 2005, alors que le taux d’occupation et le RevPAR devraient augmenter.

  • L’ajout de nouvelles chambres s’effectuera principalement dans les catégories upper upscale [très haut de gamme] (ex: Hilton, Marriott, Sheraton), upscale [haut de gamme] (ex.: Courtyard, Crowne Plaza, Radisson) et mid without F & B [milieu de gamme sans nourriture ni boissons] (ex.: Hampton Inn, HI Express, Comfort Inn);
  • on prévoit que le tarif moyen atteindra 89,29 $US en 2005;
  • le taux d’occupation devrait se situer à 61,8% en 2005.
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Tendances

2024: À quoi ressemblera l’hôtel du futur?

De quoi auront l’air nos vacances en 2024? Deux architectes, Ken Hutt et Nadi Jahangari (M3 Architects), ont profité du Forum Thomson 2003 pour présenter leurs réflexions sur «l’hôtel de demain».

Réuni en colloque à Londres, un panel d’experts rassemblés par le voyagiste britannique Thomson a tenté de définir les visions et les défis du secteur touristique en 2024.

Selon eux, les grandes tendances du tourisme en 2024 se résument ainsi:

  • des hôtels mobiles et respectueux de l’environnement;
  • la Chine comme destination numéro un des vacanciers;
  • un aller-retour Londres / New York à 90 $US;
  • l’introduction du Cosmoplane, un avion gros-porteur reprenant la technologie du Concorde;
  • des paquebots de croisière conçus comme de véritables centres de loisirs (avec des parcs d’attractions à thème, des salles de sport, de cinéma et de concert);
  • des croisières sous-marines;
  • etc.

Qu’en sera-t-il des hôtels?

L’hôtel mobile

Le panel d’experts prévoit aussi que les touristes prendront des vacances taillées sur mesure, dans des hôtels en forme de «cocon», ou encore de «cosse à haricot» selon certains, surmontés d’une antenne géante. Ces véritables structures ambulantes, préfabriquées en usine, pourront être démontées et déplacées n’importe où, en fonction des besoins touristiques.

Imaginez un de ces «cocons» futuristes au fin fond de l’Amazonie ou dans l’Antarctique! Ils pourraient demeurer en place jusqu’à 15 ans ou être démantelés, facilement et rapidement, et transportés vers d’autres destinations, advenant un changement de goût des voyageurs.

Érigé sur des échasses, cet hôtel-cocon serait accessible par hélicoptère, directement de l’aéroport ou du port le plus proche.

Il serait situé à proximité des communautés locales indigènes, tout en minimisant le plus possible les dommages causés à l’environnement local. Conçu pour fonctionner de façon maximale en autarcie, il générerait sa propre énergie et serait équipé d’unités de recyclage des déchets.

Un écho au développement durable

Cette vision peut paraître utopique, mais fait écho à tout le phénomène de développement durable et de tourisme écologique, et constitue une formule visant à réconcilier le développement économique et social, la protection de l’environnement et la conservation des ressources naturelles.

Imaginez un hôtel, implanté dans un environnement protégé, mais participant activement à la sauvegarde de la biodiversité avoisinante… un tourisme durable à petite échelle.

Des pièces modulables

Ces hôtels auraient des chambres de différentes tailles. La décoration des pièces, active et mouvante, pourrait être adaptée aux conditions et aux goûts de chacun. Les technologies de l’information associées permettront aux utilisateurs de combiner travail et loisirs sans interférence.

Les vacances du futur seront accessibles à la demande et le cocon et la décoration refléteront les différences de classes économiques, en fonction du budget des vacanciers.

À l’intérieur des pièces modulables, les murs comme les planchers et les plafonds retransmettront des images – vue de l’océan ou fenêtre sur la jungle – qui varieront selon l’humeur et l’état d’esprit des invités.

De la technologie à revendre

Les voyages de l’avenir – définis comme des «vacances douces» – combineront travail et loisirs, le tout savamment encadré par la technologie dernier cri et très sophistiquée. Même les enfants auront accès aux jeux vidéo les plus récents, autant de temps qu’ils le désirent, pendant que papa et maman travailleront dans la pièce à côté.

Réalité ou pure fiction?

Certaines images peuvent faire sourire, mais est-ce vraiment fou de penser que telle pourrait être la réalité d’ici 20 ans?

Si en 1980, on vous avait dit que 24 ans plus tard, vous pourriez:

  • recharger automatiquement et grâce à Internet ou un quelconque système sans fil, le frigo ou le mini-bar;
  • faire des réservations d’hôtels ou des locations de voiture avec un téléphone cellulaire;
  • regarder un écran LCD capable d’afficher des images différentes sur ses faces avant et arrière;
  • payer vos menues dépenses avec un portefeuille électronique…

L’auriez-vous cru?

Voir aussi

Tourisme durable

Sources
– HTR Eurotrends et Marketing, n° 110-111, mars 2004.
– The Thompson Future Holiday Forum, TUI UK.
– Domoclick. «2024: Voyage dans l’architecture des hôtels du futur», 20 janvier 2004.

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Technologies

Accès Internet haute vitesse: mode d’emploi

La plupart des grandes chaînes hôtelières du monde ont récemment annoncé que l’accès Internet à haute vitesse serait bientôt disponible dans l’hôtel (mais pas nécessairement dans toutes les salles) vers la fin de 2004. Ces initiatives sont susceptibles de constituer, à moyen terme, un avantage concurrentiel.

Et l’on ne parle pas seulement des Hilton et des Marriott de ce monde. Ici, au Québec, prenons juste l’exemple de l’Hôtel Saint-Sulpice, dans le Vieux-Montréal, qui propose l’accès Internet haute vitesse par prises modem dans toutes ses chambres. Ou encore, l’Hôtel Manoir Victoria, à Québec, qui offre gratuitement l’accès Internet haute vitesse dans ses chambres et salles de réunion.

En matière de connexion

En matière de connexion, sachez qu’il existe différentes façons de relier votre hôtel à Internet, soit :

  • par une ligne dédiée (T1);
  • par modem câble;
  • ou encore avec l’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line).

En choisissant l’une ou l’autre de ces options, sachez que les vitesses de raccordement et les prix peuvent varier. Et là encore, faut-il que vous disposiez d’un choix dans ce domaine car, d’après votre situation géographique, cela pourrait ne pas être le cas (petite ville ou en région).

En matière d’équipement

Une fois votre hôtel raccordé à Internet, il lui faut penser à l’équipement qui va le gérer. Le fournisseur de service Internet fournira très probablement le modem ou le «routeur» (équipement d’interconnexion qui a pour fonction d’optimiser la transmission des données).

Les autres composants, fournis par l’hôtel ou une compagnie de gestion de réseau, incluent un pare-feu (firewall) et optionnellement, un serveur principal.

Le serveur est nécessaire en cas de facturation, tandis que le pare-feu protège les utilisateurs contre des intrus éventuels. Ce dernier peut également être utilisé pour fournir des services de VPN (réseau privé virtuel). Un VPN permet à l’utilisateur de créer un chemin virtuel sécurisé entre une source et une destination. Avec le développement d’Internet, il est intéressant de permettre ce processus de transfert de données sécurisé et fiable.

En reliant vos ordinateurs en réseau vous permettez à vos employés de travailler ensemble en partageant des fichiers, des renseignements et des ressources communes. Mais si votre réseau est branché à Internet, vous ouvrez alors toute grande la porte à des agents extérieurs (bien ou mal intentionnés) qui pourraient utiliser (voire détruire) vos ressources sans autorisation. Voilà pourquoi le pare-feu est chaudement recommandé.

Et qui dit pare-feu ne dit pas protection anti-virus. Vous aurez également à vous munir d’une bonne protection contre les virus et autres attaques informatiques.

Veillez également à séparer le réseau des clients du réseau qui gère l’administration hôtelière. Non seulement ce dernier contient-il des données sensibles et privées, mais vous voudrez aussi très probablement limiter l’utilisation d’Internet auprès des employés.

Avec ou sans fil?

Au sujet de la connexion, une autre discussion fait rage: avec ou sans fil?

Le grand avantage de l’accès Internet haute vitesse sans fil (liaison par ondes radio) est qu’il peut être disponible de n’importe quel endroit dans l’hôtel: des chambres au restaurant, en passant par les salles de conférences ou le hall d’entrée.

Plus techniquement, il est possible de retransmettre une connexion haute vitesse Internet par ondes radio avec un «routeur» ou un concentrateur équipé d’un point d’accès sans fil (ou WAP pour Wireless Access Point).

Les fournisseurs de service Internet haute vitesse sans fil fournissent des adaptateurs de réseaux USB que l’hôtel pourra proposer à ses clients. Ces adaptateurs s’installent simplement, sans besoin de changer la configuration existante de l’ordinateur du client. Les clients ayant déjà un système Wi-Fi intégré à leur ordinateur s’identifieront par un code d’autorisation que leur attribuera la réception de l’établissement.

Ce type de système peut accepter des centaines de clients à la fois et croître jusqu’à accueillir des milliers de clients. Les centres de congrès, les écoles, etc., installent déjà ce type de technologie dans les lieux publics.

Beaucoup de nouveaux ordinateurs possèdent des fonctions sans fil intégrées. Aussi, il serait peut-être recommandé que l’hôtel ait quelques dispositifs sans fil pour le prêt ou la location.

En matière de facturation

En ce qui concerne la facturation (si nécessaire, car tous les hôteliers ne répercutent pas automatiquement ces frais de service sur la facture du client), le raccordement par câble offre la plus grande facilité parce que vous savez où le contact à été établi (dans quelle pièce) et la consommation s’affiche, par conséquent, directement sur la facture du client.

Les liaisons sans fil, elles, exigent un code de passage ou d’entrée afin d’établir la facturation. Le seul problème est que la connexion sans fil peut être établie à partir de n’importe quel point d’accès dans l’hôtel et même venir de quelqu’un qui n’est pas client de l’hôtel.

À vous de voir avec votre fournisseur de service Internet s’il fournit l’équipement servant à la facturation (et dans le cas du sans fil, du service d’authentification également) et le logiciel ad hoc.

En matière de support

Une composante importante de cet accès Internet est le support à la clientèle. Pour la plupart des hôtels, avoir une personne bien informée et disponible en tout temps, afin de pouvoir aider les utilisateurs, n’est pas une option, non plus.

Dans un hôtel, où se croisent toutes sortes de clientèles d’affaires, il est important d’avoir un fournisseur de service qui assure un support 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

En même temps, il doit y avoir quelqu’un, à l’hôtel, capable de faire fonctionner l’équipement. Cette personne doit être à l’aise avec les ordinateurs et la gestion de base du réseau. Il n’est cependant pas nécessaire d’engager un technicien exclusivement consacré à cette tâche.

En matière de contenu

Afin de vous protéger, il est fortement conseillé de rédiger quelques politiques d’utilisation et mettre par écrit quelques recommandations de sécurité. La plupart des fournisseurs de service Internet en offrent, mais vous pouvez toujours avoir les vôtres.

Il est important que les usagers reconnaissent que les éventuels virus, accès au matériel inadéquat ou même illégal se fait sous leur propre responsabilité et que l’hôtel ne peut en être tenue responsable.

En tout cas, si vous pensez brancher votre établissement au réseau Internet, identifiez toutes les solutions possibles et offertes dans votre région par les fournisseurs de services ayant pignon sur rue. Et vérifiez avec eux des points cruciaux comme : la vitesse, la capacité, le prix, le service à la clientèle? À l’Interne, évaluez vos objectifs d’affaires. Quel usage comptez-vous faire d’Internet?

Sources :
– eHotelier. «High Speed Internet Access : No Longer Optional» [www.ehotelier.com], 1er mars 2004.
– Barbe, Jean-François. «Le sans-fil cogne à la porte des hôteliers», Les Affaires, 7 février 2004, p. 52.
– ebiz.facile. «Choisir un fournisseur de services Internet (FSI)», Industrie Canada [strategis.ic.gc.ca].

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Hébergement

L’hôtel « boutique », à l’opposé de la chaîne hôtelière

Stylisé, branché, unique, innovateur, chic, harmonieux, thématique, original, urbain, tendance, exceptionnel, intime, luxueux, éclectique… Autant de qualificatifs qui collent à l’hôtel «boutique». Qu’est-ce qu’un véritable hôtel «boutique»?

Une tentative de définition

Émergeant au cours des années 1980 à New York, le marché de niche des hôtels «boutique» a connu un véritable boom à la fin des années 1990. Ce type d’hôtel comble la place laissée inoccupée par la standardisation des grandes chaînes hôtelières. À l’opposé de ces dernières, chaque établissement développe un style unique basé sur un concept et une personnalité qui lui sont propres.

On parle souvent de feeling quand on veut décrire les hôtels «boutique», mais le concept se définit principalement par :

  • la localisation urbaine – principalement situés dans les grandes villes et dans des quartiers dynamiques et branchés;
  • l’architecture et le design – architecture unique, design recherché et souvent articulé autour de thématiques, souci du détail, décor offrant atmosphère et sentiment d’intimité;
  • le service personnalisé – facteur important de différenciation, anticipation des besoins, le client devient un invité.

Les milieux de villégiature offrant exotisme, éloignement, intimité et intégration de la culture locale présentent un intérêt grandissant.

À Montréal, Le Germain est sans contredit l’hôtel «boutique» type. Le Vieux-Montréal est devenu une zone où ce marché se développe de plus en plus. Occupant un segment haut de gamme, ces hôtels ont désormais fait leur niche. Ils atteignent souvent des taux d’occupation supérieurs de 10 à 15% à la moyenne des établissements hôteliers. Leur marché est constitué de voyageurs d’affaires, dont plusieurs femmes, d’une clientèle branchée et de baby-boomers. Certains associent leur clientèle au lifestyle plus qu’à toute autre caractéristique sociodémographique. Pour ces hôteliers principalement indépendants, le bouche à oreille devient un facteur critique de publicité. Certains hôtels se tournent vers les chaînes volontaires pour optimiser leur commercialisation.

Un débat autour du nombre de chambres

Le nombre de 150 chambres semble être la limite acceptable pour les hôtels «boutique». Selon certains, le concept de service personnalisé et le caractère d’intimité recherchés dans ce type d’hôtel ne peuvent prendre tout leur sens que dans un établissement de faible capacité. Par opposition, d’autres affirment que la quantité n’entre pas en ligne de compte et qu’au-delà du service personnalisé, le design et l’atmosphère théâtrale (architecture, design, couleurs, éclairage, musique, art) font partie intégrante du concept.

Le succès de ce segment a évidemment un impact sur les chaînes hôtelières, qui adoptent elles aussi la formule. Devant ce phénomène grandissant, plusieurs sont perplexes: le concept de l’hôtel «boutique» n’est-il pas le contraire de la chaîne?

Du recherché au «branché», du chic au «griffé»

Il y a non seulement augmentation notable de grands hôtels dans ce créneau, mais la notion de design a éclaté dans tous les sens. Les designers rivalisent d’ingéniosité pour impressionner, surprendre ou séduire la clientèle. D’un design recherché, on passe au design branché. On veut attirer la clientèle avec le Wow et le Buzz. Pour paraphraser Don MacLaurin, professeur associé de l’Université de Guelph, ces établissements engagent du personnel qui semble sortir directement d’un magazine de mode. On verse dans l’ère du You are where you sleep. Suivant un même courant, le segment des hôtels de luxe se tourne vers les grands créateurs de mode, Armani et autres, pour renouveler son image et se démarquer.

Créneau saturé ou voué au déclin?

On constate que «hôtel boutique» est devenu un buzz word et que les puristes ont tout lieu de s’en indigner. Avec l’arrivée des chaînes hôtelières et des hôtels sous le signe de la surenchère du design, on peut parler d’éclatement de ce segment. Selon certains, ce créneau est difficilement viable car le très branché, on s’en lasse! L’effet mode étant voué au changement, l’engouement s’estompe et il faut alors se renouveler. La barre étant toujours de plus en plus haute, un défi grandissant se pose pour les designers et il devient très coûteux de suivre l’évolution des modes.

La vision que la clientèle a d’un hôtel a beaucoup évolué depuis les dernières années et il n’est pas faux de dire que le choix de l’hôtel reflète la personnalité du client. L’hôtel «boutique» dans son essence même n’est pas un produit créé pour suivre une tendance ou une mode, il a été créé pour répondre à un besoin. Il ne faut pas abandonner l’idée d’être différent, mais il faut surtout miser sur la qualité du produit – les gens veulent somme toute une chambre confortable – de même que sur un service personnalisé et irréprochable.

Sources :
– Anhar, Lucienne. «The Definition of Boutique Hotels», HVS International, 13 décembre 2001.
– Binkley, Christina. «Travelers Bypass Boutique Hotels – Quirky Accomodations Are Passe in Era of Restraint ; Schrager Rethinks Recipe», Wall Street Journal, 27 février 2002.
– Nobles, Harry, et Thompson, Cheryl. «What Is a Boutique Hotel?», [www.hotel-online.com], septembre 2001.
– Sheridan, Mike. «You are where you sleep», National Real Estate Investor, 1er mai 2001.
– Swig, Rick. «News of Boutiques? Demise is Greatly Exaggerated», [www.hotel-online.com], mai 2002.