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Conjuguer tourisme et bien être: la grande aventure du spa (1ère partie)

En 2001, selon les chiffres de l’International Spa Association (ISPA), une association internationale qui regroupe les joueurs de l’industrie des spas, les États-Unis comptaient 9648 établissements pour un chiffre d’affaires de 10,65 milliards USD. Le Canada comptait pour sa part 1261 établissements, pour un chiffre d’affaires de 610 millions CAD. Depuis quelques années, l’industrie des spas est en effervescence et l’on assiste partout à une réorientation et une modernisation.

Le 21e siècle a réinventé le thermalisme: savant mélange du hammam à l’orientale et des techniques de massage asiatiques, sur fonds de senteurs cosmétiques. Le spa (Sanitas Per Acqua en latin, qui signifie «soins par l’eau») est l’endroit par excellence où se ressourcer, se métamorphoser, bref, LE lieu de détente à la puissance X.

Au Québec aussi, cette industrie est en plein essor. Avec une bonne centaine d’établissements, on estime qu’elle génère des revenus annuels de près de 60 millions $ et a créé jusqu’à maintenant 1670 emplois.

Il s’agit, pour la plupart, de petites entreprises indépendantes qui ne comptent à leur actif que quelques années d’exploitation. Néanmoins, des bannières imposent déjà leurs couleurs. Le Québec possède un fort potentiel de développement au sein de cette industrie puisqu’il offre une expérience distincte, à mi-chemin entre les soins à l’européenne et les techniques américaines.

Comme partout en Amérique du Nord, les Québécois sont de plus en plus nombreux à s’offrir des forfaits santé ou de détente, hormis à des fins touristiques, pour un ou plusieurs jours. Selon un article du journal La Presse, quelque 820 000 personnes fréquentent annuellement la centaine d’entreprises répertoriées dans le domaine du tourisme de santé.

Parfois encore perçu comme un produit de luxe réservé exclusivement à une petite partie de la population, l’industrie du spa se développement néanmoins, poussé par l’augmentation de la capacité d’accueil de plusieurs établissements, l’intégration de spas dans des hôtels existants et le dynamisme du marché.

Accessible toute l’année, le tourisme de santé est un phénomène qui s’étale sur quatre saisons. Offerts dans le cadre de centres d’hébergement au cachet romantique, en milieu urbain ou de villégiature, en campagne ou en forêt, dans un complexe hôtelier moderne, la clientèle trouve son bonheur dans une gamme de soins variés: massothérapie, drainage lymphatique, massage, réflexologie, hydrothérapie, thermothérapie, pressothérapie et autres soins esthétiques.

Ainsi, le Spa Eastman (à Eastman), le deuxième spa le plus ancien en Amérique du Nord, est un relais santé totalement dédié à la remise en forme et au ressourcement. Les services offerts vont de l’atelier de relaxation à la psychothérapie en passant par la cuisine santé. Le Spa Eastman figure au très prestigieux palmarès des 100 Best Spas of the World et est Lauréat national Argent du Grand Prix du Tourisme québécois 2003.

Devant un tel engouement, les spas québécois explorent d’autres avenues de développement, comme les spas nordiques et comptent bien séduire les clientèles internationales. La tendance est à la diversification des produits et des approches.

Chaud, froid… et on recommence!

Pas encore très nombreux mais faisant de plus en plus d’adeptes, les spas nordiques gagnent en popularité. Le principe y est simple: on se réchauffe, on se refroidit, on se repose… et on recommence!

Le Spa Le Scandinave Mont Tremblant propose: sauna finlandais, bain de vapeur norvégien, bains tourbillons en plein air, chutes nordique et thermale, terrasses et solariums, foyer extérieur et baignade en rivière à l’année.

Amateur de chaud et froid, il y a encore le Polar Bear’s Club dans les Laurentides, près de la rivière Saint-Simon. Le principe finlandais d’alternance entre les bains chauds et froids y est très apprécié.

Le SPA Ofuro (à Morin Heights) est, lui aussi, un lieu privilégié pour la détente et le bien-être. Ouvert depuis janvier 2000, il offre sauna, bain vapeur, bains tourbillons et bain en rivière.

Dans les Cantons-de-l’Est, à Bolton Centre, le Spa des chutes de Bolton est un relais détente qui mise sur son exceptionnelle situation sur le bord de la rivière Missisquoi pour offrir des bains polaires et des séances de sauna finlandais. Véritablement intégré à la région touristique, le spa est entouré de 5 centres de ski majeurs, plus de 120 B&B et hôtels de la région de Magog-Orford.

Sans oublier, en Gaspésie, l’Aquamer à Carleton et le centre de thalassothérapie de l’Auberge du Parc à Paspébiac. L’Aquamer a bénéficié récemment d’un investissement de 12,7 millions $ afin de doubler sa capacité d’hébergement et tripler sa capacité quotidienne d’accueil de curistes.

Ces spas de destination sont peu nombreux mais bien implantés. Ils accueillent une clientèle fidèle ayant besoin de refaire le plein d’énergie, évacuer le stress et retrouver un (bon) équilibre.

Spa un jour, en forme toujours

Les spas de jour occupent également une place très importante dans l’industrie, soit plus du quart des établissements. Ils sont majoritairement situés en milieu urbain et dans des centres de villégiature, au coeur d’un bassin de population élevé, qui contribue en grande part à la rentabilité à l’établissement.

Quand le bien être est dans l’assiette

Bien être et alimentation font la paire et bon nombres de spas, en hébergement, l’on bien compris. Ils offrent également la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir. Poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement bien avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque même de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination vont rivaliser d’inventivité et engager des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adaptés à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (Montignac, entre autres). Le croisement spa/cuisine risque bien de devenir un «must».

Alors, la recette d’une cure santé réussie, au Québec, n’est-elle pas: une bonne dose de soins professionnels, un zeste de chaleur humaine, un décor paisible et régénérateur, une lampée de bon air frais, le tout saupoudré de fine cuisine?

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– «Spas Relais santé: un réseau qui bouillonne», La Presse, 15 novembre 2003.
– Ruel, Sylvie. «La popularité des spas nordiques en croissance», La Presse, 7 février 2004, p. 10.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.

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Coup de coeur : motoneige en Abitibi-Témiscamingue

Récemment, l’Abitibi-Témiscamingue a été récompensée pour ses efforts en étant reconnue comme l’une des meilleures destinations de motoneige en Amérique du Nord. Depuis septembre 2003, la région figure au palmarès des 10 destinations les plus appréciées des motoneigistes, compilation établie par le magazine spécialisé Supertrax International (distribué à 250 000 exemplaires).

Soulignons également la performance de la région de Lanaudière, qui trône au sommet du classement. Les critères de sélection concernaient la qualité du réseau de sentiers, les infrastructures en place, l’offre touristique et l’accueil réservé aux motoneigistes.

Le succès obtenu par l’Abitibi-Témiscamingue constitue le fruit d’initiatives entreprises auparavant. À l’aube de la saison 2002-2003, l’association touristique régionale (ATR) avait procédé au lancement d’une première campagne promotionnelle hivernale (200 000 $), axée principalement sur le produit motoneige avec, comme marchés cibles, les États-Unis, l’Ontario et le Québec. Cette campagne incluait la production de dépliants de forfaits, l’achat de publicités dans des revues spécialisées et des journaux, ainsi que la participation à des salons commerciaux. Ajoutons que l’ATR a distribué plus de 200 000 brochures de forfaits et 35 000 cartes des sentiers de la région. Elle a également pris part à deux salons commerciaux s’adressant aux motoneigistes. L’ATR visait une croissance de 15 % du taux d’occupation des hôtels de la région en hiver. Résultat : hausse de 28 % entre décembre 2002 et mars 2003.

Le site Internet de l’ATR proposait des circuits/forfaits variant entre 300 et 500 kilomètres et mettant en vedette quatre régions différentes. Ces prestations, dont les tarifs étaient de 170 à 200 $ par personne pour une durée de trois à quatre jours, comprenaient les repas et un hébergement de 2 à 4 étoiles. La stratégie promotionnelle misait sur « la beauté des paysages à la porte de la région du Nord du Québec », les petits villages de l’Abitibi-Ouest, les charmes des villes du Nord et la qualité supérieure des services offerts.

Soulignons l’apport important de la motoneige pour la région avec notamment des entrées directes de plus de 780 000 $ provenant de la vente des droits d’accès vendus aux motoneigistes. C’est sans compter toutes les autres retombées économiques associées à cette activité.

Le produit motoneige occupe une place importante dans plusieurs régions du Québec. Cette activité exigeant de grands espaces, les régions éloignées constituent des destinations de prédilection. On y trouve également une forte densité d’adeptes. Après la Côte-Nord, c’est en Abitibi-Témiscamingue que l’on compte le plus grand nombre de motoneiges immatriculées par 1000 habitants au Québec. Cette région possède un imposant réseau de plus de 3500 kilomètres de sentiers.

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Le quad rivalisera-t-il avec la motoneige?

La pratique du quad (VTT – véhicule tout terrain) comme activité récréative gagne rapidement en popularité au Québec. Le quad est-il un produit touristique en émergence au même titre que la motoneige il y a vingt ans ?

Entre 1995 et 2003, le nombre de motoneiges immatriculées au Québec a diminué de 159 000 à 146 000, alors que celui du quad a pratiquement doublé, passant de 148 000 à 279 000 (graphique 1). Près de 21 000 quads neufs ont été vendus au Québec en 2003.

En dépit d’un déclin de popularité parmi les adeptes québécois, la motoneige affiche une croissance marquée de la clientèle hors Québec. Selon Pannel Kerr Forster, quelque 400 000 nuitées sont attribuables à cette activité au Québec.

La pratique du quad gagne la faveur de nouveaux adeptes québécois au détriment de la pratique de la motoneige. Les conditions météorologiques de moins en moins propices, qui raccourcissent la saison de la motoneige, conditionnent en partie cette substitution. La pratique du quad constitue un loisir quatre saisons.

On recense au Québec quelque 140 clubs et 47 000 membres au sein de la Fédération Québécoise des Clubs Quads. Le réseau de sentiers des clubs membres de la Fédération totalise 17 000 km, dont environ 10 000 sont accessibles en hiver et 7 000 en été.

Portait des quadistes

Environ 13 % de la population québécoise adulte a réalisé une excursion de quad (une heure et plus) en 2002. On estime toutefois à près de 120 000 le nombre de quadistes «touristes». La durée moyenne d’un voyage de quad équivaut à 4,6 jours, et plus d’une centaine de kilomètres sont ainsi parcourus quotidiennement. Les adeptes réalisent en moyenne deux voyages annuellement.

La Montérégie compte le plus grand nombre de propriétaires de quads (28 400), suivie par les régions de Chaudière-Appalaches (25 700) et du Saguenay—Lac-Saint-Jean (25 400).

Quatre critères d’importance conditionnent la sélection d’une destination touristique de quad :

  • la qualité de l’aménagement des sentiers;
  • la présence d’une signalisation adéquate;
  • la beauté et la diversité des paysages du circuit;
  • l’offre d’hébergement à proximité des sentiers.

Contrairement aux motoneigistes, seulement 10 % des quadistes utilisent régulièrement les sentiers balisés des clubs fédérés de quad du Québec à des fins touristiques.

Perspectives touristiques

Au Québec, la pratique du quad à des fins touristiques se limite, pour l’instant, presque essentiellement à la clientèle québécoise. Considéré comme produit émergent, le quad se hisse parmi les produits touristiques « moteurs » de certaines régions du Québec.

Le Québec constitue une destination de choix pour le quad grâce à :

  • un réseau de sentiers étendu pénétrant la majorité des régions touristiques du Québec et donnant accès à des zones « grande nature »;
  • un vaste réseau de 17 000 kilomètres de sentiers se diversifiant au fil des saisons;
  • une infrastructure d’accueil (hébergement, restauration, relais) développée initialement pour les motoneigistes et adaptée aux quadistes;
  • plusieurs organisations de bénévoles assurant le développement et l’entretien des sentiers.

Ce n’est pourtant pas suffisant pour élever le Québec au rang de destination quad de calibre international. Parmi les destinations renommées, mentionnons le Maroc, la Tunisie, la Mauritanie, le Utah et le Nevada.

Vers un développement responsable

Le quad demeure un secteur encore jeune et peu structuré d’un point de vue touristique. Le nombre grandissant de quads en circulation amène plusieurs régions touristiques à se questionner sur leur stratégie de développement de ce produit. L’investissement dans la création de sentiers à vocation touristique interpelle plusieurs acteurs et nécessite le développement de collaborations.

Dans un souci de développement durable, il est impératif d’obtenir une reconnaissance des communautés concernant un partage du réseau des sentiers entre différentes catégories d’utilisateurs. Une telle cohabitation des voies entre véhicules motorisés et non motorisés exige une grande planification. Précisons qu’un emploi partagé ne signifie aucunement que les sentiers deviennent accessibles en même temps à tous les utilisateurs.

Dans une perspective de stratégie de développement de l’offre de quad et pour rehausser la qualité du produit, voici quelques facteurs importants à prendre en compte :

  • Les perceptions populaires tendent à voir le quad comme un véhicule bruyant et polluant.
  • L’accès permanent aux sentiers s’avère souvent difficile en raison de la précarité des droits de passage, d’un terrain parfois impraticable ou de la saison de la chasse.
  • La qualité de la signalisation et de l’entretien des sentiers varie sensiblement d’un club à l’autre en raison de l’inégalité des ressources humaines et financières.
  • Le choix actuel du tracé des sentiers ne tient que très peu compte des besoins d’un circuit de nature touristique et présente des lacunes sur le plan de l’interconnexion entre les différentes régions touristiques.
  • Les régions qui choisissent le quad comme produit touristique vedette doivent non seulement présenter un réseau de sentiers bien développé mais également adopter des critères d’aménagement de qualité répondant aux besoins de la clientèle touristique.
  • L’adoption d’une vision à long terme implique la mise en place d’un réseau « labelisé » et d’un « code de conduite » afin de mieux encadrer la pratique et uniformiser les standards de qualité entre les régions.

Bien que le taux de pénétration de l’activité quad auprès de la clientèle hors Québec demeure pour le moment embryonnaire et que plusieurs défis restent à relever, les perspectives touristiques s’avèrent néanmoins fort prometteuses.

Sources :
– Desjardins Marketing Stratégique / Pluram et Léger Marketing. « Étude sur le développement et la commercialisation touristique du quad au Québec », 21 juin 2002.
– Commission canadienne du tourisme, Société du Partenariat ontarien de marketing touristique FedNor, Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario et Communautés ontariennes. « Guide de développement d’un produit VTT touristique communautaire », 2003.
– Pannel Kerr Forster Inc. « Étude nationale sur le produit touristique motoneige », 2001.
– Fédération Québécoise des Clubs Quads. « Info-FQCQ – Statistiques », [www.fqcq.qc.ca], 2004.

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Croisières: à quoi s’attendre en 2004?

En 2004, les spécialistes de l’industrie des croisières prévoient un rebond. Les bateaux sont de plus en plus grands et les parts de marché sont en croissance constante.

À ce sujet, Cruise Critic, une communauté Internet spécialisée dans le domaine, nous propose de jeter un oeil sur ce que nous réserve l’année qui vient. Optimiste, elle prévoit plusieurs tendances, dont les principales sont les suivantes:

1. Le retour des itinéraires «exotiques»

Les destinations exotiques ont été relativement limitées l’an dernier. Mais en 2004, cela pourrait bien changer et nous pourrions voir une «explosion» de destinations.

En effet, le croisiériste Princess Cruises, par exemple, a décidé de mettre l’accent sur ce créneau avec l’annonce récente d’une série complète (au moins pour les grandes lignes de bateaux) d’itinéraires peu communs. Sa ligne Pacific Princess naviguera cet été en Amérique du Sud, en Asie, en Afrique occidentale et dans l’océan Indien. Elle tentera aussi de ramener les touristes américains et européens vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. D’autres lignes, plus petites, étendront leur circuit vers le Moyen-Orient – Égypte, Jordanie, le Sultanat d’Oman et les Émirats arabes unis. L’Antarctique aussi est une destination très à la mode.

Au Québec, les gens d’affaires mettent les bouchées doubles afin de développer les croisières en eaux froides, projet soutenu par la Commission canadienne du tourisme (CCT). En effet, la municipalité de Baie-Comeau et la Chambre de commerce de Manicouagan ont à coeur plusieurs projets qui combineraient le contact avec la nature sauvage, l’observation des mammifères marins et la découverte des communautés autochtones.

À ce sujet, le projet de Croisière Transboréale étudie la possibilité de bâtir un navire pouvant accueillir près de 1000 passagers, qui sillonnerait l’est du Canada pendant les mois d’hiver. Quant au projet de l’Esprit du Saint-Laurent, il s’agit d’un paquebot d’une capacité de 450 personnes, qui naviguerait sur le fleuve entre mai et octobre, avec une escale par semaine à Baie-Comeau.

Saguenay veut devenir une destination incontournable pour les immenses paquebots de croisière qui sillonnent le fleuve Saint-Laurent. Un projet de 10 millions $ incluant l’augmentation de la capacité d’accueil du quai Lepage est en développement. Un village portuaire, avec condominiums et boutiques, devrait prendre forme.

2. Augmentation des forfaits «à la carte»

Par le passé, les amateurs de croisières pouvaient être raisonnablement sûrs que presque tout à bord (excepté les boissons) était inclus dans un forfait fixe. Plus aujourd’hui!

Les croisiéristes se lancent de plus en plus dans le concept «à la carte». Le premier à aller dans ce sens est un croisiériste norvégien qui teste un programme de divertissements à la carte. D’autres proposent, moyennant des coûts supplémentaires, des menus différents, du golf miniature, etc.

Une fois à bord, les voyageurs peuvent choisir de se retrouver ensemble pour le repas ou de participer, séparément, aux activités de leur choix. Le vieux modèle de croisière – on mange un grand repas, puis on se repose dans une chaise longue sur le pont – est révolu; il est remplacé par une kyrielle d’activités pour toutes les tranches d’âge: garderies et jeux pour enfants, spa et massages, salles de gymnastique ou salles de conférences…

3. Le retour d’un «système de classes»

Jadis, les bateaux de croisière étaient séparés en classes (première, deuxième ou troisième) en fonction du prix. Pour 2004, on constate le retour de ce système. Plus vous y mettrez le prix, meilleur sera le service: dîner aux chandelles, maître d’hôtel, suite privée avec balcon, peignoirs brodés… Le marché du luxe ne connaît ni la crise ni les limites.

4. Une réduction des prix?

La tendance vers une démocratisation des prix vise à rejoindre un plus grand nombre de consommateurs. Mais selon certains, ces baisses de tarifs ne seraient que passagères.

L’arrivée sur le marché d’easyCruise va permettre de proposer des croisières moins luxueuses, plus courtes et de fait, moins coûteuses. easyCruise défend un concept moins rigide, orienté vers une clientèle plus jeune et plus large. Tout y sera facturé, depuis le ménage de la cabine jusqu’aux repas!

5. La révolution «spa»

Les analystes du secteur prévoient également une nouvelle révolution grâce à l’arrivée à bord de stations thermales. En effet, en installant à bord des équipements de spa et de thalassothérapie, les croisiéristes espèrent susciter un nouvel intérêt.

Pendant des années, ce genre de services a été confié à la sous-traitance. Là aussi, l’annonce récente de Princess Cruises d’installer de tels équipements sur certaines destinations promet de satisfaire cet engouement nouveau.

6. De nouveaux bateaux, toujours plus gros!

2004 verra également le rajeunissement de la flotte. En effet, au début de 2000, les chantiers navals ont entrepris la construction de nouveaux bateaux. Carnival, le groupe qui gère Princess Cruises, Holland American, Costa et autres, et qui représente plus de 70% des parts du marché mondial de la croisière, a commandé, l’été dernier, 25 nouveaux paquebots, dont la majorité sont de véritables villes flottantes, pouvant accueillir 3000 passagers. Les investissements vont bon train et les compagnies voient grand.

Les exploitants européens ont, eux aussi, augmenté la cadence. Au début de cette année, le Queen Mary II a quitté la Grande-Bretagne pour un voyage inaugural en direction de la Floride. Cet énorme paquebot peut contenir jusqu’à 4000 personnes.

On constate également une augmentation et une diversification des nouveaux modèles, de plus en plus variés, allant du petit bateau (100 à 250 places), capable de se faufiler dans les petites criques, au «méga-monstre».

Qu’est-ce qui rend les croisières si populaires? Peut-être est-ce le dépaysement, la démocratisation du luxe, les destinations multiples, les multiples options que l’on combine à sa guise au gré de ses envies. La devise de l’industrie est, rappelons-le: «Il y a une croisière pour chacun!».

Voir aussi

International Council of Cruise Lines

Sources :
– Cruise Critic. «2004: Watch these Trends!», [www.cruisecritic.com], 25 février 2004.
– Paradis, Steve. «Croisières en eaux froides: La communauté invitée à bâtir des plans d’affaires», Le Soleil, 5 février 2004, p. A19.
– Newsweek Budget Travel Inc. «The 10 big trends in cruiseship vacations», 10 novembre 2003.
– Associated Press. «Big ships, theme trips among cruise trends», 10 décembre 2003.