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Ailleurs dans le monde Enjeux Gestion

Meilleures pratiques – Taxe de séjour : un outil de gestion

Pour une majorité de destinations touristiques, la taxe de séjour constitue un levier financier important, généralement utilisé pour des activités promotionnelles. Pour les régions du Québec ayant choisi d’exercer ce pouvoir administratif, un défi se pose : optimiser l’utilisation des fonds constitués à l’aide de cette mesure. Le modèle de la France qui a choisi d’y greffer une carte d’hôte constitue un exemple intéressant.

Apports de la taxe d’hébergement

La taxe touristique permet à une destination de disposer de nouvelles ressources financières. L’objectif est souvent le renforcement de l’attractivité et de la notoriété de la destination. De telles initiatives ne suscitent évidemment pas toujours l’unanimité. Par exemple, l’Ontario continue de s’y opposer depuis plusieurs années, bien qu’Ottawa se soit dotée d’une taxe hôtelière volontaire.

Selon Patrick Vicériat, du département ingénierie et stratégie touristiques chez ITG Consultants, trois raisons font de la taxe de séjour un outil de gestion d’avenir. C’est :

  • Une ressource largement sous-exploitée alors que sa collecte n’est souvent pas optimisée (le montant exigé pourrait être supérieur).
  • Un levier mobilisateur des acteurs locaux qui permet, une fois les obstacles aplanis, de créer un consensus entre les intervenants et de travailler en concertation autour de valeurs communes.
  • Un outil pouvant servir à des fins de développement durable en transformant (complètement ou en partie) la taxe de nuitée en taxe écologique.

Différentes formes de taxation

Au Québec, l’application de la taxe spécifique sur l’hébergement dans les régions touristiques prend la forme d’une tarification fixe de 2 $ par nuitée. On compte actuellement 13 régions touristiques où la taxe est en vigueur. Les revenus perçus par l’ATR dans les régions participantes sont utilisés de différentes façons. Généralement, de 60 à 75 % des budgets sont consacrés à la promotion globale de la destination. Les sommes restantes se répartissent entre des crédits marketing pour les établissements membres de l’ATR, du développement touristique et de la promotion d’événements touristiques.

D’autres destinations optent plutôt pour un taux de taxation fixe s’appliquant au prix de la nuitée. Par exemple, les villes de Victoria, Vancouver et Whistler appliquent une taxe de 2 %, Aspen (Colorado), de 1%, et le Massachusetts, de 5,7 %.

Certaines régions, notamment à l’intérieur de plusieurs communautés françaises, privilégient une taxe de séjour forfaitaire. Celle-ci se calcule selon la capacité d’accueil de l’hébergement, le tarif en vigueur et le taux moyen de fréquentation sur une période donnée. Le montant de base de la taxe de séjour forfaitaire est donc indépendant du nombre de clients hébergés. Bien qu’en France cette formule soit davantage intégrée selon une approche communale, où chaque municipalité détermine son mode de taxation, rien n’empêcherait d’appliquer la taxe de séjour forfaitaire à plus grande échelle.

Exemple de la Carte d’hôte de France

Depuis 1996, certains territoires touristiques en France ont pris l’initiative de bonifier leur taxe de séjour avec une carte d’hôte. Bien que ces cas étudiés aient associé la taxe de séjour à la Carte d’hôte, le principe de taxation n’en constitue pas une condition sine qua non. L’objectif principal de cette mesure consiste à doter les régions d’un outil de gestion de la clientèle. Il s’agit d’une carte nominative et numérotée remise à tout client utilisant une unité d’hébergement commercial sur le territoire. L’intérêt pour le visiteur se situe au niveau des avantages qu’il reçoit pour l’utilisation de la carte. Les bénéfices prennent la forme de réductions et de gratuités pour des prestations touristiques situées dans le territoire visité.

La mise en place de la Carte d’hôte en complément de la taxe de séjour constitue un outil de gestion à plusieurs égards, pour :

  • Assurer un suivi de la performance de la destination et des comportements de voyages de la clientèle.
  • Permettre un meilleur ajustement de l’offre grâce à l’observation continue de la demande.
  • Offrir une information plus complète sur les activités et les services disponibles et ainsi améliorer la qualité globale du séjour.
  • Renforcer la fidélisation de la clientèle.
  • Exercer une rétention de la clientèle (prolongement du séjour) invitée à profiter d’offres promotionnelles dans la région.

Les résultats obtenus par la France grâce à l’instauration de la Carte d’hôte s’avèrent fort positifs. Depuis son entrée, 40 territoires touristiques l’ont adoptée, soit 15 000 établissements, qui distribuent chaque année 3 millions de cartes. Les recettes de la collecte de la taxe de séjour en France atteignent annuellement 117 millions d’euros.

La preuve est faite de l’utilité d’une taxe touristique comme levier financier pour soutenir l’industrie touristique. À la lumière de l’expérience de la France, un questionnement s’impose sur les manières de dépenser les sommes recueillies afin d’en optimiser les rendements. Par exemple, quelle proportion du budget doit-on allouer à la promotion par rapport aux efforts à consentir au développement de l’offre ?

D’autres avenues d’investissement — par exemple le financement de nouvelles liaisons aériennes entre Montréal ou Québec et certaines villes hors-Québec — seraient des projets mobilisateurs et structurants pour l’ensemble des régions. De plus, un examen approfondi des expériences étrangères en matière de cartes d’hôte mérite d’être considéré afin d’évaluer l’application de cette mesure et ses retombées potentielles pour le Québec.

Sources :
– Vicériat, Patrick. « La taxe de séjour, un impôt toujours jeune », Espaces 212, février 2004.
– Lerner, Jill. « Officials try to save tourism fund from budget tax », Boston Business Journal [www.bizjournals.com], mai 2003.
– Cartedhote.net. « Une taxe de séjour mieux perçue », [www.taxedesejour.net].
– Tourisme Gaspésie. « Guide d’information et de discussion sur l’implantation de la Loi 76 », septembre 2002.

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Ailleurs dans le monde Tendances

L’ouverture de l’UE vers les pays de l’Est constitue-t-elle une menace ?

Le 1er mai 2004, l’Union européenne a intégré 10 nouveaux pays. C’est le plus grand élargissement de son histoire. Cette ouverture n’aura bien sûr guère d’incidence sur le tourisme et le touriste québécois, mais qu’en est-il de la concurrence des touristes européens ?

La majorité de ces pays sont d’anciens pays d’Europe de l’Est, soit : l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Pologne, la Slovénie, Chypre et Malte. La Bulgarie et la Roumanie, elles, seront accueillies en 2007.

Si tant est que l’attrait de la nouveauté fait partie des raisons principales pour lesquelles les touristes choisissent une destination plutôt qu’une autre, ceux-ci ne seront-ils pas attirés vers ses nouveaux paysages ? D’autant plus que ceux-ci, situés à courte distance de Bruxelles, de Paris ou de Berlin, offrent la possibilité de se faire découvrir, en voiture, pour de courts séjours ?

Outre la distance, les principaux avantages qu’ont les Européens à visiter ces nouvelles destinations sont :

  • les destinations peu coûteuses;
  • l’attrait de la nouveauté;
  • une certaine nostalgie envers l’ancien régime (Ostalgie, voir plus loin);
  • l’utilisation d’une monnaie identique : l’Euro (avantage à venir);
  • l’absence de paperasseries administratives de type visa ou passeport (libre circulation des biens et des personnes), puisque ces pays font partie de la Communauté européenne (avantage à venir).

Tous membres de l’OMT sauf un

Les pays qui ont rejoint l’Union Européenne le 1er mai sont tous membres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), à l’exception de la Lettonie, qui y adhérera en 2005 et de l’Estonie.

La Commission européenne estime que le tourisme représente directement 5 % du PIB total de l’UE, 2,2 millions d’entreprises et 7,7 millions d’emplois.

La Pologne, hôte d’honneur à Bruxelles

Cette année, la Pologne était l’hôte d’honneur du 48e salon des vacances de Bruxelles (Belgique). On y a donc fait la promotion intensive de ses villes culturelles historiques, de ses 23 parcs nationaux, de ses chaînes de montagnes, de ses 2 000 lacs et ses vastes forêts, etc.

La Pologne est largement identifiée comme une destination importante pour le tourisme global. Elle se classe actuellement au 12e rang mondial des pays les plus visités. En effet, la croissance du tourisme en Pologne a maintenant dépassé la croissance de destinations touristiques traditionnelles comme la Grèce ou la Suisse. En 2000, ce ne sont pas moins de 84.5 millions d’étrangers qui ont visité le pays, soit cinq fois plus qu’en 1990.

Le développement du tourisme a favorablement déteint sur le développement de l’infrastructure hôtelière, puisqu’en 2000, le nombre d’hôtels avait atteint un total de 924. Cependant, cette infrastructure hôtelière nécessite encore de gros investissements. Mais le développement des activités touristiques y est déjà bien développé et les dispositifs géographiques bien diversifiés (montagne, bord de mer, lac et campagne).

Attractivité touristique ?

Globalement, l’attractivité touristique des nouveaux adhérents est encore à la traîne comparée à celle de l’Europe des 15. Mais selon certains experts réunis dernièrement au 38e Salon mondial du tourisme de Berlin (ITB), elle devrait décoller rapidement dans les prochaines années.

En 2001, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, la Pologne et les trois États baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie) comptaient tous au plus deux nuitées par habitant, selon Eurostat, l’Office des statistiques de la Commission européenne. A titre de comparaison, l’Espagne en dénombrait six par habitant.

Mais ces pays de l’Europe de l’Est devront cependant faire de gros efforts. En effet, la faiblesse des infrastructures, un système de transports encore sous-développé, des régions parfois peu accessibles, une qualité inégale de l’hôtellerie et de la gastronomie, associé à faiblesses notoires dans la promotion et la mise en marché font d’eux des novices en la matière.

De plus, l’absence de vision stratégique en matière de politique touristique risque de ralentir l’activité de ce domaine.

Les capitaux étrangers au rendez-vous

Les investissements privés sont cependant au rendez-vous : de nombreux pays participent déjà à l’aide financière : les pays de l’UE des 15, les États-Unis et dans une moindre mesure, le Japon.

La répartition est cependant inégale d’un pays à l’autre : la Pologne, la République tchèque et la Hongrie ont ouvert leurs frontières plus radicalement à la privatisation et aux capitaux étrangers. Mais la République tchèque et la Roumanie ont également la mauvaise réputation de faire la part belle à la corruption.

Les autorités de certains pays (Hongrie, République tchèque) ont mené des politiques visant à attirer les investissements étrangers, sous forme d’incitations fiscales et d’avantages attribués au cas par cas.

Au programme : ski, montagne et eaux thermales

Selon certains analystes, l’entrée de ces pays dans l’UE devrait doper l’économie en général (construction de nouvelles routes, modernisation des ports sur la Mer Baltique, etc.) et le tourisme en particulier. Beaucoup de pays d’Europe de l’Est misent – outre sur leur riche patrimoine culturel – sur le tourisme thermal, le ski et la montagne.

En effet, l’Europe centrale est connue et reconnue pour les bienfaits de ses eaux thermales. La Hongrie présente une forte concentration de centres de thalassothérapie avec des consultations par des médecins attachés à l’établissement, des cures, des massages, des bains de boue, etc. À Budapest même, l’on dénombre plus de 120 sources d’eaux chaudes thermales. Et chaque source présente des qualités curatives propres.

En plus des établissements thermaux publics, certains hôtels proposent des cures dans des piscines d’eau thermale, accompagnés des services d’un médecin. Et de gros investissements dans ce domaine sont attendus sous peu, puisqu’une grande partie des fonds structurels européens distribués par Bruxelles pour développer des régions économiquement faibles, devrait être employée à cet effet.

La région est également riche en terrains montagneux et permet la pratique du tourisme d’aventure : ski alpin, ski de fond, escalade, entre autres.

Plusieurs montagnes dépassent 1500 mètres d’altitude. Les amateurs d’escalade et de spéléologie y trouveront des parois et grottes intéressantes. Les amateurs de ballades à vélo pourront profiter d’un réseau de pistes cyclables qui s’élargit peu à peu (la Bohème du Sud, par exemple, est une région bien adaptée pour cette activité). Pour les sports nautiques, on trouve également de nombreux lacs naturels ou artificiels.

Ostalgie, ostalgie

Quinze ans après la chute du mur de Berlin (1989), une réelle nostalgie de la RDA (l’ancienne Allemagne de l’Est) envahit peu à peu l’Allemagne. Passion pour les anciennes voitures de marque Trabant, engouement pour les marques made in RDA, on parle ici d’une nouvelle mode : l’ostalgie !

Illustrer de belle façon dans le film de Wolfgang Becker, « Good Bye Lenin ! », l’Ostalgie (de Osten, Est en allemand) est avant tout une vague littéraire et culturelle.

Et Berlin a décidé de profiter du mouvement pour mousser sa campagne touristique 2004 puisque d’ores et déjà, l’office du tourisme propose un tour « Ostalgia ». Après la visite du quartier général de l’ex-Stasi, la promenade s’étend aux boutiques spécialisées en reliques de l’Est, permet d’admirer les massifs exemples d’architecture réaliste-socialiste de la Karl-Marx Allee et se termine sur les ruines et vestiges du Mur.

Voir aussi

Eurostat

Sources :
– « Élargissement : « décollage » annoncé pour 10 nouveaux pays. Les nouveaux membres de l’UE devraient doper le tourisme », TourMag, 16 mars 2004.
– « Le secteur du tourisme relève la tête », La Libre Belgique, 17 mars 2004.
– « Tourism Market: Poland », US&FCS Market Research Reports, 11 février 2004.
– « Back in RDA », Lonely Planet.
– Picciotto, Bérénice. « L’investissement direct vers les nouveaux adhérents d’Europe centrale et orientale : ce que l’élargissement pourrait changer », Notre Europe, mai 2003.

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Marketing

La campagne marketing de Destination Africa: un succès rugissant !

Tandis qu’à Granby, on «zoo et on amazoo», à Calgary on fait appel aux singes colobus pour mousser la campagne de marketing du zoo à travers la ville. Durant l’hiver de 2002, la Calgary Zoological Society a relevé un défi de taille: le réaménagement du zoo de la ville et l’organisation de Destination Africa, un projet d’un montant de 31,5 millions $.

Ce projet comprenait de nouvelles installations devant permettre aux enseignants, aux étudiants et aux visiteurs de découvrir les différents écosystèmes d’Afrique, la création de nouveaux environnements pour une variété d’animaux sauvages, la construction d’un village africain présentant tous les éléments culturels appropriés – notamment des huttes et de la musique -, des programmes éducatifs de conservation, etc.

Destination Africa, ce sont plus de 100 animaux et 84 plantes d’Afrique, une technologie de pointe associée à la conception des enclos des animaux et des salles de classe, un nouveau centre de conférences pouvant recevoir 280 personnes (le Safari Lodge Canada), etc.

Le tout avec la volonté de transmettre aux visiteurs une véritable «expérience africaine» afin de reproduire les images, les sons, les odeurs et le climat que l’on retrouve en Afrique.

Mise en marché et campagne médias

Une phase de pré-lancement a eu lieu, où, sur plusieurs fronts en même temps, des reproductions de 4 pi de haut (1,3 m) de singes colobus se sont balancées:

  • sur les panneaux publicitaires de la ville;
  • dans les journaux locaux;
  • sur les portes des centres commerciaux;
  • dans des émissions télévisées;
  • ainsi que sur Internet…

Un imposant programme de relations publiques a été mis en place, dès janvier 2003: campagnes médias (radio, télé), concours Internet permettant de gagner un voyage pour quatre personnes à Toronto afin d’assister au spectacle musical Le Roi Lion… Et au fur et à mesure, les coordonnées (noms et références) des participants étaient ajoutés à une base de données qui a servi plus tard à la promotion du zoo.

Bref, les singes ont réellement donné un coup d’envoi à une campagne publicitaire d’un montant de 250 000 $CA. L’approche était réellement amusante et divertissante, elle proposait de visiter l’Afrique à une fraction du coût d’un réel voyage.

Une participation privé-public

Une campagne de financement a permis de réunir la somme de 31,5 millions $CA en provenance des gouvernements (dont 7,5 millions $CA pour chacun des trois paliers) et d’entreprises privées. L’idée du projet avait été lancée en 1996 à la suite d’un don de 2,5 millions $CA fait par TransAlta afin de bâtir un nouvel habitat pour les gorilles. Cette idée s’est développée en donnant naissance au projet Destination Africa que l’on connaît aujourd’hui.

Résultats de tous ces efforts?

Durant le premier semestre de 2003, la fréquentation du zoo de Calgary a connu une augmentation de 83% (soit 87 000 visiteurs supplémentaires), comparativement à la même période l’année précédente, soit un retour sur investissement de trois pour un!

Et cette affluence a même dépassé de 43% les prévisions faites par le zoo avant le lancement; la vente du passeport-découverte a également connu une augmentation de 486%! Les résultats ont été impressionnants et le zoo de Calgary a reçu, l’an dernier, de nombreux prix afin de récompenser l’excellence de sa campagne marketing.

Modernisation du zoo de Granby

Le zoo de Granby se lance, lui aussi, dans un grand projet de modernisation. Les gouvernements fédéral et provincial ont injecté chacun 14,5 millions $ pour la réfection de l’hôpital vétérinaire, le zoo assume lui-même une part de 5 millions $ et sa fondation y investira 1 million $. Le jardin zoologique bénéficiera également d’un investissement total de 35 millions $ d’ici 2007. La moitié de cette somme sera investie directement dans les habitats des animaux. Les travaux seront réalisés en trois phases (de 7, 15 et 13 millions $). Selon les promoteurs, cette modernisation devrait générer des retombées économiques annuelles de 47 millions $ et permettre d’augmenter l’achalandage de 30%.

Parmi les travaux planifiés: un nouveau bâtiment d’accueil et une nouvelle aire de restauration, un stationnement asphalté, des lampadaires, des caméras de surveillance, un débarcadère pour les autobus et des îlots de verdure.

Déjà l’automne dernier, le zoo fermait sa cinquantième saison sur une note positive et une augmentation de 20 000 visiteurs par rapport à l’an dernier. À l’occasion de cette date anniversaire, le zoo avait également misé sur une importante campagne publicitaire.

Voir aussi

Destination Africa
Zoo de Calgary
Zoo de Granby

Sources:
– R. Bannerman, Larry R. « A Roaring Success », Marketing Magazine, 8 mars 2004.
– Alberta Venture. « Monkey Business », mars 2003.
– Ramage, Norma. « Parallel monkeys around the zoo », Marketing Magazine, 20 janvier 2003.
– Le Quotidien. « Le zoo de Granby modernisé », 28 février 2004, p. 38.
– Létourneau, Marie-France. « Une cure de rajeunissement », La Voix de l’Est, 28 février 2004, p. 2.

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Enjeux Produits et activités

Tourisme culturel en Ontario: le gouvernement provincial injecte 580 000 $

Le gouvernement de l’Ontario, désireux de revitaliser l’industrie touristique de Toronto et d’attirer des visiteurs, vient d’accorder un financement de 580 000 $ à sept organismes culturels. Selon le ministère de la Culture ontarien, le tourisme culturel joue un rôle vital au sein de l’industrie touristique de la province et génère presque 20 milliards $ en revenus.

Cet investissement devrait permettre d’accroître les efforts de marketing et d’attirer des visiteurs de tout le Canada et des États-Unis. Il s’ajoute à l’octroi d’un financement supplémentaire de 30 millions $ pour promouvoir le tourisme et favoriser la croissance économique en Ontario.

Administré par le ministère de la Culture, le Fonds de promotion du tourisme culturel vient en aide aux attractions, événements et festivals culturels d’Ontario. Des efforts de promotion accrus sont notamment déployés afin de rebâtir les auditoires et récupérer les marchés perdus. Doté au départ d’un programme de 5 millions $, le fonds a reçu une somme supplémentaire de 2,5 millions $ pour poursuivre ses efforts au cours de 2004.

Les sommes investies seront réparties entre sept organismes culturels:

– Le Canadian Stage Company: 160 000$ pour la promotion de «Come Out and Play» (partenariats dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des médias; rabais et tirages de prix);

– Le CentreHarbourfront : 140 000$ pour la promotion (stratégie marketing comprenant une campagne exhaustive dans les médias, ainsi que l’appel à de nouveaux partenariats);

– La Corporation of Massey Hall & Roy Thomson Hall: 138 000$ pour une campagne de promotion marketing et ventes, et amélioration de la billetterie sur Internet;

– Le Casa Loma: 57 000$ pour une campagne de promotion ciblant des visiteurs du nord-est des États-Unis et de l’Ontario;

– Le Festival de musique North by Northeast: 40 000$ pour réviser la conception d’un plan de recrutement/promotionnel et le mettre en oeuvre;

– Le Musée du textile du Canada: 38 000$ pour la promotion de deux expositions en 2004, conjointement avec le Metropolitan Hotel;

– Et le Toronto Blues Society: 7 000$ pour l’amélioration du plan de promotion des Maple Blues Awards (janvier 2004) et la présentation du Blues Summit (janvier 2005).

Sans oublier le Musée royal de l’Ontario (ROM)

Il faut ajouter cette initiative à l’imposante campagne de financement Renaissance ROM du Musée royal de l’Ontario (Toronto).

Ce projet, s’élevant à 200 millions $CA, présente deux phases distinctes:

– Phase 1 (mai 2003): qui comprend la construction du Cristal Michael A. Lee-Chin, ainsi que les premiers travaux de restauration des édifices historiques devant être inaugurés en décembre 2005;

– Phase 2 (décembre 2006): achèvement des travaux de restauration des édifices historiques.

À la date de l’inauguration des travaux de la phase 1, en mai 2003, Renaissance ROM bénéficiait déjà de promesses de dons totalisant 114,7 millions $.

Cette campagne repose sur:

– 30 millions $ de la part du gouvernement de l’Ontario dans le cadre des initiatives SuperCroissance – volet Partenaires pour les sports, la culture et le tourisme (mars 2002);
– 30 millions $ de la part du gouvernement du Canada dans le cadre du programme d’infrastructures Canada-Ontario (mai 2002);
– un mécénat de 30 millions $ (avril 2003) effectué par l’homme d’affaires canadien Michael Lee-Chin, président du CA et chef de la direction d’AIC limitée;
– de nombreux dons de particuliers, de fondations et d’organismes privés (financement public).

Cette revitalisation intensive, que les protagonistes voient comme la «renaissance de Toronto» après les répercussions négatives du SRAS sur le tourisme, semble bien porter ses fruits. En effet, près de 893 000 personnes ont visité le musée en 2002-2003. Le nombre de visites virtuelles du site Web remodelé du ROM est lui aussi monté en flèche pour atteindre presque 2 millions.

Voir aussi

Ministère ontarien de la Culture
Renaissance ROM

Sources:
– Gouvernement de l’Ontario. «Le gouvernement McGuinty revitalise le tourisme torontois», ministère de la Culture, 9 mars 2004.
– Gouvernement du Canada. «Le premier ministre Jean Chrétien annonce un financement de 30 millions $ de la part du gouvernement du Canada en faveur de Renaissance ROM», communiqué de presse, 31 mai 2002.
– Musée royal de l’Ontario. Rapport annuel 2002-2003.

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Enjeux Technologies

Informatisation du secteur hôtelier: quel budget pour 2004?

Alors que, selon une étude annuelle Ipsos-Reid, le Canada figure au premier rang des pays ayant la plus grande proportion d’adultes internautes (avec 71%), juste devant la Corée du Sud (70%) et les États-Unis (68%), l’informatisation du secteur du tourisme, en général, traîne la patte.

L’Hotel Association of Canada (HAC) et Hyphen Information Systems Management viennent de publier les résultats d’une récente étude sur l’état de la technologie dans l’industrie hôtelière au Canada.

Des données statistiques pancanadiennes ont été compilées par l’intermédiaire d’une série de questionnaires remplis par des représentants de l’industrie hôtelière.

Les principaux résultats de cette enquête indiquent que les hôteliers canadiens restent optimistes quant au rétablissement progressif du taux d’occupation de leurs installations pour 2004, mais qu’ils continuent à contrôler leurs dépenses.

Cependant, en matière de dépenses en technologies, 59% des répondants ont soutenu que leur budget de 2004 resterait au niveau de celui de 2003, ou serait moindre. Et un peu plus de 25% d’entre eux avouaient même qu’ils n’avaient prévu aucun budget en 2004 pour la technologie.

Les créneaux de dépenses vont comme suit:

  • 63% des répondants qui possèdent un budget de technologie visent des dépenses de matériel;
  • 26% des répondants prévoient des systèmes de gestion hôtelière (Property Management Systems);
  • et seulement 12% pour de l’accès Internet à haute vitesse ou sans fil (Wi-Fi).

Le pourcentage élevé des dépenses consacrées au matériel n’étonne guère, vu les prix très compétitifs des ordinateurs et des serveurs d’archivage.

De manière significative, à la question sur la façon dont ils dépenseraient un hypothétique 100 000 $, sur n’importe quel projet technologique, 33% des hôteliers ont indiqué qu’ils demanderaient une évaluation complète de tous leurs systèmes et qu’ensuite, ils décideraient quelle ligne de conduite adopter. 25% des répondants ont aussi indiqué qu’ils dépenseraient l’argent pour l’achat de nouveaux systèmes de gestion hôtelière. 

Ces statistiques illustrent bien, selon le président d’Hyphen, le côté pragmatique des hôteliers.

Pour les résultats complets de cette étude, veuillez communiquer directement avec:

HAC Technology Survey
1120 Hamilton Suite # 307
Vancouver (BC) V6B 2S2
Téléphone : 1.877.442.7246 Ext #104
hacsurvey@hyphenism.com

Voir aussi

Hotel Association of Canada
HAC Technology Survey
Ipsos-Reid

Sources:
– Hospitality Net. «Hotel Association of Canada and Hyphen Announce Results of Hotel Technology Survey», [www.hospitalitynet.org], 18 février 2004.
– Ipsos-Insight. «The Face of the Web 2003», janvier 2003.

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Enjeux Gestion Marchés géographiques

Une pluie de subventions pour l’Ontario

De toutes les provinces canadiennes, c’est l’Ontario, et notamment la région du Grand Toronto (RGT), qui a été la plus touchée par l’épidémie de SRAS, l’an dernier. Le gouvernement ontarien fait preuve d’une volonté très nette de renverser la vapeur. Ainsi, pour attirer les touristes en Ontario dès ce printemps et cet été, il fait pleuvoir des subventions (provinciales et locales) depuis le début du mois de février 2004, soit un investissement de 30 millions $.

Selon les résultats d’un sondage (NFO CFgroup, novembre 2003) mené auprès des Américains sur leurs intentions de voyage, ceux-ci ont répondu être encore très préoccupés par le SRAS. Et lorsqu’on leur a demandé s’ils étaient plus susceptibles de bouder certaines destinations entre novembre 2003 et mai 2004 en raison du SRAS, ils ont mentionné Toronto (à 6%), Niagara Falls et d’autres villes de l’Ontario (à 4%).

Le secteur touristique en Ontario a subi des pertes sans pareil en termes de dépenses depuis 1992, la dernière étude Tourism Expenditure Monitor de KPMG estimant la baisse globale des dépenses touristiques dans six villes canadiennes (Montréal, Ottawa, Toronto, Niagara Falls, Calgary et Vancouver) à 920 millions de dollars.

Le gouvernement ontarien consent ces importantes subventions afin d’ouvrir toute grande la voie à une saison touristique dynamique dans la province, d’amplifier les efforts de commercialisation, d’atteindre un public plus large, de développer l’industrie des congrès et de promouvoir le tourisme culturel. Le premier ministre McGuinty a ainsi annoncé un investissement de 30 millions $ réparti entre les trois principaux secteurs suivants:

  • 10 millions $ pour la promotion de l’Ontario sur les marchés national et international;
  • 2,8 millions $ réservés aux initiatives de promotion du tourisme du Nord;
  • et 17,2 millions $ alloués à des partenariats stratégiques destinés à commercialiser des événements et des destinations dans toute la province, à renforcer l’industrie des congrès et à promouvoir le tourisme culturel.

Dans cette enveloppe, retenons également que 100 000 $ seront versés pour aider la ville de Toronto à financer le festival d’activités et d’événements continus, le festival Winter City.

Le gouvernement souhaite également revoir les aspects promotionnels, en mettant l’accent sur l’interactivité et le multimédia: par le développement de campagnes interactives (campagnes marketing par courriel, DVD, etc.), l’utilisation de logiciels de GRC (gestion de la relation client – CRM, en anglais) et des médias électroniques (Internet), ainsi que la concertation avec d’autres organismes provinciaux, comme le CAA (Association canadienne des automobilistes) et l’OMCA (Ontario Motorcoach Association).

Il est cependant intéressant de voir que dans cette enveloppe budgétaire, moins de 50% de la somme sera dépensée en promotion, l’autre moitié de cet investissement étant destinée à des initiatives de développement (rénovation, construction…), d’accueil et de mise à niveau, ainsi que d’intelligence des marchés (partenariats).

Programme de relance de l’économie et du tourisme

En avril 2003, le ministère du Tourisme et des Loisirs de l’Ontario avait annoncé un Programme de relance de l’économie et du tourisme d’une durée de deux ans et qui s’élève à 138 millions $. Ce programme a été mis en place, à l’échelle internationale, afin que Toronto et l’Ontario redeviennent des destinations de confiance.

Destinée aux résidants ontariens, aux Américains des États frontaliers et aux visiteurs d’outre-mer, cette vaste campagne de commercialisation à long terme a pour objectif de redorer le blason de Toronto en tant que destination de choix en matière d’événements, de congrès et de voyages d’agrément.

Voici quelques éléments clés de cette campagne:

  • une campagne intense de relations publiques, notamment le lancement de plusieurs grands événements dans la région du Grand Toronto (RGT), pour acquérir un calibre international;
  • une aide exclusive à la mise en marché des festivals et événements communautaires admissibles;
  • une aide à la promotion de la province en tant que destination de voyage, qui mettra en valeur le tourisme régional;
  • une stratégie visant à attirer en Ontario des réunions et des congrès, grâce à des mesures incitatives dont bénéficieront les organisateurs d’événements s’ils réservent des installations ontariennes et plus particulièrement torontoises;
  • et enfin, un congé fiscal de 5 mois (du 1er mai au 30 septembre 2003) sur toutes les factures d’hôtel et les frais d’admission aux attractions.

Rappel: L’industrie touristique ontarienne est la plus importante au Canada, représentant 37 % des recettes du pays au chapitre du tourisme et accueillant 43 % des visiteurs.

Sources
– Canada NewsWire. «Le gouvernement McGuinty consacre 30 millions de dollars à la relance du tourisme en Ontario», 11 février 2004.
– KPMG. «Tourism Expenditures in Major Canadians Markets!» (Tourism Expenditure Monitor) [www.kpmg.ca], octobre 2003.