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Ressources humaines

Comment doit-on conjuguer ralentissement économique et ressources humaines?

La crise financière a miné la confiance des consommateurs et plongé la planète dans un marasme économique. L’industrie touristique devant faire face à un ralentissement de ses activités, quelle approche devrait-elle adopter par rapport à ses ressources humaines? Le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) a voulu connaître les stratégies déployées par quatre dirigeants.

Mme Jocelyna Dubuc, présidente-directrice générale du Spa Eastman

La crise financière actuelle constitue un moment propice à l’analyse de son produit et à l’adoption du virage qualité en offrant aux employés une formation sérieuse. Récession ou non, le client est toujours plus exigeant et la qualité recherchée passe par la formation.

La mise à pied du personnel devrait être une stratégie de dernier recours, car il faut chiffrer ce qu’il en coûte de remercier une personne que l’on a formée par rapport aux coûts de recrutement de nouveaux travailleurs. Il convient plutôt d’engager le dialogue avec les employés pour le réaménagement des vacances et la réduction volontaire des heures de travail. En général, le personnel se montre très réceptif à ces propositions.

Finalement, après la tempête, l’offre n’en sera que rehaussée et l’entreprise sera en meilleure position pour répondre adéquatement à la pression de la demande, tant régionale qu’internationale.

M. François Pellerin, vice-président, chef exécutif des Restaurants Fourquet Fourchette

Le ralentissement des activités représente un moment opportun pour investir dans les ressources humaines qui ont un potentiel prometteur en actualisant leur formation.

Offrir des stages stimulants ailleurs au Québec et à l’étranger, organiser des formations en partenariat avec d’autres employeurs et Emploi Québec, prôner la mobilité des employés entre les entreprises constituent autant d’actions à mettre de l’avant.

La formation permet de motiver les employés, de tenir en éveil leur passion, de développer leurs talents, d’assurer la relève et, par conséquent, de contribuer à la réputation de la région et de donner le goût aux jeunes de faire carrière dans l’industrie.

M. Jean-Yves Milot, propriétaire et directeur général de l’Hôtel & Suites Le Dauphin

Lorsque l’on considère toute la difficulté de se monter une équipe aguerrie, l’entreprise ne peut se départir de son expertise. Plusieurs stratégies sont mises de l’avant pour garder les travailleurs en emploi.

On assigne le personnel à d’autres tâches dans divers départements, ce qui permet de créer une meilleure synergie et d’accroître la flexibilité au sein du personnel. Les heures de travail sont réparties à l’intérieur de l’équipe, donnant ainsi la possibilité aux employés qui le souhaitent de réduire leurs heures. Les vacances sont concentrées dans les périodes creuses. Certains services donnés en impartition sont rapatriés à l’interne. On profite aussi de l’occasion pour investir dans une formation plus pointue.

M. Louis Lessard, président-directeur général de l’Auberge le Baluchon

Surmonter le ralentissement qui s’annonce exige créativité, planification, communication, transparence et un regard tourné vers l’avenir; pas question de mettre en veilleuse l’ébauche de projets de développement et l’amélioration continue des produits et des services.

Il importe de conserver une attitude positive. Grâce à la gestion participative, les gestionnaires assurent un suivi plus serré des indicateurs de performance (ratios, tableau de bord…), font circuler l’information, et les solutions viennent des employés. Ce sont eux qui suggèrent les façons d’optimiser les opérations – offensive marketing, réaménagement des tâches et des horaires sans perte d’avantages, polyvalence, etc. Donnez aux gens la liberté de s’exprimer et vous verrez toute la richesse de leurs idées.

Un même son de cloche chez nos voisins du Sud

Même si les mises à pied ont atteint des sommets aux États-Unis, certains employeurs ont essayé de changer la dynamique de la crise en trouvant d’autres solutions à la réduction de personnel: semaine de quatre jours, horaire de travail flexible, congé volontaire et vacances non payées, gel ou baisse des salaires, réduction des heures de travail, départ volontaire, partage des tâches, etc. Plusieurs entreprises ont choisi de réduire les dépenses pour sauver des emplois.

La communication et la transparence envers les travailleurs réduisent leur incertitude.

Alors qu’elle a investi dans la formation des employés et qu’elle peut compter sur la compétence de ses équipes, la direction des ressources humaines tente par tous les moyens d’éviter la perte de l’expertise de son personnel. De plus, ces stratégies contribuent à renforcer la loyauté des travailleurs à long terme. Elles évitent aussi de plonger l’entreprise dans une situation précaire, l’obligeant alors d’engager de nouveaux travailleurs et de les former lors du retour à la normalité, d’autant plus que le contexte d’embauche restera difficile.

P.-S. La Commission des partenaires du marché du travail offre aux entreprises touchées par le ralentissement économique l’occasion d’utiliser la réduction des heures de travail afin de développer les compétences de leur personnel. Les différentes régions se partageront une somme de 25 millions CAD provenant du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre (le Fonds). Les conseillers aux entreprises d’Emploi-Québec seront mis à contribution pour accueillir les projets et octroyer les subventions. Consultez les critères d’admissibilité!

Un grand merci aux dirigeants qui ont bien voulu partager avec nous leurs stratégies.

Sources:
– Accenture. «Expense Management Strategies for an Economic Downturn», en collaboration avec American Express, 2008.
– Mayock, Patrick. «Four things to do before layoff», Hotel News Now.com, 14 janvier 2009.
– Richtel, Matt. «More Companies Are Cutting Labor Costs Without Layoffs», The New York Times, 22 décembre 2008.

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Tourisme durable

Une fois convaincus que l’on doit montrer «patte verte», par où commence-t-on?

Tout comme le site Internet il y a quelques années, on se demande, devant l’ampleur de la tâche, par quel bout commencer lorsqu’il s’agit de s’attaquer au développement durable (DD)? Critère de succès: une direction convaincue. Critère d’approche: rester réaliste avec un brin de folie. Critère d’efficacité: mesurer. Critères de garantie: la certification et la reconnaissance. Le DD, c’est une démarche à long terme qui demeure un processus continu. Rien ne sert de courir, il faut partir à point… c’est-à-dire tout de suite! Et surtout pas d’argumentation… nous vous fournissons une liste des références.

Le plan de match initial

La première condition de succès: la direction doit être convaincue et offrir son soutien. Il faut que la notion de DD s’intègre à la culture de l’organisation et s’inscrive dans une volonté de prise en charge.

Le processus débute par l’établissement d’un plan d’action:

  • discuter des principes de DD, des enjeux, des pistes d’action;
  • s’informer de ce qui se fait ailleurs;
  • établir un diagnostic de l’empreinte de l’organisation sur la communauté;
  • recenser les actions déjà entreprises – cet exercice peut mener à des résultats surprenants;
  • mobiliser les employés – poste d’agent de développement, comité de consultation, boîte à idées, formation;
  • penser autrement, agir différemment, oser – bousculer les idées reçues, s’interroger sur ses façons de faire, modifier ses comportements;
  • établir une politique de développement durable – objectifs réalistes et mesurables;
  • fixer un échéancier réaliste;
  • nommer une ou des personnes responsables de la mise en œuvre;
  • communiquer les plans à l’interne – dans le but de bien expliquer la démarche;
  • communiquer les résultats à l’externe.

Il existe certains pièges à éviter:

  • ne pas s’investir par manque de vision ou d’insécurité;
  • ne pas établir de plan;
  • vouloir aller trop vite;
  • voir trop grand et ne pas évaluer les coûts des projets;
  • tenir pour acquis que les employés y croient.

Les champs d’action

Sur quoi peut reposer l’élaboration d’une politique de DD? En voici quelques pistes.

Le volet économique

  • Établir une politique d’achats responsables – sélectionner les fournisseurs en fonction de leur démarche de DD, prioriser les fournisseurs locaux, les produits équitables, écologiques, certifiés.
  • Encourager l’économie locale – recruter des travailleurs de la région, établir des partenariats avec les acteurs socioéconomiques.

Le volet social

  • Développer des liens avec la communauté et gérer les problématiques découlant de ses activités.
  • Embaucher des jeunes en réinsertion sociale, des immigrés, des personnes à capacité réduite.
  • Faire des dons à des organismes de charité.
  • S’impliquer dans des actions communautaires.
  • Sensibiliser et éduquer les clients, les employés, les partenaires, le public.
  • Respecter ses employés – offrir des conditions d’emploi décentes et équitables, donner de la formation afin de leur permettre de se développer tant sur le plan professionnel que personnel.

Le volet environnemental – réduire, réutiliser, recycler, compenser

  • Réduire sa consommation de papier – développer un environnement «sans papier», utiliser du papier recyclé.
  • Réduire sa consommation d’énergie – instaurer un programme d’efficacité énergétique (éclairage, chauffage, utilisation de l’énergie renouvelable – panneaux solaires, éoliennes).
  • Réduire sa consommation d’eau, gérer les eaux polluées et usées, réutiliser l’eau de pluie.
  • Réduire les déchets – p. ex. utiliser de la vaisselle, des verres, des tasses en vitre ou recyclables.
  • Réduire l’utilisation des matières dangereuses et polluantes – p. ex. acheter des produits d’entretien ménager biodégradables.
  • Réduire les gaz à effet de serre, gérer la qualité de l’air – p. ex. utiliser les transports en commun, réduire les livraisons.
  • Réduire le bruit.
  • Réutiliser des matériaux pour leur donner une deuxième vie.
  • Revaloriser les matières – p. ex. composter les feuilles mortes pour fertiliser les plates-bandes.
  • Recycler le papier, le verre, le plastique et le métal de même que les matières dangereuses  –  p. ex. ordinateur, imprimante, cellulaire, batterie.
  • Planifier l’aménagement du territoire, améliorer l’environnement physique des lieux de travail.
  • Protéger et conserver les écosystèmes et la biodiversité.
  • Compenser les émissions polluantes – acquérir des crédits de compensation d’émissions de carbone, planter des arbres, intégrer un toit vert au bâtiment, aménager des espaces verts.

En somme, il faut passer en revue et décortiquer chacun de ses produits, de ses services, de ses processus, de ses actions et s’interroger sur la façon de faire mieux (lire aussi: Capsule – Quand un problème de stationnement peut changer le monde!).

Mesurer, mesurer et mesurer

Une entreprise se targue d’avoir réduit ses émissions polluantes, une autre sa quantité de déchets. Bravo mais… dans quelle proportion? Comment suivre la progression des actions d’une entreprise vers l’atteinte de ses objectifs si celles-ci ne font pas l’objet d’une évaluation quantifiable?

Pour mesurer les efforts de l’entreprise et les progrès réalisés, il importe de déterminer les indicateurs de mesure et de performance les plus pertinents et significatifs en fonction de ses objectifs et de ses activités.

Un processus continu

Le DD est un processus d’amélioration continu qui se traduit par une recherche constante d’idées, de solutions, de partenaires, de changements…

Certification et reconnaissance: un guide, une garantie

Obtenir une certification reconnue constitue un bon moyen de démontrer la crédibilité et le bien-fondé de ses actions. Elle devient un sceau d’approbation et éclaire le choix du consommateur indécis. En outre, le programme de certification permet d’accompagner l’entreprise dans sa démarche de DD. Participer à des concours pour obtenir une reconnaissance de ses engagements s’avère une autre avenue possible.

Ne pas réinventer la roue

Les entreprises peuvent s’inspirer de ce qui a été fait avant. Il existe des solutions et des programmes déjà établis. De plus, pourquoi ne pas coopérer et partager ses connaissances? On le prône souvent, mais on le fait très peu. À cet effet, le ministère du Tourisme, en collaboration avec la Chaire de tourisme Transat, organise le Symposium international sur le développement durable du tourisme qui se tiendra les 17, 18 et 19 mars 2009 au Centre des congrès de Québec. Ce symposium sera un lieu privilégié pour échanger sur cette voie d’avenir, pour proposer des solutions concrètes et des exemples de bonnes pratiques.

Références et liens utiles

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Lire aussi:
– S’outiller pour organiser des événements responsables
– Récupération, réutilisation et recyclage… du patrimoine!
– Les hôtels passent au vert!
– Les tendances en matière d’adhésion à des labels écologiques dans les hôtels canadiens

Sources:
Congrès 2008 des festivals, événements et attractions touristiques. «Gérer pour durer», Québec, 19 au 21 novembre 2008.
– Arseneault, Paul. «Est-ce payant d’être socialement responsable?».
– Cordeau, Patrice. «Comment établir une politique de développement durable».
– Gehin, Emmanuelle. «Comment communiquer le développement durable».
– McMahon, Kevin et Marc Paquin. «Comment passer du concept à l’application?».

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Tourisme durable

Capsule – Quand un problème de stationnement peut changer le monde!

Difficile à croire que résoudre un problème de stationnement pourrait avoir des répercussions positives aussi importantes. À l’occasion du Congrès 2008 des festivals, événements et attractions touristiques tenu à Québec en novembre dernier, Patrice Cordeau, conseiller en environnement et en développement durable à l’Université de Sherbrooke, est venu présenter comment la direction de l’établissement a osé sortir des sentiers battus.

Ayant atteint la pleine capacité de son parc de stationnement, l’Université de Sherbrooke a choisi d’explorer de nouvelles avenues pour trouver une solution à son problème et de privilégier une approche de développement durable. Au lieu d’investir des sommes importantes pour aménager des espaces supplémentaires, ce qui l’aurait obligée à construire un stationnement souterrain ou à déboiser de grands secteurs, la direction a décidé, en 2004, d’offrir le transport en commun gratuit aux étudiants.

Conséquences? De multiples retombées positives et rentables:

  • diminution de la demande d’espaces de stationnement;
  • désengorgement et amélioration de la circulation automobile qui était déjà problématique à l’époque;
  • diminution du nombre de voitures sur le campus, donc réduction des émissions de gaz à effet de serre;
  • amélioration du système de transport de la ville de Sherbrooke;
  • accessibilité pour les étudiants à des logements moins chers dans des secteurs plus éloignés de l’université;
  • revitalisation des activités économiques du centre-ville.

Et, aujourd’hui, en raison de la diminution de la demande, on se prépare à réduire les places de stationnement en y aménagement des espaces verts.

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Source:
– Cordeau, Patrice. «Comment établir une politique de développement durable», Congrès 2008 des festivals, événements et attractions touristiques. «Gérer pour durer», Québec, 21 novembre 2008.

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Produits et activités

Un futurologue a regardé dans sa boule de cristal…

En 2030, la Chine sera la première destination mondiale, les vols dans l’espace constitueront les nouvelles expériences de luxe, on ne skiera peut-être plus dans les Alpes. Authenticité, culture, expériences nouvelles et luxe façonneront le tourisme. Ian Yeoman, futurologue spécialisé en tourisme, révèle dans son livre Tomorrow’s Tourist pourquoi certains produits auront la cote en 2030.

Alors boule de cristal, dis-nous…

À la recherche de la fontaine de jouvence – le tourisme de santé

Voici la posologie pour un tourisme de santé à l’avenir florissant:

  • la pression sociale à l’égard de la beauté et de la jeunesse;
  • une société vieillissante à la recherche de la fontaine de jouvence;
  • une pléthore de produits anti-âge – de la crème à la chirurgie;
  • une société à l’aise financièrement;
  • des gens de plus en plus conscients de l’importance d’une vie active, de se tenir en santé et d’adopter une bonne alimentation;
  • paradoxalement, un style de vie plus sédentaire et de l’obésité;
  • une espérance de vie qui augmente;
  • une médecine qui progresse à pas de géants;
  • un engouement pour les médecines douces – acupuncture, homéopathie, ostéopathie, yoga, méditation, herbes médicinales, etc.;
  • des destinations qui se spécialisent dans le tourisme médical – infrastructures modernes, coûts abordables et temps d’attente minime pour les interventions.

Les créneaux sont multiples: santé, beauté, apparence, bien-être, nutrition, activité physique, relaxation, etc. La clientèle masculine embarque progressivement dans le mouvement qui était presque essentiellement féminin jusqu’à maintenant.

Ou… y aura-t-il un virage pour l’acceptation des rides, pour voir la vieillesse comme étant naturelle et belle? Saura-t-on s’assumer au lieu de vouloir se rajeunir? Est-ce que la santé et le bien-être l’emporteront sur les diktats de la beauté?

Une approche différente – une expérience authentique

Une jeune professionnelle dans la trentaine prend trois mois de congé sabbatique pour aller explorer l’Afrique. Un couple de baby-boomers part à la découverte d’un pays à moto. Un temps d’arrêt, une part d’aventure, la recherche d’une expérience inoubliable, le modèle est campé et authenticité devient le mot d’ordre!

On cherche à décrocher de notre mode de vie stressant et trépidant. La technologie accélère les choses et nous plonge dans un monde virtuel. Le manque de temps change nos rapports, on veut alors le maximiser. On ne veut plus de l’artificiel mais du vrai. On aspire à l’authenticité des relations, des choses. Les voyages et Internet ont conduit à d’autres intérêts, à une nouvelle ouverture sur le monde.

Par conséquent, le voyageur recherche des expériences réelles plutôt qu’un produit manufacturé. Il veut éviter la horde de touristes. Il désire une expérience nouvelle, authentique et signifiante. Il veut goûter l’ethnicité d’une destination, explorer un coin vierge.

Éthique, naturelle, honnête, simple, belle, enracinée et humaine qualifient l’authenticité. L’authenticité, c’est aussi une destination fière de ses origines et de sa culture.

Il existe de plus en plus de gens à l’aise financièrement qui, au-delà d’une consommation débridée, veulent donner un sens à leurs actions, une valeur à leur existence. Des employeurs offrent des périodes sabbatiques et financent même des projets communautaires. Juste retour des choses, contribution à la croissance de la société et à son bien-être, la consommation éthique et le tourisme volontaire ont un bel avenir.

Le boom spirituel – le tourisme religieux

Que l’on soit d’accord ou non, la religion est un produit de consommation – La Mecque, le Vatican, Jérusalem, Lourdes, un mariage, un pèlerinage,  un événement religieux, un lieu saint, une église renommée pour son architecture. Le Moyen-Orient en est le cœur en raison de ses lieux de pèlerinages de l’islam, du christianisme et du judaïsme.

Tout comme l’effet Da Vinci Code a suscité un engouement pour les lieux de culte cités dans son livre, ce type de tourisme ne sous-entend pas toujours une motivation religieuse. Cela est vrai pour beaucoup de marcheurs qui empruntent le chemin de Compostelle ou pour le touriste qui, à la recherche de l’authenticité d’une expérience culturelle, est immergé dans la démarche religieuse et spirituelle d’un peuple.

Même si la désaffection des religions dans le monde occidental est croissante, le matérialisme ne satisfait plus la quête de bien-être.  Loin des cérémonies religieuses, la spiritualité prend le pas – besoin de changer la société, développement de soi, quête d’un sens à la vie, valeurs humaines, retraite, méditation…

La religion, sous toutes ses formes, demeure une expérience en soi et restera présente comme marché de niche encore pour longtemps. Actuellement, l’exclusivité prédomine, car les religions ont leur chasse gardée pour plusieurs années à venir. Par la suite, la tendance se tournera vers le pluralisme, soit la connaissance et l’acceptation des différences.

Des hélices astro-jets, whisper jets, clipper jets, turbos – le tourisme de l’espace

En 1939, il en coûtait 75 000 USD en dollars d’aujourd’hui pour traverser l’Atlantique en avion. En 2009, il en coûtera 200 000 USD pour un voyage dans l’espace et ce montant devrait se situer autour de 75 000 USD quelques années plus tard. À la conquête de l’espace, la proposition de Virgin Galactic est déjà bien réelle.

L’avancement de la science fera en sorte que le tourisme de l’espace deviendra celui du luxe, de l’aventure ultime et donnera accès à de nouvelles expériences.

La tribu familiale – les voyages multigénérationnels

La structure familiale a bien changé – divorces, familles monoparentales, familles reconstituées –, les jeunes se marient et ont leurs enfants plus tard. Moins d’enfants par foyer, ces derniers prennent donc plus d’importance. Les parents travaillent. Les grands-parents vivent plus longtemps, sont plus actifs et en santé, mieux nantis. Ils ont plus de temps libres, aiment voyager et veulent passer des moments en famille. Ils gardent leurs petits-enfants et aiment les gâter.

Les vacances sont perçues comme du temps de qualité en famille.

La table est mise! Tout indique que les voyages multigénérationnels se multiplieront.

Ian Yeoman est professeur associé à l’Université de Victoria en Nouvelle-Zélande et à l’Université d’Édimbourg en Écosse. Il a déjà été planificateur stratégique à VisitScotland et responsable des modèles économiques, de l’analyse des tendances et de l’élaboration des scénarios.

Source:
– Yeoman, Ian. «Tomorrow’s Tourist: Scenarios & Trends», Elsevier, 2008, 357 pages.
[www.tomorrowstourist.com/ ]

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Tourisme durable

Le développement durable, il faut le faire pour les bonnes raisons! (Compte rendu de conférences)

Les entreprises sont condamnées à prendre le virage durable. Le développement durable (DD) est inéluctable parce que la planète l’exige, les clients l’exigent, les employés l’exigent et, de plus en plus, les bailleurs de fonds et les entreprises elles-mêmes l’exigeront de leurs partenaires. Même les destinations se mettent de la partie et souhaitent miser sur une étiquette verte. Et en plus… nous sommes tous capables!

ML_2009-01_congres_DD_conf_img1À l’occasion du Congrès 2008 des festivals, événements et attractions touristiques, les différents conférenciers ont présenté les multiples facettes et enjeux du développement durable.

Les planètes sont alignées!

L’économie sociale se développe. Le greenwashing est dénoncé. Le commerce équitable a la cote. La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) est le sujet de l’heure. Des compagnies se disent carboneutres. Le métier d’écoconseiller possède un brillant avenir. La sensibilisation des entreprises au DD s’intensifie et plusieurs sentent l’urgence d’agir.

Mais le DD, c’est beaucoup plus que le recyclage et l’écotourisme. Il est de trois ordres: économique, social et environnemental. Il s’applique à toutes les formes de tourisme et à toutes les destinations.

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Parce que la planète en a besoin

Pierre-Marc Johnson souligne que nos façons de faire actuelles ne tiennent plus la route: en 2050, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards d’habitants et il faudra alors deux ou trois planètes pour supporter notre rythme de croissance et de consommation. Les statistiques alarmantes s’accumulent: toutes les trois secondes, un enfant meurt à cause de la pauvreté; depuis la dernière guerre mondiale, la terre a perdu 40% de sa biodiversité; 18% des réserves de poissons sont surexploitées et 47% ont atteint leur niveau de saturation; surconsommation d’eau, dégradation des sols, pollution…

Parce que le consommateur l’exige

La pression sociale pousse les entreprises à changer, à agir (lire aussi: Le consommateur éthique, du vert foncé au vert pâle).

Un hôtelier propose de réutiliser les serviettes? Bravo! Le client se dira qu’il essaie de sauver de l’argent et il voudra en connaître davantage sur le sérieux de la démarche environnementale de l’établissement avant de lui accorder une étoile verte et sa confiance.

Sylvain Morisset, de Morisset Événements inc., gère une entreprise qui offre la location de parcs de jeux et d’activités pour toute la famille. Ses équipements sont fabriqués à partir de matériaux recyclés et ne génèrent pas de pollution à l’installation et à l’opération. M. Morisset mentionnait que, dans les années 1990, l’utilisation de matières recyclées aurait été qualifiée de cheap, alors qu’aujourd’hui c’est l’inverse. Les gens apprécient l’initiative et la trouvent très sensée.

Même s’il ne fait aucun doute que le DD doit s’appliquer au tourisme, la demande actuelle en la matière est difficile à évaluer. Malgré les nombreuses statistiques citées, la plupart des données présentent seulement des preuves anecdotiques, puisque le comportement du voyageur recoupe plusieurs dimensions telles que la façon de voyager, le choix du type de produits et de services, le prix à débourser et la sélection d’une entreprise responsable.

Parce que cela comporte des avantages pour l’entreprise

Selon Emmanuelle Gehin, écostratège et présidente d’Ozone, l’entreprise peut retirer certains bénéfices de l’adoption d’un comportement responsable:

  • attirer une clientèle sensible à la démarche;
  • gagner la confiance des bailleurs de fonds et entraîner de nouveaux commanditaires;
  • renforcer son image de marque et sa notoriété;
  • accroître son leadership sur le marché;
  • profiter d’un avantage concurrentiel;
  • rehausser le sentiment de fierté des employés;
  • faciliter le recrutement de la main-d’œuvre;
  • développer une meilleure relation avec d’autres intervenants – gouvernements, population locale, partenaires, fournisseurs, bénévoles.

Un nombre grandissant d’entreprises établissent des politiques de développement durable et des critères de sélection à l’égard de leurs fournisseurs. Par conséquent, adopter un comportement responsable, c’est obtenir une longueur d’avance sur la compétition et devenir une entreprise avec qui clients et partenaires veulent faire des affaires.

Parce que nous sommes tous capables

«Faire du développement durable, c’est valorisant et c’est l’fun», mentionnait Sylvain Morisset. Nous sommes tous capables. C’est comme offrir un cadeau. Cela nous donne la possibilité de jouer avec l’environnement et de retirer une fierté à trouver des solutions.

Faire du développement durable, c’est une loi… une loi du futur, du gros bon sens, de la nature! Après tout, nous n’avons qu’une seule planète!

Quand commence-t-on?

Le développement durable (DD) devrait rythmer l’évolution et la dynamique de tout ce qui bouge sur terre. On ne le fait pas de prime abord parce que c’est payant, mais plutôt parce que cela interpelle les valeurs mêmes de l’entreprise, celles qu’un gestionnaire doit intégrer. Il faut être convaincu!

Même si, pour le moment, planète, clients, employés, bailleurs de fonds, partenaires et destinations réclament ce virage de façon inégale et parfois chaotique, il faut tout de suite faire partie de la chaîne et surtout ne pas la briser. Ne vous inquiétez pas, cela n’a rien de pyramidal ni d’illégal!

De bonnes nouvelles… c’est moins compliqué qu’il n’y paraît et vous n’êtes pas seul.

À lire prochainement: Une fois que l’on a compris que l’avenir est à ceux qui sauront montrer «patte verte»…

Lire aussi: Virage vert: certains mythes ont la vie dure

Sources :
Congrès 2008 des festivals, événements et attractions touristiques. «Gérer pour durer», Québec, 19 au 21 novembre 2008.
– Arseneault, Paul. «Est-ce payant d’être socialement responsable ?».
– Durand, Luc. «Qui est le consommateur éthique?».
– Gehin, Emmanuelle. «Comment communiquer le développement durable».
– Johnson, Pierre-Marc. «En quoi le développement durable vous concerne».
– Morisset, Sylvain. «Pourquoi je fais du développement durable».

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Hébergement

Le Far West de la classification et la guerre des étoiles!

Étoile, diamant, soleil, rond, carré, cote «plus», index de popularité… la classification traditionnelle dans l’hébergement se fait bousculer. L’hôtel  cinq étoiles ne représente plus l’expérience ultime du luxe alors que le Burj Al-Arab à Dubaï se targue d’être un sept étoiles. En raison de leur lourdeur, les systèmes de classification, bien que garants de l’uniformité et de la qualité de l’hébergement, peinent à suivre l’évolution de l’offre et de la demande. Le client s’en mêle et, par le biais de sites comme TripAdvisor, il élève des établissements inconnus au rang de star. Non, la classification n’est pas un long fleuve tranquille!

Ils veulent tous avoir la «cote»…

Des pays en ont, plusieurs n’en ont pas, certains se réajustent, d’autres se lancent dans l’aventure. Même si l’instauration d’un système de classification universel refait périodiquement surface, et ce, afin de faciliter la comparaison, il semble que les disparités régionales des standards et de la qualité des services en font une utopie.

Réponse à l’évolution des attentes des clients, exercice de modernisation, mise à niveau aux standards internationaux, les systèmes de classification essaient de s’ajuster tant bien que mal.

La France réforme actuellement son classement hôtelier. Plus de 300 critères évalueront les équipements, les services au client, l’accessibilité, le développement durable. Elle y introduit des critères de qualité, et une des grandes avancées sera la création de la cinquième étoile. Le classement reste toutefois volontaire.

Quant à l’Italie, elle vient tout juste de se lancer dans cette grande aventure en se dotant de règles et de standards pour établir un système de classification allant de une à cinq étoiles. De leur côté, les régions peuvent y ajouter leurs propres critères d’évaluation.

Au Québec, la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ) a annoncé une modification à son programme de classification de l’hébergement. À compter de janvier 2009, les résidences de tourisme, les centres de vacances, les villages d’accueil, les auberges de jeunesse et les établissements d’enseignement seront classés selon une échelle de zéro à cinq étoiles. À l’heure actuelle, les trois premiers sont évalués selon une échelle de zéro à quatre étoiles, et les deux autres, selon une échelle de zéro à trois étoiles. Les établissements hôteliers continuent d’être classifiés selon une échelle de zéro à cinq étoiles, et les gîtes, de zéro à cinq soleils.

Lorsqu’il n’y a pas de système de classification officiel dans un pays ou dans une région, comme c’est le cas dans les Caraïbes, un peu tout le monde se mêle d’établir des cotes – les hôteliers eux-mêmes, les grossistes, les agences en ligne… –, ce qui a tout lieu de semer la confusion chez le voyageur; sans oublier les multiples guides, Lonely Planet et compagnie, qui y vont de leurs propres critiques. Un même établissement peut être coté quatre étoiles sur Expedia, et trois étoiles sur Travelocity.

Quand l’ascenseur vous enlève une étoile

Les systèmes de classification sont souvent décriés par les hôteliers. Un petit hôtel de charme qui ne possède pas d’ascenseur peut difficilement penser ajouter une étoile à sa classification. Bien qu’il ait une bonne idée de ce que l’établissement quatre étoiles lui offrira, le client ne connaît pas vraiment les critères d’évaluation. Même si un établissement offre tous les services requis pour une classification cinq étoiles, les critères mesurent rarement la qualité du service et de l’expérience (lire aussi: La classification des hôtels vs les attentes de la clientèle +++ L’avis de Michael Nowlis +++ et L’avis de Michel Rheault sur la classification de l’hébergement touristique). De plus, la lourdeur des systèmes fait en sorte qu’il devient difficile de suivre l’évolution des besoins, alors que l’accès Internet, les nouvelles technologies, les établissements non-fumeurs, l’amabilité du personnel, l’ambiance générale ou la protection de l’environnement prennent de plus en plus d’importance et font désormais partie des attentes de la clientèle.

Quand le luxe fait scintiller les étoiles!

Aucun classement «officiel» ne va au-delà de la cinquième étoile, laquelle est un gage des formes traditionnelles du luxe. Pour suivre l’évolution de l’offre et de la demande vers le haut de gamme, plusieurs grandes chaînes ont lancé des marques «de luxe». Cependant, cette tendance accentue les écarts des prestations entre les propriétés qui affichent fièrement leur classification cinq étoiles. Aussi, certains grossistes ont créé la catégorie «cinq étoiles plus». D’autres abolissent les étoiles et les remplacent dans leurs brochures par les mentions «platine», «or», «argent», «bronze» et «cuivre».  Pour plusieurs établissements et centres de villégiature, le prix des prestations devient alors un facteur discriminatoire pour distinguer le niveau de services. En France, la discussion tourne autour de la notion de «palace», car au-delà des critères caractérisant le cinq étoiles, il y a l’âme de l’hôtel, les gens célèbres qui l’ont fréquenté, l’histoire des lieux, etc. Des bannières telles que The Leading Hotels of the World et Relais & Châteaux évoquent à elles seules la distinction des établissements.

Mais aujourd’hui les cinq étoiles ne représentent plus le summum du luxe. Une nouvelle classe d’hôtels fait son apparition et le luxe emprunte des avenues hors du commun: la démesure, l’expérience, l’émotion, le faste, l’inédit… Dans un tel contexte, il semble inévitable qu’un classement cinq étoiles ne suffise plus.

Certains hôtels se réclament du six étoiles comme le Crown Macau à Macao en Asie et le Palacio da Quinta en Algarve au Portugal tandis que le sept étoiles du Burj Al-Arab à Dubaï semble lui avoir été attribué par les journalistes.

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Burj Al-Arab à Dubaï

À l’été 2009, ProfessionalTravelGuide.com commencera sa classification des six étoiles dans le but de déterminer un groupe «sélect» d’hôtels qui représente la crème de la crème: système rigoureux comptant 1700 critères (ex. ratio minimum de un employé par client, unicité architecturale, caractéristique locale du pays) et incluant des facteurs émotifs et culturels.

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Pour le consultant Peter McAlpine de Renaissance Consulting Ltd., une sixième étoile ne se veut pas un «réchauffé» du cinq étoiles avec quelques services et attributs supplémentaires. On ne l’obtient pas avec de l’or, de la technologie et des procédures de service personnalisé. Il faut plutôt délaisser la voie traditionnelle du luxe, bien comprendre ce que signifie la création de l’expérience client et adopter une approche nouvelle en faisant les choses différemment – cela devient une question de feeling, d’émotion et non de matériel. Le client doit en ressortir avec l’impression qu’il n’a jamais ressenti ni rien vu de semblable, qu’il aurait voulu que le temps s’arrête. L’expérience doit être totalement inoubliable.

Pour l’heure, les hôtels sept étoiles sont peu nombreux dans le monde, mais plusieurs sont en construction. Le Town House Galleria de Milan en Italie revendique ce statut. La Chine en annonce quelques-uns à venir sur son territoire, dont un à Sanya sur l’île touristique de Hainan, qui sera sous la gouverne du Groupe Fairmont Hotels & Resorts.

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Town House Galleria à Milan
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Hôtel sept étoiles à Sanya en Chine

Pour se démêler, les clients s’en mêlent!

La diversité, l’inégalité et les lacunes des systèmes de classification ne permettent pas toujours au consommateur de se faire une idée juste de la prestation. En outre, quel que soit son discours, la marque laisse toujours planer un doute sur son honnêteté.

Un consommateur qui veut s’y retrouver se fiera-t-il à un spécialiste, au Web, aux parents et amis? Il semble que les consommateurs font plus confiance à des inconnus qu’aux experts. Grâce à l’explosion des médias sociaux et au poids croissant de l’opinion des consommateurs, les internautes s’adressent à leurs pairs pour les aider à choisir produits et services. Dans son étude «When did we start trusting strangers?», Universal McCann constate une explosion de ce phénomène, et ce, même si les cotes sont attribuées en fonction de la personnalité de l’auteur et de ses préférences.

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Par le biais de sites comme Tripadvisor, IgoUgo ou plus près de nous Vox Pop Vacances, les clients élèvent des établissements inconnus au rang de star. Ils s’expriment en des termes que les autres clients comprennent et leur disent ce qu’ils veulent connaître. Chacun y va de ses émotions, de ses coups de cœur et de ses coups de masse.

À l’heure où des sites comme Tripadvisor deviennent des références incontournables et où la classification manque de cohérence et peine à suivre l’évolution rapide de l’offre et de la demande, quel virage les systèmes de classification devraient-ils emprunter?

Sources:
– BusinessWire. «The first and only six star hotel ratings system to premiere summer ’09», 21 octobre 2008,
[www.businesswire.com/portal/site/home/permalink/?ndmViewId=news_view&newsId=20081021005472&newsLang=en].
– Corporation de l’industrie touristique du Québec. «Changement majeur au programme de classification à compter de janvier 2009», info CITQ, vol. 5, no 4, septembre 2008.
– Cser, Katalin et Azuma Ohuchi. «World Practices of Hotel Classification Systems», Asia Pacific Journal of Tourism Research, vol. 13, no 4, décembre 2008, p. 379-398.
– Désiront, André. «La course aux étoiles», La Presse, 13 septembre 2008.
– Grossman, David. «Confusion is the star of hotel rating systems», USA Today, 5 mars 2004.
– Guinot, Danièle. «S’offrir un hôtel 7 étoiles», LEFIGARO.fr, 9 juin 2008.
– Hewitt, Ed et Sarah Schlichter. «Star quality: what’s in a hotel rating?», Independent Traveler, 26 septembre 2008, [www.msnbc.msn.com/id/26840118].
– International Hotel & Restaurant Association. «Hotel Classification», [www.ih-ra.com/advocacy/issues/hotel_classification/intro.php].
– McAlpine, Peter. «Genuine star levels above 5-stars are not only possible, but inevitable», 24 septembre 2008.
– Musnik, Isabelle, «Les consommateurs font plus confiance à des inconnus qu’aux experts», Influencia, 11 septembre 2008, [fr.influencia.net/articles/actualites/archive/2008/09/11/article-28241.aspx].
– OP-Mall in Luxury Property. «Seven 7-Star Hotels – the World’s Most Luxurious Hotels»,  29 avril 2008,   [www.overseaspropertymall.com/regions/middle-east-property/seven-7-star-hotels-the-worlds-most-luxurious-hotels/].
– Pasquini, Elena. «Italy establishes hotel classifications», HotelNewsNow.com, 8 octobre 2008, [www.hotelnewsnow.com].
– Revue Espaces. «Réforme du classement hotelier. Hervé Novelli donne le menu», Espaces 263, octobre 2008.
– shangaiist. «China’s first seven star hotel to be built in Sanya, Hainan», 9 septembre 2008, [shanghaiist.com/2008/09/09/chinas_first_seven_star_hotel_to_be.php].
– Tribune de Genève. «Nouveaux critères pour la classification des hôtels en Suisse», 27 octobre 2008,
[www.tdg.ch/depeches/economie/nouveaux-criteres-classification-hotels-suisse].

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Segments de clientèles

Le consommateur éthique, du vert pâle au vert foncé (Compte rendu de conférence)

Le consommateur éthique est un grand voyageur, curieux, avide d’expériences, amateur de culture, de plein air et de sports. Il constitue une cible incontournable pour l’industrie touristique mais encore faut-il, pour lui plaire, lui démontrer que l’entreprise se comporte de façon responsable.

ML_2009-01_consmtr_ethq_conf_img1Luc Durand, vice-président de BBRi Intelligence Marketing, a présenté le consommateur éthique et l’incidence de cette clientèle sur l’industrie touristique lors du Congrès 2008 des festivals, événements et attractions touristiques tenu à Québec en novembre dernier.

Le consommateur éthique est…

…avant tout un consommateur responsable. Il change ses habitudes de vie (réduction de sa consommation, utilisation du transport en commun, etc.). Il privilégie des produits et des services à forte valeur environnementale (recyclés, recyclables, revalorisés, biologiques, écoénergétiques, etc.) et à forte valeur sociale (équitables, fabriqués localement, issus de l’économie sociale et de coopératives, etc.). Il choisit des entreprises responsables qui favorisent le développement durable.

Le Canadien éthique est…

…en croissance. En 1997, 33% se disaient très préoccupés par l’environnement, et en 2007, ce pourcentage atteignait 42%. Le Canada est un des marchés mondiaux les plus sensibles à la cause environnementale. La protection de l’environnement devrait être la priorité de toute entreprise désirant être socialement responsable. Le tiers des Canadiens «prétendent» ne pas avoir acheté un produit ou un service parce qu’il ne respectait pas l’environnement.

L’entreprise éthique est…

…de plus en plus responsable socialement. Un peu plus de la moitié des entreprises canadiennes ont créé et implanté un programme relié à la responsabilité sociale.

Du vert pâle au vert foncé

Le consommateur éthique se répartit en quatre segments (graphique 1). Le profil sociodémographique (sexe, âge, lieu de résidence, revenus, etc.) est peu révélateur de chacun des types de segment, à l’exception de la scolarité qui, elle, est déterminante. Il faut plutôt se tourner vers le profil psychographique (sociostyle, personnalité, habitudes de consommation, etc.) pour mieux les définir. On remarque alors que le voyageur a plutôt tendance à être vert foncé que vert pâle (graphique 2).

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Les graphiques suivants démontrent le potentiel de cette clientèle.

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Les tableaux 1 à 4 dressent le profil détaillé des différents types de consommateur éthique canadien.

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Une force économique incontournable

Pour tirer partie de la clientèle éthique, les entreprises liées à la culture, à la gastronomie, au bien-être, au plein air et à la pratique d’activités sportives de même que tous les hôtels, et plus spécifiquement ceux qui sont dans les secteurs non traditionnels, devraient irrémédiablement montrer «patte verte» en entreprenant une démarche responsable.

Source:
Durand, Luc. «Qui est le consommateur éthique?», conférence présentée au Congrès 2008 des festivals, événements et attractions touristiques à Québec, le 20 novembre 2008.

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Hébergement

Clin d’œil – Un hôtel «zéro étoile» peut se démarquer et faire jaser!

Le Null Hotel  n’a rien de banal! Idée novatrice, exemple probant de développement durable, intégration de l’art, publicité clamant être le premier hôtel zéro étoile au monde – tout pour susciter l’intérêt. Voici le concept d’un abri souterrain antinucléaire converti en hôtel qui ouvrira ses portes sous peu en Suisse. Jetez un coup d’œil sur le site du Null Hotel pour mieux comprendre le projet des frères jumeaux et artistes Frank et Patrik Riklin.

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Tendances

Jonglez avec ces courants en 2009!

Certaines tendances prennent de la vigueur en ce début d’année. On conçoit  sa propre définition du luxe. L’entreprise engage le dialogue avec les consommateurs. L’éconcierge vient à notre secours. La «mapmania» propose de positionner mille et un services sur une carte. Les niches se multiplient autour des produits de masse. Un contexte économique difficile offre certaines possibilités. Voici de quoi inspirer un nouveau produit, influencer un service actuel, rejoindre un nouveau segment de clientèle, stimuler l’imagination ou actualiser son langage lorsque l’on converse avec les consommateurs.

Et si le luxe était…

ML_2009-01_rough_luxe_img1Afficher de façon ostentatoire des signes de richesse n’est plus synonyme de luxe. Aujourd’hui, c’est plutôt la rareté – le temps, le silence, l’espace… – qui se définit à travers la vision propre à chacun. Pour certains, le luxe n’est pas d’offrir un objet de consommation à fort prix, mais plutôt d’enrichir le client d’une expérience hors du commun ou de répondre aux besoins de celui qui veut se sentir unique.

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À Londres, le Rough Luxe Hotel expose son interprétation du luxe: «So this is Rough Luxe. Half rough, half luxury. A little bit of luxury in a rough part of London. A little bit of rough in a luxurious London. Our philosophy is simple; you are staying with us in our home, so just ask. Guests might share a bathroom or have a small room, but the luxury is in the choice of the wine, the bed linen, the art on the walls and the people looking after you.»

Des idées? Le chic s’applique à toutes les sphères: le chic discret, le chic récession, le chic frugal, le chic sur rendez-vous, le chic sur mesure, le temps pour soi, les produits locaux, le savoir, l’excentricité, la philanthropie, l’originalité, la santé, l’habileté, l’artisanat, la quiétude, l’art, l’écologie…

Offrez-vous le luxe de le décliner comme bon vous semble, à votre manière!

La rétroaction 3.0

Grâce au Web, nous avons atteint la complète transparence et elle culminera en 2009 avec la riposte des entreprises. Un véritable dialogue entre consommateurs et entreprises s’installe. Des plateformes existantes (Tripadvisor, Yelp) donnent une voix aux entreprises pour s’exprimer.

La rétroaction 1.0 était le lot de quelques individus qui dénonçaient les mauvaises pratiques des compagnies. La conversation était à sens unique. Les entreprises ignoraient ces commentaires.

La rétroaction 2.0 a accentué ce mouvement d’opinions. Elle a engagé le dialogue entre les consommateurs et non pas entre entreprises et consommateurs comme on le croyait à l’origine. Les compagnies ont surtout écouté et réalisé l’impact de ne pas réagir.

La rétroaction 3.0 voit maintenant les entreprises se joindre à la conversation pour exposer leur point de vue, diffuser leurs excuses, proposer leurs solutions, se défendre. Consommateurs et entreprises échangeront ensemble pour améliorer les produits et les services.

Les niches dérivées des produits de masse

À partir d’un produit de masse, on décline d’autres biens et services avec des attributs qui répondent aux styles de vie des consommateurs ou avec des caractéristiques qui les rendent plus fonctionnels:

  • le téléphone cellulaire – des gants pour en faciliter la manipulation lors de conditions hivernales;
  • le porte-clés – une clé USB qui devient un porte-clés;
  • les voyages en avion – une crème hydratante pour atténuer les effets de l’air sec des cabines d’avion.

Ils sont conçus spécialement pour un créneau de clientèle. Ils sont pratiques. Ils parlent le langage du consommateur pour démontrer que vous avez à cœur ses intérêts. Ils sont à prix abordable afin de mettre un peu de baume sur les temps difficiles qui ont cours en ce moment.

L’«éconcierge» à votre service!

Impossible d’ignorer la vague «écolo» qui déferle sur tous les secteurs d’activité. «Sauvez de l’argent» et «sauvez l’environnement» deviennent les credo de ces nouveaux acteurs, les écoconseillers.

L’éconcierge propose aux consommateurs et aux entreprises une panoplie de services pour les aider à «se verdir»: une analyse de votre édifice ou logis pour en réduire la consommation énergétique, un gadget pour évaluer votre conduite automobile et diminuer votre consommation d’essence, la localisation sur une carte des lieux les plus propices à l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires, les plans d’une construction verte, etc.

Comment s’insérer dans la tendance «éco» et respecter l’environnement? Comment minimiser votre empreinte environnementale? Quels produits et services offrir à vos clients? Avec quels partenaires vous associer? L’«éco» demeure un courant qui n’est pas près de disparaître.

La «mapmania», la folie de la cartographie

Tout est matière à être cartographié: hôtels, restaurants, toilettes, stations d’essence, bars branchés, etc.,  en 3D, vidéos, photos, descriptions. Cela vaut la peine de s’y attarder. Donc, à suivre!

Et… les fins heureuses

Un contexte de morosité économique, des revenus réduits, des budgets coupés, les temps difficiles constituent une occasion, d’une part, de démontrer aux clients que l’on se préoccupe de leur situation et, d’autre part, d’innover, de se renouveler pour diminuer les dépenses, faire autrement, ressortir du lot. Cette capacité d’innover départage les gagnants des perdants.

Dans de telles périodes, les consommateurs recherchent quelque chose qui puisse les combler… aidez-les à être heureux à petits coûts.

Source:
– Trendwatching.com. «Half a Dozen Consumer Trends for 2009», décembre 2008.

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Marketing

Le marketing expérientiel ou comment voler la vedette! (Compte rendu de conférence)

C’est grâce à leur capacité de susciter des conversations (du bouche à oreille) et de faire vivre aux consommateurs des expériences uniques que les marques se distingueront dans l’avenir. Le bouche-à-oreille continue d’être le meilleur moyen de faire circuler une information. Cela est d’autant plus vrai aujourd’hui avec la portée d’Internet et des médias sociaux. Comment créer des expériences qui font en sorte que les gens en parlent?

À l’occasion du colloque «CULTURE et TOURISME – au cœur de l’identité urbaine» tenu en ML_2008-12_marketing_exprmtl_img1novembre dernier à Montréal, François Lacoursière, vice-président et associé principal de l’agence de marketing Sid Lee, nous a expliqué la force du marketing expérientiel et du capital conversationnel et nous a parlé du livre Conversational Capital – How to create stuff people love to talk about.

Pourquoi en est-on rendu là?

Le consommateur a changé et les stratégies pour l’atteindre tout autant.

La surdose et le manque de crédibilité de la publicité ont contribué au ras-le-bol du consommateur. Celui-ci préfère maintenant se faire une opinion par lui-même. La portée d’Internet et des réseaux sociaux lui a donné cette possibilité. Mais aujourd’hui, pour générer un bouche-à-oreille significatif, la satisfaction du client ne suffit plus; il faut plutôt lui faire vivre une expérience qui suscite une émotion en lui. Le consommateur qui a acheté une voiture qui le satisfait en parlera moins que celui qui retire un plaisir à la conduire.

L’homogénéisation de l’offre l’ennuie. Lorsque l’occasion se présente, il se laisse plus volontiers guider par l’émotion plutôt que par la raison. Il recherche et remarque la nouveauté.

Devant une perte d’efficacité des techniques traditionnelles, les stratèges du marketing doivent se tourner vers des approches de plus en plus singulières pour séduire le consommateur et lui plaire. Le marketing expérientiel constitue un excellent moyen de renouer avec le consommateur blasé et d’engendrer une conversation autour d’un produit. Ce type de marketing a pour objectif de lui faire «vivre le produit» à travers une expérience axée sur le plaisir, l’émotion, le mystère, l’inoubliable, la surprise, une expérience de consommation qui définit sa personnalité, qui agit comme une valeur identitaire – je conduis une Audi. C’est alors que le consommateur devient un véritable porte-parole du produit et génère le bouche-à-oreille tant recherché.

Il faut plus qu’un simple buzz!

Quand il s’agit d’exercer un bouche-à-oreille profitable, il faut aller au-delà du simple buzz, car il génère beaucoup de bruit et suscite l’attention, mais son effet est souvent de courte durée. En fait, il ne modifie en rien la nature de l’expérience du consommateur ni son comportement. Toute l’efficacité du marketing expérientiel réside dans le «capital conversationnel» qui est à l’opposé du buzz. Le capital conversationnel est imbriqué dans l’expérience et c’est lui qui donne une résonance au consommateur.

Les huit leviers du capital conversationnel

Mais que faut-il ajouter au contenu pour générer de la conversation? L’utilisation des leviers suivants rendra l’expérience plus évocatrice, plus riche, plus pertinente et plus mémorable.

  1. Mythologie – rendre une marque plus significative avec une histoire ou un mythe. Guy Laliberté, cracheur de feu à l’origine, a créé le Cirque du Soleil. La boisson énergisante Red Bull table sur la rumeur des effets incertains du produit qui a entraîné son interdiction dans certains pays pour susciter l’engouement autour de sa boisson. Moleskine entretient sa légende où les grands artistes et penseurs, Van Gogh, Picasso, Hemingway et Chatwin, utilisaient ses cahiers de notes; l’imaginaire que cela évoque donne une signification au produit, une résonance auprès du consommateur et il est prêt à payer davantage pour se le procurer.
  2. Ritualisation – donner à un produit une signification autour d’un rite, d’une initiation. Pour boire une bière Corona, ça prend une lime et vous vous en souvenez encore lors de votre premier voyage au Mexique quand vous avez bu votre première Corona.  Attendre dehors en file, même par moins dix degrés Celsius l’hiver, pour pouvoir déguster un smoked meat Chez Schwartz; l’inconfort et l’effort confèrent une autre dimension au produit. Ouvrir l’emballage d’un produit Apple a un quelque chose de spectaculaire qui ajoute au plaisir du produit.
  3. Icônes – rendre une marque reconnaissable avec une icône, une image – Bilbao et le musée Guggenheim, Paris et la Tour Eiffel, le chapiteau bleu et jaune du Cirque du Soleil, une bouteille de Coke, le logo de Nike… sont tous évocateurs.
  4. Approbation – rendre un produit crédible par l’endossement d’une personnalité connue, d’une source compétente. Un chroniqueur automobile qui annonce une marque de pneus, une vedette qui fait la publicité d’un restaurant.
  5. Surprise sensorielle – rendre quelque chose d’unique avec certaines particularités. Jumeler des ML_2008-12_marketing_exprmtl_img3éléments qui ne vont pas ensemble pour créer la surprise. Une musique, une projection quand quelqu’un entre dans un établissement. La clé de contact d’une Porsche se trouve à gauche du volant. Le hall de l’hôtel Hudson à New York a de quoi étonner. Une affiche publicitaire d’Adidas à laquelle des écrans ont été intégrés, une caméra qui vous filme avec pour décor un magasin ailleurs dans le monde et un bouton rouge qui en permet l’impression.
  6. Produits exclusifs et personnalisés –  faire ressortir une marque par son unicité. Les gens aiment se sentir uniques, avoir des privilèges et affirmer leur individualité. Habituellement, les programmes de fidélisation visent à remercier les clients loyaux, mais pourquoi ne pas les orienter pour que le client se sente spécial.  Beaucoup de commerces permettent à leurs clients de créer leur propre produit – parfum, souliers, etc.
  7. Tribalisme – développer un sentiment d’appartenance à la marque et à un groupe. Adopter un langage pour s’adresser à ses clients – un panneau dans un stationnement d’épicerie qui avise les gens de faire attention en traversant: «Careful foodies crossing». L’appartenance à un club qui donne droit à des privilèges. La compagnie Apple a su marginaliser son produit et le propriétaire d’un de ses produits se sent dans une classe à part et faisant partie d’une «tribu».
  8. Continuité – rendre un produit fiable et crédible en livrant sa promesse. Il faut que les trois éléments du triangle se rapprochent le plus possible pour alimenter la conversation positive et assurer sa continuité.

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Tourisme Montréal a bien compris!

Montréal a voulu faire parler d’elle en 2007 avec une offensive marketing interactive sur le marché américain. Un grand «cube» installé au Quincy Market de Boston et par la suite dans le hall Vanderbilt de la gare centrale à New York invitait les gens à découvrir Montréal à travers une visite virtuelle de la ville. Six écrans posés au sol déclinaient chacun un attrait de la ville: architecture, gastronomie, magasinage, culture, festivals et vie nocturne (pour en visionner un extrait, consultez: http://www.youtube.com/watch?v=XEh3osAJQvs.

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Installées dans la gare centrale à New York, quatre affiches qui traduisent l’essence même de la ville sont venues appuyer cette expérience.

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Sources:
– Cesvet, Bertrand, Tony Babinski et Eric Alper. «Conversational Capital: How to Create Stuff People Love to Talk About», FT Press.
– Lacoursière, François. «Le marketing expérientiel ou comment accroître les points de contact avec les touristes?», Colloque «CULTURE et TOURISME – au cœur de l’identité urbaine», 13 et 14 novembre 2008, Montréal.

Site:
– Sid Lee