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Qui l’eût cru?

Des forfaits pour faire voyager son teddy bear trouvent preneur. Des voyagistes ciblent la clientèle des fumeurs. Des hôteliers proposent aux voyageurs de bannir l’utilisation des technologies le temps d’un séjour. Des expériences haut de gamme pour les animaux de compagnie se développent dans l’hébergement. Un vol nudiste est commercialisé. Le fitness pour le cerveau pourrait devenir tendance. Voici des produits… peu banals!

Défi pour l’accro de la techno et le workaholic

Une statistique révèle que 83% des Américains vérifient leurs courriels quotidiennement pendant leurs vacances. Situé à Anguilla dans les Caraïbes, l’Arawak Beach Inn propose aux voyageurs de décrocher complètement grâce au forfait «Dark Ages» – aucun accès Internet sur le site, pas de téléviseur ni de téléphone dans la chambre, BlackBerry et ordinateur portable sont confisqués à l’arrivée et gardés sous clé. On y troque les gadgets électroniques pour la détente et diverses activités.

Le Sheraton Chicago Hotel & Towers convie le voyageur à se joindre au BlackBerry Detox Challenge et à «se reposer les pouces». Ce défi consiste à mettre sous verrou ordinateur, BlackBerry, téléphone et autres technologies portables et à s’affranchir de tous ces gadgets pour une période de 48 heures.

Une classification hôtelière «4 pattes»

Savannah Ashcroft offre une expérience haut de gamme et personnalisée pour les animaux de compagnie qui fréquentent les établissements hôteliers avec leur maître. Accessoires et jouets griffés, sac de gâteries en guise de bienvenue, shampoing spécial, panier de jouets, service de concierge, livre d’histoire pour endormir son compagnon à quatre pattes… Rien n’est laissé au hasard pour gâter son animal préféré.

Griller sa cigarette librement

Neil Clark, journaliste au The Guardian de Londres, fait état d’une nouvelle niche: le tourisme des fumeurs. Il allègue que cette celle-ci, bien que naissante, serait vouée à croître en raison de l’interdiction de fumer dans les endroits publics, les restaurants et les bars qui se propage dans plusieurs pays. Il mentionne que la Belgique et l’Espagne sont deux destinations qui n’ont pas encore «écrasé».

En Allemagne, la compagnie aérienne Smintair (Smokers’ International Airways) veut offrir des vols fumeurs, mais elle est aux prises avec l’interdiction de fumer dans les transports qui a cours maintenant dans ce pays. L’Estonie offre des courts séjours aux fumeurs de cigares qui peuvent les griller dans le confort d’un salon spécialisé de Tallinn. Au Japon, une des plus importantes agences de voyages propose un forfait en Europe conçu sur mesure pour les accros de la nicotine. Le journaliste souligne que cette initiative pourrait être suivie par d’autres pays et que les «smoke havens could be the next big thing».

Il faut tout de même ajouter que l’interdiction de fumer continuera certainement de s’étendre à d’autres pays et que la clientèle des fumeurs diminue. Mais, il restera toujours des «irréductibles».

Prière de ne pas déranger s.v.p. – cerveau à l’entraînement

Après le Body Fitness, voici le BrainBody Fitness. Vous oubliez souvent où vous avez rangé vos clés de voiture ou vous n’arrivez pas à vous rappeler le nom de votre beau-frère que vous ne fréquentez qu’à l’occasion? Le programme d’entraînement offert par la chaîne Westin Hotels & Resorts, développé par des experts dans le domaine, s’adresse à vous. Il permet de joindre l’entraînement mental à l’entraînement physique et d’améliorer vos conditions de santé et de longévité. Les exercices sont répartis à plusieurs endroits stratégiques; le client pourra ainsi s’entraîner dans sa douche, en attendant au comptoir d’enregistrement ou à la piscine.

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Votre teddy bear a besoin de vacances?

Vous souhaitez être pardonné parce que vous avez malmené votre toutou préféré lors d’une crise? Votre ourson en peluche est stressé et a besoin de changer d’air?

Lancé à l’été 2006, TEDDY TOUR BERLIN offre à votre animal en peluche favori une semaine de vacances. Les prix varient de 39 à 139 euros selon le lieu d’origine de l’animal et la formule choisie (paparazzi, compact, exclusive, deluxe). Quelques exemples d’activités possibles: un tour guidé de la ville de Berlin, un pique-nique dans le parc Tiergarten, un massage relaxant et beaucoup plus, photos et carte postale à l’appui!

L’entreprise sait combien votre «toutou» vous est précieux. Elle vous assure qu’il sera traité avec tous les égards et sans aucune forme de discrimination (race, nationalité, religion, etc.). Dans un souci de préserver l’environnement, le vélo et les transports en commun sont privilégiés pour les déplacements.

Jusqu’à présent, plus de 100 animaux de peluche ont bénéficié de ces forfaits. Ne vous surprenez donc pas si vous allez à Berlin et croisez une faune originale en escapade…

«Voler dans le plus simple appareil»

Après les plages pour nudistes, les centres de villégiature et les croisières, voici qu’un voyagiste allemand propose un vol pour nudistes. En janvier dernier, OssiUrlaub a suscité un grand intérêt médiatique en commercialisant un premier vol nolisé entre Erfurt en Allemagne et l’île d’Usedom en mer Baltique. Limité à 50 amateurs, les passagers ne devaient se dévêtir qu’une fois à bord tandis que le pilote et le personnel de bord auraient voyagé habillés pour des raisons de sécurité.

Même s’il affichait complet, la compagnie a annoncé, le 22 mai dernier, que ce vol n’aura pas lieu en raison de «réserves morales» exprimées par certains clients dans les médias et sur le site Web de l’entreprise. Toutefois le battage médiatique entourant cette annonce aura servi à mousser les offres pour nudistes de cette dernière.

Comme quoi il y a de la place pour de l’audace!

Même si certaines idées semblent farfelues à l’origine, des entrepreneurs les ont converties en occasions d’affaires en développant un produit pour une clientèle bien ciblée.

Sources:
– Clark, Neil. «Roll Up for the Newest Travel Trend: Smoking Tourism», The Guardian, 7 avril 2008.
– Higgins, Michelle. «If You Go on a Nude Vacation», New York Times, 5 avril 2008.
– Hotel News Resource. «Cross-Train Your Brain with Westin Hotels & Resorts Introducing a New Kind of Workout: BrainBody Fitness», [www.hotelnewsresource.com], 31 mars 2008.
– Nouvelobs.com. « »Voler dans le plus simple appareil » ne sera pas possible», 22 mai 2008.
– Wilkening, David. «Hotels Blacklisting Internet, Phones and BlackBerries», Travelmole, 18 mars 2008.
Sites Internet:

Savannah Ashcroft
Teddy Tour Berlin
Westin – Brain Body Fitness

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Design unique, hôtel unique, expérience unique!

Avez-vous déjà choisi une chambre d’hôtel selon sa thématique, son designer, ou encore en fonction du grand philosophe qu’elle évoque? Cette option est de plus en plus possible! Bien que l’offre hôtelière standard ait toujours sa place dans l’industrie, de nombreux autres modèles ont accaparé des parts de marché. Les voyageurs à la recherche d’expériences d’hébergement différentes ont le choix: hôtels boutiques, hôtels de charme, hôtels design… les appellations sont nombreuses. De petits établissements indépendants, mais aussi de grandes chaînes empruntent cette avenue qui fait souvent appel à l’art, à la culture locale ou encore aux talents d’un ou de plusieurs designers, qu’ils soient connus ou pas. Cet article présente quelques exemples de cette offre grandissante.

À une certaine époque, on cherchait à standardiser pour réconforter la clientèle, à uniformiser pour la rassurer. Le slogan «The best surprise is no surprise» de la chaîne Holiday Inn représentait bien les attentes des visiteurs dans les années 1970. Propreté, sécurité, confort, voilà sur quoi reposaient principalement les attentes des clients des grandes chaînes hôtelières. Et ces dernières y répondaient admirablement bien. D’un établissement à l’autre, d’une chambre d’hôtel à l’autre, pas de surprise, qualité égale, la promesse de conformité était tenue, les normes étaient respectées, les attentes étaient comblées.

Une clientèle différente

La croissance fulgurante des hôtels boutiques a bien démontré l’intérêt pour des expériences nouvelles et uniques, dans un environnement où le design et la décoration sont particulièrement soignés et allégés par rapport aux décors chargés des hôtels luxueux classiques. Ce sont surtout les voyageurs de la génération X (nés entre 1965 et 1980 – une majorité de trentenaires) qui sont à l’origine de cette tendance. La recherche de nouveauté, d’expériences différentes, mais aussi de confort et d’un service de grande qualité, voilà la requête des voyageurs d’affaires et d’agrément que sont ces X. Et en plus d’être exigeants, parce que expérimentés, ils ont également des goûts plutôt sophistiqués.

Pour des expériences uniques

À l’ère où l’on vend des expériences, certains hôteliers ne lésinent pas et offrent des chambres uniques, décorées par des artistes. C’est le cas de l’hôtel Gladstone, à Toronto, qui prône la culture créative locale. Situé dans un quartier dynamique, l’établissement comprend un café, un bar, des salles pour l’accueil d’événements ainsi que 37 chambres au décor unique, aménagées par des artistes torontois.

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Très urbain et très branché, le concept de chambre unique se multiplie. À l’hôtel Fox, à Copenhague, chaque pièce est considérée comme une œuvre d’art. On y trouve 61 chambres différentes aménagées et décorées par 21 artistes. Sur le site Internet de l’hôtel, on peut découvrir chaque chambre, son nom, l’idée derrière le design ainsi que la biographie de l’artiste.

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L’Hotel de Filosoof, à Amsterdam, propose 38 chambres décorées selon des thématiques différentes en l’honneur des grands philosophes. Ainsi, on peut choisir la chambre Confucius ou encore celle dédiée aux Grecs Socrate et Aristophane.

Certains établissements, comme le Propeller Island City Lodge, à Berlin, se définissent d’abord et avant tout comme des musées. L’hébergement constitue alors une véritable expérience artistique puisque le visiteur doit «intégrer» l’œuvre, souvent peu banale… Ce type de concept priorise l’art avant tout le reste, même le confort. Il s’agit plus d’une œuvre d’art «habitable» que d’un hôtel.

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Les grandes chaînes s’y mettent

L’engouement pour les hôtels uniques est tel que certaines grandes chaînes y voient une occasion à saisir. En janvier 2008, Bill Marriott (de la chaîne du même nom) et Ian Schrager (reconnu pour avoir créé les premiers hôtels boutiques dans les années 1980) annonçaient leur projet commun de lancer une nouvelle bannière de «lifestyle boutique hôtel»: l’Edition. Chacun de ces hôtels sera une «Edition» unique, offrant une expérience en lien avec la culture du milieu. L’accent sera mis sur la qualité du design, du service, l’originalité, l’authenticité et la personnalité, tout en offrant un service impeccable, personnalisé, moderne et raffiné. Déjà neuf établissements évoluent sur les planches à dessins; les premiers devraient voir le jour en 2010.

Cette tendance pour le design n’interpelle pas uniquement les hôtels haut de gamme. Pour la rénovation de son établissement situé dans le Japantown de San Francisco, Best Western a choisi un design très jeune et actuel sous la thématique de la pop culture japonaise. On y trouve, notamment, des murales qui représentent des bandes dessinées japonaises dans les chambres. Ceux qui le désirent ont la possibilité de louer la gaming suite et de se prévaloir ainsi d’une console PlayStation 3, d’une Wii et d’un écran à cristaux liquide géant. Et la clientèle y est très variée: des touristes japonais aux familles, en passant par de jeunes hommes d’affaires mordus de jeux vidéo.

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Mais le design, ce n’est pas tout!

Le design, ce n’est qu’une partie de l’offre; il ne faut pas négliger la qualité du service, au contraire. Les visiteurs doivent sentir qu’on s’occupe d’eux, encore plus quand les repères habituels sont moins évidents que dans une chambre traditionnelle. Le personnel se doit d’être chaleureux, rassurant et disponible afin que les clients se sentent à l’aise. Certains établissements ont misé gros sur le design et le look et ont créé des espaces froids, inhospitaliers, avec du mobilier inconfortable… erreur! L’esthétique, seule, ne peut répondre aux attentes de la clientèle, elle doit être jumelée au confort ainsi qu’à un service impeccable.

Lire aussi:
Quand bannières et marques se rencontrent!

Sources:
– «Ian Schrager and Bill Marriott Introduce ″Edition″», [www.ehotelier.com], 31 janvier 2008.
– Lis, Céline et Marion Vignal. «Plus intimes, plus chics, plus high-tech… Le nouvel esprit des hôtels», l’Express, 7 février 2005.
– Toller, Carol. «Not Like the Others», Globe and Mail, 9 janvier 2008.

Sites Internet:
Best Western Hotel Tomo
Hotel de Filosoof
Hotel Fox
Gladstone Hotel
Propeller Island City Lodge

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Dormir à la belle étoile… dans un igloo vitré!

Observer les aurores boréales sous la couette d’un lit des plus douillets, à une température ambiante tout à fait confortable… Les igloos vitrés du Igloo Village Kakslautanen, en Laponie finlandaise, rendent possible une telle expérience. Leur structure de verre à isolation thermique permet de chauffer l’intérieur et de conserver des vitres bien claires – pas de buée ni de frimas – afin de profiter confortablement des belles soirées d’hiver. Vues de l’intérieur, les tempêtes de neige sont apparemment spectaculaires!

Ce village, situé à proximité de l’hôtel du même nom, est composé également d’igloos traditionnels en neige. Il regroupe aussi plusieurs infrastructures faites de glace telles qu’une galerie, un bar, une chapelle – on y célèbre beaucoup de mariages – ainsi qu’un restaurant de 150 places. Sports de plein air et spa nordique au programme.

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Source:
http://www.kakslauttanen.fi/

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Capsule – Dessine-nous un projet!

Les règles du jeu: un groupe tire deux cartes représentant chacune un objet différent et une troisième identifiant le contexte touristique dans lequel évolueront ces objets. À partir de ces données, il faut développer un projet en gardant en tête un horizon de 2035. Après une période d’agitation, de cogitation, d’inspiration et de discussion en groupes, un dessinateur professionnel transpose sur papier le fruit de ces labeurs tout en étant attentif, en cours d’action, au concept qui évolue – on ne calme pas les cerveaux en ébullition si facilement. Cela peut donner lieu à des fous rires et à de belles idées folles… et réalisables!

Cinq groupes se sont prêtés au jeu lors du Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme à Lyon en France, en novembre dernier.

Cette démarche a permis à chaque participant de se retrouver successivement en situation de création individuelle, de formulation d’idées innovantes de manière collective, de confrontation d’idées permettant l’enrichissement et l’évolution du concept de départ, enfin en spectateur actif et attentif à la représentation du projet par le dessinateur. Autant de situations à vivre par le porteur d’une idée novatrice.

Les productions ont été très intéressantes et démontrent la capacité de créativité des acteurs du tourisme, pour peu qu’on leur propose l’environnement favorable pour cette démarche.

Atelier du groupe no15 du « cornac » Bruno Tamaillon

Première carte: objet – un bâton
Deuxième carte: objet – une tente
Troisième carte: contexte – l’écotourisme

Il n’en fallait pas plus pour que les esprits s’agitent!

La techno dans un environnement naturel, pourquoi pas?

Dans les années 2030, le voyageur privilégiera les randonnées en nature près de son domicile (choix contraint ou vrai choix) et les besoins simples en ressourcement: découverte de l’environnement naturel, sécurité de la destination, confort de la tente, contact avec la famille et les amis aux quatre coins du monde, relations avec les racines et le passé, ouverture sur l’imaginaire… sans pour autant délaisser les aspects positifs que lui procure la technologie.

Bâton de marche ergonomique, le bâton de Noé sert à la fois de guide intelligent et convivial, d’ordinateur et de producteur d’énergie. Muni d’un ressort, il permet d’emmagasiner l’énergie en marchant, donc de pourvoir aux besoins énergétiques de la randonnée et des activités nocturnes (éclairage, etc.). Un GPS (global positioning system) est incorporé dans le pommeau du bâton. De la tige se déroule un écran souple et tactile qui permet de lire le cyber-journal. S’y ajoutent hauts-parleurs, système téléphonique, liens Wi-Fi qui favorise l’obtention d’informations de toutes sortes. En marche, le bâton fait surgir des hologrammes qui racontent le pays: la représentation des lieux plusieurs années auparavant, son histoire, son évolution, de même que des explications sur la flore et la faune.

La tente de Noé est «autoportante» grâce au rayonnement magnétique du bâton qui en constitue le pilier central. Elle est fabriquée d’un tissu intelligent qui peut se teinter de la couleur désirée (selon l’humeur) ou devenir transparent pour laisser entrevoir le ciel et son manteau étoilé. Le tapis de sol diffuse une chaleur tempérée. Avec sa capacité réfléchissante, la tente sert d’écran pour les diverses activités: communiquer avec la famille et les amis, s’amuser avec des jeux électroniques, écouter un film ou un conte pour s’endormir, préparer l’itinéraire du lendemain à l’aide de vidéos, de cartes, etc. On peut aussi y écouter de la musique HI-FI.

La liste aurait pu s’allonger…

Vous savez, il n’y a rien d’utopique là-dedans, car il existe déjà un sac à dos muni de capteurs solaires qui permettent de recharger cellulaire et lecteur mp3 pendant la promenade.

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Source: www.voltaicsystems.com

Un merci à Bruno Jan et Hugues Béesau de la MITRA ainsi qu’à Bruno Tamaillon de TAM’S Consultants pour leur collaboration à ce texte.

Source:
– Groupe no 15 du «cornac» Bruno Tamaillon. Forum Innovation & Tourisme organisé par la Mission d’Ingénierie Touristique Rhône-Alpes (MITRA) – Rhône-Alpes Tourisme, Lyon, France, 29 et 30 novembre 2007.

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Projets audacieux et iconiques

Les mots sont inutiles…

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Et, ci-dessous, le futur hôtel spectaculaire Matterhorn Glacier Paradise de Zermatt, juché à 3500 mètres d’altitude. Offrant une vue imprenable sur le célèbre Cervin, ce projet audacieux a été présenté par son créateur,Heinz Julen, lors d’une conférence du Cercle de tourisme de la Chaire de tourisme Transat en octobre 2007. Celui-ci a remporté, en 2006, le grand prix d’un concours d’architecture.

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Source:
– Wales, Suzanne. «The Visionnaries», [www.concierge.com].

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Hébergement

Des hôtels hantés… pour un sommeil bien perturbé!

TripAdvisor, la communauté virtuelle des voyageurs, présente les 10 hôtels les plus sinistres des États-Unis. Datant des 18e, 19e et début 20e siècles, ces lieux d’hébergement ont chacun leur lot d’histoires et de phénomènes étranges. À l’hôtel St. James, à Cimarron au Nouveau-Mexique, une des chambres est condamnée parce que hantée par un célèbre cow-boy qui s’y est fait tuer. Sur le bateau de l’hôtel Queen Mary, on propose un Dining and Ghost Tour Experience: le groupe est guidé à travers des lieux, habituellement non accessibles au public, où se sont déroulés des phénomènes paranormaux – bruits mystérieux, ombres suspectes, changements de température soudains… À la Myrtles Plantation en Louisiane, considérée comme l’une des propriétés les plus hantées des États-Unis, on raconte qu’un miroir garde prisonnières une ancienne résidente et ses deux filles, qu’elles y laissent leurs empreintes digitales et même qu’elles y font des apparitions. De belles histoires pour dormir l’esprit en paix!

Votre établissement est-il l’hôte de phénomènes étranges? Est-ce devenu une marque de commerce? Faites-nous part de vos expériences en inscrivant vos commentaires à la fin de l’article!

Dans le même esprit… lire: Le tourisme «sombre»: visites macabres ou commémoration et conscientisation?

 

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Sources:

– «The Ten Spookiest Hotels in the U.S.», [Hotel Online], consulté le 12 octobre 2007.

Sites:

www.myrtlesplantation.com
www.stjamescimarron.com
www.queenmary.com

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Le tourisme «sombre»: visites macabres ou commémoration et conscientisation?

Le tourisme sombre correspond à toute forme de tourisme qui implique la visite de sites associés à la mort ou à la destruction ou qui sont simplement macabres. Vous croyez que le tourisme «sombre» intéresse seulement un segment restreint de touristes? Détrompez-vous; l’intérêt pour ce type d’attraction est fortement répandu.

La dénomination de ce type de tourisme (dark tourism) et sa définition peuvent sembler loin de la réalité de voyage de la majorité, mais, dans les faits, beaucoup de touristes visitent de tels sites touristiques au cours d’un voyage. Voici quelques exemples permettant d’illustrer l’offre:

  • Les sites tels que la prison d’Alcatraz, le cimetière du Père-Lachaise à Paris, Fort-Lennox ou la Maison d’Anne Frank à Amsterdam.
  • Les sites sombres «éducatifs» tels que le site de la bataille de Gettysburg, le Musée international de la Croix-Rouge à Genève ou le nouveau Musée canadien de la guerre à Ottawa.
  • Les sites à connotation plus sombre comme les camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale ou Ground Zero à New York.

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Chemin de fer menant à Auschwitz

 

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Sépulture de Jim Morrison au cimetière du Père-Lachaise

Tous les monuments commémoratifs de guerre, les prisons, les cimetières, les champs de batailles et les forteresses, ou encore l’héritage esclavagiste, ont un lien avec la mort. On visite aussi les sites touchés par un désastre: visite guidée des quartiers détruits par l’ouragan Katrina, par exemple. La tour de Londres, un des hauts lieux touristiques de la ville, compte une exposition d’instruments de torture. Depuis peu, la Chine invite les touristes à visiter une ancienne usine d’armes nucléaires attirant dans son sillage des hôteliers et des restaurateurs. Certains sites touristiques n’ont pas nécessairement de lien avec le lieu commémoré, comme c’est le cas du US Holocaust Memorial Museum situé à Washington (plus de 2,5 millions de visiteurs par année). Mentionnons aussi l’intérêt pour les sites rappelant la mort de personnalités célèbres comme celle de John Lennon, de la princesse Diana ou de John F. Kennedy.

Le côté sombre du Québec

Le Québec a aussi ses drames, quoique moins d’infrastructures subsistent. On compte néanmoins plusieurs lieux associés à la mort tels que les lieux historiques nationaux du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais et des Fortifications-de-Québec. Certains ne sont pas exploités de manière touristique, comme la Maison du Gouverneur où les patriotes furent pendus (actuellement une succursale de la Société des alcools du Québec), mais l’événement est commémoré par la Maison des Patriotes en Montérégie. D’autres pages sombres de notre histoire sont peu soulignées.

 

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Cimetière irlandais à Grosse-Île

Comprendre les motivations: des questions en suspens

Il s’agit d’un domaine d’étude nouveau et encore peu documenté. Les chercheurs qui s’intéressent au sujet s’interrogent sur les motivations des voyageurs axés vers le tourisme sombre. Plusieurs raisons sont possibles et certaines peuvent être controversées; les gens cherchent peut-être des lieux qui inspirent le respect et le souvenir, certains prennent un malin plaisir à observer quelque chose de macabre alors que, pour d’autres, il peut s’agir d’un moyen de méditer sur leur propre mortalité. Selon certains Américains, visiter Ground Zero est un acte patriotique que tous devraient accomplir. Les chercheurs s’entendent néanmoins pour dire qu’un touriste sombre est celui pour qui les attraits liés à la mort et au désastre doivent être les premières motivations du voyage. Ce sont d’ailleurs ces intérêts mêmes qui distinguent le tourisme sombre du tourisme de mémoire qui fait plutôt appel à l’intérêt pour l’histoire. (Lire aussi: Je me souviens: le tourisme de mémoire.)

Enjeux éthiques et moraux relatifs à l’exploitation: l’exemple du camp de la mort d’Auschwitz

Parmi l’offre en tourisme sombre, la plupart des attraits et des lieux sont commémoratifs et ne présentent pas de grands enjeux moraux. Pour d’autres attractions, l’exploitation d’une tragédie peut susciter un débat éthique. Lors d’un séminaire regroupant des chercheurs sur le sujet et des intervenants, la question a été posée. L’exemple d’Auschwitz-Birkenau a été abordé et la dénaturation du site ainsi que l’interprétation sélective qui est présentée mènent à une expérience peu authentique. Non seulement l’apprentissage du visiteur est faussée, mais, conséquence plus importante, une perception erronée du passé change la façon dont on aborde l’avenir.
Quel est l’équilibre entre l’exploitation d’un site touristique et le respect dû à un lieu de drame ou de désastre? Telle est la question avec laquelle jonglent les exploitants de tels sites touristiques. D’ailleurs, le site d’Auschwitz annonçait en janvier un programme de modernisation qui mettra l’accent sur le destin des individus, l’héroïsme des victimes et la solidarité entre les prisonniers plutôt que sur l’exposition d’objets macabres. La validation du concept de modernisation par des anciens déportés, des historiens et des conservateurs est d’ailleurs un exemple à suivre. Plus de un million de personnes ont visité ce site en 2006 (dont 58% sont des étudiants) et 25 millions depuis l’ouverture.
Selon les experts qui étudient le phénomène, le tourisme sombre est non seulement très largement répandu parmi les touristes, mais il est en croissance. Il importe donc de connaître cet intérêt chez sa clientèle et surtout de veiller à une exploitation respectueuse et authentique des lieux et des attractions associés à la mort ou aux désastres.

Source:
Lennon, John et Foley, Malcolm. «Dark Tourism, The attraction of Death and Disaster», Continuum Edition, 2000.

Sur le Web :
www.dark-tourism.org.uk
www.auschwitz.org.pl
www.atlasvista.info/actualite/camp-mort-auschwitz-a66641.html
www.grief-tourism.com

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Le mystère: nouvel ingrédient pour créer des expériences mémorables!

Alors que les consommateurs n’ont jamais eu autant d’outils à leur disposition pour s’informer de l’offre touristique disponible, plusieurs d’entre eux sont attirés par le mystère… un peu comme les futurs parents qui choisissent de ne pas connaître le sexe de leur bébé. Pour ces gens, chefs, hôteliers, grossistes et agents de voyages osent mettre en marché «l’inconnu».

L’attrait du mystérieux

Partout sur la planète, une foule de sites et de lieux mystérieux contribuent à nourrir l’imaginaire des voyageurs. Stonehedge et ses mégalithes, le Loch Ness et son monstre, l’Égypte et ses pyramides, les incroyables statues de l’île de Pâques ou, plus récemment, le Louvres et Saint-Sulpice, à la suite du succès du livre «The Da Vinci Code», sont autant de lieux mythiques pouvant inspirer un rêve de voyage.

Le mystère éveille sans contredit l’intérêt des voyageurs, mais peut-on vendre le mystère? Certains acteurs du tourisme semblent y croire et ont décidé d’utiliser le mystère et l’inconnu afin de mousser leurs ventes.

Repas mystère

En Californie, les frères Townsend ont décidé d’apprêter l’expérience gastronomique avec un soupçon d’inconnu, en créant le mouvement Ghetto Gourmet. Ces deux frères, l’un chef et l’autre artiste, souhaitaient partager leurs réalisations culinaires, et ce, même s’ils n’avaient pas de restaurant.

Ils ont donc convié 30 invités à déguster un repas gastronomique dans leur appartement d’Oakland. Constatant le plaisir des convives à découvrir à la fois un lieu inusité, de nouvelles personnes et un menu créatif, les frères Townsend ont répété l’expérience en variant les lieux de rencontre.

En peu de temps, le mouvement a pris de l’ampleur et d’autres chefs se sont inspirés de la formule et ont multiplié les événements Ghetto Gourmet. Le concept demeure le même: les clients inscrits à la liste d’envoi électronique (courriel) reçoivent une invitation qui précise l’adresse du lieu de rencontre et le coût du repas. Ils découvriront la nature de l’emplacement et les détails du menu seulement sur place. Insécurisant pensez-vous? Pourtant les clients accourent!

Des expériences similaires apparaissent également dans d’autres villes:

Hébergement mystère

Au fil des ans, différents grossistes, notamment Club Med, ont également tenté de jouer la carte du mystère en offrant à leur clientèle de choisir une région de destination, mais de leur laisser le choix de l’hôtel. 

Aux États-Unis, la firme Funjet offre le programme «Fun and Sun Surprise Booking» qui propose aux consommateurs de choisir leur destination soleil (Cancun, Cozumel, Riviera Maya, Puerto Vallarta, la Jamaïque, Puerto Plata, Punta Cana) et leur catégorie d’hébergement (3 ou 4 étoiles), mais de découvrir leur hôtel de séjour uniquement au moment de l’enregistrement à l’aéroport. Le client obtient la garantie de loger dans un hôtel de la catégorie choisie, toutefois il court la chance d’obtenir un surclassement dans un établissement de catégorie supérieure. Si ce programme plaît au consommateur en offrant une touche d’inconnu et une possibilité de rapport qualité/prix accru, il est également fort avantageux pour le grossiste qui dispose ainsi d’une latitude supplémentaire pour améliorer l’occupation de ses divers établissements.

Destinations mystère

Certains voyagistes vont encore plus loin en proposant à leurs clients d’acheter un voyage pour une destination mystère! Les seuls éléments connus du client sont alors la date de départ, la durée de séjour et le prix du forfait.

En France, une association à but non lucratif, l’Union nationale des centres sportifs de plein air (l’UCPA), offre à sa jeune clientèle (18-39 ans) un programme Destination mystère. Le client choisit sa date de départ et sept jours avant le moment du fatidique, l’UCPA confirme la destination parmi les quatre choix suivants: Crète, Maroc, Monténégro et Turquie. Et c’est parti pour l’aventure!

La formule est également appliquée aux voyages en autocar, notamment par les compagnies américaines Country Tours et Tri State Travel. Les audacieux clients sont conviés à une tournée de découverte dans diverses régions du pays. Le concept demeure le même, le client connaît le lieu et la date du départ ainsi que le tarif, mais il ignore quelles sont les activités prévues, les lieux d’hébergement et la nature des repas inclus. 

Même les gens d’aventure exploitent ce créneau. En Ontario, les femmes sont conviées à une excursion en canot «Destination Mystère». Cette virée de sept jours inclut: services d’un guide d’expérience, permis, canots, paquetage, tente, repas, navette, transport en train et hébergement avant l’excursion. Les guides promettent aux aventurières un humour impertinent, mais de délicieux desserts! Le tout pour 769$ par personne.

Et le voyage haut de gamme ne semble pas vouloir faire exception! Traditours, une agence de voyage de Laval qui se spécialise dans les circuits vers les destinations exotiques, met en marché un voyage vers une destination mystère au coût de 8000$ par personne. Alors que les clients intéressés par les grands circuits à plus de 5000$ sont peu nombreux, le détaillant a été obligé d’instaurer une liste d’attente pour ce premier voyage mystère. Tout au long de ce séjour de 24 jours, les participants se réveilleront chaque matin en ne sachant pas où ils seront le soir venu! Le succès est tel que Traditours a déjà confirmé le retour de ce projet pour 2007.

Ajouter du mystère et de la magie à l’expérience-client

Peter McAlpine, un consultant de Bangkok spécialisé dans le service à la clientèle pour les établissements cinq étoiles, est un ardent défenseur du mystère et de l’imprévisible comme éléments susceptibles de transformer un simple service en expérience mémorable.

Dans son univers, les barmans ajoutent des boissons mystérieuses à la liste des cocktails afin de surprendre les invités et, pendant les trajets entre l’aéroport et l’hôtel, les chauffeurs de limousine récoltent des renseignements qui seront utilisés par le personnel de l’hôtel afin de personnaliser la chambre du client (choix de la musique, fragrance des produits de toilette, produits du minibar, etc.) avant son arrivée.

Selon P. McAlpine, lorsqu’il est adéquatement contrôlé par le prestataire du service, l’ajout d’un soupçon d’inconnu peut aider à créer une expérience surprenante qui enchantera les invités.

Sources :

– Désiront, André. «Destination mystère à 8000$», Cyberpresse.ca, 26 juillet 2006.
– Gedgaud, Jeff. «Try a Mystery Tour for a Unique Vacation Experience», Associated Content, 20 décembre 2005.
– McAlpine, Peter. «How to Add a Touch of Mystery to Your Guest Experience», e-hotelier.com, 26 septembre 2006.

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Produits et activités

Quand la marginalité des produits devient une tendance

Le tourisme insolite, tendance ou marginalité? Quand la «folie» s’empare du tourisme, elle trouve de plus en plus d’adeptes. Jusqu’où les entreprises touristiques sont-elles prêtes à aller pour attirer des touristes? Ou, à l’inverse, jusqu’où iront le besoin de nouveauté et la recherche d’adrénaline des individus? Peut-être que certaines idées farfelues feront école ou stimuleront la recherche d’autres idées originales.

Vouloir se vanter d’une expérience hors du commun

Que ce soit pour expérimenter la vie d’un itinérant en milieu urbain ou pour dormir dans un donjon, sous l’eau ou encore perché dans les arbres, ces types d’expériences sortent des sentiers battus et trouvent de plus en plus preneurs auprès de voyageurs en quête d’émotions fortes.

«Mixez» la télé-réalité à la Survivor avec Internet, les vacances à temps partagé et le développement durable

Avec tous ces ingrédients, vous obtiendrez non pas un site pour un concours de beauté en bikini, mais plutôt une éco-communauté développant un éco-projet sur une île exotique.

Ingrédients de base:

  • deux entrepreneurs britanniques «flyés»
  • une île dans les Fidji (Vorovoro à 25 minutes de bateau de l’île principale) avec lagons bleus idylliques, écume et cocotiers, sans eau courante ni électricité (mais accès Internet disponible!)
  • un site Internet www.tribewanted.com

Recette:

  • louer un espace (avec possibilité d’agrandissement) sur l’île pour trois ans
  • développer le projet en respectant les principes de développement durable – modifier l’île le moins possible (exclure piscines et villas climatisées)
  • former une tribu de 5000 membres payants, âgés de 18 à 68 ans, avec des intérêts, des expériences et des habiletés différents
  • instituer trois niveaux de participation financière associés au nombre de semaines permises sur l’île: nomade (120 livres sterling, une semaine, membre pour une année), chasseur (240 livres sterling, deux semaines, membre pour deux années) et guerrier (360 livres sterling, trois semaines, membre pour trois années)
  • informer les gens qu’ils auront à défrayer le coût de leur billet d’avion
  • fonctionner selon les principes démocratiques suivants: «une personne, une voix» et «premier arrivé, premier servi»
  • limiter l’accès au site à 100 personnes à la fois
  • créer une communauté en ligne afin que tous les membres de la tribu aient une voix aux discussions
  • élire douze chefs de tribu (période d’un mois) pour gouverner et vivre sur l’île
  • amener des gens venant des quatre coins de la planète à travailler en équipe
  • filmer l’expérience et suivre les progrès sur Internet
  • rejeter les commandites et accepter les produits offerts gracieusement par des compagnies socialement responsables

Vous croyez avoir tout vu en matière d’hébergement?

La yourte, le tipi, la chambre cellule, le bâtiment patrimonial, le refuge à la cime d’un arbre, l’hôtel de glace, l’hôtel sous l’eau, le donjon, la caverne, le phare, etc. (lire aussi: Les percées de l’hébergement alternatif), le Guide des Hébergements insolites propose 200 adresses à ceux que l’hôtel traditionnel rebute.

Pourquoi ne pas dormir au sommet d’une grue, à quelque 17 mètres du sol, avec possibilité de faire pivoter la cabine sur 360 degrés pour observer, selon son humeur, tantôt la ville, tantôt la mer (voir photo)? Située dans le port de Harlingen aux Pays-Bas, la cabine offre un intérieur très design (Eames et Stark); le panier du petit-déjeuner y est hissé par ascenseur.

Et que dire d’un petit hôtel qui a aménagé des fûts de vin (voir photo) pour y loger des couchettes confortables, un petit salon et autres commodités, effluves odorants en prime?

Avant de dire «bye! bye! boss», les essais-erreurs sont permis!

Une petite voix intérieure vous susurre constamment à l’oreille d’assouvir votre rêve de devenir chorégraphe, architecte, chocolatier, météorologiste, photographe ou aubergiste? Le site www.vocationvacations.com vous propose des séjours qui vous permettent de découvrir une profession. Quel que soit le but poursuivi, recherche d’un tremplin pour un nouvel emploi, poursuite d’une passion, satisfaction d’une curiosité ou quête d’une nouvelle aventure, le postulant est jumelé à un mentor et découvre toutes les facettes de l’emploi de ses rêves. Grâce à des gens passionnés, le travail devient des vacances!

Réduisez le prix de votre chambre d’hôtel en diminuant votre tour de taille

Que diriez-vous de payer le prix de votre chambre d’hôtel en fonction de votre poids? Voyant sa clientèle «s’alourdir» d’année en année, un hôtelier allemand (Ostfriesland Hotel à Norden) a décidé, pour une période donnée, de faire monter ses clients sur la balance et de facturer ses chambres à raison de 0,5 euro le kilo.

Prônant l’importance d’une bonne santé, il envisage de développer un concept en lien avec ses valeurs. Il emmène déjà des clients faire des balades en forêt et songe à engager un expert en nutrition afin d’aider ses clients à réduire leur tour de taille.

Est-ce que ce type d’initiative pèsera lourd dans la balance de l’industrie touristique? Peu importe ce que l’on en pense, cet hôtel a eu droit à tout un battage publicitaire à la grandeur du globe.

Un mouvement de «va-nu-pieds» gagne du terrain

Les adeptes du «Barefoot hiking» se multiplient. Alors que la spécialisation des chaussures atteint des sommets (marche, course, trek, escalade, etc.), plusieurs les balancent pour se balader pieds-nus dans la nature. À bas les diktats de la mode, les contraintes sociales, les inhibiteurs de sensation, leur nouveau slogan pourrait être «Join the club, sauvez 150$ et adieu les ampoules» de dire Richard Frazine, auteur du livre The Barefoot Hiker.

Actifs dans plusieurs états américains et ailleurs dans le monde, les disciples de ce regroupement sentent le besoin de communier avec la nature et en vantent les innombrables vertus tant physiques que psychologiques. Il n’y pas que des hippies qui y adhèrent, mais aussi des banquiers, des étudiants universitaires, des informaticiens, etc.

Être au top des activités!

Pourquoi pas un dîner dans les airs? Une entreprise belge (www.dinnerinthesky.com) a décidé de créer un événement «hautement» mémorable: une table de 22 places suspendue par une grue à 50 mètres dans les airs. Pour mieux comprendre le concept, une image vaut mille mots (voir photo).

Source: Springwise.

Quelques autres produits en vrac

Situé dans un complexe de loisirs à Tokyo, le Musée de la glace offre aux visiteurs de goûter une glace au cactus, au serpent à sonnette, au poisson ou au wasabi. Après la très controversée «sloche liposuccion» au Québec, jusqu’où iront les gens pour s’enquérir de nouvelles sensations?

Une agence de voyage française (www.insolite.net) se spécialise dans le tourisme d’affaires et l’animation événementielle. Que ce soit un transfert entre deux sites en voiture de collection, l’accueil dans un pub irlandais après mise en panne de l’autocar avec la complicité d’un comédien ou une halte champagne avec pianiste et trompette en plein désert…, cette agence offre différents voyages, activités, soirées, séminaires, dans près de 20 pays.

Découvrez Londres comme vous ne l’avez jamais vu en prenant place à bord des Karma Kars (www.karmakabs.com) ou bien louez-les pour différentes occasions. Quatre voitures, entièrement redécorées par un passionné, arborent chacune un univers psychédélique extravagant. Pour laquelle allez-vous craquer: l’ambiance rose bonbon de la «Ab Fab Kab» (voir photo), le jaune de la «Sheeshmahal Kar», le blanc immaculé de la «Monsoon Weeding» ou le kitch absolu de la «Bollywood Kar» avec ses tons rouges éclatants?

Après avoir observé l’engouement des gens pour certaines émissions de télévision spécialisées comme «Antiques Roadshow» et «Design on a Dime», les autorités de la Pennsylvanie ont mis sur pied différents circuits touristiques de ventes de garage.

Pour les gens qui recherchent des frissons à la frontière du cercle polaire, un «village» de saunas (de différents types, de différentes périodes et de différentes régions) ainsi qu’un musée dédié à cette activité sont actuellement en construction à la frontière nord de la Suède et de la Finlande. S’ajouteront à ce site certains commerces qui gravitent autour de cette thématique (www.kukkolaforsen.se).

Et pourquoi pas «The sky is the limit»?

Terminons avec Richard Branson de Virgin Galactic qui cogite déjà sur son expérience suborbitale dans l’espace (www.virgingalactic.com)… pas à la portée de toutes les bourses!

Il suffit d’être curieux pour que la liste s’allonge! Est-ce que la folie vous gagne?

Sources:
– Agence France-Presse. «Des glaces au cactus et au serpent à sonnette au Japon», [www.cyberpresse.ca], 2 juin 2006.
– Agence France-Presse. «L’insolite, une tendance qui se confirme», La Presse, 25 mars 2006.
– Clark, Jayne. «Tribe Wanted – on Fijian Isle», USA Today, 1er juin 2006.
– Fernand, Eirdre et Vanessa Jolly. «Du nouveau côté tourisme: Le time-share écolo et démocratique», Courrier International, 27 avril 2006.
– «Grue avec vue», Le Temps, no 2546, 26 avril 2006.
– Richardson, Darren. «Soulful Strolls for Hearty Soles», CommonGround, [www.commongroundmag.com], mars 2006.
– Springwise. «Dream Job Holidays», [www.springwise.com], 2 mai 2006.
– Springwise. «Table With a View», [www.springwise.com], 6 juillet 2006.
– The Independent. «Simon Calder: The Man Who Pays His Way», The Independent Online Edition, 28 juin 2006.
– USA Today. «Global Sauna Village Under Construction Near Polar Circle», 27 juin 2006.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Idée du jour: convertir des champs de maïs en labyrinthes touristiques

Plusieurs États américains ont souhaité joindre l’utile à l’agréable en adaptant leurs champs de maïs de manière à les transformer en activité ludique. Ces labyrinthes «format géant» sont devenus très populaires chez nos voisins du Sud où ils se multiplient chaque année.

Né d’une initiative originale d’un fermier de l’Utah en 1996, le concept fut si populaire qu’en trois semaines il attirait déjà plus de 18 000 visiteurs. Aux États-Unis, le site Mazeplay.com illustre les États qui abritent de tels attraits (voir la carte). The MAiZE (www.cornfieldmaze.com) a recensé plus de 165 labyrinthes en Amérique du Nord et en Europe en 2005. Plusieurs provinces canadiennes ont également emboîté le pas, notamment en Alberta et en Colombie-Britannique.

États américains où l’on trouve au moins un labyrinthe de champs de maïs

 

Cette pratique commence à susciter de l’intérêt au Québec, alors que le Centre d’initiatives en agriculture de la région de Coaticook (www.produitsdelaferme.com) a récemment conçu le premier projet du genre, le Lait-Byrinthe. Ce genre d’attraction propose aux visiteurs de trouver l’issu du labyrinthe en évitant les impasses et en résolvant les énigmes. Il n’y a pas d’itinéraire imposé, seulement une expérience en nature à laquelle s’ajoute le défi de retrouver son chemin. La grille tarifaire d’entrée oscille habituellement de 3 à 10$.

Il y a même certaines entreprises comme Precision Mazes (www.precisionmazes.com) qui se spécialisent dans la conception de labyrinthes en utilisant un système de positionnement mondial (GPS) pour obtenir des résultats plus précis et réaliser des oeuvres d’art que l’on peut admirer du ciel. Les frais exigés pour un projet clé en main varient de 3000 à 7000$.

Voici quelques éléments à prendre en considération pour que l’expérience s’avère un succès:

  • S’assurer que les champs soient situés près d’un important bassin de population, accessible, facile à repérer et disposant d’un vaste stationnement.
  • Concevoir un produit distinctif. La présence d’un autre labyrinthe à proximité ne constitue pas nécessairement une mauvaise chose, puisque cela peut démontrer au contraire qu’il existe un intérêt pour ce type d’activité.
  • Prévoir suffisamment de temps pour le développement et la commercialisation.
  • Vendre une expérience adaptée au marché ciblé. Par exemple, la promotion d’un produit visant les groupes scolaires de jeunes sera différente de celle d’un labyrinthe hanté, conçu pour une visite nocturne par des adolescents. 
  • Assurer une bonne promotion dans la région par des maillages avec les entreprises locales. 
  • Ajouter des activités complémentaires reliées notamment à une visite à la ferme peut s’avérer intéressant.
  • Utiliser des plants de maïs qui brunissent tardivement à l’automne, afin de maximiser la rentabilité.

Chose certaine, cette manière pour le moins originale de développer l’agrotourisme peut constituer une avenue intéressante pour certains milieux ruraux.