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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Libre cours à l’inventivité urbaine

Plus de la moitié de la population mondiale habite en milieu urbain. En 2050, cette proportion devrait grimper à 70%; en Amérique du Nord, elle sera de 90%! Ces citadins sont déjà exposés à d’innombrables possibilités de loisirs, de divertissement, de socialisation et d’expériences de toutes sortes. Se baigner dans le port, visiter la ville de toit en toit ou encore faire du camping dans un hôtel chic, voilà quelques exemples éloquents de la créativité urbaine. Les touristes, vivant souvent eux-mêmes dans un milieu urbain, cherchent à découvrir la ville du point de vue de ses résidents, à fréquenter leurs lieux, à percer leurs secrets bien gardés. Cette analyse propose, en rafale, des initiatives hors Québec qui contribuent à façonner la personnalité d’une ville et à augmenter son dynamisme auprès des résidents comme des touristes.

Se baigner dans le port

Depuis 2002, grâce à des investissements majeurs pour dépolluer l’eau, on peut se baigner dans le port de Copenhague, là où autrefois fourmillait l’activité industrielle. Une section du port de la ville a subi de grandes transformations, et l’intégration de loisirs nautiques s’inscrivait dans les nouvelles vocations. Des structures de bois délimitent les espaces de baignade et une construction en forme de proue de bateau fait office de tremplin. L’endroit est très couru pendant les mois d’été.

 

Source: R&R Associates

Vivre des expériences vertigineuses

Une montagne russe à parcourir… à pied! Voilà ce que propose la sculpture érigée dans la ville de Duisbourg, en Allemagne. Haute de 11 mètres, elle permet à celui qui s’y promène d’accéder à des points de vue uniques de la région. L’œuvre d’art prend place sur une butte où l’on produisait autrefois du zinc, l’un des matériaux qui la composent.

Source: Inhabitat

Depuis déjà plusieurs années, on peut découvrir la ville de Stockholm en parcourant ses toits. Les visiteurs qui s’inscrivent à ce tour guidé bien particulier doivent donc porter un harnais et s’encorder pour pouvoir déambuler au-dessus de la ville et bénéficier de panoramas fabuleux. Le tout est commenté par un guide touristique. Voilà une expérience unique mémorable!

Source: Visit Stockholm

Toujours à Stockholm, deux gondoles sphériques entièrement vitrées se hissent au sommet du Ericsson Globe, l’amphithéâtre des grands événements sportifs et culturels de la ville. Le SkyView, en fonction depuis 2010, offre un panorama grandiose; il permet de voir la ville à vol d’oiseau, un peu comme le fait le funiculaire de la tour du Stade olympique de Montréal.

Source: Visit Stockholm

Faire du camping en ville

Au centre du quartier de Brooklyn, à New York, le site d’un ancien aéroport est appelé à devenir le plus grand terrain de camping urbain des États-Unis. Le National Park Service prévoit y aménager quelque 600 emplacements. On souhaite faire de ce terrain la référence en matière de camping urbain.

Pour combler des envies de plein air en ville, mais surtout pour faire vivre une expérience inusitée, certains hôtels proposent à leur clientèle de dormir sous une tente. C’est le cas de l’Hôtel Affina de Manhattan, qui offre une tente aux clients séjournant dans une suite, afin qu’ils puissent dormir sur la terrasse, et le nécessaire pour faire des desserts de campeurs (guimauves, chocolat et biscuits). L’idée de faire du camping en plein centre de New York paraît plutôt amusante aux yeux de nombreux visiteurs.

Source: USA Today Travel

Découvrir autrement l’art et le patrimoine

L’ancien silo à blé d’Arenc, situé dans le port de Marseille en France, a été transformé en salle de spectacle. La métamorphose respecte les formes originales du bâtiment dont la façade, typique, est composée de demi-cylindres. On les a percés pour faire place à des baies vitrées. La salle de spectacle, aux allures contemporaines, peut recevoir 2000 spectateurs. Construit en 1926, le mastodonte a échappé à la démolition en 1996, puis a été intégré au patrimoine du XXe siècle. L’Olympia sur mer, le nom de la salle, a été inaugurée en septembre 2011.

Source: Ministère de la Culture et de la Communication et TreeHugger

Dans le centre de Rouen, en France, un radar pour piétons leur indique de ralentir le pas afin de prendre le temps d’observer le patrimoine urbain. Le projet s’intitule «zone 3» et a été conçu par un artiste à l’occasion du festival d’art contemporain Rouen impressionnée. Lorsqu’un piéton traverse la rue à une vitesse excédant 3 km/h, le radar clignote pour lui indiquer que sa cadence est trop rapide. Une signalétique spéciale accompagne le radar. Bien sûr, il s’agit d’une initiative qui se veut humoristique.

 

© AFP   Source: Cyberpresse

Un autre festival d’art a choisi de surprendre les gens dans leurs déplacements quotidiens. À l’occasion de l’Art on Track festival, des artistes envahissent le métro avec leurs créations. Le temps d’une journée de fin de semaine, une voiture du métro de Chicago a sillonné la ville décorée d’un jardin mobile. De plus, le sol et les bancs d’un wagon ont été recouverts d’une épaisse couche de végétation invitant les passagers à s’y asseoir.

 

Source: Inhabitat

Pour des villes créatives!

Les villes du Québec ne sont pas en reste en ce qui a trait à la créativité. La concurrence entre les destinations est féroce. Notre monde s’urbanise sans cesse. Pour en faire des milieux de vie stimulants et des destinations touristiques attrayantes, encourageons la contribution des artistes, designers, architectes et autres esprits créatifs dans son évolution (Lire aussi: La créativité au service du développement urbain (compte rendu de conférence))

 

Sources:

– Agence France-Presse. «Un radar pour inviter les piétons à ralentir…», cyberpresse.ca, 15 novembre 2011.

– Glow, Justin. «Floating Swimming Pool Spotted in Germany», www.gadling.com, 17 juillet 2007.

– Guyennon, Patrick. «Marseille: un ancien silo à grains transformé en salle de spectacle», Urbanews.fr, 22 septembre 2011.

– Gwiazdzinski, Luc. «Ephemeral, Festive and Event-orientedCities», présenté à l’occasion de la table ronde intitulée New Times, New UrbanTourism Destinations du séminaire Urbantourism, heritage and urbanquality in Europe à Rennes, mars 2009.

– Hattam, Jennifer. «Huge New Urban Campground Planned for Brooklyn», www.treehugger.com, 15 juin 2011.

– Jones, Charisse. «Hotels offer visitors a chance to snooze under the moonlight», USA TODAY, 1er août 2011.

– Morgan, Helen. «Germany’s Roller Coaster Walkway Thrills Visitors with Views to The Surrounding Landscape», inhabitat.com, 20 novembre 2011.

– Trendwatching.com. «CityLights», Trend Report 2012, novembre 2011.

– Zimmer, Lori. «Chicago Subway Train Transformed Into Lush Mobile Garden on Wheels!», inhabitat.com, 19 septembre 2011.

 

Sites Web:

Badeschiff

Skyview

Stockhlom Roof Top Hiking

World Urbanisation Prospects

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Tendances

Des structures flottantes, volantes, autosuffisantes, non permanentes

Penser autrement le 21e siècle… Aujourd’hui, la clé d’une chambre d’hôtel n’a plus l’apparence d’une clé et les hôtels sous l’eau existent déjà. Alors, pourquoi ne pas croire que les villes flottantes, les hôtels volants et l’agrotourisme urbain puissent exister un jour, pas si lointain? Attachez votre tuque avec de la broche, car le cosmos, les nuages et les océans servent de toile de fond. Mais inutile de vous bousculer pour réserver vos places immédiatement.

Parfois farfelus à l’origine, des projets sont sur les tables à dessin d’architectes et d’ingénieurs qui s’amusent à inventer le futur, à déconstruire les idées reçues.

Des projets qui risquent de faire des vagues

Plusieurs concepteurs rêvent d’utiliser l’eau comme un moyen de voyager autrement, de façon écologique.

Une firme russe a conçu le projet Aerotel comme solution de rechange aux îles artificielles bâties de main d’homme.

Source : Alexander Asadov Architecture

Le Blue Crystal serait un hôtel iceberg flottant au large de Dubaï dans le golfe Persique.

Source: Sven et Frank Sauer – Allemagne

La firme Morris Architects a de grandes ambitions pour les milliers de plateformes de forage qui seront désaffectées au cours des prochaines décennies dans le golfe du Mexique. Oil Rig Platform Resort and Spa serait un écosystème d’îles autosuffisantes avec sable blanc sur le toit, regroupant hôtels, casinos, boîtes de nuit et restaurants. Au large de Bornéo, dans la mer de Célèbes, le Seaventures Dive Resort héberge déjà sur une plateforme désaffectée des plongeurs qui jouissent du riche milieu aquatique.

Source: Morris Architects – États-Unis

Avec les paquebots aux proportions gigantesques, l’idée d’un terminal flottant ne semble pas farfelue.

Source: Waterstudio.nl – Pays-Bas

Dubaï peut se targuer d’avoir réalisé les îles artificielles Palm Island et The World. Mais ce sont les îles artificielles flottantes, sorte de villes amphibies, qui en font rêver plus d’un.

Ville flottante et milieu de vie, le Freedom Ship, doté de son propre aéroport sur le pont supérieur, serait en déplacement autour du monde.

Source: Freedom Ship International – États-Unis.

L’île d’AZ, dont le concepteur est décédé en 2010, aurait couvert une surface équivalant à quatre terrains de football: structure haute de 29 étages pouvant accueillir 10 000 passagers, dotée d’un pont promenade paysagé d’un kilomètre, d’un héliport et d’un miniport, où les yachts seraient amarrés.

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Source: Alstom Marine et Jean-Philippe Zoppini (architecte) – France

Des «aquavillages» exploiteraient des énergies renouvelables et pourraient se déplacer d’une région à l’autre.

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Source: Lilypad, Vincent Callebaut Architecture – Belgique

Source: Star-Shaped Mini-Cities, Maldives Floating Islands Concept, Koen Olthuis, Waterstudio.nl – Pays-Bas

Source: Floating Garden Spa, Studio Noach – Pays-Bas

Le projet de la Recycled Island vise à nettoyer les océans des déchets de plastique et à utiliser ce matériau pour en faire une île flottante écologique.

Source: WHIM architecture – Pays-Bas.

Des bateaux luxueux se transformeront en îles flottantes.

Source: Wally Island, Wally – Monaco.

Source: Streets of Monaco, Yacht Island Design – Royaume-Uni.

Des yachts prendront des airs de maison.

Source: Wally and Hermes Yacht (WHY), Wally – Monaco.

S’ajoutent des projets flottants de toutes sortes – maisons, appartements, bureaux – et même des tentes.

Source: Plastic Dining Room à Vancouver – Canada.

Dans ses projets de régénération des rives, la Ville de Paris envisage d’installer un écran de cinéma géant flottant sur la Seine.

On s’envoie en l’air

À la conquête de l’espace… Une fois sa base de lancement, Spaceport America, terminée au Nouveau-Mexique, l’entreprise Virgin Galactic, du milliardaire britannique Richard Branson, entreprendra sa série de vols suborbitaux.

Des hôtels en orbite autour de la terre… Pouvant accueillir deux couples et deux membres d’équipage pour un séjour de trois nuits «terrestres», la station spatiale Galactic Suite Space Resort se déplacera en orbite autour de la terre à une vitesse moyenne de 30 000 km/h, effectuant ainsi le tour du monde en 90 minutes.

Source: galacticsuite.com.

Les voyageurs de l’espace n’auront plus à partager la Station spatiale internationale avec les cosmonautes en mission. Les Russes comptent mettre en orbite un hôtel confortable vers 2016. Cette station spatiale commerciale sera dotée d’un module, d’un volume de 20 m³, comptant quatre cabines et pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes.

Des hôtels qui volent un peu moins haut, mais qui sont tous aussi flyés… Le Manned Cloud de Jean-Marie Massaud ressemble à un zeppelin. Se déplaçant à 130 km/h, cet hôtel volant écolo comptera une vingtaine de cabines et offrira de multiples services (restaurant, spa, bar, etc.).

Source: Studio Massaud en partenariat avec ONERA (Office national d’études et recherches aérospatiales) – France.

D’une hauteur de 265 mètres, le Aircruise pourra transporter une centaine de personnes à son bord à une vitesse moyenne de 130 km/h. Dans le confort de son appartement de luxe ou des espaces communs, le voyageur pourra contempler les plaines du Serengeti ou les gratte-ciel d’une métropole. Ce projet a attiré l’attention de la compagnie Samsung Construction & Trading, principal entrepreneur du Burj Khalifa à Dubaï.

Source: Seymourpowell – Royaume-Uni.

Avec l’urbanité grandissante, on pense verticalité

Selon la United Nations Population Division, la population mondiale dépassera les 9 milliards en 2050 et environ 70% de celle-ci vivra en milieu urbain. La densité de population et les espaces restreints nous obligent à repenser l’organisation urbaine.

Voici la vision du parc d’attractions de l’architecte Ju-Hyun Kim à l’aube du 21e siècle.

Source : Ju-Hyun Kim.

Une structure verticale avec un nuage digital à son sommet regroupe des bulles interconnectées qui permettent de projeter des images, de servir de point d’observation et même de parc d’attractions. Même si le projet The Cloud n’a pas gagné la compétition lancée pour les Olympiques de 2012 à Londres, les concepteurs sont déterminés à le réaliser à l’aide de milliers de petits dons du public.

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Source: Équipe internationale – Angleterre.

On verdit actuellement les toits et les murs des édifices, mais l’agrotourisme pourrait se pratiquer en milieu urbain.

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Source: Mur végétal, Musée du quai Branly à Paris, Patrick Blanc – France.

Plusieurs concepteurs envisagent de développer l’agriculture urbaine à la verticale pour profiter de la proximité du bassin de population, pour réduire les temps de transport et, du même coup, le gaspillage, les coûts et la pollution, pour maximiser l’espace requis pour la culture et pour s’affranchir de Dame Nature.

Source: Vertical Farming, Blake Kurasek – États-Unis.

Source: Seawater Vertical Farm à Dubaï (immenses serres suspendues à une structure qui s’apparente à un arbre géant), Studiomobile – Italie.

Voici une structure verticale qui promet de révolutionner l’architecture urbaine, la Dynamic Tower. Les étages, indépendants les uns des autres, tournent autour d’un axe central et la tour produit sa propre énergie. Quelle grande métropole construira cet édifice la première?

Source: David Fisher – Italie.

D’ailleurs, où sont les automobiles volantes des années 2000 dont on parlait dans les années 1960?

 

Sources:

 

– Cilento , Karen . «Floating Gardens / Studio Noach + Holtrop», 18 février 2010. ArchDaily.

– L’Internaute Science, «Une île flottante», linternaute.com, septembre 2006.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les monstres de neige du Japon

Les arbres couverts de neige et de givre offrent des paysages grandioses. Les «Snow Monsters of Japan» ou juhyou, situés dans les régions montagneuses du nord du Japon, constituent une véritable attraction. Ces magnifiques photos ont fait le tour du monde par le Web. De telles images rappellent des panoramas que l’on retrouve au Québec, surtout dans les montagnes très enneigées du parc national des Monts-Valins, au Saguenay – Lac-Saint-Jean, du parc national du Mont-Mégantic, dans les Cantons-de-l’Est, ou encore de la Gaspésie.

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Source: « Snow monstres » of Japan

Sources:

– «Frozen Fog Sculptures», Trendhunter.com, consulté le 17 février 2011.

– «“Snow monsters” of Japan», Pinktentacle.com, consulté le 17 février 2011.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Produits et activités

Quand l’expérience culinaire ne suffit plus…

Est-ce qu’un simple repas dans un décor traditionnel est une espèce en voie de disparition? Le concept de divertissement devient-il plus important que ce qu’on sert dans l’assiette? Voici un panorama de restaurants qui ne se limitent pas à la gastronomie. Les journaux se plaisent à en parler; on les répertorie et les commente dans divers guides touristiques, blogues et autres. Dans ce créneau, les pays asiatiques, Japon en tête, détiennent la palme. Des expériences bien plus que culinaires qui ont de quoi piquer la curiosité du touriste!

Les thématiques sont à l’honneur

Une multitude de restaurants exploitent une thématique reflétée tant dans le décor que dans le menu et le service. Cette tendance ne signifie pas pour autant que les établissements négligent le contenu de l’assiette au profit de l’atmosphère.

À Beyrouth, au Liban, le Buns & Guns a opté pour le thème militaire. On y entend même un bruit d’hélicoptère en arrière plan, et la nourriture (de type restauration rapide) est emballée dans du papier camouflage. Au New Lucky Restautant d’Ahmadabad, en Inde, on se sustente parmi des cercueils tout ce qu’il y a de plus réel.

Certains poussent le thème jusqu’au personnel : la cuisine et le service du KinderKookKafe, à Amsterdam, sont assurés par des enfants; des robots évoluent sur le plancher du Robot Kitchen, à Hong Kong; des singes font office de serveurs au Kayabukiya Tavern d’Utsunomiya, au Japon. Sans oublier le Hobbit House de Manille, aux Philippines, qui embauche les plus petits serveurs au monde et dont la décoration rappelle le célèbre Seigneur des anneaux. Le Ninja, à New York, plonge quant à lui sa clientèle dans l’imaginaire de ces guerriers avec son décor de village féodal japonais composé d’un labyrinthe de 22 espaces différents.

L‘Observatory, à Johannesburg, en Afrique du Sud, jumelle astronomie et gastronomie, tandis que le Wizard of the Opera, à Tokyo, se donne des airs d’opéra. Le A380 In-Flight Kitchen, à Taipei, est une réplique de l’intérieur d’un avion. Les serveuses sont vêtues comme des agentes de bord, et on choisit la classe désirée: première, affaires ou économique.

À Miami, on troque ses chaussures pour des chaussettes et on s’installe sur d’énormes matelas et piles d’oreillers au B.E.D. (Beverage, Entertainment and Dining). Au dessert, on commande «Le ménage à trois».

Plusieurs restaurants plongent le client dans l’univers carcéral ou celui des gangsters. Mentionnons, entre autres, le Tommy Gun’s Garage de Chicago, où le client se retrouve dans les années de la prohibition et assiste même à une descente de police.

Les plaisirs sensuels sont à l’honneur au Hadaka Sushi d’Hollywood, en Californie. Dans la tradition japonaise du nyotaimori, un véritable corps humain est utilisé en guise d’assiette.

Le thème médical est très populaire. À Riga, en Lettonie, le concept du restaurant Hospitalis est le fruit d’une collaboration entre médecins, établissements médicaux, musée de l’histoire de la médecine et jeunes artistes de la génération montante. Préférez-vous la salle d’opération ou la pseudo morgue pour prendre votre repas? Des instruments chirurgicaux adaptés sont utilisés en guise d’ustensiles.

Source: http://www.hospitalis.lv/eng/parmums.php

Le Cannabalistic Sushi, à Tokyo, s’inspire aussi du nyotaimori, mais à ce restaurant, c’est le corps humain qui est comestible. Le client déguste la peau (sorte de pâte) et le sang (sauce). On découpe le corps à l’aide d’un scalpel et savoure les organes comestibles.

Des concepts de restos qui laissent pantois

Le restaurant itinérant Ghetto Gourmet s’est inspiré du concept des restaurants pirates. Tantôt dans une galerie d’art, tantôt dans un stationnement ou dans une maison privée, Ghetto Gourmet signale à sa clientèle par courriel les coordonnées de ses repas improvisés où musique, décor et divertissement accompagnent le menu quatre services. On compte maintenant plus de 350 événements tenus annuellement à travers les États-Unis.

L’agence de publicité Indie Amsterdam a permis à la chaîne de restauration américaine Domino’s Pizza de révolutionner la livraison traditionnelle (domicile et bureau) aux Pays-Bas. En installant des bornes «Dubbed Domino’s Delivery Point» (porte ornée du logo et munie d’une sonnerie) sur la plage et dans les parcs, ils ont fait d’une pierre deux coups : un point de rencontre pour la livraison et une plus grande visibilité de la marque.

Source: http://springwise.com/marketing_advertising/dominosdoors

La chaîne de restauration espagnole Fresc Co permet aux clients de perfectionner leur anglais dans deux de ses établissements à Barcelone, et ce, gratuitement. Le Language Lounge de Hambourg, en Allemagne, offre la même possibilité à sa clientèle, mais moyennant certains frais.

À Tokyo, les cat cafes sont populaires; on y sirote son thé en compagnie d’une multitude de chats de races différentes. Ceux qui cherchent une ambiance plus animée la trouveront dans l’un des restaurants de la chaîne américaine Dick’s Last Resort, où les employés se paient la tête des clients avec humour.

Dans les airs… grâce au concept belge Dinner in the sky, où une table est suspendue à une grue.

Source: http://www.dinnerinthesky.com/dits_dinner/index.php

Sous les mers… au restaurant du Conrad Maldives Rangali Island’s  ou au Red Sea Star à Eilat, en Israël.

Source: http://conradhotels1.hilton.com/en/ch/hotels/dining.do?ctyhocn=MLEHICI&id=DIN2

À San Francisco, Destination Dinners offre une variété d’expériences culinaires d’un peu partout à travers le monde : libanaises, mexicaines, thaïlandaises, coréennes… Épices, condiments, ingrédients secs, liste des aliments frais à acheter, recettes et instructions sont fournis, en plus d’anecdotes et de faits amusants sur la région d’origine du mets. Vaisselle, musique d’ambiance et autres sont aussi disponibles; le tout est expédié au client par la poste.

Source: http://springwise.com/food_beverage/destinationdinners

Dans la foulée de la télé-réalité et de l’Internet, voici la cuisine-réalité. Grâce à des caméras installées dans la cuisine du D’Amico Kitchen Osteria and Bar, on peut visionner ce qui s’y passe de 19 h 30 à 22 h sur le site damico-kitchen.com. De plus, le chef John Occhiato partage ses secrets culinaires en vidéo sur son blogue (blog.damico-kitchen.com).

Tous ces exemples sont la preuve que le domaine de la restauration emprunte résolument de nouvelles avenues et que les établissements, au-delà de développer de nouveaux concepts, deviennent bien souvent des attractions touristiques en soi.

Sources:
– «Craziest and Weirdest Restaurant Across the World», Crazy Junkyard.com, 21 mai 2009,
http://www.crazyjunkyard.com/craziest-and-weirdest-restaurant-across-the-world.
–  «The World’s Most Unusual Restaurants», WalletPop.com,
http://www.walletpop.com/specials/worlds-most-unusual-restaurants.
– «Roaming Restaurant», Springwise.com, 13 août 2006, http://springwise.com/food_beverage/roaming_restaurant.
– Askin, Dan. «The World’s Weirdest Restaurants », Independent Traveler, 19 février 2010,
http://www.independenttraveler.com/resources/article.cfm?AID=1024&category=43.
– Buchan, Noah. «Restaurants : A380 In-Flight Kitchen», TaipeiTimes.com, 20 février 2009,
http://www.taipeitimes.com/News/feat/archives/2009/02/20/2003436606.
– Chiang, Jim. «Recipe Kits Bring the World To the Dinner Table«, Springwise.com, 17 mars 2010,
http://springwise.com/food_beverage/destinationdinners.
– Dolnick, Sam. «Better Not Stiff Your Waiter in Indian Café», Seattle Times, 12 décembre 2007,
http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2004066677_gravecafe12.html.
– Elliott, Stuart. «If You Can’t Stand the Web Camera, Get Out of the Kitchen», NewYorkTimes.com, 7 décembre 2009, http://www.nytimes.com/2009/12/07/business/media/07adnewsletter1.html.
– Hanaoka, Mimi. «Customers Coo, Crawl Around Floor and Snap Photos at Increasingly Popular Cat Cafes», GlobalPost, 6 avril 2009, http://www.globalpost.com/dispatch/japan/090406/tokyos-cat-cafes.
– Haynie, Susanna. «A Being Space for Learning English», Springwise.com, 19 septembre 2008,
http://springwise.com/education/a_being_space_for_learning_eng.
– McRae, Judy. «Domino’s Delivers Pizzas To Doors on Beach & in Park», Springwise.com, 8 septembre 2009, http://springwise.com/marketing_advertising/dominosdoors.
– Michael, Kris. «Tokyo’s Theme Restaurants», Guardian.co.uk, 27 novembre 2008,
http://www.guardian.co.uk/travel/2008/nov/27/tokyo-theme-restaurants-japan-food.
– Pérez Prieto, Leticia. «Free English Lessons at Spanish Restaurant Chain»,Springwise.com, 12 mars 2010, http://springwise.com/education/frescco.
– Rafei, Raed. «Buns and Guns: Killer Burgers in Beirut», Los Angeles Times, 1er juillet 2008,
http://articles.latimes.com/2008/jul/01/world/fg-eatery1.
– Ryzik, Melena. «The Anti-Restaurants», NewYorkTimes.com, 26 août 2008, http://www.nytimes.com/2008/08/27/dining/27boar.html?_r=1.
– Steph. «15 of the Strangest Themed Restaurants: From Buns and Guns to Cannabalistic Sushi», WebUrbanist.com, 15 octobre 2008, http://weburbanist.com/2008/08/10/15-of-the-strangest-themed-restaurants-from-buns-and-guns-to-cannabalistic-sushi.
– Steph. «12 More Bizarre Theme Restaurants», WebUrbanist.com, 12 septembre 2008,
http://weburbanist.com/2009/08/09/12-more-bizarre-theme-restaurants.

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Ailleurs dans le monde

Capsule – Si «l’envie» vous prend d’essayer des toilettes…

Art et toilette, une rencontre qui peut parfois donner lieu à une œuvre intimidante…  Intitulée Don’t Miss a Sec, cette œuvre a été conçue par l’artiste d’origine italienne Monica Bonvicini. À première vue, ce bloc de miroir n’a rien d’insolite, sauf qu’il dissimule une toilette publique fonctionnelle. Il a été installé en face de la Tate Gallery à Londres en 2004. Par la suite, il a piqué la curiosité des passants de Bâle en Suisse. Ne vous inquiétez pas, la personne à l’intérieur peut voir les passants, mais elle ne peut pas être vue de l’extérieur.

Source: Jennifer Carlile / MSNBC.com – http://www.msnbc.msn.com/id/4326340/
http://www.neoaztlan.com/issue-five/art/monica-bonvicini/.

Attention messieurs, on vous observe! Les toilettes du Sofitel Hotel,  Loo With a View, à Queenstown en Nouvelle-Zélande ont de quoi faire… sourire! Peter Dallimore, de l’entreprise de marketing Perron, a décidé d’oser, pour l’ouverture de l’hôtel en 2005, et s’est associé avec la photographe Sheena Haywood. Cette dernière a expliqué à des mannequins d’une agence locale leur projet. Inutile de dire que ces dames s’en sont donné à cœur joie! On a même actualisé les photos pour souligner le temps des Fêtes.

Source: http://www.hotelnewsresource.com/article19048.html/.

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Produits et activités

Clin d’œil – Quatre jours pour faire une partie de golf…

Loin de vouloir battre un record Guinness, mais désirant susciter l’attention des médias et des voyageurs, l’Australie a inauguré le plus long parcours de golf au monde : il s’étend sur 1365 kilomètres et deux fuseaux horaires. L’objectif? Ralentir la traversée du sud et de l’ouest du pays et inciter les gens à découvrir les attraits de la région. Le voyageur achète sa carte de pointage et effectue le parcours du Nullarbor links course à son rythme, en jumelant golf et découvertes. Chaque trou est lié à une histoire, à une caractéristique, à un attrait ou à un événement local. Ainsi, levoyageur n’emprunte plus l’Eyre Highway à toute vitesse.


Image courtesy of nullarbor links course http://www.nullarborlinks.com/

Source: http://www.ceduna.net/webdata/resources/files/Nullarbor_Links.pdf

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Ailleurs dans le monde Hébergement Marketing Segments de clientèles Tendances

À crier sur tous les toits!

Quand on considère la valeur immobilière des espaces urbains qui ne cesse de grimper, force est de constater que les toits des centres-villes sont sérieusement sous-utilisés. C’est surtout vrai des hôtels, qui sont toujours à la recherche d’économies ou de nouvelles sources de revenus et de moyens inusités de se distinguer de la concurrence, particulièrement en période estivale. Voici quelques utilisations intelligentes et originales, question de stimuler la réflexion.

Soleil, soleil…

Vous avez de l’espace ensoleillé sur votre toit? Pensez à l’énergie solaire! De nouvelles technologies font en sorte que, même dans les pays nordiques, le soleil peut générer suffisamment d’énergie pour réaliser des économies sur la facture de chauffage de l’eau. Le Confederation Place Hotel de Kingston, en Ontario, a été le premier établissement commercial dans l’est du Canada à adopter cette technologie en fixant 20 capteurs solaires sur une partie de son toit. Le système permet à l’hôtel de chauffer l’eau utilisée pour la piscine, le bain à remous, les salles de bain des 94 chambres ainsi que la cuisine. Installé en 2005, le système a coûté 52 000$ et il permet maintenant des économies de 10 000$ par année.

Une couverture végétale

Les avantages environnementaux des toits verts sont nombreux: meilleure qualité de l’air, diminution de la chaleur dans les zones urbaines, absorption et filtration des eaux de pluie, etc. Au-delà de leurs bienfaits pour l’environnement, ces couvertures végétales, qu’elles soient extensives (mince épaisseur du sol et plantes à faible entretien) ou intensives (sol plus profond, irrigation importante et possibilité de cultiver plus de végétaux), peuvent également être bénéfiques à l’entreprise.

  • Amélioration des performances thermiques. Les toits verts aident à garder les bâtiments frais l’été et chauds l’hiver. Selon Environnement Canada, «une simple diminution de 1 °C de la température de surface supprime 5% de la demande en électricité pour la climatisation et la réfrigération».
  • Prolongation de la durée de vie du toit. On estime qu’une couverture végétale peut jusqu’à doubler l’espérance de vie d’un toit.
  • Amélioration de l’isolation acoustique. Il suffirait d’un terreau d’une douzaine de centimètres pour réduire les polluants sonores des machineries, des routes et du trafic aérien.
  • Production agricole urbaine. Tout comme le Fairmont Château Frontenac de Québec, qui fait pousser des fines herbes sur son toit, le Fairmont Waterfront de Vancouver cultive un jardin biologique: fines herbes, fleurs comestibles, fruits et légumes y poussent à l’année, ce qui, selon un porte-parole, permet d’économiser environ 15 000$ annuellement en achats pour la cuisine.

Quant à lui, l’hôtel Fairmont Royal York, de Toronto, a créé un véritable buzz en poussant l’idée encore plus loin. Pour encourager la pollinisation, l’hôtel a installé trois ruches sur son toit, ce qui lui permet d’utiliser son miel de production «supérieure» dans la confection des mets vedettes au menu du restaurant.

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Pourquoi même se limiter au toit quand les murs «végétalisés», conçus pour le climat québécois, feront bientôt leur apparition?

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Sur le toit du monde

Il va sans dire qu’un toit peut devenir un espace de tranquillité mis à la disposition d’une clientèle exclusive pour des événements spéciaux ou encore servir de toile de fond pour le réseautage, comme dans le cas d’un salon-bar à ciel ouvert. Il en va ainsi de la terrasse sur le toit de l’hôtel Shelburne Murray Hill de New York, dont les profits dépassent ceux générés par le restaurant du hall d’entrée bien qu’elle ne soit ouverte qu’en après-midi et en soirée, et ce, cinq mois par année. En effet, les consommateurs sont disposés à payer plus cher pour se retrouver dans un cadre magnifique.

Un toit qui fait son cinéma

Dans le but d’accroître l’achalandage sur les «toits-terrasses» de leurs établissements, certains hôtels se lancent dans le cinéma. Le Limes Hotel, en Australie, organise des projections de films populaires et de grands classiques, tandis que le Westin Bonaventure de Los Angeles présente une série de films et de vidéos d’artistes inspirés par la science-fiction.

Augmenter sa capacité… sur le toit

Les voyageurs partagent leurs expériences dans les forums de discussion sur Internet, et les exemples abondent. Du Maroc à Israël, certains hôtels permettent aux voyageurs à petits budgets de dormir sur leurs toits, à la belle étoile. Serait-ce là une façon d’accroître sa capacité en saison estivale?

À ses clients en quête d’aventure et d’une expérience hôtelière unique, l’hôtel huppé Grand Daddy de la ville du Cap, en Afrique du Sud, propose sept roulottes vintage Airstream rassemblées autour de la piscine sur son toit. Des artistes locaux y ont créé des ambiances insolites. L’après-midi, la terrasse est ouverte aux clients ainsi qu’aux curieux.

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Une clientèle à apprivoiser…

Les compétiteurs du dernier concours canin du prestigieux Westminster Kennel Club ont pu étirer leurs pattes, grignoter un pupcake et prendre l’air frais sur le toit de l’hôtel Affinia, en plein cœur de Manhattan, où est aménagé un parcours en gazon artificiel agrémenté de jouets et de fausses bornes-fontaines pour Fido. Avec la hausse du nombre de touristes qui voyagent avec leurs animaux de compagnie, c’est une niche à ne pas négliger! (À lire: Les animaux de compagnie, un créneau de «niche»)

Il va sans dire que les toits du parc hôtelier québécois sont sous-exploités. Utilisons ces espaces perdus et transformons ces étendues de goudron et de gravier. Les possibilités sont illimitées, et les avantages, tangibles. Qui sait, vous êtes peut-être assis sous une mine d’or!

Sources:

–    Chavich, Cinda. «Quand le toit de l’hôtel devient potager», Commission canadienne du tourisme, 30 octobre 2008.
–    Corwell, Chris. «Trendlines: Outdoor Spaces», Hotelworld Network, 13 janvier 2009.
–    Diotte, Simon. «Les murs végétalisés arrivent au Québec», La Presse, 24 mars 2009.
–    Gordon, Daphne. «Royal York Rooftop Garden a Hive for Bees», The Star, 5 juin 2008.
–    Grand Daddy Hotel’s Rooftop Airstream Trailer Park, [www.coolhunting.com/archives/2009/03/grand_daddy_hot.php]
–    Hasek, Glenn. «Future Looks Brighter for Solar Hot Water Heating Systems at Hotels», Green Lodging News, 18 mars 2009.
–    Mackenzie, Josiah. «Unusual Hotels of the World (And a Lesson for You)», [http://www.tipsfromthetlist.com/article9282.html]
–    Making Strange – Rooftop Sci-Fi Fillms @ The Westin Bonaventure, [http://www.downtownla.com/0_01_eventDetail.asp?EventID=434]
–    Reuters Newswire, «The Affinia Manhattan’s Rooftop Goes to the Dogs», 10 février 2009, [http://www.reuters.com/article/pressRelease/idUS219853+10-Feb-2009+PRN20090210]
–    Sanger, Elizabeth. «New York City Hotel Rooftops Surge in Popularity with their Bars, Pools, Bird’s Eye Views», Newsday, 2 août 2005.
–    Taylor, Jennifer. «Up on the Rooftop», Mother Nature Network, 26 novembre 2008.
–    Toits verts pour des villes en santé, [http://www.ec.gc.ca/pp/fr/storyoutput.cfm?storyid=93]

Sites Internet:
www.greenroofs.org
www.designstudio.whatiftheworld.com
www.confederationplace.com
www.limeshotel.com.au
www.granddaddy.co.za

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Ailleurs dans le monde Hébergement

L’hôtel s’éclate en Autriche!

Ce n’est pas parce qu’un espace urbain est inutilisé qu’il n’a pas une histoire intéressante à raconter. Voilà l’idée derrière le Pixel Hotel, conçu à Linz à l’intérieur du programme de capitale européenne de la culture 2009.  Grâce à ce projet architectural, touristique et de développement urbain, six espaces dispersés à travers la région métropolitaine ont été convertis en suites d’hôtel peu traditionnelles par de jeunes architectes locaux.

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Les clients peuvent donc choisir de coucher dans un ancien atelier, dans une galerie d’art ou même dans un bateau remorqueur. Pour le forfait avec petit déjeuner, il faut se diriger vers les cafés locaux, à proximité de chacune des suites. Il en est de même pour les autres repas. Au centre d’information touristique, on vous remet, en plus de vos clefs, une carte de Linz et un laissez-passer pour les transports en commun afin de pouvoir découvrir la ville et ses plaisirs culinaires. Les pubs de quartier à saveur locale deviennent ainsi le bar de l’hôtel, et tous les restaurants de la ville servent de salle à manger.

C’est ce qu’on appelle repousser les murs de son établissement!

Sources:
www.pixelhotel.at
www.coolhunting.com

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Hébergement

Clin d’œil – Un hôtel «zéro étoile» peut se démarquer et faire jaser!

Le Null Hotel  n’a rien de banal! Idée novatrice, exemple probant de développement durable, intégration de l’art, publicité clamant être le premier hôtel zéro étoile au monde – tout pour susciter l’intérêt. Voici le concept d’un abri souterrain antinucléaire converti en hôtel qui ouvrira ses portes sous peu en Suisse. Jetez un coup d’œil sur le site du Null Hotel pour mieux comprendre le projet des frères jumeaux et artistes Frank et Patrik Riklin.

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Produits et activités

Capsule – Êtes-vous «branché» ou complètement «out»?

Est-ce que le glamping et le zigotourisme vous disent quelque chose? Le quoi? Dès qu’une nouvelle tendance s’installe, on s’empresse de la baptiser! Il y a même des gens qui imaginent des façons ludiques de vivre de nouvelles expériences touristiques et y associent des termes tout aussi ludiques. Non, l’industrie du tourisme ne détient pas le monopole des définitions et de l’expérience!

Bienvenue à la foire aux expressions!

On constate qu’un bon nombre de routards voyagent sac au dos mais recherchent plus de confort et de luxe qu’avant. Et voilà que surgit l’expression flashpackers. Issu de la contraction des mots glamourous et camping, le glamping désigne un type de camping qui n’a rien à voir avec les mouches noires et les guimauves grillées au-dessus du feu de camp. Des gens décident de passer leurs vacances à la maison ou à proximité, on invente alors le terme staycation (lire aussi: Les «staycations» ou les vacances à la maison…).

Rien de scientifique, juste du ludique!

Connaissez-vous alors l’aléatourisme, le monopolytourisme, le tichotourisme et le belotourisme? À vous de trouver ce que signifient ces types de tourisme et bien d’autres dans le dictionnaire du Laboratoire de tourisme expérimental (Latourex) où se mêlent définitions et expériences de toutes sortes.

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Avec leur Guide du voyage expérimental, publié en français en 2006 aux éditions Lonely Planet, Joël Henry, ancien bouquiniste de Strasbourg, et Rachael Antony, journaliste, proposent des formes de voyages peu banales selon des règles ou des thématiques. À travers le tourisme expérimental, ils font évoluer l’expérience touristique en la libérant des attentes du tourisme «traditionnel», afin d’appréhender le monde d’une façon nouvelle. Ce sont des invitations à aller voir ailleurs, autrement, et une incitation à créer ses propres jeux autour du voyage. Les auteurs convient les gens à se faire plaisir, à improviser, à tricher ou à inventer leurs propres règles si cela peut leur permettre d’améliorer la formule.

Que dire de «l’expédition au K2» où aucun équipement d’alpiniste n’est requis, puisqu’il s’agit de visiter le carré «K2» d’un plan ou d’une carte routière et de découvrir les ressources culturelles, gastronomiques et estaminologiques (petits cafés et bistrots) qu’il recèle.  Jetez un coup d’œil aux règles du «Trip Poker».

À vous d’en ajouter, de vous en inspirer, de proposer aux touristes des façons ludiques de découvrir votre région ou votre produit.

Sources:
– Conlin, Jennifer. «Camping? Yes. Roughing It? Not Quite», New York Times, 14 septembre 2008.
– Laffon, Gilles. «Tourisme expérimental: tous les chemins ne mènent pas à Rome ou à la Riviera», Agence France Presse, 31 juillet 2008, LADEPECHE.fr.
Laboratoire de tourisme expérimental, (Latourex).
– Lonely Planet. «Qu’est-ce que le voyage expérimental», www.lonelyplanet.fr/experimental/about_FR_clean.htm.
–  Scroggins, Kate. «Backpacking in style: “Flashpackers” have champagne tastes», Canadian Press, 5 septembre 2008.