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Tendances

2024: À quoi ressemblera l’hôtel du futur?

De quoi auront l’air nos vacances en 2024? Deux architectes, Ken Hutt et Nadi Jahangari (M3 Architects), ont profité du Forum Thomson 2003 pour présenter leurs réflexions sur «l’hôtel de demain».

Réuni en colloque à Londres, un panel d’experts rassemblés par le voyagiste britannique Thomson a tenté de définir les visions et les défis du secteur touristique en 2024.

Selon eux, les grandes tendances du tourisme en 2024 se résument ainsi:

  • des hôtels mobiles et respectueux de l’environnement;
  • la Chine comme destination numéro un des vacanciers;
  • un aller-retour Londres / New York à 90 $US;
  • l’introduction du Cosmoplane, un avion gros-porteur reprenant la technologie du Concorde;
  • des paquebots de croisière conçus comme de véritables centres de loisirs (avec des parcs d’attractions à thème, des salles de sport, de cinéma et de concert);
  • des croisières sous-marines;
  • etc.

Qu’en sera-t-il des hôtels?

L’hôtel mobile

Le panel d’experts prévoit aussi que les touristes prendront des vacances taillées sur mesure, dans des hôtels en forme de «cocon», ou encore de «cosse à haricot» selon certains, surmontés d’une antenne géante. Ces véritables structures ambulantes, préfabriquées en usine, pourront être démontées et déplacées n’importe où, en fonction des besoins touristiques.

Imaginez un de ces «cocons» futuristes au fin fond de l’Amazonie ou dans l’Antarctique! Ils pourraient demeurer en place jusqu’à 15 ans ou être démantelés, facilement et rapidement, et transportés vers d’autres destinations, advenant un changement de goût des voyageurs.

Érigé sur des échasses, cet hôtel-cocon serait accessible par hélicoptère, directement de l’aéroport ou du port le plus proche.

Il serait situé à proximité des communautés locales indigènes, tout en minimisant le plus possible les dommages causés à l’environnement local. Conçu pour fonctionner de façon maximale en autarcie, il générerait sa propre énergie et serait équipé d’unités de recyclage des déchets.

Un écho au développement durable

Cette vision peut paraître utopique, mais fait écho à tout le phénomène de développement durable et de tourisme écologique, et constitue une formule visant à réconcilier le développement économique et social, la protection de l’environnement et la conservation des ressources naturelles.

Imaginez un hôtel, implanté dans un environnement protégé, mais participant activement à la sauvegarde de la biodiversité avoisinante… un tourisme durable à petite échelle.

Des pièces modulables

Ces hôtels auraient des chambres de différentes tailles. La décoration des pièces, active et mouvante, pourrait être adaptée aux conditions et aux goûts de chacun. Les technologies de l’information associées permettront aux utilisateurs de combiner travail et loisirs sans interférence.

Les vacances du futur seront accessibles à la demande et le cocon et la décoration refléteront les différences de classes économiques, en fonction du budget des vacanciers.

À l’intérieur des pièces modulables, les murs comme les planchers et les plafonds retransmettront des images – vue de l’océan ou fenêtre sur la jungle – qui varieront selon l’humeur et l’état d’esprit des invités.

De la technologie à revendre

Les voyages de l’avenir – définis comme des «vacances douces» – combineront travail et loisirs, le tout savamment encadré par la technologie dernier cri et très sophistiquée. Même les enfants auront accès aux jeux vidéo les plus récents, autant de temps qu’ils le désirent, pendant que papa et maman travailleront dans la pièce à côté.

Réalité ou pure fiction?

Certaines images peuvent faire sourire, mais est-ce vraiment fou de penser que telle pourrait être la réalité d’ici 20 ans?

Si en 1980, on vous avait dit que 24 ans plus tard, vous pourriez:

  • recharger automatiquement et grâce à Internet ou un quelconque système sans fil, le frigo ou le mini-bar;
  • faire des réservations d’hôtels ou des locations de voiture avec un téléphone cellulaire;
  • regarder un écran LCD capable d’afficher des images différentes sur ses faces avant et arrière;
  • payer vos menues dépenses avec un portefeuille électronique…

L’auriez-vous cru?

Voir aussi

Tourisme durable

Sources
– HTR Eurotrends et Marketing, n° 110-111, mars 2004.
– The Thompson Future Holiday Forum, TUI UK.
– Domoclick. «2024: Voyage dans l’architecture des hôtels du futur», 20 janvier 2004.

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Marketing

La campagne marketing de Destination Africa: un succès rugissant !

Tandis qu’à Granby, on «zoo et on amazoo», à Calgary on fait appel aux singes colobus pour mousser la campagne de marketing du zoo à travers la ville. Durant l’hiver de 2002, la Calgary Zoological Society a relevé un défi de taille: le réaménagement du zoo de la ville et l’organisation de Destination Africa, un projet d’un montant de 31,5 millions $.

Ce projet comprenait de nouvelles installations devant permettre aux enseignants, aux étudiants et aux visiteurs de découvrir les différents écosystèmes d’Afrique, la création de nouveaux environnements pour une variété d’animaux sauvages, la construction d’un village africain présentant tous les éléments culturels appropriés – notamment des huttes et de la musique -, des programmes éducatifs de conservation, etc.

Destination Africa, ce sont plus de 100 animaux et 84 plantes d’Afrique, une technologie de pointe associée à la conception des enclos des animaux et des salles de classe, un nouveau centre de conférences pouvant recevoir 280 personnes (le Safari Lodge Canada), etc.

Le tout avec la volonté de transmettre aux visiteurs une véritable «expérience africaine» afin de reproduire les images, les sons, les odeurs et le climat que l’on retrouve en Afrique.

Mise en marché et campagne médias

Une phase de pré-lancement a eu lieu, où, sur plusieurs fronts en même temps, des reproductions de 4 pi de haut (1,3 m) de singes colobus se sont balancées:

  • sur les panneaux publicitaires de la ville;
  • dans les journaux locaux;
  • sur les portes des centres commerciaux;
  • dans des émissions télévisées;
  • ainsi que sur Internet…

Un imposant programme de relations publiques a été mis en place, dès janvier 2003: campagnes médias (radio, télé), concours Internet permettant de gagner un voyage pour quatre personnes à Toronto afin d’assister au spectacle musical Le Roi Lion… Et au fur et à mesure, les coordonnées (noms et références) des participants étaient ajoutés à une base de données qui a servi plus tard à la promotion du zoo.

Bref, les singes ont réellement donné un coup d’envoi à une campagne publicitaire d’un montant de 250 000 $CA. L’approche était réellement amusante et divertissante, elle proposait de visiter l’Afrique à une fraction du coût d’un réel voyage.

Une participation privé-public

Une campagne de financement a permis de réunir la somme de 31,5 millions $CA en provenance des gouvernements (dont 7,5 millions $CA pour chacun des trois paliers) et d’entreprises privées. L’idée du projet avait été lancée en 1996 à la suite d’un don de 2,5 millions $CA fait par TransAlta afin de bâtir un nouvel habitat pour les gorilles. Cette idée s’est développée en donnant naissance au projet Destination Africa que l’on connaît aujourd’hui.

Résultats de tous ces efforts?

Durant le premier semestre de 2003, la fréquentation du zoo de Calgary a connu une augmentation de 83% (soit 87 000 visiteurs supplémentaires), comparativement à la même période l’année précédente, soit un retour sur investissement de trois pour un!

Et cette affluence a même dépassé de 43% les prévisions faites par le zoo avant le lancement; la vente du passeport-découverte a également connu une augmentation de 486%! Les résultats ont été impressionnants et le zoo de Calgary a reçu, l’an dernier, de nombreux prix afin de récompenser l’excellence de sa campagne marketing.

Modernisation du zoo de Granby

Le zoo de Granby se lance, lui aussi, dans un grand projet de modernisation. Les gouvernements fédéral et provincial ont injecté chacun 14,5 millions $ pour la réfection de l’hôpital vétérinaire, le zoo assume lui-même une part de 5 millions $ et sa fondation y investira 1 million $. Le jardin zoologique bénéficiera également d’un investissement total de 35 millions $ d’ici 2007. La moitié de cette somme sera investie directement dans les habitats des animaux. Les travaux seront réalisés en trois phases (de 7, 15 et 13 millions $). Selon les promoteurs, cette modernisation devrait générer des retombées économiques annuelles de 47 millions $ et permettre d’augmenter l’achalandage de 30%.

Parmi les travaux planifiés: un nouveau bâtiment d’accueil et une nouvelle aire de restauration, un stationnement asphalté, des lampadaires, des caméras de surveillance, un débarcadère pour les autobus et des îlots de verdure.

Déjà l’automne dernier, le zoo fermait sa cinquantième saison sur une note positive et une augmentation de 20 000 visiteurs par rapport à l’an dernier. À l’occasion de cette date anniversaire, le zoo avait également misé sur une importante campagne publicitaire.

Voir aussi

Destination Africa
Zoo de Calgary
Zoo de Granby

Sources:
– R. Bannerman, Larry R. « A Roaring Success », Marketing Magazine, 8 mars 2004.
– Alberta Venture. « Monkey Business », mars 2003.
– Ramage, Norma. « Parallel monkeys around the zoo », Marketing Magazine, 20 janvier 2003.
– Le Quotidien. « Le zoo de Granby modernisé », 28 février 2004, p. 38.
– Létourneau, Marie-France. « Une cure de rajeunissement », La Voix de l’Est, 28 février 2004, p. 2.

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Technologies

«m-tourisme»: options sans fil pour touristes branchés

Petit à petit, le concept de «m-tourisme» (recevoir de l’information et des services touristiques grâce à un système de communication sans fil) fait son chemin.

En France, tout récemment, un projet (de commerce ) électronique a vu le jour afin de développer le tourisme alpestre (propre aux Alpes): grâce à la téléphonie cellulaire, TourServ procure à ses clients de l’information géographique 3D combinée à des offres touristiques. Le projet ayant rencontré beaucoup de succès, il sera étendu à d’autres régions touristiques, comme l’Italie, l’Allemagne, etc.

Parmi l’information fournie, on retrouve:

  • des services à valeur ajoutée sur les événements et la culture locale;
  • un système de réservation, de location et de paiement en ligne;
  • une fonction intégrée de GPS permettant aux utilisateurs de recevoir, en fonction de leur situation géographique, des mises à jour continues sur les itinéraires touristiques, le temps d’attente et l’achalandage des stations de ski, et les dernières prévisions météorologiques régionales.

Selon Statistique Canada, en 2002, 52% des ménages canadiens ont déclaré posséder un téléphone cellulaire. L’on constate évidemment une différence considérable entre le milieu rural et le milieu urbain, ainsi que dans l’âge des usagers. Son utilisation progresse constamment depuis 1996, première année où ce type de données ont été recueillies.

Au Québec, fin décembre 2001, 38,7% des ménages déclaraient posséder un téléphone cellulaire.

L’usage du «m-commerce» (commerce électronique sans fil) en Amérique du Nord ne suit cependant pas la même courbe qu’en Europe ou en Asie. Plus frileux, les consommateurs nord-américains ne semblent pas encore convaincus des avantages offerts par cette technologie. Plusieurs facteurs ont été énoncés: le manque d’intérêt, la difficulté d’accès, le manque de temps et les inquiétudes reliées à la sécurité des envois.

Les marchés et produits reliés à la téléphonie cellulaire ont cependant un bel avenir, en autant que l’on soit bien informé. En effet, selon une étude réalisée par Decima Research et Decima Publishing, en février 2003, nombreux (soit 51%) sont les consommateurs canadiens qui ne connaissent pas les services offerts par Internet et les technologies sans fil.

Selon l’étude, si une grande majorité (72%) des usagers ou détenteurs d’appareils sans fil savent qu’ils peuvent accéder à Internet par leur cellulaire, un peu plus de la moitié (51%) des répondants qui prévoient s’en munir affirment ne pas connaître les services offerts par Internet pour ce type de technologie.

Du pain sur la planche pour les compagnies de téléphonie sans fil au pays!

Bromont, ville branchée

Au Québec, le projet «Bromont, ville branchée» est un véritable modèle d’intégration des technologies de l’information au sein d’une collectivité locale. En effet, 92% des foyers ont accès à une connexion Internet haute vitesse, ce qui représente un véritable défi en milieu rural.

Imaginez SkiBromont fournissant directement aux amateurs de descentes des informations sur ses pistes de ski.

Imaginez des touristes voyageant avec un dispositif avec accès Internet (téléphonie mobile, PDA avec accès Internet, etc.) sur lequel on retrouverait des cartes tridimensionnelles. Ces cartes, connectées par GPS, indiqueraient les endroits où se déroulent des activités récréatives.

Un système de mises à jour continues permettrait:

  • de connaître les itinéraires et les pistes de ski de la région;
  • de vérifier la localisation des hôtels et restaurants les plus proches (et de faire des réservations);
  • de prévoir la localisation et l’achalandage des remonte-pentes;
  • de profiter des prévisions météorologiques régionales courantes;
  • de maintenir une liaison permanente avec les patrouilles de montagne;
  • de diffuser des avertissements d’avalanche, etc.

OnStar, que puis-je pour vous?

Et pourtant il existe déjà, au Canada, un service qui vous donne accès, en temps réel et 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à l’assistance routière et à des renseignements sur votre position: OnStar.

En effet, la Téléphonie personnelle OnStar est un service national de téléphonie sans fil qui, couplé avec un système de localisation mondial (GPS), permet, tout comme dans les ascenseurs, d’entrer en communication avec un centre d’assistance. De plus, grâce à un service de conseiller virtuel, le système permet aussi d’accéder à des bulletins de circulation et de météo, ainsi qu’aux résultats sportifs, aux cotes de la bourse et aux nouvelles.

Sources:
– Statistique Canada. «Enquête sur les dépenses des ménages, 2002».
– Cordis. «Technology brings winter tourists in from the cold», 12 février 2004.

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Enjeux Produits et activités

Tourisme culturel en Ontario: le gouvernement provincial injecte 580 000 $

Le gouvernement de l’Ontario, désireux de revitaliser l’industrie touristique de Toronto et d’attirer des visiteurs, vient d’accorder un financement de 580 000 $ à sept organismes culturels. Selon le ministère de la Culture ontarien, le tourisme culturel joue un rôle vital au sein de l’industrie touristique de la province et génère presque 20 milliards $ en revenus.

Cet investissement devrait permettre d’accroître les efforts de marketing et d’attirer des visiteurs de tout le Canada et des États-Unis. Il s’ajoute à l’octroi d’un financement supplémentaire de 30 millions $ pour promouvoir le tourisme et favoriser la croissance économique en Ontario.

Administré par le ministère de la Culture, le Fonds de promotion du tourisme culturel vient en aide aux attractions, événements et festivals culturels d’Ontario. Des efforts de promotion accrus sont notamment déployés afin de rebâtir les auditoires et récupérer les marchés perdus. Doté au départ d’un programme de 5 millions $, le fonds a reçu une somme supplémentaire de 2,5 millions $ pour poursuivre ses efforts au cours de 2004.

Les sommes investies seront réparties entre sept organismes culturels:

– Le Canadian Stage Company: 160 000$ pour la promotion de «Come Out and Play» (partenariats dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des médias; rabais et tirages de prix);

– Le CentreHarbourfront : 140 000$ pour la promotion (stratégie marketing comprenant une campagne exhaustive dans les médias, ainsi que l’appel à de nouveaux partenariats);

– La Corporation of Massey Hall & Roy Thomson Hall: 138 000$ pour une campagne de promotion marketing et ventes, et amélioration de la billetterie sur Internet;

– Le Casa Loma: 57 000$ pour une campagne de promotion ciblant des visiteurs du nord-est des États-Unis et de l’Ontario;

– Le Festival de musique North by Northeast: 40 000$ pour réviser la conception d’un plan de recrutement/promotionnel et le mettre en oeuvre;

– Le Musée du textile du Canada: 38 000$ pour la promotion de deux expositions en 2004, conjointement avec le Metropolitan Hotel;

– Et le Toronto Blues Society: 7 000$ pour l’amélioration du plan de promotion des Maple Blues Awards (janvier 2004) et la présentation du Blues Summit (janvier 2005).

Sans oublier le Musée royal de l’Ontario (ROM)

Il faut ajouter cette initiative à l’imposante campagne de financement Renaissance ROM du Musée royal de l’Ontario (Toronto).

Ce projet, s’élevant à 200 millions $CA, présente deux phases distinctes:

– Phase 1 (mai 2003): qui comprend la construction du Cristal Michael A. Lee-Chin, ainsi que les premiers travaux de restauration des édifices historiques devant être inaugurés en décembre 2005;

– Phase 2 (décembre 2006): achèvement des travaux de restauration des édifices historiques.

À la date de l’inauguration des travaux de la phase 1, en mai 2003, Renaissance ROM bénéficiait déjà de promesses de dons totalisant 114,7 millions $.

Cette campagne repose sur:

– 30 millions $ de la part du gouvernement de l’Ontario dans le cadre des initiatives SuperCroissance – volet Partenaires pour les sports, la culture et le tourisme (mars 2002);
– 30 millions $ de la part du gouvernement du Canada dans le cadre du programme d’infrastructures Canada-Ontario (mai 2002);
– un mécénat de 30 millions $ (avril 2003) effectué par l’homme d’affaires canadien Michael Lee-Chin, président du CA et chef de la direction d’AIC limitée;
– de nombreux dons de particuliers, de fondations et d’organismes privés (financement public).

Cette revitalisation intensive, que les protagonistes voient comme la «renaissance de Toronto» après les répercussions négatives du SRAS sur le tourisme, semble bien porter ses fruits. En effet, près de 893 000 personnes ont visité le musée en 2002-2003. Le nombre de visites virtuelles du site Web remodelé du ROM est lui aussi monté en flèche pour atteindre presque 2 millions.

Voir aussi

Ministère ontarien de la Culture
Renaissance ROM

Sources:
– Gouvernement de l’Ontario. «Le gouvernement McGuinty revitalise le tourisme torontois», ministère de la Culture, 9 mars 2004.
– Gouvernement du Canada. «Le premier ministre Jean Chrétien annonce un financement de 30 millions $ de la part du gouvernement du Canada en faveur de Renaissance ROM», communiqué de presse, 31 mai 2002.
– Musée royal de l’Ontario. Rapport annuel 2002-2003.

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Enjeux Gestion Marchés géographiques

États-Unis : La nouvelle législation en matière de passeport va perturber le flux touristique

C’est le 26 octobre 2004 qu’entrera en vigueur, la nouvelle disposition législative (initialement prévue pour le 1er octobre 2003) stipulant que seuls les titulaires d’un nouveau passeport « sécurisé » lisible par machine (lecture optique) pourront entrer sans visa aux États-Unis. Passé cette date, les visiteurs n’ayant pas obtenu ce type de passeport devront présenter un visa.

Cependant, dès aujourd’hui, on s’attend à ce qu’environ 27 pays industrialisés, dont le Japon et 22 pays européens, ne soient pas en mesure de fournir à leurs citoyens désirant voyager aux États-Unis, les passeports électroniques à reconnaissance faciale, imposés par les nouvelles réglementations du Congrès américain en matière de sécurité antiterroriste.

Résultat, la demande de visas de tourisme passera probablement à 12 millions en 2005 (contre environ 7 millions en 2003), créant une surcharge de travail qui va probablement inonder le personnel consulaire des ambassades des États-Unis et créer des retards significatifs dans l’obtention de ces visas.

Ce décalage va assurément perturber de manière significative le flux touristique (récréatif et d’affaires) de ces pays.

Face à cette menace, l’administration Bush a demandé au Congrès de reporter cette obligation de deux ans. Elle craint, en effet, que le revenu du tourisme baisse de façon drastique. En avril, aucune décision n’avait encore été prise en ce sens.

Mesures biométriques

Selon le département américain de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security), presque deux millions de visiteurs étrangers voyageant aux États-Unis avec des visas ont déjà enregistré leurs empreintes digitales et ont été photographiés dans 115 aéroports et 14 ports maritimes, depuis le 5 janvier 2004. Ces mesures ont déjà permis, selon eux, d’interdire l’entrée du territoire à une soixantaine de criminels.

Toutes les informations, biométriques et personnelles, ainsi recueillies seront comparées avec les fichiers des services de police, afin d’autoriser ou non, l’entrée d’une personne en sol américain. Le système vise à protéger les Américains d’éventuels attentats terroristes, mais sert également à identifier plus facilement les fraudeurs ainsi que les personnes ayant dépassé la durée de visite autorisée au moment de leur sortie du territoire américain.

Le gouvernement américain lutte ainsi pour mettre en place un système de sécurité de haut niveau aux frontières terrestres, où entrent la grande majorité de voyageurs étrangers. Le Congrès a fixé au 31 décembre 2004 la date limite pour la mise en place de ce système de fichage biométrique.

Des exceptions à la règle

Les ressortissants des pays suivants ont bénéficié du report de date : Allemagne, Australie, Autriche, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxembourg, Monaco, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, San Marin, Singapour, Suède et Suisse.

Cependant, certains pays (comme : Andorre, Brunei, le Liechtenstein, et la Slovénie) qui participent aussi au programme d’exemption, n’ont pas souhaité que la date du 1er octobre 2003 soit repoussée. En effet, la plupart de leurs ressortissants sont déjà en possession d’un passeport à lecture optique et peuvent, lorsqu’ils se rendent aux États-Unis, présenter soit un passeport à lecture optique sans visa, soit un passeport ancien modèle avec un visa pour les États-Unis.

Une véritable manne pour les firmes technos

C’est la firme Anteon International Corporation, un important fournisseur américain de technologie et de systèmes de gestion de l’information, qui a été mandatée pour fournir et installer 1000 appareils de lecture/écriture optique de ce programme. Ces appareils doivent être déployés aux différentes portes d’entrées du pays.

Par contre, c’est la firme Identix qui livrera les terminaux électroniques de prises et vérifications des empreintes digitales. Plus de 130 de ces terminaux, reliés au FBI, sont déjà utilisés par les autorités américaines : un marché estimé à environ 27 millions $ US sur 5 ans.

US Visit s’est doté d’un budget de 380 millions $ US pour 2003 et de 330 millions pour 2004.

Pour plus d’information sur le programme US Visit :
http://www.dhs.gov/dhspublic/interapp/editorial/editorial_0333.xml

Sources :
– « With most countries likely to miss U.S. deadline for coded passports, huge visa backlog is expected », Herald Tribune, 6 mars 2004.
– « Les États-Unis instaurent le fichage biométrique systématique des étrangers », Transfert, 3 octobre 2003.
– « L’identification biométrique survient dans les aéroports. Et après ? », Silicon.fr, 13 février 2004.

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Produits et activités

Quand manger fait partie intégrante de la culture

Ces dernières années, la nourriture et le vin ont joué un rôle croissant en tourisme. Non seulement sont-ils inclus dans la promotion de circuits touristiques, mais encore, le tourisme gastronomique est devenu une partie significative du secteur du tourisme en général. Un article, parut dans l’International Journal of Hospitality Management de mars 2004, souligne l’importance de la gastronomie comme un chemin vers la compréhension des différentes cultures.

Historiquement et étymologiquement, la gastronomie est fortement liée aux conseils dispensés sur quoi manger et/ou boire, où, quand, de quelle façon, et sous quelle combinaison. De tels plaisirs sont intimement liés au tourisme gastronomique (également désigné sous le nom du tourisme culinaire) qui se développe comme sous-ensemble du tourisme culturel.

L’hospitalité en général, implique l’accueil des invités, l’assurance d’un certain confort, la satisfaction de leurs besoins de logement, de nourriture et de boisson, tout en soutenant un rapport d’échange humain.

Il est d’ailleurs dans l’intérêt de l’industrie touristique d’augmenter le taux de bien-être des visiteurs, puisque ceux-ci ont tendances à dépenser plus d’argent lorsqu’ils mangent à l’extérieur de chez eux. L’amateur de tourisme culinaire est d’ailleurs une personne dont le revenu par ménage est légèrement supérieur à la moyenne. Selon la Commission canadienne du tourisme (CCT), au Canada, le touriste gastronomique provient essentiellement du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

Puisqu’au cours de leurs voyages, les visiteurs et les étrangers ont besoin et recherchent cette hospitalité, la formation de l’industrie hôtelière doit y être étroitement liée.

La gastronomie comme science sociale

L’étude de la gastronomie est liée à la production de la nourriture, à son économie politique, son traitement, son stockage et son transport, en passant par la préparation des repas, la chimie de la digestion et pourquoi pas, de ses effets physiologiques.

Ainsi, certaines grandes écoles universitaires (comme le Boston University Metropolitan College, l’Université d’Adelaïde en Australie et l’Université de Bologne) ont récemment développé et offert des programmes et des cours en gastronomie comme science sociale.

À Bologne, par exemple, les étudiants voient l’histoire du régime et l’histoire de la cuisine, ainsi que les liens entre la nourriture et les arts, la nourriture et les communications visuelles et enfin, la nourriture et la muséologie.

Les cours offert à Boston incluent l’histoire de la nourriture, la culture et la cuisine, l’anthropologie de la nourriture, la nourriture et les arts visuels, l’écriture et la langue de la nourriture, la nutrition et les régimes, et plus encore. L’étude de la gastronomie implique clairement une diversité de disciplines.

Tendances bien nourries

Selon la CCT, la «cuisine et la gastronomie sont des éléments qui s’ajoutent à l’expérience culturelle». Le tourisme gastronomique transcende la simple action de manger, en y ajoutant toute une variété d’activités culinaires et/ou agrotouristiques connexes, comme des festivals, des visites de marchés locaux ou d’usine, la visite d’une plantation, etc.

Et l’on note un intérêt particulier et croissant dans les segments suivants:

  • les «ballades gourmandes» et circuits agrotouristiques;
  • les émissions télévisées de cuisine (Di Stasio et autres);
  • les visites d’éco(no)musée (de l’abeille, de la pomme, de la bière, etc.);
  • les tables champêtres;
  • les festivals et événements culinaires (comme le Mondial de la bière);
  • le retour des cuisines régionales typiques.

De plus en plus, le tourisme gastronomique souligne la production plutôt que de se concentrer sur la consommation. Par exemple, les séjours à la ferme permettent aux touristes de mieux comprendre les réalités de la production animale. En outre, il existe des fermes de découverte et des fermes d’étude qui accomplissent un véritable rôle pédagogique en accueillant des groupes de visiteurs ou d’écoliers voulant aller à la rencontre des producteurs agricoles.

Au Québec, l’exemple récent de la Route des fromages

La tendance actuelle du consommateur est de privilégier des activités touristiques locales pouvant lui faire vivre des expériences personnalisées. L’émergence de La route des vins ou La route des fromages en sont de très bons exemples.

Instaurée par des gens du milieu, La route des fromages du Centre-du-Québec connaît un succès d’estime et financier qui va croissant. En effet, non content de participer à l’augmentation de la production, ce circuit gastronomique génère des revenus et crée de l’emploi.

Ce type d’initiatives, économiquement rentables, est à encourager, surtout si elles s’inscrivent dans un circuit touristique.

Sources :
– Santich, Barbara. «The study of gastronomy and its relevance to hospitality education and training», International Journal of Hospitality Management, vol. 23, no 1, mars 2004, p. 15-24.
– Commission canadienne du tourisme. «Acquiring a Taste for Cuisine Tourism: A Product Development Strategy», 2002.
– Rioux, Maxime. «Agriculture: une région en effervescence», La Tribune, 5 décembre 2003, p. S10.
– Kayler, Françoise. «Sur la route des fromages: En suivant la vache, la chèvre et la brebis», Le Droit, 20 septembre 2003, p. A39.

Sur le Web :
– liste de toutes les écoles d’hôtellerie dans le monde – ehotelier.org/browse/schools.htm
– International Association of Hotel Schools – www.euhofa.org

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Technologies

Accès Internet haute vitesse: mode d’emploi

La plupart des grandes chaînes hôtelières du monde ont récemment annoncé que l’accès Internet à haute vitesse serait bientôt disponible dans l’hôtel (mais pas nécessairement dans toutes les salles) vers la fin de 2004. Ces initiatives sont susceptibles de constituer, à moyen terme, un avantage concurrentiel.

Et l’on ne parle pas seulement des Hilton et des Marriott de ce monde. Ici, au Québec, prenons juste l’exemple de l’Hôtel Saint-Sulpice, dans le Vieux-Montréal, qui propose l’accès Internet haute vitesse par prises modem dans toutes ses chambres. Ou encore, l’Hôtel Manoir Victoria, à Québec, qui offre gratuitement l’accès Internet haute vitesse dans ses chambres et salles de réunion.

En matière de connexion

En matière de connexion, sachez qu’il existe différentes façons de relier votre hôtel à Internet, soit :

  • par une ligne dédiée (T1);
  • par modem câble;
  • ou encore avec l’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line).

En choisissant l’une ou l’autre de ces options, sachez que les vitesses de raccordement et les prix peuvent varier. Et là encore, faut-il que vous disposiez d’un choix dans ce domaine car, d’après votre situation géographique, cela pourrait ne pas être le cas (petite ville ou en région).

En matière d’équipement

Une fois votre hôtel raccordé à Internet, il lui faut penser à l’équipement qui va le gérer. Le fournisseur de service Internet fournira très probablement le modem ou le «routeur» (équipement d’interconnexion qui a pour fonction d’optimiser la transmission des données).

Les autres composants, fournis par l’hôtel ou une compagnie de gestion de réseau, incluent un pare-feu (firewall) et optionnellement, un serveur principal.

Le serveur est nécessaire en cas de facturation, tandis que le pare-feu protège les utilisateurs contre des intrus éventuels. Ce dernier peut également être utilisé pour fournir des services de VPN (réseau privé virtuel). Un VPN permet à l’utilisateur de créer un chemin virtuel sécurisé entre une source et une destination. Avec le développement d’Internet, il est intéressant de permettre ce processus de transfert de données sécurisé et fiable.

En reliant vos ordinateurs en réseau vous permettez à vos employés de travailler ensemble en partageant des fichiers, des renseignements et des ressources communes. Mais si votre réseau est branché à Internet, vous ouvrez alors toute grande la porte à des agents extérieurs (bien ou mal intentionnés) qui pourraient utiliser (voire détruire) vos ressources sans autorisation. Voilà pourquoi le pare-feu est chaudement recommandé.

Et qui dit pare-feu ne dit pas protection anti-virus. Vous aurez également à vous munir d’une bonne protection contre les virus et autres attaques informatiques.

Veillez également à séparer le réseau des clients du réseau qui gère l’administration hôtelière. Non seulement ce dernier contient-il des données sensibles et privées, mais vous voudrez aussi très probablement limiter l’utilisation d’Internet auprès des employés.

Avec ou sans fil?

Au sujet de la connexion, une autre discussion fait rage: avec ou sans fil?

Le grand avantage de l’accès Internet haute vitesse sans fil (liaison par ondes radio) est qu’il peut être disponible de n’importe quel endroit dans l’hôtel: des chambres au restaurant, en passant par les salles de conférences ou le hall d’entrée.

Plus techniquement, il est possible de retransmettre une connexion haute vitesse Internet par ondes radio avec un «routeur» ou un concentrateur équipé d’un point d’accès sans fil (ou WAP pour Wireless Access Point).

Les fournisseurs de service Internet haute vitesse sans fil fournissent des adaptateurs de réseaux USB que l’hôtel pourra proposer à ses clients. Ces adaptateurs s’installent simplement, sans besoin de changer la configuration existante de l’ordinateur du client. Les clients ayant déjà un système Wi-Fi intégré à leur ordinateur s’identifieront par un code d’autorisation que leur attribuera la réception de l’établissement.

Ce type de système peut accepter des centaines de clients à la fois et croître jusqu’à accueillir des milliers de clients. Les centres de congrès, les écoles, etc., installent déjà ce type de technologie dans les lieux publics.

Beaucoup de nouveaux ordinateurs possèdent des fonctions sans fil intégrées. Aussi, il serait peut-être recommandé que l’hôtel ait quelques dispositifs sans fil pour le prêt ou la location.

En matière de facturation

En ce qui concerne la facturation (si nécessaire, car tous les hôteliers ne répercutent pas automatiquement ces frais de service sur la facture du client), le raccordement par câble offre la plus grande facilité parce que vous savez où le contact à été établi (dans quelle pièce) et la consommation s’affiche, par conséquent, directement sur la facture du client.

Les liaisons sans fil, elles, exigent un code de passage ou d’entrée afin d’établir la facturation. Le seul problème est que la connexion sans fil peut être établie à partir de n’importe quel point d’accès dans l’hôtel et même venir de quelqu’un qui n’est pas client de l’hôtel.

À vous de voir avec votre fournisseur de service Internet s’il fournit l’équipement servant à la facturation (et dans le cas du sans fil, du service d’authentification également) et le logiciel ad hoc.

En matière de support

Une composante importante de cet accès Internet est le support à la clientèle. Pour la plupart des hôtels, avoir une personne bien informée et disponible en tout temps, afin de pouvoir aider les utilisateurs, n’est pas une option, non plus.

Dans un hôtel, où se croisent toutes sortes de clientèles d’affaires, il est important d’avoir un fournisseur de service qui assure un support 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

En même temps, il doit y avoir quelqu’un, à l’hôtel, capable de faire fonctionner l’équipement. Cette personne doit être à l’aise avec les ordinateurs et la gestion de base du réseau. Il n’est cependant pas nécessaire d’engager un technicien exclusivement consacré à cette tâche.

En matière de contenu

Afin de vous protéger, il est fortement conseillé de rédiger quelques politiques d’utilisation et mettre par écrit quelques recommandations de sécurité. La plupart des fournisseurs de service Internet en offrent, mais vous pouvez toujours avoir les vôtres.

Il est important que les usagers reconnaissent que les éventuels virus, accès au matériel inadéquat ou même illégal se fait sous leur propre responsabilité et que l’hôtel ne peut en être tenue responsable.

En tout cas, si vous pensez brancher votre établissement au réseau Internet, identifiez toutes les solutions possibles et offertes dans votre région par les fournisseurs de services ayant pignon sur rue. Et vérifiez avec eux des points cruciaux comme : la vitesse, la capacité, le prix, le service à la clientèle? À l’Interne, évaluez vos objectifs d’affaires. Quel usage comptez-vous faire d’Internet?

Sources :
– eHotelier. «High Speed Internet Access : No Longer Optional» [www.ehotelier.com], 1er mars 2004.
– Barbe, Jean-François. «Le sans-fil cogne à la porte des hôteliers», Les Affaires, 7 février 2004, p. 52.
– ebiz.facile. «Choisir un fournisseur de services Internet (FSI)», Industrie Canada [strategis.ic.gc.ca].

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Enjeux Technologies

Informatisation du secteur hôtelier: quel budget pour 2004?

Alors que, selon une étude annuelle Ipsos-Reid, le Canada figure au premier rang des pays ayant la plus grande proportion d’adultes internautes (avec 71%), juste devant la Corée du Sud (70%) et les États-Unis (68%), l’informatisation du secteur du tourisme, en général, traîne la patte.

L’Hotel Association of Canada (HAC) et Hyphen Information Systems Management viennent de publier les résultats d’une récente étude sur l’état de la technologie dans l’industrie hôtelière au Canada.

Des données statistiques pancanadiennes ont été compilées par l’intermédiaire d’une série de questionnaires remplis par des représentants de l’industrie hôtelière.

Les principaux résultats de cette enquête indiquent que les hôteliers canadiens restent optimistes quant au rétablissement progressif du taux d’occupation de leurs installations pour 2004, mais qu’ils continuent à contrôler leurs dépenses.

Cependant, en matière de dépenses en technologies, 59% des répondants ont soutenu que leur budget de 2004 resterait au niveau de celui de 2003, ou serait moindre. Et un peu plus de 25% d’entre eux avouaient même qu’ils n’avaient prévu aucun budget en 2004 pour la technologie.

Les créneaux de dépenses vont comme suit:

  • 63% des répondants qui possèdent un budget de technologie visent des dépenses de matériel;
  • 26% des répondants prévoient des systèmes de gestion hôtelière (Property Management Systems);
  • et seulement 12% pour de l’accès Internet à haute vitesse ou sans fil (Wi-Fi).

Le pourcentage élevé des dépenses consacrées au matériel n’étonne guère, vu les prix très compétitifs des ordinateurs et des serveurs d’archivage.

De manière significative, à la question sur la façon dont ils dépenseraient un hypothétique 100 000 $, sur n’importe quel projet technologique, 33% des hôteliers ont indiqué qu’ils demanderaient une évaluation complète de tous leurs systèmes et qu’ensuite, ils décideraient quelle ligne de conduite adopter. 25% des répondants ont aussi indiqué qu’ils dépenseraient l’argent pour l’achat de nouveaux systèmes de gestion hôtelière. 

Ces statistiques illustrent bien, selon le président d’Hyphen, le côté pragmatique des hôteliers.

Pour les résultats complets de cette étude, veuillez communiquer directement avec:

HAC Technology Survey
1120 Hamilton Suite # 307
Vancouver (BC) V6B 2S2
Téléphone : 1.877.442.7246 Ext #104
hacsurvey@hyphenism.com

Voir aussi

Hotel Association of Canada
HAC Technology Survey
Ipsos-Reid

Sources:
– Hospitality Net. «Hotel Association of Canada and Hyphen Announce Results of Hotel Technology Survey», [www.hospitalitynet.org], 18 février 2004.
– Ipsos-Insight. «The Face of the Web 2003», janvier 2003.

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Marketing

Initiatives pour relancer le tourisme dans les provinces atlantiques

Les gouvernements fédéral et provinciaux de la région de l’Atlantique ont instauré, en décembre 2003, un programme de relance stratégique de marketing de 5 millions $ pour appuyer l’industrie du tourisme.

Cet investissement servira aussi de complément aux efforts déployés dans le cadre du Partenariat du tourisme du Canada atlantique, un consortium d’organismes gouvernementaux (fédéral et provinciaux) et de l’industrie doté d’un budget de 20 millions $, qui s’est engagé à faire la promotion des quatre provinces de l’Atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve) sur les marchés clés du tourisme international entre 2003 et 2006. Le secteur touristique est l’un des principaux moteurs de l’économie de cette région, avec des revenus de 2,1 milliards $ en 2003.

L’Initiative de marketing du tourisme en Atlantique 2004 est une campagne auprès des consommateurs, qui vise à promouvoir le Canada atlantique comme destination de vacances sur les importants marchés intérieurs de l’Ontario et du Québec. Selon certaines estimations, l’investissement devrait générer, au Canada atlantique, des retombées économiques de 53 millions $.

Ce programme de relance s’inspire largement d’un programme lancé par l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) en janvier 2002 dans le but de conforter l’industrie après les événements du 11 septembre 2001. Ce programme avait généré, grâce à la participation des quatre provinces de l’Atlantique, des recettes liées au tourisme de 46 millions $ (pour un investissement de 3,75 millions $) et un rendement du capital investi (RCI) de 10,33$ pour chaque dollar investi (dépassant ainsi l’objectif qui avait été fixé à 10$ pour chaque dollar investi).

En 2003, au Nouveau-Brunswick, la diminution de la fréquentation touristique a été évaluée à 7% environ, soit presque la moitié de la baisse moyenne canadienne. Cet écart s’explique par l’importance des marchés québécois et ontarien pour les provinces atlantiques. Le ministère du Tourisme et des Parcs du Nouveau-Brunswick s’affiche optimiste pour la saison 2004 et s’attend même à une bonne année, du fait des célébrations du 400e anniversaire de l’Acadie.

1604-2004: 400 ans de présence française en Amérique du Nord

En effet, le Nouveau-Brunswick célèbre cette année le 400e anniversaire de l’établissement français à l’île Sainte-Croix. Et pour commémorer cette date importante, de nombreuses activités sont prévues dans toutes les régions de la province.

Au programme des festivités: expositions, conférences, concerts classiques et concerts d’été, activités familiales et communautaires, projets de jardins commémoratifs, pièces de théâtre, foire généalogique, etc.

Voir aussi

Communications Nouveau-Brunswick
APECA

Sources:
– Gaudreau, Robert. « Tourisme: le N.-B. va bien s’en tirer cette année », L’Acadie Nouvelle, 26 février 2004, p. 6.
– CNB. « Programme de relance stratégique pour appuyer l’industrie du tourisme au Canada atlantique », 5 décembre 2003.

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Produits et activités

Croisières: à quoi s’attendre en 2004?

En 2004, les spécialistes de l’industrie des croisières prévoient un rebond. Les bateaux sont de plus en plus grands et les parts de marché sont en croissance constante.

À ce sujet, Cruise Critic, une communauté Internet spécialisée dans le domaine, nous propose de jeter un oeil sur ce que nous réserve l’année qui vient. Optimiste, elle prévoit plusieurs tendances, dont les principales sont les suivantes:

1. Le retour des itinéraires «exotiques»

Les destinations exotiques ont été relativement limitées l’an dernier. Mais en 2004, cela pourrait bien changer et nous pourrions voir une «explosion» de destinations.

En effet, le croisiériste Princess Cruises, par exemple, a décidé de mettre l’accent sur ce créneau avec l’annonce récente d’une série complète (au moins pour les grandes lignes de bateaux) d’itinéraires peu communs. Sa ligne Pacific Princess naviguera cet été en Amérique du Sud, en Asie, en Afrique occidentale et dans l’océan Indien. Elle tentera aussi de ramener les touristes américains et européens vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. D’autres lignes, plus petites, étendront leur circuit vers le Moyen-Orient – Égypte, Jordanie, le Sultanat d’Oman et les Émirats arabes unis. L’Antarctique aussi est une destination très à la mode.

Au Québec, les gens d’affaires mettent les bouchées doubles afin de développer les croisières en eaux froides, projet soutenu par la Commission canadienne du tourisme (CCT). En effet, la municipalité de Baie-Comeau et la Chambre de commerce de Manicouagan ont à coeur plusieurs projets qui combineraient le contact avec la nature sauvage, l’observation des mammifères marins et la découverte des communautés autochtones.

À ce sujet, le projet de Croisière Transboréale étudie la possibilité de bâtir un navire pouvant accueillir près de 1000 passagers, qui sillonnerait l’est du Canada pendant les mois d’hiver. Quant au projet de l’Esprit du Saint-Laurent, il s’agit d’un paquebot d’une capacité de 450 personnes, qui naviguerait sur le fleuve entre mai et octobre, avec une escale par semaine à Baie-Comeau.

Saguenay veut devenir une destination incontournable pour les immenses paquebots de croisière qui sillonnent le fleuve Saint-Laurent. Un projet de 10 millions $ incluant l’augmentation de la capacité d’accueil du quai Lepage est en développement. Un village portuaire, avec condominiums et boutiques, devrait prendre forme.

2. Augmentation des forfaits «à la carte»

Par le passé, les amateurs de croisières pouvaient être raisonnablement sûrs que presque tout à bord (excepté les boissons) était inclus dans un forfait fixe. Plus aujourd’hui!

Les croisiéristes se lancent de plus en plus dans le concept «à la carte». Le premier à aller dans ce sens est un croisiériste norvégien qui teste un programme de divertissements à la carte. D’autres proposent, moyennant des coûts supplémentaires, des menus différents, du golf miniature, etc.

Une fois à bord, les voyageurs peuvent choisir de se retrouver ensemble pour le repas ou de participer, séparément, aux activités de leur choix. Le vieux modèle de croisière – on mange un grand repas, puis on se repose dans une chaise longue sur le pont – est révolu; il est remplacé par une kyrielle d’activités pour toutes les tranches d’âge: garderies et jeux pour enfants, spa et massages, salles de gymnastique ou salles de conférences…

3. Le retour d’un «système de classes»

Jadis, les bateaux de croisière étaient séparés en classes (première, deuxième ou troisième) en fonction du prix. Pour 2004, on constate le retour de ce système. Plus vous y mettrez le prix, meilleur sera le service: dîner aux chandelles, maître d’hôtel, suite privée avec balcon, peignoirs brodés… Le marché du luxe ne connaît ni la crise ni les limites.

4. Une réduction des prix?

La tendance vers une démocratisation des prix vise à rejoindre un plus grand nombre de consommateurs. Mais selon certains, ces baisses de tarifs ne seraient que passagères.

L’arrivée sur le marché d’easyCruise va permettre de proposer des croisières moins luxueuses, plus courtes et de fait, moins coûteuses. easyCruise défend un concept moins rigide, orienté vers une clientèle plus jeune et plus large. Tout y sera facturé, depuis le ménage de la cabine jusqu’aux repas!

5. La révolution «spa»

Les analystes du secteur prévoient également une nouvelle révolution grâce à l’arrivée à bord de stations thermales. En effet, en installant à bord des équipements de spa et de thalassothérapie, les croisiéristes espèrent susciter un nouvel intérêt.

Pendant des années, ce genre de services a été confié à la sous-traitance. Là aussi, l’annonce récente de Princess Cruises d’installer de tels équipements sur certaines destinations promet de satisfaire cet engouement nouveau.

6. De nouveaux bateaux, toujours plus gros!

2004 verra également le rajeunissement de la flotte. En effet, au début de 2000, les chantiers navals ont entrepris la construction de nouveaux bateaux. Carnival, le groupe qui gère Princess Cruises, Holland American, Costa et autres, et qui représente plus de 70% des parts du marché mondial de la croisière, a commandé, l’été dernier, 25 nouveaux paquebots, dont la majorité sont de véritables villes flottantes, pouvant accueillir 3000 passagers. Les investissements vont bon train et les compagnies voient grand.

Les exploitants européens ont, eux aussi, augmenté la cadence. Au début de cette année, le Queen Mary II a quitté la Grande-Bretagne pour un voyage inaugural en direction de la Floride. Cet énorme paquebot peut contenir jusqu’à 4000 personnes.

On constate également une augmentation et une diversification des nouveaux modèles, de plus en plus variés, allant du petit bateau (100 à 250 places), capable de se faufiler dans les petites criques, au «méga-monstre».

Qu’est-ce qui rend les croisières si populaires? Peut-être est-ce le dépaysement, la démocratisation du luxe, les destinations multiples, les multiples options que l’on combine à sa guise au gré de ses envies. La devise de l’industrie est, rappelons-le: «Il y a une croisière pour chacun!».

Voir aussi

International Council of Cruise Lines

Sources :
– Cruise Critic. «2004: Watch these Trends!», [www.cruisecritic.com], 25 février 2004.
– Paradis, Steve. «Croisières en eaux froides: La communauté invitée à bâtir des plans d’affaires», Le Soleil, 5 février 2004, p. A19.
– Newsweek Budget Travel Inc. «The 10 big trends in cruiseship vacations», 10 novembre 2003.
– Associated Press. «Big ships, theme trips among cruise trends», 10 décembre 2003.