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L’Agent Web 2.0, le nouveau James Bond du marketing

Voici ce nouvel agent très spécial. Sa mission: infiltrer le Web et son monde conversationnel. Ses armes: réseaux sociaux, blogues, téléphones intelligents, gadgets logiciels (widgets) et autres. Sa cible: les milliers de consommateurs. Ses principaux objectifs: vous faire connaître, interagir avec le consommateur et gérer votre réputation. Tout comme son homologue, l’écoconseiller, qui traque l’univers du développement durable, l’agent Web 2.0 opère dans un créneau en émergence que sont les outils de communication sur Internet.

Pourquoi s’assurer des services d’un agent Web 2.0?

  • Parce que les réseaux sociaux et le Web 2.0 redéfinissent les façons de faire du marketing et vous permettent de développer une relation directe avec le consommateur.
  • Parce qu’essayer de suivre l’évolution et le chaos qui entourent ce monde des communications devient un emploi à temps plein.

Il ne faut pas remonter à très loin, tout au plus à une quinzaine d’années, pour voir apparaître Internet et les courriels dans notre quotidien. Maintenant à l’aise avec ces outils, nous voilà replongés dans un nouvel univers. C’est tout un monde conversationnel qui s’installe et la logique «collaborative» pourrait fortement changer le visage des entreprises.

On assiste à une explosion des outils de communication sur le Web. Cela veut dire plus d’endroits et de façons de livrer ses messages auprès du consommateur qui s’est lui aussi emparé du Web.

Il n’est pas surprenant que les médias imprimés s’interrogent sur leur avenir – on a abondamment parlé des difficultés du New York Times –, car la publicité boude de plus en plus les formats papier pour se tourner vers le Web et le consommateur ne veut plus payer pour l’information. De plus, il se fait journaliste. On n’a qu’à penser à la rapidité avec laquelle l’information a circulé sur le Web lorsque l’avion de la US Airways a plongé dans la rivière Hudson en janvier dernier.

Auparavant, nous disions «hors du Web point de salut», alors que maintenant c’est devenu «hors des médias sociaux point de salut». On ne peut plus survivre sur le Web en les ignorant.

Pour les internautes, Internet ne se limite plus à information et passivité. Ils veulent interagir, participer à la création de contenu, échanger des opinions et dialoguer avec d’autres internautes.

Non! Les médias sociaux ne sont pas juste un autre canal pour faire du marketing

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, s’aventurer dans les médias sociaux n’est pas une perte de temps.

Les médias sociaux sont un amalgame de marketing, de relations publiques, de communication, de production de contenu et de développement Web. Tout est affaire de «C»: Conversation, Connexion, Communauté, Consommateur, Contrôle, Créativité, Collaboration et Contenu.

Les médias sociaux représentent une approche différente d’interaction avec les clients et les consommateurs. Vous êtes en mode conversationnel avec eux, vous développez une relation. Si vous n’utilisez pas les réseaux pour accroître votre marché, il sera plus difficile de conquérir de nouveaux clients.

Cela ne constitue pas une campagne publicitaire ciblée, mais plutôt une approche permanente. Or, si cette approche n’est pas pertinente ou si elle manque de créativité, elle ne fonctionnera pas.

C’est là que l’agent Web 2.0 entre en jeu!

L’arsenal

Ce vaste terrain de jeu évolue très rapidement. Voici un pot-pourri des outils dont il dispose: blogues, microblogage (Twitter), réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn), génération de contenu (wiki, You Tube, FlickR), fils RSS, communautés en ligne, forums de discussion, widgets et API, webinar, podcasts et vidéos, téléphones intelligents et téléphonie mobile, messages SMS, bookmarking (del.icio.us), monde virtuel (Second Life), agrégateur (fils RSS, Twitter), marketing viral…

Les tactiques de cet agent «mondain»

Il établit un plan de match, car il ne peut pas infiltrer les différents canaux en silo sans une stratégie globale cohérente. Sa mission principale consiste à interagir avec les consommateurs:

Personnaliser l’entreprise – Il inscrit son profil dans les différents médias sociaux; il définit l’identité, la personnalité en ligne de l’entreprise. Il peut adopter de multiples visages en fonction des auditoires auxquels il s’adresse, mais il reste fidèle à la marque et reflète son image.

Comprendre les «codes» – Cet agent use de beaucoup de tact. Il se comporte en gentleman, car il existe une éthique à respecter dans ce monde. Il observe, se familiarise avec le réseau, avec les règles établies et sous-entendues. Il repère qui sont les personnes influentes. Il apprend comment interagir et communiquer.

Étudier le consommateur – Il écoute les conversations, cerne le comportement  et les besoins du consommateur.

Interagir – Il passe du mode passif au mode actif, ouvre le dialogue. Il agit en toute transparence, puisqu’il ne veut pas être repéré et considéré comme un intrus désirant bénéficier du privilège de converser directement avec le consommateur. Il personnalise son approche, développe son réseau, suscite le bouche-à-oreille et, par conséquent, accroît la visibilité de l’entreprise.

Développer une relation – Il établit une relation de collaboration avec le consommateur. Il prodigue des conseils, donne de l’information utile et de qualité pour qu’il effectue des choix éclairés, répond à ses interrogations. Il peut même aller jusqu’à le divertir. Il sonde l’opinion de la communauté, demande sa participation dans l’élaboration de produits et services. En contrepartie, le consommateur est heureux de pouvoir converser directement avec une personne au lieu d’un agent anonyme du service à la clientèle d’une compagnie.

Créer du contenu – Il crée du contenu pour faire la promotion de l’entreprise – cartographie, photos dans FlickR, informations dans Wikipédia et Wikitravel, vidéos sur YouTube, commentaires dans les blogues, etc.

Gérer la réputation de l’entreprise – Il surveille ce qui se dit sur l’entreprise et ses produits, répond, réajuste le tir, fait des mises au point.

Espionner la concurrence – Il étudie les tactiques de la concurrence et ce que l’on dit sur elle.

Recruter de la main-d’œuvre – Il utilise les outils Web 2.0 pour recruter des travailleurs (lire aussi: Soyez cool, mettez-vous en mode «cyber-recrutement»!).

Ses autres missions

Les médias sociaux s’insèrent dans une stratégie marketing globale, dont font partie l’optimisation du site Internet, les fonctions de recherche, les campagnes par courriel, les liens stratégiques, les commandites et la publicité.

Il actualise le site Internet de l’entreprise pour le rendre Web 2.0: blogue, commentaires des gens, cartographie, expérience visuelle, fil RSS, échange d’information avec les amis, brochures dynamiques, création d’une communauté, jeu-concours, microsite, etc.

Il mesure la performance du site et le succès des actions marketing. Il ne suffit plus de comptabiliser les clics sur le site. Il y ajoute le nombre d’amis dans Facebook, ceux qui le suivent sur Twitter, qui souscrivent au fil RSS, qui viennent d’autres liens externes, la présence sur les blogues, etc. Il se sert même d’outils pour faire le suivi de sa réputation.

Il s’aventure sur la technologie mobile en créant des interfaces spéciales pour faciliter le visionnement du site et en y développant des applications.

Mission accomplie!

Si cet agent remplit ses missions avec brio et tact, votre entreprise sera perçue comme cool, dynamique et avant-gardiste par les internautes.

Avec ses millions d’utilisateurs, le Web 2.0 et les médias sociaux sont en pleine ébullition et commencent à prouver leur potentiel marketing. Ce monde en émergence bénéficiera dans les prochaines années d’investissements majeurs.

Sources:
– Barras, Colin. «Innovation: How social networking might change the world», NewScientist.com, 27 février 2009.
– Cherecwich, Rich. «4 points to consider when tackling Twitter», iMedia Connection, 27 février 2009.
– Ducas, Marie-Claude. «Steve Rubel: Google change tout», Infopresse, 12 novembre 2008.
– Evans, Sarah. «Social Media for Business: The Dos & Don’ts of Sharing», Mashable The Social Media Guide, 27 février 2009.
– Eyefortravel . «Making the best of search and social media for achieving optimal results – Social Media Strategies for Travel Special», 23 février 2009.
– Guérard, François. «Président Obama.gov», L’Actualité, février 2009.
– Henry, Jean-Luc. «Élection Québec 2008: Campagne Web 2.0 des partis (Facebook + Twitter)», Comment changer le monde, décembre 2008.
– May, Kevin. «How to: Twitter guide for travel businesses», TravelWeekly, 5 mars 2009.
– Miron, Karine. «5 outils simples pour optimiser votre site web», blogue [www.karinemiron.com], 23 février 2009.
– Odden, Lee. «Social Media Marketing Tops Digital Marketing Tactics for 2009», Online Marketing Blog, 2 mars 2009.
– Odden, Lee. «Best and Worst Practices Social Media Marketing», Online Marketing Blog, 12 février 2009.
– Odden, Lee. «Fundamentals of Social Media Marketing Strategy», Online Marketing Blog, 4 décembre 2008.
– Plantevin, Jérôme. «Pour réussir dans le Web 2.0, il faut être ouvert et transparent», Les Affaires, 8 novembre 2008.
– Smith, Tom. «Why Big Brands Struggle With Social Media», Mashable The Social Media Guide, 20 février 2009.
– Vallerand, Nathalie. «Agent de marketing Web 2.0, un nouveau job», Les Affaires, 23 août 2008.
– Weinschenk, Carl. «Social Networks, Suitably Altered, Becoming Workplace Mainstays», ITBusinessEdge, 24 février 2009.

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Technologies

Est-ce que les médias sociaux peuvent changer le monde? «Yes, they can»!

Voici des stratégies Web 2.0 de quatre organisations qui ont plutôt bien réussi: les campagnes électorales d’Obama et de Québec solidaire de même que les offensives de Carnival Cruise Lines et de Southwest Airlines.

Les stratèges Web d’Obama peuvent dire mission accomplie. Ils ont réinventé la façon de faire une campagne électorale en misant sur l’efficacité des réseaux sociaux. Grâce à Facebook et au site my.barackobama.com, ils ont réussi à former un réseau de 1,5 million de bénévoles qui ont participé à l’organisation de la campagne et permis d’amasser la somme record de 700 millions USD. Et maintenant, ils redéfinissent la relation entre la Maison blanche et ses citoyens en diffusant régulièrement des messages sur YouTube; en transmettant des conférences de presse, des discours et des réunions de son équipe; en faisant participer la population à des débats sur les réformes; en lançant des périodes de consultation pour prendre le pouls de l’opinion publique et, enfin, en expliquant sur son blogue les décisions du Président. Grâce à cette façon de se rapprocher des gens et à sa transparence, on dit même qu’Obama peut facilement mobiliser des milliers d’internautes, dit-on, pour faire pression sur un politicien ou les médias en les inondant de courriels.

Le parti politique Québec Solidaire a lui aussi établi une stratégie de communication Web audacieuse.
Il a démontré son ouverture à discuter de ses propositions et à interagir avec les gens en créant un blogue de campagne; en étant actif sur Twitter, YouTube et Flickr; en utilisant le marketing viral efficacement; en lançant le site voteqs.org. afin d’échanger avec le public; en comblant leur absence au débat des chefs par leur participation en direct sur le Web. Comme quoi… avec peu de moyens et beaucoup de volonté, on peut changer le monde.

Southwest Airlines et Carnival Cruise Lines exercent leur présence sur les réseaux sociaux d’importance et les sites de partage de photos et de vidéos (Facebook, YouTube, Flickr et Twitter). Ces compagnies possèdent leur blogue et ont développé leur propre communauté avec succès.

Carnival expose son image sur Twitter, écoute les questions de ses clients, communique les promotions et relate des expériences. Le blogue du  directeur John Heald a attiré 3 millions de visiteurs en une année. Il y parle avec beaucoup de couleur et d’humour de la vie à bord, partage des intérêts communs avec les gens, raconte certaines anecdotes des passagers et des membres de l’équipage. Cette popularité engendre une visibilité importante pour l’entreprise, et les quelque 25 000 commentaires reçus dénotent l’efficacité de cet outil comme moyen d’interaction avec le consommateur. Le site CarnivalConnections.com aide les familles et les amis à planifier et à organiser leurs croisières. De son côté, Funshipisland.com permet une visite virtuelle de l’expérience à bord. Ces deux sites surpassent chacun le million de visiteurs annuellement.

Avant-gardiste depuis ses débuts, Southwest Airlines a adopté une approche holistique du Web 2.0 à l’aide d’une présence sur Twitter, Flickr, Facebook, YouTube (publication d’une nouvelle vidéo chaque semaine) et LinkedIn. Ces stratégies ont un effet positif sur le positionnement de l’entreprise dans les moteurs de recherche. Leur blogue «Nuts about Southwest» est un success story. Une équipe de 30 employés bloguent régulièrement et attirent 70 000 visiteurs uniques mensuellement. À ce titre, ils sont détenteurs du 2008 PR News Platinum PR Award dans la catégorie blogue. Environ 8000 personnes suivent cette entreprise sur le site du microblogage Twitter. De plus, la compagnie utilise intensivement LinkedIn où 3000 employés y développent leur réseau professionnel.

Ces organisations tirent avantage de la révolution que sont les médias sociaux. En misant sur de telles stratégies, elles démontrent leur ouverture envers la clientèle et leur proximité.

Lire aussi: L’agent Web 2.0, le nouveau James Bond du marketing

Sources:
– Guérard, François. «Président Obama.gov», L’Actualité, février 2009.
– Henry, Jean-Luc. «Élection Québec 2008: Campagne Web 2.0 des partis (Facebook + Twitter)», Comment changer le monde, décembre 2008.
– HotelMarketing.com. «Social Media Marketing: Why a Holistic Approach Pays Dividends», 26 janvier 2009.

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Technologies Tendances

Votre site Internet et la cartographie en ligne

La cartographie en ligne a connu un essor fulgurant au cours des dernières années et l’une de ses forces est la facilité avec laquelle chacun peut intégrer cette technologie à son propre site Web. Deux principales options s’offrent aux entreprises: personnaliser une carte en y intégrant du contenu à valeur ajoutée ou simplement insérer une carte ou un lien vers un des sites de cartographie. Si cela vous semble compliqué, détrompez-vous.

Dans une analyse précédente, nous avons abordé l’évolution de la cartographie en ligne (lire aussi: Petit panorama de la cartographie en ligne). C’est d’ailleurs pour permettre leur utilisation sur le Web que les leaders de la cartographie tels que Google Maps, Yahoo! Maps, Microsoft Virtual Earth, MapQuest et Arcweb ont créé des interfaces de programmation (API – Application Programming Interface). Chaque fournisseur d’API propose deux versions, une gratuite et une payante. Elles sont mises à la disposition des entreprises et peuvent être intégrées aux sites de tout un chacun selon diverses modalités afin de personnaliser une carte. Sont apparues également les applications composites (mashups) qui combinent du contenu provenant de plus d’un site, en l’occurrence Google Maps et un ou plusieurs autres sites. Voyons cela plus en détail.

Personnaliser une carte

Avec l’aide d’un spécialiste, il est possible de personnaliser une carte en y intégrant vos données pour ainsi créer une réelle valeur ajoutée à votre site. Cela peut mener à toutes sortes de résultats, tels que l’affichage de circuits de randonnée pédestre, de restaurants locaux et de stations de ski, souvent bonifiés de contenus générés par les internautes (photos, commentaires, etc.). Examinons quelques exemples.

  • Parmi les acteurs sectoriels d’ici, mentionnons entre autres la cartographie du site destinationmotoneige.com qui regroupe les régions de Charlevoix, de Québec et du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le visuel de la carte est simple et inclut un répertoire des sentiers de motoneige, de l’hébergement et des fournisseurs de service.
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  • Cycling Vancouver est l’outil par excellence pour se déplacer dans la ville et les alentours. Non seulement cet outil montre des itinéraires en excluant les routes trop passantes, mais il illustre aussi le trajet en différentes couleurs pour indiquer les degrés de pente de chaque section. Les informations incluent aussi la longueur du trajet, le temps estimé pour le parcourir et même la quantité de calories qui seront brulées par le cycliste!
  • Les sites des grandes destinations ont pour la plupart intégré des solutions à leur site Web. Lorsque les internautes consultent le site de Visit Sweden, ils sont immédiatement dirigés vers une carte après la page d’accueil (voir image ci-dessous). Conviviale, cette carte affiche plusieurs caractéristiques de l’offre touristique: culture, vacances familiales, expérience nature, activités extérieures, gastronomie, bord de mer, santé et design. Bonjour Québec a récemment ajouté à son site une application cartographique dynamique basée sur la technologie de Google Maps. Elle permet de visualiser des attraits touristiques ou des hébergements à proximité d’un point principal ainsi que de produire des itinéraires.
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L’ajout d’une fonction cartographique à un site Internet est donc un usage fréquent et simple des interfaces programmables (API). Mais on constate aussi l’apparition de tous ces nouveaux sites Web touristiques qui sont basés sur cette technologie.

  • L’information contenue sur une carte peut être classée selon à peu près n’importe quel critère. Un tout nouveau site, ifeellondon.com, explore une façon différente de planifier un voyage: selon l’humeur. Les activités proposées varieront grandement pour chacun des neuf états d’esprit ciblés.
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  • Si vous connaissez votre point de départ et l’endroit où vous souhaitez vous rendre, Simpatigo.com vous proposera un itinéraire personnalisé indiquant tout ce qu’il y aura à voir chemin faisant.
  • Gadget sympa, Flightstats.com permet de localiser un vol à un moment précis de sa trajectoire, l’heure prévue de son d’arrivée et la fiabilité habituelle de ce vol. Il existe d’autres sites semblables.

Intégrer une carte interactive à un site Web

Outre la possibilité de personnaliser une carte (API), les géants de la cartographie en ligne peuvent aussi être liés ou intégrés aux sites Web. Il s’agit d’une façon simple et gratuite d’augmenter la qualité de l’information en ce qui concerne la localisation d’une entreprise et les moyens de s’y rendre. Il est aussi possible d’ajouter une telle carte à l’intérieur d’un site.

Un, deux, trois, Go…ogle!

Les entreprises touristiques qui ne sont pas encore dotées d’un tel outil cartographique – gratuitement ou à très peu de frais – pour localiser leur emplacement et permettre de créer des itinéraires sont encore nombreuses et se privent d’un outil efficace et facilement accessible. Les internautes sont maintenant habitués au niveau de qualité qu’offrent ces interfaces. Les cartes statiques, peu claires, sans fonctionnalités ou lourdement téléchargeables n’ont plus la cote. Mettez-vous à jour, c’est très simple!

Sources:
–    Bastien, Benjamin. «La cartographie en ligne, ses évolutions», conférence à l’occasion des 4e Rencontres Nationales du etourisme institutionnel, 17 novembre 2008.
–    Blogue Usages 2.0. «Google maps au service des acteurs du tourisme», disponible à: http://www.usages20.com/2007/09/04/google-maps-au-service-des-acteurs-du-tourisme/, 4 septembre 2007.
–    Euvrard, Renaud. «La cartographie sur Internet, de la néographie au géoweb», 14 juin 2007.
–    Freeman, Janice. «Navigationg cities by mood», Springwise, 3 décembre 2008
–    Morin, Andrée-Anne. «KOREM implante une application intégrant Google Maps pour Tourisme Québec», communiqué de presse, 17 juin 2008.
–    PhoCusWright. «Search, Shop, Buy: Inside the Tangled Web of Online Travel», juin 2008.
–    Stevenson, Alan et Dr. Hamill, Jim. «Mapping Tools and Tourism 2.0», 15 septembre 2008.
–    TrendWatching. «Half a dozen consumer trends for 2009», décembre 2008.

Sites Internet:
–   www.aladresseducentreville.com
–   www.bonjourquebec.com
–   www.cyclevancouver.ubc.ca
–   www.destinationmotoneige.com
–   www.flightstats.com
–   www.gitesauquebec.com
–   googlemapsmania.blogspot.com
–   www.ifeellondon.com
–   www.trivop.com
–   www.simpatigo.com
–   www.tourisme-montreal.org
–   www.visitsweden.com
–   www.renalid.com

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Marketing Technologies

La révolution du «tourisme mobile» est enclenchée

La technologie mobile (aussi appelée téléphonie cellulaire) est responsable de la prochaine grande vague d’applications liées aux voyages; son influence sera énorme pour l’industrie touristique. Tant pour les destinations, les fournisseurs touristiques, les intermédiaires que pour les entreprises technologiques, la technologie mobile aura des répercussions majeures sur la façon de vendre le voyage et de le commercialiser, et ce, pour chacun des segments touristiques. Lorsqu’on parle de m-marketing en tourisme, de quoi s’agit-il au juste? Êtes-vous prêts à embrasser cette nouvelle révolution?

Un marché mondial

Selon le dernier bilan de l’Union internationale des télécoms, à la fin de 2007, on recensait plus de 3,3 milliards d’individus possédant un téléphone cellulaire dans le monde, soit 49% de l’humanité. Il s’agit d’un incroyable levier vers le commerce de masse alors que l’on augmentera progressivement la capacité des téléphones mobiles à transmettre des données numériques. Bienvenue à l’ère du m-marketing ou du m-commerce.

Les percées technologiques qui concernent la téléphonie mobile ont rapidement une incidence importante sur les comportements de consommation en raison des forts taux d’adoption: plus de 80% dans la plupart des pays industrialisés. Avec un tel taux de pénétration, la téléphonie cellulaire est devenue un outil de communication et de marketing incontournable.

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Les téléphones intelligents (smartphones) qui permettent de se connecter à Internet suscitent un engouement énorme auprès des consommateurs. Déjà, 500 millions de personnes dans le monde utilisent Internet comme service mobile et l’on s’attend à ce que ce nombre triple d’ici 2013. Bien sûr, les voyageurs y trouvent leur compte en accédant à un éventail d’informations touristiques. L’effet se fait sentir encore plus auprès des consommateurs «engagés» qui ont l’occasion de consulter en tout temps les informations produites par les autres touristes et qui hésitent de moins en moins à proposer leur avis.

L’industrie touristique se situe aux premières loges pour bénéficier de cette révolution de l’Internet mobile et des téléphones intelligents. Le lancement du iPhone d’Apple a certes ouvert la voie en démontrant qu’il est possible de consulter en ligne un contenu riche et diversifié à l’aide d’appareils portatifs. D’autres facteurs déterminants tels que l’arrivée de la technologie mobile 3G – qui permet la navigation haute vitesse – et des applications de type GPS donneront des ailes au développement de ce secteur.

Atomes crochus

Le mariage entre la téléphonie mobile et le marketing touristique semble hautement réalisable. Un sondage d’Ipsos, réalisé en 2008 auprès des Français, confirme que le tourisme est le secteur numéro 1 pour lequel les utilisateurs de téléphones mobiles souhaiteraient se voir offrir des marques de produits. En effet, 62% des répondants se disaient favorables à cette idée. Voici d’autres statistiques démontrant l’occasion pour l’industrie touristique de se préparer à ce nouveau canal de communication, entre autres, avec la clientèle française:

  • 41% des utilisateurs français de 15-50 ans connaissent au moins un service mobile lié au tourisme;
  • parmi eux, 51% se disent intéressés par un service lié au tourisme pour: réserver un séjour (24%); recevoir des alertes – offres spéciales provenant d’un restaurant local ou d’autres activités durant un voyage (34%); consulter des informations sur une destination, un lieu, un évènement (36%);
  • parmi les intéressés, 20% ont utilisé au moins une fois un service lié au tourisme, le plus souvent pour consulter des informations sur une destination, un lieu ou un événement; l’intérêt grandira très rapidement à mesure que l’offre s’enrichira.
  • Parmi les 87 millions d’Américains qui utilisaient les services d’Internet mobile dans le dernier trimestre 2007, 8 millions ont consulté des guides touristiques ou des cartes. En outre, plus de 30% des voyageurs américains voudraient recevoir sur leur téléphone des offres spéciales à propos de restaurants ou d’activités à proximité pendant leur voyage, selon un sondage PhoCusWright.

Du côté des voyageurs d’affaires, l’usage de téléphones intelligents fait partie du quotidien. Ils sont déjà très nombreux à adhérer aux fonctionnalités mobiles. Selon une étude mondiale réalisée en 2008 par Amadeus, plus de 69% s’en servent pour accéder à Internet (graphique 1). Dans 93% des cas, l’appareil mobile est fourni par l’entreprise.

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On s’attend à ce que l’éventail des applications pour le marché corporatif s’étende tous azimuts:

  • réservation et modification des vols et des hôtels;
  • établissement des notes relatives aux frais pendant les déplacements;
  • ajout d’options pour améliorer la productivité: enregistrement des vols, «clés virtuelles» de chambres d’hôtel, cartes d’embarquement électroniques acheminées directement, etc.;
  • support aux gestionnaires des voyages d’entreprises pour promouvoir le respect de la politique de voyage au cours des déplacements (ex.: accès instantané aux listes de fournisseurs agréés).

Applications variées

Le nombre d’applications pour appareils mobiles se multiplie alors que le m-marketing est maintenant à la portée de tous. Par exemple, Lufthansa, Continental et Air Canada testent actuellement un système de code-barres pour téléphones mobiles en guise de cartes d’embarquement. Travelodge offre la réservation de ses chambres grâce à cette technologie (voir image).  Agences en ligne (ex.: Travelocity) et métamoteurs de recherche (ex.: Kayak) proposent aussi un service mobile de réservation. De son côté, le portail de destination de Las Vegas a conçu un service de concierge mobile permettant notamment la vente de billets de spectacles. Les produits culturels figurent d’ailleurs en tête de liste parmi les produits les plus souvent achetés à partir d’un téléphone cellulaire.

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Voici quelques exemples d’applications concrètes qui se multiplieront au cours des prochaines années:

  • offre d’un tarif spécial ou d’une option de forfait au moment de la réservation;
  • promotion des services de l’aéroport, ceux offerts en route vers la porte d’embarquement;
  • envoi d’une carte routière de la destination accompagnée d’une sélection de restaurants, d’attractions, de divertissements, etc.;
  • offre de billets divers à destination;
  • information relative aux vols de correspondance (la porte et l’heure d’embarquement);
  • d’autres options de réservation suivies d’une carte d’embarquement «mobile» dans le cas d’un vol annulé ou retardé;
  • service d’information instantané pour un bagage perdu et proposition d’options de récupération;
  • sondage de satisfaction, cueillette de commentaires en temps réel.

À considérer avant de débuter

Si vous décidez d’offrir un contenu adapté pour la téléphonie cellulaire, le défi consiste à anticiper ce qui est susceptible d’intéresser le voyageur. Voici quelques aspects importants à prendre en compte avant de concevoir du contenu «mobile»:

  • savoir où se situe le voyageur par rapport à l’ensemble de son processus de voyage, idéalement son itinéraire, afin d’être en mesure de lui proposer des options pertinentes compatibles au bon moment;
  • s’appuyer sur une base de données de la clientèle de façon à personnaliser efficacement l’information que l’on souhaite acheminer;
  • considérer l’utilisation des médias sociaux tels que TripAdvisor afin d’améliorer la visibilité et de profiter de ce type d’application qui, dans un contexte de communication instantanée, sera très populaire auprès de cette clientèle (lire aussi: Quelle est votre stratégie pour les médias sociaux?);
  • créer des applications ou concevoir des pages Web bien adaptées aux appareils mobiles. Si la navigation est ardue, ou le temps de téléchargement, trop long, les voyageurs ne l’utiliseront pas. Le design doit être optimisé spécifiquement pour cette clientèle (voir image);
  • débuter modestement, puisque ce sont les applications les plus simples qui sont les plus susceptibles d’être jugées utiles et d’avoir du succès.
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Occasions à saisir

D’un point de vue marketing, les revenus générés par la publicité sur les cellulaires représentent à peine 0,4% mais, selon le groupe Samson Bélair/Deloitte & Touche, ils exploseront au cours des prochains mois. De plus, on s’attend à ce que les ventes de téléphones intelligents poursuivent leur croissance malgré la conjoncture économique, puisque ces appareils sont davantage perçus comme des ordinateurs abordables que comme des téléphones onéreux.

Selon Peeter Kivestu de Teradata, la technologie mobile est une occasion à saisir, notamment par sa capacité à combler certains vides tout au long de l’expérience de la clientèle. Celle-ci devient accessible à toute heure, particulièrement pendant les moments critiques, lorsqu’elle est en route vers (ou en revenant de) l’aéroport ou à d’autres moments opportuns à destination, par exemple durant les temps d’attente.

C’est par l’engagement d’un véritable dialogue interactif que le consommateur peut bénéficier en tout temps d’informations hautement pertinentes et personnalisées et du même coup développer un sentiment de loyauté. La présentation d’options bien ciblées et jugées attrayantes par le client peut constituer un vecteur intéressant de revenus additionnels pour les entreprises.

Sources:

– Amadeus. «Upwardly Mobile: The Next Step for Travel Management», mai 2008.
– Gay, Nick. «Mobile Travel Analysis», 4Hoteliers, [http://www.4hoteliers.com/4hots_nshw.php?mwi=4093], 20 février 2008.
– Guilbert, Béatrice et Frédérique Bonhomme. «M-marketing et m-commerce, la nouvelle révolution d’Internet», Espaces, janvier 2008.
– Kivestu, Peeter. « Redefining Travel Experience with Mobile Solutions», Travel Distribution Summit 2008, conférence qui s’est déroulée à Las Vegas, les 1er et 2 octobre 2008.
– Samson Bélair/Deloitte & Touche. «Cinq prédictions technologiques pour 2009», Journal Les Affaires, [http://www.lesaffaires.com/print.jsp?page=/en-affaires/experts/article.fr.html?id=488068&print=true&title=], 20 janvier 2009.
– Schetzina, Cathy. «In With the Old, In With the New: PhoCusWright’s Trends for 2008», Hospitality Upgrade, [http://www.hospitalityupgrade.com/_magazine/magazine_Detail.asp?ID=289], printemps 2008.
– Schetzina, Cathy. «Learning to Think Like a Mobile Traveler», PhoCusWright, décembre 2008.
– ZDNet France. «3,3 milliards d’individus possèdent un téléphone mobile», 26 mai 2008.

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Technologies Tendances

Petit panorama de la cartographie en ligne

La cartographie en ligne est devenue un outil incontournable du tourisme. Les cartes sont de plus en plus utilisées par les internautes pour choisir leur destination, sélectionner les prestataires de services, préparer leur voyage ou les accompagner une fois sur place. Les fonctionnalités sont toujours plus sophistiquées et conviviales. Dire que tout cela n’existait pas il y a quelques années… Aujourd’hui, comment s’en passer?

Jusqu’à récemment, les cartes étaient des outils difficilement actualisables ou révisables, dont le développement s’effectuait par des cartographes ou d’autres spécialistes. Puis, le Geographic Information Systems (GIS) a permis de transformer l’information contenue dans une carte en base de données. Les cartes sont soudainement devenues très précises et ont pu être associées à d’autres types de données. Les grandes entreprises Web ont rapidement vu le potentiel de création d’interfaces conviviales réunissant des informations utiles sous forme de données GIS.

La réalisation de cartes est donc passée aux mains des Google (Maps), Yahoo! (Maps), Microsoft (Virtual Earth) et MapQuest de ce monde. Ces cartes digitales se sont aisément garnies de liens utiles et d’impressionnantes fonctionnalités de recherche, dont les principales sont l’affichage d’éléments sur une carte, le calcul d’itinéraires et la recherche de proximité. Ci-dessous, les photos affichées par l’option «extras» de Google Maps proviennent des internautes du site Panoramio.

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Il y a donc eu une uniformisation des formats de données géographiques. En effet, celles-ci sont de plus en plus abondantes et faciles à utiliser. Même Google affiche très souvent une carte du lieu recherché en haut de la page de résultats de la requête, avant les photos, les nouvelles et tous les sites qui en parlent.

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Pourquoi une telle popularité?

D’une part, parce que la grande majorité de l’information est véritablement plus évocatrice une fois placée sur une carte, particulièrement en ce qui a trait au secteur touristique. D’autre part, parce qu’il s’agit d’une méthode universelle et familière d’organisation de l’information.

Quelques points forts

Les avantages de la cartographie en ligne sont nombreux et chacun peut y trouver presque tout ce dont il a besoin. Cela dit, les principaux points forts sont les suivants:

  • Association de l’information à des lieux spécifiques. Dans le domaine du voyage, n’importe quelle information peut être associée à un lieu et apparaître sur une carte. Villes, rues, codes postaux peuvent correspondre à des descriptions, des images, des vidéos, d’autres sites Web, des articles ou des commentaires. TripAdvisor a d’ailleurs relié tous ses services touristiques commentés avec leur localisation. Le site ViaMichelin est un outil de planification de voyages hors pair qui permet, entre autres, d’afficher les établissements hôteliers, les restaurants, les sites touristiques, la météo, les stationnements.
  • Démocratisation de l’information. De nombreux sites de cartographie sont ouverts aux contenus produits par les utilisateurs. Mettre ses photos, ses vidéos ou ses commentaires en ligne veut également dire les localiser! WikiMapia est peut-être le meilleur exemple où l’interface de Google Maps s’allie au système Wiki. Le principe Wiki permet à tout utilisateur d’ajouter de l’information sous la forme d’une note et dans le cas de WikiMapia, le contenu créé est associé à un lieu. Allez vite vous y identifier!
  • Amélioration des fonctionnalités. Plusieurs sites sont très performants, mais Google Maps est probablement le plus reconnu pour ses fonctions de zoom, de créations d’itinéraires automobiles (trajet et temps estimé), ses interfaces satellites et la fonction StreetView qui propose une carte à partir d’images réelles. Ces options sont maintenant perçues comme des standards. Les itinéraires piétons et en transport en commun sont actuellement testés dans plusieurs villes, dont Montréal et Québec, et correspondent bien à la réalité des touristes.
     

Avenir sans limites!

Les perspectives futures sont étourdissantes. Pour les mordus, suivez la tendance au développement de représentations 3D du monde réel. Ces reproductions 3D ou encore la fonction StreetView offrent encore plus de visibilité aux annonceurs et aux entreprises, puisqu’on peut maintenant les visualiser comme si on y était, ou presque. Le 3D permet aussi d’explorer d’autres avenues; Google Earth lançait dernièrement une représentation de la Rome antique. Visitez virtuellement cette ville historique telle qu’elle était il y a près de deux mille ans!

Sachez que presque toutes ces fonctionnalités sont maintenant disponibles sur les téléphones intelligents ou sur le point de l’être (lire aussi: La révolution du «tourisme mobile» est enclenchée). Même Google Earth est maintenant accessible sur iPhone. Tout s’organise pour répondre au besoin de disposer d’une information correspondant au lieu où l’on se trouve à l’instant présent. En outre, de plus en plus de contenu cartographique est téléchargeable en format GPS. Pour les téléphones cellulaires qui sont équipés de cette fonction (de plus en plus) et les navigateurs automobiles, c’est l’outil indispensable pour se déplacer et ne rien manquer. Dernière nouveauté, Nikon a récemment mis en marché une caméra digitale dotée d’un GPS qui enregistre la localisation exacte de l’endroit où le cliché a été pris. De plus, dès que les photos sont chargées sur un ordinateur, elles peuvent être automatiquement positionnées sur un site cartographique de photographies tel que flickr.com.

À suivre: les choix qui s’offrent aux entreprises

Les internautes se sont rapidement approprié les outils de cartographie en ligne et s’attendent à se repérer géographiquement selon ces standards. Aujourd’hui, deux choix s’offrent aux entreprises: simplement faire un lien vers un des sites de cartographie ou encore personnaliser une carte à sa propre sauce en y ajoutant du contenu à valeur ajoutée. À lire dans un prochain Globe-Veilleur, en plus de nombreux exemples s’appliquant à l’industrie touristique.

Sources:

–  Bastien, Benjamin. «La cartographie en ligne, ses évolutions», conférence à l’occasion des 4e Rencontres Nationales du etourisme institutionnel, 17 novembre 2008.
– Euvrard, Renaud. «La cartographie sur Internet, de la géographie au géoweb», 14 juin 2007.
–  PhoCusWright. «Search, Shop, Buy: Inside the Tangled Web of Online Travel», juin 2008.
–  Stevenson, Alan et Dr. Jim Hamill. «Mapping Tools and Tourism 2.0», 15 septembre 2008.
–  TrendWatching. «Half a dozen consumer trends for 2009», décembre 2008.

Sites Web:
–    googlemaps
–    viamichelin
–    wikimapia

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Ailleurs dans le monde Technologies

Le très moderne centre d’information touristique de New York

Le centre d’information touristique de New York a récemment subi une métamorphose en profondeur. Les murs tapissés de brochures touristiques ont disparu pour laisser place à l’attraction principale: les écrans tactiles. Ces derniers permettent de rechercher tous les évènements, activités ou services touristiques sur l’interface de Google Maps. Les visiteurs peuvent ainsi naviguer à travers la ville et préparer leur itinéraire personnalisé.

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Comment ça fonctionne?

En consultant la carte interactive de Google Maps, l’utilisateur choisit ce qui l’attire parmi les restaurants, les attractions touristiques ou dix autres catégories, puis les enregistre sur une disquette. Une fois ses choix terminés, il insère sa disquette dans un lecteur qui lui présentera une visite virtuelle de son itinéraire dans un modèle 3D géant de la ville de New York. Cet itinéraire peut également être envoyé par courriel et messagerie texte ou être imprimé. Le tout, servi en neuf langues différentes.

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Le fonctionnement des interfaces étant particulièrement intuitif, il semble que les visiteurs y naviguent avec aisance et facilité. Le centre d’information est situé au 810 de la 7e avenue, entre les 52e et 53e rues.

Des brochures digitales sont également disponibles et incluent des vidéos et des recommandations de célébrité new-yorkaises. Visitez également leur nouveau site Web, nycgo.com, qui remplace nycvisit.com.

Sources:
–    Gould, Dan. «New York City’s Google Maps Powered Information Center», PSFK, 27 janvier 2009.
–    O’Neill, Sean. «New York City: A clever new trip planning website and tourist info center», Budget Travel, 21 janvier 2009.

Site Web:
–    www.nycgo.com

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Réseaux de distribution Technologies

Comportement de la clientèle: affrontement agences de voyages – métamoteurs

Le réseau de distribution traditionnel du voyage n’est plus ce qu’il était. Les ventes sont toujours au rendez-vous, mais elles s’effectuent différemment. Brian Robb, de Mark Travel Corporation, expliquait les changements constatés en agence, tant du côté de ce que recherche la clientèle, que de l’aspect de l’adaptation des agents. Parallèlement, Gregory Saks, de la firme Compete, a fait la lumière sur un comportement qui gagne en importance au sein du réseau de distribution et qui fait concurrence aux agences de voyages: l’utilisation des métamoteurs de recherche par le consommateur. Voici le dernier des trois comptes rendus tirés du Travel Distribution Summit 2008, qui s’est déroulé à Las Vegas les 1er et 2 octobre dernier.

Plus d’hôtels, moins de vols pour les agents

Brian Robb, vice-président du tour-opérateur américain Mark Travel Corporation, a livré quelques observations sur la situation du réseau de distribution traditionnel. Selon les derniers chiffres, on constate que les agents de voyages continuent de représenter une force importante du réseau de distribution générant plus de 41% de l’ensemble des ventes de voyages aux États-Unis (110 milliards USD en 2006). Du côté des forfaits, le réseau traditionnel contrôle encore 61% du marché (lire aussi: Le retour en force des agences de voyages traditionnelles).

Même si les agents de voyages continuent de jouer un rôle de premier plan, la dynamique d’affaires a grandement évolué et les segments en croissance ne sont plus du tout les mêmes. De 2007 à 2011, les ventes d’hébergement et les tours organisés constitueront les meilleurs vecteurs de croissance pour les agences (+29%, 17,2 milliards USD). Les ventes de croisières poursuivront aussi leur croissance (+14%) pour atteindre 10,9 milliards USD. À l’opposé, les agents vendront de moins en moins de billets d’avion tandis que les locations de voitures devraient rester à peu près stables.

Changements dans la relation clientèle – agents

Brian Robb établit quatre facteurs d’adaptation qui expliquent pourquoi les agents de voyages ont su passer au travers de la tempête:

  1. Concentration des efforts sur les produits profitables;
  2. Instauration des frais de service;
  3. Exploitation de segments de niche;
  4. Développement d’une fine expertise-conseil.

Oublions aussi le portrait type du senior qui se rend en agence parce qu’il craint de réserver en ligne. Le profil du client correspond plutôt à celui d’un individu assez jeune, aisé et surtout bien à l’aise avec la technologie. Il est tout autant susceptible d’acheter son voyage sur le Web, mais il magasinage sur plusieurs canaux différents. D’ailleurs, la relation de service en agence a elle aussi complètement changé alors que la clientèle:

  • achète des itinéraires plus complexes;
  • vient pour de nouvelles idées (63%);
  • sélectionne une agence pour l’aspect pratique (55%);
  • est intéressée à dialoguer avec un agent.

Dans ce contexte, chaque vente est en moyenne plus élevée qu’auparavant. Parmi les principales raisons de fidélité de ces habitués d’Internet, il y a cette prise de conscience du temps précieux que peut nous épargner un agent qualifié. De plus, on cherche de façon tangible quelqu’un qui sera responsable en cas de pépin.

Brian Robb a conclu ainsi:

«Want to sell a commodity? Sell it online.

Want to sell an experience, a complex vacation, a value-added product, etc.? Sell it through a travel agent»

Tendances chez les métamoteurs

Une autre relation au sein de la chaîne de distribution poursuit son évolution, soit celle entre le consommateur et les métamoteurs de recherche. L’analyste Gregory Saks, de la firme de recherche Compete, a présenté certaines tendances quant à l’utilisation de ces outils par les voyageurs. Rappelons d’abord ce qu’est un métamoteur: il s’agit d’un site agrégateur qui permet aux consommateurs de comparer les prix des produits de voyages en combinant une multitude de sources différentes, tant à partir des inventaires des fournisseurs que de ceux des agences en ligne (lire aussi: Attention, les métamoteurs de recherche débarquent).

Kayak et SideStep sont de loin les deux principaux métamoteurs utilisés par le consommateur avec un total d’environ huit millions de visiteurs uniques (graphique 1). Mais même si pour le moment les deux entités continuent d’évoluer de façon indépendante, il faut savoir qu’elles ont fusionné leurs activités en décembre 2007.

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Pourquoi s’en servent-ils?

Dans le cas de Kayak et de SideStep, environ 80% des requêtes concernent les vols, et 20% l’hébergement. Le profil de Farecast est quelque peu différent, puisqu’il constitue un site spécialisé basé sur un modèle prévisionnel (lire aussi: Des outils Web sophistiqués pour un consommateur en plein contrôle). Pour l’instant, plus de 97% des interrogations sur Farecast visent les tarifs aériens. Selon les chiffres présentés par Gregory Saks, ce sont les agences en ligne qui bénéficient le plus des métamoteurs alors que plus de 5% de leurs visiteurs proviennent de ce type de source (graphique 2). Dans le cas des transporteurs, ce n’est qu’un peu plus de 1% de l’achalandage qui est issu des métamoteurs. Par contre, on remarque que l’indice de conversion menant à la transaction en ligne (en rouge) pour les transporteurs est deux fois supérieur à celui des agences en ligne.

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Portrait des utilisateurs

Par ailleurs, une analyse du profil sociodémographique des utilisateurs de métamoteurs indique que:

  • le segment des 50-64 ans s’avère le plus susceptible de les adopter, suivi des 25-34 et des 35-44;
  • les voyageurs de 65 ans et plus sont moins enclins à s’en servir;
  • le plus fort taux d’adoption provient des gens dont le revenu de ménage est situé entre 100 000 et 150 000 USD;
  • les voyageurs les moins aisés et les plus fortunés ont beaucoup moins tendance à les utiliser;
  • ils sont particulièrement populaires auprès des touristes qui voyagent fréquemment.

Gregory Saks précise que l’obtention du meilleur prix possible conditionne d’abord le choix des métamoteurs pour les vols. La vaste sélection des choix de compagnies aériennes constitue le deuxième critère. Pour ce type de produit, c’est clair que le consommateur n’est pas dans un mode «fidélité». Pour l’hébergement, la situation est quelque peu différente. En effet, la variable du meilleur tarif ne vient qu’en troisième position, loin derrière le désir de vouloir savoir à quel type de chambre l’on a affaire avant de procéder à la réservation. Lors du processus de recherche, le besoin de visionner des photos et des vidéos figure au deuxième rang.

En terminant, il semble que les métamoteurs disposent encore d’un important potentiel de croissance sur le segment des vols, mais ils auront besoin d’un meilleur effort marketing. Quant au volet «hébergement», les possibilités d’une expansion majeure pourraient s’avérer plus difficiles du fait que les voyageurs accordent moins d’importance aux attributs de base des métamoteurs, notamment dénicher le meilleur tarif.

Sources:
– Robb, Brian. «The Staying Power of Traditional Tour Operators», Travel Distribution Summit 2008, conférence qui s’est déroulée à Las Vegas, les 1er et 2 octobre 2008.
– Saks, Gregory. «Meta Search & The Consumer», Travel Distribution Summit 2008, conférence qui s’est déroulée à Las Vegas, les 1er et 2 octobre 2008.

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Réseaux de distribution Technologies

C’est encore l’innovation qui mène le show sur le Web

À l’occasion du Travel Distribution Summit 2008 qui s’est déroulé à Las Vegas les 1er et 2 octobre dernier, Frank Petito, vice-président chez Orbitz, a livré quelques observations intéressantes sur certaines tendances du tourisme en ligne à surveiller. On constate notamment que l’arrivée de nouveaux acteurs, dont le modèle d’affaires repose sur l’innovation, continue de modifier le paysage et de bouleverser tout le réseau de distribution.

The Big Picture

Frank Petito a présenté l’évolution des dépenses effectuées par les Américains depuis 1998 (graphique 1). Même si au cours des dernières années les taux de croissance ne sont plus aussi élevés, la progression demeure nette et constante et elle se poursuivra jusqu’en 2012.

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Néanmoins, il nous rappelle que les ventes en ligne n’évoluent pas au même rythme partout dans le monde, loin de là (graphique 2). Les Américains ont manifestement été les premiers convertis, mais le reste de la planète semble en voie de s’y mettre également. C’est le cas de l’Europe où les transactions en ligne s’élèvent désormais à environ 36% du total des produits de voyages vendus. Toutefois, c’est encore peu comparativement aux États-Unis où 56% des ventes proviennent du Web. Le continent asiatique (APAC) est très loin derrière avec une proportion presque trois fois moindre (20%).

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* Voyages d’agrément et voyages d’affaires «unmanaged», c’est-à-dire les voyageurs qui organisent eux-mêmes leurs déplacements d’affaires sans passer par une agence de voyages corporative ou qui ne sont pas liés à une politique d’entreprise.

L’innovation technologique a permis aux entreprises de mieux servir la clientèle à plusieurs égards. Néanmoins, selon M. Petito, c’est sur la composante du prix que les avancées du Web font la plus grosse différence. En effet, le prix constitue le premier élément pris en considération lorsque vient le temps de planifier et de réserver un voyage, et ce, pour plus de 45% des voyageurs.

Afin de s’adapter à cette réalité, plusieurs entreprises ont réagi en proposant des formules visant à rassurer le consommateur (image). Les politiques de garanties du meilleur prix occupent désormais une place importante sur les sites de réservations de voyages, tant pour les chaînes hôtelières que pour les compagnies aériennes et les agences de voyages en ligne (lire aussi: Les politiques de garanties des meilleurs prix s’imposent sur le Web).

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La long tail s’étend

Le tourisme en ligne c’est évidemment bien plus que de repérer et de comparer des produits à bon prix. Selon Frank Petito, Internet a révolutionné l’offre touristique en ce qui concerne les inventaires complémentaires ou spécialisés qui sont maintenant facilement accessibles aux internautes. Il a cité trois exemples concrets pour bien illustrer l’incidence du phénomène long tail (lire aussi: Le voyage déploie sa long tail).

Le premier, AirBed & Breakfast, est une communauté virtuelle qui permet aux voyageurs de communiquer directement avec des résidants de leur future destination de voyage dans le but de réserver une chambre chez eux (voir image). D’une part, cet outil offre la possibilité aux gens de l’endroit de générer des revenus en louant un espace vacant de leur résidence. D’autre part, il permet aux touristes de vivre une formule alternative à l’hébergement traditionnel par une expérience authentique de cohabitation et d’échange culturel. Ce type de connectivité, d’un individu à un autre, aurait été impensable il y a quelques années.

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Le deuxième exemple apporté, Virgin Charter, est une plate-forme de réservation qui s’adresse à une clientèle, extrêmement ciblée, désireuse de voyager de point à point en jet privé (voir image). Dans ce cas-ci, on permet aux voyageurs plus fortunés, principalement des hauts dirigeants, d’accéder rapidement et sans intermédiaire à un produit de luxe directement par le Web.

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Le troisième exemple: le portail de réservation de maisons de vacances HomeAway (voir image). Autrefois très éclatée et difficile à localiser, l’offre de résidences de vacances, de maisons privées, d’appartements et de condos se trouve maintenant regroupée à une même adresse. Le site gère les réservations et les calendriers de disponibilité, tout en permettant de raffiner les recherches en fonction de différents critères. Une fois de plus, le consommateur a sous la main de puissants outils pour s’organiser par lui-même, se construire une expérience personnalisée, tout en sortant des sentiers battus.

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L’inspiration au service de la planification

En terminant, Frank Petito note un autre élément important que certains nouveaux joueurs sur le Web ont su apporter aux consommateurs grâce à l’innovation: l’inspiration!

Cette philosophie qui sous-tend l’expérience de planification de voyage, certaines entreprises l’ont bien intégrée. L’idée consiste à permettre aux voyageurs de démarrer leurs recherches en fonction de thèmes de vacances ou selon des activités précises plutôt qu’à partir d’une sélection de destinations. Le site UpTake (image), une filiale de TripAdvisor, est intéressant en ce sens, car l’offre d’hébergement ne vient qu’en seconde phase du processus de planification, comme un service de soutien à l’expérience qui agit comme filtre de départ.

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Bien que le prix constitue le facteur clé dans le processus de réservation, la motivation qui incite à un voyage demeure le rêve, l’inspiration du moment.

Source:
– Petito, Frank. «The Role of Innovation in the Sale of Online Travel», Travel Distribution Summit 2008, Las Vegas, 1er et 2 octobre 2008.

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Technologies Tendances

Le comportement Web du consommateur a changé, adaptez vos stratégies!

À l’occasion du Travel Distribution Summit 2008, qui s’est déroulé à Las Vegas les 1er et 2 octobre dernier, l’influence des médias sociaux entre autres a occupé une importante place dans les discussions entre les participants. Amy Scarth, directrice de la recherche chez EyeforTravel, a expliqué pourquoi il est primordial d’adapter sans cesse ses stratégies Web afin de tenir compte de l’évolution du comportement de la clientèle dans la planification de ses voyages.

La recherche en déclinaison multiple

Le facteur le plus déterminant de la nouvelle réalité du tourisme 2.0 repose sur le fait que le consommateur jouit d’un pouvoir étendu grâce à la panoplie d’outils Web qu’il a maintenant à sa disposition, notamment en matière de plateformes de collaboration. La déclinaison des ressources disponibles sur Internet est tellement variée que le consommateur occupe le siège du conducteur au moment de faire ses choix de voyage. En effet, les habitudes de recherche sur Internet du touriste se raffinent alors qu’il demande des fonctionnalités avancées pour l’assister dans ses démarches de planification de voyage.

Par exemple, il cherche…

  • le meilleur prix avec des outils de comparaison comme les métamoteurs;
  • des caractéristiques autres que le prix;
  • du contenu étoffé, visuellement riche;
  • des informations neutres, non commerciales;
  • de l’aide virtuelle;
  • de l’information complémentaire aidant à la décision;
  • des conseils de personnes semblables issues d’un réseau de confiance;
  • de la crédibilité;
  • de l’engagement envers une marque;
  • à vivre une expérience avant de partir pour la destination;
  • une personnalisation de sa planification de voyage;
  • le facteur humain;
  • les moindres détails;
  • la petite niche touristique qui l’intéresse particulièrement.

Malgré sa complexité, le Web offre aussi d’immenses possibilités tant du côté de l’entreprise que du consommateur. Il faut souligner l’importance d’un contenu riche qui s’impose comme la forme d’information la plus crédible et la plus appréciée de la part des voyageurs (graphique 1).

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Les composantes vidéo (41,7%) exercent l’influence la plus positive auprès de la clientèle lorsqu’on les compare aux textes et aux photos. On préfère les vidéos aux images parce qu’elles procurent un portrait plus réaliste et plus stimulant du produit, en plus de fournir une meilleure idée de l’ambiance de l’endroit. Toutefois, un bon texte descriptif demeure essentiel (35,8%) pour apporter tous les détails auxquels s’attend le client.

Monsieur Tout-le-monde, puissant influenceur

Avec tout ce pouvoir, comment le consommateur pourra-t-il vous trouver? Mais surtout, est-ce que son choix s’arrêtera sur vous? Bienvenue à l’ère de l’économie de la conversation. Les gestionnaires doivent d’abord prendre acte du changement des rôles. La marque ne peut plus, à elle seule, incarner l’image que l’entreprise souhaite projeter de son produit. C’est le consommateur qui exerce la majeure partie de cette influence. Plus de 62% des voyageurs affirment que les commentaires des consommateurs ont directement influencé leurs décisions d’achat. À peine 22% des gens mentionnent ne jamais y porter attention.

Puisqu’on ne peut éviter cet univers de transparence (lire aussi: L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité!) et que la vérité finira toujours par se faire entendre de la bouche du consommateur, Amy Scarth propose d’aborder la situation de front.

«Leverage the consumer voice to be heard»

Le temps est venu de changer l’approche marketing. Les organisations doivent s’imposer pour faciliter les conversations que souhaite engager le consommateur, tant avec l’entreprise qu’avec les autres clients. En procurant les outils adéquats sur votre propre site Internet, vous donnez la chance à la clientèle de se faire entendre auprès de la communauté et de répandre ses opinions à propos de vos services. Ces informations, habituellement jugées crédibles par le client potentiel, font de plus en plus la différence entre une vente ou non, beaucoup plus que l’argumentaire corporatif.

Oser ou non faire le porte-étendard

LA question: devriez-vous afficher sur votre propre site les commentaires des gens ou vous contenter de les rediriger vers une source extérieure telle que TripAdvisor? Si vous choisissez de les publier sur votre site, préférez-vous en assurer l’hébergement et la gestion ou accepteriez-vous tout simplement d’en syndiquer* le contenu sous forme de liens RSS (photo)?

Interrogés sur le sujet par EyeforTravel, seulement 11,3% des voyageurs sont contre cette idée des commentaires apparaissant directement sur le site touristique consulté. La majorité (57,4%) s’y prononce en faveur et les autres (31,3%) sont indécis.

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Les réticences de la part du consommateur viennent du scepticisme à l’endroit des entreprises qui opteraient pour cette avenue. Accepteront-elles vraiment de laisser en place, sur leur propre site, les critiques négatives de l’organisation? En fait, les gens se montrent extrêmement positifs à cette idée, à condition qu’ils obtiennent une certaine assurance que les commentaires ne subissent aucune censure. Ils associent également une telle transparence à un niveau de confiance élevé de l’entreprise envers la qualité de son produit.

Évidemment, lorsque les commentaires de la clientèle sont hébergés localement, il est beaucoup plus facile d’en faire le monitoring et de réagir rapidement aux critiques, en corrigeant le tir ou en publiant une réplique. Amy Scarth conclut sur cet aspect: il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, c’est à chaque entreprise de prendre une décision en fonction de ses propres réalités d’affaires.

*Procédé selon lequel l’auteur ou l’éditeur d’un site Web rend disponible tout ou en partie son contenu, pour publication dans un autre site Web (Office de la langue française).

Source:
– Scarth, Amy. «Update your online strategies to keep ahead of changes in customer behaviour», Travel Distribution Summit 2008, conférence qui s’est déroulée à Las Vegas, les 1er et 2 octobre 2008.

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Marchés géographiques Technologies

Portrait des Français au Québec et leur comportement Internet

Savez-vous que les touristes français ne se comportent pas comme les autres visiteurs outre-mer en ce qui a trait aux buts de voyage et aux régions visitées du Québec? Savez-vous qu’ils sont drôlement branchés et qu’ils utilisent amplement le Web pour planifier et réserver leurs voyages? Voici un portrait sommaire des visiteurs français au Québec ainsi que leur comportement en tant qu’internautes.

Une précédente analyse (Nos chouchous: les Français) dressait un bref portrait du contexte intérieur de la France susceptible d’influer sur le comportement de voyage de ses habitants. On en déduisait que, malgré une économie incertaine, les Français tenaient suffisamment à leurs vacances pour s’adapter à un pouvoir d’achat diminué. Le Canada demeure une destination prisée, et le nombre de visiteurs augmente à nouveau après avoir connu une forte baisse en 2003. Deux études distinctes classent d’ailleurs le Canada au premier rang des destinations préférées des voyageurs français.

À la découverte du Québec

Des 294 600 touristes français venus au Québec en 2006, près de 60% ont réalisé un séjour d’agrément, 31% visitaient des parents et des amis et seulement 9% sont venus par affaires. La comparaison avec les autres touristes outre-mer est éloquente; il y a peu de déplacements d’affaires et beaucoup plus de voyages d’agrément ou de visites de parents et d’amis.

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Ce fort pourcentage de voyages d’agrément de même que le désir d’unicité des touristes français les amènent à sortir des sentiers battus et à visiter les régions du Québec dans une proportion beaucoup plus élevée que celle des visiteurs des autres pays. Le graphique 2 illustre cette situation. On y constate la présence des Français dans toutes les régions à l’exception de Montréal et Laval, de Québec et des Laurentides. Ils semblent apprécier particulièrement le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, la Mauricie ainsi que le Bas-Saint-Laurent.

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Selon une étude réalisée par la Commission canadienne du tourisme (CCT) en 2008 auprès de consommateurs et de l’industrie touristique européenne, la plupart des touristes français au Canada demeurent à l’intérieur de nos frontières (84%); seulement 16% combinent une visite aux États-Unis. La majorité des visiteurs français viennent entre juin et octobre et restent pour une durée moyenne de 16 jours. La dépense moyenne par voyage est de 4400 euros (6700 CAD) par groupe de 3,6 personnes en moyenne. Ils proviennent de toutes les régions de la France.

Les activités les plus populaires recensées par la CCT sont:

  • profiter des paysages naturels (78%);
  • interagir avec la population (61%);
  • faire l’expérience de la culture locale (44%);
  • visiter des aires protégées telles que des parcs nationaux (44%);
  • visiter des sites d’intérêt historique, des musées ou des galeries d’art (35%);
  • se détendre et décompresser (33%).

Complétez vos connaissances sur le portrait des touristes français en consultant l’analyse sur les marchés outre-mer au Québec: l’Italie, le Mexique et la France, leaders de la croissance du tourisme d’outre-mer.

À l’assaut du Web!

Les Français s’avèrent des voyageurs indépendants qui réservent plus souvent par eux-mêmes et organisent leur propre itinéraire. Ainsi, ils ont plus l’impression de répondre à leur envie d’un séjour unique. Ce désir de voyage sur mesure a permis au tourisme en ligne de prendre une place importante auprès de cette clientèle. En effet, près de 60% des utilisateurs d’Internet ont acheté un service de voyage en 2006 selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD). Rappelons qu’une forte proportion des voyages des Français est domestique.

Le graphique 3 démontre qu’Internet est beaucoup plus utilisé en 2007 qu’en 2004, au détriment des autres méthodes de réservation. Cette transition répondrait autant à un désir d’une plus grande flexibilité qu’à la perception que les prix sont plus compétitifs en ligne. Gagner du temps en ne se déplaçant pas en magasin et en évitant la foule est aussi un critère très motivant pour acheter sur Internet.

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Une étude de Tourisme Aquitaine indique que 40% des Français partis en 2006 ont préparé leurs séjours en ligne (internationaux ou domestiques), soit 12,4 millions d’individus (avec une consultation de plusieurs sites et un temps de recherche important passé sur Internet).

Internet s’impose donc comme le principal outil de réservation de voyages particulièrement pour le transport (40%), l’hôtel (30%), les villas et les campings (16%), les locations de voiture (8%) et les attractions (6%). L’achat en ligne de forfaits organisés traditionnels est en déclin et on observe plutôt une prolifération des grossistes spécialisés dans les produits de niche (randonnée, aventure, tourisme culturel, voyages de ski, etc.). De plus, il y a une croissance très forte du dynamic packaging (lire aussi: La popularité croissante des forfaits en ligne), soit environ 30% par année.

En sondant les attentes des Français qui réservent en ligne, que ce soit pour un hébergement ou un séjour, on apprend qu’ils apprécient en premier lieu des sites de tourisme qui leur fournissent une confirmation immédiate de leurs réservations. Ils s’attendent également à pouvoir se faire une bonne idée de ce qu’ils achètent par des photos ou des vidéos. La possibilité d’annuler ou de modifier la réservation en ligne est aussi importante. Comparativement à d’autres Européens, les Français sont particulièrement attirés par les offres de dernière minute et, bien sûr, les sites procurant cette fonctionnalité. Les éléments dissuasifs sur les sites des grossistes sont:

  • le manque d’informations détaillées sur les produits;
  • l’impossibilité de consulter les disponibilités;
  • l’absence d’avis d’autres consommateurs sur le site.

En fait, parmi les voyageurs français qui réservent en ligne, 50% consultent des commentaires d’autres voyageurs, des blogues ou des journaux de voyage en ligne de temps en temps, et 30% le font systématiquement. Bref, ils aiment les sites qui proposent des options sophistiquées à l’exemple de l’ÉcoComparateur de Voyages-sncf, qui compare les tarifs en train, en avion et en voiture pour un même trajet.

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Des touristes avertis, curieux, sociables, en quête d’expériences nature uniques… Et vous, intervenants de l’industrie touristique d’ici, comment décririez-vous les touristes français au Québec? Et finalement, petite question pour nos lecteurs de l’Hexagone, considérez-vous que cette analyse (incluant le volet précédent: Nos chouchous: les Français vous dépeint bien?

Lire aussi:

Nos chouchous: les Français
La popularité croissante des forfaits en ligne
l’Italie, le Mexique et la France, leaders de la croissance du tourisme d’outre-mer

Sources:

–  Commission canadienne du tourisme. «Recherche auprès des consommateurs et de l’industrie touristique en Europe», février 2008
– Émilie Levesque – Journal du net. «Les internautes et le e-tourisme en France», juillet 2008.
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