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Faits et chiffres Marchés géographiques

Intentions de voyages des Canadiens et des Américains

Alors que les Québécois rêvent de la France, les Ontariens en font tout autant pour l’Australie, et les Américains pour Hawaï. Ces derniers recherchent d’abord la tranquillité d’esprit dans le choix d’une destination, critère surpassant même le désir d’y retrouver beaucoup de choses à voir et à faire. C’est ce que nous révèle un sondage TNS réalisé le 30 juin 2004 pour l’Ontario Ministry of Tourism and Recreation.

Dans le cadre d’un important sondage effectué auprès de 5781 adultes nord-américains, le ministère du Tourisme de l’Ontario a procédé à une évaluation détaillée de la motivation de voyages des Canadiens et des Américains. L’échantillon provient principalement des provinces du Québec, du Manitoba et de l’Ontario, de même que des États de New York, du Michigan, du Massachusetts, de la Pennsylvanie, de l’Ohio, du Minnesota, de l’Indiana, du Wisconsin et de Washington D.C.

La destination de rêve n’est pas la même pour tous

Plus que jamais la concurrence élargit ses frontières. Pour en avoir un aperçu, on a demandé aux Nord-Américains d’indiquer leur destination de rêve. En observant le «top 10» des destinations idéales aux yeux des Américains, des Ontariens et des Québécois, on constate rapidement les affinités naturelles de chacune des clientèles (graphique 1). La langue parlée constitue un critère de première importance. Les Québécois privilégient spontanément la France (13%), bien avant les Américains (5%), alors que le Royaume-Uni intéresse davantage les Américains et les Ontariens. On constate aussi le sentiment patriotique des Américains, qui demeurent fortement attachés à leurs territoires. Ils rêvent de se diriger vers l’archipel d’Hawaï et l’Alaska, lieux où ils se sentent à l’aise.

Destinations des Américains

Au printemps 2004, 30% des Américains prévoyaient prochainement effectuer un voyage à l’extérieur du pays (graphique 2). L’Ontario constitue la première destination internationale de l’échantillon sélectionné (9%), comparativement à 7% pour le Mexique et les Caraïbes, à 9% pour les autres pays et 5% pour l’ensemble des autres provinces canadiennes. Il est important toutefois de préciser que la répartition géographique de l’échantillon n’est pas représentative de l’ensemble de la population américaine.

Il est intéressant d’examiner quelles agglomérations américaines sont les plus intéressées par l’Ontario, principal concurrent du Québec. On remarque que les intentions de vacances à destination de l’Ontario proviennent principalement des régions de Rochester (36%), Buffalo (35%), Détroit (23%), Syracuse (22%) et Cleveland (18%) (graphique 3).

Depuis les dernières années, les Américains accordent de plus en plus d’importance à l’aspect sécuritaire d’une destination d’agrément. En d’autres mots, ils veulent partir l’esprit tranquille. En effet, lorsqu’on leur demande de noter sur une échelle de 1 à 10 l’importance qu’ils attachent à la nécessité que le lieu soit exempt de terrorisme et d’activités criminelles, 62% accordent une note de 10 (graphique 4). Un Américain sur deux (51%) privilégiera un endroit où il n’aura pas à s’en faire sur le plan de la santé. Plusieurs de nos voisins du Sud se montrent également inquiets du ressentiment que certains entretiennent à leur égard et à cet effet, ils recherchent une destination amicale (48%). On remarque que le caractère divertissant (beaucoup de choses à faire et à voir) ne vient qu’en cinquième position parmi les critères essentiels.

Pourquoi les Américains restent-ils chez eux?

De nombreux Américains, pour des raisons variées, n’ont pas l’intention d’effectuer un voyage au cours des 12 prochains mois. Voici les principaux motifs invoqués:

  • Raisons financières (29%)
  • Aucun intérêt (14%)
  • Trop occupé (14%)
  • Cause de maladie (10%)
  • Ne voyage jamais (7%)
  • Raisons familiales (6%)
  • Trop vieux (3%)
  • Prix de l’essence (2%)

Et les Canadiens eux?

Comme pour les Américains, plusieurs Canadiens ne manifestent pas l’intention d’effectuer un voyage au cours des 12 prochains mois. À la différence des Américains, le manque d’intérêt s’avère moins souvent (10%) la cause de leur immobilisme. Voici les principaux motifs évoqués par les Canadiens:

  • Raisons financières (31%)
  • Trop occupé (16%)
  • Aucun intérêt (10%)
  • Cause de maladie (8%)
  • Ne voyage jamais (5%)
  • Raisons familiales (4%)
  • Autres choses à faire (3%)
  • Trop vieux (2%)

La planification à court terme s’affirme chez les Canadiens

Enfin, le sondage permet de discerner le temps de planification d’un voyage selon qu’il sera de courte durée (1 à 3 nuitées) ou de longue durée (4 nuits et plus). Dans le cas des voyages courts, 59% des Canadiens planifient leur séjour moins de deux semaines à l’avance (graphique 5). Pour les longs voyages, 40% s’y prennent plus de deux mois précédant le départ (graphique 6).

Source:
– Ennamorato, Michael. «Travel Intentions Study Report Summer ’04 Intentions», TNS Canadian facts for Ontario Ministry of Tourism and Recreation, 30 juin 2004.

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Marchés géographiques

Le marché latin est-il «hot»?

La revue American Demographic qualifie les Hispano-Américains de cohorte ethnique affichant la plus forte croissance aux États-Unis. Entre 2000 et 2002, on a observé une croissance de 20% du nombre de voyages effectués par des Latino-Américains. Quant au nombre de voyages internationaux en provenance des pays latins, ils ont augmenté de 33% au cours de la dernière décennie, pour atteindre 19,1 millions d’arrivées en 2002.

Le Mexique mène le bal

Pour le Québec, le marché touristique de l’Amérique latine est formé principalement du Mexique, du Brésil, de l’Argentine, du Venezuela et de la Colombie (graphique 1). Environ 29% des voyages de cette clientèle vers l’étranger ont été des vols long-courriers. La performance du Canada demeure toutefois très modeste, comptant pour seulement 1% de ce marché, comparativement à 43% pour les États-Unis et 37% pour les pays européens. Au Québec, c’est le Mexique qui génère la plus grande partie des entrées directes en provenance des pays d’Amérique latine (28 400 touristes en 2003). 

Même si elle ne forme pas un bloc homogène, la clientèle latino-américaine affiche néanmoins certaines caractéristiques communes dans son comportement de voyage. En voici quelques-unes: 

  • Les Latino-Américains voyagent généralement en groupe, le plus souvent en famille.
  • Ils sont friands de magasinage et ils achètent habituellement des marques renommées.
  • Ils recherchent la plupart du temps les conseils d’un agent de voyages avant de réserver.
  • Ils aiment les centres de villégiature et les croisières à vocation familiale.
  • Ils sont considérés comme une clientèle fidèle, dont la loyauté se transmet à la génération suivante.
  • Plus de 88% des Latino-Américains (à l’exception des Mexicains) interrogés lors de leur visite aux États-Unis n’en étaient pas à leur premier voyage. Environ 60% d’entre eux sont des touristes d’agrément.
  • La durée moyenne d’une visite en Amérique du Nord est de trois semaines.
  • À l’exception du magasinage et des restaurants, ce sont les parcs thématiques et les villes qui les intéressent le plus (graphique 2).

Terroir fertile aux États-Unis

Aux États-Unis, le Bureau of Economic Analysis du Department of Commerce estime que les Hispanophones ont dépensé pour plus de 700 milliards $US en 2003, soit environ 9% de l’ensemble du revenu disponible au pays. Plusieurs secteurs d’activité commencent à s’intéresser de plus près à ce marché. On sait que le potentiel de cette clientèle existe, mais on ne sait souvent pas comment la rejoindre et l’intéresser.

La Travel Industry Association of America (TIA) a étudié le comportement de voyage des Américains d’origine latine. Globalement, les dépenses touristiques de ces derniers augmentent à un rythme plus rapide que la moyenne nationale. Pour la période comprise entre 1990 et 2007, le taux de croissance annuel du pouvoir d’achat des Latino-Américains devrait atteindre 8,7% contre 4,8% pour le reste des États-Unis. Voici quelques données additionnelles sur ce segment de clientèle:

  • Entre 2000 et 2002, le nombre de touristes latino-américains s’est accru de 20%, comparativement à 2% pour l’ensemble des Américains.
  • L’Américain d’origine latine a 17% plus de chance d’effectuer un voyage à l’extérieur du pays que l’Américain en général, et 33% plus de possibilité d’en faire deux.
  • Bien qu’ils parlent couramment l’anglais, ils demeurent plus à l’aise en espagnol.
  • Les familles latino-américaines recherchent des solutions de transport abordables, tels que les transporteurs low cost.

Marché prometteur, pas si sûr!

Le 3 août dernier, la Commission canadienne du tourisme (CCT) annonçait sa décision de «concentrer ses efforts sur les marchés qui, selon ses prévisions, devraient donner le meilleur rendement». Or, la CCT n’a privilégié que le Mexique parmi les pays d’Amérique latine, abandonnant du même coup toute activité au Brésil à compter du 1er janvier 2005. Sans une présence active de la CCT sur le marché latin, à l’exception du Mexique, il est difficile d’envisager de meilleures performances dans un avenir rapproché. Les intervenants intéressés devraient peut-être, en conséquence, concentrer leurs énergies sur le Mexique, qui de toute façon génère déjà presque deux fois plus de touristes que le marché japonais (2003), ainsi que sur le marché hispanophone américain.

Pour les gestionnaires désirant investir dans le marché latino-américain, voici quelques stratégies à prendre en considération:

  • Prévoir une stratégie de vente qui s’adresse en espagnol (ou en portugais si on cible le Brésil) aux marchés visés. C’est ce qu’a fait Disney avec un site Internet et des publicités en espagnol.
  • Prévoir des lignes téléphoniques 1-800 dédiées, en espagnol ou en portugais.
  • Proposer des forfaits orientés vers la famille.
  • Conserver un historique des visites et effectuer régulièrement de la sollicitation auprès de la clientèle afin de favoriser le repeat business.

Sources:
– Travel Industry Association of America. Latin America Travel Demand, 2003.
– Godwin, Nadine. «Numbers talk – and Hispanic market is hot», Travelweekly [www.travelweekly.com], 17 août 2004.
– Myron, David. «Hispanics: The Customers of the Future», American Demographics, 9 août 2004.

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Marchés géographiques

La destination rêvée des Américains

Si les Américains n’avaient aucune contrainte budgétaire, quelle serait leur destination idéale? Les faits saillants de l’enquête de Harris Interactive révèlent que l’Australie demeure toujours bonne première, le Canada reprend du galon, la Grèce est quelque peu boudée malgré les Olympiques et la Chine fait son apparition dans le top 15.

Depuis huit ans, Harris Interactive effectue une enquête auprès des Américains afin de savoir quelle serait leur destination idéale s’ils n’avaient pas de contrainte budgétaire. Ce sondage a été tenu cette année entre le 12 et le 16 juillet auprès de 2242 adultes à travers le pays.

If you could spend a vacation in any country in the world, outside the United States, and you would not have to worry about the cost, what one country would you choose?Ce que l’on peut retenir de cette enquête:

  • Australie – elle demeure LA destination préférée des Américains, en 1re position depuis huit ans.
  • Cinq pays européensl’Italie, la Grande-Bretagne, la France, l’Irlande et l’Allemagne se situent généralement entre la 2e et la 6e position.
  • Canada – après avoir effectué une glissade au 12e rang en 2003, il reprend du galon avec une 7e place en 2004. Depuis le début, il rivalise de près avec les cinq pays européens. Il présente le parcours le moins uniforme de tous les pays: se situant aux 6e et 7e rangs jusqu’en 2000, il a glissé à la 9e position en 2001, est remonté au 4e échelon en 2002 (probablement pour des raisons de proximité et de sécurité) pour chuter au 12e rang en 2003 (pour son refus de s’impliquer dans la guerre en Irak) et reprendre sa position habituelle en 2004.
  • Nouvelle-Zélande– elle a fait un bond important, passant de la 13e position en 2002 à la 7e en 2003 (les nombreux Oscars des films du Seigneur des anneaux y ont probablement joué un rôle).
  • Grèce – malgré les Jeux Olympiques, ou à cause des Jeux Olympiques (on peut se poser la question), cette destination est passée de la 10e à la 14e place.
  • Chine – les Américains commencent à s’intéresser à cette destination puisqu’elle fait son apparition au classement avec une 15e position.
  • Japon – il a été sorti des rangs en 2002, est revenu en force en 2003, à la 8e position, pour finalement redescendre au 11e rang cette année.
  • Brésil – il avait fait une incursion au classement des destinations privilégiées en 2002 et 2003 et a redisparu en 2004.

Les résultats de l’enquête ont aussi été cumulés par grande région géographique:

  • Europe – elle demeure, et de loin, la région la plus populaire auprès des Américains. Elle affiche même une hausse depuis les deux dernières années et gagne le coeur d’un Américain sur deux.
  • Asie et Pacifique –  après une baisse en 2001 et en 2002, les pays de cette région effectuent une remontée intéressante.
  • La performance à la hausse des Amériques et des Caraïbes  en 2002, la chute du Moyen-Orient depuis cette même année s’expliquent sûrement par la crainte des attentats terroristes.

Source:
– Harris Interactive. Harris Poll #57, 11 août 2004, [www.harrisinteractive.com].

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Enjeux Transport

Le transport en commun vieillit mal

Aux États-Unis, le profil de la pyramide des âges connaîtra de profonds changements dans les 25 prochaines années. Le bureau du recensement (US Census Bureau) prévoit que le nombre d’Américains ayant 65 ans et plus va faire un bond spectaculaire, de 35 millions aujourd’hui à plus de 62 millions d’ici 2025, soit une augmentation de près de 80%! Un bouleversement qui affectera, sans conteste, de nombreuses industries et particulièrement celle des transports.

Plus la population vieillit, plus elle perd en mobilité, et dans 20 ans, les agences et sociétés de transport devront repenser leur offre de services pour attirer une clientèle très différente de celle qu’elle dessert actuellement. Malheureusement, les États-Unis ne sont pas prêts à affronter cette évolution, particulièrement dans les communautés rurales et les petites villes.

Et une récente étude réalisée par Linda Bailey, intitulée Aging Americans: Stranded Without Options, dresse non seulement le portrait du problème, mais propose également certaines solutions.

Portrait d’une population vieillissante

Dans cette étude, on apprend que 21% des Américains âgés de 65 ans et plus ne conduisent pas. Les raisons invoquées sont simples:

  • ils ont une mauvaise santé (problème de vue, déficiences physiques ou mentales);
  • ils ne s’en sentent plus capables et ont décidé de leur plein gré de ne plus conduire;
  • ils n’ont pas de voiture (ou pas d’accès à une voiture);
  • par choix personnel.

Plus de 50% des personnes âgées de 65 ans et plus qui ne conduisent pas (soit 3,6 millions d’Américains) restent tout bonnement chez elles. Lorsqu’elles se décident à sortir (que ce soit pour aller chez le médecin, au restaurant ou pour des activités sociales ou religieuses), elles empruntent les transports en commun ou demandent à des voisins ou à des amis de les conduire. Mais là encore, la moitié des personnes interrogées lors de cette étude ont avoué se sentir gênées de demander de l’aide et considèrent ce «sentiment de dépendance» comme un problème.

Pour les moins valides et les handicapés, les transports adaptés constituent la seule et unique porte de sortie. Et bien souvent, dans leur région, les transports en commun sont soit non disponibles, soit mal adaptés à leurs besoins.

Penser de nouvelles façons de faire

Les agences de transport et les gouvernements doivent donc, d’ores et déjà, envisager de nouvelles façons de faire:

  • en modernisant les infrastructures routières et ferroviaires;
  • en diversifiant l’offre de services (autobus, autocars, taxis, trains, etc.);
  • en renforçant les investissements dans le secteur des transports publics (ceux-ci constituent un facteur économique important);
  • en soutenant des projets et des équipements visant la sécurité des piétons et des cyclistes (voies cyclables protégées, etc.);
  • en augmentant la flexibilité des transports (quant aux horaires, aux itinéraires de voyages, etc.);
  • en explorant de nouvelles voies, comme des programmes de «conducteurs volontaires» et de covoiturage;
  • en appuyant la coordination entre les agences de services et les agences de transport, tant au niveau fédéral que local;
  • en faisant la promotion des services publics ou privés intégrés (véhicules subventionnés pour les organismes et les programmes);
  • en développant de nouvelles technologies concernant l’équipement et le fonctionnement des véhicules (autobus à plancher surbaissé ou à accès de plain-pied, etc.);
  • en instaurant des services spécialisés à la demande;
  • et enfin, en proposant des> programmes de sensibilisation, d’éducation et de formation.

Voir aussi

L’hôtellerie doit faire des efforts pour s’adapter et satisfaire la clientèle senior
Sources:
– Bailey, Linda. «Aging Americans: Stranded Without Options», Surface Transportation Policy Project, avril 2004.
– Stowell Ritter, Anita, A. Straight et Ed Evans. «Understanding Senior Transportation: A Report and Analysis of a Survey of Consumers Age 50+», AARP, avril 2002 [http://research.aarp.org/il/2002_04_transport_1.html]
– US Census Bureau. «American Housing Survey», 2001.

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Hébergement Segments de clientèles

Les animaux de compagnie, un créneau de «niche»

Environ 15% des Américains voyagent avec leurs animaux domestiques. Les touristes qui ne se séparent pas de leurs petites bêtes peuvent localiser, sur des portails spécialisés, les lieux d’hébergement qui les acceptent. Selon une compilation effectuée par l’American Automobile Association, environ 38% des établissements se montrent tolérants à cet égard, une croissance de 8% par rapport à 2003.

Flairer la bonne destination

En raison de la hausse significative du nombre de voyageurs désirant être accompagnés de leurs animaux de compagnie, plusieurs intervenants touristiques s’interrogent sur la ligne de conduite à adopter. Il existe un portail Internet (www.BringYourPet.com) qui permet à ces voyageurs de localiser les lieux d’hébergement s’affichant animal friendly. Bien que la majorité des établissements recensés soient situés aux États-Unis, le Canada fait partie des pays participants. Aucun hôtel du Québec n’y figure jusqu’à maintenant. Un autre portail, canadien celui-là (Pet-Friendly Canada), recense une vingtaine de lieux d’hébergement québécois.

L’organisme DogFriendly, pour sa part, compile chaque année un palmarès des meilleures destinations nord-américaines pour les chiens et leurs maîtres. Les évaluations sont basées sur le nombre et la qualité des endroits qui, non seulement tolèrent les chiens, mais les accueillent chaleureusement. Monterey-Carmel en Californie et Cape Cod-Nantucket au Massachusetts occupent les deux premières positions. Seule destination canadienne au classement, Toronto figure au septième rang.

L’American Automobile Association (AAA) s’intéresse aussi à ce phénomène grandissant et publie un livre intitulé «Travel With Your Pet» à l’attention des maîtres qui préfèrent prendre leurs vacances avec leurs petits compagnons. L’ouvrage propose un recensement de plus de 12 000 choix d’hébergement aux États-Unis, en plus de fournir un guide sur l’art de voyager avec un animal. Voici quelques aspects abordés:

  • Questions à poser aux établissements hôteliers lors de la réservation
  • Les endroits publics où l’on accepte les animaux, en laisse ou non
  • Trucs et astuces pour contrôler l’animal dans une chambre d’hôtel

Une hospitalité sans limite

Certains hôteliers vont encore plus loin pour courtiser ce segment de clientèle. Le Toronto’s Holiday Inn On King courtise les voyageurs accompagnés de leur animal en leur proposant des points supplémentaires de fidélisation. Cet hôtel situé au centre-ville offre de plus une panoplie de services pet-friendly, tels que:

  • la présence d’un parc à proximité,
  • la remise de gâteries pour l’animal à l’arrivée,
  • des jouets sur demande,
  • des cages portatives,
  • des laisses et colliers,
  • l’accompagnement de l’animal pour les promenades,
  • le toilettage.

L’hôtel réserve aux clients et à leurs animaux de compagnie les chambres situées près des ascenseurs et utilise des cartons suspendus aux portes pour signifier aux membres du personnel la présence de ces invités particuliers.

La chaîne W de Starwood Hotels, qui a développé un programme spécial dans ses hôtels aux États-Unis, s’affiche également pet-friendly. On y exige toutefois 25$ supplémentaires pour la chambre, auxquels s’ajoutent 100$ de frais de nettoyage.

Pas besoin du maître

La tendance vers l’humanisation des traitements à l’endroit des animaux domestiques se poursuit. Les Américains dépensent annuellement 30 milliards de dollars pour prendre soin de leurs animaux de compagnie. Quelque 74% des propriétaires accepteraient même de s’endetter pour s’assurer de leur prodiguer les soins médicaux nécessaires.

Pas étonnant que se soient développés de nouveaux services de camps de vacances pour les animaux domestiques… avec ou sans les maîtres. Ces derniers peuvent leur offrir le luxe d’un séjour à l’intérieur d’un centre de villégiature exclusif (ex.: Country Lane Pet Resort, Applewood Pet Resort, Best Friends Pet Resorts) avec tous les services dédiés qui s’imposent.

Corporate Pet Travel

Certains observateurs prévoient même que dans un avenir rapproché, les grandes entreprises loueront, au mois ou à l’année, des appartements ou des espaces pour les animaux de compagnie. Ces initiatives viseront à plaire aux hauts dirigeants qui trouveront, dans leurs déplacements d’affaires, des refuges de luxe pour leurs protégés à quatre pattes.

Même si le voyage avec nos animaux domestiques ne fait pas autant partie de nos moeurs que chez nos voisins du Sud, il s’agit néanmoins d’un créneau de marché qui mérite d’être pris en considération par les dirigeants touristiques, particulièrement par les hôteliers. Le Québec semble «tirer de la patte» à ce chapitre et les premiers intervenants qui se positionneront clairement auprès de cette clientèle, surtout sur le marché américain, pourraient en tirer des dividendes intéressants. De telles stratégies doivent évidemment se faire dans le respect des clientèles traditionnelles de l’établissement.

– DogFriendly.com. «Dogfriendly.com Announces its 2nd Annual Top 10 Dog-Friendly Cities To Visit in North America-2004», DogFriendly.com’s Newsletter [www.dogfriendly.com], mars-avril 2004.
– The Herman Group, Inc. «Pets Deserve Vacations, Too!», The Herman Trend Alert [www.hermangroup.com], 14 mai 2003.
– Hotel News Resource. «Pet-Friendly Lodging Jump 8 Percent in 2004, Says AAA», 17 mai 2004.

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Marchés géographiques

La visite de l’Américain au Québec décortiquée

Selon la Travel Industry Association of America (TIA), plus de 68% des Américains ont effectué au moins un voyage à plus de 50 milles (83 km) de leur domicile en 2003. Mais parmi ces voyageurs, connaît-on l’Américain qui visite spécifiquement le Québec? En regardant de plus près, on constate par exemple que la Floride vient au troisième rang des États qui effectuent le plus de dépenses touristiques au Québec. Les Américains passent en moyenne 4,9 nuits au Québec et ce sont nos magasins et nos paysages qui les intéressent le plus.

D’où viennent-ils?

On fait régulièrement allusion à la région du nord-est des États-Unis comme étant le plus important bassin émetteur de touristes américains. Un découpage plus fin des visites-provinces de touristes américains au Québec nous indique que, sur la base des États d’origine, New York constitue le principal marché américain avec 418 000 visites-provinces d’une nuit et plus (graphique 1). Le Massachusetts arrive non loin derrière avec 354 000 visites-provinces. Quelque 2,67 millions de visites-provinces par des Américains ont été enregistrées au Québec en 2003, comparativement à un total de 1,14 milliard pour l’ensemble des visites toutes destinations confondues, incluant les voyages intérieurs. Avec son 1,6 million de touristes d’agrément, le Québec récolte environ 2,7% du marché international américain.

Source: Statistique Canada

Les Floridiens aussi dépensent beaucoup chez nous

On constate sans surprise que les États de New York et du Massachusetts arrivent en première et deuxième position, avec un total de dépenses respectif de 193 et 122 millions de dollars canadiens (graphique 2). Ce qui est étonnant, c’est de voir la Floride au troisième rang avec des dépenses de 96 millions de dollars. Cet État de 17 millions de personnes compte pour 7% de l’ensemble des voyages outremer des Américains. La durée des séjours explique également l’importance des dépenses de ce marché. Au total, les Américains ont dépensé 1,2 milliard de dollars lors de leurs voyages touristiques d’une nuit et plus au Québec, tous buts de voyages confondus.

Source: Statistique Canada

Pourquoi viennent-ils?

  • Les voyages d’agrément représentent plus de la moitié (53%) des déplacements des Américains au Québec (graphique 3).
  • Près d’un Américain sur cinq vient pour visiter un parent ou un ami.
  • Le tourisme d’affaires compte quant à lui pour 14% des déplacements des Américains. Quelque 5% de cette clientèle précise qu’elle a visité la Belle Province dans le but spécifique d’assister à un événement (le Grand Prix du Canada à Montréal, le Festival international de jazz de Montréal, etc.) ou de visiter une attraction particulière.

Source: Statistique Canada

Peu importe la raison première de son déplacement, un touriste ne demeure jamais inactif très longtemps. Le magasinage, l’observation de paysages et la visite de sites historiques représentent les activités les plus prisées par les Américains visitant le Québec. On remarque la force du Québec comme destination festive, puisque les bars et discothèques, les festivals, les événements culturels et sportifs, les casinos s’avèrent fort populaires auprès de cette clientèle. Parmi les activités spécifiques, le ski alpin et la planche à neige comptent un grand nombre d’adeptes, avec environ 140 000 visites en 2003.

Montréal et Québec se taillent la part du lion

Une chose apparaît clairement, les Américains sont friands de tourisme urbain (graphique 5). Du côté des voyages d’agrément, Montréal recueille 42% de l’ensemble des visites au Québec et la ville de Québec arrive bonne deuxième avec 28%. Le caractère festif et bilingue de la métropole explique en partie cet engouement. Les Laurentides, avec Tremblant comme produit d’appel, attirent 7% des touristes américains.

Source: Statistique Canada

Quant aux voyages d’affaires, la domination de Montréal s’avère encore plus évidente, alors qu’elle représente la destination de plus de 51% de ce type de touristes (graphique 6). Fait étonnant, les Cantons-de-l’Est arrivent non loin derrière la ville de Québec, avec respectivement 9% et 12% des arrivées.

Source: Statistique Canada

Sources:
– Statistique Canada. Enquête sur les voyages internationaux, 2003.
– Keefe, Kathy. «More than two-thirds of U.S. adults say they traveled in 2003», Travel Industry Association of America (TIA) [http://www.tia.org/], 1er juillet 2004.

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Enjeux Transport

Programme NEXUS, plan d’action pour une «frontière intelligente»

Depuis juin 2002, les voyageurs à faible risque qui traversent très régulièrement la frontière canado-américaine, peuvent s’inscrire au Programme NEXUS.

Mis de l’avant par quatre organismes fédéraux (US Immigration & Naturalization Service, Citoyenneté et Immigration Canada, Agence des services frontaliers du Canada et US Customs Service), NEXUS est une initiative binationale (Canada – États-Unis) conçue pour améliorer la sécurité et la circulation à la frontière internationale.

Cette initiative est un des éléments clés du plan d’action pour une « frontière intelligente » et vise à promouvoir les échanges commerciaux, le tourisme et la circulation des marchandises et des personnes entre les deux pays.

Dans la foulée des attentats du 11 septembre et du resserrement des politiques de sécurité transfrontalières qui en a découlé, ce programme vise à réduire le temps d’attente pour les voyageurs à faible risque qui franchissent fréquemment la frontière.

Cette nouvelle technologie automatisée permet aux voyageurs pré autorisés à faible risque d’entrer au Canada et aux États-Unis en utilisant des voies de passage spécialement équipées. Les candidats au programme NEXUS paient un droit non remboursable perçu tous les cinq ans de 80 CAD (50 USD) et font l’objet d’une vérification de sécurité par les quatre organismes cités ci-dessus.

Les utilisateurs autorisés reçoivent un guide du participant, une carte d’identité avec photo et une carte de proximité. Pour des questions de sécurité, l’inscription est renouvelable au cinq ans.

Pour entrer aux États-Unis, les utilisateurs de NEXUS montrent leur carte de proximité lorsqu’ils s’approchent de la voie de passage réservée aux frontaliers. Une puce informatique insérée dans cette carte envoie un signal à une antenne installée dans la voie de passage réservée. L’agent fédéral responsable de la voie peut alors voir la photo de l’utilisateur NEXUS et lire des renseignements sur le participant.

Les utilisateurs NEXUS qui désirent entrer au Canada sont alors dirigés vers la voie de passage réservée aux frontaliers où leur plaque d’immatriculation est lue optiquement. Ils doivent alors présenter leur carte d’identité NEXUS avec photo pour confirmer leur participation au programme.

Ce programme est ouvert aux citoyens des États-Unis et du Canada, ainsi qu’aux résidents permanents des deux pays et aux titulaires de visas qui doivent fréquemment traverser la frontière.

Une première période de test

Le programme NEXUS a été mis en oeuvre dans le cadre d’un projet pilote au pont reliant Port Huron (Michigan) et Sarnia (Ontario), en novembre 2000. Après avoir été suspendu à la suite des attentats du 11 septembre 2001, il a été relancé en décembre 2001.

Le programme a ensuite été modifié en juillet 2002 pour tenir compte des éléments du programme national de sécurité.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) souhaite maintenant installer, dès juin 2004, un système de reconnaissance biométrique à certains postes-frontière du pays. La technologie s’appliquera aux utilisateurs de la carte NEXUS. Ceux-ci devront dorénavant, outre les renseignements habituels, fournir leurs empreintes digitales.

Bientôt un NEXUS-aérien

Le Canada et les États-Unis travaillent actuellement en collaboration pour concevoir et mettre en oeuvre un projet pilote NEXUS-aérien à l’intention des voyageurs qui empruntent des vols commerciaux. Une fois en place, le projet pilote facilitera l’entrée au Canada et aux États-Unis des voyageurs pré-autorisés présentant un faible risque, grâce à des comptoirs de services automatisés utilisant la technologie biométrique de lecture d’empreintes rétiniennes.

Les participants approuvés devront payer des frais annuels pour utiliser des comptoirs de services automatisés dans la zone d’inspection primaire des douanes canadiennes et dans les zones de pré-contrôle des États-Unis à l’aéroport international MacDonald-Cartier (Ottawa) et à l’aéroport international Trudeau (Montréal).

À ces comptoirs de services, les participants fourniront l’empreinte de leur iris pour confirmer leur identité et répondront aux questions d’usage des douanes et de l’immigration au moyen d’un écran tactile.

L’identification des passagers par l’iris ne sera cependant pas disponible à l’aéroport Pierre Elliott-Trudeau (Dorval) avant l’automne 2004, faute de place pour l’équipement informatique !

Voir aussi:
La carte d’identité nationale électronique sera-t-elle la réponse à la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine?
Les mesures de sécurité, un passage obligé
États-Unis: La nouvelle législation en matière de passeport va perturber le flux touristique

Sources :
– Agence des douanes et du revenu du Canada. « Le Canada et les États-Unis marquent l’ouverture de nouvelles voies NEXUS », Communiqué de presse, 26 juin 2002.
– « Pas de place pour la biométrie à Montréal », Les Affaires, 27 septembre 2003, p. 24.
– Gagnon, Marie-Julie. « Biométrie : L’avenir de la haute sécurité », La Presse, 17 novembre 2003.

Sur le Web :
US Immigration and Naturalization Service
US Customs Service
Agence des douanes et du revenu du Canada
Citoyenneté et Immigration Canada

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Marchés géographiques

Type de vacances et destinations préférées du voyageur américain – Exposition en trois tableaux

Les vacances idéales, ce qu’ils aiment faire, les destinations qui les font rêver au fil des années, le tout en trois tableaux. Au dernier tableau de cette exposition, nous constatons qu’après avoir suscité un intérêt marqué, le Canada a été relégué dans une salle secondaire.

Pour les Américains, la détente et un endroit où il est agréable de se réunir en famille viennent en tête de liste des vacances idéales. Les activités de type « passif » ont la cote.

Tout comme au premier tableau, la famille est au coeur des préoccupations des Américains. La visite de la famille et des amis demeure, de loin, leur activité préférée.

Ce que l’on peut retenir de ce tableau :

  • Depuis sept ans, l’Australie demeure LA destination préférée des Américains, suivie de cinq pays européens.
  • Le Canada présente le parcours le moins uniforme de tous les pays – se situant aux 6 et 7e rangs jusqu’en 2000, il a glissé à la 9e position en 2001, est remonté au 4e échelon en 2002 (probablement pour des raisons de proximité et de sécurité) pour finalement chuter au 12e rang en 2003.
  • La Nouvelle-Zélande a fait un bond important, passant de la 13e position en 2002 à la 7e position en 2003 (les nombreux Oscars des films du Seigneur des anneaux peuvent avoir joué un rôle).
  • Se situant dans le dernier tiers de l’échelle, le Japon a été sorti des rangs en 2002 pour revenir en force en 2003 avec une 8e position.
  • Depuis les deux dernières années, le Brésil est apparu parmi les destinations privilégiées.

Source :
– Research Alert Yearkbook 2004 Edition.

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Produits et activités Segments de clientèles

Bref portrait des cyclistes et cyclotouristes au Québec

Une étude publiée en mars 2003 pour le compte de Vélo Québec présente six types d’usagers du réseau cyclable québécois. Cette catégorisation tient compte de la provenance des cyclistes, du nombre de sorties à vélo réalisées par année et des dépenses moyennes engagées par randonnée.

Voici une brève présentation de ces cyclistes:

1. le riverain
2. l’excursionniste québécois
3. le cyclotouriste vacancier québécois
4. le cyclotouriste sportif québécois
5. le cyclotouriste vacancier provenant de l’extérieur du Québec
6. et enfin, le cyclotouriste sportif provenant de l’extérieur du Québec

Le riverain

Habitant à proximité de la Route verte, le riverain s’avère un important utilisateur du réseau québécois de pistes cyclables. Selon l’enquête L’état du vélo au Québec en 2000, 27% des cyclistes fréquentent la Route verte. Cela représente 700 000 personnes. L’on estime à cinq par saison le nombre de sorties à vélo des riverains, soit une moyenne d’une randonnée par mois, de mai à septembre.

Bien que la dépense par personne et par randonnée soit peu élevée (7$), les riverains sont nombreux et fréquentent le réseau à plusieurs reprises durant la saison. Leurs dépenses sont ainsi évaluées à 24,5 millions $, la dépense moyenne par riverain étant répartie comme suit:

  • alimentation – 4,5$ (66%)
  • loisirs et divertissement – 0,50$ (11%)
  • achat d’autres biens et services – 2$ (23%)

L’excursionniste québécois

Selon un sondage publié en 1998 dans Vélo Mag, le nombre d’excursionnistes (cyclistes qui prennent leur voiture pour aller faire une randonnée de vélo à plus de 80 km de leur domicile) atteindrait environ 750 000.

Nous leur attribuons également au moins 5 sorties à vélo durant la saison et une dépense moyenne de 25$ par sortie. L’excursionniste arrive au quatrième rang en matière de dépenses totales reliées à la pratique du vélo sur la Route verte, soit près de 5% du total des dépenses.

Leurs dépenses sont évaluées à 9 millions $, leur dépense moyenne étant répartie comme suit:

  • alimentation – 11$ (45%);
  • transport – 10$ (38%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (7%)
  • achat d’autres biens et services – 2$ (10%)

Le cyclotouriste vacancier québécois

Il s’agit ici du touriste québécois qui, au cours de ses vacances, effectue au moins une randonnée à vélo.

Côté dépenses, le cyclotouriste vacancier québécois est responsable de moins de 10% des dépenses effectuées dans le cadre de l’utilisation de la Route verte. Au cours d’une randonnée, il débourse la même somme qu’un excursionniste, soit 25$. Les dépenses totales de ces cyclistes totalisent 18,8 millions $, la structure quotidienne s’établissant ainsi:

  • alimentation – 14$ (54%)
  • transport – 6$ (25%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (9%)
  • achat d’autres biens et services – 3$ (12%)

Le cyclotouriste sportif québécois

Le cyclotouriste sportif québécois effectue des sorties à vélo d’une durée moyenne de trois jours, selon Tourisme Québec. Il constitue la clientèle la plus importante en termes de dépenses totales. Ces dernières représentent plus de 57% de toutes les dépenses des utilisateurs de la Route verte.

Ses dépenses totales s’élèvent à 109 millions $, ses dépenses moyennes par voyage étant réparties comme suit:

  • hébergement – 40$ (36%)
  • alimentation – 30$ (27%)
  • transport – 24$ (21%)
  • loisirs et divertissement – 13$ (12%)
  • achat d’autres biens et services – 5$ (4%)

Le cyclotouriste vacancier provenant de l’extérieur du Québec

De nombreux touristes provenant de l’extérieur du Québec pratiquent la bicyclette lors de leur séjour ici. Pour ces voyageurs, le vélo représente l’une des activités de vacances, et non le motif principal de leur voyage.

On évalue cette clientèle à environ 140 000 touristes, à qui l’on attribue une dépense moyenne reliée de 25$. Comme le vélo ne constitue pas, pour la majorité d’entre eux, la motivation première dans le choix de leur destination, nous excluons la dépense liée à l’hébergement. Leurs dépenses annuelles s’élèvent donc à 3,4 millions $, la structure des dépenses unitaires reliées à l’activité se répartissant ainsi:

  • alimentation – 14$ (54%)
  • transport – 6$ (25%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (9%)
  • achat d’autres biens et services – 3$ (12%)

Et enfin, le cyclotouriste sportif provenant de l’extérieur du Québec

Les données concernant cette clientèle sont plutôt limitées, mais l’on dénombre plus de 245 000 touristes en provenance des États-Unis (excluant ceux dont le motif est le séjour urbain), pendant le troisième trimestre (soit de juillet à septembre), à des fins d’agrément.

Selon certaines études spécialisées du Maine Department of Transportation, combinées aux données de Statistique Canada, on évalue ainsi à près de 250 le nombre d’Américains ayant fait du cyclotourisme sportif au Québec en 2000. En tenant compte d’une durée moyenne de séjour de 3,5 nuitées, soit 4 journées, et d’une dépense moyenne quotidienne de 116$, leurs dépenses totales s’élèvent à 1,3 million $.

La structure des dépenses s’illustre comme suit:

  • hébergement – 44$ (38%)
  • alimentation – 30$ (26%)
  • transport – 17$ (15%)
  • loisirs et divertissement – 13$ (11%)
  • achat d’autres biens et services – 12$ (10%)

Voir aussi

Vélo Québec

Sources:
– UQAM, Chaire de tourisme. «Les retombées économiques de la Route verte», [http://www.routeverte.com/fr/projet/RetEconRV2003.pdf], mars 2003.
– Statistique Canada. «Enquête sur les dépenses des ménages», 2001.
– Vélo Québec. «L’état du vélo au Québec en 2000», 2001.

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Faits et chiffres Produits et activités

La grande aventure du spa (2ième partie) : mais qui fréquente les spas ?

Une séance de massage sur chaise entre deux réunions, un gommage pendant la pause de midi, un saut au gymnase après une journée de travail… La mode est de manger et de respirer santé. Que l’on ait 30 ou 60 ans, la prise de conscience est arrivée !

Le miel et le chocolat ne s’étendent plus que sur une tranche de pain. Pour relaxer et prendre soin de notre corps, les spas et centres de beauté nous accueillent dans une ambiance feutrée et acidulée.

Mais qui fréquente les spas? Hommes ou femmes? Jeunes ou vieux?

Au Canada?

Selon une étude du Canadian Spa Association (juin 2003), la croissance de ce segment de marché dépasse toutes les espérances.

La clientèle canadienne d’âge mûr et bien nantie y est fidèle, preuve, selon eux, que les campagnes de promotion et les programmes de fidélisation sont bien reçus. Elle ne semble pas influencée par les saisons et privilégie un bon rapport qualité/prix. Les motivations principales sont la détente, pour régler des problèmes de santé et enfin, pour conjuguer relaxation et exercice modéré. Les traitements les plus populaires sont les massages.

Au Québec?

Selon l’association Spa Relais Santé, les clients du réseau sont, à 59% des adultes âgés de 35 à 54 ans. La clientèle québécoise est essentiellement composée de femmes de 35 à 44 ans, possédant un diplôme d’études universitaires et occupant un poste professionnel.

On remarque que de plus en plus de jeunes professionnels y ont recours, des hommes aussi, dans une proportion de 25 à 30%. Universitaires, ils déclarent un revenu annuel se situant entre 30 et 75 000 $. Les activités sportives sur le site, tel le golf par exemple, constituent des compléments recherchés par cette clientèle.

Aux États-Unis?

Selon l’International Spa Association (ISPA), qui publie chaque année une analyse exhaustive de ce segment de marché en Amérique du Nord:

  • un Américain sur cinq indique avoir visité au moins un type de station thermale durant les 12 derniers mois;
  • 29% de la clientèle des spas et centres de thalassothérapie étaient des hommes (contre 24% en 2002). Cette légère augmentation est le fruit de campagnes de promotion plus ciblées;
  • 14% de la clientèle totales se situe dans la classe d’âge des 16 à 24 ans, tandis que les personnes âgées de 25 à 44 ans en représentent la moitié;
  • 55% des utilisateurs ont un niveau de scolarité élevé (universitaires ou plus) et leur revenu moyen est légèrement supérieur à 72 000 $ US par ménage;
  • 87% de la clientèle est de type caucasien, tandis que les afro-américains ne représentent que 5% et les asiatiques 4%;
  • en bonne santé, la clientèle visite ce genre de station thermale en moyenne deux fois par année et 62% d’entre eux font de l’exercice au moins deux fois par semaine.

Toujours selon l’ISPA, les fins de semaine sont des moments privilégiés, suivies par les heures après le travail, durant la semaine. Les hommes préfèrent y aller après le travail tandis que les femmes choisissent d’y aller pendant les heures de travail. En voyage d’affaires, ce sont les hommes qui sont les plus nombreux à les visiter.

Quand aller au spa?

La principale raison de ces visites est la détente. Les hommes citent également la santé physique comme raison importante.

La majorité des visiteurs s’y rend seul ou entre amis. Plus de la moitié y sont allés accompagnés d’au moins un membre de leur famille.

Quel type de spa privilégier?

Dans un ordre de grandeur décroissant, la clientèle américaine préfère:

  • un complexe hôtelier (créneau en croissance plus rapide);
  • un club sportif;
  • un établissement thermal;
  • un spa médical.

Voir aussi

ISPA 2003 Conference
The Canadian Spas Association

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.