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La créativité au service du développement urbain

À l’occasion d’une allocution prononcée lors d’une conférence sur le tourisme créatif se déroulant à Santa Fe du 28 septembre au 2 octobre 2008, Charles Landry, consultant en urbanisme, a livré sa vision d’une ville «créative». Selon lui, les problèmes urbains nécessitent des solutions créatives. Il existe mille et une façons de convertir des situations banales, voire irritantes, en des occasions insoupçonnées.

S’attaquer d’abord à la culture organisationnelle

«City managers want good solutions to their problems, but barriers to action always emerge. These underlying obstacles must be removed before we can build a creative environment. Most are generated by bureaucratic mentalities and the rigidity of professional disciplines…»

Selon Charles Landry, les organisations qui n’apprennent pas à innover deviennent hiérarchisées, très compartimentées (syndrome des silos) et orientées vers l’intérieur. La bureaucratie engendre un contexte où la finalité est moins importante que la procédure employée pour y arriver. Tout devient «interdit» à moins que ce ne soit clairement «autorisé». Le Cirque du Soleil représente probablement le meilleur contre-exemple où justement, c’est l’objectif qui compte: mettre en place des œuvres hautement créatives, alors que tout le reste pour y parvenir n’est que secondaire.

Pour atteindre de tels modèles, plusieurs façons de faire ou de penser doivent être transformées au sein de la culture organisationnelle. À l’aide d’un exemple schématisé, Charles Landry illustre sa pensée: la colonne de gauche représente la culture rigide, peu propice à la créativité, et celle de droite, un contexte favorable à l’innovation.

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Idées innovantes pour villes changeantes

Parfois, il faut savoir aborder les choses différemment: «Slow Is The New Fast». À cet égard, M. Landry a cité l’exemple de Barcelone qui prendra l’audacieux pari de conserver son identité propre au risque de réduire son volume touristique.

À la base, c’est une forte présence artistique qui permet à une ville d’être créative, insiste Charles Landry. De plus, l’histoire et la créativité forment d’excellents partenaires comme le démontre la ville de Paris qui a laissé la voie libre à une nouvelle génération de chefs-d’œuvre «de passage». Fresque artistique grandeur nature érigée sur la façade d’un immeuble, le «39, rue George-V» constitue une illustration du surréalisme urbain et contribue à mettre en valeur le patrimoine historique de la ville (photo).

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À Berlin, on a trouvé une façon originale et populaire de profiter de la rivière Spree, qui traverse la ville, en y aménageant une piscine publique construite à l’intérieur d’une barge. Celle-ci procure aux Berlinois un espace hors du commun pour la baignade (photo).

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Beaucoup d’exemples simples évoquent cette volonté de faire les choses autrement et de sortir des zones conventionnelles. Avec une petite dose d’ironie, certaines municipalités ont recouru à l’antithèse de la répression pour remplacer certaines affiches publiques qui marquent toutes sortes d’interdictions. Par exemple, dans un lieu où les chiens sont permis, on y trouve un panneau affichant «3 hours barking». Ailleurs, dans un parc aménagé pour les enfants, on les invite à jouer: «More ball games». Bien qu’anodins, ces exemples témoignent d’une volonté d’agir différemment, avec créativité.

En fait, tout peut devenir intéressant si l’on y ajoute un peu d’imagination. Même un banal stationnement public peut paraître invitant lorsqu’on y aménage une surface gazonnée (photo).

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Quand l’offre d’une ville lui procure un caractère créatif

«Ordinary people make extraordinary things when we let them the chance and the capacity to cross boundaries.»

C’est ce qu’ont tenté de mettre en application certains gestionnaires de la ville de Rotterdam, aux Pays-Bas, en organisant des safaris urbains pour faire vivre une expérience unique à leurs visiteurs.

Au départ, il s’agit d’une initiative qui favorise une exploration multiculturelle, amenant les touristes à faire la connaissance de résidants. Sous forme d’un rallye, les participants doivent parcourir la ville à la recherche d’indices qui les conduiront à la découverte de l’adresse précise d’un résidant avec qui ils pourront profiter d’un intéressant échange culturel. L’activité est possible grâce aux quelque 400 résidants et entrepreneurs qui ont volontairement accepté de se prêter à l’exercice en accueillant les touristes dans leur maison ou dans leur lieu de travail.

Un autre exemple «créatif» provient de la restauration, où certains établissements ont mis en place de nouvelles approches pour lutter contre les périodes creuses de la demande. Landry cite un restaurant à Hong Kong qui a décidé d’appliquer une grille variable de tarifs. Pour maximiser les plages horaires, les gestionnaires font varier les prix du menu du simple au triple selon le moment de la journée. Cette initiative a permis d’augmenter le taux de roulement de la clientèle de plus de 30%. Pour un autre établissement, le Tohtenko au Japon, c’est plutôt l’approche de la facturation à la minute qui a été adoptée ! Plusieurs clients mangent le plus rapidement possible pour alléger leur facture. La moyenne globale du temps des repas est de 12 minutes.

Les défis marketing du tourisme créatif

Charles Landry observe par ailleurs que l’un des problèmes reliés au tourisme culturel relève d’un manque de créativité. Toutefois, d’un point de vue marketing, faire la promotion d’une destination «créative» peut représenter un défi. En effet, comme le souligne Greg Richard, consultant en tourisme, de 3 à 5% des touristes seulement se qualifient de touristes «créatifs» ou «expérientiels». Par contre, de 25 à 28% des visiteurs se perçoivent comme des touristes «culturels». Dans son intervention, monsieur Richard faisait remarquer que la créativité et l’authenticité sont des termes complexes qui peuvent être difficiles à comprendre et qu’il vaut parfois mieux ne pas utiliser dans un contexte marketing d’une destination.

Bref, on le voit, il existe d’innombrables exemples. Bien qu’ils soient très différents les uns des autres, ils se démarquent tous par leur originalité et permettent de donner une âme créative à une ville. Le message de Charles Landry: ouvrez vos œillères et osez prendre des risques, le potentiel d’enrichissement de votre destination surpassera certainement la perspective d’un échec lié à une mauvaise idée.

Lire aussi:
– Innover: une résolution à prendre pour l’industrie touristique en ce début d’année
– La créativité et «Thinking outside the box» vont de pair

Sources:
– Charles Landry. «Creative Cities Conversation». Conférence internationale sur le tourisme créatif s’étant déroulée à Santa Fe du 28 septembre au 2 octobre 2008.
– Charles Landry. «The Creative City – A Toolkit for Urban Innovators», deuxième édition, 2008.

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Initiatives muséales allumées

Du 29 septembre au 3 octobre se tenait la conférence Tourisme culturel: tendances et stratégies du CECA, le Comité pour l’éducation et l’action culturelle de ICOM (Conseil international des Musées). Les organisateurs étaient Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal et le Centre des sciences de Montréal. Parmi la quarantaine de conférences et présentations, diverses idées novatrices ont été exposées. Nous vous en présentons un bref aperçu.

Web et apprentissage

Le Musée McCord propose une vaste gamme de programmes et de jeux éducatifs pour les familles, les adultes et les classes du primaire et du secondaire. Madame Marie-Claude Larouche, chef des programmes multimédias, a présenté le nouvel ajout à leur offre, c’est-à-dire la numérisation de la totalité de leur collection autochtone: 5000 images d’artéfacts. Plusieurs de celles-ci sont accompagnées d’une description de l’objet narrée par un autochtone. On trouve également des clips vidéo illustrant cette culture ainsi que des jeux interactifs sur le Web et des scénarios pédagogiques.

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Monsiseur Alain Massé a présenté quelques-uns des projets de son entreprise, IdéeClic, qui a pour mission de mettre en valeur le patrimoine à des fins pédagogiques par le biais du multimédia et du Web. L’un d’entre eux, l’ABCDWEB du Musée de la civilisation de Québec est un outil conçu pour accompagner les enseignants dans leur démarche, avant, pendant et après une sortie éducative. Il permet également d’encadrer les visites au Musée de l’Amérique française et au Centre d’interprétation de Place-Royale, lieux gérés par le Musée de la civilisation. L’outil favorise aussi le partage des expériences pédagogiques, des images, des témoignages. Mentionnons par ailleurs la mise en ligne du catalogue La Fayette du Musée du Louvre à Paris, qui regroupe plus de 1700 œuvres d’artistes américains qui ont été étudiées et classifiées sous la forme de fiches individuelles fournissant plusieurs renseignements.

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Nouveautés et envergure

Le futur Musée des Confluences occupera un site stratégique au cœur de Lyon et a pour ambition de traduire la complexité du monde en expliquant les rapports entre les sociétés et les sciences. L’ouverture est prévue pour 2010, et les maquettes annoncent un édifice futuriste de 153 millions d’euros. Le Musée atteindra une superficie de 22 000 m2, dont 6500 sont consacrés aux expositions. Selon Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, il accueillera entre 450 000 et 500 000 visiteurs, dont 20 à 25% de touristes.

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L’importance accordée à l’accueil de la clientèle se traduira par des services et des espaces bien adaptés, une grande accessibilité et une signalétique claire. Puisque la façon de visiter un musée varie en fonction de l’âge du visiteur et de sa manière d’apprendre, l’approche d’exploration sera ouverte. Afin de personnaliser les visites, diverses technologies seront proposées: audioguides, puces RFID et cartel intelligent. Ces deux dernières permettront de localiser le visiteur à chaque instant, de suivre son parcours et d’adapter l’explication de l’objet (simple ou détaillée) selon les caractéristiques du visiteur qui la consulte.

Visionnez la vidéo de présentation à l’adresse suivante: http://www.museedesconfluences.fr/chantier/projet.html.

Déplaçons-nous vers le nord de l’Europe, en Finlande, pour découvrir la nouveauté du Forum Marinum, un musée sur le transport de marchandises et l’histoire navale. Depuis 2007, cet établissement propose une visite du chantier naval Aker Yards, un des quatre plus importants constructeurs mondiaux. Il a construit, entre autres, le Freedom of the Sea, considéré comme le plus grand paquebot au monde. Au dire de Madame Anna-Maria Meronen, conservatrice, les aspects de la sécurité et de la sûreté ont posé quelques défis aux organisateurs, puisque le Musée doit composer avec les règles strictes du chantier naval. Il s’agit d’un exemple de tourisme industriel qui permet de découvrir un lieu unique et traditionnellement hermétique.

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Source: www.akeryards.com

Marketing et nouvelles clientèles

La Journée des musées montréalais, lancée pour la première fois en 1987, est aujourd’hui devenue un événement incontournable sur la scène culturelle de Montréal.  L’édition de 2008 a connu un nombre de visiteurs record: 135 000 personnes se sont rendues dans un ou plusieurs des 33 musées participants. Les objectifs de cette journée sont de faire connaître les musées montréalais, d’augmenter leur fréquentation et d’attirer de nouveaux publics. Pour y parvenir, l’organisation s’emploie à réduire au minimum les freins aux visites. Pour ce faire, ces dernières sont gratuites, les horaires prolongés, et un service de navette est offert pour transporter les gens d’un musée à l’autre. Les visiteurs provenant de l’extérieur de Montréal peuvent bénéficier d’offres spéciales en collaboration avec les partenaires Via Rail et Croisières AML. La présence de plusieurs élus pendant l’événement et les relations publiques qui y sont associées, dont une porte-parole, constituent de bons multiplicateurs. Environ 77% des participants à cette journée prévoient revenir dans un musée au cours du mois suivant selon Madame Manon Blanchette, directrice générale de la Société des directeurs des musées montréalais.

Dans une tout autre perspective, la professeure Wan-Chen Liu de l’Université Fu-Jen nous a présenté le cas du Guandu Nature Park, un parc national taïwanais qui a créé un événement afin d’augmenter sa fréquentation et d’attirer des clientèles différentes. Depuis 2006, le parc organise un festival de sculpture où les artistes utilisent des matériaux provenant du parc pour réaliser des œuvres visant à sensibiliser les visiteurs aux enjeux environnementaux. Le grand succès connu en 2006 a conduit les gestionnaires à renouveler l’expérience et à en faire un événement annuel, ce qui n’était pas prévu originellement.

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Source: www.inhabitat.com

Il ne s’agit que de quelques exemples de bonnes pratiques qui ont été présentés lors de cette conférence et de ce qui se fait ici et ailleurs. N’hésitez pas à partager avec nos lecteurs vos propres initiatives allumées dans notre section «Commentaires»!

Sources:
– Alain Massé, président-directeur général, Idéeclic, Canada. «L’éducation muséale en mode d’innovation technologique».
– Anna-Maria Meronen, Curator, Forum Marinun, Finland. «The Past and Present of Shipbuilding in Turku, Finland».
– Manon Blanchette, directrice générale, Société des directeurs des musées montréalais. «La Journée des musées montréalais: 25 ans de réussite».
– Marie-Claude Larouche, Ph. D., chef des Programmes multimédias, Musée McCord, Anik Meunier, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal et Nicole Lebrun, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal, Canada. «Étude d’une action éducative en ligne axée sur les cultures autochtones du Québec».
– Wan-Chen Liu, Ph.D., Director/Associate Professor, Graduate Institute of Museum Studies, Fu-Jen University, Taiwan. «Reflecting on the Relationship between Humanity and Nature Through the Arts: A Case Study in Taipei, Taiwan».
– Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, Musée des Confluences, France. «La prise en compte des touristes dans un nouvel équipement».

Sur le Web:
Musée McCord
Musée de la civilisation
IdéeClic
Musée des Confluences
Aker Yards
Forum Marinum
Guandu Nature Park

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Ailleurs dans le monde Tendances

La consécration de l’Europe de l’Est sur l’échiquier touristique

CP_2008-09_EU_Est_img1Saviez-vous que les trois capitales des pays baltes font partie du patrimoine mondial del’Organisationdes Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO)? Que plus de la moitié du territoire de la Bulgarie abrite des montagnes dont certains sommets avoisinent les 3000 mètres, où les domaines skiables abondent? Que la Roumanie dispose de plus du tiers des spas naturels de l’Europe et de milliers de centres de santé? On parle souvent d’une concurrence internationale qui s’intensifie, voici un regard sur une région du monde qui connaît l’une des plus fortes progressions touristiques: l’Europe de l’Est.

Tous progressent fortement sauf la Hongrie

En 2007, si on enlève la piètre performance de la Hongrie, on constate une progression de plus de 25% du nombre de touristes étrangers dans l’ensemble des pays de l’Europe de l’Est par rapport à l’année 2003. En termes de volumes, cela représente 7,3 millions de touristes additionnels (4,5 en incluant la Hongrie). Pour mesurer l’ampleur de ces gains, mentionnons que le Québec a accueilli en 2007 environ 3,2 millions de touristes, dont 1,1 million en provenance d’outre-mer.

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Les pays baltes

Anciens États de l’ex-URSS, les petits pays baltes, composés de la Lituanie, de l’Estonie et de la Lettonie, ont connu une véritable éclosion sur le plan touristique au cours de la dernière décennie. C’est d’abord la richesse culturelle de cette région du nord-est de l’Europe qui séduit les touristes.

Les trois capitales baltes (Vilnius, Tallinn et Riga) font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. À elle seule, la Lituanie abrite un impressionnant total de cinq sites de l’UNESCO. En dépit d’un territoire limité, ce pays est aussi reconnu pour la préservation de ses milieux naturels composés de cinq parcs nationaux et de 30 parcs régionaux. Elle obtiendra une reconnaissance supplémentaire lorsque Vilnius sera désignée comme l’une des deux capitales culturelles de l’Europe en 2009.

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Du côté de l’Estonie, la capitale Tallinn commercialise activement les city breaks qui sont particulièrement populaires auprès des Finlandais et des Britanniques. La carte culturelle est aussi au programme avec le centre historique et des sites importants tels que le Musée de l’occupation et la National Opera House. C’est toutefois à l’extérieur de la ville que se situent les meilleurs attraits touristiques et l’Estonie se positionne comme une destination «naturelle», avec son slogan marketing: «A Cool Country with a Warm Heart». L’hiver y est rigoureux et 40% du territoire est couvert d’une forêt naturelle abritant une riche faune (élans, ours, sangliers, etc.)

La Lettonie mise également sur son riche passé alors que Riga fut, aux 14e et 15e siècles, une place d’affaires majeure avec le deuxième port en importance de l’empire russe. Plusieurs édifices témoignent de cette époque et en font une destination de grand intérêt sur le plan du patrimoine architectural. On y trouve également plusieurs plages parsemées le long de la côte baltique.

Pologne

Dès son émergence de l’ère communiste, les Allemands et les Britanniques ont rapidement entrepris de découvrir la Pologne. Plus récemment, ce sont les touristes italiens, français et néerlandais qui débarquent en grand nombre dans cette région.

En 2006, la capitale Varsovie a bénéficié d’investissements de l’Union européenne et du secteur privé dépassant les 10 milliards USD pour améliorer son infrastructure touristique. De plus, comme Varsovie sera l’une des deux villes hôtes de l’Euro 2012 de soccer, le pays recevra beaucoup d’attention médiatique. Parmi les principaux attraits, mentionnons Cracovie, patrimoine mondial de l’UNESCO, et Zakopane, un resort qui se positionne comme une alternative beaucoup moins coûteuse que les autres centres de ski européens.

Roumanie

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Voilà une destination qui est encore loin de son plein potentiel touristique avec à peine plus de un million de touristes, principalement des Italiens, des Allemands et des Français. C’est d’abord la Transylvanie, pays du comte Dracula, qui vient à l’esprit quand on pense à la Roumanie. Cette région abrite plusieurs cités médiévales, dont Sibiu, élue capitale culturelle de l’Europe en 2007.

Le gouvernement roumain a entrepris de moderniser la capitale, Bucarest, qui compte maintenant quatre hôtels cinq étoiles. Le pays bénéficie aussi d’une longue tradition de thermalisme avec des milliers de centres de santé alimentés de sources d’eau minérale destinés d’abord à la population locale. Des plans sont mis en œuvre pour amener un plus grand nombre de spas à un calibre international.

Bulgarie

Même si elles sonnent identiques, la Bulgarie et la Roumanie sont loin d’être jumelles. La Bulgarie connaît un essor phénoménal grâce à ses deux principaux pôles touristiques: la villégiature de montagne et la plage. Plus de 70% des touristes internationaux en Bulgarie choisissent un resort le long du littoral de sable de 400 kilomètres bordant la mer Noire, attirés notamment par un chaud soleil et des prix très bas. La Bulgarie est en voie de devenir une sérieuse alternative à d’autres destinations plus coûteuses comme celles situées en Méditerranée.

La Bulgarie s’inscrit aussi comme une destination hivernale à fort potentiel. Plus de la moitié de son territoire est montagneux avec des sommets enneigés de près de 3000 mètres. Le plus réputé, Bansko, offre un centre de ski moderne muni d’infrastructures et d’équipements de pointe. On y trouve plus de 65 kilomètres de pistes entretenues, une trentaine d’hôtels et une centaine de restaurants et de bars.

Les autorités touristiques souhaitent maintenant diversifier la clientèle et développer davantage le tourisme haut de gamme.

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Les Canadiens vers l’Europe élargie

Nous passons rapidement sur les autres pays du bloc de l’Est qui ont néanmoins aussi beaucoup à offrir aux touristes avides de nouveautés; que ce soit la République tchèque pour Prague la magnifique, son héritage musical, ses spas ou ses vignes, la Hongrie pour son orchestre symphonique et son fameux lac Balaton ou la Slovaquie pour ses villages royaux, sa route gothique et ses neuf parcs nationaux.

Les Canadiens et les Québécois ne sont pas différents des autres touristes quant à la volonté de découvrir de nouvelles destinations (graphique 1). Ils effectuent de plus en plus de voyages vers des pays européens autres que le Royaume-Uni, la France et l’Italie. L’émergence de l’Europe de l’Est est en partie responsable de cette tendance. Selon le Print Measurement Bureau 2008, près de 1,3 million de Canadiens (dont 273 000 Québécois) ont déclaré avoir voyagé par agrément dans un «autre*» pays européen au cours des deux dernières années, soit une augmentation de 38% par rapport à 2001.

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Difficile pour une destination établie de concurrencer l’attrait de l’exotisme sans parvenir à renouveler son offre. Les positionnements stratégiques et les messages marketing revampés ont leurs limites. Pour séduire ces touristes qui carburent aux expériences inspirantes, il en faut davantage. L’industrie a besoin de nouveaux produits, de projets novateurs… et, surtout, mobilisateurs.

Sources:
– Al Hilal Publishing & Marketing Group. «Europe Benefits from Diaspora Tourism», Travel & Tourism News Middle East Eastern [www.ttnworldwide.com], vol. 26, no 8, août 2008.
– Mintel. «Emergence of Central & Eastern European Travel», Travel & Tourism Analyst, no 4 mars 2008.
– Print Measurement Bureau (PMB). «Two-Year Readership Database», 2001-2008.
– Pucci, Carol. «Lower Prices Luring Tourists to Eastern Europe», The Seattle Times, 14 mai 2007.
– TVNZ. «Eastern Europe Entices Aus Tourists», One News [www.tvnz.co.nz], 5 mai 2008.
– Harpaz, Beth. «Travel Trends for 2008», The Times-Picayune [blog.nola.com/millieball], 6 janvier 2008.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tourisme durable

Récupération, réutilisation et recyclage… du patrimoine!

Dans un monde où le recyclage est devenu le mot d’ordre, la récupération de bâtiments délaissés, de lieux inutilisés ou encore de matériaux s’inscrit tout naturellement dans le développement urbain. Le patrimoine bâti, qu’il soit d’origine industrielle, institutionnelle ou encore commerciale, jouit parfois d’une deuxième vie trépidante grâce à l’imagination et à la créativité d’entrepreneurs ou d’artistes qui n’ont pas froid aux yeux. Cette nouvelle vocation, généralement récréative, souvent culturelle, permet aux visiteurs comme aux «locaux» de découvrir des lieux inusités. Tour d’horizon de quelques conversions et récupérations profitables à l’industrie culturelle et touristique.

 

Une ancienne centrale électrique

Dans les années 1990, la Tate Gallery de Londres devait trouver un bâtiment, ou en construire un, pour exposer tout le volet moderne de la Tate collection. L’édifice alors désaffecté d’une centrale électrique s’est imposé de lui-même. Bâtiment d’envergure, disposant de beaucoup d’espace et situé le long de la rivière face à la cathédrale St. Paul, maintenant relié à la ville par le pont piétonnier Millenium Bridge, il répondait à tous les besoins. La firme d’architectes Herzog & Meuron a travaillé durant plusieurs années à cette conversion. L’ancienne salle des machines, notamment, a été transformée en un immense hall d’exposition. Bien visible de l’extérieur, une imposante structure de verre a été ajoutée sur la toiture, permettant ainsi à la lumière de pénétrer en abondance.

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Un musée démontable

Le Nomadic Museum voyage d’une ville à l’autre afin de présenter l’exposition permanente qu’il héberge: Ashes and Snow de Gregory Colbert. Ce dernier est à l’origine de ce concept architectural plutôt audacieux: un musée dont la structure démontable peut s’assembler relativement facilement dans les ports de ville, souvent pourvus de grands espaces. Le premier Nomadic Museum était constitué de 152 conteneurs en acier et de divers matériaux récupérés et recyclables. En tout, le musée occupe 5300 mètres carrés, soit deux galeries d’exposition et trois salles. Le musée a d’abord vu le jour à Venise, puis a visité New York, Santa Monica et Tokyo. Il est actuellement à Mexico, entièrement fait de bambou cette fois.

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Un transatlantique de 1936

Dans un tout autre registre, le Queen Mary, ancien transatlantique, amarré au port de Long Beach en Californie depuis de nombreuses années, est une destination touristique en soi. Inauguré en 1936 en Angleterre, ce paquebot est chargé d’histoire. À bord, on trouve notamment un hôtel, des restaurants, des boutiques, des cafés et des bars. On peut y voir des spectacles, faire un tour guidé historique. Il est même possible de prendre part au Ghosts & Legends Show qui relate entre autres, à travers une visite des lieux, les événements paranormaux qui ont été rapportés au cours des années. Et pour une quatrième année consécutive, le festival Art Deco, en association avec l’Art Deco Society of Los Angeles, se déroulera à son bord en septembre.

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La TOHU

On ne peut parler de conversion d’un lieu sans évoquer la formidable transformation générée par la TOHU dans le quartier Saint-Michel à Montréal. Sis sur une ancienne carrière puis site d’enfouissement en réhabilitation, la TOHU regroupe sur son territoire la première salle de spectacles circulaire au Canada, le pavillon d’accueil du Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM) les bureaux d’En Piste, l’École nationale de cirque, ainsi que le siège social international et le centre d’hébergement des artistes du Cirque du Soleil. Elle constitue l’un des plus grands carrefours de formation, de création, de production et de diffusion en arts du cirque au monde. En plus, elle participe activement à la réhabilitation d’un des plus importants sites d’enfouissement en milieu urbain de l’Amérique du Nord, tout en contribuant à la revitalisation du quartier, et elle priorise l’embauche de ses résidants.

Le pavillon d’accueil a été conçu avec un grand souci environnemental. Certifiée Leed (Leadership in Energy and Environmental Design), la structure rassemble de nombreux éléments architecturaux recyclés. Par exemple, les rampes de la balustrade de l’escalier intérieur proviennent des anciennes autos tamponneuses de La Ronde. Des poutres recyclées des usines Angus font partie de la structure du bâtiment et des dormants de chemin de fer ont été nettoyés et décontaminés pour être intégrés à l’entrée et à la terrasse. La TOHU regroupe ainsi une partie du patrimoine industriel de Montréal.

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Quand une librairie devient un attrait

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Une église de Maastricht, aux Pays-Bas, datant de 1294, a récemment subi une transformation extrême. La conversion de l’institution en librairie l’a rendue plus populaire que jamais. Il s’agit maintenant d’une attraction, si ce n’est que pour y découvrir le design architectural du commerce intégré au somptueuxbâtiment restauré. Les nombreuses églises européennes se vident… certains entrepreneurs y vont d’audace et en font des commerces. Mais l’église et les livres devraient faire bon ménage puisque la lecture, le silence, le recueillement et la réflexion forment un heureux mélange.

 

Tirer profit de notre histoire

Une utilisation inventive du patrimoine et le recours à des concepts novateurs pour la diffusion des arts transforment et dynamisent les milieux urbains. Tirons profit des espaces abandonnés, des composantes de notre histoire industrielle et du cadre bâti existant en lui redonnant vie par les arts, la culture et le design. Inspirons-nous de ce qui se fait ailleurs, les exemples ne manquent pas!

Source:
– Castro-Fernandez, Bélen et Rubén C. Lois-Gonzalez. «Se loger dans le passé», Espaces et sociétés, no 126, 2006.
– Glancey, Jonathan. «In the Beginning Was the Bestseller», Guardian, 9 avril 2008.
– Nadeau, Gervais. «La Tohu: Moteur de développement économique», Réseaux, juin-juillet 2008.

Sites Internet:
– Ashes and Snow: http://www.ashesandsnow.org
– La TOHU: http://www.tohu.ca
– Merkx + Girod: http://www.merkx-girod.nl/
– Queen Mary: http://www.queenmary.com
– Tate Modern: http://www.tate.org.uk

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Ailleurs dans le monde Technologies

La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique

Bienvenue à une nouvelle génération d’audioguides numériques où les contenus sont soit téléchargeables sur des lecteurs MP3, des ordinateurs de poche ou des téléphones cellulaires, soit hébergés sur des appareils prêtés par l’entreprise. Après les systèmes d’audioguides traditionnels, que seuls les grands musées pouvaient s’offrir, les solutions numériques d’interprétation deviennent peu à peu accessibles à des structures touristiques plus modestes. Les nouveaux audioguides, avec leur flexibilité et les possibilités qu’ils offrent, savent plaire aux touristes en recherche d’autonomie et d’un voyage «à la carte».

Le fonctionnement et les possibilités

Les contenus de guidage numérique ouvrent la porte à des solutions simples, accessibles, qui comportent de multiples options, la principale étant celle de télécharger les contenus et les lire sur son appareil (lecteur MP3, cellulaire ou ordinateur de poche). Les contenus numériques peuvent inclure des images, des textes, des liens hypertextes et des vidéos. La création du contenu peut être réalisée par le gestionnaire touristique, mais, le plus souvent, on fait appel à des entreprises spécialisées. D’ailleurs, les éditeurs de guides de voyage traditionnels – Hachette, Lonely Planet et le Guide du Routard – s’intéressent à ce marché. Le premier audioguide téléchargeable du Routard présente ainsi la ville de Périgueux.

Parmi les avantages des audioguides numériques, soulignons:

  • plus grande liberté de navigation à travers les contenus et au sein du site touristique;
  • information sur les restaurants des alentours, les boutiques, les attraits voisins, etc.;
  • mise à jour très facile du contenu;
  • adaptation aux handicaps (lecture pour les personnes malentendantes, son pour les personnes non ou malvoyantes);
  • accessibilité par rapport aux systèmes d’audioguides traditionnels qui nécessitaient des coûts élevés pour l’achat des appareils et qui étaient souvent uniquement audio.

Touristes connectés

Les appareils numériques sont passablement répandus. Voici quelques statistiques du Print Measurement Bureau qui le démontrent:

  • 15% des Québécois de 12 ans et plus ont acheté un lecteur MP3 au cours des deux dernières années seulement.
  • 50% des propriétaires canadiens de lecteurs MP3 ont de 18 à 34 ans.
  • 47% des Québécois et 57% des Canadiens possèdent un téléphone cellulaire. Parmi ceux-ci, 20% ont des options vidéo et photo et 5% permettent la lecture de fichiers MP3.
  • 9% des Canadiens et 5% des Québécois ont un ordinateur de poche.

Musées et lieux d’intérêts

Premiers à utiliser les technologies numériques pour développer un système de guidage, certains musées offrent aussi leur contenu par téléchargement gratuit ou payant, d’autres prêtent des baladeurs MP3 ou des ordinateurs de poche. D’ailleurs, plusieurs contenus de musées américains sont disponibles sur iTunes, comme ceux du Philadelphia Museum of Art, de l’Arizona State Museum ou encore du Museum of Contemporary Art de Chicago. Les célèbres grottes de Lascaux se visitent maintenant avec un audioguide téléchargeable: commentaires narrés par des comédiens, reconstitutions, interviews, musique. On peut également y ajouter une application de cartographie 3D de Google Earth. Autre exemple, le vignoble d’Agassac met gratuitement à la disposition de ses visiteurs des baladeurs iPod proposant des jeux de piste interactifs pour enfants et adultes.

Visites de villes et de régions

De plus en plus d’options de guidage numérique sont accessibles aux touristes. Des entreprises comme Cityzeum, Geogad, Tourcaster et Cityspeaker offrent de télécharger des guides pour visiter de nombreux endroits, dont certaines villes canadiennes. À Québec, avec l’achat de la Carte Vieux-Québec, il est possible de télécharger gratuitement un audioguide d’une durée de 60 minutes qui permet de visiter à son rythme 28 lieux historiques de la ville. Autre exemple intéressant, le site du podcast du château de Versailles génère des dizaines de milliers de téléchargements par mois.

À ces audioguides numériques s’ajoute parfois la géolocalisation par GPS. Cette forme de guidage permet non seulement au touriste de se repérer, mais les commentaires se déclenchent automatique lorsque le visiteur se situe à proximité du lieu d’intérêt. Plusieurs villes ainsi que des parcs nationaux sont dotés d’un tel système. La SNCF (Société nationale des chemins de fer français) a développé Bamgi, un ordinateur de poche qu’il est possible de louer pour découvrir les richesses de la vallée du Mont-Blanc pendant le trajet en train. L’appareil livre en temps réel de l’information pratique sur les sites touristiques environnants et les villes traversées par le train, mais aussi sur la faune et la flore. La Route des vins de Bordeaux se parcourt avec un audioguide téléchargeable sur un baladeur iPod doté d’un GPS ou encore sur un GPS de voiture. De plus en plus de voitures en sont équipées, ce qui rend ce type d’audioguidage plus accessible.

D’autres nouveautés à l’horizon

Parmi les innovations possibles, notons l’ajout d’autres éléments multimédias pour joindre le son à l’image et à la vidéo. L’avenir s’oriente aussi vers une personnalisation accrue du contenu selon les caractéristiques des utilisateurs. Par exemple, la Cité des sciences, de Paris la Villette, identifie chacun de ses visiteurs grâce à une puce RFID (identification par radiofréquence) intégrée au billet et lui propose des contenus adaptés à son profil (âge, langue, centres d’intérêts, etc.) tout au long de la visite. Enfin, avec l’ouverture du Web 2.0, on pourrait voir arriver une forme de réseautage où il serait possible de questionner d’autres visiteurs ou des experts et d’interagir avec eux, et même de recevoir des réponses en temps réel, grâce aux fonctions Internet des appareils numériques.

Les audioguides, aussi améliorés soient-ils, ne remplaceront pas les guides-conférenciers. Ces derniers offrent une interaction unique. Néanmoins, grâce à leur flexibilité et à leur accessibilité, les audioguides pourraient rejoindre de plus en plus de gens qui n’utilisaient pas ce service. Il s’agit d’un moyen accessible de diversifier une offre touristique. Et à cette qualité non négligeable s’ajoute le fait que cette forme d’interprétation est encore très peu développée et pratiquement inexistante au Québec. La place est libre!

Lire aussi:
– Les visites guidées revues et améliorées!
– Revue des gadgets de planification de voyages pour l’e-touriste

Sources:
– L’Aquitaine numérique. «2008, le printemps des audioguides», dossier réalisé par Aquitaine Europe Communication (AEC) et la Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine (MOPA), mai 2008.
– Print Measurement Bureau, 2008.
– Philippe Fabry, responsable nouvelles technologies, ODIT (Organisation, développement et ingénierie touristiques) France. «Quelle demande et quelle offre en matière d’audioguides», Présentation lors de la Journée technique interfilière e-tourisme, 15 mai 2008.

Sites Web:
– www.tourcaster.com
– www.cityzeum.com
– www.geogad.com
– www.cityspeaker.com
– www.iaudioguide.com

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Produits et activités

Métiers d’art + certification = magasinage authentique garanti!

La quête d’authenticité prend de l’importance aux yeux des touristes et ce désir de «vrai» peut aussi se manifester lors de la recherche du cadeau ou du souvenir idéal. En ce sens, les créations artisanales se révèlent des choix intéressants pour les visiteurs. Mais comment s’assurer que l’objet de son désir est authentique et que l’on met la main sur un produit de qualité qui a réellement été produit par un artiste ou un artisan local? Plusieurs destinations proposent désormais des certifications visant à garantir la provenance et la qualité des créations de métiers d’art.

La reconnaissance régionale…

Pour se procurer des œuvres de métiers d’art, encore faut-il en trouver. En France, depuis 1992, la Confédération française des métiers d’art coordonne la labellisation de communes dont les priorités sont l’excellence et l’authenticité. Le réseau Ville et métiers d’Art rassemble 63 villes soucieuses de promouvoir la richesse et la diversité des métiers d’art. Cette reconnaissance est attribuée par une commission pour une période de trois ans (renouvelable) aux municipalités qui oeuvrent à la sauvegarde et à la promotion des métiers d’art.

logo_arts1.jpgAux États-Unis, dans les comtés de Lancaster et de York en Pennsylvanie, un comité-conseil gère un programme de certification de l’authenticité patrimoniale. Afin d’aider les visiteurs à trouver et à identifier les sites, les services et les produits qui représentent le réel patrimoine de la région, le comité-conseil en tourisme patrimonial impose aux entreprises locales désireuses d’afficher le logo officiel une évaluation de la qualité des services offerts et du respect de lignes directrices établies.

De telles certifications régionales s’avèrent très utiles pour aider le touriste à identifier des territoires ou des entreprises qui accordent une importance accrue à l’authenticité et aux métiers d’art. Toutefois, afin d’augmenter ses chances de dénicher un souvenir certifié «authentique», il faut plutôt chercher une réelle certification de l’objet. De cette façon, le visiteur s’assure que que le cadeau-souvenir qu’il se procure n’est pas «made in China» mais qu’il est véritablement lié à destination visitée.

La signature spécifiquement «métiers d’art»

logo_arts2.jpgAux États-Unis, les initiatives de reconnaissance officielle des œuvres des artisans sont amorcées depuis plusieurs années. Par exemple, c’est en 1981 que le Kentucky créait son programme de marketing des métiers d’art, le Kentucky Crafted, afin de soutenir le développement des artisans de l’État. Depuis, cette initiative a notamment inspiré le département de tourisme de l’État, qui s’est appuyé sur cette certification lors de l’élaboration de son guide touristique des métiers d’art et de la création du Kentucky Artisan Heritage Trail.

logo_arts3.jpgEn Alaska, la certification est encore plus pointue; l’Alaska State Council on the Arts a élaboré un programme de reconnaissance visant spécifiquement à garantir l’authenticité des oeuvres des artisans autochtones. Pour avoir le droit d’afficher le sceau du Silver Hand Program, une œuvre doit avoir été réalisée par un artisan autochtone natif de l’Alaska et avoir été créée sur le territoire de l’État à partir de matériaux naturels provenant de l’Alaska. Plus authentique que ça… impossible!

logo_arts4.jpgLe Canada n’est pas en reste puisque certaines provinces proposent déjà des initiatives de reconnaissance de la qualité des créations des artisans. En Alberta, le logo Alberta Craft émis par l’Alberta Craft Council se veut un symbole de qualité et la garantie que la pièce est une authentique création d’un artisan de la province.

Dans les Maritimes, les conseils d’artisanat du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse imposent aux artisans professionnels de soumettre leurs créations à l’évaluation d’un jury afin de pouvoir participer à certaines expositions ou à certains programmes de commercialisation des métiers d’art. Cette certification ne semble toutefois pas reprise dans la mise en marché touristique des métiers d’art.

Et le Québec là-dedans?

Au Québec, le visiteur désireux de se procurer une création artisanale originale peut compter sur une offre très variée. Selon le Conseil des métiers d’art du Québec, corporation professionnelle des artistes et artisans en métiers d’art, le Québec compte plus de 3000 professionnels qui créent et proposent des réalisations exploitant une foule de matériaux (céramique, verre, métaux, textile, cuir et peau, bois, papier, etc.).

logo_arts5.jpgAucune certification provinciale ne permet toutefois à un éventuel acheteur de distinguer clairement les créations professionnelles québécoises des autres formes de produits. La région des Laurentides, par ailleurs, s’est dotée depuis le 1er avril 2006 d’un organisme chargé de promouvoir les artisans professionnels, d’imposer des normes de qualité et d’apposer le sceau Signature Laurentides, qui atteste de la qualité des produits. Cette entreprise d’économie sociale regroupe actuellement 45 artisans professionnels.

La mise en marché du tourisme de métiers d’art

Naturellement, toutes ces démarches de certification et de reconnaissance favorisent la mise en marché des créations des artisans. Reste maintenant à ce que ces efforts mènent aussi au développement de nouvelles initiatives de mise en marché touristique des métiers d’art! Pour vous inspirer, une invitation à découvrir l’initiative américaine Handmade in America, projet qui a mené à la création de regroupements, d’itinéraires et même à la publication d’un guide touristique de métiers d’art écoulé à plus de 40 000 exemplaires.

Lire aussi:
– Les touristes à la recherche d’authenticité, mais que veulent-ils au juste?

Sources:
– Clark, Jess. «Handmade in Carolina», WNC Magazine, [www.wncmagazine.com], juillet-août 2007, p. 94-100. http://www.handmadeinamerica.org/pdfs/WNC_Magazine07-08.pdf.
– Levêque, Jérémie et Catherine Virassamy. «Métiers d’art et tourisme – Des attirances réciproques», Revue Espaces Tourisme & Loisirs, [www.revue-espaces.com], novembre 2005, p. 22-30.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Musées 2.0: à l’ère de la participation, quelle place fait-on au public?

Les défis «numériques» sont nombreux pour le secteur muséal. La mise à profit des solutions technologiques avant-gardistes pouvant favoriser la découverte et la mise en valeur de leurs collections n’est pas encore finalisée que les musées doivent aussi apprivoiser les canaux de diffusion électronique modernes tout en s’adaptant à la nouvelle philosophie participative qu’impose le Web 2.0. Ouf… Grosse commande diront certains! Mais, comme le démontrent les réalisations de plusieurs institutions, ce virage numérique est possible!

Finaliser le virage technologique

Au-delà du défi de la numérisation des collections, un nombre croissant de musées ont déployé des efforts afin de profiter du potentiel des nombreuses innovations technologiques qui permettent de bonifier les façons de rejoindre leurs publics. Parmi les premières réalisations, on a vu la naissance de musées virtuels alors que récemment, certains pionniers ont poussé l’expérience un peu plus loin en réalisant de nouvelles interfaces numériques. Par exemple, l’impressionnante visite virtuelle du Grand Versailles propose une reconstitution 3D ainsi qu’une panoplie d’outils technologiques qui permettent au visiteur sur place ou virtuel de comprendre et de suivre les travaux du Grand Versailles et même de les anticiper grâce à des simulations.

Certains musées ont opté plutôt pour un recours au téléphone cellulaire comme outil de diffusion auprès des visiteurs. Par exemple, le Musée d’Art de Tacoma offre une visite autoguidée comportant 12 commentaires audio accessibles par téléphone.

Mais les solutions technologiques évoluent et la baladodiffusion (podcast) gagne en popularité comme outil de diffusion audio. Celle-ci permet de bonifier une visite par un accès simple et rapide à des commentaires variés. Certains musées, comme le San Francisco Museum of Modern Art, offrent même un rabais sur le prix d’entrée à ceux qui ont préalablement téléchargé une des visites «audio» sur leur site, dans le but de convertir les visiteurs virtuels en clients réels.

Le Tech Museum de San Jose est l’une des institutions les plus à l’affût de toutes les innovations. Dès 2005, le musée a intégré un système de radiofréquence (RFID). À son arrivée au musée, on remet un bracelet contenant une puce à chaque visiteur. Ceux qui le souhaitent peuvent passer ce bracelet devant une borne reliée à une œuvre ou à une attraction qui les intéresse. Le numéro de série du bracelet s’enregistre alors dans le serveur du musée; de retour chez eux, en saisissant le numéro de série de leur bracelet sur le site Internet du Tech, les visiteurs sont en mesure de retracer leur parcours au sein du musée et d’accéder à des compléments d’information personnalisés.

Assurer une présence proactive sur le Web 2.0

L’apparition de nouveaux sites privilégiant la participation des individus et des entreprises a favorisé l’émergence de l’univers Web 2.0. [Lire aussi: Le Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler] Cet «Internet social» prend de plus en plus d’expansion et les sites spécialisés de diffusion tels que YouTube ou DailyMotion sont devenus d’incontournables réseaux de diffusion alors que des réseaux sociaux comme Facebook et MySpace ont décuplé l’impact et l’influence des individus. [Lire aussi: En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?]

Plusieurs musées ont rapidement compris l’intérêt de nourrir ces nouveaux canaux de diffusion et ces réseaux sociaux. Par exemple, en saisissant le mot «museum» sur le moteur de recherche de YouTube, on obtient plus de 47 600 résultats. Parmi les vidéos offertes, plusieurs sont désormais proposées par les institutions elles-mêmes qui désirent élargir leur rayonnement, comme le musée d’art d’Indianapolis. Par ailleurs, le Museum of Modern Art de New York a utilisé YouTube pour créer le MoMaVideos Channel, un site où l’on trouve déjà plus d’une trentaine de vidéos sur l’institution et ses réalisations.

L’engouement est similaire sur Facebook où des centaines de musées assurent désormais une présence. Là encore, une recherche avec le terme «museum» génère des centaines de résultats. Par exemple, le Brooklyn Museum y diffuse de l’information relative à ses activités, à ses collections et à ses actions de diffusion électronique.

Devenir 2.0 – Les enjeux de la participation du public

Les musées doivent également s’approprier l’idéologie 2.0 par laquelle l’internaute devient un contributeur actif. Il veut créer, modifier, organiser, commenter, diffuser et, surtout, interagir! [Lire aussi: Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline]

Le défi pour les musées est donc l’intégration de nouvelles applications technologiques qui favoriseront cette participation du public. Voici quelques réalisations muséales qui respectent l’esprit 2.0:

Le public veut interagir… voici le blogue du Fresno Met Museum
Devant la forte popularité des blogues, plusieurs entreprises ont adopté ce nouvel outil de diffusion au sein de leur site Internet. C’est notamment le cas du Met Museum de Fresno qui offre la section Met Talk, blogue qui favorise les échanges entre le public et différents employés de l’institution.

Le public veut organiser… voici la «folksonomie» du Sydney Powerhouse Museum
Afin de faciliter la recherche dans une collection numérisée, on attribue diverses étiquettes (tags) à chaque objet de la collection. Toutefois, la terminologie des experts est parfois complexe pour le grand public. Afin de favoriser la participation de ses publics, le Powerhouse Museum de Sydney propose une classification parallèle, celle des usagers, qui sont invités à donner de nouvelles étiquettes aux objets de la collection. Par cette approche «folksonomique», il est possible de naviguer à travers la collection en suivant la logique et le vocabulaire populaires.

Le public veut créer… voici deux exemples d’ouverture à la création populaire

Sur son site Internet, Le Tate Modern Museum a récemment organisé la compétition musicale Your Tate Track. Le musée invitait les musiciens et les groupes amateurs (âgés de 16 à 24 ans) à soumettre une création musicale inspirée de l’une des œuvres de la collection de l’institution. Un jury a sélectionné 20 finalistes et les œuvres ont été soumises au vote du public afin d’identifier un gagnant.

En décembre 2007, le Tech Museum de San Jose a créé dans Second Life une reconstitution de ses bâtiments réels, mais complètement vides, et se propose de remplir ceux-ci en invitant des artistes de toute provenance à y exposer leurs créations virtuelles. Un panel mondial d’experts évaluera ensuite les oeuvres virtuelles exposées et désignera celles qui seront construites/réalisées dans le musée réel. [Lire aussi: Second Life: le tourisme et les univers virtuels]

L’innovation est donc de mise pour les musées qui désirent s’adapter à cette volonté grandissante de participation des publics. Et cette ouverture à la participation par le biais du Web ne peut que prendre de l’ampleur si l’on considère que les jeunes générations ont adopté la mentalité 2.0. Échanger, produire et diffuser en ligne fait déjà partie de leur quotidien et ils en exigeront tout autant de la part des musées.

Lire aussi:
– Le Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler
– En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?
– Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline

Sources:

– Birckwood, Cathy. «Cultuur 2.0 – Introduction», Virtueel Platform – Cultuur 2.0 Online PDF Publication, septembre 2007.
– «Réseaux sociaux, web 2.0, etc… Le Indianapolis Museum of Art est partout!», [www.buzzeum.com], 5 janvier 2008.
– Van lersel, Michiel et Juha Van’t Zelfde. «Brave New Museum. A Conversation about Museums in the Digital Age», Virtueel Platform – Cultuur 2.0 Online PDF Publication, septembre 2007.
– Zimmer, Linda. «San Jose Tech Museum Opens in Second Life», Business Communicators of Second Life, 12 décembre 2007.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Midwest segmenté: Ohio et Wisconsin

La couverture des clientèles américaines en provenance de la zone géographique du Midwest se poursuit. Les analyses précédentes ont dressé un portrait des deux marchés les plus connus, soit ceux de Chicago et de Détroit. Nous nous attaquons maintenant à deux États moins familiers, mais tout aussi importants en termes de bassin de population: l’Ohio et le Wisconsin. Saviez-vous qu’on y retrouve quatre métropoles dont la population oscille pour chacune entre 1,6 et 3 millions d’habitants?

L’Ohio la populeuse

Dans la même veine que nos deux premières analyses sur le Midwest, notre principale région d’intérêt demeure l’East North Central qui abrite le Michigan, l’Ohio, l’Illinois, le Wisconsin et l’Indiana (voir carte 1). Nous décortiquerons cette fois deux portions importantes de ce territoire, soit l’Ohio et le Wisconsin.

L’Ohio fait partie des huit États américains dont la population surpasse les 10 millions (11,5 M), comprenant quelques marchés d’importance, soit Cleveland (3 M), Cincinnati (1,7 M) et Columbus (1,6 M).

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Un recensement des liaisons aériennes auprès du site d’Aéroports de Montréal fait état de 14 vols par semaine vers Cincinnati et de 19 en direction de Cleveland, mais aucun lien dans le cas de Columbus. On trouve certains vols directs, notamment avec Continental Airlines dont l’une des trois plaques-tournantes se situe à Cleveland. Par ailleurs, c’est dans la ville de Columbus que s’est établi le nouveau transporteur à très bas prix, Skybus.

La carte 2 illustre le découpage géographique de l’Ohio basé sur les marchés de télévision. Tout comme dans les deux premiers textes sur le Midwest, l’attribution des indices provient du rapport «The Lifestyle Market Analyst» publié annuellement par la firme SRDS. Toutefois, les variables concernant la propension aux voyages d’agrément et d’affaires ayant été retirées de l’édition 2007, ces indices spécifiques proviennent du volume de 2005. Rappelons que les variables sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis.

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Le marché de Cleveland

Contrairement à ce que l’on observe à Chicago, le marché de Cleveland (zone vert olive dans la carte 2) est fortement constitué de gens de race blanche (81%) d’une population vieillissante. La concentration de ménages dont les revenus sont supérieurs à 100 000 USD est plus faible qu’ailleurs avec un indice de 88. Le profil type du résidant correspond à celui d’un «col bleu» avec une scolarité de niveau secondaire.

Il s’agit d’un marché qui se situe dans la moyenne américaine pour les voyages à l’étranger (100) et légèrement plus porteur pour les voyages d’agrément (102) et d’affaires (106) (graphique 1). Au volet des intérêts, les indices les plus élevés sont associés au golf (123) et au casino (115).

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Le marché de Cincinnati

Le marché de Cincinnati (zone orangée dans la carte 2) abrite également une forte concentration de cols bleus et de nombreux travailleurs de la construction. L’homogénéité ethnique est encore plus marquée avec une proportion de 85% d’Américains de race blanche (128). La population est plus jeune, le segment des 18-24 ans obtenant l’indice le plus haut (108). On y trouve un grand nombre de jeunes familles avec des enfants de moins de 13 ans (115).

À l’opposé du marché de Cleveland, celui de Cincinnati affiche des indices inférieurs quant à l’aspect des voyages à l’étranger (84), par agrément (93) et par affaires (94), alors que les gens ont tendance à prendre l’avion plus fréquemment (109) (graphique 2). Quant aux indices de participation aux activités retenues, les résidants de Cincinnati obtiennent un indice supérieur à 100 dans les seuls cas de la pratique du golf (119) et du camping/randonnée (101).

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Le marché de Columbus

La région métropolitaine de Columbus se caractérise par une forte présence d’étudiants. Le profil type du travailleur correspond à un jeune âgé de 18 à 34 ans, marié, col bleu, détenant un diplôme du secondaire et dont le revenu de ménage se situe entre 50 000 et 75 000 USD.

À première vue, les indicateurs relatifs aux voyages ne semblent pas très prometteurs (graphique 3). Les quatre grandes variables touristiques présentent des indices inférieurs à 90, dont le plus important est celui des voyages à l’étranger (80). Du côté des différentes sphères d’intérêt, seuls le golf (116) et le camping/randonnée (102) présentent des taux de participation au-dessus de la moyenne américaine.

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La banlieue de l’Ohio: une région à oublier!

Rien ne sert de s’attarder trop longtemps sur le marché de la banlieue de l’Ohio. Le potentiel touristique de cette région n’est tout simplement pas au rendez-vous, puisque les indices reliés au voyage sont parmi les plus bas que l’on puisse trouver (graphique 4). En d’autres mots, si vous souhaitez conquérir de nouveaux marchés, mieux vaut regarder ailleurs pour entamer vos démarches auprès de régions plus propices.

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Les résidants de la banlieue de l’Ohio ne sont guère plus participatifs sur le plan des loisirs (graphique 5). Le golf suscite l’intérêt le plus marqué et, à l’opposé, le ski engendre un taux de pratique très bas. La région de Youngstown se démarque avec un indice élevé en ce qui concerne les casinos (128).

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Un topo du Wisconsin

Le Wisconsin compte 5,5 millions d’habitants. Les principaux marchés sont ceux de Milwaukee (1,7 M), de Green Bay (800 000) et de Madison (700 000). Aucun vol direct vers Montréal n’est offert à partir de ces marchés. De nombreux Allemands et Scandinaves étant venus s’y installer au XXe siècle, on y remarque une importante influence européenne. Aujourd’hui, 43% de la population du Wisconsin est d’origine allemande. La carte 3 illustre le découpage géographique du Wisconsin, toujours basé sur les marchés de télévision.

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Un marché de voyageurs?

Les variables relatives aux voyages des résidants du Wisconsin affichent des indices intéressants pour les voyages d’agrément (106) et pour les voyages à l’étranger (98), notamment dans la région de Madison (graphique 6). Environ 90% de la population de cette région est de race blanche (134), dont un important contingent de jeunes âgés de 18 à 24 ans (142). On remarque aussi une propension élevée (111) à réaliser des voyages d’affaires du côté des résidants de Duluth.

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Wisconsin Loves Nature

Avis aux pourvoiries, les mordus de pêche sont nombreux au Wisconsin où deux régions (Wausau-Rhinelander et Duluth) affichent des indices supérieurs à 160 (graphique 7). En fait, c’est le Wisconsin dans son ensemble qui présente des valeurs en symbiose avec la nature et l’environnement alors que toutes les régions recueillent des indices supérieurs à 100 pour cet aspect. Cela se reflète aussi sur le désir de pratiquer le camping/randonnée avec des indices supérieurs à 120 pour cinq des six régions. Fait intéressant, on remarque un comportement diamétralement opposé à celui des résidants de l’Ohio par rapport à la pratique du ski. La pratique du ski est particulièrement populaire dans la région de Duluth, avec un impressionnant indice de 176. En terminant, Duluth (130), Milwaukee (128) et Wausau-Rhinelander (123) se démarquent également pour l’intérêt des gens pour les casinos.

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Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

Lire aussi:
–Peut-on dompter le marché de Chicago?
–Le marché de Détroit, au-delà des préjugés

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Le marché de Détroit, au-delà des préjugés

Bien qu’il ne soit situé qu’à deux heures de vol, le marché de Détroit demeure méconnu. Avons-nous été trop timides avec celui-ci sur le plan touristique? Cette deuxième analyse d’une série de trois sur le marché du Midwest américain dresse un profil régionalisé en fonction des habitudes de voyages et de loisirs des Américains en provenance du Michigan et plus particulièrement du grand Détroit.

Topo du Michigan

Tel que nous l’expliquions dans notre première analyse sur le Midwest américain, notre principale région d’intérêt concerne l’East North Central, qui regroupe le Michigan, l’Ohio, l’Illinois, le Wisconsin et l’Indiana (voir carte 1).

Le Michigan fait partie des huit États américains dont la population dépasse les 10 millions. On y trouve un marché urbain de première importance, celui de Détroit avec ses 3,8 millions d’habitants.

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On associe souvent le marché de Détroit au tourisme de proximité qui relie la ville de l’automobile à la région de Windsor en Ontario. Au cours des dernières années, ce tourisme d’excursionnistes a connu une baisse spectaculaire et les comportements de voyages des Américains ont continué d’évoluer. Le site Aéroports de Montréal fait état de 27 départs par semaine de Montréal-Trudeau vers Détroit. La plupart de ces liaisons sont assurées par le transporteur Northwest Airlines, dont l’une des plaques tournantes se situe à Détroit.

La carte 2 illustre le découpage géographique du Michigan basé sur les marchés de télévision (Designated Market Areas<class= »msonormal »> – DMA). L’attribution des indices provient de «The Lifestyle Market Analyst 2007», rapport que publie annuellement la firme SRDS. Toutefois, comme quelques variables intéressantes ont été retirées de l’édition 2007, certains indices utilisés proviennent du volume de 2005. Rappelons que les variables sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis. Plus l’indice surpasse 100, plus la propension illustrée par la variable est élevée.

Carte 2
Marchés géographiques de l’État du Michigan

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Même si certaines régions DMA chevauchent deux États, elles seront traitées une seule fois. C’est le cas des zones de Duluth, de Green Bay-Appleton et de Toledo qui seront intégrés à la prochaine analyse sur les États du Wisconsin et de l’Ohio.

Détroit, la participative

Le marché de Détroit compte 3,8 millions d’âmes, dont la plus forte concentration (le centre-ville) est représentée par le comté de Wayne (1,5 M). Séparée de Windsor, en Ontario, par une simple rivière, cette ville américaine constitue un bassin important d’excursionnistes au Canada (voir carte 3). Ce segment des courts séjours a toutefois affiché une baisse importante au cours des dernières années, notamment en raison du renforcement des mesures de sécurité aux frontières terrestres. Le Québec pourrait-il mieux performer vis-à-vis ce marché par le biais de ses liaisons aériennes?

Carte 3
Marchés géographiques de la région de Détroit
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Cette métropole abrite une grande proportion de «cols bleus» (114). On y trouve également une forte densité de gens de race noire (176), mais très peu de résidants d’origine latine (23). Comme dans la plupart des grandes villes, le revenu moyen d’un ménage est assez élevé (57 000 USD) et un grand nombre de ceux-ci rapportent des revenus supérieurs à 100 000 USD (132). Mentionnons aussi la densité significative du segment âgé de 35 à 44 ans, dont les revenus sont supérieurs à 75 000 USD (131).

Détroit regroupe plusieurs comtés qui affichent des résultats élevés parmi les différentes variables étudiées. Bien desservi par son aéroport, le grand Détroit obtient un indice meilleur que la moyenne américaine (118) en ce qui a trait aux gens qui prennent souvent l’avion (voir graphique 1). Deux comtés (Oakland et Washtenaw) se distinguent particulièrement pour les quatre variables associées aux voyages, avec des chiffres qui surpassent même l’indice 160 dans le cas des habitués des vols en avion.

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Le marché de Détroit peut certes être considéré très participatif sur le plan des activités de loisirs (graphique 2). Les indices les plus élevés sont associés au golf et au ski, soit respectivement 178 et 149 pour Livingston et 156 et 146 pour Oakland. Concernant les activités de camping/randonnée (143) et de pêche (128), le comté de Lapeer s’illustre avec les plus hauts résultats.

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Des amoureux de la culture

Trois autres familles d’activités ont été retenues: les activités culturelles, le casino et l’intérêt pour la nature et l’environnement (graphique 3). Qui a dit qu’une ville étiquetée «industrielle» ne s’intéressait pas à la culture? Le comté de Washtenaw se démarque nettement avec un indice très élevé (143) au volet des activités culturelles, suivi de près par Oakland (134). Comme la région est bien nantie en casinos, on trouve aussi une grande quantité d’amateurs, avec trois régions affichant des indices supérieurs à 120, soit Macomb (133), Lapper (124) et Monroe (123). Finalement, la région de Lapeer (136) dispose du plus grand capital de sympathie pour la nature et l’environnement.

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Peu de voyages à l’étranger pour les régions

Conformément à ce que l’on observe ailleurs, les habitants des régions sont moins susceptibles de voyager que ceux qui résident dans les métropoles (graphique 4). La région de Lansing, limitrophe au grand Détroit (voir carte 2), est celle qui présente les meilleurs indices relatifs aux voyages. Toutefois, aucune des sept régions du Michigan n’affiche des indices supérieurs à la moyenne en ce qui concerne les voyages à l’étranger.

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Mon pays c’est l’hiver

Le nord du Michigan, souvent identifié comme The Upper Peninsula – Marquette et Traverse City-Cadillac –, constitue un endroit très propice aux activités hivernales et est même réputé comme étant le paradis des motoneigistes. Marquette et Traverse City-Cadillac présentent de très fortes incidences pour la pêche (152 et 155), le camping/randonnée (158 et 151) et surtout le ski (215 et 174). En raison d’un climat similaire à celui que l’on trouve au Québec, on peut supposer que la perspective d’une offre touristique hivernale pourrait intéresser les résidants du nord du Michigan.

On remarque également que le golf et l’intérêt pour la nature et l’environnement obtiennent partout des scores supérieurs à la moyenne nationale de 100. C’est tout le contraire du côté de la participation à des activités culturelles où, pour toutes les régions sauf celle de Lansing (93), les indices sont inférieurs à 90. Finalement, on note qu’en ce qui concerne la propension à se rendre au casino, deux endroits obtiennent des indices supérieurs à 130, soit Flint Saginaw-Bay City (133) et Alpena (140).

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Peut-on réussir le pari de Détroit et du Michigan?

Il faut commencer par poser la question: «Est-ce que le Québec a fait le plein du marché de Détroit?» Serait-il envisageable d’améliorer notre performance et de capitaliser davantage sur cette région qui n’est qu’à deux heures de vol de Montréal et qui bénéficie déjà de plusieurs liaisons directes? À l’heure où le tourisme de proximité est le plus durement touché en raison des irritants aux frontières et du prix élevé de l’essence, le temps est peut-être venu d’investir davantage sur certains marchés américains un peu plus éloignés. (Lire aussi: Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport).

On sait maintenant que les Américains sont avides de découvrir de nouvelles destinations. Pourquoi de notre côté n’irions-nous pas justement cibler de nouveaux marchés? Dans la logique d’un corridor commercial Québec-Windsor, Détroit constitue un marché naturel. Et, contrairement à Toronto, Montréal peut très bien jouer la carte de l’exotisme et s’imposer comme nouvelle destination à découvrir.

Dans le prochain Globe-Veilleur: les marchés de l’Ohio et du Wisconsin.

Lire aussi:
– Peut-on dompter le marché de Chicago?
– Provenance géographique des Américains au Québec, selon leur mode de transport

Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Peut-on dompter le marché de Chicago?

Pour l’industrie touristique du Québec, le marché américain du Midwest suscite depuis longtemps fascination et envie, en raison notamment de son imposant bassin de population. Pourtant, malgré de nombreuses offensives marketing, les résultats ont très souvent été décevants pour le Québec. Ce territoire est loin d’être homogène et certaines de ses régions s’avèrent beaucoup plus prometteuses. Le moment est peut-être venu de raffiner davantage nos stratégies. Cette première analyse d’une série de trois s’intéresse spécifiquement à la grande région métropolitaine de Chicago et à ses banlieues en Illinois.

Définition du Midwest

Le traditionnel Midwest couvre les 12 États suivants: Dakota du Sud, Dakota du Nord, Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Michigan, Minnesota, Missouri, Nebraska, Ohio et Wisconsin. La région qui nous intéresse principalement est celle qui appartient au East North Central, qui comprend les cinq États à la périphérie du lac Michigan (voir carte 1) avec un imposant total de 46 millions d’habitants. Des analyses subséquentes traiteront des autres grands centres urbains tels Détroit, Cincinnati, Columbus, Cleveland et Milwaukee.

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Chicago, la brute indomptable

Le grand Chicago qui s’étend principalement en Illinois, mais déborde aussi du côté de l’Indiana, compte plus de sept millions de résidants. C’est le troisième marché en importance après New York et Los Angeles. L’aéroport de Chicago constitue la deuxième plaque-tournante aux États-Unis, après Atlanta. Les vols en partance de Montréal sont fréquents, à hauteur de 90 par semaine (dont plusieurs vols directs), soit un volume sensiblement identique aux départs vers New York. Il est vrai que la majorité des passagers sont en transit, mais cela signifie tout de même que le Québec peut s’appuyer sur un service de transport de qualité pour mieux développer ce marché. Nous avons analysé en détail les habitudes de voyages et les profils d’intérêts des résidants des 12 comtés du grand Chicago (voir carte 2). Les variables illustrées dans les graphiques sont calculées à partir d’un indice 100 qui reflète la moyenne nationale des États-Unis. Plus l’indice surpasse 100, plus la propension illustrée par cette variable est élevée. La segmentation des régions géographiques est basée sur les marchés de télévision et l’attribution des indices provient du rapport The Lifestyle Market Analyst publié annuellement par la firme SRDS.

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Les grands voyageurs

L’analyse par comté démontre que les habitants de certaines régions semblent beaucoup plus susceptibles de voyager que d’autres (graphique 1). Le marché de Chicago paraît particulièrement porteur pour le segment des affaires, ce qui se traduit aussi par des indices élevés associés aux déplacements en avion.

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Les comtés de Lake (Illinois), de Cook et de Du Page sont ceux qui présentent les indices les plus élevés en ce qui concerne les voyages à l’étranger (en bleu), les voyages d’affaires (orange) et les voyages en avion (vert). On remarque par contre que plusieurs régions affichent des résultats beaucoup plus faibles que la moyenne au volet propension à voyager, notamment les comtés de Kankakee, de Grundy et de Lake (Indiana).

Le pays des golfeurs

Nous avons analysé différents types d’activités de loisir compatibles avec la consommation touristique afin de savoir où précisément se situaient les plus fortes densités d’adeptes. Le grand Chicago abrite une vaste quantité de golfeurs. À l’exception du comté de Cook, tous les autres affichent un taux de pratique supérieur à la moyenne nationale (graphique 2). C’est à McHenry qu’on observe l’indice le plus élevé (153), mais trois autres comtés affichent aussi un indice très fort (supérieur à 140), soit Lake (Illinois), Du Page et Kendall.

Chicago possède un important contingent de skieurs (alpins, de fond ou planchistes) et ce sont les régions de Lake (Illinois) et de McHenry qui renferment les plus fortes concentrations. Quant à la propension à pratiquer la pêche, elle est relativement faible, mais le comté de Grundy se démarque avec un indice de 118. En ce qui a trait au camping et à la randonnée, c’est la région de Dekalb qui arrive en tête.

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La troisième série de données évalue l’intérêt pour des activités culturelles, pour le casino ainsi que pour la nature et l’environnement (graphique 3). Le centre-ville de Chicago représenté par le comté de Cook affichel’intérêt le plus significatif (128) pour les activités culturelles. Celui de Lake (Indiana) se démarque (112) pour son goût pour les sorties au casino. Enfin, le plus fort capital de sympathie pour la nature et l’environnement provient de McHenry (105) et de Dekalb (104).

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D’autres variables permettent de mieux comprendre le marché de Chicago. Voici quelques caractéristiques du profil sociodémographique de ses résidants (indices entre parenthèses):

  • fortement éduqué (117)
  • haute concentration de Noirs (146), d’Hispaniques (128) et d’Asiatiques (112)
  • segment dominant de gens travaillant dans la vente/marketing (118)
  • grand nombre de jeunes célibataires de 35-44 ans (116)
  • forte présence de ménages à haut revenu – 100 000$+ (136)
  • plusieurs professionnels jeunes (18-34 ans) et aisés (75 000 $+) (140)

La banlieue préfère le golf aux voyages à l’étranger

La banlieue de Chicago couvre quatre grandes régions, principalement localisées en Illinois.La carte 3 illustre le rayonnement approximatif de chacun de ces marchés. Ces derniers sont basés sur les zones de couverture de la télévision et rejoignent au total environ 2,2 millions d’Américains.

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Les habitants des autres régions de l’Illinois sont intéressés par des activités orientées vers la nature, telles que la pêche et le golf. De plus, les indices liés au tourisme, particulièrement les voyages à l’étranger, par affaires et en avion, présentent un taux de participation très faible; c’est la même chose pour le ski.

Un nouveau regard sur le profil régional du marché de Chicago permet de mieux cerner les différentes occasions de poser des actions plus précises. Une promotion visant l’ensemble du marché, par le biais par exemple des grands quotidiens, coûte très cher. Des interventions mieux ciblées par l’entremise de canaux marketing régionaux secondaires pourraient avoir un meilleur rapport prix/rendement.

Dans le prochain Globe-Veilleur: le marché du Michigan et plus particulièrement de Détroit.

Source:
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005-2007.