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Hébergement

Des concepts qui définissent l’hôtellerie de demain

Hôtels «cinq sens»

Une expérience hôtelière que l’on sent, que l’on voit, que l’on goûte, que l’on écoute, que l’on touche, c’est possible dans les établissements Sensatori ou Sentido Hotels & Resorts: diffuseurs d’odeurs dans les parties communes, serviettes, peignoirs et literie agréables au toucher, musique qui invite au rêve et à la détente, éclairage harmonieux, compositions florales, cuisine fraîche et saine, etc..

Hôtels «grande nature»

Verts et écologiques, ces hôtels plongent leurs visiteurs dans un environnement où la nature prédomine. C’est le cas du PARKROYAL on Pickering, à Singapour, un concept unique d’hôtel de 4 étages offrant quelque 15 000 mètres carrés de jardins verticaux luxuriants et de terrasses verdoyantes. En fait, la verdure s’épanouit dans tout le complexe. Les arbres et les jardins de l’hôtel semblent fusionner avec ceux du parc attenant, et les matériaux utilisés dans la conception de l’établissement sont issus de la nature: bois, cailloux, eau et verre.

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Hôtels «santé»

analyse_nouveaux_concepts_hoteliers_EvenDe plus en plus d’hôtels définissent leur image autour du bien-être: centres de conditionnement physique ouverts 24 heures sur 24, concierges «bien-être», programmes de mieux-être, tapis de yoga dans les chambres, saine alimentation, etc. D’autres, comme le groupe hôtelier Intercontinental, créent de nouvelles marques et intègrent à leur offre certains des éléments qui sont actuellement proposés par les centres de santé, les spas ou les stations thermales (lire aussi: L’industrie des spas fait peau neuve).

Hôtels «librairie»

En cette ère de prolifération des tablettes numériques et autres gadgets électroniques, de plus en plus d’hôtels semblent voguer à contre-courant en transformant certains espaces en de majestueuses librairies. Que ce soit au Capitol Hill Hotel de Washington ou au Viceroy de Santa Monica, ces endroits servent de lieu de détente ou de rencontres, et permettent aux établissements de générer des revenus additionnels dans les bars ou les restaurants par le seul fait de rassembler les gens et de les faire sortir de leur chambre!

Hotel_libraryD’autres, comme le Library Hotel de New York, poussent le concept un peu plus loin en s’inspirant de la classification décimale de Dewey (CDD) que l’on trouve dans les bibliothèques. Dans cet hôtel, chacun des dix étages met à l’honneur l’une des dix catégories de la CDD. Toutes les chambres sont décorées de manière unique avec une collection de livres et d’art explorant un sujet particulier lié à sa catégorie. Les hôtes sont invités à se détendre après leurs péripéties urbaines, en parcourant tranquillement quelques-uns des 6000 ouvrages mis à leur disposition.

Hôtels «vitrines sur la ville»

L’hôtel design Secret de Paris permet aux visiteurs de prolonger l’expérience de la ville, en leur proposant des chambres thématiques qui les propulseront dans l’atmosphère de l’un ou l’autre de ses attraits: le musée d’Orsay, le Moulin Rouge, la tour Eiffel, l’Opéra Garnier, le Trocadéro ou des ateliers d’artistes. Derrière chaque porte se cache un monument, délicatement suggéré grâce à un détail particulièrement évocateur, une référence architecturale ou une forme, un objet mythique: horloge inversée, œil-de-bœuf, danseuse de french cancan, cliché des toits de Paris, chaussons de danse suspendus, statues en trompe-l’œil, taches de peinture répandues sur le sol, etc.

Hôtels «bureaux»

Depuis longtemps, les hôtels offrent leurs salles de réunion en location à divers groupes. Les hôtels «bureaux» poussent le concept un peu plus loin. La chaîne Marriott, par exemple, souhaite redéfinir ses établissements comme des lieux de travail tout autant que d’hébergement. Elle permet donc désormais à tout le monde, clients ou non, d’utiliser ses espaces communs et son Wi-Fi gratuitement. Les personnes qui ont besoin d’un endroit plus tranquille pour travailler peuvent le réserver à l’heure sur LiquidSpace.com.

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En mars dernier, Westin Hotels & Resorts a lancé Tangent, dont le but est aussi d’offrir de petites salles de réunion pour des groupes de quatre personnes maximum. La particularité de ces lieux est qu’ils sont équipés de technologies de pointe: espace interactif qui permet à plusieurs utilisateurs de partager des documents numériques à partir de leur terminal personnel, visioconférence, système de son, Xbox 360, tableau blanc du sol au plafond, etc. Il existe aussi un salon pour faciliter les entretiens d’embauche.

Hôtels sociaux, l’hôtellerie du futur

Tablet Hotels a dernièrement organisé le concours Rethink Hotels, afin de créer un «concept d’hôtel social» pour la ville de New York, soit un lieu qui rassemblerait les clients de l’hôtel et les résidents de la ville de façon imprévisible et inattendue. Le concept retenu, The Allotment, place la nourriture au cœur de l’expérience client.

 Allotment

En plus de l’hébergement, l’hôtel offrira:

  • un marché de producteurs locaux;
  • un restaurant où la cuisine à aire ouverte permettra aux clients de cuisiner avec les chefs;
  • un jardin communautaire sur le toit, pour les résidents. Ces derniers comme les clients pourront assister à des cours de jardinage.

Les habitants et les clients seront également invités à explorer la scène culinaire new-yorkaise aux côtés des chefs de l’hôtel: visite chez un producteur ou dans un marché local, ou encore grande virée dans les fermes, chez les producteurs en serre ou dans les jardins maraîchers des environs.

carry_onUn autre projet, celui du Carry On, prolonge la vie quotidienne trépidante de la ville à l’intérieur du hall d’entrée de l’hôtel. Ce dernier devient une extension de la métropole, un espace où les boutiques du quartier, les restaurants, les cafés, les touristes et les habitants coexistent. Les résidents occupent d’ailleurs une grande place dans l’offre de services de l’hôtel:

  • mobiliers de chambre créés par des artisans du coin ou vendus dans des boutiques du quartier;
  • salles de réunion et tables de conférence remplacées par des «centres d’apprentissage» qui proposent une sélection variée de cours dispensés par des résidents;
  • expositions d’œuvres d’art mettant en vedette des artistes locaux sur le toit de l’établissement.

Retour aux sources…

Malgré l’introduction d’une panoplie de nouveaux concepts hôteliers, plusieurs établissements choisissent de retourner à leur mission première, soit offrir une bonne nuit de sommeil à tous leurs clients (lire aussi: Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle). C’est le cas du Park Hyatt Beaver Creek, au Colorado, qui a engagé un «ambassadeur du sommeil» pour former les employés sur l’art d’une bonne nuit. L’hôtel propose aussi une chaîne de télévision offrant une musique composée par un expert du sommeil, des bouteilles d’oxygène pour aider les voyageurs à s’adapter plus facilement au décalage horaire et des massages favorisant l’endormissement. À Berlin, le Swissotel utilise entre autres la luminothérapie pour offrir un meilleur sommeil à ses clients. À New York, Le Benjamin possède son programme et son service de conciergerie sommeil. Il offre même une garantie de bonne nuit: nuitée gratuite si vous ne dormez pas bien!

Et vous, en quoi vous démarquez-vous de vos concurrents?

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Ailleurs dans le monde Transport

Destination: l’aéroport

Les aéroports sont de plus en plus inspirants, ambitieux et stimulants. Les plaques tournantes asiatiques, entre autres, ont fait preuve de créativité pour offrir des services adaptés aux besoins des passagers des vols long-courriers, qui doivent souvent «endurer» de très longues escales. Pensons à l’aéroport international d’Incheon, à Séoul, ou à celui de Changi, à Singapour, tous deux centrés sur des innovations comme une piscine et un spa sur le toit, un terrain de golf, un anneau de glace, ou encore des espaces aérés, naturels et lumineux.

Les multiples fonctions de l’aéroport moderne

À la fin de 2012, le Conseil international des aéroports – Amérique du Nord (ACI-NA) a répertorié plus de 70 services différents offerts aux voyageurs par ses membres. Voici quelques exemples tirés d’aéroports à travers le monde.

Bain de nature… 

analyse_aeroports_murvegetal_changiL’aéroport Changi de Singapour est connu pour ses espaces de verdure intérieurs et extérieurs, et son mur végétalisé qui surplombe l’aire de récupération des bagages au terminal 3. On y a aussi intégré un jardin à papillons. À l’aéroport international de Kuala Lumpur, c’est une forêt tropicale malaisienne qui a été transplantée. Elle entoure le terminal principal, tandis qu’un ruisseau gargouille à travers la végétation.

L’aéroport international O’Hare de Chicago et celui de Sydney, en Australie, possèdent tous deux un jardin urbain vertical auquel s’approvisionnent en herbes fraîches et en légumes les restaurateurs de l’aéroport. Au Canada, l’aéroport international de Vancouver dispose d’un aquarium de 114 000 litres contenant plus de 5 000 créatures marines.

… et de culture

En partenariat avec des musées, certains aéroports ont transformé quelques surfaces en lieux d’exposition. C’est le cas de Paris-Charles-de-Gaulle, qui inaugurait récemment son nouvel Espace musées au hall M du terminal 2E. Celui-ci accueille sa première exposition gratuite: Rodin, les ailes de la gloire, une sélection de 50 œuvres issues du célèbre musée Rodin, à Paris. Chaque année, deux expositions thématiques seront présentées aux passagers. L’aéroport Schiphol, à Amsterdam, a son Rijksmuseum, une annexe de celui qui a pignon sur rue, tandis qu’à San Francisco, l’aéroport abrite le SFO Museum. Reconnue officiellement par l’American Alliance of Museums, cette zone muséale dispose maintenant de plus de 20 galeries d’exposition réparties dans 4 terminaux; de quoi distraire un grand nombre d’amateurs d’art. L’aéroport de Mexico a lui aussi son musée, qui présente une exposition sur les monuments mayas, et celui d’Incheon, en Corée du Sud, exploite un musée d’art regroupant de précieux objets datant de l’ère Chosŏn (1392-1910). Ce dernier compte également deux galeries consacrées aux métiers d’art. L’Aérogalerie de l’aéroport Montréal-Trudeau comprend quatre volets: arts médiatiques, art lumineux intégré, expositions photographiques et œuvres permanentes.

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D’autres aéroports ont plutôt opté pour des espaces musique et offrent régulièrement des concerts gratuits, comme ceux d’Austin, de Nashville, d’Atlanta ou de Washington. Celui de Vancouver présente une programmation estivale, les Take-off Fridays, pendant que le terminal JetBlue de l’aéroport John F. Kennedy se transforme quant à lui en salle de spectacles, pour ses événements «Live from T5».

Le septième art y trouve aussi son compte dans les aéroports de Hong Kong et de Singapour, qui offrent tous deux une expérience Imax en 2D, 3D et même 4D (Changi).

Gastronomie et cuisine locale au rendez-vous

Certaines plaques tournantes créent des microcosmes culinaires de la destination. À Raleigh-Durham, en Caroline du Nord, les restaurants servent des spécialités de l’État: vins locaux, sauces, fromages et viandes. Il en va de même à O’Hare et à l’aéroport de Copenhague, dont les marchés offrent des aliments sains prêts à emporter, incluant des fruits et des légumes cultivés localement. Tous les fournisseurs ont été soigneusement sélectionnés afin de développer un univers culinaire basé sur les principes de proximité, de durabilité et de collaboration avec les producteurs locaux. L’Airbräu, un pub de l’aéroport de Munich, brasse sa propre bière et propose une cuisine bavaroise. Des chefs de renom n’ont pas hésité à se lancer dans l’aventure aéroportuaire. Le Daily Meal a recensé une trentaine de ces restaurants gastronomiques à travers le monde.

Espaces ludiques

L’attente à l’aéroport peut être immensément stressante, lorsque l’on voyage avec de jeunes enfants. Plusieurs l’ont bien compris; à San Francisco, par exemple, petits et grands peuvent s’amuser dans des aires de jeux interactives, louer des films et des lecteurs DVD portables, et effectuer, munis d’un plan, un tour autoguidé d’une trentaine de minutes combinant la visite d’un terminal à un jeu-questionnaire pour mieux comprendre le monde de l’aviation. À l’aéroport de Zurich, on emmène les enfants prendre part à un circuit-découverte de douze stations, un cahier de coloriage sous le bras. À celui de Kuala Lumpur, on glisse, on grimpe et on s’amuse dans les nombreux modules de jeu.

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Le Dream Come True Education Park de l’aéroport de Hong Kong propose des installations interactives conçues pour faire découvrir aux enfants divers métiers par des jeux de rôle. À l’aéroport Haneda de Tokyo, ils peuvent faire des courses de voitures sur un circuit de 150 pieds de long.

Santé, bien-être et sport

Aéroports de Paris propose de lutter contre le décalage horaire grâce à la luminothérapie, avec ses trois espaces équipés de lampes GoLITE BLU. Ce service est entièrement gratuit et disponible en libre service. Dans la zone de détente «Recompose» de l’aéroport de San Francisco, on trouve un spa et une salle de yoga, dont le design s’inspire des jardins zen japonais.

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Les aéroports d’Incheon et de Los Angeles gagnent des points auprès des sportifs amateurs, avec leur parcours de golf de 18 trous. Incheon possède aussi un champ de pratique de 330 verges et une patinoire dont la surface est en plastique (voir l’image ci-dessous).

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Des services pour la clientèle, mais aussi pour les travailleurs

Même les voyageurs les plus chevronnés peuvent parfois oublier quelques effets personnels ou manquer de temps pour effectuer certaines formalités avant leur départ. Qu’à cela ne tienne, ils pourront rafraîchir leur coiffure ou faire un saut à la clinique, puis chez le pharmacien, directement à l’aéroport. Ces services sont aussi très courus par les travailleurs des aéroports de San Francisco et de Düsseldorf.

Accroître les revenus

Les aéroports internationaux sont toujours à la recherche de nouvelles sources de financement pour accroître leurs profits — ou simplement pour se remettre à flot — tout en allégeant le fardeau financier des compagnies aériennes. Selon un sondage de l’ACI-NA, les revenus provenant des concessions (nourriture, boissons, vente au détail et services) s’élevaient à 1,5 milliard de dollars en 2011, en hausse de 12% par rapport à 2010. Ces recettes représentent 20% des revenus totaux qui ne sont pas directement liés à l’aéronautique. Les aéroports les plus ambitieux, ceux qui ont maîtrisé l’art de distraire et finalement d’attirer les voyageurs, ont le potentiel de faire beaucoup d’argent!

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Technologies

Il était une fois… l’art de créer de bons contenus Web

Le monde de l’e-tourisme a été l’un des sujets de discussion au congrès ITB Berlin 2013, qui a eu lieu du 6 au 8 mars derniers. Deux présentations ont particulièrement retenu notre attention.

Stratégies éprouvées pour les organisations de gestion de la destination

Raconter une histoire (storytelling), développer un contenu viral et assurer une présence active sur les médias sociaux nécessitent une bonne planification. Ross Borden, de Matador Network, un blogue relatant des CN_Strategies_blogues_ITB_image1récits de voyage, s’est penché sur la question et a présenté ses conclusions lors d’une conférence au congrès ITB:

1. Faites passer votre message avec des histoires solides et du contenu partageable.
2. Définissez les objectifs de la marque pour guider le contenu. Quels sont les éléments clés à transmettre au consommateur sur votre destination ou votre produit? N’ayez pas peur d’attaquer de front les préjugés (voir l’image).
3. Faites de l’affichage intelligent. Toute la publicité doit être ciblée géographiquement, avec au moins cinq versions différentes de la même bannière pour chaque campagne.

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4. Redéfinissez vos tournées de presse de A à Z. La manière traditionnelle ne fonctionne plus. Terminés les voyages de groupe ultra-planifiés: une expérience préprogrammée produira du contenu prévisible qui se démarquera peu de tous les écrits publiés. Voici quelques recommandations:

  • évaluez efficacement la portée des journalistes avant de les envoyer en tournée. Demandez des preuves de leur rendement et analysez leur performance, par exemple sur Google Analytics;
  • évitez les groupes;
  • équilibrez les visites et les temps libres;
  • clarifiez vos attentes en ce qui a trait au contenu.

5. Établissez un réseau d’influenceurs, des gens passionnés et talentueux, capables de produire du contenu numérique de grande qualité. Ils doivent être assez célèbres, mais pas trop.

6. Produisez des vidéos; il s’agit du meilleur format pour les histoires de voyages (storytelling). Introduisez de la musique et soyez bref: deux minutes, pas plus!

7. Choisissez de bons titres. Ils doivent être descriptifs et riches en mots clés; gardez en tête qu’ils doivent contribuer à votre référencement sur Google. L’utilisation des nombres est à conseiller, mais les «tops 10» ne sont plus trop à la mode.

8. Efforcez-vous de publier du contenu 100% original.

9. Développez une stratégie de médias sociaux et analysez la fréquentation de chacune des plateformes. N’oubliez pas que les médias sociaux génèrent assez de travail pour un employé à temps plein dans une organisation de gestion de la destination, et méfiez-vous des gourous.

10. Ayez une stratégie photo pour les réseaux sociaux; par exemple, publiez une photo chaque jour.

La création d’un blogue de voyage

Sebastian Canaves, blogueur professionnel de voyages, a créé Off-The-Path il y a un an et demi. Plusieurs entreprises pourraient se servir de son modèle pour positionner leur blogue et faire rayonner leur contenu.

Au cours des six premiers mois

Point de départ de votre blogue: son nom et son slogan. Viennent ensuite l’enregistrement du nom de domaine, puis la création proprement dite de votre blogue et de son contenu. Pour commencer, trouvez votre voie:

  • personnalisez vos histoires;
  • positionnez-vous comme un expert dans votre niche.

CN_Strategies_blogues_ITB_image3Puis, attirez l’attention avec un titre accrocheur, préférablement simple et court pour plus d’efficacité. Les titres-chocs peuvent aussi être efficaces, mais il faut vous assurer de fournir des informations utiles par la suite afin de ne pas tromper les lecteurs.

Utilisez les médias sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram, Google+ et autres pour engager la conversation avec vos lecteurs à partir de liens sur votre blogue. Employez le même nom que votre blogue, si possible, car il fait partie de la «marque» que vous développez. De plus, cela permettra aux gens de vous trouver et de communiquer avec vous plus facilement. Encouragez-les à commenter vos messages. Démarrez la discussion, posez une question à votre auditoire ou créez un sondage. Répondez aux messages. La création d’un dialogue entre les lecteurs et vous améliore la qualité du blogue.

Soyez à jour. Gardez l’intérêt de vos lecteurs en publiant souvent, mais pas trop! Il peut s’avérer utile de créer un calendrier de rédaction incluant une liste de différents sujets et leur date de parution. N’oubliez pas les photos!

Évitez les qualificatifs et tournures excessifs comme «génial», «étonnant» ou «fascinant», et utilisez plutôt des éléments descriptifs. Faites appel aux cinq sens, au lieu de rédiger des déclarations enflammées.

Établissez un réseau de blogueurs. Communiquez. Échangez.

Les six mois suivants 

Établissez une stratégie de médias sociaux.

  • Facebook
    • Communiquez avec d’autres blogueurs et parlez les uns des autres;
    • Partagez du contenu original;
    • De temps en temps, invitez un ami à «aimer» votre page;
    • Ajoutez le lien vers votre profil Facebook à votre signature de courriel;
    • Donnez votre avis sur d’autres pages;
    • Créez un concours;
    • Ajoutez un bouton «J’aime» sur votre blogue.
  • Twitter
    • Créez un mot-clic (hashtag) invitant et clair;
    • Organisez votre communauté sous forme de liste;
    • «Suivez» des gens pertinents;
    • Partagez des «gazouillis» agréables et intéressants pour vos lecteurs;
    • Faites la promotion de votre compte Twitter sur d’autres réseaux et blogues;
    • Participez à des discussions sur les voyages comme #ttot (Travel Talk On Twitter), #traveltuesday ou parlez de vos initiatives sur le développement durable (#mardiDD).

À vous de jouer! Et soyez patients si les gens ne répondent pas à vos messages immédiatement. Il faut du temps pour obtenir une bonne visibilité sur Internet!

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Produits et activités

L’industrie des spas fait peau neuve

Quelques grandes tendances pour 2013

Le tourisme de bien-être et de santé a été l’un des sujets de discussion au congrès ITB-Berlin 2013, qui a eu lieu du 6 au 8 mars 2013. Susie Ellis, présidente de SpaFinder Wellness, y a présenté les grandes tendances de l’industrie des spas. En voici quelques-unes:

1. Hôtels «santé»

De nos jours, 40% des touristes accordent une grande importance à la santé lorsqu’ils voyagent. Selon un sondage de Hilton Hotels & Resorts mené en 2012 auprès de 6000 répondants à travers les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Chine, près de la moitié des sondés affirment que la présence d’un spa constitue un facteur important dans le choix d’un hôtel. Les hôteliers doivent en tenir compte et sortir leur salle de gym ou leur spa du sous-sol où ils les ont traditionnellement confinés. Plusieurs l’ont compris et cette tendance aux hôtels plus «sains» combine spa, remise en forme, saine alimentation et sommeil de qualité.

Des chaînes hôtelières bien établies, comme Westin, définissent (ou redéfinissent) leur image autour du bien-être: lits et spas «Heavenly», plats santé SuperFoodsRx et séances d’entraînement avec concierge de course.

D’autres créent de nouvelles marques. En 2014, le groupe Intercontinental se prépare à dévoiler à New York son label «tout-bien-être», EVEN, et à ouvrir 100 propriétés supplémentaires dans les cinq années subséquentes. La marque promeut une vie en santé: saine alimentation, exercice et repos.

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2. Massages axés sur la «pleine conscience» du corps et de l’esprit

Pour contrer le stress, la prochaine décennie fera appel à la «pleine conscience», soit l’attention particulière au moment présent. Les spas mettront l’accent sur le bien-être physique, émotionnel et psychologique de leurs clients à l’aide de programmes de méditation et de massages utilisant des techniques de respiration et de visualisation. One Wellness and Spa, de Canmore en Alberta, figure parmi les premiers spas à offrir des massages «pleine conscience» dans son programme Pathways to Engagement.

3. Concepts basés sur un plus grand contact avec la terre

La connexion du corps à la terre, notamment par le biais de la marche pieds nus, réduit les maladies et la douleur tout en favorisant le sommeil; voilà les conclusions des experts. Les spas se tournent vers des façons créatives et émouvantes de ré-immerger leurs clients dans l’environnement naturel:

  • spas dans les arbres (Hidden Pound, Kennebunkport);
  • spas «va-nu-pieds»;
  • massages sur la plage;
  • spas éphémères érigés dans des tentes en pleine nature (Moat Spa, Wales).

Finis les chants d’oiseaux préenregistrés, bienvenue dans la vraie nature.

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4. Ayurveda et autres techniques anciennes

CN_Tendances_SPAS_image3Une philosophie de vie saine figure à la base de cette médecine holistique traditionnelle indienne qu’est l’Ayurveda. Les spas procureront de plus en plus d’expériences authentiques de bien-être avec un look résolument à l’ancienne, comme ces bains thermaux publics de style romain à l’Aire Ancient Baths, à New York (voir l’image).

5. Bien-être pour tous

L’industrie changera de cap: un peu moins de soins de luxe et un peu plus de bien-être pour tous, incluant les bébés, les personnes âgées et les handicapés. Plus de spas offriront un accès pour les personnes à CN_Tendances_SPAS_image4mobilité réduite, comme des portes extra larges pour accueillir les fauteuils roulants; des lits hydrauliques qui peuvent être abaissés et relevés; des ascenseurs et des rampes au lieu de marches; et des douches et saunas accessibles. Certaines techniques de massage sont spécifiquement conçues pour les aînés comme dans les établissements du Massage Envy Spa, aux États-Unis, ou pour soulager la douleur comme le Watsu (contraction de Shiatsu et water), un massage Shiastsu dans l’eau.

6. Menus «beauté» pour hommes

Le marché des soins corporels et des cosmétiques masculins est en pleine explosion. Les hommes représentent un segment important de la clientèle des spas, surtout dans les hôtels urbains et ceux qui s’adressent aux voyageurs d’affaires, où la répartition entre les sexes se rapproche du 50/50. Les spas tablent sur cette tendance en créant des menus «beauté» pour hommes: soins de la peau, pedi et manu cures, épilation à la cire, voire même injection de Botox® ou chirurgie. L’un des précurseurs, Nickel, un spa pour hommes seulement, possède des succursales dans les plus grandes villes du monde, soit Londres, Paris, San Francisco et New York.

Une demande multigénérationnelle

Une étude de Berkeley Young and Young Strategies, citée par Hilton Hotel & Resort dans un document sur les tendances mondiales dans les spas, rapporte que l’utilisation des spas varie selon la génération:

  • La génération silencieuse (née entre 1925 et 1942)

La génération silencieuse est traditionnelle dans son approche des spas. Elle recherche la qualité des soins et des interactions avec les gens. Elle demeurera fidèle aux marques et aux individus qui leur prodigueront des soins personnalisés.

Cette génération de consommateurs est en grande partie locale et sa loyauté peut soutenir le secteur hôtelier lors des baisses d’achalandage. Les spas n’attireront pas cette clientèle par des campagnes de médias sociaux ou des infolettres, mais par un marketing personnalisé, comme des appels de suivi et des notes de remerciement.

  • Les baby-boomers (nés entre 1943 et 1960)

Les baby-boomers constituent l’un des principaux moteurs de croissance de l’industrie des spas. En fait, 67% d’un groupe de 160 agents de voyages interrogés par SpaFinder Wellness à la fin 2012 ont rapporté que les baby-boomers constituent le segment de clientèle le plus enclin à réserver un séjour dans un spa. L’industrie tente donc d’affiner ses offres pour répondre aux besoins de ces clients.

  • La génération X (née entre 1961 et 1981)

Technophile, telle est la génération X! Cette dernière vit et affiche son quotidien sur Internet. Il en va de même pour ses expériences en spa qui sont abondamment divulguées, examinées et commentées en ligne. D’ailleurs, les membres de cette génération sont avisés en ce qui a trait à l’utilisation des spas et l’industrie doit être prête à répondre à des questions précises et pointues sur leurs offres. La génération X est plutôt sceptique et critique quant aux bienfaits des traitements et des services. Il faut donc lui fournir des preuves de leur efficacité. En outre, la génération X est respectueuse de l’environnement et elle examinera la consommation d’énergie et d’eau, dans sa décision de recevoir des soins dans un spa.

  • La génération Y (née entre 1982 et 2000)

Les Y sont généralement bien informés, ils aiment acheter et profiter de la vie. Ce groupe envisage le spa comme une nécessité du quotidien et ose essayer les nouveautés. Plus que toute autre génération, celle-ci est axée sur des résultats immédiats. Le marketing doit mettre l’accent sur les tendances, les traitements et les services qui procurent des résultats instantanés. L’industrie doit garder un œil attentif sur cette génération, car elle façonnera les tendances spa des prochaines années.

Le Québec n’est pas en reste en ce qui a trait à l’offre des spas. De multiples expériences se vivent tant dans des spas urbains qu’en pleine nature: bains nordiques, soins corporels ou esthétiques, massothérapie, soins pour enfants, pour femmes enceintes, aromathérapie, cures d’alimentation, entraînement privé, méditation, yoga, avec ou sans hébergement, la liste est longue et prouve l’intérêt des établissements québécois de suivre les grandes tendances de l’industrie!

Sources:

− Bô, Daniel. «L’hôtel Yves Rocher, la vie au naturel», influencia.net, 20 mars 2013.

− Ellis, Susan. «Latest Global Data. Future Trends», présentation dans le cadre d’ITB-Berlin, 7 mars 2013.

− Dowling, Aoife. «SpaFinder survey: two thirds of travel agents report growth for spa travel», spaopportunities.com, 13 mars 2013.

− Hilton Hotels & Resorts. «Blue paper: Emerging global spa trends», juillet 2012.

− Spas Finder Wellness. «2013 Trend Report: Top 10 Global Spa & Wellness Trends Forecast, 2013.

Sites Internet:

Aire Ancient Baths

Alliance spa relais santé

Hidden Pound

Massage Envy Spa

Moat Spa

Nickel Spa New York

One Wellness and Spa

Thermae Bath Spa

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Tendances

L’authenticité: le point de vue du visiteur

Une étude de PGAV Destination, spécialiste en développement stratégique en tourisme, explore l’authenticité dans les attraits. Bien qu’il s’agisse d’un concept plutôt difficile à définir, parce qu’il peut être perçu différemment par chacun, la plupart (80%) des visiteurs soulignent qu’ils aiment découvrir des lieux qui sont authentiques. Mais au juste, qu’est-ce que l’authenticité?

Pour être qualifiée d’authentique, une expérience doit posséder cinq caractéristiques distinctes; elle doit être:

  1. unique: originale, artistique, inventive, spontanée;
  2. réelle: en lien avec l’histoire, la nature;
  3. humaine: sincère, digne de confiance;
  4. non commerciale: simple, pas fausse, pas clinquante, pas axée sur le «faire de l’argent à tout prix»;
  5. sociale ou émotionnelle: permet de se sentir proche de sa famille ou de ses amis.

Les visiteurs d’attraits mentionnent qu’à leurs yeux, les meilleurs exemples d’authenticité se trouvent dans des lieux où un événement réel — historique — s’est déroulé (68%) et dans des espaces naturels intouchés par l’Homme (53%). Ils soulignent aussi les attraits, sites ou lieux qu’on ne trouve nulle part ailleurs (34%) (voir le graphique 1). Le lien émotionnel semble également important puisque plus de 4 visiteurs sur 10 ont indiqué que cet aspect de l’expérience la rendait plus authentique.

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Bien que les voyageurs préfèrent les «vrais» attraits, cela ne les empêche pas de visiter toutes sortes d’attractions pour leurs vacances familiales. Plus de la moitié de ceux qui indiquent préférer des expériences réelles/authentiques ont visité un parc thématique (54%), un casino (50%), un musée (61%), un zoo (61%) ou un aquarium (58%).

Une grande majorité (81%) des visiteurs qui ont vécu des expériences authentiques lors de leurs vacances ont affirmé que ces expériences les ont amenés à voir la destination de manière plus favorable (25%) ou beaucoup plus favorable (56%). De plus, ces visiteurs ont une meilleure perception des destinations qu’ils considèrent «authentiques», ils en tirent une plus grande satisfaction et sont plus enclins à y retourner. Être authentique: voilà une bonne manière de fidéliser sa clientèle!

Source:

PGAV Destinations. «Real Potential. The Power of Authenticity to Reposition Your Destination», 2009.

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Gestion Marketing

Les programmes de fidélisation entrent dans l’univers numérique

Popularité des programmes de fidélisation

, et la moitié de ceux qui en possèdent n’utilisent pas leurs points. Une autre enquête menée par Deloitte auprès de 4000 répondants mentionne qu’un voyageur sur quatre effectue plus de 75% de ses séjours dans sa chaîne d’hôtels préférée. L’une des conclusions importantes de cette étude est par ailleurs que les membres des programmes de fidélité ne resteront pas nécessairement fidèles à l’hôtel. Étonnamment, 65% des personnes interrogées ont déclaré avoir voyagé dans au moins deux chaînes d’hôtels différentes au cours des six derniers mois. Seulement 20% ont effectivement mentionné que leur loyauté envers un hôtel était une grande priorité pour eux. Le problème des programmes de fidélisation est qu’ils perdent leur attrait avec le temps.

Tous secteurs et industries confondus (aérien, hôtellerie, location de voiture, casinos, vente au détail, etc.), près du tiers des répondants (31%) adhèrent à un seul programme de fidélisation; dans le secteur hôtelier, c’est une personne sur quatre. Cette donnée est corroborée par une autre enquête, réalisée cette fois-ci par Coach Omnium en mai 2012 auprès de 802 voyageurs français et étrangers. Elle montre qu’à peine 22% des clients d’hôtels ont au moins une carte de fidélité de chaîne dans leur portefeuille, tandis qu’ils sont plus du double à potentiellement pouvoir en demander une, car ils fréquentent suffisamment souvent les hôtels. Et encore, parmi ces détenteurs de cartes de fidélité, 50% déclarent les utiliser seulement de temps en temps, voire jamais! Peut-être est-ce dû au fait que plus d’un consommateur sur deux ne se sent pas privilégié en adhérant à un programme de fidélisation! Paradoxalement, ces programmes sont considérés comme relativement importants dans le choix d’un hôtel.

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Certains attributs sont particulièrement importants pour le voyageur, lorsqu’il choisit un programme de fidélisation, notamment:

  • la facilité d’échanger et de gagner des points;
  • la valeur de rachat par point;
  • le choix d’hôtels de la chaîne.

Fidélisation 2.0 ou l’art de la dématérialisation

La forme de la carte de fidélité a bien évolué avec le temps, allant de points à collectionner à la carte magnétique, en passant par les tampons et la carte avec code-barres. Aujourd’hui, la technologie s’est emparée de la carte de fidélité au point où on peut se demander si la fidélisation devrait passer par le Web, les téléphones intelligents et les réseaux sociaux. En France, un consommateur sur deux se dit prêt à utiliser son mobile comme support à un programme de fidélité, et près des deux tiers (61%) croient que le mobile pourrait remplacer la carte de plastique.

Selon plusieurs experts de la distribution, la carte de fidélité sur cellulaire favorise l’expérience client et réduit le coût d’un contact, les objectifs étant que la carte soit en permanence dans la poche des clients, ce qui en favorise l’usage. Les détenteurs d’une telle carte seraient aussi «plus actifs».

Trois possibilités s’offrent aux entreprises, soit:

  • intégrer leur carte de fidélité dans leur application mobile;
  • créer une application mobile consacrée uniquement au programme de fidélisation, comme l’a fait le groupe Carlson Rezidor avec son application Club Carlson. Ainsi, ses membres peuvent échanger leurs points pour des séjours dans les divers établissements de la chaîne à partir de leur téléphone intelligent ou de leur tablette numérique;
  • ajouter la carte de fidélité dans un «porte-cartes électronique», comme le Passbook d’Apple, ou encore FidMe ou Fidall, qui permettent aux consommateurs de rassembler différentes cartes en une seule application, et d’en multiplier les usages en tirant parti de la géolocalisation. Ainsi, la carte de fidélité numérique permet aux entreprises de mieux comprendre les attentes et préférences des clients pour leur proposer des offres ciblées et adaptées à leurs envies.

Le rôle des réseaux sociaux dans la fidélisation des clientèles

Les médias sociaux peuvent servir à fidéliser la clientèle. On peut repérer, parmi les détenteurs de la carte de fidélité, ceux qui sont présents sur les réseaux sociaux et leur attribuer une note «relationnelle», non liée aux achats, mais plutôt à la quantité de «j’aime», de tweets ou au nombre de fois où le client parlera de la marque. Ainsi, il devient possible de les toucher au moyen d’un programme consacré aux ambassadeurs et inhérent au système de fidélisation.

L’exemple des hôtels-casinos Venetian et Palazzo

Le programme du Venetian et du Palazzo recrute les abonnés de ces deux casinos sur Twitter. Il les invite à agir en tant que «représentants commerciaux indépendants»: plus ils «gazouillent» sur les offres des établissements (et donc plus augmente le nombre de gens qui voient leurs tweets), plus ils accumulent des points échangeables contre des biens, des services et des séjours. De plus, si quelqu’un achète l’offre après en avoir entendu parler par un abonné, ce dernier recevra encore plus de points.

L’exemple d’Accor

CN_Programmes_de_fidélisation_numériques_image3Depuis décembre 2011, les membres du Club Accordhotels peuvent cumuler des points en se connectant sur Facebook pour se géolocaliser dans les hôtels et ainsi décrocher des badges ou des points crédités sur leur compte. La nature variée de ces badges incite les joueurs à les collectionner en diversifiant leurs enregistrements, et leur permet ainsi d’obtenir les récompenses qui y sont associées.

 

L’exemple d’Air Estonie

Membre de Star Alliance, Estonian Air a créé AirScore, un programme qui vise à récompenser les ambassadeurs de la marque sur les réseaux sociaux, plus particulièrement sur Facebook. Nul besoin d’être client ou de prendre l’avion pour accumuler des points. Il suffit d’accéder à l’application Facebook AirScore et de s’enregistrer pour devenir ambassadeur. Les points se gagnent par le partage de leurs vidéos publicitaires, de leurs questionnaires et de leurs actualités. Ces points permettent aux ambassadeurs d’obtenir des réductions sur des vols de la compagnie. Cette dernière a aussi pour objectif de mieux faire connaître l’Estonie et incite ses fans à partager sur leur mur des événements se déroulant dans le pays. Les ambassadeurs peuvent aussi profiter d’avantages pour visiter des lieux touristiques d’Estonie.

Cette nouvelle génération de programmes va-t-elle permettre aux entreprises de restructurer leurs offres, de diversifier leur proposition ou d’en augmenter la valeur et, donc, de dynamiser leurs programmes afin de renforcer les liens qu’elles ont avec leurs clients et de redonner de la valeur et de l’attrait à leurs programmes de fidélisation? Des tendances à suivre, assurément…

 

Sources:

− Coach Omnium. «Les programmes et cartes de fidélité des chaînes hôtelières», coachomnium.com, 2012.

− Accor, communiqué de presse. «Le Club Accorhotels se dématérialise!», 14 décembre 2012.

− Deloitte. «Customer Loyalty in the Hotel Industry», janvier 2013.

− Deloitte. «A Restoration in Hotel Loyalty. Developing a blueprint for reinventing loyalty programs», janvier 2013.

− Figenwald, Sophie. «Récompenser la fidélité 2.0?», Le Blog de Sophie Figenwald, 25 avril 2012.

− Leurent, Pierre-Olivier. «La dématérialisation de la fidélisation entraîne-t-elle une plus forte fidélisation des clients?», le-social-media-manager.fr, 10 février 2011.

− Market Wire. «The Venetian and The Palazzo Las Vegas Launch New Social Rewards Program», marketwire.com, 13 septembre 2010.

− Remi-Beaucé, Nathalie. «Les cartes de fidélité rendent-elles fidèles ? 10 réponses du sondage exclusif», journeedelafidelite.blogspot.fr, 24 avril 2011.

− Remi-Beaucé, Nathalie. «Dématérialisation des programmes de fidélisation: 2012, le point de bascule», journeedelafidelite.blogspot.fr, 24 avril 2012.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

À Rio, la techno est coulée dans le béton

Créative, Rio de Janeiro allie le moderne à l’ancien avec ses tout nouveaux codes-barres 2D (QR codes) faits de pierres noires et blanches intégrées aux trottoirs en mosaïque, symboles de la municipalité. Une fois lus par un dispositif mobile (cellulaire ou tablette), ces codes renvoient à un site Internet qui offre aux visiteurs des informations touristiques sur les lieux environnants ainsi qu’une carte de la zone. La Ville prévoit installer une trentaine de ces codes, entre autres sur les plages et les sites historiques. Une idée pour nos quartiers historiques québécois.

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Source: Associated Press/Silvia Izquierdo

Source:

–          Travel Industry Today. «Bar codes built into Rio sidewalks help visitors», 28 janvier 2013.

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Customer segments

The growing solo travel market

Solo travellers come in all different types and the Quebec tourism industry must adapt to attract this booming clientele. Although solo tourists obviously travel alone, they often travel in groups, as contradictory as this may seem. In fact, many travel specialists (tour operators and DMOs) are noticing that solo travellers wanting to experience new places with other people who share their interests now constitute a larger proportion of their group clientele.

Single travellers are a growing market segment. More and more people are single by choice at various stages of life because of marrying later, getting divorced, losing a spouse, etc., contributing to the rise in one-person households:

  • one-person households account, on average, for 35% of all households in developed countries
  • in Finland and Norway, this average is about 40% (2011)
  • in the Netherlands, it is 37% (2011)
  • in the United States (27% in 2010) and United Kingdom (29% in 2011), the percentages are similar to that in Canada (28% in 2011)
  • in Quebec, the proportion of one-person households is 32% (2011)

Definitions, characteristics and behaviour of solo travellers

A solo traveller is, by definition, a person travelling alone… but not always! According to Statistics Canada, a person is considered to be « travelling alone » if not accompanied by another member of the same household; for example, people travelling with friends or in a group are considered solo travellers if they are unable to provide any information on the expenditures and activities of the people accompanying them.

With this in mind, researchers from the University of St. Gallen in Switzerland have identified four categories of solo travellers:

  • single-solo: live alone and travel alone
  • single-group: live alone, but travel in a group of more than six people
  • collective-solo: live in a multi-person household, but travel alone
  • collective-group: live with others, but travel without them in a group of more than six people

Here are some characteristics of these different categories (see Table 1):

  • single people travelling alone or in a group are primarily older women, while those in the other two categories are primarily young men
  • solo travellers tend to take shorter trips than other travellers, with the exception of the collective-solo category
  • preferred type of accommodation:
    • with friends or family (single-solo)
    • vacation homes (collective-solo)
    • hotels (the other two segments)
  • type of trip:
    • visits with family and friends (single-solo)
    • city and shopping trips as well as cruises and beach holidays (collective-solo)
    • sightseeing tours (single-group)
    • events and sports vacations (collective-group)
  • The two categories of solo travellers who travel in groups (collective and single) look for travel information from friends and family as well as promotional materials from tour operators

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More and more individual travellers are visiting Quebec

In this section, we have chosen to examine only individuals travelling alone, not in a group of any kind.

In 2010, Canadians who travelled alone in Quebec made nearly three million leisure person-trips of one or more nights, accounting for 34% of all stays. Note that Quebeckers made up 83% of these solo travellers.

Of the Americans who made a leisure trip to the province, only 13% travelled alone in 2011. Maine residents travelled alone the most often in the province, representing 20% of all lone American visitors. However, the number of potential visitors is much larger. In fact, according to the Office of Travel and Tourism Industries, 38% of the Americans who travelled overseas in 2011 for leisure and to visit family and friends did so alone.

On average, one out of five leisure visitors from the top European tourist-generating countries who visited Quebec for one or more nights in 2011 travelled alone, while among Chinese and Brazilian tourists, these visitors made up the majority, or 60%.

Finally, from 2006 to 2011, the number of solo travellers from overseas and the U.S. recorded very strong growth (21% and 55%), while total arrivals fell. This was particularly remarkable in the case of American travellers (see Table 2).

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Examples of market adaptation

Many tour operators such as Abercrombie & Kent, a company specialized in luxury travel and safaris, have eliminated supplements for solo travellers or reduced such fees by 50 to 75%. Other companies offer to find their solo clients a roommate and then reduce their rate by 50%.

Many cruise lines have also done away with the single supplement or reduced it for certain cabin categories — often the least expensive — or specific destinations. In 2010, Norwegian Cruise Line (NCL) was the first to offer 128 studio-style cabins for solo travellers at no extra cost on the Norwegian Epic. It also created a lounge area designed especially for solo travellers to socialize. These individual cabins have been so successful that NCL has decided to offer another 59 studios on the Norwegian Breakaway, which sets sail in May 2013.

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Source: Norwegian Cruise Lines, Studio for solo cruise traveller

Tour operators like Singles Travel International have created a social network where solo travellers of all stripes can do things like share their interests, favourite activities and destinations visited and meet potential travel partners. Airlines such as Air Baltic, KLM and Malaysia Airlines and new applications (SeatID,

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Planely, Facebelt) enable solo travellers to select a seatmate based on their social network profile. Others, like Maiden Voyage, are a network of for female business travellers who would like to network and socialize at their destination. How will you take steps to attract this clientele?

 

Sources:

– Fox, Jena Tesse. « Travel for One » Travel Agent Central, February 15, 2012.

– Laesser, Christian, Pietro Beritelli and Thomas Bieger. « Solo travel: Explorative insights from a mature market (Switzerland), » Journal of Vacation Marketing, Vol. 15, no. 3, p. 217- 227.

– Légaré, Odile. « Perspectives démographiques 2006-2056 et logement: un aperçu » Habitation Québec; Le bulletin d’information de la Société d’habitation du Québec, Vol. 4, no. 4, Summer 2010.

– Lenhart, Maria. « Solo Travel is booming and suppliers are responding » Travelmarketreport, October 20, 2011.

– Office of Travel and Tourism Industries. « Profile of U.S. Travelers Visiting Overseas Destinations: 2011« 

– Statistics Canada. « Canadian households in 2011: Type and growth. Families, households and marital status, 2011 Census of Population » September 2012.

– Statistics Canada. « International Travel Survey » and « Travel Survey of Residents of Canada, » 2007 to 2011.

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Segments de clientèles

Dévouées, sociables et influentes: faites connaissance avec les PANKs

La PANK nord-américaine dépense largement pour l’enfant chéri

Après les Yuppies (Young Urban Professionals) et les DINKYs (Dual Income, No Kids Yet), saluons l’arrivée des PANKs (Professional Aunt, No Kids) dans l’univers de la consommation et du marketing. Comme leur nom l’indique, sans en avoir elles-mêmes, ces femmes entretiennent une relation particulière avec un enfant, que ce soit par parenté ou autre. Elles sont tantes, cousines, marraines, voisines ou amies de la famille. Dans les faits, une Nord-Américaine sur cinq appartient à cette catégorie de femmes, soit environ 23 millions de personnes, selon une récente étude conjointe de KRC Research et de la firme de relations publiques Weber Shandwick. Les PANKs dépensent neuf milliards de dollars américains par année, soit près de 400 USD en moyenne chacune pour leurs neveux, nièces ou tout autre enfant avec qui elles maintiennent un lien affectif important; elles méritent donc toute notre attention!

Quelques caractéristiques de la PANK moderne

L’enquête de KRC Research, réalisée auprès de 2000 femmes a permis de circonscrire certains traits communs aux PANKs, qui nous donnent la possibilité de mieux saisir leur importance. En voici quelques-uns:

1. Profil sociodémographique

  • Elles sont relativement jeunes: 36 ans en moyenne, et 56% ont moins de 35 ans;
  • Elles sont célibataires et n’ont jamais été mariées (52%);
  • Elles sont urbaines (34%) ou banlieusardes (49%);
  • Elles ont un bon pouvoir d’achat et un revenu discrétionnaire alléchant;
  • Elles dépensent plus que la moyenne pour offrir des cadeaux aux enfants qui sont importants dans leur vie.

2. Influentes. Les PANKs exercent un ascendant et influencent les décisions d’achat tant des enfants que de leurs parents. Environ les deux tiers des PANKs (67%) mentionnent que leurs amis recherchent leurs conseils sur un large éventail de sujets et les consultent avant d’effectuer leurs achats. Cette proportion est plus élevée que chez les femmes en général (60%). Elles recommandent facilement des produits ou des services par l’intermédiaire des réseaux sociaux.CN_PANK_Image1

3. Bien branchées et adeptes des médias sociaux. Ces femmes comptent plusieurs amies de différents horizons – âges, revenus et styles de vie – dans leur cercle rapproché, avec qui elles échangent abondamment sur les médias sociaux (13,4 heures par semaine). Elles se servent également de ces plateformes (voir le graphique 1) pour rester en contact avec les enfants qui font partie de leur vie.

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4. Actives dans le partage de l’information. Elles le font pour une vaste gamme de produits et services, dont les vacances et les voyages (77%).

5. Avisées. Les PANKs ne prennent pas leurs décisions d’achat à la légère. Elles se basent sur des avis et des recommandations (59%) provenant de sites Web de commentaires, mais aussi de leurs connaissances par l’intermédiaire des médias sociaux, en personne, par téléphone ou par courriel. D’ailleurs, leur famille et leur cercle d’amis intimes constituent les sources d’information les plus influentes. Les PANKs sont également plus réceptives que les femmes en général à l’opinion d’experts, de journalistes et de blogueurs (voir le graphique 2).

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6. Engagées dans leur communauté. Les PANKs sont beaucoup plus susceptibles que la moyenne des femmes de s’impliquer dans les services à leur communauté, d’effectuer du travail philanthropique ou des activités bénévoles.

Et le tourisme, dans tout ça?

Près de la moitié des PANKs interrogées dans l’enquête ont mentionné aimer voyager avec les enfants qui font partie de leur vie, car il s’agit là d’une occasion pour elles d’enrichir le lien qu’elles entretiennent avec eux. Certains produits semblent mieux adaptés à cette catégorie de voyageuses; par exemple, les croisières et les séjours multigénérationnels (lire aussi: Les voyages multigénérationnels: une tendance qui s’accentue), qui incluent des activités et des services que les adultes et les enfants peuvent apprécier ensemble: parc d’attraction, zoo, musée interactif (lire aussi: Quand les musées font la cour aux familles), centre de villégiature ou de plein air, sports aquatiques, etc. La création d’offres promotionnelles incluant un tarif «un adulte, un enfant» plutôt que le traditionnel «deux adultes, deux enfants» pourrait certainement attirer les PANKs.

Nous l’avons vu, ces femmes sont très à l’aise avec la technologie numérique. Elles sont présentes sur les médias sociaux, recherchent des commentaires en ligne, «aiment» les pages d’entreprises, lisent des blogues, regardent des vidéos. Elles font confiance aux recommandations en ligne plus qu’à leur propre intuition. Il importe donc qu’un contenu particulier soit créé pour ces plateformes sociales, où leur relation privilégiée avec les enfants serait mise en évidence; les PANKs sont en effet très fières de leur engagement auprès d’un jeune. De plus, il serait intéressant de solliciter leur fibre communautaire en mettant de l’avant les actions de responsabilité sociale des entreprises, pour ainsi construire leur réputation auprès de cette importante clientèle.

 

Sources:

– Godwin, Nadine. «The PANK market a promising one in multigenerational travel», Travel Weekly, 8 janvier 2013.

– Weber Shandwick et KRC Research. «The Power of the PANK», janvier 2013.

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Segments de clientèles

Les voyageurs en solo arrivent en masse!

Les voyages en solo sont pluriels, ils se déclinent de diverses manières et l’industrie touristique québécoise doit s’adapter pour conquérir cette clientèle en constante progression. Le touriste solo voyage seul, c’est une évidence! Mais on peut aussi voyager seul… en groupe, même si cela semble contradictoire. En fait, de nombreux spécialistes (voyagistes et réceptifs) constatent qu’une part de plus en plus importante de leur clientèle de groupe est formée de voyageurs seuls qui souhaitent vivre leurs expériences avec d’autre gens partageant les mêmes intérêts.

Les voyages individuels représentent un segment de marché en croissance. Être célibataire constitue de plus en plus un choix et cela advient à différentes étapes de la vie: mariages tardifs, divorces, veuvage, etc. Ainsi, on assiste à une augmentation du nombre de ménages constitués d’une seule personne dans la population:

  • en moyenne, 35% des ménages des pays développés sont constitués d’une seule personne;
  • en Finlande et en Norvège, cette moyenne atteint environ 40% (2011);
  • aux Pays Bas, 37% (2011);
  • aux États Unis (27% en 2010) et au Royaume-Uni (29% en 2011), les proportions étaient semblables à celles observées au Canada (28% en 2011).
  • au Québec, 32% des ménages sont composés d’une seule personne (2011).

Définitions, caractéristiques et comportement du voyageur en solo

Un voyageur en solo est, par définition, une personne qui voyage seule… mais pas toujours! Selon Statistique Canada, une personne est considérée comme «voyageant seule» si elle n’est pas accompagnée d’une autre qui fait partie du même ménage qu’elle; par exemple, si elle effectue un voyage avec des amis ou en groupe ou encore, si elle n’est pas en mesure de donner de renseignements sur les dépenses et les activités des personnes qui l’accompagnent.

C’est dans cet esprit que des chercheurs de l’Université de St-Gallen, en Suisse, ont identifié quatre catégories de voyageurs en solo (voir le tableau 1), soit les:

  • célibataires-solo: vivent et voyagent seuls;
  • célibataires-groupes: vivent seuls, mais voyagent en groupe de plus de six personnes;
  • pluri-solo: n’habitent pas seuls, mais voyagent seuls;
  • pluri-groupes: vivent avec d’autres, mais voyagent sans eux en groupe de plus de six personnes.

Voici quelques-unes de leurs caractéristiques (voir le tableau 1):

  • les célibataires voyageant seuls ou en groupe sont majoritairement des femmes plutôt âgées, alors que les autres sont des hommes jeunes;
  • la durée de voyage des solos tend à être plus courte que celle des autres voyageurs, sauf dans le cas de la catégorie pluri-solo;
  • les modes d’hébergement préférés sont:
    • chez des amis ou des parents (célibataire-solo)
    • la résidence de vacances (pluri-solo)
    • l’hôtel (les deux autres segments);
  • les types de séjours sont les suivants:
    • visites de parents ou d’amis (célibataire-solo)
    • séjours urbains ou de magasinage ainsi que des croisières ou des escapades dans des destinations ensoleillées (pluri-solo)
    • circuits ou sightseeing (célibataire-groupe);
    • événements et vacances sportives (pluri-groupe);
  • Les deux catégories de voyageurs solo qui voyagent en groupe (pluri et célibataires) comptent sur les informations fournies par leurs parents et amis ainsi que sur le matériel promotionnel imprimé par les voyagistes pour obtenir des renseignements

CN_Voyageurs_Solos_tableau1

De plus en plus de voyageurs individuels visitent le Québec

Dans cette partie de l’analyse, nous avons choisi de considérer uniquement les voyages dont le groupe est constitué d’une seule personne.

En 2010, les Canadiens qui ont séjourné seuls au Québec ont effectué près de trois millions de voyages-personnes d’une nuit et plus dans un but d’agrément, ce qui représentait 34% de tous les séjours. Notons que les Québécois constituent 83% de ces voyageurs en solo.

Parmi les Américains qui ont effectué un voyage d’agrément dans la province, seulement 13% sont venus seuls en 2011. Ce sont les résidants du Maine qui voyagent le plus en solo dans la province, soit 20% de ces Américains. Pourtant, le potentiel de visiteurs est beaucoup plus vaste. En effet, selon l’Office of Travel and Tourism Industries, 38% des Américains ayant voyagé outre-mer dans un but d’agrément et de visiter des parents et des amis en 2011 l’ont fait seul.

En moyenne, un visiteur sur cinq en provenance des principaux pays émetteurs européens ayant visité le Québec une nuit ou plus dans un but d’agrément voyageait en solo en 2011, alors que dans le cas des touristes chinois et brésiliens, il s’agissait de la majorité, soit 60%.

Enfin, entre 2006 et 2011, le nombre des voyageurs en solo internationaux a enregistré une forte croissance (55% et 21%) alors que les arrivées totales, elles, diminuaient. Ceci est particulièrement remarquable dans le cas des voyages des Américains (voir le tableau 2).

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Exemples d’adaptation au marché

Plusieurs voyagistes tels que Abercrombie & Kent, compagnie spécialisée dans les voyages de luxe et les safaris, ont éliminé les suppléments pour les voyageurs en solo ou encore ont diminué les frais additionnels de 50 à 75%. Certaines autres proposent à leurs clients en solo de leur trouver un compagnon de chambre et baissent alors leur tarif de 50%.

De nombreuses compagnies de croisières ont elles aussi abandonné les surcharges pour les croisiéristes en solo ou diminué ces suppléments pour certaines catégories de cabines —souvent les moins chères — ou vers des destinations prédéfinies. En 2010, Norwegian Cruise Line (NCL) fut la première à offrir 128 cabines de style studio pour les voyageurs en solo sur son navire Epic, le tout sans supplément. Elle a également créé une section réservée aux voyageurs en solo afin qu’ils puissent s’y retrouver. En raison du succès remporté avec ces cabines individuelles, NCL a décidé de proposer 59 cabines individuelles sur le Norwegian Breakaway, qui prendra le large en mai 2013.

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Des voyagistes tels que Singles Travel International ont créé un réseau social où les voyageurs en solo de tous les horizons peuvent échanger sur leurs intérêts, leurs activités préférées, les destinations visitées; rencontrer des partenaires potentiels de voyage, etc. Des compagnies aériennes comme Air Baltic, KLM et Malaysia Airlines et de nouvelles applications (SeatID,

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Planely, Facebelt) permettent aux touristes en solo de choisir leur voisin de siège en fonction de leur profil «social». D’autres, tels que Maiden Voyage, proposent tout un réseau aux femmes d’affaires qui souhaitent se rencontrer et socialiser une fois à destination. Et vous, comment comptez-vous vous y prendre pour attirer cette clientèle?

Analyse écrite avec la collaboration de Camille Derelle.

 

Sources:

– Laesser, Christian, Pietro Beritelli et Thomas Bieger. «Solo travel: Explorative insights from a mature market (Switzerland)», Journal of Vacation Marketing, vol 15, no 3, p. 217- 227.

– Légaré, Odile. «Perspectives démographiques 2006-2056 et logement: un aperçu», Habitation Québec – Le bulletin d’information de la Société d’habitation du Québec, volume 4, numéro 4, été 2010.

– Lenhart, Maria. «Solo Travel is booming and suppliers are responding», Travelmarketreport, 20 octobre 2011.

– Office of Travel and Tourism Industries. «Profile of U.S. Travelers Visiting Overseas Destinations : 2011».

– Statistique Canada. « Enquête sur les voyageurs internationaux » et « Enquête sur les voyages des résidents canadiens », 2007 à 2011.

– Statistique Canada. «Les ménages canadiens en 2011 : genre et croissance. Familles, ménages et état matrimonial, Recensement de la population de 2011», septembre 2012.

– Tesse Fox, Jenna. «Travel for One», Travel Agent Central, 15 février 2012.