Catégories
Produits et activités

La pratique de la motoneige au Québec : état des lieux

 

Alors que la clientèle de motoneigistes américains déserte les sentiers québécois, des campagnes promotionnelles pour faire découvrir l’activité aux néophytes ainsi que des forfaits de location comprenant un encadrement sécuritaire s’avèrent intéressants.

 

 

 

Les clientèles potentielles canadienne et américaine

Selon l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA), il y avait 1,4 million de motoneiges enregistrées aux États-Unis en 2012, dont près du quart dans les bassins naturels du Québec que sont la Nouvelle-Angleterre et l’Atlantique Centre. Au Canada, on comptait un peu plus de 593 000 véhicules enregistrés; le Québec occupait le premier rang (29%), suivi de l’Ontario (25%) et de Terre-Neuve (17%).

Selon un sondage du Print Mesurement Bureau (PMB) de l’automne 2012, 1,1 million de Canadiens ont déjà pratiqué la motoneige. De ce nombre, 340 000 Québécois et 386 000 Ontariens de 12 ans et plus ont pratiqué cette activité au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Un peu plus du quart des motoneigistes canadiens (316 000) ont mentionné avoir pratiqué la motoneige à l’occasion d’un voyage d’une nuit ou plus au Canada, dont 61 000 Québécois et 110 000 Ontariens. Par rapport à 2010, cela représente une diminution de 28% pour la clientèle québécoise, et une augmentation de 51% pour le marché ontarien.

La majorité de ces touristes-motoneigistes québécois sont âgés de 18 à 44 ans (66%) ou de 45 à 54 ans (24%) et proviennent de la région de Montréal (47%). Quant aux voyageurs ontariens, ils sont plus âgés: 37% ont de 55 à 64 ans et seulement 33% sont âgés de 18 à 44 ans. Un peu plus du quart (26%) viennent de la région de Toronto.

Plus d’Ontariens, mais moins d’Américains pratiquent la motoneige au Québec

Les années 2000 s’annonçaient catastrophiques pour la motoneige au Québec; le nombre de droits d’accès vendus diminuant sans cesse, et ce, jusqu’à l’hiver 2007-2008, moment charnière où la demande a amorcé sa remontée. L’année dernière, la vente des droits d’accès a crû de près de 8% pour atteindre le même niveau qu’en 2003-2004 (voir le graphique 1).

 CN_motoneige_graphique1

Ce sont principalement les Québécois qui achètent ces permis (90% en 2011-2012); les Canadiens des autres provinces (6%) et les Américains (4%) se partagent les autres droits. Notons que le nombre de permis vendus à des Américains a chuté drastiquement depuis le début des années 2000 (-77%), passant de 17 000 à moins de 4000.

 CN_motoneige_graphique2

La saison dernière, la clientèle ontarienne constituait la moitié des motoneigistes hors Québec en visite dans la belle province (voir le graphique 3), suivie de loin par celle de l’État de New York (13%) et de la Pennsylvanie (7%). Les Américains de la Nouvelle-Angleterre (Vermont, Maine, Massachusetts, Connecticut et New Hampshire) ont acheté 18% des droits d’accès vendus à des motoneigistes de l’extérieur du Québec.

CN_motoneige_graphique3

Des campagnes «découverte»

Pour attirer de nouveaux adeptes, encourager les anciens motoneigistes à renouer avec le sport et inciter les conducteurs actuels à parcourir encore plus de kilomètres, l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA) a mis sur pied, il y a quelques années, la campagne «À vos motoneiges!» (Go Snowmobiling) et le concours «Partage ta passion motoneige! Amène un ami» (Take a friend snowmobiling), qui se tient cette année du 1er janvier au 31 mars. Ce concours incite les États et les provinces membres de l’American Council of Snowmobile Association (ACSA) et du Conseil canadien des organismes de motoneige (CCOM) à CN_motoneige_image1parrainer des activités dans le cadre de cette seconde campagne annuelle pour courir la chance de gagner 5 000 $. L’événement a été conçu pour soutenir les associations de motoneigistes de l’ACSA et du CCOM ainsi que leurs clubs dans leurs démarches de partenariats avec les chambres de commerce locales, les bureaux de congrès, les offices de tourisme ou toutes autres entreprises intéressées à accroître la pratique de la motoneige sur leur territoire. Plusieurs idées sont proposées dans un guide à l’intention des clubs.

En Ontario

La Fédération des clubs de motoneiges de l’Ontario (OFSC) publie un guide de planification bilingue téléchargeable à l’intention de tous ceux qui souhaitent pratiquer cette activité sur le territoire de la province. Le guide comprend des informations pratiques (règlements, permis, douanes, signalisation, etc.) de même qu’une liste d’entreprises offrant la location uniquement, la location et l’hébergement ainsi que des circuits, accompagnés ou non, le tout classé par région touristique. Il répertorie également les voyagistes qui proposent des circuits accompagnés par des professionnels.

Dans le Nord-Est des États-Unis

De nombreuses pourvoiries, camps et centres de villégiature de l’État du Maine offrent des forfaits complets incluant la motoneige, les vêtements, le casque et l’essence. La majorité proposent également des sorties de groupe guidées — avec guide certifié par la Maine Professional Guides Association — de quelques heures à plusieurs journées, des repas et l’hébergement. Ces services comprennent également une séance de formation avant de s’élancer sur les sentiers. Il existe aussi près d’une quarantaine de locateurs de motoneiges accrédités par le Department of Inland Fischeries and Wildlife qui offrent, à la carte, la location de motoneige à la demi-journée ou à la journée entière, les assurances et les vêtements; l’accompagnement par un guide est possible avec une réservation préalable.

Au Québec

Grâce au programme «Hôtels sécuritaires» de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, auquel participent plusieurs établissements hôteliers, l’offre d’hébergement pour les motoneigistes au Québec se distingue de celle de l’Ontario et des États-Unis avec des services complémentaires mis sur pied dans le but de limiter le vol de motoneiges, notamment des enclos ou des garages fermés, des chaînes pour barrer sa motoneige, des caméras de surveillance ou même des gardiens de sécurité.

 CN_motoneige_image3

Source: Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Le Québec compte six grandes régions de motoneige qui s’adressent toutes à des clientèles locales et internationales. À ce titre, ces régions proposent des forfaits d’hébergement, des fournisseurs de services (locateurs et forfaits tout-inclus ou sur mesure, avec ou sans guide) et une liste de voyagistes offrant des séjours de motoneige ou de multiactivités aux clientèles internationales. D’ailleurs, selon une récente étude de Zins Beauchesne, 20 voyagistes et 90 locateurs accueillent ces clientèles dans la province. Voir également la campagne de Tourisme Québec.

La sécurité, un élément important, pour tous, mais encore plus pour la clientèle débutante

Le programme «Encadrement sécuritaire» élaboré par le ministère du Tourisme, en collaboration avec celui des Transports et mis en place en 2009 par Aventure Écotourisme Québec, propose des mesures d’encadrement sécuritaire afin de diminuer le nombre d’accidents impliquant des touristes.

Dans le même esprit, l’ISMA, en partenariat avec l’ACSA et l’International Association of Snowmobile Administrators a développé le programme «Safe Riders! You make snowmobiling safe™» et encourage les clubs et associations à participer à la Semaine internationale de la sécurité en motoneige. Un site Internet explique en détail le programme.

Défis

La motoneige au Québec bénéficie d’une bonne réputation sur le plan international, mais elle doit composer avec une demande à la baisse de la clientèle américaine. La crise économique que les Américains ont vécue, et dont ils se sortent à peine, jumelée à une hausse des prix de l’essence n’aide en rien la situation. Comment faire pour reconquérir cette clientèle? Pour combler cette perte de motoneigistes américains, doit-on s’intéresser davantage au marché ontarien ou à celui du FIT outre-mer, particulièrement aux Français?

Bien que la motoneige constitue un important produit d’appel, son développement auprès des clientèles hors Québec devrait-il passer par la promotion d’un produit hivernal diversifié, multiactivités? En attendant la stratégie hivernale du ministère du Tourisme et de ses partenaires prévue pour cette année, quelles sont vos idées? 

Image_motoneige_3

Source: Gracieuseté de Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme aérien Laurentides sur le transport aérien en milieu de villégiature.

Image à la une: Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 

 Sources:

– Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario. «2013 Ontario Snowmobiling Tour Planner».

– International Snowmobile Manufacturers Association. «Ideas for running a Take a Friend Snowmobiling Campaign», 2013.

– Print Measurement Bureau, 2012.

– Zins, Michel. «Impact économique de la motoneige au Québec», septembre 2012.

Sites Internet:

Algoma Central railway

Destination motoneige

Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

International Snowmobile Manufacturers Association

Maine Snowmobile Association

Northernescape

Ontario Tourism Marketing Partnership Corporation

Ontario Federation of Snowmobile Clubs

Pays de la motoneige

Québec Maritime

Région Québec du Sud

Tourisme Abitibi-Témiscamingue

Tourisme Québec

Catégories
Technologies

Les appareils mobiles, utiles ou pas pour planifier ses visites? Qu’en pensent les Québécois?

Dans le cadre du Symposium sur les mesures de performance et les contributions économiques du tourisme, la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a mandaté la firme Ipsos Marketing pour réaliser une enquête omnibus en ligne auprès des Québécois, sur diverses questions relatives à l’industrie touristique et aux voyages au Québec (lire aussi: Quels endroits, attraits ou régions les Québécois recommandent-ils à leurs amis en visite au Québec? et Capsule – Un sondage sur les sondages ou comment les Québécois perçoivent-ils les enquêtes?). On a profité de l’occasion pour questionner les répondants sur leur usage potentiel de certains outils mobiles de planification et de localisation des sites et des attraits pendant leur voyage.

Si le coût d’achat et d’utilisation ne constituaient pas un obstacle, un peu plus de la moitié des répondants (57%) emploieraient, assurément ou possiblement, une tablette électronique ou un téléphone mobile pour planifier leurs visites, particulièrement:

  • ceux des régions métropolitaines de recensement de Montréal (60%) et de Québec (61%);
  •  les anglophones (62%);
  • les jeunes de 18 à 34 ans (61%);
  • les gens plus scolarisés (niveau collégial et universitaire);
  • ceux qui possèdent un revenu supérieur à 50 000$ (62%) et qui ont des enfants à la maison.

Parmi les répondants québécois qui ne sont pas intéressés ou ne voient pas l’utilité de ces outils, un sur cinq est un homme âgé de 55 ans et plus dont le revenu est inférieur à 50 000$ par année.

Ces résultats vous surprennent-ils?

Catégories
Ailleurs dans le monde Technologies

Un seul site Web pour tous les types d’écrans

De plus en plus de destinations touristiques créent des sites Internet dont l’affichage est compatible avec tous les appareils. L’internaute peut ainsi consulter les pages à l’aide d’une vaste gamme de dispositifs (ordinateurs, téléphones intelligents, tablettes numériques, télés connectées), et ce, quelle que soit l’orientation de l’écran (paysage ou portrait). Ces sites Web adaptatifs (responsive design) procurent une expérience de consultation optimale, qui facilite la lecture et la navigation. En voici des exemples:

Tourism Australia

CN_Clin_d'oeil_responsive_design_image_1

Source: www.leweboskop.fr

Office de Tourisme de Bourg d’Oisans

CN_Clin_d'oeil_responsive_design_image_2

Source: www.leweboskop.fr

L’Aquitaine en 10 destinations

CN_Clin_d'oeil_responsive_design_image_3

Source: www.leweboskop.fr

 

Sources:

− «Responsive Design: 10 exemples de sites Web de destinations touristiques», leweboskop.fr, 18 décembre 2012.

− Drouin, Vincent. «Site web mobile, responsive design, déception 2012!», lebutineur.com, 15 décembre 2012.

Catégories
Produits et activités

Le face-à-face, rien de tel pour gagner le cœur des planificateurs

Rencontres en personne, discussions avec les pairs de l’industrie, ateliers de formation et tournées de familiarisation constituent les meilleures techniques pour influencer le choix de destination des planificateurs de réunions.

Le nombre de délégués dans les congrès et dans les réunions à travers le monde est à la baisse, et la concurrence de plus en plus féroce. Les organisations de gestion de la destination (OGD), les offices de tourisme et les centres de congrès doivent comprendre, plus que jamais, la réalité des planificateurs et des organisateurs de congrès/réunions, s’ils veulent tirer leur épingle du jeu. Pour ce faire, Development Counsellors International (DCI) a mené une étude auprès de 187 planificateurs de congrès/réunions nord-américains, des milieux tant associatif que corporatif.

Principales sources d’influence des perceptions

Les rencontres en personne avec des représentants de la destination (58%) sont plus importantes que la visite de la destination elle-même (53%), lorsqu’il s’agit d’influencer les perceptions des planificateurs de congrès/réunions. Les discussions avec les pairs de l’industrie (55%) sont aussi privilégiées, alors que les reportages télé ou radio et les médias sociaux jouissent d’une très faible influence (voir le graphique 1). Les planificateurs d’entreprise comptent davantage sur des sources en ligne et sur des articles de journaux ou de magazines que le font ceux des associations.

CN_pratiques_perceptions_réunions_graphique_1 

Les meilleures pratiques marketing vues par les planificateurs eux-mêmes

Les répondants ont été invités à évaluer l’efficacité de huit techniques traditionnelles utilisées par les organisations de marketing de destinations. Encore une fois, les rencontres en face à face, que ce soit dans le cadre d’une foire commerciale, d’une réception ou d’un atelier de formation, semblent le moyen le plus efficace d’influencer les planificateurs de congrès/réunions qui envisagent de tenir leur événement dans une nouvelle destination. Près des deux tiers des répondants (64%) sont favorables à des ateliers de formation multidestinations. Ce format permet aux planificateurs de congrès/réunions de passer moins de temps à l’extérieur du bureau, tout en s’assurant de mieux connaître l’offre d’un éventail plus large de lieux de réunion possibles.

Les sondés ont ensuite évalué chaque technique (publicités, bulletins d’information, courriels, ateliers de formation, réceptions d’affaires, articles dans des publications spécialisées, foires commerciales et séminaires en ligne) sur une échelle de 1 à 5, où 1 équivaut à «médiocre» et 5 à «excellente». En ce qui a trait à la publicité – résultat moyen de 3,26 –, près des trois quarts des répondants (73%) se sont montrés en faveur du format en ligne plutôt qu’imprimé. Les publicités à la radio ou à la télé n’ont récolté aucune réponse.

Cela dit, avec des résultats oscillant entre 3 et 4 en moyenne pour les différentes tactiques, elles peuvent toutes être considérées comme influentes, et aucune ne devrait être ignorée dans le cadre du marketing mix de la destination.

Créer une relation entre le planificateur et la destination grâce aux tournées de familiarisation

Les tournées de familiarisation reçoivent la faveur de près des trois quarts des répondants (72%), particulièrement des planificateurs d’entreprise, qui leur ont accordé une note de 4,3 sur 5. Comme les répondants n’effectuent en moyenne que 1,6 déplacement par an, les destinations doivent se démarquer en offrant un service de très grande qualité pour réussir à les attirer.

Malgré le fait que de nombreuses OGD préfèrent les tournées de familiarisation individuelles, dans le but de s’assurer le meilleur rendement de l’investissement possible, les visites de groupe sont les favorites des planificateurs de congrès/réunions, recueillant 62% des voix. Ceux du secteur associatif semblent préférer davantage que leurs homologues des entreprises les voyages individuels.

La période estivale représente le meilleur moment pour les tournées de familiarisation en Amérique du Nord, et ce, pour les deux groupes de planificateurs (48%); le printemps se classe au deuxième rang en ce qui concerne les organisateurs d’événements associatifs, tandis que c’est l’automne qui occupe cette place du côté des responsables en entreprise.

Les centres de congrès, des intervenants majeurs et privilégiés

Quand il s’agit d’évaluer les destinations comme lieux de réunion, les planificateurs se tournent de préférence vers les centres de congrès (57% au total, 64% du côté associatif et 47% en entreprise). Les hôtels arrivent au deuxième rang (50%) et les OGD en troisième place, avec 27% des répondants. Toutefois, plus de 4 planificateurs d’entreprise sur 10 font confiance aux OGD (voir le graphique 2).

 CN_pratiques_perceptions_réunions_graphique_2

IMEX America, la conférence de l’industrie la plus populaire

Étonnamment, 30% des répondants n’ont assisté à aucune conférence ou bourse spécialisée au cours des trois dernières années, et ce, même si les rencontres avec les représentants de destinations et le dialogue avec les pairs de l’industrie demeurent des sources importantes d’information sur la destination. Parmi ceux qui ont assisté à une conférence, IMEX America arrive en tête de liste (25%), suivie d’IMEX Frankfurt (19%). Un peu plus du quart des répondants (26%) associatifs ont participé à la réunion annuelle de la Professional Convention Management Association (PCMA), et 20% à celle de l’American Society of Association Executives (ASAE) (voir le graphique 3).

CN_pratiques_perceptions_réunions_graphique_3
 

Et les décideurs sont…

Dans le cas des planificateurs associatifs, le conseil d’administration (48%) est le décideur principal; les «autres» suivent avec 30% des réponses. Entrent dans cette catégorie le comité organisateur et les membres du personnel de l’association, qui recueillent 10% des voix.

Dans le cas des entreprises, le chef de la direction (28%) prend la décision sur l’emplacement définitif des réunions, mais les «autres» obtiennent le plus grand nombre de réponses (43%).

Le tourisme d’affaires constitue une perspective intéressante pour les entreprises et les destinations. Mieux en comprendre les rouages leur permettra de créer une expérience enrichissante, avec un effet à la fois immédiat et durable.

 

Source:

– Development Counsellors International. «A View from Meeting Planners: Winning Strategies in Destination Marketing», Aboutdci.com, octobre 2012.

 

Catégories
Tendances

Le paysage de la consommation en dix points

La recherche d’expériences de qualité et personnalisées, qui contribuent à démontrer le statut social du consommateur, le tout dispensé par des entreprises éthiques et responsables: voilà un aperçu de l’univers complexe de la consommation tel que Trendwatching le définit.

1. La recherche de statut

La quête de statut social est un impératif fondamental de l’homme. C’est pourquoi, dans les sociétés riches, mais également de plus en plus dans celles en développement, elle demeurera un facteur clé — sans doute LE facteur clé — de la consommation. Bien sûr, les moyens privilégiés pour atteindre un certain rang social ont changé, mais ils partent bien souvent du désir de se différencier des autres et de devenir attrayant pour autrui.

2. Une mentalité d’abondance

Les sociétés de consommation modernes sont extrêmement complexes. Le nombre infini de nouveaux produits et services montre que l’état d’esprit dans lequel nous vivons en est un de surabondance et de sursaturation. Pas étonnant que les consommateurs soient plus que jamais déterminés à effectuer le meilleur choix… à chaque fois.

3. L’entreprise responsable

La plupart des consommateurs considèrent que l’impact social et environnemental de leurs comportements d’achats devrait être neutre, voire positif. Ils s’attendent donc à ce que les entreprises agissent de manière éthique et durable dans tout ce qu’elles font. Et ceux qui ne semblent pas se préoccuper de leur empreinte écologique se tournent vers les marques pour qu’elles prennent le relais et se comportent en «bonne» entreprise, à leur place et en leur nom.

4. La qualité non négociable

Le monde de la consommation est constitué de milliards de consommateurs expérimentés et bien informés, qui ont une longue liste d’attentes élevées pour chacun des produits, des services et des expériences offerts sur le marché. L’hyperconsommation, sur une base individuelle et à l’échelle mondiale, signifie que seuls les meilleurs survivront.

5. La hiérarchisation de l’expérience

Dans les marchés développés, et de plus en plus dans les marchés émergents, les priorités ont changé. On ne parle plus de biens de consommation, mais d’expériences de consommation. On ne reconnaît plus les gens à ce qu’ils possèdent, mais à ce qu’ils font et à ce qu’ils réalisent.

6. La technologie et la révolution mobile

Les consommateurs ne cherchent qu’une chose: satisfaire leurs besoins fondamentaux et leurs désirs. Pour ce faire, ils empruntent des voies diverses et utilisent des méthodes de plus en plus efficaces et rapides, comme la technologie mobile. Cette dernière procure à l’acheteur un sentiment de puissance, d’accessibilité et d’abondance: l’effet de la longue traîne est décuplé par le monde virtuel (lire aussi: PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!).

7. De la personnalisation à la pertinence

La prolifération de données sur le Web jumelée à des algorithmes sophistiqués rend l’univers numérique des consommateurs de plus en plus adapté à leurs besoins, créé sur mesure et parfaitement pertinent pour eux.

Trendwatching identifie également certaines caractéristiques psychologiques qui façonnent le comportement des consommateurs, dont:

8. L’amorçage

On vous soumet le mot «maison», puis on vous demande de combler le vide: sa_on. Si vous avez répondu «salon», vous venez d’expérimenter l’amorçage, ou comment de petits indices, souvent inconscients, peuvent influencer vos actions, vos décisions et vos attitudes (la plupart des gens répondent «savon» lorsqu’on leur présente le mot «laver»). Les marques ont longtemps utilisé des techniques d’amorçage. Quelle sera la prochaine étape, maintenant que les consommateurs prennent conscience de la puissance des techniques dites psychologiques pour les entraîner sur un chemin prédéfini?

9. L’adaptation au plaisir

Peu de temps après un événement très positif ou négatif — gagner à la loterie, par exemple —, le degré de bonheur ressenti reviendra à son niveau précédent pour la plupart des gens. Ce point de retour est l’un des facteurs psychologiques fondamentaux de la consommation. Elle pousse les consommateurs à exiger, à acquérir et à expérimenter de plus en plus pour revivre ce premier épisode de joie intense.

10. L’aversion pour l’iniquité

L’aversion pour l’iniquité décrit la tendance à rejeter toute perception d’injustice, même si ce rejet engendre un coût matériel et est donc «irrationnel». Plusieurs expériences ont montré que les consommateurs écarteront des offres financières «discriminatoires», même si cela signifie qu’ils y perdront au change.

Gardons en tête ces différents éléments pour mieux comprendre l’analyse sur les tendances touristiques 2013 et les 13 tendances de l’industrie touristique, présentées par Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat et professeur en gestion des entreprises et des organismes touristiques, et par Pierre Bellerose, vice-président – Relations publiques, recherche et développement du produit, de Tourisme Montréal lors du premier Gueuleton touristique de l’année, le 15 janvier dernier.

 

Source:

– Trendwatching.com. «2013 Trend Report».

 

Catégories
Tendances

Tendances touristiques pour 2013

L’année 2013 connaîtra une faible croissance du tourisme international. Les services facturés «à la carte» se développeront encore davantage, et les consommateurs feront la chasse aux aubaines et à la transparence en utilisant le mobile et le multiécran. Voici quelques-unes des tendances recensées par le Réseau de veille.

Tendances générales

  • L’OMT s’attend à un léger ralentissement des flux touristiques en 2013 (2% à 4%).
  • Les Nord-Américains hésitent à voyager à cause de l’incertitude économique: on prévoit une augmentation de 3% du nombre de voyages à l’étranger en partance des États-Unis.
  • Les arrivées en provenance des pays BRIC continueront de stimuler le tourisme.
  • Conjuguée à une faible croissance, la stabilité de la demande va probablement conduire à des prix plus favorables dans les secteurs de l’hôtellerie et du transport aérien aux États-Unis. Le Canada, quant à lui, devrait enregistrer une hausse substantielle (6,7%) de ses tarifs hôteliers, selon Carlson Wagontlit Travel.
  • La vente de produits complémentaires (ancillary revenues) s’étendra à plusieurs secteurs de l’industrie touristique, par exemple à l’hôtellerie. Des services autrefois inclus dans le prix de la chambre (l’entretien ménager, les articles de toilette ou même la télévision) seront maintenant facturés à la carte.
  • La sécurité demeure un enjeu important.
  • La réglementation sur les visas sera assouplie dans certains pays (la Russie envers les citoyens américains, par exemple, ou encore Taiwan et le Brésil qui devraient faire leur entrée dans le programme américain d’exemption de visa) et resserrée dans d’autres (Chine).
  • Les entreprises et les consommateurs font preuve d’une préoccupation grandissante pour les conséquences à long terme des changements climatiques sur le tourisme.
  • Les entreprises devront évaluer leur empreinte carbone (y compris les émissions provenant des transports) afin de se conformer aux règles de plus en plus strictes imposées par les différents gouvernements.

Tendances chez les consommateurs

  • La course au meilleur prix, ou l’offre de dernière minute, est devenue incontournable. Cet engouement pour les voyages économiques se retrouve dans le succès et le développement exponentiel des sites Internet d’échange de maisons ou d’appartements entre particuliers (comme HomeExchange ou airbnb), de WWOOFing (hébergement gratuit moyennant de menus travaux; lire aussi: Vous avez dit WWOOFing?) ou encore de couchsurfing (accueil d’une personne au sein du foyer).
  • La recherche de la transparence des prix, tant dans l’industrie hôtelière (Tingo) que dans le transport aérien, sera une voie incontournable dans la prochaine année.
  • Avec la faiblesse de l’économie, la recherche de valeur dans l’achat de produits s’est imposée au consommateur avisé. Dorénavant, c’est la recherche elle-même qui constitue l’enjeu: la «chasse» aux bonnes valeurs, pour le plaisir.
  • La tendance à la ludification (gamification) pour créer la notoriété et la fidélité à la marque s’accentuera: concours, chasses au trésor virtuelles, possibilité de gagner des points ou des badges et visites mystères ajoutent tous des éléments d’excitation et d’engagement envers la marque.
  • La notion de partage s’impose. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social (Kickstarter, Indiegogo, Peerbackers, Haricot, Fundo et, plus récemment, La Plèbe) s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Les entreprises seront donc forcées d’adopter une approche plus sociale, davantage basée sur des valeurs équitables de partage.
  • La famille et les amis: priorité absolue. Tout ce qui contribue à développer les amitiés ou à tisser les liens familiaux aura la cote en 2013: soirée entre filles au restaurant gastronomique, escapade des «copines en cavale», voyage multigénérationnel, etc.
  • La «désintoxication numérique» fera des adeptes de plus en plus nombreux, car un nombre croissant de prestataires touristiques conçoivent des séjours de ce type afin de remédier à la dépendance au monde virtuel dont souffrent certains de leurs clients.
  • De plus en plus, les touristes voyageront comme les habitants des endroits qu’ils visitent (lire aussi: Découvrir la destination comme le ferait un résident).

Tendances de voyages en ligne et des technologies

  • L’utilisation du mobile surpassera celle de l’ordinateur portable, d’ici 2015. Cela conduira au développement de l’Internet de séjour, qui constituera LA tendance principale de l’industrie touristique en 2013, selon Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. On assistera à une multiplication des applications et des sites destinés à accompagner le touriste, une fois arrivé à destination.
  • Un nombre croissant d’entreprises auront «pignon sur mobiles» uniquement, comme HotelTonight, cette application gratuite de réservation de chambres à la dernière minute, qui dépasse déjà les trois millions de téléchargements.
  • Les consommateurs utiliseront de plus en plus leur appareil mobile et d’autres technologies (bracelet, empreinte digitale) pour effectuer leurs achats. En fait, selon le PDG de Paypal, le paiement, les programmes de fidélité et les coupons seront regroupés au sein d’un porte-monnaie électronique, simplifiant ainsi l’utilisation de ces services, aussi bien pour les marchands que pour les acheteurs.
  • Les réservations le même jour au moyen d’un téléphone intelligent augmenteront.
  • L’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile accroîtra la création d’offres personnalisées.
  • Le summum de la personnalisation de l’outil: la conception d’un site Web dont l’affichage est compatible avec tous les terminaux (ordinateur, mobile, tablette, télé connectée) (lire aussi: Réserver son voyage en direct à la télé). Ces sites Web adaptatifs (responsive website) offrent une expérience de consultation optimale, qui facilite la lecture et la navigation.
  • De nouveaux sites permettent la création de guides de voyages personnalisés, à partir des recommandations de votre réseau d’amis (Facebook, Instagram, Foursquare); parmi eux, Gogobot, Traverie ou, plus récemment, Tripbirds.
  • Le multiécran devient la norme. On constate deux types de comportements: recourir à différents dispositifs l’un après l’autre (téléphone mobile, tablette ou ordinateur) ou bien consulter plusieurs écrans simultanément (mode multitâche).
  • Le «glosolomo» fait son apparition. Le social n’est plus limité à un continent ni à une seule langue, il devient GLOBAL ou mondial. Le contenu est accessible partout, par tous, sur tous types d’écrans.
  • Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013.

Tendances dans les médias sociaux

  • Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux explosera dans les pays d’Asie-Pacifique (incluant la Chine, l’Inde et l’Indonésie, 21,1%), d’Amérique latine (12,6%), du Moyen-Orient et d’Afrique (23,3%). Les médias exclusivement réservés à certains marchés, comme Sina Weibo en Chine, croîtront eux aussi.
  • Des réseaux de niche qui offrent des fonctionnalités plus ciblées, comme Instagram, continueront de connaître une croissance explosive, à la fois en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.CN_Tendances_2013_image_1
  • L’utilisation des médias sociaux continuera de se répandre dans les applications mobiles.
  • La publicité sur les médias sociaux se développe et évolue. Les traditionnelles bannières publicitaires céderont la place à des offres qui apparaîtront dans le flux des commentaires, s’apparentant ainsi à du contenu généré par un autre utilisateur, mais signalées par un discret avertissement (voir l’image).

Ce bref tour d’horizon représente un aperçu des principales tendances; nous ne pouvons toutes les nommer! Bien sûr, certains produits comme le tourisme culinaire monteront en flèche en 2013; le design abordable, ce concept qui inclut, entre autres, de grands espaces communs, des petites chambres et une connexion Wi-Fi gratuite (voir le CitizenM), connaîtra un regain de popularité, et le Brésil vivra son heure de gloire préolympique… Et vous, quelles tendances voyez-vous poindre sur votre radar?

 

Sources:

− Bruc, Mathieu. «La révolution des iPhoneographes, ces nouveaux influenceurs de l’image», etourisme.info, 18 septembre 2012.

− Carlson Wagonlit Travel. «Busines Travel Trends in 2013. From A to Z», 2012.

− eMarketer.com. «Online Travel Grows in BRIC Countries, but Habits Differ», 26 septembre 2012.

− Fauconnier, Flore. «Ce que vous réserve l’e-business en 2013», Journal du Net, 2 janvier 2013.

− Holmes, Ryan. «The Can’t-Miss Social Media Trends for 2013», Fastcompany.com, 29 novembre 2012.

− La Presse. «50 tendances en 2013», cahier spécial, 29 décembre 2012.

− Morin, Raymond. «2013 — L’année du marketing d’influence et de la génération C», raymondmorin.com, 17 décembre 2012.

− Organisation mondiale du tourisme. «Le tourisme international reste solide en dépit des incertitudes entourant l’économie», communiqué de presse, 5 novembre 2012.

− Pierrot, Sébastien. «Tourisme mondial: les tendances d’un secteur florissant», Capital.fr, 22 août 2012.

− Raynal, Juliette. «[Infographie Google] Comment le multi-écrans devient la norme», frenchweb.fr, 30 août 2012.

− Robin, Jean-Pierre. «Le FMI pointe un risque de récession mondiale», Le Figaro.fr, 9 octobre 2012.

− Travelagewest.com. «Top Travel Trends for 2013», 26 octobre 2012.

− Westbrook, Gina. «10 Global Consumer Trends for the Next Five Years», blog.euromonitor.com, 6 décembre 2012.

Catégories
Marketing

Réserver son voyage en direct à la télé

La popularité des téléviseurs connectés à Internet, ou qui y sont compatibles, va changer la commercialisation des voyages. D’ici 2016, les deux-tiers des ménages nord-américains posséderont une smart TV. À l’avenir, les téléspectateurs qui regardent des émissions de voyage pourront réserver immédiatement leur séjour à la destination en vedette via des applications ou des liens Internet, et ce, directement sur leur téléviseur intelligent. Ils auront accès à des offices de tourisme, des agences de voyages, des hôtels, des compagnies aériennes, des locateurs de voitures, etc. Les nouveaux modèles d’appareils permettront une interaction complète entre téléspectateurs et diffuseurs, annonceurs et développeurs d’applications, ainsi qu’entre téléspectateurs.

Une nouvelle plateforme

La télé intelligente fusionne la télévision, l’Internet, les médias sociaux et les applications mobiles en offrant l’accès à ces différentes fonctions. Les téléspectateurs peuvent regarder des photos et des vidéos sur les destinations de voyage, mais aussi se renseigner sur les prix et les offres via leur téléviseur connecté à Internet. La télévision intelligente crée une relation personnalisée avec le visiteur potentiel et procure une accessibilité instantanée aux services touristiques.

CN_Smart_TV_image1

Source: cnet

Tout comme pour la création d’un site Internet traditionnel ou mobile, il est préférable d’embaucher un développeur d’applications pour la télé intelligente afin d’établir une communication interactive efficace avec des clients potentiels et d’augmenter les opportunités pour les entreprises touristiques. Le professionnel pourra créer, entre autres:

  • des vidéoclips amusants sur un produit ou une destination;
  • des films sur les différentes traditions, la cuisine locale, les hôtels, les attraits, etc.;
  • des jeux liés aux voyages;
  • un site Web optimisé pour la télé.

Promouvoir une destination, quelques exemples

Le 16 septembre 2012, l’Office de tourisme de Belgrade présentait un guide touristique de la ville sous forme d’application pour la télé intelligente de Samsung. Il s’agit de la première application régionale du genre pour les touristes nationaux et étrangers. Elle est particulièrement adaptée pour une distribution dans les hôtels et les auberges de la Serbie. Tous les contenus sont préintégrés dans l’application, de sorte qu’ils ne nécessitent pas de connexion Internet active. L’application permet de trouver les meilleurs hôtels, restaurants, bars ou boutiques, les sites à voir, les visites guidées, de même qu’une panoplie d’autres informations pratiques. Elle contient plus de 650 pages de photos et de contenu géolocalisés présentés dans une carte Google qui permet de mieux s’orienter dans la ville.

CN_Smart_TV_image2

Lancée le 17 octobre dernier, l’application TV Connectée de Voyages-sncf est une chaîne de télévision interactive dédiée à la découverte de la France et de l’Europe par l’entremise d’une centaine de vidéos sur différentes régions. Elle permet aussi d’organiser un voyage à l’aide d’adresses, d’idées de sorties, d’une liste d’hôtels à proximité et de bonnes adresses des internautes permettant de trouver des restaurants, boutiques, lieux culturels, etc. Une fois la destination choisie, un code QR apparaît et redirige le téléspectateur vers l’application adaptée au téléphone intelligent, à la tablette numérique ou au PC pour réserver son billet de train. L’utilisateur peut également envoyer des messages avec des hashtags (#), qui apparaissent sur la page d’accueil de l’application (voir la vidéo).

 

Source: Voyages SNCF

L’application «Serbia from the heart», développée en collaboration avec le photographe de renom Ivan Strahinjić, vise à promouvoir le potentiel touristique de la Serbie avec de magnifiques vidéos des plus belles régions du pays. L’application, disponible sur VTS, se subdivise en trois catégories: voyage, découverte et inspiration.

 

Il n’est pas nécessaire d’être une grande entreprise pour développer une application pour la télévision intelligente. Une association italienne de gîtes du passant présente son offre sur la Smart TV de Samsung et propose la réservation en ligne à partir du téléviseur.

Personnaliser la chambre d’hôtel

Pour les clients des établissements hôteliers, le téléviseur intelligent permet de connecter leur ordinateur ou leur tablette numérique pour voir leurs photos et leurs vidéos sur grand écran, d’écouter la musique de leur répertoire iTunes ou d’une webradio, d’accéder à des sites Internet, de préparer leurs prochaines visites, de consulter les journaux, de rester connecté avec leurs parents et amis via Twitter, Facebook ou Skype, tout ça sans fil! Les enfants peuvent également jouer à des jeux interactifs directement sur l’écran télé: une valeur ajoutée non négligeable en cette ère de personnalisation!

Chiffres clés

Le nombre de foyers nord-américains équipés de téléviseurs connectés atteindra 87 millions d’ici 2016 (voir le graphique 1) selon Parks Associates, une société conseil spécialisée dans les études de marché sur les nouvelles technologies et les produits et services de consommation. Les deux-tiers de tous les ménages nord-américains possèderont alors une smart TV. Il s’agit d’une augmentation de 135% en seulement 5 ans. Le marché de l’Europe de l’Ouest enregistrera la même croissance et le nombre de ménages branchés sur la télé interactive y atteindra 95 millions en 2016, soit 54% de tous les foyers.

CN_Smart_TV_graphique 

Les propriétaires américains de télé intelligentes sont aisés — revenus annuels de 75 000$ et plus —, plus éduqués que la population en général et plus influents. Premiers à adopter les nouvelles technologies, ils prodiguent leurs conseils pour guider leur famille et leurs amis dans leurs décisions d’achats d’outils technologiques; idem pour les propriétaires canadiens.

L’achat en ligne à partir de téléviseurs intelligents devrait se généraliser dans un futur assez rapproché, alors que de plus en plus de gens posséderont une smart TV et que les entreprises touristiques découvriront les innombrables possibilités de commercialisation offertes par cette nouvelle technologie.

 

Sources:

– «How TV App Developers Can Help Travel Agencies Access Millions of Living Rooms», elinex.fr, 24 septembre 2012.

– Confolant, Anne. «Voyages-SNCF part à l’assaut de la tv connectée», ITespresso, 17 octobre 2012.

– Euromonitor International, «World Travel Market Global Trends Report 2012», novembre 2012.

– Newton, Thomas. «Virgin Media TiVo gets Teletext Holidays app», recombu.com, 5 juillet 2012.

– Parks Associates. «ConneCted tV enVironments: The Next Iteration of TV Advertising».

Sites Internet:

Bed & Breakfast in Italy

Serbia from the Heart

Tourist Organization of Belgrade

Voyages-sncf

Catégories
Ailleurs dans le monde Produits et activités

Des lieux de réunion inusités, sources d’inspiration

Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Au fond d’une mine, dans un zoo, un site industriel ou un jardin extérieur, elles savent créer une ambiance et une atmosphère propices aux échanges et à la créativité. Elles mettent de plus en plus l’accent sur les émotions, les impressions et les sensations qu’elles feront vivre aux visiteurs pour concevoir une expérience unique.

Le choix du site parfait: une étape cruciale pour la réussite d’un événement

Selon la Professional Convention Management Association, le site idéal doit combiner trois éléments pour créer une expérience mémorable: les facteurs environnementaux, qui incluent tous les stimuli présents dans l’environnement immédiat – sons, odeurs, textures, éléments visuels; les facteurs humains, qui se rapportent aux interactions des participants entre eux ou avec les membres du personnel; les facteurs émotionnels, qui eux, sont fortement influencés par les stimuli sensoriels.

Les lieux de réunion uniques ou inusités possèdent plusieurs caractéristiques qui permettent de créer cette expérience mémorable. Ils offrent:

  • l’ambiance et l’atmosphère liées aux stimuli de l’environnement;
  • l’originalité. L’unicité du lieu favorise les échanges entre les participants. Elle est donc liée aux facteurs humains;
  • l’émotion, liée à la capacité d’évoquer des sentiments positifs chez les participants.

Différents types de lieux de réunion

Les lieux de réunion sont aussi variés que les réunions elles-mêmes. Plusieurs catégories d’entreprises touristiques pourraient offrir leurs services à des groupes pour la tenue de réunions, séminaires, conférence ou même, de team building (lire aussi: Une nouvelle tendance: le team building culinaire) afin de diversifier leur clientèle et d’atténuer les effets de la saisonnalité. De plus, un lieu inusité s’inscrit parfaitement dans la tendance bleisure (lire aussi: La tendance des voyages de type bleisure s’accentue), qui allie les affaires et l’agrément.

Voici quelques exemples d’endroits inhabituels pour accueillir des groupes d’affaires:

  • les attractions: zoos et aquariums, spas, parcs à thème, d’amusement ou naturels, sites historiques, centres de ski, etc.;
  • les lieux de divertissement comme les cinémas;
  • les musées ou autres espaces de diffusion culturelle;
  • les lieux extérieurs: jardins botaniques, fermes, terrasses et jardins, vignobles, etc.;
  • les lieux sportifs: arénas, complexes sportifs, terrains de golf, pistes de course, stades, etc.;
  • les mines et autres lieux historiques désaffectés
  • les croisières (lire aussi: Réunions d’affaires: sur l’eau, entre deux manèges ou au fond des bois).

Une seule limite à cette courte liste: votre imagination! Laissez-vous inspirer par des exemples venus d’ici et d’ailleurs et créez votre propre expérience unique!

Les attractions: de tout pour tous les goûts

Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative en leur offrant des services adaptés: salles de réunion multifonctionnelles dotées d’équipements à la fine pointe de la technologie, services de traiteur ou de banquets, activités ou visites sur le site ou l’attraction, etc. Les réunions font partie intégrante de leur offre touristique. Les informations sont répertoriées sur leur site Internet et un représentant ou une équipe de ventes s’occupe spécifiquement du volet congrès-réunions.

Pour une touche exotique, quoi de mieux que les parcs animaliers comme le ZSL London Zoo, le Zoo de Granby, l’Aquarium du Québec et le Cincinnati Zoo & Botanical Garden.

Pour le sport et le plein air, les groupes peuvent tenir leurs rencontres dans certains terrains de golf ou centres de ski comme celui d’Holimont, dans l’État de New York, aux monts Sainte-Anne et Stoneham à Québec ou au sommet du mont Tremblant, où ils tiendront leur réunion avant de dévaler les pistes. Plusieurs parcs du Québec – dont le parc de la Chute Montmorency, la Station touristique Dechesnay et le parc national d’Oka – et d’ailleurs (Yosomete, Bluestone National Park, Royaume-Uni) offrent eux aussi une combinaison de lieux propices aux échanges et de nombreuses activités de plein air et de détente qui favorisent la communication, la concentration et la réflexion. Certains lieux historiques nationaux s’ouvrent aux clientèles corporatives; c’est le cas de la Citadelle d’Halifax ou du Fort-Lennox.

L’ambiance champêtre et le cadre enchanteur des jardins extérieurs comme ceux du Domaine Joly-De Lotbinière ou des jardins botaniques de Montréal et de Toronto sont propices à la discussion. Construit en 1932, le chalet du Mont-Royal offre quant à lui une vue spectaculaire sur la ville de Montréal.

Le Québec regorge de sites historiques ou industriels. Plusieurs accueillent leur clientèle dans un décor exceptionnel comme la Pulperie de Chicoutimi/Musée régional, le Site historique maritime Pointe-au-Père, dont la fenestration du hall d’entrée donne sur le fleuve.

L’environnement souterrain offre un cadre unique à mille lieux des habituelles sources de distractions si souvent associés aux salles de réunion traditionnelles. Dans les profondeurs de la terre, Les Crayères des Montquartiers, d’anciennes carrières de craie qui ont abrité les fûts de la plus grande brasserie de la région parisienne, organisent la tenue d’événements dans de majestueuses galeries voûtées devenues aujourd’hui des caves à vin privées. L’auditorium de la mine d’or Lamaque dans la Cité de l’Or, à Val d’Or, situé à 300 pieds sous terre vaut son pesant d’or! L’expérience débute avec la lente descente vers les profondeurs à bord d’un «transporteur d’hommes», de quoi resserrer les liens en partant! Mais attention, claustrophobes s’abstenir.

 

lieux_reunion_inusites_image2 

L’édifice Nordheimer de l’hôtel Intercontinental de Montréal abrite en ses fondations trois magnifiques voûtes de pierres datant du milieu du 18e siècle. Entièrement restaurées, ces voûtes servent à la tenue de réceptions et de conférences.

Même l’hiver se met de la partie avec Le Village des neiges à Montréal et son tout nouveau centre des congrès, l’Icebreaker, qui offre une expérience unique à -5 degrés Celsius.

lieux_reunion_inusites_image3

Les lieux de diffusion culturelle à l’écoute des gens d’affaires

Plusieurs théâtres, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts, etc. proposent des installations de conférence; c’est le cas des cinémas Cineplex, du TNM (hall, salle de spectacle et salle de répétition), du Vieux bureau de poste de Saint-Romuald dans la région de Chaudière-Appalaches, transformé en l’an 2000 en salle de spectacles, de la Saatchi Gallery dans Chelsea à Londres et de l’Improv Centre, une salle de spectacles située à Granville Island, une pittoresque petite île à quelques minutes du centre-ville de Vancouver. Le théâtre Granada à Sherbrooke, lieu historique du patrimoine canadien, est également très apprécié des organisateurs d’événements.

Une foule de musées proposent aussi leurs services pour la tenue de réunions dans un univers feutré et inspirant, souvent parmi les plus grands créateurs de ce monde: que l’on pense au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée de la Civilisation à Québec, au Guggenheim Museum de New York, au Andy Warhol Museum de Pittsburg, ou au Abraham Lincoln Presidential Museum à Springfield en Illinois.

lieux_reunion_inusites_image4

Les modes de transport et les attraits hivernaux ne sont pas en reste

En bateau, en train, en limousine ou en autobus, les réunions font du kilométrage! Que ce soit l’Orford Express avec ses trois voitures-restaurants munies d’écrans à chaque table et d’un système audio-visuel pour les présentations, une limousine du groupe AA Transportation qui permet d’installer un projecteur et un écran dans la limousine, ou encore, un autobus à deux étages avec écran géant LCD, l’expérience se vit hors des sentiers battus.

 

lieux_reunion_inusites_image5

Source: Acteva

De nombreux autres exemples peuvent s’ajouter à cette liste non exhaustive. Et vous? Avez-vous déjà songé à proposer vos services à une clientèle corporative? Il est temps de penser autrement et de sortir des ornières.

 

Sources:

– «Unusual Meeting Locations», blogue Acteva, 3 mai 2012.

– Chouteau, Zachary. «Options Abound», Meeting Focus, février 2012.

– Debris, Malcolm. «Unusual Meeting Rooms – 4 Different Styles of Meeting Rooms», Articlesbases, 10 janvier 2011.

– Del Rosso, Laura. «Sweet Spots», Meeting Focus, mai 2012.

– Hébert, Claudine. «Épatons la galerie!», cahier Les Affaires, 15 septembre 2012, p. A2-A5.

– Professional Convention Management Association. «Unique Meeting Venues».

Catégories
Enjeux Technologies

Doit-on s’intéresser au Big Data?

Le Big Data permet de dégager des schémas et des tendances à partir d’un très grand nombre de données produites en temps réel et en continu et provenant de diverses sources. Il aide les intervenants à personnaliser leur offre et à analyser leur réputation en ligne à partir de leur présence dans les médias sociaux. À ce titre, le Big Data améliore la compétitivité des entreprises.

Un raz-de-marée de données sur l’Internet

De plus en plus connectés, les individus génèrent des volumes de données phénoménaux. En 2011, on produisait en deux jours cinq exaoctets de données, soit l’équivalent de tout ce qui a été produit jusqu’en 2003; et en 2013, cela ne prendra pas plus de dix minutes. Voici un aperçu du déluge informationnel circulant sur le Web:

  • 133 millions de blogues;
  • 247 milliards de courriels envoyés chaque jour (80% sont des pourriels), dont 193 000 messages chaque seconde;
  • le trafic Internet généré en une heure pourrait remplir environ sept milliards de DVD, soit sept fois la hauteur de l’Everest, une fois empilés;
  • d’ici 2020, l’univers numérique sera 44 fois plus grand qu’en 2009.

Historiquement, la plupart de ces données étaient localisées dans des bases de données traditionnelles, accessibles et gérées avec un ensemble d’outils. La capacité de ces instruments a augmenté au fil du temps, mais il devient de plus en plus difficile de travailler avec des outils classiques de gestion de bases de données. Nous sommes entrés dans l’ère du Big Data, soit celle de l’analyse de données à grande échelle. Les premiers à avoir dû trouver des solutions ont été les spécialistes du Web (Yahoo, Google, etc.) puis, ceux du e-commerce (e-Bay, Amazon, etc.) et ensuite, des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, etc.).

Comment définir le Big Data?

Trois critères essentiels ressortent des opinions exprimées par les analystes pour décrire le Big Data: volume, vitesse (ou vélocité) et variété. La combinaison de ces trois critères permet de définir ce qui est et ce qui n’est pas du Big Data.

  • Volume. L’explosion du volume des données dans l’entreprise est évidemment le premier élément qui vient à l’esprit.
  • Vitesse. De tels volumes imposent de traiter l’information au fur et à mesure afin de sélectionner celle qui devra être traitée. Le Big Data consiste donc également à analyser de gros volumes de données dans des délais très courts pour se rapprocher du temps réel.
  • Variété. La variété des sources d’information est très disparate: blogues, senseurs RFID, réseaux sociaux, sites Internet, forums de discussion, téléphones mobiles, tablettes, etc. Les données proviennent de façon désordonnée et non prédictible. Elles sont à la fois semi-structurées (15%) ou non structurées (85%) comme des images, des vidéos, des fichiers audio, etc.

Le Big Data est aussi un ensemble de technologies, d’outils et de procédures qui permettent à une organisation de stocker, créer, manipuler, gérer et analyser très rapidement – voire en temps réel – ces grandes quantités de données et ces contenus hétérogènes, pour en extraire des informations pertinentes à la prise de décision.

À quoi sert le Big Data?

L’analyse de données à grande échelle — le Big Data — répond à deux problématiques: la première concerne les énormes volumes de données qui sont désormais créés au quotidien. La seconde porte sur la capacité à rechercher, à extraire et à analyser les informations non structurées qui représentent la très grande majorité de ces données. Elle rend l’information complexe compréhensible, utilisable, partageable et ouverte, et cela très rapidement. Mais encore faut-il savoir ce que l’on cherche. L’utilisation de ces données massives dépend donc essentiellement des besoins et de la stratégie de l’entreprise: optimiser des processus, comprendre des comportements, capter des tendances, analyser des opinions, créer de nouvelles opportunités de marché. Voici deux exemples d’application:

  1. Personnaliser l’offre. L’utilisation de logiciels d’analyse de données à grande échelle permet de rassembler les demandes d’informations de voyage, les recherches d’événements, de points d’intérêts et de géolocalisation des données sur les appareils mobiles afin de permettre aux intervenants d’améliorer la qualité globale de leurs services en personnalisant leur offre. Par exemple, les agences en ligne peuvent recommander à un voyageur particulier des vols, des destinations, des hôtels et d’autres produits en fonction de ses besoins personnels basés sur ses habitudes d’achat antérieures, un peu de la même façon qu’Amazon le fait avec ses recommandations de livres, de musique ou de jeux.
  2. Analyse de la réputation en ligne à partir de la présence dans les médias sociaux et la satisfaction globale générée par les commentaires en ligne. Les outils d’analyse de données à grande échelle comme Radian6 Insights, prennent en compte toute la dimension sociale du Web, des commentaires d’articles aux avis des voyageurs en passant par les blogues, Facebook, Twitter ou encore YouTube. Ils permettent aux entreprises d’analyser les sentiments, les intentions et les aspects démographiques (âge, genre, pays, région, etc.) dans les nombreuses langues qui composent les milliards de conversations sociales. Certains autres outils produisent des rapports sous forme de tableaux de bord détaillés résumant les avis, les affichages de photos et de vidéos par mois; les produits, les services et les tendances mensuelles par rapport au marché. Ces rapports peuvent être applicables à différents intervenants à travers l’industrie touristique. Les cadres et les gestionnaires d’hôtel bénéficient d’un tableau de bord récapitulatif de leur établissement; les agents de voyages peuvent obtenir une vue instantanée de n’importe quel hôtel d’intérêt; les offices de tourisme et les organisations de gestion de la destination peuvent voir les tendances et les classements et comparer leur ville ou leur destination à une autre.

Les défis à relever dans les années à venir

Le phénomène Big Data est considéré comme l’un des grands défis informatiques de la décennie 2010-2020. Au-delà des difficultés techniques que représentent la capture et le stockage des données, comprendre et interpréter cette montagne d’information suppose une expertise et une expérience que l’on ne trouve pas encore. On estime un déficit de 140 000 à 190 000 spécialistes en analyse de données d’ici à 2018, et ce, seulement pour les États-Unis.

La capacité à mobiliser des ressources et des compétences pour mettre en place les outils, les gérer et en tirer des informations utiles constitue un enjeu majeur. Accumuler de l’information est une chose, l’utiliser intelligemment en est une autre. Voilà pourquoi les entreprises doivent faire appel à des solutions spécialisées dans le Big Data comme Hadoop/MapReduce, qui a été popularisé par Google, ou à des systèmes de gestion de bases de données comme BigTable. Avant de se lancer dans l’analyse de données à grande échelle, les PME touristiques ont encore un «big» pas à franchir!

 

 

Sources:

– «How to unlock Big Data to make it big in value for the travel industry, Tnooz.com, 16 mai 2012.

– «What every marketer needs to know about Big Data in the travel industry», tnooz.com, 23 octobre 2012.

– Arnaud. «Radian6 relève le défi du Social Big Data», Travel on Move, 18 juillet 2012.

– Guillaume. «Big Data: Les données sont le nouvel or noir», Travel on Move, 21 septembre 2012.

– Kremer, Alex. «Big Data and the infinite possibilities for the travel industry», tnooz.com, 4 janvier 2012.

– Naj Group. «DMO’s Are Now Able to Use Big Data to Find New Channels to Target», etourismsummit, 26 septembre 2012.

– Nieuwbourg, Philippe. «Définition du big data», Decideo.fr, 13 mai 2012.

– Trace Media. «Le Big Data: une solution pour absorber la masse d’informations protéiforme», Telecom Review, consulté le 16 octobre 2012.

– «Mais à quoi bon le big data?», blogue Antidot,

Sites Internet:

Brand Karma

Hadoop/MapReduce

Catégories
Transport

La situation du transport aérien au Canada préoccupe

Le ministre d’État (Petite entreprise et Tourisme), l’honorable Maxime Bernier, a assuré les Québécois, et plus particulièrement la communauté montréalaise, qu’il les appuierait dans leurs efforts pour développer des liaisons aériennes vers des destinations asiatiques, compte tenu du fort potentiel de croissance de ce marché. M. Bernier a fait cette déclaration lors de l’ouverture de la saison des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, le 5 novembre dernier.

Les dessertes aériennes: le nerf de la guerre!

Les aéroports canadiens desservent de multiples destinations sur plusieurs continents, mais il semble que certains aéroports et certaines clientèles soient favorisés. Par exemple, le Québec fait piètre figure en ce qui concerne les liaisons directes avec l’Asie de l’Est (Chine, Japon et Inde, entre autres) qui pourtant, selon l’OMT, constitue le marché qui enregistrera le plus haut taux de croissance en termes de voyages internationaux au cours des prochaines années. Alors que, pour la semaine du 7 au 13 novembre 2012 le site Internet de l’aéroport international de Vancouver annonçait 125 vols directs vers 10 destinations asiatiques, celui de l’aéroport international Pearson de Toronto proposait 78 vols hebdomadaires vers 9 destinations de l’Asie et 37 vers 6 destinations d’Amérique du Sud au cours de l’été 2012 (25 mars au 27 octobre); et celui de Montréal n’en n’offrait aucun!

Devant ce constat, M. Bernier, comme député de Beauce, a accueilli favorablement l’idée d’une augmentation de vols à destination de l’aéroport international Montréal-Trudeau et s’est dit enclin à soutenir Montréal si une compagnie aérienne asiatique ou sud-américaine voulait accroître sa fréquence de vols à destination du territoire canadien.

M. Bernier a quand même tenu à souligner que, selon le forum économique mondial, le Canada se situe au 10e rang sur 139 par rapport à son ouverture aux marchés dans le transport aérien. Il reconnaît que les aéroports canadiens vivent une problématique structurelle qui les rend moins concurrentiels que les aéroports américains. En effet, ces derniers étant subventionnés par l’État et le gouvernement fédéral, ils sont en mesure d’offrir des tarifs très compétitifs, et ce, même à la clientèle québécoise, qui ne se gêne d’ailleurs pas pour traverser la frontière pour prendre un vol à destination des États-Unis. Le Canada a entrepris une certaine privatisation des aéroports sous l’ancien gouvernement, mais comme celle-ci n’est pas entièrement complétée, les aéroports canadiens doivent vivre avec les revenus qu’ils perçoivent des transactions. L’idée d’une capitalisation boursière, qui permettrait aux aéroports de diminuer les taxes aux voyageurs, est présentement à l’étude au ministère des Transports. Comment tout cela se terminera? À l’avantage, cette fois, du Québec… Espérons-le!

 

Lire aussi l’article de Nathaëlle Morissette dans La Presse du 14 novembre : Chine et Amérique du Sud: des vols directs de Montréal?