Catégories
Produits et activités Tourisme durable

Les plages écologiques sont une source de profits accrus

Comme toutes les plages offrent sensiblement les trois mêmes éléments, soit le soleil, le sable et la mer, elles doivent trouver d’autres façons de se distinguer de la concurrence. En Europe et en Ontario, de nombreuses plages ont pour cela adopté le programme de certification Pavillon bleu, reconnu mondialement et créé spécialement pour les plages.

Source: Rachel Dodds

À propos de Pavillon bleu

Le programme Pavillon bleu a été créé en France en 1987 par la Fondation pour l’Éducation à l’Environnement en Europe (FEEE). Il a certifié plus de 3000 plages dans 44 pays, ce qui fait de lui le programme d’écocertification pour les plages le plus connu du monde. Bien que la majorité des plages certifiées soient en Europe, le programme est de plus en plus répandu au Canada, puisqu’il compte 17 certifications, soit14 en Ontario, 2 au Québec et 1 au Manitoba. Pour qu’une plage puisse obtenir le Pavillon bleu, elle doit répondre aux critères des quatre catégories suivantes:

  • information et éducation à l’environnement;
  • qualité de l’eau;
  • gestion environnementale;
  • santé et sécurité.

Si ces critères sont respectés, la plage peut arborer son Pavillon bleu et profiter de la publicité gratuite qui lui est faite sur le site Web de ce programme.

Choisir une plage pour ses vacances

Récemment, une étude effectuée en Ontario et subventionnée par l’Ausable Bayfield Conservation Authority (Dodds, 2010) a conclu que la salubrité est un facteur clé dans l’appréciation globale d’une plage. Même si bon nombre de Canadiens ne s’informent pas de l’état de salubrité et de sécurité d’une plage avant de s’y rendre, 26% d’entre eux en choisiraient une autre, s’ils apprenaient que son eau est impropre à la baignade.

En Ontario, la certification Pavillon bleu n’est pas un facteur déterminant dans la sélection des plages, parce que la majorité des vacanciers ne connaissent pas encore ce programme. Cependant, selon un sondage semblable effectué au pays de Galles – qui compte 43 plages certifiées Pavillon bleu, soit 2,5 fois plus qu’au Canada –, 63% des répondants connaissaient le programme et, pour eux, la certification d’une plage était plus importante que la distance à parcourir pour s’y rendre (Dodds, 2010). Étant donné que le Canada désire accroître le nombre de plages certifiées Pavillon bleu, on peut s’attendre à ce que la certification devienne un facteur de plus en plus décisif au cours des prochaines années.

Source: Rachel Dodds

Quelles conséquences pour la popularité et la rentabilité d’une plage?

Les gens dépensent environ 10$, lorsqu’ils vont à la plage de leur région (à peu près trois fois par semaine durant l’été), ce qui représente un total de 270$ pour les mois de juillet et d’août. Les touristes s’y rendent moins souvent, mais déboursent 50$ pour la journée. Une plage peut donc perdre une bonne partie de ses revenus si ses visiteurs, surtout ceux des environs, décident de ne plus la fréquenter parce que son eau est jugée néfaste pour la santé des nageurs.

La certification Pavillon bleu fournit l’assurance qu’une plage respecte et même dépasse les normes de sécurité, par une surveillance constante de la clarté, de la qualité et de la propreté de l’eau, ainsi que par la présence de sauveteurs et de patrouilleurs pour les cas d’urgence. Ces normes rassurent les nageurs et les incitent à rester plus longtemps, ce qui fait qu’ils dépenseront davantage.

De plus, la certification exige des plages qu’elles soient dotées de toilettes, de cabines pour se changer, d’un accès pour les personnes handicapées, de zones où les chiens sont admis, et de poubelles pour les déchets et les matières recyclables. Des études ont montré que la présence de ces éléments contribue à la satisfaction globale des clients par rapport à une plage, ce qui accroît sa rentabilité.

Que dire des plages du Québec?

Les plages du Québec, commencent à emboîter le pas à l’Ontario en faisant la demande de certification Pavillon bleu. Jusqu’à maintenant, seules les plages des Cantons et celle de l’Est et de l’Ouest à Magog, au Québec, l’ont obtenue.

Toutefois, la province a mis sur pied le programme Environnement-Plage, auquel tous les exploitants de plages sont invités à participer chaque été. Ils doivent pour cela assumer les coûts associés à l’analyse de l’eau, tandis que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs fournit des ressources utiles, comme du personnel spécialisé dans la collecte d’échantillons. Pour pouvoir faire partie de ce programme, la plage doit satisfaire aux deux exigences suivantes:

  • être une plage publique;
  • être jugée sécuritaire par la Régie du bâtiment.

Bien que ce programme permette d’informer le public sur l’état des plages et leur sécurité, il est loin de comporter les critères rigoureux de la certification Pavillon bleu, qui n’est accordée qu’aux littoraux les plus propres et durables du monde.

Tournés vers l’avenir

Une plage durable présente une multitude d’avantages. Sur le plan environnemental, elle aide à l’amélioration de la qualité de l’eau et à la protection contre l’érosion. Sur le plan socio-économique, elle vise la satisfaction des clients et l’augmentation des revenus des commerces locaux. Les plages européennes ont constaté que le programme de certification Pavillon bleu et une sensibilisation accrue à ce dernier ont permis aux gens de mieux connaître le concept de durabilité. Au fur et à mesure que ce programme se répand au Canada, on peut s’attendre à ce que bon nombre de plages obtiennent la certification; le Pavillon bleu aura alors une plus grande incidence sur le choix des habitués de la plage.

 

Sources:

– Blue Flag. «Programme Eco-label for Beaches and Marinas», www.blueflag.org, 2012.

– Dodds, Rachel. «Determining the Economic Impact of Beaches: Lake Huron Shoreline from Sarnia to Tobermory», Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management, Université Ryerson, 15 avril 2010.

– Tudor, D. T. et A. T. Williams. «A rationale for beach selection by the public on the coast of Wales, UK», Area, vol. 38, no 2, juin 2006, p. 153-164.

 

Rachel Dodds, professeure, Ted Rogers School of Hospitality & Tourism Management, Ryerson University

Rachel Dodds est reconnue à travers le monde en tant qu’experte du tourisme durable. Elle est professeure à la Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson et directrice de la firme de consultants Sustaining Tourism. Elle est l’auteure des livres “Power and Politics” et “Sustainable Tourism in Islands”. Ses champs d’expertise se concentrent sur le tourisme durable, les changements climatiques et la responsabilité sociale des entreprises. Elle est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Surrey en Angleterre et d’une Maîtrise en gestion du tourisme de l’université de Griffith en Australie. Elle est membre fondatrice de la Canada’s Icarus Foundation, participe au Sustainability Council for the Tourism Industry Association et est ex-membre de la Travel and Tourism Research Association of Canada. Elle a vécu et travaillé sur quatre continents et a voyagé dans plus de 75 pays.

Champs d’expertise:

  • Tourisme durable
  • Changements climatiques
  • Responsabilité sociale des entreprises

Site de l’institution

Voir les analyses de Rachel Dodds

Catégories
Products and activities Sustainable tourism

Eco-Friendly Beaches Lead to Higher Profits

As the spring and summer months approach, our heads begin to fill with thoughts of sun, sand and surf, but with every beach offering plenty of all three, locations need to find other ways of setting themselves apart from the competition. Many beaches in Europe and now Ontario are accomplishing this by adopting the Blue Flag certification program: a widely recognised eco-label developed especially for beaches.

Source: Rachel Dodds

About Blue Flag

The Blue Flag program was developed in France in 1987 by the Foundation for Environmental Education in Europe (FEEE) and has since certified over 3000 beaches in 44 countries across the globe, making it the most well- recognised eco- certification program for beaches (www.blueflag.org). While the majority of the certified beaches are in Europe, the program has been gaining popularity in Canada and 16 have been certified in Ontario. For a beach to become Blue Flag certified, it must meet standards in the 4 categories outlined below:

  • Environmental education and information
  • Water quality
  • Environmental Management
  • Water safety

Once these standards are met, the beach can begin flying its Blue Flag and enjoying free promotion on the Blue Flag website (www.blueflag.org).

Choosing a Beach for Your Vacation

A recent study in Ontario funded by the Ausable Bay Conservation Region (Dodds, 2010), found that the health of a beach was a key factor in their overall beach satisfaction and although many Canadians don’t check the health and safety status of a beach before embarking on their vacation, 26% would pack up and leave for another beach if it was deemed unsafe for swimming.

In Ontario, Blue Flag certification was not found to be a significant influencing factor for beach selection as the majority of beach- goers are still generally unaware of the program. However, a similar survey in done in Wales, a country with 42 Blue Flag certified beaches (over 2.5 times as many as the amount in Canada), found that over 63% of survey respondents were aware of the program and that a beach’s certification status was more important than the distance they had to travel to reach the beach (Dodds, 2010). Since Canada is currently planning to expand its portfolio of Blue Flag beaches, it can be expected that certification will become an increasingly significant factor in years to come.

Source: Rachel Dodds

What This Means for a Beach’s Popularity and Profitability

Since local residents spend about $10 each time they visit a beach in their area (about 3 times per week during the summer), their total beach expenditures for July and August total $270. Meanwhile, tourists visit less often, but spend closer to $50 each time they visit a beach. This means that a beach will lose a significant amount of income if patrons, especially locals, decide to leave for another location if their current beach becomes unsafe for swimming.

If a beach chooses to become Blue Flag certified, it will ensure that the beach consistently meets and exceeds safety standards by making sure that water clarity, quality and cleanliness are up to standard and that lifeguards and beach patrols are ready available in case of emergency. These standards will put beach- goers at ease and keep them happy and spending money for longer periods of time.

In addition, certification also requires beaches to have garbage and recycling containers, washrooms and change rooms, access for persons with disabilities and dog- friendly beach areas. Research has found the presence of these features be related to overall beach satisfaction, further improving the beach’s profitability.

Forward Thinking

A sustainable beach can enjoy a wide variety of benefits expanding out not only to the environmental side of sustainability with improved water quality and clarity and protection against erosion, but also towards the social and economical sides of the equation by improving beach patron satisfaction and increasing local business. European beaches have found that by implementing the Blue Flag certification program and increasing its awareness, they have been able to successfully promote this concept. As this idea is just in the process of developing in Canada, it can be expected that as more beaches become certified, Blue Flag status will begin to play a more significant role in influencing where patrons choose to spend their beach vacations.

 

Sources:

– Blue Flag. “Programme eco-label for Beach and marinas” www.blueflag.org, 2012

– Dodds, R. “Determining the Economic Impact of Beaches: Lake Huron Shoreline from Sarnia to Tobermory”. Ryerson University and Ausable Bayfield Conservation Authority, Toronto, 2010

– Tudor, D. & Williams, A. “A rationale for beach selection by the public on the coast of Wales, UK”, Area, vol 38 no 2, 2006, p. 153

 

Rachel Dodds, Professor, Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson
spitality & Tourism Management, Ryerson University
Rachel Dodds is recognized around the world as an expert on sustainable tourism. She is professor at the Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management at Ryerson University and Director of Sustaining Tourism consulting firm. She is the author of the books « Power and Politics » and « Sustainable Tourism in Islands ». Her fields of expertise focus on sustainable tourism, climate changes and social responsibility firms. She holds a Ph.d. from the University of Surrey in England and a master’s degree in tourism management at Griffith University in Australia. She is a founding member of the Canada’s Icarus Foundation, participated in the Sustainability Council for the Tourism Industry Association and is former member of the Travel and Tourism Research Association of Canada. She has lived and worked on four continents and traveled in more than 75 countries. Web siteRachel Dodds analysis

 

Catégories
Tourisme durable

Pratiques vertes de l’industrie des gîtes touristiques en Colombie-Britannique

De nombreuses études ont été réalisées sur les pratiques écologiques des hôtels (Winter et Azimi, 2006; Johnson, 2008; Hanna, 2008; Gunter, 2008; Bohdanowicz, 2005), mais bien peu portent sur les pratiques de l’industrie des gîtes touristiques. Un gîte touristique est une résidence dont le propriétaire offre à ses hôtes le coucher et le petit-déjeuner (Rushmore et Baum, 2001). Un gîte est, par définition, beaucoup plus petit qu’une entreprise d’hébergement (c’est-à-dire un hôtel à service complet); or, le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique (2007) a constaté que les édifices résidentiels et commerciaux, y compris les gîtes, produisaient 12% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de cette province. Pour les Jeux olympiques tenus récemment en Colombie-Britannique, il était important que tous les acteurs soient inclus dans le cadre des initiatives écologiques et que des mesures soient prises en conséquence. Une étude a permis d’évaluer les pratiques «vertes» des gîtes touristiques de la Colombie-Britannique ainsi que les connaissances et le comportement des propriétaires ou exploitants en cette matière. L’étude a également analysé ce que ces derniers percevaient comme des obstacles et comme des éléments de motivation à l’adoption de pratiques vertes.

Les données principales utilisées pour cette étude proviennent de 146 (13% d’un échantillon de 1 100) réponses valables de gîtes touristiques de la Colombie-Britannique obtenues grâce à un sondage en ligne mené en octobre 2008. Les résultats montrent qu’un nombre important de propriétaires ou exploitants de gîtes ont adopté des pratiques vertes dans le cadre de leurs activités. La pratique verte la plus commune était le recyclage; 73% des répondants recyclaient «toujours». Ils achetaient «habituellement» ou «toujours» des produits biologiques (40%), de provenance locale (66%) et moins toxiques (62%). L’habitude d’acheter des produits biologiques et locaux dépendait de leur disponibilité et de la situation géographique du gîte, les établissements plus éloignés ayant moins facilement accès à ces produits. Mentionnons que 80% des participants ont déclaré prendre le temps de s’informer à propos de la gestion de l’environnement. Il y a donc un désir évident de la part de l’industrie des gîtes de la Colombie-Britannique d’adopter des pratiques durables.

Les obstacles à l’adoption de pratiques vertes par les exploitants de gîtes comprennent : les restrictions financières, le manque de ressources et la situation géographique de l’établissement. Les restrictions financières vont de paire avec la nécessité, pour certains, d’un encouragement financier. La majorité des répondants ne faisaient pas partie d’une association verte qui récompense les initiatives écologiques au moyen d’une certification. Il semblerait qu’il n’existe aucune certification normalisée pour les gîtes de la Colombie-Britannique dans ce cas.

Ce rapport formule des recommandations sur la façon d’aider les gîtes à adopter davantage de pratiques vertes. D’abord, le gouvernement et les associations pourraient mieux informer les exploitants sur ces pratiques et les rendre plus accessibles. La mise en œuvre et la diffusion de programmes d’incitation gouvernementaux en matière de durabilité encourageraient également les pratiques vertes des gîtes. Ensuite, une association provinciale ou locale visant à récompenser les initiatives vertes au moyen d’une certification pourrait être mise sur pied. Les propriétaires auraient également intérêt à se renseigner sur les mesures incitatives offertes actuellement aux échelles provinciale et fédérale et qui leur permettraient d’apporter des améliorations à leur bâtiment sur le plan énergétique.

Les recommandations globales pour le gouvernement, les associations et l’industrie incluent la création d’une initiative marketing coopérative à laquelle prendraient part les trois parties et qui pourrait aider à mieux faire connaître les pratiques vertes et à cibler particulièrement ce marché de niche. Cette étude permet de constater que les gîtes sont rarement pris en compte lorsqu’il est question des effets du tourisme sur les changements climatiques, des moyens que prend l’industrie pour les atténuer ou de son désir d’être plus durable. Pour que le Canada soit perçu comme une destination respectueuse de son environnement, ce secteur ne doit pas être négligé.

Sources :

– Bohdanowicz, P.,«European Hoteliers’ Environmental Attitudes: Greening the Business», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 46, no 2, mai 2005, p.188-207.
– Gunter, H., «State Programs Help Define Green Hotels», Hotel and Motel Management, vol. 223, no 10, juin 2008, p. 4.
– Hanna, E., «Environmental Training», Hotel and Motel Management, vol. 223, no 10, 2008, p. 48.
– Johnson, A., «Savings by the Load», Hotel Motel Magazine, vol. 223, no 11, 2008, p. 34.
– Rushmore, S. et Baum, E., «Hotel & Motels Valuation and Market Studies», USA Appraisal Institute, 2001.
– Winter, J. P. et Azimi S. L., «Less Garbage Overnight: A Waste Prevention Guide for the Lodging Industry», New York, INFORM, 1996.

 

Rachel Dodds, professeure, Ted Rogers School of Hospitality & Tourism Management, Ryerson University

Rachel Dodds est reconnue à travers le monde en tant qu’experte du tourisme durable. Elle est professeure à la Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson et directrice de la firme de consultants Sustaining Tourism. Elle est l’auteure des livres “Power and Politics” et “Sustainable Tourism in Islands”. Ses champs d’expertise se concentrent sur le tourisme durable, les changements climatiques et la responsabilité sociale des entreprises. Elle est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Surrey en Angleterre et d’une Maîtrise en gestion du tourisme de l’université de Griffith en Australie. Elle est membre fondatrice de la Canada’s Icarus Foundation, participe au Sustainability Council for the Tourism Industry Association et est ex-membre de la Travel and Tourism Research Association of Canada. Elle a vécu et travaillé sur quatre continents et a voyagé dans plus de 75 pays. 

Champs d’expertise:

  • Tourisme durable
  • Changements climatiques
  • Responsabilité sociale des entreprises

Site de l’institution

Voir les analyse de Rachel Dodds

Catégories
Sustainable tourism

“Green” practices in British Columbia’s B&B industry

Numerous studies have examined environmental practices in hotels (Winter & Azimi, 2006; Johnson, 2008; Hanna, 2008; Gunter, 2008; Bohdanowicz, 2005), but very few have focussed specifically on the environmental practices of the B&B industry.  Bed and breakfasts (B&B) are defined as lodging establishments set in a residence that offer overnight accommodations and breakfast (Rushmore & Baum, 2001). B&Bs are, by definition, much smaller than typical lodging operations, which are usually full-service hotels; however, the B.C. Ministry of the Environment in 2007 found that residential and commercial buildings in B.C., which include B&Bs, produced 12% of total greenhouse gas emissions.  With the recent Olympics held in British Columbia, the focus had to be on environmental initiatives for all players and actions taken to further this environmental agenda. A study was done to assess the current “green” practices in British Columbia’s B&Bs as well as to determine the awareness of owner/operators about such practices and their level of participation.  The study also identified and measured what owner/operators felt were the barriers and incentives to implementing “green” practices.

The primary data used for this study was based on 146 valid responses from B&Bs in British Columbia (13% of an 1100 sample size), which were completed using an online survey tool in October 2008.  Research found that a significant number of B&B owner/operators indicated they have implemented “green” practices in their operations. The most common “green” practice was recycling; an average 73% of owner/operators “always” recycle. Owner/operators also exhibited environmental awareness by “usually” or “always” purchasing organic (40%), locally grown (66%) and low-toxic items (62%). The tendency to purchase organic and local items depended on availability and the B&B’s location, with remote locations finding this difficult. Additionally, 80% of participants indicated that they take the initiative to learn about environmental management. This shows that the trend of becoming more sustainable is apparent within B&Bs in B.C.

Barriers that hindered B&B operators from implementing “green” practices included financial restrictions, lack of resources and location. The financial restrictions cited as a barrier were also consistent with the response that a monetary incentive would be effective. The majority of respondents were not part of a “green” association that recognizes environmental initiatives through certification. In fact, no standard certification process exists for B&Bs in B.C.

Recommendations from this report outline how stakeholders could help B&Bs develop more “green” practices. First, government and associations could improve communications and increase the availability of feasible “green” practices that B&Bs could implement. The creation, implementation, communication and monitoring of government incentive programs in the field of sustainability would also improve B&Bs “green” practices. Second, an association could be created at the provincial or local level to recognize “green” initiatives through certification. Third, B&Bs could also become more aware of the current provincial and federal incentives offered to establishments for retrofitting.

Overall recommendations for government, associations and industry include the creation of a co-operative marketing initiative involving all three stakeholders.  This initiative could help increase awareness of “green” practices and specifically target the “green” niche market. The study notes that B&Bs are often not considered when discussing the impact of tourism and its contributions to mitigating climate change or moving towards more sustainable tourism. If Canada is to be seen as an eco-conscious destination, the B&B industry must not be forgotten. – new-

Bibliography
– Bohdanowicz, P., «European Hoteliers’ Environmental Attitudes: Greening the Business», Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, vol. 46 no 2, 2005, p.188-204.
– Gunter, H., «State programs help define green hotels», Hotel & Motel Management, vol. 223 no 10, 2008, p. 4.
– Hanna, E., «Setting the guestroom for the guest», Hotel & Motel Management, vol. 223 no 10, 2008, p. 48.
– Johnson, A., «Savings by the load», Hotel & Motel Management, vol. 223 no 11, 2008, p. 34.
– Rushmore, S. & Baum, E., «Hotel and Motels: Valuations and Market Studies», USA: The Appraisal Institute, 2001.
– Winter, J. P. & Azimi, S. L., «Less Garbage Overnight: A Waste Prevention Guide for the Lodging Industry», New York: INFORM, 1996.

Catégories
Tourisme durable

Programmes de compensation des gaz à effet de serre : Portrait de la situation en Amérique du Nord

L’achat de crédits compensatoires visant à réduire l’empreinte carbone est une pratique controversée qui s’est répandue dans le monde au cours de la dernière décennie. La compensation vise la neutralisation des effets des émissions de carbone par l’extraction du carbone de l’atmosphère ou par la réduction des émissions produites ailleurs. De nombreuses méthodes de compensation ont été mises en place, de la plantation d’arbres (séquestration biologique) à la production d’énergie renouvelable (parcs éoliens). Il existe également un marché fournissant des services de compensation aux entreprises et aux particuliers. Les clients n’ont qu’à payer les fournisseurs de crédits compensatoires qui, eux, financent des projets de compensation. Cependant, les projets ne sont pas tous efficaces et chaque achat de crédits doit être effectué pour un projet «additionnel» par rapport aux projets existants. Dans le cadre du marché non réglementé actuel, les questions de «permanence» et d’«additionnalité» sont difficilement garanties. Plusieurs normes et certifications volontaires ont été introduites par l’industrie de la compensation, dans le but d’adopter des pratiques valables, mais même ces normes sont controversées. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a instauré la Gold Standard, la norme volontaire la plus prestigieuse et la plus réputée. Le peu de connaissances des consommateurs à propos de la compensation, le manque de transparence du marché et le doute par rapport à l’efficacité des crédits de carbone sèment la confusion parmi les consommateurs et les entreprises envisageant de recourir à la compensation.

Une étude réalisée en 2010 par R. Dodds et al., “Carbon Offsetting Programs in North America: Assessing the Involvement of the Hospitality and Tourism Industry”, a évalué le marché actuel des crédits compensatoires en Amérique du Nord et l’adoption de ces crédits par l’industrie touristique. Les responsables de cette étude ont contacté 50 fournisseurs de crédits de carbone de l’Amérique du Nord. De ces 50 fournisseurs, 20 ont participé à une entrevue téléphonique. L’étude visait à déterminer 1) la situation du marché de la compensation volontaire en Amérique du Nord et 2) le degré de participation actuel de l’industrie touristique à l’atténuation des changements climatiques.

Principaux résultats de cette étude

La compensation et l’industrie touristique
L’étude a permis de constater que, dans l’ensemble, l’industrie touristique est celle ayant le plus souvent recours aux services de fournisseurs de crédits de carbone, ce qui représente 19% du marché de la compensation. Parmi les secteurs de cette industrie:

  • Les festivals et événements utilisent le plus ces services, comptant pour 5% du marché.
  • Les croisières les utilisent le moins, se traduisant par un maigre 0,2% de la clientèle.

Quinze pour cent des répondants ont affirmé que l’industrie du tourisme représentait au moins 75% de leur clientèle; par ailleurs, 32% des répondants ne comptaient aucun membre de cette industrie parmi leurs clients.

Les répondants ont surtout identifié les coûts (40%) et le manque de connaissances (40%) comme obstacles à l’achat de crédits par l’industrie touristique, et 85% des répondants s’accordaient pour dire qu’il y a confusion sur le marché à propos de la compensation.

Pratiques des fournisseurs de crédits compensatoires
Les projets d’énergie renouvelable et de séquestration biologique sont les types de projets les plus communs, chacun étant entrepris par 65% des fournisseurs. Les autres types de projets les plus communs sont:

  • les projets d’éconergie (30%);
  • le captage du méthane (40%).

La moitié des répondants ont affirmé que la séquestration biologique était le type de projet le plus populaire auprès des clients.

L’étude a également permis de conclure qu’il existe de nombreuses normes et certifications, les répondants en ayant identifié 14. La norme la plus répandue est la Voluntary Carbon Standard (VCS). Quatre répondants ont adhéré à la Gold Standard, norme la plus connue dans le monde. Quant à savoir laquelle de ces méthodes est la plus fiable, les répondants ont affirmé que l’additionnalité est mieux garantie par les normes (67%) et la vérification par un tiers (44%).

Mesures nécessaires

Les résultats indiquent que, peu à peu, l’industrie du tourisme prend des mesures pour atténuer les changements climatiques. Bien que le secteur des festivals et des événements adopte souvent des pratiques de compensation de carbone, plus d’efforts devront être effectués pour contrer les changements climatiques, surtout dans le secteur du transport. Selon cette étude, il est difficile de découvrir si l’industrie achète des crédits de carbone par souci pour l’environnement ou pour répondre à la demande des consommateurs; il est également difficile de savoir si les fournisseurs de compensations soutenus par l’industrie satisfont ou non aux normes de qualité.

Le récent ralentissement économique a montré que l’industrie est grandement influencée par les prix. Les coûts associés à l’adoption de pratiques de compensation sont donc considérés comme un obstacle important à l’achat de crédits par l’industrie touristique.

En fonction des résultats de cette étude, Dodds et al. (2010) demandent aux gouvernements de réglementer davantage le marché de la compensation volontaire, afin qu’il puisse s’appuyer sur des normes plus claires et sur une obligation de rendre des comptes de façon transparente. La sensibilisation accrue de l’industrie aux changements climatiques et aux crédits compensatoires est également nécessaire, puisque le manque de connaissances en ces matières est soulevé par de nombreux répondants (40%); pourtant, la sensibilisation des clients ne fait pas partie des pratiques de bon nombre de fournisseurs de crédits. Certaines compagnies aériennes offrent maintenant à leurs clients des crédits de carbone à l’achat, mais peu d’entre eux connaissent le concept ou encore leur fonctionnement.

Étant donné que la demande en matière de compensation devrait augmenter en même temps que les consommateurs se familiariseront avec cette pratique, la réglementation et la diffusion des connaissances seront nécessaires. Si les gouvernements instaurent une réglementation fiable, les consommateurs auront davantage confiance en la valeur de leurs crédits de carbone. Sans cette réglementation, toutefois, un certain nombre de recommandations devront être envisagées, et l’industrie touristique devra faire preuve de prudence en adoptant des pratiques de compensation. Il lui faudra choisir des fournisseurs de crédits qui peuvent rendre compte de leurs méthodes et de leurs projets de compensation de façon transparente. L’industrie touristique devra également se familiariser avec les différentes méthodes et questions portant sur la compensation, telles que l’additionnalité et la permanence, et rechercher les normes les plus fiables.

L’industrie doit savoir que la compensation n’est pas une solution aux problèmes liés aux changements climatiques, mais qu’elle fait plutôt partie d’une stratégie holistique pour atténuer son impact sur l’environnement. La compensation devrait être incorporée dans une stratégie d’atténuation touchant l’ensemble du système et soutenue par une sensibilisation rigoureuse aux changements climatiques.

¹ «Un projet de compensation est “additionnel” s’il n’existe pas déjà. Cela signifie qu’il n’aurait pas vu le jour sans le financement supplémentaire issu de la vente de crédits de carbone.» (David Suzuki Foundation, 2009) Ce n’est qu’en appliquant le concept d’additionnalité que le programme de compensation peut avoir un effet bénéfique net sur le climat.

Source:

– Dodds, R., Bessada, T., Garcia-Arredondo, J., McDougall, A., and Thiesen, N. “Carbon Offsetting Programs in North America: Assessing the Involvement of the Hospitality and Tourism Industry”, 2010

 

Rachel Dodds, professeure, Ted Rogers School of Hospitality & Tourism Management, Ryerson University

Rachel Dodds est reconnue à travers le monde en tant qu’experte du tourisme durable. Elle est professeur à la Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson et directrice de la firme de consultants Sustaining Tourism. Elle est l’auteure des livres “Power and Politics” et “Sustainable Tourism in Islands”. Ses champs d’expertise se concentrent sur le tourisme durable, les changements climatiques et la responsabilité sociale des entreprises. Elle est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Surrey en Angleterre et d’une Maîtrise en gestion du tourisme de l’université de Griffith en Australie. Elle est membre fondatrice de la Canada’s Icarus Foundation, participe au Sustainability Council for the Tourism Industry Association et est ex-membre de la Travel and Tourism Research Association of Canada. Elle a vécu et travaillé sur quatre continents et a voyagé dans plus de 75 pays. 

Champs d’expertise:

  • Tourisme durable
  • Changements climatiques
  • Responsabilité sociale des entreprises

Site de l’institution

Voir les analyse de Rachel Dodds

Catégories
Sustainable tourism

The status of carbon offsetting programs in North America

Carbon offsetting is a controversial practice to reduce one’s carbon footprint; however, this practice has spread worldwide in the last decade. Offsetting attempts to counteract the impact of carbon emissions by drawing carbon out of the atmosphere and/or reducing emissions produced elsewhere. There are many methods of offsetting available, from planting trees (biological sequestration) to renewable energy production (such as wind farms). A commercial market has emerged to provide offsetting services to businesses and individuals, where consumers need only pay the offset provider, who then finances offsetting projects. However, not all types of offset projects are equally effective and each offset purchase must be ‘additional’ to ongoing offsets¹.  In the current unregulated offset market, these issues of ‘permanence’ and ‘additionality’ are difficult to ensure.  Several voluntary standards and certifications have been introduced by the offset industry attempting to ensure sound offsetting practices, but even these standards are controversial. The highest or most reputable voluntary standard is the UNIPCC Gold Standard. Lack of education on offsetting, lack of transparency within the market and scepticism about the effectiveness of carbon offsetting all create confusion for consumers and businesses exploring carbon offsetting.

A 2010 study by R. Dodds et al., “Carbon Offsetting Programs in North America: Assessing the Involvement of the Hospitality and Tourism Industry,” assessed the current marketplace for carbon offsetting providers in North America and the adoption of offsetting by the hospitality industry.  The study identified and contacted 50 carbon offset providers operating in North America. Of the 50 providers, 20 respondents participated in a telephone interview.   This study sought to determine 1) the status of the voluntary carbon offset market in North America and 2) the current level of involvement of the hospitality and tourism industry in mitigating climate change.

Key Findings of the Study

Offsetting and the Hospitality Industry

The study found that, overall, the hospitality industry was the most predominant industry utilizing offset providers, representing 19% of all offset business. Among hospitality and tourism sectors:

  • Festivals and events represented the largest share of offsetting services, accounting for 5% of all offsetting business.
  • Cruises were the least prominent sector of the hospitality industry, representing a statistically insignificant 0.2% of the client base.

Fifteen percent of respondent offset providers report that hospitality represented 75% or more of their client base. However, 32% of all respondent offset providers did not have any clients among the tourism and hospitality industry.

Respondents most often identified cost (40%) and lack of education (40%) as the barriers to buy-in by the hospitality industry and 85% of all respondents strongly agreed that there is confusion in the marketplace regarding carbon offsetting.

Offset Provider Practices

Renewable energy and biological sequestration were the most common types of offset project undertaken by offset providers, with each one used by 65%. Other common types were:

  • Energy efficiency projects (30%)
  • Methane capture (40%)
  • Half of respondents identified biological sequestration as the most popular type of project among clients

The study also found that there are numerous standards and certifications, with respondents identifying 14 different ones in use. The most commonly used standard was the Voluntary Carbon Standard (VCS). The Gold Standard, the world’s best known, was adhered to by four respondents. When asked which was the most credible method, respondents felt that ‘additionality’ was best ensured by standards (67%) and third-party verification (44%).

Implications of the Study

The findings indicate that the hospitality and tourism Industry is beginning to take action on the issues of climate change. Though the festival and events sector is a leader in adopting carbon offsetting practices, more efforts are needed to mitigate climate change, especially in the transportation sector. The study concluded that it is not clear whether the industry is purchasing offsets based on concern for climate change or in response to consumer demand; nor is it clear whether the industry is supporting the highest standard of offset providers or less reliable offset providers.

The recent economic downturn has demonstrated that the industry is highly price‑sensitive and the costs associated with adopting carbon offsetting practices were identified as a major barrier to buy-in for the hospitality industry.

Based on these survey findings, Dodds et al. (2010) call for more government regulation in the voluntary offsetting market to provide clearer standards of practice and a higher level of accountability. Further education regarding climate change and carbon offsetting within the industry is required as lack of education was a common theme among respondents (40%), yet many offset providers have not incorporated client education into their business practices. Some airlines have begun to provide carbon offset credits at the point of purchase, but few consumers are aware of the concept or knowledgeable about how it works.

As demand for offsetting is likely to increase as consumers become better acquainted with the practice, there is a need for regulation and education. If governments provide trustworthy regulation, consumers will become more confident in the value of their offset credits.  In the absence of government regulation, a number of recommendations should be considered and the hospitality and tourism industry should use discretion when adopting carbon offsetting practices. It is important to select offsetting providers that can produce a transparent accounting of their methods and offset projects. Familiarize yourself with the various offsetting methods and issues such as additionality and permanence, and look for the most trustworthy standards.

Industry should note that carbon offsetting is not a solution to the issues of climate change, but simply one part of a holistic strategy to mitigate your impact. Offsetting should be incorporated into a system-wide carbon mitigation strategy and supported by rigorous climate change education.

¹“An offset project is considered additional if it is not business as usual. Typically, this means that the project would not have happened without the extra funding from the sale of offsets.” (David Suzuki Foundation, 2009) Only with the applied concept of additionality can the offsetting program have a net benefit for the climate.

Source:

– Dodds, R., Bessada, T., Garcia-Arredondo, J., McDougall, A., and Thiesen, N. “Carbon Offsetting Programs in North America: Assessing the Involvement of the Hospitality and Tourism Industry”, 2010



Catégories
Distribution networks Sustainable tourism

Canadian Travel Agents and Carbon Offsets

In 2006, 26,400 metric tonnes of carbon dioxide were emitted into the atmosphere, of which tourism contributed 5% (UNWTO, 2008). Of that 5%, air travel was responsible for 40% and land travel for 36%.

The relationship between climate change and tourism is interwoven and interdependent.  Climate change has major implications for the future of tourism because weather conditions factor heavily into the business direction of tourism operators. In Canada, seasonal and outdoor tourism may be adversely impacted by abnormal or unpredictable weather patterns, and costly changes to infrastructure may be required to cope with these changes .

With the growing concern about the effects of climate change and how the tourism industry is vulnerable to these effects, the challenge is to determine the awareness of tourism stakeholders and their level of participation in mitigating such effects.

A 2008 study by L. Kole et al at Ryerson University aimed to determine the level of awareness among Canadian travel agents with regard to climate change, and their willingness to offer carbon offsetting as a mitigation strategy to their clients. The study also aimed to determine whether more information regarding environmental issues and carbon offsetting needs to be provided to travel agents to assist them in channelling this knowledge to consumers.

The study sent an e-survey to 1886 members of the Association of Canadian Travel Agents (ACTA) and 2,500 members of the Canadian Institute of Travel Counsellors (CITC). The study received a 5.9% response rate.

Findings

The study found that while travel agents consider climate change a threat, they were unaware of the tourism industry’s contribution to climate change. Their consumers, travellers, also did not make the connection between climate change and their travel habits. Most travel agents have a ‘basic’ understanding (50%) of climate change and carbon offsetting. More than 50% said their first business priority was ‘making a profit.’ However, 9% of travel agencies said their first priority was ‘spreading knowledge of climate change.’ In addition, although 46% of agents felt it was important to communicate environmental issues related to tourism, they were not encouraged to do so by their agencies.

Some 34% of Canadian travel agents believe their customers would be willing to pay up to $10 as an additional charge for carbon offsets, although they felt that the government should bear the financial costs of carbon offsets. Less than half of these agents ’sometimes’ suggest carbon offsets to their customers while customers ‘rarely’ bring up the option of carbon offsets.

The study concludes that since most travel agents have only a ‘basic’ knowledge and understanding of climate change, they are not sufficiently informed to help transfer knowledge about climate change and carbon offsets to their clients. This is also the main reason that agencies are apprehensive about presenting carbon offsetting as a viable option. Travel agents need to be well-versed in environmental issues and carbon offsetting in order to be ambassadors of environmental change.

Implications

In order to increase awareness, a combined effort needs to be initiated among governments, academic institutions and corporations to educate agents about the effects of climate change on tourism and carbon offsetting. As travel agents are representatives at the frontline of the tourism industry, they wield considerable influence when it comes to travellers’ actions and awareness of environmental issues.

There are a number of approaches for communicating climate change awareness within the tourism industry and for making climate change and carbon offsetting a fundamental part of the industry:

  1. Education Campaign for Agents – climate change and mitigation strategies should be part of travel training institutions’ curriculum.
  2. Increase client awareness through the tourism industry, in order to incorporate this issue into mainstream culture.
  3. Offer clients a flat-rate fee for carbon offsetting.

Travel agents must realize that they can help mitigate the effects of climate change. Agents can inspire action by educating consumers about how their travels contribute to climate change, and by offering them carbon offsetting options to enable them to reduce their carbon emissions.

Sources:

Kole, L., Krestell, S., Parlagreco, L. & Dodds, R. (2008). Climate Change and Carbon Offsetting. Toronto: Ryerson University. 49 pages.

United Nations World Tourism Organization (2008). Climate Change and Tourism:
Responding to Global Challenges. Retrieved from http://www.unwto.org/index.php

Catégories
Réseaux de distribution Tourisme durable

Gaz à effet de serre: Le rôle des agents de voyages canadiens

En 2006, 26 400 tonnes métriques de dioxyde de carbone ont été émises dans l’atmosphère, dont 5 % provenaient de l’industrie du tourisme (OMT, 2008). De ce pourcentage, les vols aériens comptaient pour 40% et les déplacements terrestres pour 36%.

Les changements climatiques et le tourisme sont interdépendants. Parce que les conditions météorologiques ont une lourde incidence sur les décisions d’affaires des voyagistes, les changements climatiques auront d’importantes répercussions sur l’avenir du tourisme. Au Canada, le tourisme saisonnier et de nature est souvent menacé par des situations météorologiques anormales ou incertaines. Pour y faire face, des changements coûteux pourraient être apportés aux infrastructures.

L’inquiétude croissante quant aux effets des changements climatiques sur l’industrie touristique suscite le besoin de découvrir ce que les parties prenantes du tourisme savent à propos de ces effets et si elles participent à leur atténuation.

Une étude de 2008, menée par Kole, Krestell, Parlagreco et Dodds à l’Université Ryerson, avait pour but d’évaluer le degré de sensibilisation des agents de voyages canadiens par rapport aux changements climatiques et leur désir d’offrir à leurs clients la possibilité d’acheter des crédits compensatoires comme stratégie d’atténuation. L’étude avait également pour but de déterminer s’il faudrait fournir plus d’information sur les questions environnementales et les crédits de carbone aux agents de voyages pour les aider à la transmettre aux clients par la suite.

Dans le cadre de cette étude, un sondage en ligne a été effectué auprès de 1 886 membres de l’Association canadienne des agences de voyages (ACTA) et de 2 500 membres de l’Institut canadien des conseillers en voyages (CITC). Le taux de participation à ce sondage a été de 5,9%.

Résultats

L’étude a permis de constater que les agents de voyages perçoivent les changements climatiques comme une menace, mais qu’ils ne sont pas au courant de la contribution de l’industrie touristique à ces changements. Leurs clients, les voyageurs, ne sont pas non plus conscients des répercussions de leurs habitudes de voyage sur le climat. La plupart des agents de voyages ont une compréhension sommaire (50%) des changements climatiques et des crédits de carbone. Plus de 50% d’entre eux visent d’abord les profits. Cependant, 9% des agences de voyages ont comme priorité «la diffusion de l’information sur les changements climatiques». Parmi les agents, 46% trouvent important d’aborder les questions environnementales liées au tourisme, mais leurs agences ne les encouragent pas à le faire.

De plus, 34% des agents de voyages canadiens croient que leurs clients seraient prêts à payer jusqu’à 10$ de plus pour des crédits compensatoires, bien qu’ils pensent que c’est au gouvernement que revient la responsabilité de débourser pour ces frais. Moins de la moitié de ces agents proposent «parfois» à leurs clients d’acheter des crédits de carbone, et les clients soulèvent rarement la question.

L’étude permet de conclure que la plupart des agents de voyages ont une connaissance et une compréhension sommaires des changements climatiques et des crédits de carbone; ils sont donc mal outillés pour informer leurs clients. C’est surtout pour cette raison que les agences hésitent à offrir aux clients les compensations comme option valable d’atténuation. Afin d’être de bons informateurs, les agents de voyages doivent être bien au courant des questions environnementales et des crédits compensatoires.

Mesures nécessaires

En vue d’accroître la sensibilisation du public, les gouvernements, les établissements d’enseignement et les entreprises doivent joindre leurs efforts pour informer les agents à propos des crédits de carbone et des effets des changements climatiques sur le tourisme. En tant que représentants de premier plan de l’industrie du tourisme, les agents de voyages peuvent influer de façon considérable sur les comportements des voyageurs et sur leurs connaissances en matière d’environnement.

Un certain nombre de mesures peuvent être prises pour sensibiliser l’industrie du tourisme à cette question et faire en sorte que les changements climatiques et les crédits de carbone soient une partie intégrante de l’industrie touristique:

  1. Campagne de formation pour les agents – les changements climatiques et les stratégies d’atténuation devraient faire partie du programme d’enseignement des écoles de tourisme.
  2. Sensibilisation accrue des clients par le biais de l’industrie du tourisme, afin qu’elle s’insinue dans l’ensemble de la population.
  3. Tarif fixe pour les clients qui désirent acheter des crédits compensatoires.

Les agents de voyages doivent prendre conscience de leur possibilité d’influer sur l’atténuation des effets des changements climatiques. Les agents peuvent aider à modifier les comportements de leurs clients en leur montrant en quoi leurs voyages ont des conséquences sur le climat, et en leur offrant des options de compensation qui leur permettent de réduire leurs émissions de carbone.

Sources:

Kole, L, Krestell, S, Parlagreco, L et R. Dodds (2008). Climate Change and Carbon
Offsetting, Ryerson University, Toronto, Canada, 49 pages.

Organisation mondiale du tourisme (2008). Climate change and tourism:
Responding to global challenges [http://www.unwto.org/index.php].

 

Rachel Dodds, professeure, Ted Rogers School of Hospitality & Tourism Management, Ryerson University

Rachel Dodds est reconnue à travers le monde en tant qu’experte du tourisme durable. Elle est professeure à la Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson et directrice de la firme de consultants Sustaining Tourism. Elle est l’auteure des livres “Power and Politics” et “Sustainable Tourism in Islands”. Ses champs d’expertise se concentrent sur le tourisme durable, les changements climatiques et la responsabilité sociale des entreprises. Elle est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Surrey en Angleterre et d’une Maîtrise en gestion du tourisme de l’université de Griffith en Australie. Elle est membre fondatrice de la Canada’s Icarus Foundation, participe au Sustainability Council for the Tourism Industry Association et est ex-membre de la Travel and Tourism Research Association of Canada. Elle a vécu et travaillé sur quatre continents et a voyagé dans plus de 75 pays. 

Champs d’expertise:

  • Tourisme durable
  • Changements climatiques
  • Responsabilité sociale des entreprises

Site de l’institution

Voir les analyse de Rachel Dodds

Catégories
Sustainable tourism

Younger, Less Affluent Travellers Willing to Pay More for Sustainable Tourism

Although there has been a continuous increase in global tourism despite the economic recession (902 million international travelers in 2008 – a 4% increase over 2007), negative effects are also being identified by businesses and governments alike. One of the ways to counter detrimental effects is for tourists and locals to engage in sustainable tourism practices. The demand for sustainable tourism is difficult to assess, however, as most figures are anecdotal and reflect a willingness to participate rather than pay.

Although multiple studies have been conducted by organizations such as Lonely Planet, National Geographic and others, there is little research data about visitors to Canada, let alone Canada’s biggest city – Toronto. A 2007 study conducted by Arente and Ennamorato on Canadian tourists’ awareness and perceptions of sustainable tourism found that only 12% of Canadians are ‘somewhat’ familiar with the concept of sustainable tourism while 31% had never even heard of it. As for participation in sustainable tourism practices, 49% would choose to participate in activities that have sustainable benefits while travelling and 42% would use travel agencies that follow sustainable tourism guidelines. Over 75% of respondents believe that businesses that market and sell tourism as well as mass media should take on the responsibility of distributing information on sustainable tourism.

To augment this data, a recent study of 400 visitors to Toronto was conducted by Dodds, Antonov, Babkina & Gordon (2008). The purpose of the study was to determine the level of demand for and use of sustainable tourism products (e.g., choosing responsible tour operators, carbon offsetting flights and car rentals, purchasing green products and services such as hotels who showcased environmental policies,  and organic and fair trade food/products).

Findings

The study found that young and not necessarily affluent respondents were willing to pay for sustainable products. Of the respondents, 46% were between the ages of 19- 29 and had a relatively low household income (48% with an income of $24-59,000). Results showed that 11% were willing to pay 11-25% more and 59% of respondents were willing to pay 1-10% more.

Although there is often confusion over the term ‘sustainable tourism’ (45% had never heard of sustainable tourism or were not familiar with it as a form of tourism), 72% of respondents said they were likely to use sustainable tourism products in the future.

The study also found that the more respondents were likely to consider buying sustainable tourism products in the future (77%), the more likely they would pay a premium for them.

In terms of motivation or choice, 44% of respondents said they participated in sustainable tourism practices because they did not want to harm the environment. Although this number is not the majority, many people were also concerned that it corresponded with their moral values (38%) and understood the importance of doing so (39%).

Conclusions

Many sceptics maintain that there is not outstanding participation in or widespread demand for more responsible tourism products. This, however, may be due to limited awareness (33% of the travellers who had never purchased sustainable tourism products said that this was because they were not aware of them).

Canadian travellers are also comparable to international travellers. In a 2007 TripAdvisor ecotourism survey of 1,000 travelers worldwide, 38% responded that environmentally-friendly tourism is a consideration when travelling. This finding is similar to the Toronto study. Only 4% of respondents were ‘not at all’ likely to participate in sustainable tourism practices while travelling in the future, while 44% were ‘somewhat’ likely to consider purchasing sustainable tourism products.

References :

Arente, H. & Ennamorato, M. (2007). Sustainable Tourism: Travel Like You Mean It!  Toronto: TNS Canadian Facts. Retrieved Dec 16, 2008, from http://www.tns-cf.com/conferences/ttra/ttra-2007.pdf

Dodds, R., Antonov, Y., Babkina, I., & Gordon, S. (2008). Travellers’ Demand For and Participation in Sustainable Tourism Practices in Canada. Toronto: Ryerson University.

TripAdvisor. (2007). TripAdvisor Travelers Keen on Going Green. Press release. Retrieved Dec 16, 2008, from http://www.tripadvisor.co.uk/PressCenter-i120-c1-Press_Releases.html

Catégories
Tourisme durable

Les jeunes voyageurs moins fortunés sont prêts à payer plus pour un tourisme durable

La quantité de voyageurs dans le monde a continué d’augmenter malgré la récession (902 millions de voyageurs internationaux en 2008 – une hausse de 4% par rapport à 2007), mais les entreprises et les organismes gouvernementaux en constatent les effets néfastes. Les touristes et les communautés locales peuvent atténuer ces effets en adoptant des pratiques de tourisme durable. Or, la demande en cette matière est difficile à évaluer, puisque la plupart des données sont anecdotiques et reflètent plutôt un désir d’agir que de payer.

Malgré les multiples études menées par des organisations telles que Lonely Planet et National Geographic, peu de données ont été recueillies sur les gens qui ont visité le Canada, et encore moins Toronto, sa plus grande ville. Une étude d’Arente et Ennamorato (TNS Canadian Facts, 2007) sur les connaissances et les perceptions des voyageurs canadiens par rapport au tourisme durable a permis de constater que seulement 12% des Canadiens connaissaient un peu ce concept et 31% n’en avaient jamais entendu parler. En outre, 49% des touristes seraient prêts à adopter des pratiques de tourisme durable pendant leur voyage tandis que 42% d’entre eux auraient recours aux agences de voyages qui en suivent les lignes directrices. Selon plus de 75% des répondants, les entreprises qui vendent des produits touristiques et les médias de masse devraient se charger d’informer le public à propos du tourisme durable.

À ces données s’ajoute une étude récente menée par Dodds, Antonov, Babkina et Gordon (Fall, 2008) auprès de 400 personnes ayant visité Toronto. Le but de l’étude était d’évaluer le degré de demande et d’utilisation de produits de tourisme durable (comme le fait de choisir des voyagistes responsables, de compenser les émissions de carbone de leurs vols et de leur voiture, et de favoriser les produits et services verts tels que les hôtels dotés d’une politique environnementale, les aliments et les produits biologiques et équitables, etc.).

Résultats

Les résultats de l’étude montrent que les répondants étaient jeunes, prêts à payer et pas nécessairement riches. En effet, 46% d’entre eux étaient âgés de 19 à 29 ans et leur revenu familial était relativement faible (48% avaient un revenu se situant entre 24 000$ et 59 000$). En outre, 11% des personnes sondées étaient disposées à payer entre 11 et 25% de plus, contre 59% qui paieraient un supplément de 1 à 10%.

Bien que le terme « tourisme durable » semble souvent prêter à confusion (45% n’en avaient jamais entendu parler ou ne savaient pas que ce type de tourisme existait), 72 % des répondants ont dit qu’ils utiliseraient probablement des produits de tourisme durable à l’avenir.

Selon l’étude, les répondants qui étaient prêts à acheter des produits de tourisme durable (77%) étaient d’accord pour les payer plus cher.

Quant à ce qui motivait leur choix, 44% des répondants ont dit qu’ils optaient pour le tourisme durable par respect pour l’environnement. Une certaine proportion de gens saisissaient l’importance (39%) de ce type de tourisme ou pensaient qu’il correspondait à leurs valeurs morales (38%).

Conclusion

Bon nombre de sceptiques soulèvent le fait que la demande pour des produits touristiques responsables n’est pas forte. Cela s’explique peut-être par un manque d’informations
(33% des voyageurs qui n’avaient jamais acheté de produits de tourisme durable ont dit que c’était parce qu’ils n’en avaient jamais entendu parler).

Les voyageurs canadiens se comparent aux voyageurs internationaux. En 2007, TripAdvisor Media Network a sondé 1 000 voyageurs du monde entier: 38% d’entre eux ont dit qu’ils préféraient opter pour le tourisme vert. Ces données correspondent aux résultats de l’étude menée à Toronto. Seulement 4% des répondants n’envisageaient pas du tout de voyager de façon écologique à l’avenir, tandis que 44% considéreraient peut-être acheter des produits de tourisme durable.

Sources:

Arente, H., et M. Ennamorato (2007). TNS Canadian Facts. Sustainable tourism: Travel like you mean it! [http://www.tns-cf.com/conferences/ttra/ttra-2007.pdf] (page consultée le 16 décembre 2008).

Dodds, R., Y. Antonov, I. Babkina, et S. Gordon (2008). Travellers’ Demand and Participation for Sustainable Tourism Practices in Canada. Toronto, Ryerson University.

TripAdvisor. (2007). TripAdvisor travelers keen on going green. Communiqué de presse. [http://www.tripadvisor.co.uk/PressCenter-i120-c1-Press_Releases.html.] (page consultée le 16 décembre 2008).

 

Rachel Dodds, professeure, Ted Rogers School of Hospitality & Tourism Management, Ryerson University

Rachel Dodds est reconnue à travers le monde en tant qu’experte du tourisme durable. Elle est professeure à la Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson et directrice de la firme de consultants Sustaining Tourism. Elle est l’auteure des livres “Power and Politics” et “Sustainable Tourism in Islands”. Ses champs d’expertise se concentrent sur le tourisme durable, les changements climatiques et la responsabilité sociale des entreprises. Elle est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Surrey en Angleterre et d’une Maîtrise en gestion du tourisme de l’université de Griffith en Australie. Elle est membre fondatrice de la Canada’s Icarus Foundation, participe au Sustainability Council for the Tourism Industry Association et est ex-membre de la Travel and Tourism Research Association of Canada. Elle a vécu et travaillé sur quatre continents et a voyagé dans plus de 75 pays. 

Champs d’expertise:

  • Tourisme durable
  • Changements climatiques
  • Responsabilité sociale des entreprises

Site de l’institution

Voir les analyse de Rachel Dodds