Catégories
Sustainable tourism

Willingness to pay versus actual behavior

Need for sustainability in tourism?

There is no question that the travel and tourism industry needs to be more sustainable. Between 2012 and 2030, international tourist arrivals are expected to increase by an average of 43 million a year to reach 1.8 billion (United Nations World Tourism Organization, 2014). With this growth comes many negative impacts. For example, examining only one sector of the tourism industry, cruises, evidence shows multiple negative impacts. According to the Lighthouse Foundation (2014), a Caribbean cruise ship creates around 50 tons solid waste, 800,000 litres sewage and 130,000 litres grey water in one week.

Sustainability Demand

Numerous studies over the past few years by multiple travel providers have shown that travelers are willing to spend more money on sustainable travel. A 2012 report by The Travel Foundation and Forum for the Future found that 75% of consumers want a more responsible holiday. A TripAdvisor study also in 2012, stated that 71% of those surveyed said they would make environmentally friendly choices this year. In 2011, a study done by CondeNast Traveler said 58% of their travellers hotel choice is influenced by the support the hotel gives to the local community. Another study in 2011 Kuoni found that 22% of respondents said that sustainability is among the top three influencing factors when booking vacations (www.sustainabletourism.net) . Although consumers say they want more sustainability options, does this actually translate into practice and who are these consumers?

Actual Sustainability behaviour

In order to determine whether tourists had paid for sustainable tourism, research by Ryerson University (Kwan, Liu & Mak, 2014) was undertaken to determine tourist’s past spending. Results showed that 73% understood the meaning of sustainable travel and could outline specific practices that they believed would be more sustainable (e.g. donate to sustaianbility causes, stay at a green hotel, etc.). Thirty five percent had stayed in a green hotel in the last 12 months however over half of respondents were unsure which clearly exemplifies that green or sustainable branding may be a large issue for consumer decision making.

Other sustainability behaviours outlined that 39% often or always purchase local food when travelling. A much smaller percentage (10%) had purchased carbon offsets and 2% donated to a local sustainabilty project when on vacation.

When answering the research question, overall the findings showed that 37% of travellers actually paid more for sustainable tourism options. When asked how much more, however, although only 6% paid 10% or higher costs.

Demographically, it is the younger age groups who are more concerned. 18-24 (22%) and 25-34 (26%) year olds were more likely to pay more than older demographics. Additionally, females seem to be more concerned about the environment than men.

Conclusion

The research clearly states that travelers behaviour is shifting although it is still not commonplace. What is clear from this research is that sustainble tourism options must not priced higher than comparative options as the consumer that is willing to pay significantly more is a niche market.

Another conclusion is that although the consumer is aware of what sustainable tourism is, they may not necessarily be able to clearly identify sustainable tourism travel options or products when making their purchasing decisions. People may be aware of sustainability but they may still choose the easiest and most affordable options. If the industry wishes to see consumers purchase more earth friendly options then they must promote them more clearly to the customer.

This research also shows that if the industry is really going to protect the very resources that promote tourism, sustainability options for tourists needs to become the norm rather than the exception.

Catégories
Tourisme durable

La réelle volonté de voyager de façon responsable

Y a-t-il un besoin de durabilité en tourisme?

Il va sans dire que l’industrie du voyage et du tourisme doit être plus durable. Entre 2012 et 2030, le nombre des touristes internationaux devrait connaître une augmentation moyenne de 43 millions par année, pour atteindre 1,8 milliard (Organisation mondiale du tourisme, 2014). Cette croissance comporte son lot de répercussions néfastes. En effet, si l’on se penche seulement sur le secteur des croisières, on constate de multiples impacts négatifs. Selon la Lighthouse Foundation (2014), un navire de croisière dans les Caraïbes produit environ 50 tonnes de déchets solides, 800 000 litres d’eaux usées et 130 000 litres d’eaux grises en une semaine.

La demande en matière de durabilité

De nombreuses études effectuées au cours des dernières années par de multiples fournisseurs de voyages ont montré que les voyageurs sont prêts à dépenser plus pour du tourisme durable. Un rapport établi en 2012 par The Travel Foundation et Forum for the Future a permis de constater que 75 % des clients désiraient des vacances responsables. Une autre étude de 2012, menée par TripAdvisor, affirmait que 71 % des sondés feraient des choix écologiques au cours de cette même année. En 2011, une analyse de CondeNast Traveler a conclu que 58 % des choix d’hôtel des voyageurs étaient influencés par le soutien qu’offre l’hôtel à la communauté locale. Selon une étude faite par Kuoni, toujours en 2011, 22 % des répondants plaçaient la durabilité parmi les trois facteurs principaux ayant une incidence sur leur choix de vacances (www.sustainabletourism.net). Bien que les consommateurs disent vouloir davantage d’options de durabilité, choisissent-ils réellement ces options et qui sont ces consommateurs?

Le comportement véritable des voyageurs

Afin de déterminer si les touristes avaient bel et bien payé pour du tourisme durable, l’Université Ryerson (Kwan, Liu et Mak, 2014) a entrepris un sondage pour connaître leurs dépenses. Les résultats de cette enquête ont montré que 73 % d’entre eux comprenaient le sens du tourisme durable et pouvaient nommer des pratiques qui, à leur avis, étaient durables (faire un don à des organismes voués à l’écologie, séjourner dans un hôtel vert, etc.). Un peu plus du tiers (35%) des voyageurs avaient opté pour un hôtel vert au cours des 12 mois précédents; cependant, plus de la moitié des répondants demeuraient incertains, ce qui illustre bien le fait que la marque verte ou durable constitue un élément important dans la prise de décision des consommateurs.

Parmi les touristes aux comportements durables, 39 % achetaient souvent ou toujours des aliments locaux en voyage. Un pourcentage beaucoup moins élevé (10 %) des voyageurs avait acheté des crédits de carbone et 2 % d’entre eux avaient fait un don à un projet de durabilité pendant leurs vacances.

Dans leur ensemble, les résultats de l’enquête ont permis de conclure que 37 % des voyageurs avaient dépensé plus d’argent pour obtenir des options liées au tourisme durable. Quant à savoir combien, seulement 6 % de ces gens disaient avoir payé 10 % ou plus du montant habituel.

Du point de vue démographique, ce sont les répondants les moins âgés qui se sentaient davantage préoccupés. Les 18-24 (22 %) ans et les 25-34 (26 %) ans étaient prêts à payer plus que leurs aînés. En outre, les femmes se souciaient plus de l’environnement que les hommes.

Conclusion

L’étude révèle clairement que le comportement des voyageurs est en train de changer, mais que ce n’est pas chose courante. Elle dit également que le coût des options de tourisme durable ne doit pas dépasser celui des autres alternatives, étant donné le nombre restreint de consommateurs prêts à payer des sommes importantes.

Par ailleurs, malgré le fait qu’ils connaissent l’appellation et le sens du terme tourisme durable, les consommateurs ne savent pas nécessairement repérer les options ou les produits écologiques au moment de leur achat. Les gens sont conscients de la durabilité, mais ils préfèrent les options les plus simples et les plus abordables. Pour inciter les consommateurs à choisir davantage les offres écologiques, l’industrie doit leur présenter ces caractéristiques de façon plus claire.

Enfin, si l’industrie souhaite vraiment protéger ses atouts touristiques, les options de durabilité offertes aux touristes devront devenir la norme plutôt que l’exception.

Catégories
Sustainable tourism Trends

Trends in Food Trucks: The use of local food

Local food consumption as a consumer trend

In recent years, there has been a visible shift in the demand and consumption of local and organic food. Local foods can be defined as food consumed within 100 miles of where it was produced (Hodges, Stevens, & Wysocki 2014), while other foods travel an average of 1500 miles before it reaches the consumer (Schnell, 2013).

Some of the benefits of eating local include product freshness, enriched flavour, higher nutritional and vitamin values. Research suggests consumers are aware of the benefits of consuming local foods and are willing to pay for it. Results of a recent study done in Florida shows the average spending per consumer on local foods were $43 a month in restaurants (Hodges et al., 2014).  

Do food trucks use local?

The Food and Agriculture Organization of the United Nations has recently confirmed that street food is being consumed by almost 2.5 billion people daily (Culinary Schools, 2013). The popularity and increase in numbers of this type of mobile operation has gained exposure and interest from customers in recent years.

This is mainly due to the increasing need that diners have for inexpensive, fast, and high quality gourmet food. Although this trend is increasing in restaurants, has the trend been noticed in the newer market – food trucks?

A study of food trucks in Toronto, Canada (Corpuz et al, 2014) found that customers would rather consume something grown in Ontario or Canada as oppose to having something imported into the country. When examining in-depth interviews from food trucks, results showed that 52% of the trucks claimed that they have used local products into their menu, 31% said they incorporate artisanal products, 11% said they use organic. Food trucks also source their food locally (63% source supplies from farmers markets) and claim they used those products to emphasize on healthier and cleaner food (40%) and better quality and taste (46%). Although the use of local or organic food leads to increased cost (83%), food truck operators are committed. As one interviewee stated, “It’s a strong component of our company values. As a company we believe that supporting the environment and maintaining a green footprint of our business is incredibly important”.

The data collected through the interviews indicated that food trucks prefer local because of customer preference.

The future of food?

A key aspect in sustainability for any business model is its customer base. Given the nature of food trucks and this study’s evidence of their passion for sourcing locally, customers associate themselves with the values of these trucks and develop a relationship with the owners. Consumers who purchase from food trucks are looking for a unique dining experience and food truck operators provide a unique offering in the industry.

Perhaps this sector of the food industry will push the local food movement even further.

 

Image: Urban Diner

Catégories
Tendances Tourisme durable

La tendance en cuisine de rue : l’utilisation d’aliments locaux

Les camions de rue se sont rapidement taillé une place dans l’industrie touristique. On les intègre de plus en plus dans les événements et les grands festivals afin d’attirer des jeunes, d’augmenter les dépenses des participants et de répondre à tous les goûts. D’ailleurs, ils devraient générer des revenus d’environ 2,7 milliards de dollars aux États-Unis d’ici 2017, selon un rapport de Intuit, Food Trucks Motor Into the Mainstream, soit quatre fois plus qu’en 2012, d’après les estimations de la National Restaurant Association.

À Portland, les 500 camions de rue ont complètement changé la scène alimentaire et le paysage urbain tout en encourageant le développement durable, la créativité et l’esprit d’entreprise. À Austin, il existe même des circuits dédiés uniquement à la visite des camions de rue.

Après un projet pilote en 2013, 40 permis furent délivrés en 2014 à Montréal. La cuisine de rue y est en pleine expansion. Pour l’été 2015, la ville augmentera le nombre d’emplacements autorisés de 14 à 42 et les permis de restauration passeront de 30 à 63. Pendant ce temps, la ville de Québec n’a toujours pas pris de décision quant à la légalisation de ces camions et ils ne sillonneront pas les rues de la capitale cet été.

L’utilisation des produits locaux croît dans la restauration. L’article suivant, de la chercheure Rachel Dodds de Ryerson University, démontre une forte tendance de la cuisine de rue à mettre les produits locaux de l’avant. Celle-ci poussera-t-elle l’ensemble de l’industrie plus loin dans cette direction?

La consommation d’aliments locaux comme tendance

Les changements constants dans l’industrie de l’alimentation peuvent être attribués à la diversité des goûts des consommateurs et à leur sensibilisation aux questions d’approvisionnement mondial. Cette préoccupation accrue pour la durabilité, la sécurité et la salubrité alimentaires ainsi que pour la nutrition ont poussé les consommateurs à exiger davantage d’aliments locaux. Au cours des dernières années, un changement notable s’est opéré en matière de demande et de consommation de produits locaux et biologiques. Les aliments considérés «locaux» doivent être consommés à moins de 160 km de l’endroit où ils ont été produits (Hodges, Stevens et Wysocki 2014), tandis que d’autres peuvent parcourir une distance moyenne de 2414 km avant d’atteindre l’assiette des consommateurs (Schnell, 2013).

Parmi les avantages de manger des produits locaux, on compte la fraîcheur, un meilleur goût ainsi qu’une valeur nutritionnelle et vitaminique supérieure. Des analyses ont montré que les consommateurs sont conscients des bienfaits de la nourriture locale et qu’ils sont prêts à payer les sommes nécessaires pour s’en procurer. Les résultats d’une étude récente effectuée en Floride indiquaient que la dépense moyenne par consommateur en aliments locaux se chiffrait à 43 $ par mois dans les restaurants (Hodges et al., 2014).

Les camions de rue utilisent-ils des produits locaux?

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a affirmé récemment que la cuisine de qualité sur le pouce est consommée par presque 2,5 milliards de personnes quotidiennement (Culinary Schools, 2013). La popularité et l’augmentation du nombre de ce type d’exploitation sont une réponse à l’intérêt croissant des clients au cours des dernières années.

Les consommateurs désirent avoir accès à des repas de qualité gastronomique abordables et vite faits. Bien que cette tendance soit à la hausse pour les restaurants, l’est-elle aussi pour la cuisine de rue?

Une analyse portant sur les camions de cuisine de rue de Toronto, au Canada (Corpuz et al, 2014), a permis de constater que les clients préféreraient consommer un produit cultivé en Ontario ou au Canada plutôt qu’un aliment importé d’un autre pays. L’analyse plus approfondie de ce sondage révèle que 52 % des propriétaires de camion disaient incorporer des produits locaux dans leur menu, 31 % d’entre eux utilisaient des produits artisanaux et 11 %, des produits biologiques. Ils s’approvisionnaient localement (63 % le faisaient auprès de marchés de producteurs fermiers) et affirmaient employer ces produits pour favoriser une alimentation plus saine et plus salubre (40 %). Enfin, 46 % les choisissaient en raison de leur qualité supérieure et de leur meilleur goût. Malgré que les propriétaires de camion estiment (83 %) que les coûts sont plus élevés pour aliments locaux ou biologiques, ils étaient prêts à les assumer. Selon l’un des sondés : « C’est une de nos valeurs fondamentales. En tant qu’entreprise, nous croyons qu’il est vraiment très important d’appuyer la cause de l’environnement et de maintenir notre empreinte écologique au plus bas. »

Les données répertoriées indiquent que les produits locaux sont utilisés par les exploitants de cuisine de rue parce que les clients les préfèrent.

Qu’en est-il de l’avenir de l’alimentation?

La clientèle est un aspect clé de la durabilité pour tout modèle d’entreprise. Étant donné la nature des camions de cuisine de rue et leur passion pour l’approvisionnement local, comme en témoigne cette étude, les clients s’associent aux valeurs de ces restaurateurs et établissent des liens avec ceux-ci.

Qui sait, peut-être ce secteur de l’industrie alimentaire permettra-t-il au mouvement pour l’utilisation d’aliments locaux de progresser.

 

Image à la une : Urban Diner

Catégories
Marketing @en Sustainable tourism

Green marketing in hotels shows increased guest satisfaction

 The Business Case for greening

The idea of implementing sustainability methods into a business has become increasingly a common practice amongst businesses and ‘greening’ has become a major brand differentiators that many businesses are acting upon in order to stand out amongst their competitors (Areseculeratne & Yazdanifard, 2014).

 

 

This is also true among the hotel sector globally. ‘Greening’ is understood to mean increasing overall environmental performance by reducing waste, water and energy. Additionally, the consumer is interested in green hotels. A survey of more than 700 U.S travelers conducted by TripAdvisor (2012), suggested that 71 percent of the respondents planned to make eco-friendly choices in the next 12 months while, 65 percent did so in the 12 month period preceding the survey. Additionally a study done by Mensah and Mensah (2013), found that the majority of consumers surveyed was more likely to book with a hotel that has a responsible environmental attitude. They also found that the majority of tourists have a positive attitude towards environmental management by hotels.

What is unknown however is if the marketing of such environmental practices actually benefits the hotels.

But does green marketing help the bottom line?

In a study conducted by Franco et al, (2014) at Ryerson University, researchers found that 76 % of boutique hotels said that green marketing had a positive impact on their business in general. Additionally 88% of accommodations felt that green practices were ‘Important or Very Important” for their success. Accommodations, however, do not track how much they specifically spend on marketing their ‘green’ achievements (49% could not give an exact figure).

In order to analyze if there were any impacts or more specifically, any benefits from green marketing, the accommodations were asked to rate how green marketing has impacted their business in general. There was a statistical significance when comparing the allocation of revenue to marketing and guest satisfaction (p value =0.014). Additionally, accommodations saw a positive impact when they allocated revenue towards green marketing (p value = 0.05). There was also no significant specific benefit to increased average daily rate (ADR), profit or length of stay as there was no correlation between these factors.

When examining actual practices, the most common environmental practices included water and energy efficient methods where 87 percent of the respondents have applied water efficient showerheads in each guest bathroom, 90 percent had a linen reuse program and 66 percent of respondents have efficient heating/air conditioning systems. More advanced green practices were not as well implemented as only 50% of hotels track their actual water use and only 7% of respondents used solar panels.

Interestingly, hotels did not necessarily obtain certifications to promote their environmental practices. Sixty percent of accommodations claimed they had obtained some sort of green certification that included such labels as LEED, ISO, Green Key, Green Globe or Green Seal.

The main barriers or impediments to implementing green practices were financial (45%) or motivating employees to follow practices (25%). 

Save money and boost reputation

The recent study by Franco et al (2014) shows that it is evident that there is a positive impact when accommodations allocate a percentage of revenue towards green marketing. It supports the notion that if society has a vested interest in environmental issues, it can lead many businesses, including hotels to change their practices (Hu, 2012). Will green marketing alone push industry to improve their ‘greeness’? Perhaps not although this recent research is positive. What is not disputed however is that accommodations can save large amounts of money in costs as well as boost their reputation in the marketplace by monitoring how they are impacting the environment.

Catégories
Marketing Tourisme durable

Le marketing vert en hôtellerie fait bonne impression

Analyse de rentabilité de l’écologisation

Les entreprises se tournent de plus en plus vers des pratiques durables et l’ écologisation constitue maintenant l’un des moyens par excellence de bon nombre d’entre elles pour se différencier de la concurrence (Areseculeratne et Yazdanifard, 2014).

Cela s’applique également au secteur hôtelier dans son ensemble. L’« écologisation » vise l’accroissement du rendement environnemental global en réduisant la production de déchets ainsi que la consommation d’eau et d’énergie. De plus, le consommateur s’intéresse aux hôtels verts. Un sondage mené par TripAdvisor (2012) auprès de plus de 700 voyageurs américains a permis de découvrir que 71 % des répondants prévoyaient faire des choix écologiques au cours des 12 mois suivant l’enquête, tandis que 65 % d’entre eux l’avaient fait durant les 12 mois précédant. Une étude effectuée par Mensah et Mensah (2013) a montré que la majorité des consommateurs seraient plus susceptibles de réserver leur chambre dans un hôtel écologiquement responsable. Elle affirmait aussi que la plupart des touristes voyaient d’un œil favorable la gestion écologique des hôtels.

Cependant, on ignore si le marketing des pratiques environnementales profite réellement aux hôtels.

Le marketing vert améliore-t-il réellement le résultat net?

Franco et Al (2014), de l’Université Ryerson, ont mené une étude montrant que pour 76 % des hôtels boutiques, le marketing vert avait des effets bénéfiques sur leurs affaires. En outre, 88 % des établissements trouvaient que les pratiques écologiques étaient « importantes ou très importantes » pour leur réussite. Cependant, les hôteliers ne savaient pas à combien s’élevaient leurs dépenses en marketing vert (49 % d’entre eux ne pouvaient fournir de chiffres exacts).

En vue de déterminer les impacts ou, plus précisément, les avantages du marketing vert, les établissements devaient évaluer son incidence sur leurs activités de façon générale. La comparaison des contributions financières au marketing et à la satisfaction de la clientèle a donné des résultats statistiquement significatifs. Les établissements constataient des effets favorables lorsqu’ils allouaient un certain montant au marketing vert. Il n’y avait pas d’avantages particuliers à l’augmentation du tarif quotidien moyen, des profits ou de la durée des séjours, puisqu’il n’y avait pas de corrélation entre ces facteurs.

Les pratiques environnementales les plus courantes comprenaient des méthodes d’économie d’eau et d’énergie : 87 % des répondants avaient installé des pommes de douche à faible débit dans les salles de bains, 90 % s’étaient dotés d’un programme de réutilisation des serviettes et de la literie, et 66 % possédaient des systèmes de chauffage ou de climatisation efficaces. Les pratiques vertes plus élaborées n’étaient pas aussi répandues, car seulement 50 % des hôtels surveillaient la quantité d’eau qu’ils utilisaient réellement et 7 % des répondants employaient des panneaux solaires.

Fait intéressant, les hôtels n’avaient pas nécessairement obtenu de certification pour promouvoir leurs pratiques environnementales. En effet, 60 % des établissements disaient avoir reçu une certification LEED, ISO, Clé verte, Green Globe, Green Seal ou autre.

Les obstacles principaux à la mise en œuvre de pratiques vertes étaient le manque de fonds (45 %) et le besoin de motiver les employés à appliquer les mesures (25 %).

Économiser tout en améliorant sa réputation

La récente étude de Franco et Al (2014) montre de façon évidente l’impact favorable qu’a le marketing vert sur les établissements qui y consacrent un certain montant. Cela confirme la notion que si la société s’intéresse aux questions environnementales, de nombreuses entreprises, y compris les hôtels, seront portées à modifier leurs pratiques (Hu, 2012). Est-ce que le marketing vert peut, à lui seul, inciter l’industrie à améliorer son rendement écologique? Peut-être pas, bien que les résultats de cette étude soient positifs. Ce qui est certain, c’est que les établissements peuvent économiser d’importantes sommes d’argent, tout en améliorant leur réputation au sein du marché, en suivant de près leurs répercussions sur l’environnement.

Catégories
Accommodation

Green hotels confuse consumers

Marketing or public relations?

According to Cronin, Smith, Gleim, Ramirez and Martinez (2011), businesses are expected to commit to green marketing strategies because of the increasing public pressure and declare that subscribing to the triple bottom line can increase consumer demand.

With the increasing demand for sustainable tourism comes the increase in green marketing. Consumers wanting to make the ‘right’ choice are bombarded with green options but must be wary and have the ability to decipher between green tourism and green wash. Within the tourism industry, green, sustainable or eco has gained considerable attention in the past few years and the number of green programs in hotels have increased. These programs claim to offer operational efficiencies, cost savings, employee values connection, marketing, and improved public relations. The question, however is – is it working with regard to marketing and public relations?

There have been numerous studies done to ascertain sustainable tourism behavior (see sustainabletourism.net for numerous studies). For example, a study done in 2012 by TripAdvisor stated that 71% of those surveyed would make environmentally friendly choices in the next twelve months. In 2012, TUI, the worlds largest travel provider found that 54% of those surveyed were highly familiar with sustainability and 40% very interested in it. In 2011, 93% of Conde Nast Traveler readers thought travel companies should be responsible for protecting the environment and 58% said their choice of travel is influenced by the support it gives to the local community.

Confusing information

To determine green hotel practices, an in-depth Web search was conducted between September and December 2013. Over 100 pages of Google were analyzed on five different occasions using terms such as ‘Green hotels’, ‘Ecohotels’ ‘Sustainable hotels’.

A number of discrepancies result from the findings. Results show that some hotels that come up on Google searches for ‘eco’ or ‘green’ do not offer very much in terms of ‘green’ practices. One hotel in British Columbia for example, markets itself as an ecoresort but they are not even off the grid and their biggest environmental practice is recycling and composting.

There is also no clear ‘green hotel’ site globally accepted ranking system. Currently in the tourism industry there are a number of certification programs yet none have critical mass. Alternatively, some programs that are gaining ground do not show up in search engine results as they are named something other than ‘green’ or ‘eco’. With so many different terms in the industry such as ‘sustainable’, ‘responsible’, ‘eco’, ‘green’, etc – the industry, the consumer may be getting confused.

Websites from searches fall primarily into four main categories:

  1. Individual hotels promoting their own green programs. These are mainly large hotel groups (e.g. Kimpton, Marriott etc.)
  2. Websites that certify hotels on a specific set of criteria and award a ranking. Within this category there is a distinction between:
    1. Organizations that provide specific, quantifiable, and detailed criteria  – Green Key, Green Globe, LEED, ISO 1400, Green Seal, Energy Star GSTC and;
    2. Organizations for which the criteria are vague and hard to quantify – Eco Luxury hotels, Eco hotels of the World etc.
    3. Websites that list environmentally friendly hotels based on other providers criteria (e.g. Expedia, TripAdvisor)
    4. Websites that list information and tools on how to become more environmentally friendly (e.g. usually magazine articles providing advice to hotels on how to reduce their footprint)

The majority of Web search results listed environmentally friendly hotels based on other provider’s criteria. For example, Eco lodge, Element, and Green Tourism are all Websites that list hotels that had been awarded LEED certification, or used energy star appliances. In this case the Website was not independently certifying the hotels rather providing a list of green hotels based on established certification systems. These criteria were almost entirely environmental and did not necessarily touch on community or other social issues that many consumers wish to see. Other search results included Websites that list information and tools on how to become a more environmentally friendly hotel (or g ‘greener’ traveler). In this case actual hotels were not listed rather training materials and service providers for implementing sustainable solutions.

Conclusions

From this research, two things are clear. First, many claims of ‘green’ may just be ‘greenwash’. Green wash, or green washing is a term used when referring to business operations that utilize marketing tactics to create the perception of being green through deceptive or exaggerated environmental claims [1]. The primary objective of this marketing ploy is to convince consumers that the businesses or hotels in this case, are implementing sustainable initiatives when in reality they may be doing very little. Today, much of consumers awareness is still around towel washing and hotels have not yet increased awareness about other issues such as waste, electricity, heating/cooling or social and community elements.

The second thing that is clear is that ‘green’ is gaining traction. Although information may be confusing – there is more of it. It is potentially good news that TripAdvisor now has a ‘green’ rating (http://green.tripadvisor.com/) as it has become powerful enough to force hotels to improve quality or whatever element reviewers complain about. With over 40 million monthly viewers, it can be a strong influencer for consumers to make more sustainable choices. Unfortunately it only rates hotels based on environmental choices rather than social or community criteria. As many travelers want to know what the hotel is doing for the local community, this is unfortunate.

Although the benefits of capturing the revenue and business of the green-oriented traveler is an attractive prospect  – many consumers may struggle to make informed green choices based on the information currently available. Hotels shouldn’t just rely on attracting the green consumer though as green programs also improve operational efficiencies, save costs and attract, retain, and inspire employees – worth implementing even if marketing is not necessarily working.

If the tourism industry truly wishes to influence the consumer to make ‘green’ choices, then some key elements need to be addressed:

  1. Websites should be transparent for consumers to determine what is green
  2. There is a need for one main website compiling all hotels globally so that a search is easy
  3. Criteria must be consistent so that the consumer knows what is being evaluated

[1] The term was first used by environmentalist Jay Westerveld when objecting to hoteliers’ practice of placing notices in hotels rooms, which asked their guest to reuse towels to ‘save the environment’. In practicality this initiative was more likely motivated by a cost concern that would be reduced by washing fewer towels (Motavalli, 2011).

In collaboration with Julie Ellefsen

Julie graduated from the University of Western Ontario with an honors specialization in Geography before going on to complete her post graduate diploma at Niagara College’s Environmental Resource Management and Assessment Program. She has worked as an environmental consultant completing on site waste, energy and water audits for retail and commercial office spaces and assisting properties with certification process for LEED and BOMA Best. Julie also spent a year abroad in Melbourne Australia working for a solar energy company in sales and business development. Julie’s passion for travel and the environmental issues has naturally sparked interest in sustainability and how it is incorporated into the tourism industry. She has deepened her knowledge of the industry and sustainable tourism through personal travels throughout over 20 countries. She currently is working in as a Marketing Analyst.

Catégories
Hébergement

Les hôtels verts: source de confusion pour les consommateurs

Marketing ou relations publiques

Selon Cronin, Smith, Gleim, Ramirez et Martinez (2011), les entreprises doivent élaborer des stratégies de marketing vert pour répondre à la demande du public et déclarent que souscrire au triple résultat leur permet d’accroître leur chiffre d’affaires.

La hausse de la demande en tourisme durable entraîne l’accroissement du marketing vert. Les consommateurs qui veulent faire le «bon» choix sont bombardés d’options écologiques, mais doivent rester prudents et avoir la possibilité de distinguer le tourisme vert de l’«écoblanchiment» («Green wash» ou «green washing»). Dans l’industrie du tourisme, les mentions «vert», «durable» ou «éco» ont fait l’objet d’une attention considérable de la part des hôtels au cours des dernières années, se traduisant par un nombre accru des programmes verts. Ceux-ci prétendent offrir l’efficacité opérationnelle, une économie des coûts, l’adoption des valeurs de l’entreprise par les employés, du marketing et de meilleures relations publiques. La question est de savoir si ces programmes sont efficaces en ce qui concerne le marketing et les relations publiques.

De nombreuses études ont été faites sur le comportement en matière de tourisme durable (voir sustainabletourism.net pour ces études). Par exemple, un sondage fait en 2012 par TripAdvisor a permis de constater que 71% des personnes interrogées feraient des choix écologiques au cours des douze mois subséquents. En 2012, le voyagiste TUI, a appris que 54% des sondés connaissaient très bien la notion de durabilité et que 40% d’entre eux s’y intéressaient. En 2011, 93% des lecteurs du Conde Nast Traveler croyaient que les agences de voyages devraient s’occuper de la protection de l’environnement et 58% d’entre eux ont dit que leur choix de destination était influencé par le soutien qui est apporté à la communauté locale.

Informations confuses

Pour connaître les pratiques des hôtels verts, une étude approfondie du Web a été effectuée entre les mois de septembre et de décembre 2013. Plus de 100 pages de Google ont été analysées à cinq occasions différentes. Parmi les termes utilisés: «Green hotels» («hôtels verts»), «Ecohotels» («écohôtels») et «Sustainable hotels» («hôtels durables»).

Un nombre de divergences découlent des recherches effectuées. Les résultats montrent que certains hôtels qui apparaissent dans Google à la requête «vert» ou «éco» n’adoptent pas vraiment de pratiques «vertes». Un hôtel en Colombie-Britannique s’autoproclamant «centre de villégiature écotouristique», par exemple, est relié au réseau électrique et ses pratiques écologiques les plus importantes sont le recyclage et le compostage.

Il n’existe pas non plus de réel système de classement mondialement reconnu pour les sites «d’hôtels verts». Actuellement, l’industrie touristique possède un bon nombre de programmes de certification et pourtant aucun n’a de masse critique. Par ailleurs, certains programmes qui gagnent du terrain ne figurent pas dans les résultats des moteurs de recherche parce qu’ils ne portent pas les mentions «vert» ou «éco». Tous ces termes, comme «durable», «responsable», «vert», «éco», etc., alimentent la perplexité des membres de l’industrie et des consommateurs.

Les sites Web analysés occupent quatre catégories principales:

1. Des hôtels individuels qui font la promotion de leur propre programme vert. Il s’agit surtout de ceux liés à des groupes hôteliers importants (Kimpton, Marriott, etc.).

2. Des sites Web qui certifient l’aspect écologique des hôtels selon un ensemble de critères précis et leur attribuent une cote. Dans cette catégorie, on trouve:

a. Des organismes qui fournissent des critères précis, quantifiables et détaillés – Clef verte, Green Globe, LEED, ISO 1400, Green Seal, Energy Star, GSTC, et;

b. Des organismes dont les critères sont vagues et difficiles à quantifier – Eco Luxury hotels, Eco hotels of the World, etc.

3. Des sites Web qui proposent des hôtels écologiques en fonction des critères d’autres fournisseurs (Expedia, TripAdvisor).

4. Des sites Web qui donnent des renseignements et des outils pour devenir écologique (souvent des articles de revues conseillant les hôtels sur leur façon de réduire leur empreinte écologique).

La majorité des résultats des recherches sur le Web portaient sur des hôtels écologiques évalués selon des critères d’autres fournisseurs. Par exemple, Eco lodge, Element et Green Tourism contenaient tous des hôtels ayant obtenu la certification LEED, ou qui utilisaient des appareils homologués Energy Star. Dans ce cas, le site Web, plutôt que de certifier les hôtels de façon indépendante, fournissait une liste des hôtels verts évalués selon des systèmes de certification établis. Ces critères étaient presque tous de nature écologique et n’abordaient pas l’impact sur les communautés ou les autres aspects sociaux qui intéressent les consommateurs. D’autres sites Web donnaient des renseignements et des outils aux hôtels ou aux voyageurs pour devenir plus écologiques. Ce sont plutôt des outils de formation et des fournisseurs de services en matière de mise en œuvre de solutions durables qui étaient proposés dans ce cas.

Conclusions

De ces recherches, nous pouvons tirer deux conclusions. D’abord, de nombreuses prétentions de «durabilité» ne sont en fait que de l’«écoblanchiment». Ce terme qui désigne des tactiques de marketing (affirmations mensongères ou exagérées) utilisées par des entreprises pour donner l’impression qu’elles sont vertes[1]. L’objectif principal de ce stratagème marketing est de convaincre les consommateurs que les entreprises, ou les hôtels dans ce cas, mettent en œuvre des initiatives durables, même si c’est faux. Aujourd’hui, la sensibilisation des consommateurs se limite surtout au lavage des serviettes et les hôtels tardent à aborder des sujets tels que les déchets, l’électricité, le chauffage/la climatisation ou les éléments sociaux et communautaires.

Ensuite, il est manifeste que les valeurs écologiques s’imposent. Bien que les renseignements soient difficiles à comprendre – ils sont beaucoup plus nombreux. Le fait que TripAdvisor offre un classement «vert» peut être bénéfique parce qu’il possède assez d’influence pour forcer les hôtels à améliorer la qualité de leurs services ou de tout autre élément dont se plaignent les voyageurs. Plus de 40 millions de personnes accèdent à TripAdvisor par mois, ce qui porte à croire qu’il peut inciter les consommateurs à faire des choix plus durables. Malheureusement, il ne cote les hôtels qu’en fonction de critères environnementaux et délaisse les critères sociaux. Ce qui est regrettable, étant donné que bon nombre de voyageurs veulent savoir ce que fait l’hôtel pour la communauté locale.  

L’idée de profiter des retombées du voyage écologique peut sembler attrayante, toutefois, l’information qui s’y rapporte actuellement n’aide pas les consommateurs à faire des choix éclairés. Les hôtels ne devraient pas seulement se contenter d’utiliser les programmes verts comme moyen d’attirer les consommateurs. Ces programmes servent également à améliorer l’efficacité opérationnelle, à réduire les coûts ainsi qu’à attirer, à retenir et à inspirer les employés. Leur mise en œuvre en vaut la peine, même si le marketing ne fonctionne pas.

Si l’industrie du tourisme désire vraiment inciter les consommateurs à faire des choix «verts», elle doit tenir compte des éléments clés suivants:

  1. Les sites Web devraient être transparents pour permettre aux consommateurs de déterminer ce qui est réellement écologique.
  2. Un seul site Web principal regroupant tous les hôtels «verts» devrait être créé afin de simplifier les recherches.
  3. Les critères d’évaluation devraient être les mêmes standardisés pour faciliter leur compréhension.

[1] Le terme a été utilisé pour la première fois par l’écologiste Jay Westerveld lorsqu’il s’est opposé aux hôteliers qui plaçaient dans les chambres des avis demandant aux clients de réutiliser leurs serviettes pour «sauver la planète». En réalité, cette initiative était plutôt motivée par la réduction des coûts liée au fait de laver moins de serviettes (Motavalli, 2011).

En collaboration avec Julie Ellefsen

Catégories
Sustainable tourism

Community Based Tourism Gives Sustainability a Local Flair

Recent growth and popularity has made sustainable tourism better known and has lead to the introduction of many addition alternative forms of tourism that focus on the social and environmental pillars of sustainability. One of these forms of alternative tourism is CBT (community based tourism) and is characterized as “being local and managed by the community that consequently receives a significant portion of the benefits” (Trejos & Chiang, 2009). It often also works to promote environmental sustainability, especially in protected areas.

Ideally, CBT should be focused on improving the livelihood of the community through the three pillars of sustainability – economic, social and environmental. Recent research by the author into CBT has found that this can be achieved through 6 key elements:

  1. Community participation and training
  2. Private/ commercial partnerships and collaboration
  3. Local management and empowerment
  4. Establishment of environmental and community goals
  5. Assistance from the public and private sectors
  6. Financial considerations for long term sustainability

Community Participation and Training

The success of CBT greatly depends on the community’s ability to work together and agree on a plan of action for their tourism strategy. Community members need to be able to select key leaders and decision- makers so that conflicting viewpoints do not constantly impede the decision- making process. The leaders must also make sure that the community remains actively involved in the project, as CBT in communities that are open and accepting of tourists fare far better than those which show disinterest or resentment towards visitors.

Although cohesiveness and attitude are import for success, having adequate skill and education is also vital for a community. Since many communities that are interested in offering CBT generally have low levels of education, offering courses in hospitality and tourism management, marketing, communication, finance, governance, guiding and English language skills improvement are also vital to the success of a destination.

Private/ Commercial Partnerships and Collaboration

Even if CBT destinations, especially those focusing on rural tourism, seek out educational courses, collaborating with other companies in the tourism industry can still significantly lower a destination’s risk of failure. Partnering with hotels and tour operators can expose a destination to a much wider marketplace through increased exposure and marketing.

Local Management and Empowerment

If the local community has the capacity to successfully manage their own CBT project, this amount of empowered control will create a positive cycle for the area. Community members will be able to further increase their abilities to maintain the wellbeing of the community and increase their local and cultural pride. These skills and pride will then attract more visitors to the area, making the CBT project even more successful.

However, this key must find a balance with the previous key of private/ commercial partnerships and collaboration as too much external ownership will decrease community involvement, but little will limit the market size the community is able to reach.

Establishment of Environmental and Community Goals

Establishing these goals can demonstrate a community’s commitment to sustainability. It is particularly important to establish environmental goals to ensure that the community does not become too focused solely on financial gain. Common environmental goals include conservation projects, waster, water and energy management, organic farming and reforestation.

Since CBT is focused on improving living conditions for the community, social goals are equally important. They often include efforts such as school building, supplying water to residents and training and employing local residents in tourism attractions.

Assistance from the Public and Private Sectors

CBT projects often need assistance funding their ventures, so funding agencies and non- government organisations are often approached to help fund infrastructure improvements, the purchase of equipment and training.

Many countries are also now beginning to introduce national policies for implementing CBT. These policies include technical and financial assistance for CBT development.

Financial Considerations for Long-Term Sustainability

Long-term financial stability is difficult for many CBT projects to achieve due to a general lack of financial knowledge. For this reason, it is suggested that tourism be approach as a means of earning income only in addition to the community’s traditional means of financing itself. Coffee farmers, for example, could achieve this, by introducing coffee tourism, where they would offer visitors tours of their plantations.

Achieving Success

Altogether, achieving success in CBT can be a difficult task, and overcoming barriers such as a lack of capacity, management, marketing and financing can be difficult. However, when balanced leaderships are achieved, a community can enjoy significant benefits in an environmental, social and financial context.

 

Sources:

– Ping, W. “Community-Based Ecotourism and Developmen in Northern Thailand”.

– Trejos, B. & Chiang, L.-H. “Local economic linkages to community-based tourism in rural Cost Rica”, Singapore Journal of Tropical Geography vol 30, 2009, p 373.

Catégories
Tourisme durable

Le tourisme communautaire ajoute une couleur locale à la durabilité

Grâce à sa récente croissance, le tourisme durable s’est fait davantage connaître. Il a également permis à de nombreuses autres formes de tourisme centrées sur la durabilité sociale et environnementale de voir le jour. L’une de ces formes est le tourisme communautaire, que l’on décrit comme étant «local et géré par la communauté qui, par conséquent, reçoit une bonne partie des bénéfices» (Trejos et Chiang, 2009). Ce type de tourisme sert souvent à promouvoir la durabilité environnementale, surtout dans les zones protégées.

Idéalement, le tourisme communautaire vise l’amélioration des conditions de vie de la communauté par le biais des trois piliers de la durabilité: économique, social et environnemental. Notre étude récente sur le tourisme communautaire nous a permis de constater ses six éléments principaux:

  1. Participation et formation de la communauté
  2. Collaboration et partenariat avec l’industrie
  3. Gestion et autonomisation locales
  4. Objectifs environnementaux et communautaires
  5. Aide des secteurs public et privé
  6. Considérations financières pour une durabilité à long terme

Participation et formation de la communauté

Le succès du tourisme communautaire dépend beaucoup de la capacité de la communauté à travailler ensemble et à s’entendre sur un plan d’action pour sa stratégie touristique. Les membres de la communauté doivent pouvoir choisir des dirigeants et décideurs compétents afin que les divergences d’opinions ne nuisent pas constamment au processus décisionnel. Les dirigeants doivent également s’assurer que la communauté participe activement au projet; les communautés qui accueillent favorablement les touristes ont un meilleur taux de réussite que celles qui négligent ou méprisent les visiteurs.

La cohésion et l’attitude de la communauté déterminent sa réussite au même titre que ses aptitudes et ses connaissances. Étant donné que le niveau de scolarité de nombreuses communautés désirant faire du tourisme communautaire est généralement peu élevé, des cours de perfectionnement en anglais ou des cours en gestion du tourisme et de l’hôtellerie, en marketing, en communications, en finance et en gouvernance, ainsi qu’une formation pour les guides, sont cruciaux pour leur succès.

Collaboration et partenariat avec l’industrie

En plus d’obtenir la formation nécessaire, les destinations se livrant au tourisme communautaire, et surtout celles misant sur le tourisme rural, devraient collaborer avec l’industrie touristique afin de diminuer de façon considérable leur risque d’échec. Un partenariat avec les hôtels et les voyagistes permet à une destination d’accéder à un marché bien plus vaste grâce à une meilleure visibilité et à un marketing accru.

Gestion et autonomisation locales

Si la communauté locale gère son propre projet avec succès, cette autonomisation aura des retombées positives pour la région. Les membres de la communauté pourront améliorer leurs aptitudes et assurer davantage le bien-être des leurs, tout en faisant preuve d’une plus grande fierté locale et culturelle. Ces aptitudes et cette fierté inciteront davantage de touristes à visiter la région, se traduisant par une meilleure réussite du projet.

Cependant, il doit y avoir un équilibre entre cette autonomisation et la collaboration et les partenariats avec l’industrie; en effet, une intervention externe trop grande diminuera la participation communautaire, tandis que le contraire limitera la taille du marché que la communauté pourrait rejoindre.

Objectifs environnementaux et communautaires

Ces objectifs dénotent l’engagement d’une communauté face à la durabilité. En se fixant des objectifs environnementaux, la communauté évite de se concentrer uniquement sur les gains pécuniaires. Parmi les objectifs environnementaux communs, on compte les projets de conservation, l’agriculture biologique, le reboisement et la gestion des déchets, de l’eau et de l’énergie.

Puisque le tourisme communautaire vise l’amélioration des conditions de vie de la communauté, les objectifs sociaux sont tout aussi importants. Ils se traduisent souvent par la construction d’écoles, l’approvisionnement en eau des communautés ainsi que par la formation des résidents et leur embauche dans le cadre des attractions touristiques.

Aide des secteurs public et privé

Les projets de tourisme communautaire nécessitent généralement du financement; les organismes subventionnaires et les organismes non gouvernementaux sont souvent sollicités pour soutenir l’amélioration d’infrastructures, l’achat d’équipement et la formation.

De nombreux pays commencent également à établir des politiques nationales de mise en œuvre de projets de tourisme communautaire. Ces politiques couvrent, notamment, l’aide technique et financière pour la création de tels projets.

Considérations financières pour une durabilité à long terme

En raison d’un manque de connaissances, la stabilité financière à long terme est difficile à atteindre pour bon nombre de projets. Pour cette raison, on propose aux communautés de voir le tourisme comme une source supplémentaire de revenus, qui peut être greffée à leurs moyens habituels de subsistance. Par exemple, les caféiculteurs pourraient, en implantant le tourisme du café, offrir aux touristes une visite de leurs plantations.

Exemples d’ici et d’ailleurs

La communauté autochtone de Manawan, qui fait partie de la nation atikamekw au Québec, a mis sur pied un modèle de tourisme durable où les clients vivent une expérience authentique d’apprentissage, d’aventure et d’échanges culturels avec des guides locaux, terminant leur journée par une nuitée dans un tipi. L’élaboration d’activités touristiques par le chef du Conseil de bande a été soutenue par de nombreux membres de la communauté. Ils y ont vu l’occasion de créer des entreprises et des emplois en misant sur la beauté du cadre naturel et la richesse culturelle de leurs traditions, tout en partageant leurs habitations caractéristiques avec leurs hôtes.

 

Source: Tourisme Manawan

 

Situé à Montego Bay, en Jamaïque, The Rastafari Indigenous Village est un centre culturel qui porte sur le mode de vie des habitants de la région. Les touristes y découvrent le patrimoine naturel de la Jamaïque. Ils peuvent également y battre du tambour, danser, faire de l’artisanat, cuisiner ou travailler dans les jardins d’herbes biologiques et médicinales. Peuplé d’authentiques familles rastafari, le village est une entreprise communautaire qui croît lentement, mais qui réussit bien dans l’ensemble.

Source: Kipahulu ‘Ohana

La clé du succès

Somme toute, réussir un projet de tourisme communautaire peut être difficile; surmonter des obstacles tels que le manque d’aptitudes, de gestion, de marketing et de financement l’est tout autant. Toutefois, grâce à l’équilibre des pouvoirs, une communauté peut tirer profit d’un contexte où les aspects environnementaux, sociaux et financiers sont pris en compte.

 

Sources:

– Ping, W. “Community-Based Ecotourism and Development in Northern Thailand”.

– Trejos, B. & Chiang, L.-H. “Local economic linkages to community-based tourism in rural Cost Rica”, Singapore Journal of Tropical Geography vol 30, 2009, p 373.

 

Sites Internet:

–Kipahulu ‘Ohana

–Tourisme Manawan

 

Rachel Dodds, professeure, Ted Rogers School of Hospitality & Tourism Management, Ryerson University

Rachel Dodds est reconnue à travers le monde en tant qu’experte du tourisme durable. Elle est professeure à la Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management à l’Université de Ryerson et directrice de la firme de consultants Sustaining Tourism. Elle est l’auteure des livres “Power and Politics” et “Sustainable Tourism in Islands”. Ses champs d’expertise se concentrent sur le tourisme durable, les changements climatiques et la responsabilité sociale des entreprises. Elle est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Surrey en Angleterre et d’une Maîtrise en gestion du tourisme de l’université de Griffith en Australie. Elle est membre fondatrice de la Canada’s Icarus Foundation, participe au Sustainability Council for the Tourism Industry Association et est ex-membre de la Travel and Tourism Research Association of Canada. Elle a vécu et travaillé sur quatre continents et a voyagé dans plus de 75 pays.

Champs d’expertise:

  • Tourisme durable
  • Changements climatiques
  • Responsabilité sociale des entreprises

Site de l’institution

Voir les analyse de Rachel Dodds