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La planification de voyages : quatre marchés comparés

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes des voyageurs des principaux marchés du Québec. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit le comportement de planification de voyages. Des détails additionnels sur cette étude sont présentés à la fin de cette analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier, réalisé au cours des douze derniers mois.

 

Les sources d’inspiration

La recommandation de parents et d’amis ainsi que le Web et les médias sociaux sont les sources d’information les plus inspirantes dans le choix d’une destination (voir le graphique 1). Les Français s’inspirent dans une plus grande proportion des médias traditionnels (brochures, offices de tourisme, magazines et journaux).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Pour les jeunes Québécois de 18 à 34 ans, les recommandations de parents et d’amis s’avèrent encore plus déterminantes dans le choix d’une destination (57 %) que pour l’ensemble des Québécois (50 %). Les voyageurs hors Québec qui ont voyagé en groupe organisé privilégient les brochures, les dépliants et les guides dans une plus forte proportion (38 %).

Les sources d’inspiration varient selon la destination qui a ultimement été choisie. Les recommandations de parents et d’amis s’avèrent moins importantes pour une destination soleil (34 %) que pour l’Europe, les États-Unis, le Québec ou le reste du Canada (toutes autour de 50 % ou plus). L’agent de voyages est privilégié pour choisir une destination du Sud (50 %), mais beaucoup moins pour l’Europe (30 %), les États-Unis (10 %), le Québec (5 %) ou le reste du Canada (3 %).

L’utilisation du Web avant le séjour

Pour environ les deux tiers des voyageurs, le Web est utilisé pour la planification d’un séjour (voir le graphique 2).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

De façon générale, les répertoires d’attraits touristiques sont très populaires auprès des Québécois pour planifier leurs voyages (voir le graphique 3), tout comme les avis d’autres voyageurs. Les Français consultent davantage les fiches d’information ou les articles portant sur la destination, alors que les Ontariens privilégient les cartes localisant les services sur le Web. L’analyse plus poussée des résultats permet d’observer que :

  • les Québécois habitant à l’extérieur des régions métropolitaines utilisent en moins grande proportion le Web pour planifier leur voyage (55 %);
  • pour les longs séjours (7 nuitées ou plus), les Québécois consultent davantage les avis (50 %) ainsi que les photos ou les vidéos publiées par d’autres voyageurs (30 %);
  • les touristes hors Québec ayant un revenu familial supérieur à 100 000 $ consultent en plus grande proportion les avis sur le Web d’experts en voyage (24 %).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Les prochaines informations concernent le principal site Web utilisé lors de la planification du séjour de référence (voir le graphique 4). Alors que les Québécois consultent principalement les sites d’attraits touristiques ou d’activités de la destination, les Français privilégient les sites d’agences de voyages ou de grossistes, ainsi que les moteurs de recherche et les comparateurs de prix. Les Ontariens et les Américains utilisent en plus grande proportion les sites de partage de commentaires sur les voyages.

Pour un voyage au Québec, les sites de destination sont régulièrement consultés par la clientèle hors Québec (22 %). Parmi tous les répondants ayant planifié leur voyage à l’aide d’un site de destination, les fonctionnalités appréciées sont :

  • les offres ou les forfaits complets;
  • un comparateur de produits réservables;
  • la possibilité de réserver des produits autres que l’hébergement;
  • des itinéraires ou des circuits de voyage;
  • des commentaires ou des récits de voyage;
  • une grande variété de vidéos ou de photos.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

La planification une fois à destination

Pour tous les marchés à l’étude et peu importe la destination du séjour, les recherches à destination portent le plus souvent sur la restauration (41 %), suivie de l’hébergement (24 %). Viennent ensuite les attractions, les activités et les forfaits multiactivités.

Le Web ou les médias sociaux sont utilisés pour chercher de l’information une fois rendu à destination par environ le quart des répondants (voir le graphique 5). La proportion est plus forte pour les Ontariens, mais moindre pour les Américains. Les sources traditionnelles (brochures, offices de tourisme, guides touristiques gratuits, etc.) sont davantage utilisées, surtout par le marché français. Pour les Ontariens et les Américains, les recommandations de parents et d’amis demeurent l’une des principales sources d’information à destination. Les Montréalais consultent plus assidûment les cartes géographiques (22 %) que la moyenne québécoise.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Le choix d’un fournisseur touristique

Le prix et la qualité du service ou du produit sont les deux principaux critères de choix d’une entreprise touristique, peu importe la provenance des touristes (voir le graphique 6). Les Français accordent davantage d’importance aux commentaires des autres voyageurs lus sur le Web, ainsi qu’aux lectures sur le sujet dans les magazines, les journaux, les guides ou sur le Web. Ils sont également plus influencés par la qualité du service et du produit. La possibilité d’avoir accès à un rabais est un critère de choix plus important pour les Américains.

Les Américains et les Ontariens accordent plus d’importance à l’appartenance à une chaîne ou à une association reconnue ainsi qu’à la possibilité d’utiliser ou d’accumuler des points ou des dollars grâce à un programme de fidélisation. Soulignons enfin que les grands voyageurs (4 séjours et plus) accordent légèrement plus d’importance aux avis sur le Web d’autres voyageurs (18 % pour les Québécois et 20 % pour les voyageurs hors Québec).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Prochaine étape? La réservation. Connaissez-vous bien les habitudes des Québécois? Consultez cette analyse.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

Image à la une: iStock Photo

 

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Comment les Américains et les Européens choisissent-ils leur destination de voyage?

Le voyageur qui a la liberté de choisir sa destination, c’est-à-dire sans l’incitatif de visiter des parents ou des amis, d’assister à un événement spécial comme un mariage ou encore de se rendre à une résidence secondaire, est la cible idéale pour les organisations de gestion de la destination (DMO). En 2011, 78% des voyageurs allemands et 58% des touristes américains ont ainsi choisi leur destination. Quel est le processus décisionnel de ces clients convoités? Quelles sont les sources d’influence dans leur choix? Comment peut-on maximiser les chances de faire partie des destinations prisées? La firme PhoCusWright s’est penchée sur la question et a dévoilé des résultats d’enquêtes menées auprès des quatre premiers marchés internationaux du Québec, soit les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Les répondants du sondage en ligne devaient avoir réalisé au moins un voyage d’agrément comprenant une nuitée dans un établissement hôtelier ou un déplacement en avion, ou en train dans le cas des répondants européens.

Voyages choisis librement

L’incidence des voyages d’agrément, dont la destination a été choisie de façon indépendante, a augmenté en 2011, surtout chez les Européens. Les voyageurs allemands arrivent en tête: 78% d’entre eux ont effectué ce type de voyage en 2011. Les voyageurs américains sont les moins enclins, parmi les marchés à l’étude, à choisir leur destination de cette façon, avec une incidence de 58%. Les Américains ont davantage tendance que les Européens à sélectionner un endroit dans le but d’aller visiter des amis ou de la famille. Mais les séjours choisis librement, sans contraintes, constituent tout de même la plus grande part des voyages pour les quatre marchés (voir le graphique 1).

Profil des voyageurs indépendants

Parce qu’ils choisissent leur destination de voyage et que ce choix n’est pas dirigé par la famille ou les amis, les voyageurs indépendants, appelons-les ainsi, représentent un marché qui réagit aux stratégies marketing et aux efforts promotionnels des DMO. En outre, ces visiteurs potentiels voyagent plus souvent que la moyenne, dépensent davantage et sont plus enclins à sortir de leur pays (voir le tableau 1).

Sources d’influence dans le choix de la destination

Les facteurs ayant influé sur le choix de la destination dans le cas des voyageurs indépendants varient d’un marché à l’autre. Sondés sur leur dernier voyage choisi librement au cours de l’année 2011, les répondants des quatre marchés ont mentionné en très grand nombre le facteur «souhait personnel de visiter la destination» comme une influence dans leur choix. Le climat, le prix de l’hébergement et les expériences antérieures sont des critères qu’ils évoquent aussi (voir le graphique 2).

Des quatre marchés, ce sont les Américains qui sont les plus enclins à choisir une destination en fonction d’une expérience passée (destination déjà visitée), avec une incidence de 35%. Les Français optent plutôt pour de nouvelles destinations, puisque seulement 20% sont retournés au même endroit. Les voyageurs allemands et britanniques sont influencés par les établissements hôteliers dans des proportions respectives de 27% et 24%. Les Américains considèrent plus que les autres voyageurs les activités disponibles (23%) et les événements spéciaux (14%).

 

Processus de choix de la destination

La majorité des répondants des quatre marchés considéraient déjà une destination précise avant de planifier leur dernier voyage choisi de façon indépendante. En fait, le désir de voir la destination justifie le voyage, surtout dans le cas des Britanniques (64%) et des Allemands (56%). La deuxième façon la plus courante de procéder est de choisir une destination parmi celles qu’on envisage. La proportion d’Américains ayant agi ainsi a plus que doublé en 2011 par rapport à 2010, alors qu’elle a décliné dans le cas des voyageurs qui avaient une seule destination en tête (voir le graphique 3).

 

Les DMO qui souhaitent séduire les voyageurs alors qu’ils ont entamé le processus de planification doivent être très persuasifs pour se positionner favorablement, s’ils ne font pas déjà partie des destinations envisagées par les voyageurs. En effet, lors de leur dernier séjour choisi de façon indépendante, moins de 10% des répondants, tous marchés confondus, ont considéré de nouvelles options une fois qu’ils ont entamé le processus de planification. Néanmoins, la même proportion a commencé sa planification de voyage sans avoir de destination précise en tête. De plus, quelque 8% des voyageurs français n’avaient pas prévu de voyage, mais ont profité d’une promotion; cette proportion est de moins de 5% pour les autres marchés.

Toutefois, la probabilité qu’une organisation de gestion de la destination influence un voyageur à l’étape de la planification s’accroît substantiellement si la destination fait déjà partie de celles qu’il souhaite voir un jour. L’étude avance ici que l’approche la plus efficace pour augmenter le nombre de visiteurs doit être développée à long terme afin de susciter, au fil du temps, le désir de visiter la région ou le pays.

Internet, toujours un peu plus!

Internet, encore un peu plus que l’année dernière, joue un rôle majeur à chacune des étapes du processus de planification. Selon les marchés, au moins 74% des voyageurs sondés ont visité, au minimum, un site Web au moment de la sélection de la destination. Lorsque vient le temps de comparer les offres, cette proportion grimpe à 86%. Les réservations en ligne sont réalisées par au moins 73% d’entre eux et par 83% des voyageurs britanniques. Le partage d’expériences et de commentaires de voyage sur le Web est en croissance, surtout chez les voyageurs allemands, qui sont 60% à l’avoir fait en 2011.

Les outils sur le Web, surtout les cartes interactives, les avis des voyageurs sur les sites d’agence en ligne, les images professionnelles et les visites virtuelles, les photos partagées par les voyageurs ainsi que les avis de professionnels de voyages diffusés en ligne exercent une influence sur une bonne part des visiteurs potentiels (voir le graphique 4).

 

Enfin, les recommandations de parents et d’amis arrivent au premier rang des sources d’information hors ligne utilisées pour la sélection d’une destination. Les publications imprimées, comme les guides de voyages, les articles ou les brochures, font toujours partie des médias consultés (entre 13% et 23% des répondants, selon les marchés). D’où l’importance de développer une stratégie marketing composée de multiples facettes afin de s’illustrer, de se démarquer et, surtout, d’accroître l’intérêt pour la destination.

 

 

Source:

– PhoCusWright Inc. «PhoCusWright’s Destination Unknown: How U.S. and European Travelers Decide Where to Go 2011», novembre 2011.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Marché FIT: mieux connaître cette clientèle autonome

La présence d’un voyageur plus expérimenté combinée à la disponibilité d’une panoplie d’outils de planification a créé des conditions favorables à l’essor du marché des voyageurs indépendants. Mieux connus sous le nom de FIT (Free Independent Travellers), les voyageurs indépendants évitent le tourisme de masse et favorisent une approche plus individualiste du voyage. Environ 60% des voyageurs choisissent leur destination sans l’aide d’une agence de voyages.

Qui sont les FIT?

Les FIT sont des voyageurs d’agrément qui choisissent leur destination et qui s’organisent de façon indépendante tout au long de leur séjour. Deux segments de clientèle les caractérisent: les voyageurs disposant d’un budget restreint, dont les routards, et les voyageurs possédant un revenu assez élevé. Ces derniers aiment voyager en petits groupes ou en couple et préfèrent consulter un agent de voyages qui leur proposera des forfaits «à la carte» ou «sur mesure».

Les voyagistes s’intéressent de plus en plus au segment des FIT. C’est le cas, par exemple, de Jonview pour qui ce segment représente maintenant 47% de la clientèle issue du marché français. Ce voyagiste réceptif offre des forfaits à la carte et des autotours permettant aux visiteurs de partir eux-mêmes à la découverte d’une destination à l’aide d’itinéraires à réaliser en voiture.

Quant au forfait sur mesure, aussi appelé bespoke package, il est créé à partir des demandes spécifiques du client et correspond généralement à un produit haut de gamme. Contrairement au forfait à la carte conçu à l’avance et vendu à plusieurs clients, le produit sur mesure est unique.

Quels sont leurs comportements?

Une étude de PhoCusWright réalisée en 2010 analyse le comportement des voyageurs américains, britanniques, allemands et français qui ont joué un rôle actif dans l’organisation de leur voyage. La visite de parents ou d’amis et la participation à un évènement (p. ex. un mariage ou une réunion) motivent le plus souvent le choix de leur destination. Certains facteurs influent grandement sur leur décision: le coût de l’hébergement, le climat et l’expérience personnelle antérieure pèsent lourd dans la balance des voyageurs indépendants américains et français (graphique 1).

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Ce sont les Allemands qui se montrent les plus sensibles (43%) au prix de l’hébergement, alors que les Français sont ceux qui accordent le plus d’importance au prix du billet d’avion (graphique 2).

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Les Européens planifient leurs voyages moins à l’avance que les Américains, même pour les vols long-courriers. Seulement 4% des Français ainsi que 12% des Allemands et des Britanniques achètent leurs voyages hors de l’Europe au moins six mois à l’avance, comparativement à 27% des Américains lorsqu’ils sortent du pays. Voici un résumé des particularités pour chacun des marchés.

 

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Les outils de planification

Pour les voyageurs indépendants, Internet joue un rôle primordial dans le processus de sélection de la destination. Il existe d’ailleurs une grande variété de sites Internet dédiés aux voyageurs indépendants, particulièrement pour ceux disposant d’un budget modeste (voir sources). La majorité des Français et des Américains ont consulté le Web sur un ordinateur en vue de choisir leur destination (graphique 3). Internet exerce aussi une influence importante sur d’autres plans, soit par la publicité en ligne ou par le biais d’appareils mobiles.

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Les moteurs de recherche généraux tels que Google figurent parmi les types de sites Web les plus utilisés pour les quatre marchés (graphique 4). Les Américains se servent davantage des agences en ligne (46%), des portails de destination (26%) et des métamoteurs de recherche de voyage comme Kayak (19%).

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Les applications mobiles entrent en jeu

Selon une étude de Ypartnership, deux voyageurs américains sur dix ont téléchargé une application touristique sur leur téléphone intelligent en 2010. De plus en plus, la mobilité contribuera à rendre le voyageur plus autonome à destination en l’informant en temps réel sur les produits et services touristiques (p. ex. l’heure d’ouverture des boutiques, l’offre de restauration, les types de bars dans les environs). L’application mTrip, par exemple, propose des itinéraires conçus à partir des critères du voyageur (voir image ci-dessous).

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Certaines destinations ont entrepris de courtiser les voyageurs indépendants. C’est le cas de l’Afrique du Sud qui a créé sa propre application afin de mieux outiller les voyageurs en quête d’autonomie (voir image ci-dessous).

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Quelques stratégies

Voici quelques pistes à envisager afin de mieux cibler vos actions à l’endroit de la clientèle des voyageurs indépendants.

Marketing

  • N’hésitez pas à utiliser le terme «voyageur indépendant» dans vos messages.
  • Faites la promotion d’un Québec «facile à voyager».
  • Misez sur les concepts de valeur, d’authenticité et d’accessibilité.
  • Intégrez la promotion des campings, très prisés notamment pour la découverte des parcs.
  • Prenez part aux communautés virtuelles de voyageurs telles que Wayn ou Virtual Tourist.

Produits

  • Associez-vous au réseau des auberges de jeunesse internationales ou d’autres hôtels à bas prix, type «no frills-chic».
  • Misez sur la différence avec des produits de niche (terroir, musique, religion, histoire, arts, etc.) et sur des produits d’appel de nature ou d’aventure.
  • Faites connaître les moyens de transport alternatifs tels que Allostop ou Amigo Express.
  • Proposez des endroits hors des sentiers battus.
  • Favorisez les rencontres entre les voyageurs et la population locale.

Distribution

  • Collaborez avec des agences et des sites spécialisés sur les voyages indépendants.
  • Suggérez des circuits autonomes pour les guider sur ce qui est réalisable pour une durée donnée.
  • Voyez à la pertinence de créer une application mobile pour la conception d’itinéraires selon les critères du voyageur.

Contrairement aux circuits de groupes, les voyageurs indépendants ont tendance à contribuer davantage au développement économique local. Plus flexibles, ils optent habituellement pour des voyages en périodes de basse saison et se montrent aussi plus actifs à destination. Avez-vous fait le plein de FIT?

En collaboration avec Aude Lenoir.

Sources:

– Caruana, Robert, Andrew Crane et James A. Fitchett. «Paradoxes of consumer independence: a critical discourse analysis of the independent traveller», Marketing Theory, 2008.
– Mintel. «Bespoke Holiday Packages – International, Travel & Tourism Analyst, no 16, septembre 2010.
– Rheem, Carroll. «How US and Europeans decide where to go», PhoCusWright, octobre 2010.
– Thompson, Martin. «Advantages of Independent Traveller», Articlespheres.com.
- Travel2World. «C’est quoi un voyageur indépendant?», juillet 2004.
– Yesawich, Peter. «Going Mobile – Insights August 2010», Ypartnership, 31 août 2010.

Lire aussi:
Sur la route des circuits touristiques
La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique
La réalité augmentée au service de l’expérience client
Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme

Sur le Web:
independenttraveler.com
travelindependent.info
doityourself.com
travelmag.co.uk
responsibletravel.com
independenttraveller.com
funkytraveller.com

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Baisse inquiétante des voyages d’outre-mer au Québec en 2009

Le Québec a enregistré une baisse de 12% des arrivées en provenance des pays d’outre-mer en 2009 par rapport à 2008. Elle est essentiellement attribuable aux voyages d’agrément et d’affaires – les visites de parents ou d’amis sont, quant à elles, stables. On observe cette diminution principalement dans les grands centres urbains, alors que plusieurs régions du Québec ont plutôt connu de légères augmentations. Une durée de séjour plus longue et une faible hausse de la dépense moyenne redressent un peu le portrait global pour 2009.

Évolution et répartition des voyages outre-mer au Québec

À l’exception d’une légère diminution en 2007, le marché d’outre-mer au Québec a connu des variations plutôt à la hausse au cours des dernières années. La baisse de 12% enregistrée en 2009 est plutôt inattendue (graphique 1). Le nombre total de visiteurs internationaux au Québec est donc passé de 1 128 300 en 2008 à 991 200 en 2009. Rappelons que le bruit médiatique autour des Fêtes du 400e anniversaire de Québec, en plus d’avoir eu un impact sur les visites en 2008, aura certainement des répercussions à moyen terme.

Plus de la moitié des arrivées de touristes d’outre-mer au Québec sont attribuables à quatre pays : la France, qui représente à elle seule 30%, suivie du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique (graphique 2). Parmi les treize premiers pays figurant dans le classement québécois, les neuf autres représentent des volumes de 4% et moins chacun.

Selon les années comparées dans le graphique 3, le marché français a connu une croissance de 5% par rapport à 2005. Étant donné que 2008 a été une bonne année, la variation 2008-2009 est de – 1%. Le Royaume-Uni poursuit sa décroissance au Québec depuis quelques années, alors que le total des arrivées au Canada semble plus stable. Le Québec a reçu 12% des touristes britanniques au Canada et 22% des Allemands en 2009.

Depuis quelques années, la croissance du marché mexicain était forte et soutenue. Or, le nouveau visa imposé par le gouvernement canadien aux voyageurs mexicains à l’été 2009, sans compter que cette année a été marquée par la grippe H1N1, a rapidement fait des ravages. Le nombre de touristes en 2009 a dégringolé et atteint un niveau plus bas que celui de 2005, soit à peine la moitié des voyages enregistrés en 2008 (88 700).

L’Espagne et l’Italie connaissent un léger recul, et la Belgique, une hausse. Les trois principaux pays d’Asie visitant le Québec, soit le Japon, la Corée du Sud et la Chine, accusent des baisses marquées depuis quelques années. L’Australie suit la même tendance. Enfin, le Brésil affiche une croissance au Canada et pourrait bientôt figurer dans le classement québécois.

Coup d’œil aux buts de voyage

Le segment des visites de parents et d’amis est en hausse depuis 2007 (+15%). Ce sont donc les voyages d’agrément (-14%) et d’affaires (-27%) qui sont responsables de la diminution observée en 2009 par rapport à 2008.

Les grands centres du Québec, les plus touchés

La tendance à la baisse s’observe également dans les régions du Québec. Les grands centres sont les plus touchés. Pour Montréal, le recul est de 8% par rapport à 2007 mais de 12% par rapport à 2008. À Québec, même renversement, on note une diminution de 11% des touristes en 2009 par rapport à l’année précédente, qui peut-être en partie justifiable par la popularité des festivités du 400e anniversaire de la ville en 2008. Entre 2007 et 2009, l’écart est plutôt de -10%. Les régions de la Côte-Nord, du Saguenay – Lac-Saint-Jean, de la Mauricie, de la Gaspésie, de la Montérégie et de l’Outaouais, entres autres, ont plutôt connu de légères hausses.

Activités pratiquées par les cinq principaux marchés et saisonnalité

On observe des différences notables dans la pratique d’activités par les touristes des principaux marchés d’outre-mer au Québec (graphique 6). Les Français et les Mexicains sont plus enclins que les visiteurs des autres marchés à fréquenter les festivals et les manifestations culturelles. Les musées, galeries d’art et sites historiques suscitent un intérêt similaire pour chacun des marchés. Les Britanniques sont plus attirés par les bars ou les boîtes de nuit alors que les Italiens visitent les parcs naturels ou nationaux dans une proportion plus élevée, sans toutefois pratiquer des activités de plein air. Ce sont les Français, les Allemands et les Britanniques qui sont portés sur ce type d’activités.

La saisonnalité est marquée pour les cinq principaux marchés. Le graphique 7 permet de constater clairement à quel point les arrivées de touristes internationaux se font majoritairement au troisième trimestre, soit de juillet à septembre.

Quelques indicateurs à la hausse

En 2009, la durée de séjour moyenne des voyages d’agrément est en légère hausse par rapport à 2007 (10 nuitées) et celle des voyages d’affaires est significativement plus longue (9,2 jours en 2007). Les voyageurs d’agrément ont dépensé en moyenne 104$ par nuitée en 2009, soit 6% de plus qu’en 2007. Or, les dépenses des touristes d’affaires sont en baisse de 24% par rapport à la même période en raison de la durée de séjour plus longue pour des dépenses totales semblables.

Un aperçu positif pour 2010

L’année 2009 a donc été difficile pour le Québec en matière d’arrivées de touristes d’outre-mer. La crise économique n’a certes pas aidé, mais quels autres facteurs ont contribué à ce revers? L’industrie réussira-t-elle à regagner ces touristes? Considérant que le climat est encore fragile dans plusieurs pays, quel sera le bilan pour 2010? Les indications sont positives. Bien sûr, les données 2010 de l’enquête sur les voyages internationaux ne sont pas encore disponibles, mais il est tout de même possible de jeter un œil sur les chiffres de l’Enquête sur le dénombrement à la frontière effectuée aux bureaux d’entrée au pays. Ces chiffres indiquent une augmentation de 7% des voyages en provenance d’outre-mer au Canada de janvier à août par rapport à la même période l’an passé. Pour le Québec, on note une hausse de 5% des entrées directes des Français – marché où la majorité des arrivées se fait au Québec.

Sources:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2009.
– Statistique Canada, base de données CANSIM, 2009-2010

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Technologies

Utilisation d’Internet et du m-tourisme par les Français

Aujourd’hui, la France compte 36,2 millions d’utilisateurs d’Internet (utilisation au cours des 12 derniers mois), soit 70% de la population française de 15 ans et plus. Depuis 2003, le nombre d’internautes s’est accru de 16,2 millions d’individus. En 2009, plus d’un voyageur sur deux (51%) a préparé son séjour en ligne, et 10,2 millions de voyageurs ont entièrement réservé leur voyage en ligne, soit 35% des Français ayant effectué un voyage en 2009. Cela constitue une augmentation de 15% par rapport à 2008, selon le dernier baromètre de Raffour Interactif.

Selon TNS Média Intelligence, les Français utilisent Internet surtout pour acheter des billets d’avion (45% des internautes) ou encore de l’hébergement (33%). L’achat de prestations combinant transport par avion et hôtel n’arrive qu’en troisième position, tandis que les circuits en groupe ne constituent que 8% des ventes (graphique 1).

En France, 64% des internautes choisissent de préparer leurs vacances sur Internet pour la facilité que le média présente, selon une enquête d’OpinionWay pour le compte de Voyagermoinscher.com. Internet est aussi perçu comme un média attrayant grâce à la possibilité de trouver des promotions ou des tarifs compétitifs et de comparer facilement les offres des voyagistes. Il permet même de réserver directement lorsque l’on trouve une offre satisfaisante (graphique 2). Plus du tiers pensent également qu’Internet permet de réaliser des économies par rapport aux canaux de distribution traditionnels, et qu’il propose plus de choix. Les voyageurs sont de plus en plus exigeants et très sensibles au prix. Ils privilégient les offres promotionnelles, optent pour les ventes de dernière minute ou au contraire pour les ventes de première minute, afin de profiter des meilleurs tarifs.

Selon une étude de Protourisme, en 2010, près de 80% des foyers de vacanciers utilisent Internet comme outil d’information pour leurs vacances. En moyenne, ils regardent 6,4 sites Internet avant de prendre une décision de vacances.

Bien qu’il en soit encore à ses débuts, Internet mobile tend à se développer pour la préparation des voyages: 1,2 million d’e-touristes ont préparé leur séjour avec leur téléphone intelligent.On s’attend à une croissance du marché des réservations effectuées par ce médium et de nombreux sites Internet s’y préparent, en adaptant peu à peu leurs plateformes à ce nouveau canal de distribution.

Sources:
– Le Journal du Net. «France: Le marché du tourisme en ligne», 12 juillet 2010.
– Protourisme. «Vacances d’été des Français, une reprise en pente douce», communiqué de presse, 7 juillet 2010.
– Veille info tourisme. «Baromètre OPODO 2010: Désormais 1 Français sur 2 prépare ses séjours sur Internet – Confirmation de la baisse des départs en vacances des Français», 12 mars 2010.

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Segments de clientèles

Les Français en vacances au Québec, qui sont-ils? Quelles sont leurs intentions de voyage?

Les Français prennent de moins en moins de vacances en général, et le nombre de touristes français en visite au Québec en 2009 est largement inférieur à ce qu’il était en 2000. Par contre, plus du tiers des Français sondés par la Commission canadienne du tourisme prévoient visiter le Canada, certainement ou fort probablement, en 2010 et 2011.

Les Français partent de moins en moins en vacances

En 2009, le taux de départ en vacances des Français (âgés de 15 ans et plus) enregistrait une sixième baisse consécutive pour atteindre 56%, son plus bas niveau depuis 2003. Plus de la moitié des Français ont choisi de ne pas prendre de vacances pendant l’été 2009, en raison de la conjoncture économique difficile. Ceux qui ont voyagé ont décidé de passer leurs vacances en France (66%) plutôt que de se rendre à l’étranger. Malgré tout, les Français ont effectué 31,1 millions de voyages à l’étranger en 2009, dont 7,7 millions long-courriers, une baisse de 9,3% par rapport à 2008. D’autres indicateurs laissent présager que les Français voyageront aussi beaucoup chez eux en 2010.

Évolution des voyages des Français au Canada et au Québec

Il y a moins de Français qui voyagent au Canada et au Québec en 2009 qu’il y en avait en 2000, malgré une certaine remontée entre 2004 et 2006. En 2009, les touristes français ont effectué 294 000 séjours d’une nuit ou plus au Québec, une diminution de 6% par rapport à 2008, et de 18% au cours de la dernière décennie (graphique 1).

La moitié d’entre eux ont effectué un séjour d’agrément et un peu plus du tiers ont visité des parents et des amis. Les voyages d’agrément perdent du terrain au profit de la visite de parents ou d’amis (graphique 2).


Les Français en vacances au Québec ont dépensé en moyenne 1245 CAD par visite-province, soit une baisse de 6,1% par rapport à 2008, mais une augmentation de 15% par rapport à 2007. Rappelons la performance exceptionnelle du Québec en 2008, qui vient expliquer cette baisse «relative» en 2009.

Les séjours des Français au Québec sont relativement plus longs que ceux des touristes en provenance d’autres pays. En 2009, les touristes français ont séjourné en moyenne 15,1 nuits au Québec, alors que ceux en provenance d’outre-mer (incluant la France) et des États-Unis ont séjourné respectivement 11,6 et 3,7 nuits.

Ces longs séjours les conduisent dans toutes les régions du Québec, et ce, dans une proportion beaucoup plus élevée que celle des visiteurs des autres pays d’outre-mer, hormis les régions touristiques de Montréal, Québec, les Laurentides, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais et les Cantons-de-l’Est (graphique 3). Ils visitent surtout la Côte-Nord, la Mauricie, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine et Charlevoix, qui a gagné du terrain dans le cœur des Français, au détriment de la région du Bas-Saint-Laurent.

La probabilité de visiter le Canada

Les informations contenues dans cette section sont tirées d’un sondage réalisé par la Commission canadienne du tourisme en mai 2009 auprès de 1513 Français âgés de 18 ans ou plus qui ont effectué, au cours des trois dernières années, un voyage d’agrément long-courrier ou qui projettent d’en faire un dans un horizon de deux ans. Comme le Québec demeure la destination canadienne privilégiée des voyageurs français en 2009 (91% des voyageurs), les résultats sont certainement pertinents pour le Québec.

Le sondage montre qu’un peu plus du tiers (36%) des répondants visiteront certainement ou fort probablement le Canada dans les deux prochaines années – toutes durées confondues. Les intentions d’effectuer – certainement ou fort probablement – un voyage de plus longue durée (quatre nuits ou plus) sont restées stables à 32% en 2009 par rapport à 2008, mais elles ont augmenté de 5% par rapport à 2007 (graphique 4). De plus, 26 % des voyageurs français prévoient visiter – fort probablement ou certainement – le Canada dans le cadre d’un court séjour. Cette hausse s’explique probablement par un intérêt accru des voyageurs français pour les États-Unis.

Le profil sociodémographique des visiteurs potentiels au Canada

Le profil des visiteurs intéressés par le Canada ressemble beaucoup à celui de tous les voyageurs long-courriers. Par contre, celui des voyageurs ayant récemment visité le pays se distingue des autres. Ils sont généralement:

  • plus âgés;
  • plus susceptibles d’avoir des enfants qui vivent à la maison;
  • plus instruits, occupent des postes supérieurs (propriétaires d’entreprise ou professionnels de niveau intermédiaire ou supérieur);
  • plus aisés; revenus de 54 000 euros (85 000 CAD) et plus.

Les visiteurs français ayant séjourné au Canada dernièrement sont mieux nantis que les Français qui effectuent des voyages long-courriers (toutes destinations confondues). Cette tendance s’est accentuée en 2009 par rapport à 2008, alors que la proportion des voyageurs ayant récemment visité le Canada et dont le revenu familial est supérieur à 54 000 euros s’est accrue de 8%, passant de 24% à 37% entre 2008 et 2009, comme le démontre le tableau 1.

Les émissions télévisées sont de plus en plus populaires comme source d’information

La plupart des sources d’information privilégiées par les visiteurs potentiels sont demeurées relativement stables en ce qui a trait à leur taux de pénétration depuis 2007. Les émissions télévisées portant sur les voyages ont grimpé de deux positions, passant de la quatrième à la deuxième place de 2008 à 2009. La seule source qui baisse constamment depuis 2007 concerne les sites Web/balados/blogues de voyage, qui affichaient un taux de pénétration de 44% en 2007, de 39% en 2008 et de 36% en 2009 (graphique 5).

Les difficultés économiques de la France ont certes influencé la propension des Français à voyager. Le Québec continue de perdre des parts de marché pour sa principale destination outre-mer. Il faudra redoubler d’efforts pour pallier la concurrence de nouvelles destinations rendues de plus en plus abordables grâce à l’offre des compagnies aériennes à rabais. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour reconquérir cette clientèle chouchou?

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Survol du marché français».
– Commission canadienne du tourisme. «Veille touristique mondiale, première, deuxième et troisième année, France – Principales conclusions».
– Ministère du Tourisme. «Les plus récentes données sur le tourisme au Québec», 22 juin 2010.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2010

Capacité aérienne accrue à partir des États-Unis, baisse de l’accès au Québec par voie aérienne en partance des principaux marchés européens et baisse de la compétitivité des prix des produits offerts par les voyagistes canadiens. Voilà les principales conclusions des données compilées par le Conference Board du Canada, et publiées trimestriellement par la Commission canadienne du tourisme (CCT).

Voici quelques extraits de ce rapport, qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le troisième trimestre 2010. Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne des vols directs. Le Réseau de veille a commencé à effectuer ce type d’analyse à la parution des chiffres du troisième trimestre 2009.

Une capacité aérienne accrue en partance des États-Unis

L’année 2010 se poursuit sur une lancée positive, avec une capacité de sièges accrue de plus de 73 000 places au sein des principaux marchés internationaux, pour les vols à destination du Québec. Il s’agit d’une augmentation estimée de 8,6% au troisième trimestre 2010, par rapport au même trimestre de 2009 (tableau 1). Les marchés américain et mexicain seront les principaux responsables de cette croissance. Toutefois, il ne faudrait pas se réjouir trop rapidement de la croissance anticipée du nombre de sièges disponibles en provenance du Mexique, car rappelons-nous que les vols entre le Canada et le Mexique sont majoritairement composés de voyageurs canadiens à destination du Mexique. La hausse prévue de la capacité aérienne est probablement attribuable aux voyages des Québécois vers le Mexique plutôt que l’inverse. D’ailleurs, les données des entrées aux frontières confirment que la reprise des voyages des Mexicains au Québec n’est pas encore amorcée. En effet, on enregistre des baisses substantielles de 52% du nombre d’entrées directes des Mexicains au Québec de janvier à mars 2010, par rapport à la même période l’an dernier, et une diminution de près de 39% pour toute l’année 2009.

Tableau 1
Différentiel des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec pour les principaux marchés touristiques (3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_tabl1

Source: Commission canadienne du tourisme

Baisse de l’accès au Québec par voie aérienne pour les principaux marchés européens

Pour les vols en provenance du Royaume-Uni, on remarque que la situation tend à s’améliorer, la baisse de la capacité aérienne passant de -16% au 3e trimestre 2009 à -0,9% au 3e trimestre 2010.

Quant à l’offre de sièges sur le marché français, l’un des principaux marchés outre-mer du Québec, elle devrait rester sensiblement stable (-0,2%), mais augmenter pour des destinations concurrentes telles que les États-Unis (3,7%) et l’Ontario. Idem pour l’Allemagne, qui verra sa quantité de sièges disponibles à destination des États-Unis augmenter plus vite (4,3%) que celle à destination du Québec (0,7%) (graphique 1).

En ce qui concerne les vols en provenance du Royaume-Uni, le Québec est la seule province (à l’exception de l’Alberta, -0,1%) à ne pas bénéficier d’une croissance de l’offre de sièges. Dans le cas de l’Allemagne, l’Alberta continue d’enregistrer les plus forts taux de croissance de sa capacité aérienne.

Graphique 1
Variation des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta
(3e trim. 2010 vs 3e trim. 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph1

 

Du côté des États-Unis, on observe encore une fois une meilleure capacité aérienne directe à destination de l’Ontario (+14%) plutôt que du Québec (+11,6%), mais la reprise semble toutefois bien amorcée pour le Québec.

Baisse de la compétitivité des prix

Selon les données compilées par le Conference Board (graphique 2), il en coûtera plus cher de voyager au Canada (en bleu dans le graphique) durant le 3e trimestre 2010 qu’à la même période en 2009 pour presque tous les touristes, compte tenu surtout de la forte appréciation du dollar canadien: Japon (+25,8%), France (+18,6%), États-Unis (+17,6%), Royaume-Uni (+17,4%), Mexique (+16,9%), Allemagne (+16,9%) et Chine (+7,6%). Seules l’Australie (0,2%) et la Corée du Sud (0,0%) garderont un même pouvoir d’achat au Canada.

Graphique 2
Variation du coût des voyages au Canada
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph2

 

On constate également une baisse de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts des voyages vers toutes les destinations comparées par le Conference Board. Mais c’est au Québec et en Ontario que les voyageurs américains et mexicains profiteront des prix les plus concurrentiels.

Rappelons que la variation de l’indice du prix pour la destination canadienne est aussi attribuable aux fluctuations du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. Comme le démontre le graphique 3, plusieurs marchés, dont le Japon et le Mexique, subiront de fortes hausses de leurs tarifs aériens moyens vers le Canada par rapport à 2009.

Graphique 3
Variation des tarifs aériens moyens
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph3

Lire aussi:

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009
Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009
Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2010

Source:

– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives sur la concurrence à court terme, troisième trimestre 2010», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, avril 2010.

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Segments de clientèles

Revamper les voyages de groupe

C’est pour les vieux! C’est fatiguant! C’est contraignant! C’est superficiel! Beaucoup de gens ne sont pas friands de ce type de voyage en raison de la caricature qu’ils s’en font. Pour se défaire des préjugés et augmenter ses parts de marché, le produit et l’image des voyages de groupe ont besoin d’être renouvelés. Il existe un potentiel pour séduire de nouvelles clientèles.

Auparavant associés aux gens de l’âge d’or et aux traditionnels sight-seeing tours, les voyages de groupe se diversifient tant du côté de la clientèle que des types de voyage et de la durée. Ils ne sont plus nécessairement associés aux groupes de 50 personnes qui n’avaient pas une grande expérience de voyage. Aujourd’hui, cette clientèle est exigeante et expérimentée.

En France, deux organisations, Protourisme et Map Pro – Le monde, à Paris, ont collaboré pour mettre sur pied l’Observatoire national du tourisme de groupe qui a publié l’étude «Les Français et le voyage de groupe: poids du marché et tendances de consommation»*.

Qui sont ces voyageurs?

En 2008, 5,5 millions de Français sont partis au moins une fois en voyage de groupe (près de la moitié ont moins de 50 ans), ce qui totalise environ 70 millions de journées par an (22% en France et 78% à l’étranger) et génère un chiffre d’affaires annuel de 7,5 G€ (1 G€ pour les voyages en France et 6,5 G€ pour ceux à l’étranger).

Les voyages de groupe sont principalement composés de:

  • femmes (58%);
  • couples (47%);
  • personnes inactives (48%);
  • personnes ayant un revenu supérieur à la moyenne;
  • personnes provenant généralement d’une agglomération de plus de 100 000 habitants.

Pour ceux qui voyagent en groupe, c’est avant tout une question d’occasion pour 51% d’entre eux, et d’habitude pour 30%. Seulement 19 % sont des néophytes.

Selon les différents profils établis, on peut comprendre les raisons pour lesquelles les gens voyagent en groupe:

  • le boulimique (34 % des voyageurs de groupe): c’est un consommateur frénétique, il veut tout voir et tout faire dans un minimum de temps;
  • le sociable (25 %): il recherche avant tout la convivialité et le partage, le voyage n’est qu’un prétexte à rencontres;
  • l’anxieux (19 %) : pas assez sûr de lui pour voyager seul, il cherche avant tout la sécurité, l’encadrement et la prise en charge;
  • l’hédoniste (16 %): il souhaite profiter de l’instant et du lieu et bénéficier de temps libre, il ne veut pas avoir à se préoccuper de logistique;
  • le contraint (5 %): il désire sortir des sentiers battus et le groupe, malgré son aspect contraignant, lui permet de pratiquer des activités qu’il ne pourrait faire seul.

Les grandes lignes de cette étude permettent d’ajuster le tir

Les besoins prioritaires du groupe sont la rencontre authentique, le choix, la liberté, l’intimité et l’originalité. Généralement, les facteurs d’insatisfaction sont liés au rythme, à la restauration et au transport.

Plusieurs personnes accepteraient de partir en groupe si elles étaient certaines de trouver…

  • une ambiance sympathique;
  • un petit groupe homogène;
  • un programme à la carte;
  • de la souplesse dans les horaires;
  • des plages de liberté;
  • un prix attractif;
  • de l’originalité, de l’exclusivité;
  • de l’authenticité.

Le voyage idéal: un groupe choisi, une organisation souple, un contenu riche et thématique.

Il importe donc de…

  • valoriser les avantages: convivialité, rencontres, échanges, aucun souci d’organisation et de logistique, découverte, sécurité, rapport qualité-prix;
  • contrer les images négatives: ringard, manque de liberté, programmes trop chargés, manque d’authenticité;
  • établir une organisation sans faille: professionnalisme et service à la clientèle, prestation promise et prestation livrée, prix tout inclus (éviter les suppléments et les frais), bonne logistique, prestation de qualité, service personnalisé, ambiance agréable au sein du groupe;
  • mieux adapter ses produits.

Des occasions à saisir

Il existe plusieurs avenues pour séduire de nouvelles clientèles et pour ajouter des éléments intéressants aux prestations: les marchés de niche basés sur les intérêts et les affinités, la conscientisation sociale et environnementale (ex.: l’autobus, une solution plus verte que l’avion et l’auto), le volontourisme (lire aussi: Le tourisme volontaire, ça ne se passe pas qu’en Afrique!), les courts séjours et les voyages de proximité, le slow travel, les personnes qui sont seules pour voyager, les jeunes, une composante à la valeur ajoutée, etc.

Les deux cas suivants prouvent qu’il est profitable de ne pas se confiner à la clientèle traditionnelle et de s’ouvrir à d’autres marchés avec des produits novateurs:

Alors, créez des forfaits qui sortent de l’ordinaire, qui comportent une bonne dose d’adrénaline, qui proposent des produits exclusifs.

Et surtout, ne pas négliger le Web 2.0

Il semble que l’offre du tourisme de groupe ne soit pas très présente sur Internet et dans les agences de voyages en ligne. Pour augmenter ses parts de marché, faire connaître son offre à de nouvelles clientèles et même satisfaire une clientèle plus âgée dont le nombre d’adeptes d’Internet grandit sans cesse, il faut démontrer son dynamisme et être présent sur le Web.

Ce type de voyageur souhaite, au même titre que les autres, pouvoir trouver de l’information, comparer les prix et les prestations, partager ses expériences avec les autres internautes, accéder aux offres de dernière minute, réserver en ligne. Et pourquoi ne pas attirer la clientèle jeune en misant sur le Web 2.0 et en intégrant gadgets, divertissement et concours.

* Pour cette étude, deux enquêtes ont été menées:

  • 2100 individus interrogés en personne d’avril à septembre 2009, auprès d’un échantillon représentatif de la population française;
  • 821 individus par téléphone et Internet auprès des voyageurs en groupe.

Des rencontres qualitatives se sont aussi tenues avec des consommateurs et des non-consommateurs de voyages de groupe ainsi que des professionnels et des intermédiaires.

Leur définition du voyage de groupe: un voyage d’au moins deux jours (une nuitée) au sein d’un groupe de 10 personnes ou plus, excluant le tourisme d’affaires, les séjours en club de vacances et les croisières.

Consulter:
Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) – Portail du tourisme de groupes et du transport collectif

Sources:
– Da Luz, Jean. «MAP Pro: “il faut absolument changer l’image du voyage en groupe!”», Tourmag.com, 6 octobre 2009, [http://www.tourmag.com/MAP-Pro-Il-faut-absolument-changer-l-image-du-voyage-en-groupe-!_a34392.html].
– Mintel International Group Ltd. «Bus and Coach Travel – Europe», Travel & Tourism Analyst, no 12, juillet 2009.
– Observatoire national du tourisme de groupe. «Les Français et le voyage de groupe: poids du marché et tendances de consommation», collaboration de Protourisme et de Map Pro – Le monde à Paris, 2009,
[http://www.protourisme.com/fichiers/Tourisme%20de%20groupe.pdf].

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2010

Grâce aux données compilées par le Conference Board du Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) publie trimestriellement un rapport mesurant la compétitivité du Canada et des provinces en regard des autres destinations concurrentes.

Voici quelques extraits de ce rapport qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le premier trimestre 2010. Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs. À titre de référence historique à court terme, il est possible de consulter les analyses de perspectives précédentes (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009).

L’année 2010 débute du bon pied

Après une diminution totale de près de 100 000 sièges disponibles vers le Québec au cours des deux derniers trimestres de 2009, voici que l’année 2010 s’annonce positive avec une capacité accrue de plus de 30 000 sièges (tableau 1). Les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent que les marchés américain, mexicain et français seront les trois principaux vecteurs de cette croissance pour le Québec. Seuls l’Allemagne et le Royaume-Uni continuent d’afficher un solde négatif de capacité avec des retraits respectifs d’environ 1000 et 1900 sièges.

Nombre sièges disponibles
On constate un revirement important concernant le Mexique ce qui peut sembler contradictoire avec la baisse récente du nombre de visiteurs mexicains due aux nouvelles exigences les obligeant à obtenir un visa. Précisons cependant que les vols entre le Canada et le Mexique sont composés à plus de 80% de voyageurs canadiens. La croissance anticipée s’explique probablement en grande partie par une forte demande pour des voyages des Québécois au Mexique cet hiver. Néanmoins, comme il s’agit uniquement de la capacité aérienne du Mexique vers le Canada, cela exclut tous les vols nolisés n’étant pas commercialisés à partir du Mexique, comme c’est le cas par exemple pour les vols d’Air Transat.

Déception britannique

Alors que l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta peuvent s’attendre à une reprise du marché britannique au premier trimestre 2010, ce n’est malheureusement pas le cas pour le Québec qui devra composer avec une autre baisse, cette fois de 4,4% (graphique 1). Rappelons qu’au quatrième trimestre 2009, le Conference Board faisait état d’un important recul du nombre de sièges pour ce marché vers le Québec de 16%. Pour les vols en provenance de l’Allemagne, le Québec est là aussi la seule province à ne pas bénéficier d’une croissance du marché alors que l’Alberta pourra compter sur une capacité bonifiée de plus de 15 000 sièges, soit une hausse de 54%.

Capacité aérienne
Du côté des États-Unis, on observe une timide reprise vers le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique mais elle se fait attendre dans le cas de l’Ontario. Finalement, le Québec continue d’afficher une solide performance sur le marché français alors qu’il accapare plus de 93% de la croissance canadienne au premier trimestre 2010.

Le Canada sera compétitif sur l’indice du prix

Selon les données compilées par le Conference Board (graphique 2), il en coûtera plus cher de voyager au Canada (en bleu) durant le 1er trimestre qu’à la même période l’an dernier pour les touristes en provenance des États-Unis (+12,6%), du Mexique (+3,3%) et du Royaume-Uni (+11,1%). On remarque à l’inverse que les marchés australiens (-20%), sud-coréens (-15,5%) et japonais (-14,7%) amélioreront significativement leur pouvoir d’achat vis-à-vis de la destination canadienne.

Coût voyages Canada

Par ailleurs, on constate une détérioration de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts vers les autres destinations à l’égard des marchés américains, mexicains, britanniques, français et Australiens. C’est avec les États-Unis que l’écart risque de se faire le plus sentir (+12,6 c. -3,3%). La compétitivité de la destination canadienne en matière de prix par rapport aux destinations concurrentes s’améliore toutefois pour les voyageurs en provenance de l’Allemagne, du Japon, de la Corée du Sud et de la Chine.

Rappelons que la variation de l’indice du prix pour la destination canadienne est principalement attribuable aux fluctuations du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. À cela s’ajoute la variation du dollar canadien par rapport aux autres devises des marchés touristiques comparé à l’an dernier.

Source:
– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, premier trimestre 2010», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, octobre 2009.

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Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009

Grâce aux données compilées par le Conference Board du Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) publie trimestriellement un rapport mesurant la compétitivité du Canada et des provinces en regard des autres destinations concurrentes.

Voici quelques extraits de ce rapport qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le quatrième trimestre 2009. Le Réseau de veille a amorcé ce type d’analyse lors de la sortie des chiffres du troisième trimestre (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009). Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs.

Le marché américain continue d’être touché avec une perte nette de plus de 42 000 sièges

L’analyse de la capacité aérienne en provenance des principaux marchés internationaux du Québec annonce, pour l’automne 2009, une performance inférieure à celle enregistrée en 2008 (tableau 1). Les données de la firme BACK Aviation Solutions indiquent qu’environ 30 500 sièges de moins seront disponibles sur les vols directs vers le Québec en provenance des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Mexique au cours du quatrième trimestre 2009 (octobre, novembre et décembre).

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Seuls la France et le Mexique présenteront un solde positif de capacité avec des ajouts respectifs de plus de 8000 et 4600 sièges. Toutefois, le rapport ne fait pas état des nouvelles règles imposées en juillet concernant l’imposition d’un visa aux touristes mexicains. Il faut donc s’attendre à ce que ces prévisions soient nettement réajustées à la baisse. Le marché américain représente encore un boulet  pour le Québec, alors que les indicateurs continuent de pointer vers d’autres baisses. La capacité aérienne vers le Québec sera amputée d’environ 7,3%  par rapport à la même période l’an dernier. Du côté des marchés allemand et britannique, les perspectives à court terme semblent assez stables pour le Québec.

Le Québec moins performant que les autres provinces canadiennes

L’ensemble des provinces canadiennes verra son nombre de vols directs en provenance des États-Unis diminuer de 2,2%.  Le Québec est la province la plus touchée avec un différentiel négatif de plus de 42 000 sièges (-7,3%) à l’automne 2009 (graphique 1). La Colombie-Britannique s’en tire mieux que les autres sur ce marché avec une capacité augmentée de quelque 6000 places. Les perspectives pour le Mexique s’annonçaient fort prometteuses pour toutes les provinces avant l’imposition du visa mais ces prévisions seront malheureusement revues à la baisse. Pour le marché français, l’Ontario tirera aussi son épingle du jeu avec une croissance attendue de 16,2%, soit plus de 7000 sièges additionnels. En terminant, mentionnons l’étonnante performance de l’Alberta sur le marché allemand: 8 500 places additionnelles (+24,6%).

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Le Canada sera compétitif sur l’indice du prix

Selon les données compilées par le Conference Board, à l’exception du Mexique et du Royaume-Uni, il en coûtera moins cher de voyager au Canada (en bleu) durant le 4e trimestre qu’à la même saison l’an dernier pour les touristes en provenance des principaux marchés (graphique 2). On s’attend à ce que les marchés japonais et américain améliorent significativement leur pouvoir d’achat à l’égard de la destination canadienne. Quant à l’amélioration de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts vers les autres destinations, elle est positive pour tous les marchés présents au graphique. L’écart le plus important est celui avec le Royaume-Uni (+19,8 c. +2,8%).

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Tout comme dans le rapport du trimestre précédent, l’amélioration de la compétitivité de l’indice du prix pour la destination canadienne est principalement attribuable à des réductions significatives du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. À cela s’ajoute un dollar canadien plus faible par rapport aux autres devises des marchés touristiques comparé à l’an dernier.

Source:

Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, quatrième trimestre 2009», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, juillet 2009.