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Le paysage de la consommation en dix points

La recherche d’expériences de qualité et personnalisées, qui contribuent à démontrer le statut social du consommateur, le tout dispensé par des entreprises éthiques et responsables: voilà un aperçu de l’univers complexe de la consommation tel que Trendwatching le définit.

1. La recherche de statut

La quête de statut social est un impératif fondamental de l’homme. C’est pourquoi, dans les sociétés riches, mais également de plus en plus dans celles en développement, elle demeurera un facteur clé — sans doute LE facteur clé — de la consommation. Bien sûr, les moyens privilégiés pour atteindre un certain rang social ont changé, mais ils partent bien souvent du désir de se différencier des autres et de devenir attrayant pour autrui.

2. Une mentalité d’abondance

Les sociétés de consommation modernes sont extrêmement complexes. Le nombre infini de nouveaux produits et services montre que l’état d’esprit dans lequel nous vivons en est un de surabondance et de sursaturation. Pas étonnant que les consommateurs soient plus que jamais déterminés à effectuer le meilleur choix… à chaque fois.

3. L’entreprise responsable

La plupart des consommateurs considèrent que l’impact social et environnemental de leurs comportements d’achats devrait être neutre, voire positif. Ils s’attendent donc à ce que les entreprises agissent de manière éthique et durable dans tout ce qu’elles font. Et ceux qui ne semblent pas se préoccuper de leur empreinte écologique se tournent vers les marques pour qu’elles prennent le relais et se comportent en «bonne» entreprise, à leur place et en leur nom.

4. La qualité non négociable

Le monde de la consommation est constitué de milliards de consommateurs expérimentés et bien informés, qui ont une longue liste d’attentes élevées pour chacun des produits, des services et des expériences offerts sur le marché. L’hyperconsommation, sur une base individuelle et à l’échelle mondiale, signifie que seuls les meilleurs survivront.

5. La hiérarchisation de l’expérience

Dans les marchés développés, et de plus en plus dans les marchés émergents, les priorités ont changé. On ne parle plus de biens de consommation, mais d’expériences de consommation. On ne reconnaît plus les gens à ce qu’ils possèdent, mais à ce qu’ils font et à ce qu’ils réalisent.

6. La technologie et la révolution mobile

Les consommateurs ne cherchent qu’une chose: satisfaire leurs besoins fondamentaux et leurs désirs. Pour ce faire, ils empruntent des voies diverses et utilisent des méthodes de plus en plus efficaces et rapides, comme la technologie mobile. Cette dernière procure à l’acheteur un sentiment de puissance, d’accessibilité et d’abondance: l’effet de la longue traîne est décuplé par le monde virtuel (lire aussi: PME, attention, grâce au phénomène «long tail», la célébrité vous guette!).

7. De la personnalisation à la pertinence

La prolifération de données sur le Web jumelée à des algorithmes sophistiqués rend l’univers numérique des consommateurs de plus en plus adapté à leurs besoins, créé sur mesure et parfaitement pertinent pour eux.

Trendwatching identifie également certaines caractéristiques psychologiques qui façonnent le comportement des consommateurs, dont:

8. L’amorçage

On vous soumet le mot «maison», puis on vous demande de combler le vide: sa_on. Si vous avez répondu «salon», vous venez d’expérimenter l’amorçage, ou comment de petits indices, souvent inconscients, peuvent influencer vos actions, vos décisions et vos attitudes (la plupart des gens répondent «savon» lorsqu’on leur présente le mot «laver»). Les marques ont longtemps utilisé des techniques d’amorçage. Quelle sera la prochaine étape, maintenant que les consommateurs prennent conscience de la puissance des techniques dites psychologiques pour les entraîner sur un chemin prédéfini?

9. L’adaptation au plaisir

Peu de temps après un événement très positif ou négatif — gagner à la loterie, par exemple —, le degré de bonheur ressenti reviendra à son niveau précédent pour la plupart des gens. Ce point de retour est l’un des facteurs psychologiques fondamentaux de la consommation. Elle pousse les consommateurs à exiger, à acquérir et à expérimenter de plus en plus pour revivre ce premier épisode de joie intense.

10. L’aversion pour l’iniquité

L’aversion pour l’iniquité décrit la tendance à rejeter toute perception d’injustice, même si ce rejet engendre un coût matériel et est donc «irrationnel». Plusieurs expériences ont montré que les consommateurs écarteront des offres financières «discriminatoires», même si cela signifie qu’ils y perdront au change.

Gardons en tête ces différents éléments pour mieux comprendre l’analyse sur les tendances touristiques 2013 et les 13 tendances de l’industrie touristique, présentées par Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat et professeur en gestion des entreprises et des organismes touristiques, et par Pierre Bellerose, vice-président – Relations publiques, recherche et développement du produit, de Tourisme Montréal lors du premier Gueuleton touristique de l’année, le 15 janvier dernier.

 

Source:

– Trendwatching.com. «2013 Trend Report».

 

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Tendances touristiques pour 2013

L’année 2013 connaîtra une faible croissance du tourisme international. Les services facturés «à la carte» se développeront encore davantage, et les consommateurs feront la chasse aux aubaines et à la transparence en utilisant le mobile et le multiécran. Voici quelques-unes des tendances recensées par le Réseau de veille.

Tendances générales

  • L’OMT s’attend à un léger ralentissement des flux touristiques en 2013 (2% à 4%).
  • Les Nord-Américains hésitent à voyager à cause de l’incertitude économique: on prévoit une augmentation de 3% du nombre de voyages à l’étranger en partance des États-Unis.
  • Les arrivées en provenance des pays BRIC continueront de stimuler le tourisme.
  • Conjuguée à une faible croissance, la stabilité de la demande va probablement conduire à des prix plus favorables dans les secteurs de l’hôtellerie et du transport aérien aux États-Unis. Le Canada, quant à lui, devrait enregistrer une hausse substantielle (6,7%) de ses tarifs hôteliers, selon Carlson Wagontlit Travel.
  • La vente de produits complémentaires (ancillary revenues) s’étendra à plusieurs secteurs de l’industrie touristique, par exemple à l’hôtellerie. Des services autrefois inclus dans le prix de la chambre (l’entretien ménager, les articles de toilette ou même la télévision) seront maintenant facturés à la carte.
  • La sécurité demeure un enjeu important.
  • La réglementation sur les visas sera assouplie dans certains pays (la Russie envers les citoyens américains, par exemple, ou encore Taiwan et le Brésil qui devraient faire leur entrée dans le programme américain d’exemption de visa) et resserrée dans d’autres (Chine).
  • Les entreprises et les consommateurs font preuve d’une préoccupation grandissante pour les conséquences à long terme des changements climatiques sur le tourisme.
  • Les entreprises devront évaluer leur empreinte carbone (y compris les émissions provenant des transports) afin de se conformer aux règles de plus en plus strictes imposées par les différents gouvernements.

Tendances chez les consommateurs

  • La course au meilleur prix, ou l’offre de dernière minute, est devenue incontournable. Cet engouement pour les voyages économiques se retrouve dans le succès et le développement exponentiel des sites Internet d’échange de maisons ou d’appartements entre particuliers (comme HomeExchange ou airbnb), de WWOOFing (hébergement gratuit moyennant de menus travaux; lire aussi: Vous avez dit WWOOFing?) ou encore de couchsurfing (accueil d’une personne au sein du foyer).
  • La recherche de la transparence des prix, tant dans l’industrie hôtelière (Tingo) que dans le transport aérien, sera une voie incontournable dans la prochaine année.
  • Avec la faiblesse de l’économie, la recherche de valeur dans l’achat de produits s’est imposée au consommateur avisé. Dorénavant, c’est la recherche elle-même qui constitue l’enjeu: la «chasse» aux bonnes valeurs, pour le plaisir.
  • La tendance à la ludification (gamification) pour créer la notoriété et la fidélité à la marque s’accentuera: concours, chasses au trésor virtuelles, possibilité de gagner des points ou des badges et visites mystères ajoutent tous des éléments d’excitation et d’engagement envers la marque.
  • La notion de partage s’impose. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social (Kickstarter, Indiegogo, Peerbackers, Haricot, Fundo et, plus récemment, La Plèbe) s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Les entreprises seront donc forcées d’adopter une approche plus sociale, davantage basée sur des valeurs équitables de partage.
  • La famille et les amis: priorité absolue. Tout ce qui contribue à développer les amitiés ou à tisser les liens familiaux aura la cote en 2013: soirée entre filles au restaurant gastronomique, escapade des «copines en cavale», voyage multigénérationnel, etc.
  • La «désintoxication numérique» fera des adeptes de plus en plus nombreux, car un nombre croissant de prestataires touristiques conçoivent des séjours de ce type afin de remédier à la dépendance au monde virtuel dont souffrent certains de leurs clients.
  • De plus en plus, les touristes voyageront comme les habitants des endroits qu’ils visitent (lire aussi: Découvrir la destination comme le ferait un résident).

Tendances de voyages en ligne et des technologies

  • L’utilisation du mobile surpassera celle de l’ordinateur portable, d’ici 2015. Cela conduira au développement de l’Internet de séjour, qui constituera LA tendance principale de l’industrie touristique en 2013, selon Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. On assistera à une multiplication des applications et des sites destinés à accompagner le touriste, une fois arrivé à destination.
  • Un nombre croissant d’entreprises auront «pignon sur mobiles» uniquement, comme HotelTonight, cette application gratuite de réservation de chambres à la dernière minute, qui dépasse déjà les trois millions de téléchargements.
  • Les consommateurs utiliseront de plus en plus leur appareil mobile et d’autres technologies (bracelet, empreinte digitale) pour effectuer leurs achats. En fait, selon le PDG de Paypal, le paiement, les programmes de fidélité et les coupons seront regroupés au sein d’un porte-monnaie électronique, simplifiant ainsi l’utilisation de ces services, aussi bien pour les marchands que pour les acheteurs.
  • Les réservations le même jour au moyen d’un téléphone intelligent augmenteront.
  • L’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile accroîtra la création d’offres personnalisées.
  • Le summum de la personnalisation de l’outil: la conception d’un site Web dont l’affichage est compatible avec tous les terminaux (ordinateur, mobile, tablette, télé connectée) (lire aussi: Réserver son voyage en direct à la télé). Ces sites Web adaptatifs (responsive website) offrent une expérience de consultation optimale, qui facilite la lecture et la navigation.
  • De nouveaux sites permettent la création de guides de voyages personnalisés, à partir des recommandations de votre réseau d’amis (Facebook, Instagram, Foursquare); parmi eux, Gogobot, Traverie ou, plus récemment, Tripbirds.
  • Le multiécran devient la norme. On constate deux types de comportements: recourir à différents dispositifs l’un après l’autre (téléphone mobile, tablette ou ordinateur) ou bien consulter plusieurs écrans simultanément (mode multitâche).
  • Le «glosolomo» fait son apparition. Le social n’est plus limité à un continent ni à une seule langue, il devient GLOBAL ou mondial. Le contenu est accessible partout, par tous, sur tous types d’écrans.
  • Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013.

Tendances dans les médias sociaux

  • Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux explosera dans les pays d’Asie-Pacifique (incluant la Chine, l’Inde et l’Indonésie, 21,1%), d’Amérique latine (12,6%), du Moyen-Orient et d’Afrique (23,3%). Les médias exclusivement réservés à certains marchés, comme Sina Weibo en Chine, croîtront eux aussi.
  • Des réseaux de niche qui offrent des fonctionnalités plus ciblées, comme Instagram, continueront de connaître une croissance explosive, à la fois en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde.CN_Tendances_2013_image_1
  • L’utilisation des médias sociaux continuera de se répandre dans les applications mobiles.
  • La publicité sur les médias sociaux se développe et évolue. Les traditionnelles bannières publicitaires céderont la place à des offres qui apparaîtront dans le flux des commentaires, s’apparentant ainsi à du contenu généré par un autre utilisateur, mais signalées par un discret avertissement (voir l’image).

Ce bref tour d’horizon représente un aperçu des principales tendances; nous ne pouvons toutes les nommer! Bien sûr, certains produits comme le tourisme culinaire monteront en flèche en 2013; le design abordable, ce concept qui inclut, entre autres, de grands espaces communs, des petites chambres et une connexion Wi-Fi gratuite (voir le CitizenM), connaîtra un regain de popularité, et le Brésil vivra son heure de gloire préolympique… Et vous, quelles tendances voyez-vous poindre sur votre radar?

 

Sources:

− Bruc, Mathieu. «La révolution des iPhoneographes, ces nouveaux influenceurs de l’image», etourisme.info, 18 septembre 2012.

− Carlson Wagonlit Travel. «Busines Travel Trends in 2013. From A to Z», 2012.

− eMarketer.com. «Online Travel Grows in BRIC Countries, but Habits Differ», 26 septembre 2012.

− Fauconnier, Flore. «Ce que vous réserve l’e-business en 2013», Journal du Net, 2 janvier 2013.

− Holmes, Ryan. «The Can’t-Miss Social Media Trends for 2013», Fastcompany.com, 29 novembre 2012.

− La Presse. «50 tendances en 2013», cahier spécial, 29 décembre 2012.

− Morin, Raymond. «2013 — L’année du marketing d’influence et de la génération C», raymondmorin.com, 17 décembre 2012.

− Organisation mondiale du tourisme. «Le tourisme international reste solide en dépit des incertitudes entourant l’économie», communiqué de presse, 5 novembre 2012.

− Pierrot, Sébastien. «Tourisme mondial: les tendances d’un secteur florissant», Capital.fr, 22 août 2012.

− Raynal, Juliette. «[Infographie Google] Comment le multi-écrans devient la norme», frenchweb.fr, 30 août 2012.

− Robin, Jean-Pierre. «Le FMI pointe un risque de récession mondiale», Le Figaro.fr, 9 octobre 2012.

− Travelagewest.com. «Top Travel Trends for 2013», 26 octobre 2012.

− Westbrook, Gina. «10 Global Consumer Trends for the Next Five Years», blog.euromonitor.com, 6 décembre 2012.

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Marketing

Réserver son voyage en direct à la télé

La popularité des téléviseurs connectés à Internet, ou qui y sont compatibles, va changer la commercialisation des voyages. D’ici 2016, les deux-tiers des ménages nord-américains posséderont une smart TV. À l’avenir, les téléspectateurs qui regardent des émissions de voyage pourront réserver immédiatement leur séjour à la destination en vedette via des applications ou des liens Internet, et ce, directement sur leur téléviseur intelligent. Ils auront accès à des offices de tourisme, des agences de voyages, des hôtels, des compagnies aériennes, des locateurs de voitures, etc. Les nouveaux modèles d’appareils permettront une interaction complète entre téléspectateurs et diffuseurs, annonceurs et développeurs d’applications, ainsi qu’entre téléspectateurs.

Une nouvelle plateforme

La télé intelligente fusionne la télévision, l’Internet, les médias sociaux et les applications mobiles en offrant l’accès à ces différentes fonctions. Les téléspectateurs peuvent regarder des photos et des vidéos sur les destinations de voyage, mais aussi se renseigner sur les prix et les offres via leur téléviseur connecté à Internet. La télévision intelligente crée une relation personnalisée avec le visiteur potentiel et procure une accessibilité instantanée aux services touristiques.

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Source: cnet

Tout comme pour la création d’un site Internet traditionnel ou mobile, il est préférable d’embaucher un développeur d’applications pour la télé intelligente afin d’établir une communication interactive efficace avec des clients potentiels et d’augmenter les opportunités pour les entreprises touristiques. Le professionnel pourra créer, entre autres:

  • des vidéoclips amusants sur un produit ou une destination;
  • des films sur les différentes traditions, la cuisine locale, les hôtels, les attraits, etc.;
  • des jeux liés aux voyages;
  • un site Web optimisé pour la télé.

Promouvoir une destination, quelques exemples

Le 16 septembre 2012, l’Office de tourisme de Belgrade présentait un guide touristique de la ville sous forme d’application pour la télé intelligente de Samsung. Il s’agit de la première application régionale du genre pour les touristes nationaux et étrangers. Elle est particulièrement adaptée pour une distribution dans les hôtels et les auberges de la Serbie. Tous les contenus sont préintégrés dans l’application, de sorte qu’ils ne nécessitent pas de connexion Internet active. L’application permet de trouver les meilleurs hôtels, restaurants, bars ou boutiques, les sites à voir, les visites guidées, de même qu’une panoplie d’autres informations pratiques. Elle contient plus de 650 pages de photos et de contenu géolocalisés présentés dans une carte Google qui permet de mieux s’orienter dans la ville.

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Lancée le 17 octobre dernier, l’application TV Connectée de Voyages-sncf est une chaîne de télévision interactive dédiée à la découverte de la France et de l’Europe par l’entremise d’une centaine de vidéos sur différentes régions. Elle permet aussi d’organiser un voyage à l’aide d’adresses, d’idées de sorties, d’une liste d’hôtels à proximité et de bonnes adresses des internautes permettant de trouver des restaurants, boutiques, lieux culturels, etc. Une fois la destination choisie, un code QR apparaît et redirige le téléspectateur vers l’application adaptée au téléphone intelligent, à la tablette numérique ou au PC pour réserver son billet de train. L’utilisateur peut également envoyer des messages avec des hashtags (#), qui apparaissent sur la page d’accueil de l’application (voir la vidéo).

 

Source: Voyages SNCF

L’application «Serbia from the heart», développée en collaboration avec le photographe de renom Ivan Strahinjić, vise à promouvoir le potentiel touristique de la Serbie avec de magnifiques vidéos des plus belles régions du pays. L’application, disponible sur VTS, se subdivise en trois catégories: voyage, découverte et inspiration.

 

Il n’est pas nécessaire d’être une grande entreprise pour développer une application pour la télévision intelligente. Une association italienne de gîtes du passant présente son offre sur la Smart TV de Samsung et propose la réservation en ligne à partir du téléviseur.

Personnaliser la chambre d’hôtel

Pour les clients des établissements hôteliers, le téléviseur intelligent permet de connecter leur ordinateur ou leur tablette numérique pour voir leurs photos et leurs vidéos sur grand écran, d’écouter la musique de leur répertoire iTunes ou d’une webradio, d’accéder à des sites Internet, de préparer leurs prochaines visites, de consulter les journaux, de rester connecté avec leurs parents et amis via Twitter, Facebook ou Skype, tout ça sans fil! Les enfants peuvent également jouer à des jeux interactifs directement sur l’écran télé: une valeur ajoutée non négligeable en cette ère de personnalisation!

Chiffres clés

Le nombre de foyers nord-américains équipés de téléviseurs connectés atteindra 87 millions d’ici 2016 (voir le graphique 1) selon Parks Associates, une société conseil spécialisée dans les études de marché sur les nouvelles technologies et les produits et services de consommation. Les deux-tiers de tous les ménages nord-américains possèderont alors une smart TV. Il s’agit d’une augmentation de 135% en seulement 5 ans. Le marché de l’Europe de l’Ouest enregistrera la même croissance et le nombre de ménages branchés sur la télé interactive y atteindra 95 millions en 2016, soit 54% de tous les foyers.

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Les propriétaires américains de télé intelligentes sont aisés — revenus annuels de 75 000$ et plus —, plus éduqués que la population en général et plus influents. Premiers à adopter les nouvelles technologies, ils prodiguent leurs conseils pour guider leur famille et leurs amis dans leurs décisions d’achats d’outils technologiques; idem pour les propriétaires canadiens.

L’achat en ligne à partir de téléviseurs intelligents devrait se généraliser dans un futur assez rapproché, alors que de plus en plus de gens posséderont une smart TV et que les entreprises touristiques découvriront les innombrables possibilités de commercialisation offertes par cette nouvelle technologie.

 

Sources:

– «How TV App Developers Can Help Travel Agencies Access Millions of Living Rooms», elinex.fr, 24 septembre 2012.

– Confolant, Anne. «Voyages-SNCF part à l’assaut de la tv connectée», ITespresso, 17 octobre 2012.

– Euromonitor International, «World Travel Market Global Trends Report 2012», novembre 2012.

– Newton, Thomas. «Virgin Media TiVo gets Teletext Holidays app», recombu.com, 5 juillet 2012.

– Parks Associates. «ConneCted tV enVironments: The Next Iteration of TV Advertising».

Sites Internet:

Bed & Breakfast in Italy

Serbia from the Heart

Tourist Organization of Belgrade

Voyages-sncf

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Marketing Technologies

La carte postale à l’ère du numérique

La carte postale constitue un excellent outil de promotion de la destination et elle demeure largement utilisée par les voyageurs qui souhaitent rester en contact avec leurs proches. Elle doit toutefois se moderniser pour répondre au désir de personnalisation d’une clientèle de plus en plus branchée.

Une image vaut mille mots. Ce vieux cliché, tous l’ont compris. Tant les organisations de gestion de la destination (OGD) que les entreprises touristiques l’utilisent allègrement pour présenter et promouvoir leur identité auprès des voyageurs potentiels. Pour ce faire, ils emploient toutes sortes de méthodes où l’image domine: publicités télé ou imprimées, photos − publiées sur des sites Internet, dans les brochures de voyages, dans les magazines spécialisés −, vidéos et… cartes postales. Pour une destination ou une entreprise touristique, la carte postale permet de communiquer ses attributs, ses caractéristiques, ses valeurs et bien souvent, sa culture populaire. Accessibles dans de nombreux points de vente, elles constituent le souvenir le plus largement distribué et le plus acheté par les touristes (lire aussi: Les souvenirs de voyage pour promouvoir la destination).

Le rôle de la carte postale dans la création de l’image de la destination

Pour la destination ou l’entreprise touristique, la carte postale, si elle est correctement conçue, peut soutenir les efforts de marketing visant à amener une destination du stade de l’inconscience à celui de la conscience, de l’intérêt, du désir, et même, de l’action. Alors que le processus de choix implique une comparaison constante entre les destinations, le fait d’avoir reçu une carte postale en provenance d’une destination donnée peut jouer un rôle dans l’estimation des avantages et des inconvénients de cette destination potentielle. Comme la carte postale est souvent perçue comme digne de confiance, cela la rend particulièrement intéressante pour créer une image de la destination ou d’un produit touristique. N’oublions pas que l’image de la destination est la somme des croyances, des idées et des impressions basées sur de l’information traitée à partir d’une variété de sources dans le temps. Elle peut être influencée par un large éventail de facteurs, dont les images véhiculées par les cartes postales.

L’importance de demeurer en contact avec ses proches

Malgré l’essor de nouveaux moyens de communication, la carte postale traditionnelle reste toujours d’actualité: plus d’un quart des touristes internationaux (28%) envoient une carte postale pour garder contact avec leurs proches, selon un sondage de Generator Hostels réalisé auprès de 505 internautes en août 2012.

Plus des deux tiers (69%) des Français postent des cartes pour rester en contact avec leurs proches pendant leurs vacances; cette proportion atteint 79% chez les 65 ans et plus, selon une étude réalisée par l’institut LH2 pour ebookers.fr auprès de 1006 Français âgés de 15 ans et plus en juin 2011. Seulement 24% emploient les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Windows Live pour donner de leurs nouvelles à leur famille et amis. Toutefois, ces outils sont beaucoup plus populaires auprès des jeunes: 46% des 25-34 ans et 60% des 15-24 ans les utilisent. Ceux qui privilégient les réseaux sociaux plutôt que les cartes postales apprécient surtout l’instantanéité (53%) de ce médium, ainsi que la possibilité de personnaliser le contact notamment en intégrant ses propres photos (35%). Qu’à cela ne tienne, il existe maintenant une variété de sites Internet ou d’applications mobiles qui permettent de personnaliser ses cartes postales à partir de photos de voyage et de les envoyer via un appareil mobile; en voici quelques exemples.

Des exemples de cartes postales à l’ère du 2.0

Cartes traditionnelles personnalisées

Postagram et Cardagram, son pendant européen, sont deux applications pour iPhone ou Android qui permettent d’imprimer et d’envoyer des cartes postales par la poste en utilisant des photos à partir d’une variété de sources telles que Instagram, Facebook, Flickr ou sa galerie photo personnelle. Cards In The Post et Simply Post Cards offrent les mêmes possibilités, mais les cartes postales peuvent aussi être créées à partir du Web.

Certaines entreprises touristiques comme Quantas, célèbre transporteur aérien australien, offrent aussi à leur clientèle de créer leurs propres cartes postales et de les envoyer pour eux, par la poste, à leurs proches partout dans le monde pour une modique somme. Les images sont choisies à partir des photos des clients ou d’une banque d’images fournie par Quantas sur son site Internet.

Cartes électroniques

Plusieurs sites Internet et applications permettent d’envoyer des cartes postales électroniques. Mentionnons entre autres mtrip, une application qui permet de télécharger des guides de voyages sur un téléphone intelligent. Après le téléchargement, il suffit de cliquer sur n’importe quel élément du guide − attrait, bar, restaurant, hôtel, etc. − puis sur l’icône carte postale pour créer une carte et l’envoyer dès que l’on peut accéder à l’Internet (voir l’image).

Certaines destinations offrent elles aussi la possibilité d’envoyer des cartes postales virtuelles à partir de leur site Internet; c’est le cas de l’Écosse et des Îles-de-la-Madeleine. À noter, l’hyperlien qui renvoie au site Internet de la destination au bas de la carte postale (voir l’image).

 

La carte postale comme guide de voyage

Un jeune designer de Singapour a créé un tout nouveau type de guide de voyage qui rassemble des photographies, des cartes et des descriptions de destinations pittoresques de la ville de Beijing sous la forme de 60 cartes postales. Chaque jour, les voyageurs suivent des itinéraires prédéterminés en emportant avec eux une dizaine de cartes postales. Lors de la visite d’un lieu, les touristes peuvent griffonner leurs pensées et faire parvenir leur carte à la maison ou à des amis.

Les bornes interactives pour la conception de cartes postales

Certaines destinations comme Colmar dans la région de l’Alsace, en France, ont installé des bornes d’information dans un lieu fréquenté par les touristes, soit à la gare ou dans les bureaux de l’office de tourisme. Les visiteurs peuvent s’en servir, notamment, pour envoyer des cartes postales électroniques. Combien d’offices de tourisme québécois offrent ce type de bornes à leur clientèle? Vous le faites? Laissez-le nous savoir en nous transmettant un commentaire ci-bas.

 

La technologie existe, la demande existe, l’offre doit s’adapter à l’ère du numérique, car la carte postale n’est pas près de disparaître!

 

 

Sources:

– «France : la carte postale a toujours le vent en poupe», Tourmagazine.fr, 11 août 2011.

– ebookers.fr. «Les Français et la mobilité. Rester en contact avec ses proches en vacances – Rapport de résultats», , 23 juin 2011.

– «mTrip Travel Guide allows you to share postcards Offline while you travel», mtripblog, 4 mai 2011.

– RelaxNews. «Vacances: la carte postale fait de la résistance face à Facebook», La Presse, 28 août 2012.

– Fox, Linda. «New world brings old to your mail box via social media», tnooz, 1er août 2012.

– Milman, Ady. «The Symbolic Role of Postcards in Representing a Destination Image: The Case of Alanya, Turkey», International Journal of Hospitality & Tourism Administration, Vol.12, no2, avril 2011, pp. 144-169.

– Milman, Ady. «Postcards as representation of a destination image: The Case of Berlin», Journal of Vacation Marketing, vol. 18, no 2, avril 2012, pp 157-170.

– Office de tourisme de Colmar. «Pour vous aider en ville: 3 bornes d’information wifi».

– Squires, Jeff. «Postcard Travel Guide», PSFK.com, 17 octobre 2008

– Yüksel, Atila et Olcay Akgül. «Postcards as affective image makers: An idle agent in destination marketing», Tourism Management, Vol.28, no3, juin 2007, pp. 714-725.

 

Sites Internet:

A little Beijing

Cardagram

Cards In The Post

Postagram

Quantas

Simply Post Card

Tourisme Îles-de-la-Madeleine

Visit Scotland

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Hébergement Marketing

Vers un service toujours plus personnalisé

Que ce soit pour se dépayser, pour vivre un séjour hors de l’ordinaire ou pour profiter du bon temps en famille, une offre personnalisée en fonction des préférences du voyageur contribuera largement à modeler une expérience réussie. On ne le dira jamais assez, connaître sa clientèle est primordial! Et les technologies actuelles facilitent grandement la tâche. Une chaîne d’hôtels économiques permet au visiteur de sélectionner, en ligne, l’équipement qui meublera sa chambre et en modulera le prix! De nombreux secteurs d’activités colligent les préférences de leurs clients et profitent de ces renseignements pour faire de la promotion sur mesure ou élaborer des forfaits personnalisés. Dans le secteur de l’hébergement et du tourisme en général, c’est l’ensemble de l’expérience de voyage qui s’en trouve enrichie!

L’inévitable transition de la banalisation à la personnalisation

Selon une étude réalisée par IBM Institute for Business Value, le modèle «taille unique» convient de moins en moins en hôtellerie et les entreprises qui s’y accrochent auront de la difficulté à répondre aux attentes de leurs clients. La fragmentation de la demande aux besoins diversifiés et la multiplication de l’offre d’hébergement obligent les hôteliers à cibler des marchés plus spécifiques (lire aussi: Améliorer l’offre hôtelière pour séduire tous les segments de clientèle). De plus, chaque client devrait pouvoir choisir un certain nombre de composantes lorsqu’il fait sa réservation afin que le tout réponde davantage à ses besoins. C’est, du moins, ce que constate Steve Peterson suite au sondage effectué auprès de 2400 voyageurs et à des entrevues avec des experts. Voici, selon lui, les quatre grands constats qui exerceront de plus en plus de pression sur la nécessité de personnaliser les services:

  • Banalisation: 68% des répondants au sondage estiment qu’il y a peu ou pas de différence notable entre les chaînes hôtelières.
  • Fragmentation: La population mondiale en mesure de voyager est en expansion et sous-entend des marchés hétérogènes aux préférences et aux besoins diversifiés.
  • Concurrence: L’offre hôtelière en croissance se livrera une compétition accrue pour s’accaparer ces marchés.
  • Attentes: Les clients d’hôtels estiment que d’autres secteurs d’activités, davantage branchés sur les technologies et à l’affût des besoins des consommateurs, offrent un meilleur service que celui de l’hébergement.

Cette même étude propose trois grandes recommandations pour favoriser des expériences plus personnalisées:

  • Identifier les segments spécifiques à cibler (p.ex. familles, affaires, etc.) et optimiser l’offre et les services en fonction de ces derniers.
  • Fournir des outils de personnalisation aux clients, sur la plateforme de réservation, par exemple, afin qu’ils identifient eux-mêmes leurs préférences au-delà de celles correspondant au segment auquel ils sont identifiés.
  • Être unique, à chaque fois. Chacune des visites du client doit être traitée selon ses besoins du moment. La personnalisation du service ne doit toutefois pas en diminuer la constance dans la qualité.

Et concrètement…

Type de chambre, taille du lit, appareils de divertissement, journal à la porte, arrivée tardive, les options de personnalisation sont nombreuses et diversifiées. Le Web et les médias sociaux s’avèrent des outils indispensables pour recueillir les préférences des voyageurs. La chaîne Four Seasons, par exemple, permet au client qui réserve en ligne de choisir les équipements de sa chambre ainsi que les services dont il aura besoin. Le groupe, reconnu pour la qualité de son service à la clientèle, est aussi très actif et à l’affût des demandes et des intérêts de ses clients sur Facebook. En fait, chacun de ses hôtels y a une page. Voici un exemple d’échange qui témoigne du souci de personnaliser les séjours:

Source: Four Seasons Hotel Boston

La personnalisation ne concerne pas que les hôtels haut de gamme. Conçue selon le modèle low cost, la chaîne Tune Hotels, qui possède des établissements à Londres ainsi que dans plusieurs pays de l’Asie, propose des chambres équipées selon les besoins du client. L’offre de base consiste, notamment, en un lit de grande qualité (5 star bed), une salle de bain avec douche à jets puissants et un service d’entretien ménager quotidien. Au moment de sa réservation en ligne, le client sélectionne les services ou les équipements supplémentaires dont il aura besoin, comme un téléviseur, une connexion Internet sans fil, une serviette ou la climatisation. Visionnez la vidéo ci-dessous pour bien saisir le concept.

 

Dans les hôtels Affinia de New York, Chicago et Washington, on forme les employés à décoder le langage corporel des clients, et ce, qu’ils soient à l’entretien ménager, à l’accueil ou qu’ils occupent des postes de gestion. Comme le souligne l’experte responsable de cette formation dispensée en partie à l’été 2011, un visiteur qui croise le regard d’un employé dans le corridor est peut-être disposé à débuter une courte conversation; un client qui se tiraille constamment l’oreille peut être nerveux ou épuisé et apprécierait probablement qu’on lui offre un oreiller thérapeutique et qu’on lui indique rapidement comment se rendre à sa chambre.

Tout le monde personnalise!

Des organismes de gestion de la destination ont emboîté le pas de la personnalisation en demandant aux voyageurs de sélectionner leurs préférences sur une plateforme Web; ils leur concoctent ensuite un forfait sur mesure (lire aussi: À quelle personnalité de voyage vous adressez-vous?). La Sépaq invite l’internaute à choisir, parmi quatre profils plein air, celui qui correspond le mieux à sa personnalité pour ensuite lui offrir des activités, forfaits et séjours. Les guides touristiques prennent le virage de la personnalisation en mettant à profit les blogueurs et en offrant au client d’identifier ses préférences de voyage pour rassembler les informations en fonction de ses intérêts (Lire aussi: Des guides touristiques personnalisés). Enfin, les consommateurs s’attendent de plus en plus à ce qu’on leur offre des produits et services sur mesure.

Standardiser pour mieux personnaliser

Selon Steve Peterson du IBM Institute for Business Value, la personnalisation devrait représenter la priorité numéro un du personnel de première ligne. Et pour libérer davantage ce personnel clé des tâches opérationnelles, il faut standardiser les méthodes de travail afin d’assurer un service de qualité, constant, personnalisé et unique à chaque fois.

 

Sources:

– Barsky, Jonhatan. «Personalization is Becoming a Reality across the Hospitality Industry», Market Metrix, avril 2012.

– Dooley, George. «Amadeus study sees technology key to future travel», Travel Agent Central, 11 janvier 2012.

– Jones, Charisse. «Face off: Hotel staff taught to read guests’ body language », USA TODAY, 25 octobre 2011.

– Peterson, Steve. «Hotel 2020: The personalization paradox», IBM Instute Business Value », 2011.

 

Sites Web:

Affinia Hotels

Four Seasons Hotels & Resorts

Sépaq

Tune hotels

Catégories
Marketing Technologies

Guides de voyage sur mesure, commentés, à jour et en ligne

Dans le secteur de l’information touristique, la part de marché du guide de voyages imprimé est en décroissance. Depuis un sommet atteint en 2005, la vente de ces livres aux États-Unis et au Royaume-Uni aura chuté d’environ 40% d’ici la fin 2012. Ce n’est pas tant le contenu que le contenant qui doit se renouveler. On observe de plus en plus de plateformes Web qui proposent différentes formules pour obtenir de l’information, neutre et moins neutre, tout en intégrant les commentaires et suggestions de résidants et de voyageurs. Les applications et sites Web mobiles mettant de l’avant les itinéraires sur mesure en fonction des goûts et des intérêts ainsi que les cartes animées grâce à la réalité augmentée abondent. Les concepts originaux foisonnent. En voici quelques-uns mais d’abord, observons comment certaines maisons d’édition abordent ce virage.

Les grands noms se numérisent et socialisent!

Selon Mark Henshall, auteur et éditeur pour Frommer’s qui publie des guides de voyage depuis 1957, les applications et sites Web mobiles offrent l’instantanéité, le géoréférencement, la localisation rapide des lieux d’intérêt, les avis des amis Facebook, etc. Mais le guide de voyage imprimé propose une information étoffée. Selon lui, la force du livre consiste, du même coup, en sa faiblesse. À cet égard, les guides disponibles sous formes de livres numériques devraient connaître une croissance importante au cours de l’année. La digitalisation permet une mise à jour plus fréquente des contenus, la possibilité d’inclure des liens cliquables, des vidéos, des cartes interactives, le tout sans le poids du bouquin.

Certains guides Ulysse et Lonely Planet sont désormais disponibles en format PDF et en pièces détachées, selon les chapitres identifiés par le consommateur. Ulysse a ses blogueurs qui ratissent la planète, chacun à leur façon, et rapportent leurs récits sur le Web. L’éditeur Lonely Planet anime aussi une communauté de voyageurs et a adapté un certain nombre de ses guides pour iPhone. En décembre 2011, l’entreprise lançait Wenzani, une application mobile qui combine à la fois les informations provenant de ses guides à celles de ses concurrents ainsi qu’à celles partagées par des consommateurs sur d’autres plateformes. Visionnez la vidéo promotionnelle

Une autre institution, et non la moindre, adapte son produit à l’heure de la mobilité et des réseaux sociaux. Michelin lançait au printemps 2012 l’application MICHELIN Restaurants qui rassemble quelque 4300 établissements répertoriés dans les guides papiers. L’évaluation des inspecteurs professionnels y figure, tout comme celle des internautes, qui sont eux aussi invités à commenter leur expérience culinaire. Enfin, avec ce virage SoLoMo (lire aussi: Vous avez dit SoLoMo?), l’entreprise compte devenir le leader du marché.

 

 Source: MICHELIN Restaurants 

Des guides personnalisés

Les guides de voyage n’échappent pas à la tendance de la personnalisation. La maison d’édition Frommers, dont Google a fait l’acquisition en août 2012, propose des guides sur mesure. L’internaute doit d’abord remplir un formulaire afin d’identifier ses besoins, ses intérêts en matière d’activités ainsi que la destination choisie. Il peut ensuite prévisualiser le guide qui lui sera expédié par la poste. Le document comprend aussi des coupons rabais pour certains commerces et attraits sélectionnés. Pour mieux saisir le concept, visionnez la vidéo!

 

 

Plusieurs autres formules de guides personnalisés (lire aussi: Clin d’œil – Des guides touristiques personnalisés), gratuits et payants, ont vu le jour au cours des dernières années. Mentionnons le modèle de Travel DK où l’utilisateur doit sélectionner en ligne des attraits et services touristiques à l’aide de la description des experts de l’organisme et des avis des autres utilisateurs. Le résultat est téléchargé en format PDF et peut être partagé sur le site Web de l’entreprise.

Guides sociaux et mobiles

Dans la catégorie des guides multimédias, Unique, une entreprise montréalaise, vient de lancer son concept: des microguides multimédias. Ces guides-vidéos interactifs reproduisent l’essence des grandes villes du monde (sept pour commencer) selon certaines ambiances. Cette formule est basée sur une communauté hybride: une équipe éditoriale et les recommandations des usagers. Les vidéos ont été pensées expressément pour les appareils mobiles, c’est-à-dire efficaces et de courte durée. Voyez l’exemple de Montréal.

Les plateformes se multiplient et chacune a sa spécificité. Le site de voyage mobile Triposo glane le Web et identifie les plus importantes bases d’information touristique puis les classifie selon la pertinence en fonction des demandes des utilisateurs. Triposo a lancé récemment une nouvelle application qui prend en compte la localisation, l’heure, le jour de la semaine, la température ainsi que les heures d’ouverture des commerces locaux pour ensuite proposer des options, parmi les meilleures répertoriées, avec réalité augmentée (vidéo ci-dessous).

 Source: Triposo

Les guides enrichis de commentaires des autres voyageurs occupent aussi une place majeure sur le marché. Comme certains sites Web mentionnés précédemment, les TipList  ou Tripwolf permettent d’obtenir des informations à jour, des avis diversifiés émis par ceux qui habitent les lieux ou qui les ont visités, le tout sur un appareil mobile. Voilà qui parle aux jeunes générations!

 

Source: TipList

Les limites

Les outils technologiques ont aussi leurs limites notamment, la fiabilité de connexion à destination, les frais d’itinérance ou encore le contenu allégé adapté à l’appareil. Quoi qu’il en soit, le bon vieux guide papier, celui que l’on peut consulter n’importe où sans risque que la pile soit déchargée, n’a pas dit son dernier mot, surtout pour sa consultation une fois à destination.

Enfin, en matière d’information de voyage, le Web foisonne de guides et de plateformes mobiles d’échanges. Ces exemples rappellent encore une fois l’importance pour une organisation touristique de prendre le virage de la mobilité et d’élaborer une stratégie pour les médias sociaux.

 

Sources:

– Canoe.ca. «Wenzani, nouvel outil pour voyager», 6 décembre 2011.

– Empson, Rip. «Triposo’s Mobile Travel Guide Now Actively Recommends Your Next Destination», techcrunch.com, 8 mai 2012.

– Fabbian, Liza. «Les internautes, critiques du Guide Michelin: tollé dans les cuisines», Rue 89, 12 avril 2012.

– Henshall, Mark. «Adapt or die – the choice for guidebook writers?», Travelblather.com, 1er mars 2012.

– Henshall, Mark. «Is the travel guide book on the verge of extinction», Travelblather.com, 16 février 2012.

– Henshall, Mark. «What are the key trends for 2012 in travel guide publishing?», Travelblather.com, 12 février 2012.

– Lawrence, Gary. «Des guides de voyage personnalisés livrés à la maison», TourismePlus.com, 16 novembre 2011.

– Lovitt, Rob. «Personalized guidebooks: your trip, your way», travelkit.msnbc.msn.com, 19 novembre 2011.

– Maggiolini, Rachele. «Social Travel Guides: How The Web Is Changing the Travel Guidebook», Travelllll.com, 29 mai 2012.

– Mesquita, Stephen. «Travel guidebooks: what is the future?», the guardian, 4 mai 2012.

– Poulin, Ginette. «Les guides de voyage prennent le tournant interactif», hrimag.com, 7 mai 2012.

Sites Web:

Frommer’s

Frommer’s Remix

Lonely Planet

MICHELIN Restaurants

TipList

Travel DK

Triposo

Tripwolf

Ulysse

Unique

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Réseaux de distribution

Pour un réseau de distribution en ligne mieux adapté aux besoins des consommateurs

De nombreux distributeurs de voyages en ligne se sont constitué une clientèle grâce à des prix compétitifs, mais ils ont bien souvent négligé la qualité de leur service. D’après une étude de IBM Institute for Business Value, seulement 10% des voyageurs affirment avoir réalisé une bonne affaire en planifiant et réservant leur dernier voyage en ligne. Abondance d’offres similaires, fluctuation des tarifs sur de courtes périodes, acteurs trop nombreux; les voyageurs, autant que les prestataires de services, se sentent perdus dans ce modèle de distribution. Cette étude dresse l’état du réseau de distribution en ligne, tentant d’expliquer les raisons de l’insatisfaction des consommateurs pour en venir à des pistes de solutions.

Des sites Internet sous-performants?

Le sondage réalisé en 2011 par IBM auprès de plus de 2000 voyageurs d’agrément et d’affaires provenant de pays développés et émergents, révèle que 20% de ces voyageurs ont besoin de plus de cinq heures pour planifier et réserver leur voyage en ligne; plus de la moitié des voyageurs d’agrément et près de 40% des voyageurs d’affaires y consacrent plus de deux heures. Ceci s’explique par le fait que peu de sites de voyages, qu’ils soient transactionnels ou non, sont conçus pour une efficacité optimale (lire aussi: L’expérience client en ligne fait défaut). Pour preuve, selon le classement de performance «L2 Digital IQ Index: Travel» de 2011, moins de 8% des sites des chaînes hôtelières, des compagnies aériennes et de croisières sont considérés comme étant «excellents», alors que 60% d’entre eux sont qualifiés de «moyens», «médiocres» ou «faibles».

D’autres sondages confirment l’insatisfaction des voyageurs. Celui d’Atmosphere Research Group du dernier trimestre 2011, sondant plus de 5000 voyageurs d’agrément américains, indique que 69% d’entre eux aiment planifier et réserver leurs voyages en ligne, mais que seulement 54% trouvent que l’information présentée sur ces sites Web est claire.

La notion de valeur pour le consommateur

Ainsi, après tout ce temps passé sur les sites de voyages peu performants, l’internaute devient convaincu qu’il paye le produit trop cher. D’après le sondage d’IBM, seulement 10% des répondants estiment avoir réalisé une bonne affaire en planifiant et en réservant leur dernier voyage eux-mêmes. La notion de valeur est jugée comme importante, mais elle n’est pas obligatoirement relative au prix. En effet, 93% des voyageurs affirment qu’obtenir la meilleure valeur possible pour leurs dépenses de voyages est très important.

Le prix: la cause de bien des maux

Les agences de voyages en ligne et les autres intermédiaires misent le plus souvent sur les prix plutôt que sur les détails des produits, et affichent seulement les informations de base des prestataires de services (prix, disponibilité et catégorie de service). Ainsi, ils rendent difficile toute différenciation entre les fournisseurs, passant sous silence les caractéristiques distinctives des produits. Cela favorise alors la focalisation tarifaire du client et l’effet de banalisation du voyage.

Trois pistes d’amélioration

Selon IBM, trois initiatives pourraient procurer des avantages durables à l’industrie et aux consommateurs.

L’interaction

La prolifération des réseaux sociaux et du Web mobile permet au consommateur d’être au centre de multiples interactions. Ce nouveau «modèle» bouscule le processus traditionnel de planification et de réservation d’un voyage en ligne. À présent, l’internaute peut être influencé en tout temps par des offres et des publicités spécifiques lancées sur ces supports, et le mener jusqu’au processus d’achat. Pour être efficaces, les interactions doivent être orchestrées avec le plus de connaissances possibles sur chaque segment de clientèle.

La personnalisation

Afin qu’un site de voyages puisse accroître la fréquentation sur son site Internet, il est essentiel de personnaliser les interactions. Selon une autre étude de IBM en mai 2011 portant sur les hôtels, les compagnies qui n’interagissent pas de façon personnalisée avec les consommateurs sont plus susceptibles de recevoir des commentaires négatifs, de susciter une insatisfaction et une infidélité de la part de ces derniers. Les clients s’attendent à ce que le processus de sélection des produits et des services s’adapte à leurs besoins et à leurs habitudes de magasinage et d’achat. Ils souhaitent être approchés uniquement à travers le canal de communication de leur choix.

La collaboration

Selon l’étude, l’ensemble des canaux de distribution (prestataires de services, agences en ligne, métamoteurs de recherche, sites des destinations, etc.) doit mettre en commun ses données afin d’avoir une compréhension complète du profil, du comportement et des expériences de voyages du client. Cela permettra une meilleure interaction avec le consommateur, le développement d’offres et de promotions davantage ciblées, et l’amélioration de l’expérience de voyage du début à la fin.

Certains acteurs réagissent afin de fournir une offre plus complète

Travelport, un système de réservation central (GDS), a récemment signé une entente avec plusieurs distributeurs dont booking.com afin de rassembler leurs inventaires sur une nouvelle plateforme. Amadeus inclura prochainement les chambres d’hôtels au sein de sa plateforme, grâce à un accord avec HRS, un système de réservation hôtelier européen, permettant ainsi aux hôteliers de s’affranchir des agences de voyages en ligne et des autres intermédiaires. Expedia, dont les résultats stagnent, et Orbitz, qui ne parvient pas à remonter la pente, sont de plus en plus poussés à consolider leurs liens avec les agences de voyages traditionnelles puisque les prestataires de service continuent à reconnaître la valeur des réservations par l’intermédiaire de ces agences (lire aussi: Des enjeux de taille soulevés au Congrès ITB Berlin 2012 – Compte-rendu de conférence).

 

De nombreux bouleversements s’opèrent au sein du réseau de distribution sur la toile. Les acteurs qui se concentreront sur la qualité de leurs offres plutôt que sur le prix réussiront à tirer leur épingle du jeu. Au-delà de ce défi, sauront-ils collaborer entre eux pour améliorer l’expérience en ligne du consommateur?

 

Sources :

– Denisselle, Guilain. «Le règne des OTAs a t’il atteint son apogée?», tendancehotellerie.fr, 7 mai 2012.

– L2 ThinkTank, «Digital IQ Index: Travel», 26 avril 2011.

– Peterson, Steve. «Travel 2020 : Distribution dilemma», IBM Institute for Business Value, octobre 2011.

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Produits et activités Segments de clientèles

Le tourisme de luxe, c’est chic!

Le tourisme de luxe est tout le contraire du tourisme de masse. Il fait appel à la personnalisation totale du voyage. Le client qui aime le luxe veut être «reconnu» et se sentir comme la personne la plus importante au monde. Il recherche des expériences authentiques et souhaite passer du bon temps en famille. D’ailleurs, les séjours multigénérationnels ou en famille constituent la plus grande tendance dans le tourisme de luxe.

Qu’est-ce que le tourisme de luxe?

Selon Olivier Glasberg, directeur de la ligne de produits de luxe Émotions, du développement et de l’innovation des produits chez Voyages Kuoni, le luxe, c’est la privatisation au maximum des services (transferts, véhicules, accueil, guides, restauration, majordome, etc.). Le luxe exige aussi une flexibilité constante pour que toutes les exigences des clients soient satisfaites.

Dans le tourisme de luxe, l’offre doit être rare, créative, novatrice, porteuse d’un imaginaire riche et vendue à un prix élevé. La qualité se traduit par des voyages sur mesure, incluant des prestations de prestige, et par un service personnalisé, irréprochable, à l’intention d’une clientèle qui tient à l’anonymat.

Qui sont les voyageurs de luxe?

Même si le marché du tourisme de luxe est très éclaté, une étude du Travel & Tourism Analyst a établi sept grands types de consommateurs du luxe:

  • les couples actifs sans enfants (double income, no kids): jeunes cadres urbains diplômés (25-35 ans) qui disposent d’un bon revenu discrétionnaire et qui aiment voyager;
  • les parents face au nid vide (empty nesters): cadres dirigeants ou de professions libérales, matures (50-60 ans), souvent dégagés de leurs obligations financières, n’ayant plus d’enfants à charge. Ils possèdent un revenu discrétionnaire élevé et voyagent beaucoup;
  • les retraités actifs (healthy retired): personnes à la retraite (60-70 ans) qui ont du temps libre et qui souhaitent voyager en couple ou en famille;
  • les familles (happy families): les parents hyperactifs ou les familles éclatées compensent le peu de temps consacré à leurs enfants en leur offrant des expériences de qualité dans des lieux paradisiaques, où la cellule familiale pourra se reconstruire;
  • les voyageurs de circonstances (special events): des particuliers ou des entreprises organisent des voyages exceptionnels pour célébrer une occasion spéciale, un événement familial ou une réussite professionnelle (lire aussi: Les voyages de célébration: un créneau prometteur);
  • les voyageurs assidus (aspirational travellers): ils ne sont pas riches, mais ils économisent patiemment pour s’offrir ponctuellement des vacances;
  • les fortunés (high-net worth): personnes ultra-riches, dont les revenus annuels sont supérieurs à un million de dollars; leur niveau d’exigence en ce qui a trait à la qualité et à la reconnaissance est très élevé.

Quels sont leurs comportements de voyage?

Selon une autre étude réalisée en 2011 par Virtuoso, premier réseau de voyagistes de luxe, auprès de ses 650 membres américains et canadiens, les touristes nantis recherchent des expériences authentiques dans de nouvelles destinations. La majorité voyage aussi pour se détendre et pour passer du temps avec ses proches (voir graphique 1).

Tourisme_luxe_Graph1

Les voyages en famille ou les séjours multigénérationnels constituent la plus grande tendance de l’année, suivie des croisières de luxe et des voyages d’aventure (voir graphique 2).

Tourisme_luxe_Graph2

Les voyageurs accordent de l’importance au prix et au fait «d’en avoir pour leur argent», même si la destination représente le principal facteur décisif dans le choix d’un voyage. Contrairement aux voyageurs en général, les voyageurs de luxe privilégient surtout les conseils d’un agent de voyages (84%), mais également ceux de la famille et des amis (74%) (voir graphique 3). Mentionnons que l’utilisation croissante des médias sociaux permet d’augmenter le bouche à oreille, ce qui contribue à accroître leur importance dans la prise de décision.

Tourisme_luxe_Graph3

Selon Virtuoso, les touristes du luxe voyagent principalement avec leur conjoint (94%) ou leur famille immédiate (74%), bien que la moitié effectue des séjours entre amis. Ils réaliseront deux voyages cette année (53%), principalement à l’international et pour une durée de plus de 8 jours (57%). Ils dépenseront en moyenne de 5 000 à 10 000 $ US par voyage (41%), selon une récente étude d’Horwath HTL.

Pour un voyage domestique, le voyageur de luxe achètera son séjour d’un à trois mois à l’avance (64%), et pour un voyage à l’international, de quatre à six mois avant son départ (53%).

Et leurs attentes?

Réussir sur le marché du voyage de luxe requiert, avant toute chose, l’excellence; les attentes sont élevées et concernent:

  • la sensualité − les expériences sensorielles investissent peu à peu le secteur du tourisme de luxe;
  • l’intimité − le désir du voyageur d’un rapport plus intime avec le lieu visité stimule le secteur de l’hébergement qui se transforme en un milieu de vie (hôtels boutiques, écolodges, villas d’exception à louer, maisons d’hôtes, etc.);
  • la personnalisation − le désir de se sentir comme une personne unique représente une attente incontournable, qui concerne tous les aspects de l’offre;
  • l’exclusivité − le client recherche toujours plus loin des endroits où il se sentira unique (destinations exotiques);
  • la sécurité et la confidentialité − ces deux éléments constituent des enjeux majeurs qui touchent l’ensemble de la chaîne de services et qui favorisent l’accroissement d’une demande de villégiature à l’écart du monde;
  • la simplicité et les services intégrés − tous les services, incluant le transport, l’hébergement, les visites, etc., doivent fonctionner de manière transparente, de l’étape de la planification à celle du retour à la maison;
  • l’authenticité − le voyage de luxe devient de plus en plus un moment privilégié pour celui qui veut aller à la rencontre du monde, s’enrichir humainement et spirituellement au contact des lieux qu’il visite, dans le respect de leur authenticité;
  • le lien avec la nature − le rapport à la nature et le respect de l’environnement sont devenus des axes à fort potentiel pour le tourisme de luxe;
  • la recherche de l’insolite − le client souhaite être surpris par des initiatives fondées sur l’audace et la créativité;
  • le divertissement et l’expérience – le touriste désire maintenant être diverti et stimulé plutôt que simplement dorloté. Au programme: vacances actives et voyages expérientiels.

Innovation permanente, offre créative, qualité de service irréprochable, flexibilité de tous les instants, respect de l’environnement, cohérence du prix avec le rêve… Telles sont les bases incontournables de la réussite pour le marché du tourisme de luxe. Dès lors, pourquoi le Québec ne pourrait-il pas aspirer à une position enviable auprès de cette clientèle? Comment doit-on modifier l’offre touristique actuelle afin qu’elle puisse attirer ces touristes lucratifs?

Sources :

– «Luxury Travel International», Travel & Tourism Analyst, Mintel International Group Ltd., juillet 2007, cité dans Claude Blanc, «Panorama du marché français du voyage de luxe», Espaces Tourisme & Loisir, no 272, juillet-août 2009, p. 18.

– «Top five luxury travel trends», Hotel and Resort Insider, consulté le 8 juin 2011.

– «Top 11 Luxury Travel Trends for 2011», Luxury Travel Magazine, consulté le 20 juin 2011.

Dehouche. «The latest trends in luxury travel», 20 janvier 2011.

– Glasberg, Olivier. «Les clefs du succès du voyage de luxe: excellence et différence», Espaces Tourisme & Loisir, no 272, juillet-août 2009, p. 8-12.

– Horwath HTL. «The Future of Luxury Travel, A Global Trends Report First Findings for ILTM Asia», juin 2011.

– Koumelis, Theodore. «Rich still desire Luxury Tourism despite credit crunch», Travel Daily News.com, 9 décembre 2010.

– Virtuoso. «The 2011 Virtuoso Luxe Report», consulté le 21 juin 2011.

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Marketing

À quelles personnalités de voyage vous adressez-vous?

Accro du magasinage, dévoué à la famille, amoureux du plein air… les profils de voyageurs sont nombreux. Dans un souci de personnalisation de l’offre touristique, on observe une tendance des entreprises et des organisations de gestion de la destination à s’adresser au visiteur selon le profil qu’il aura choisi. Mordus d’histoire, chercheurs d’attraits, adeptes de culture, voilà qui décrit les voyageurs américains d’agrément qui sont de plus en plus nombreux à vouloir venir au Canada, du moins selon les résultats d’une étude publiée dans le Journal of Travel & Tourism Marketing. En voici les principales conclusions. Mais d’abord, voyons trois exemples concrets d’application marketing.

Une offre sur mesure selon son profil

C’est en connaissant bien la clientèle que l’on peut mieux la cibler et lui offrir des possibilités qui cadrent avec ses intérêts, avec son type de profil. Le défi consiste à développer un message qui interpelle les différentes personnalités susceptibles de s’intéresser à la destination. Internet permet d’y arriver en laissant le visiteur, par exemple, choisir lui-même le profil auquel il s’associe. Une offre touristique lui est ensuite proposée en fonction de son profil ou du type d’expérience recherché. L’agence en ligne Wanderfly expérimente cette stratégie en donnant à l’internaute la possibilité de sélectionner ses intérêts parmi une vingtaine d’icônes. Il détermine aussi la destination, le budget, puis Wanderfly lui concocte un voyage sur mesure (voir image).

Personnalites_de_voyage_image1

Source: Wanderfly

Dans le même esprit, Tourisme Mauricie lancera, au printemps, son outil monambiancevacances.com, qui proposera au visiteur de choisir parmi huit styles de vacances. Pour chacun d’eux, l’organisme a regroupé les entreprises touristiques correspondantes. Le voyageur pourra donc, selon le style de séjour recherché, découvrir rapidement l’offre touristique qui lui convient. Il pourra même créer son propre circuit. Pour mieux cerner le concept, cliquez sous l’image.

Source: Les Ambiances vacances de la Mauricie

Sur le site Web de la Commission canadienne du tourisme, on propose au visiteur d’évaluer son «quotient explorateur». En répondant à une vingtaine de questions relatives à ses comportements de voyage, l’internaute fournit des informations qui permettront au site de trouver l’offre touristique qui lui convient parmi les différentes «expériences canadiennes».

Personnalites_de_voyage_image2

Source: Commission canadienne du tourisme

Une étude sur les personnalités de voyage

La tendance à la personnalisation de l’offre pousse les chercheurs à la réflexion. L’étude «Travel Personae of American Pleasure Travelers: A Network Analysis», réalisée par Sangwon Park, Iis P. Tussyadiah, Josef A. Mazanec et Daniel R. Fesenmaier, s’inspire des dimensions du voyage et des typologies développées au fil des années, en plus d’explorer les croisements possibles.

Ce qui rend cette étude particulièrement intéressante, c’est qu’elle tient compte du comportement hybride du touriste. Par exemple, lors d’un voyage en milieu urbain, le but premier du visiteur X peut avoir été le magasinage alors que lors d’un autre séjour, son activité principale aura été d’assister à un événement sportif, puis, dans un 3e voyage, X aura surtout fait de la randonnée en montagne. Enfin, les auteurs s’entendent sur le fait qu’un individu réalise une variété de séjours à l’intérieur d’une période donnée et que cette combinaison (ou portfolio) traduit sa «personnalité de voyage». Le but de l’étude consistait à identifier les combinaisons – chaque répondant devait sélectionner trois types de profil – et à analyser les distinctions. Près de 17 000 personnes ont participé à l’enquête. Le tableau 1 décrit les types de profil utilisés à l’intérieur de l’étude.

Personnalites_de_voyage_tabl1

Trois profils se démarquent, une multitude de personnalités ressortent

Pour caractériser leurs voyages en Amérique du Nord, les répondants ont presque tous (99,9%) choisi au moins l’un des trois premiers profils. Sept profils recueillent plus de 20% des répondants:

  • Chercheur d’attraits (44,6%);
  • Dévoué à la famille et aux amis (31,6%);
  • Adepte de la plage (29,3%);
  • Touche à tout (27,7%);
  • En quête d’évasion (25,3%);
  • Adepte de culture (24,8%);
  • Mordu d’histoire (22,1%).

La seconde partie de l’étude consistait à analyser les combinaisons des différents profils sélectionnés par les répondants. Au total, 955 croisements (sur une possibilité de 1350) ont été réalisés. Chacune des personnalités récolte une très faible proportion de voyageurs. La plus populaire, la personnalité 1, rassemble seulement 2,6% des répondants. Elle représente les profils suivants: adepte de culture, chercheur d’attraits et mordu d’histoire. La personnalité 2 regroupe 1,9% des voyageurs et est composée des profils touche à tout, chercheur d’attraits et mordu d’histoire. Les voyageurs possédant l’une ou l’autre de ces deux personnalités de voyages sont aussi les plus susceptibles de visiter le Canada avec des taux d’intention respectifs de 44% et 43%. Le tableau suivant regroupe les principales activités réalisées lors d’un récent voyage aux États-Unis et les destinations envisagées par les personnalités 1 et 2.

Personnalites_de_voyage_tabl2

Les résultats de l’étude démontrent qu’il existe un grand nombre de personnalités de voyage parmi les touristes américains d’agrément, mais que les profils se ressemblent souvent. Dans le cas des deux premières personnalités, elles partagent deux mêmes types de profil: chercheur d’attraits et mordu d’histoire. Pourtant, on observe des différences importantes dans les caractéristiques de chacune d’elles; par exemple, la visite d’un site ou événement culturel et celle d’un parc national n’ont pas du tout la même popularité.

Enfin, les chercheurs concluent qu’une approche personnalisée demeure, pour une destination, un outil marketing des plus efficaces et qu’Internet représente la plateforme idéale pour y arriver. Il suffit de donner au client la possibilité de concevoir son propre profil, à l’image des trois exemples présentés au début de cette analyse.

Source:

– Sangwon Park, Iis P. Tussyadiah, Josef A. Mazanec et Daniel R. Fesenmaier. «Travel Personae of American Pleasure Travelers: A Network Analysis», Journal of Travel & Tourism Marketing, vol. 27, no 8, 2010.

Sites Internet:

Commission canadienne du tourisme, Quel type de voyageur êtes-vous?

Les ambiances vacances de la Mauricie

Wanderfly

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Segments de clientèles

Le comportement du voyageur – Une multitude d’expériences (récapitulatif 2000 – 2010)

Authenticité, transparence, effet «wow», instantanéité, originalité, variété, flexibilité, accessibilité, durabilité et adaptabilité sont autant de dimensions que recherche le voyageur contemporain dans une offre touristique. Il y a dix ans, ces qualificatifs étaient pourtant différents. Quels sont les fondements de ce changement de comportement? Que retenons-nous de la dernière décennie?

L’avènement de l’économie de l’expérience: l’effet «wow»

Avec la multiplication des moyens de communication et la baisse du coût des déplacements aériens, tous deux attribuables à la mondialisation, les entreprises touristiques doivent désormais évoluer dans un contexte concurrentiel perméable à l’imitation et où les offres sont difficilement distinctives. C’est pourquoi le concept d’expérience s’est révélé la planche de salut pour de nombreux prestataires de services touristiques, puisque au-delà de l’achat d’un service, le voyageur demande justement à vivre une expérience!

La capacité de créer des moments mémorables, uniques et significatifs permet non seulement aux entreprises de se démarquer de leurs concurrents, mais également de bonifier l’offre et de créer des liens durables avec les acheteurs.

En 1997, la politique gouvernementale de développement touristique du Québec insistait déjà sur l’importance pour l’industrie touristique québécoise de s’inscrire dans la nouvelle économie de l’expérience.

Une technologie de plus en plus accessible

Le développement des technologies de l’information a rendu le touriste plus autonome, plus informé. Ces technologies lui ont donné une tribune où il peut évaluer, commenter et produire du contenu, c’est-à-dire partager ses expériences.

La multiplication des outils de communication et de collaboration propage l’information à une vitesse qui était inimaginable il y a une décennie.

Le Web 2.0 a contribué à l’émergence de sites de commentaires comme TripAdvisor, qui donne la parole aux voyageurs, ainsi qu’à divers médias sociaux comme Facebook (lancé en 2004) et Twitter (lancé en 2006). Le monopole de l’entreprise par le message publicitaire s’est effrité au profit des communautés de voyageurs.

De plus, l’arrivée de la connexion sans fil et les prouesses de la téléphonie mobile ont favorisé l’apparition de nouveaux phénomènes comme la connectivité permanente, l’instantanéité de l’information et la géolocalisation. Cette évolution technologique aura un impact indéniable sur le processus d’achat, qui passera désormais par de nouveaux canaux de distribution.

It’s a small world: le sort de la planète interpelle

Durant les dix dernières années, on a remarqué une nette progression des valeurs sociales et environnementales, ainsi qu’une remise en question de la consommation massive au profit d’un développement durable.

Ce changement de valeur a parfois condamné le tourisme de masse, tout en encourageant son contrepoids, davantage axé sur le respect de l’environnement ainsi que sur la préservation de la culture des communautés visitées. Tourisme durable, écotourisme, voyage éthique ou solidaire, tourisme responsable, alternatif ou vert, volontourisme sont autant d’appellations traduisant cette préoccupation de l’autre et de la planète.

À l’échelle mondiale comme au Québec, les intervenants touristiques ont mené plusieurs actions pour réduire les impacts néfastes des déplacements touristiques. La responsabilité sociale n’est plus un luxe; elle s’enracine dans les pratiques de gestion.

Cette tendance est là pour durer, car les voyageurs sont de plus en plus critiques et vigilants face aux répercussions liées à leurs déplacements.

La segmentation infinie du marché touristique

Les niches à exploiter se multiplient: tourisme religieux ou gastronomique ou encore tourisme d’aventure ou d’apprentissage. On en trouve une grande variété selon les valeurs, les intérêts, le statut social et le style de vie des voyageurs. Le grand défi des entreprises est de répondre à cette diversité des goûts et à ce besoin de personnalisation.

Les clientèles sont nombreuses: seniors actifs, gais, familles, voyageurs en sabbatique, célibataires, nouveaux mariés, amants de la nature, fanatiques de sport, voyages en solo, avec sac à dos, pour femmes ou pour hommes seulement (mancations), sans oublier la nouvelle manne de touristes en provenance des pays émergents.

Le voyageur de ces dernières années a adopté un comportement hybride, à la recherche d’une multiplicité d’expériences et de destinations. Selon le contexte, il aime autant dénicher des aubaines que se payer des expériences luxueuses.

Des offres et des goûts de plus en plus variés

On note un changement dans les comportements et les goûts des voyageurs. Parmi les plus significatifs, on trouve:

  • le besoin de s’informer par soi-même et d’utiliser autant de supports que possible (vidéos, images, commentaires…);
  • la familiarisation avec la recherche et la réservation en ligne. À ce titre, PhoCusWright indique que 83% des Canadiens et 85% des Québécois magasinent leurs voyages par Internet (PhoCusWright’s Canadian Online Travel Overview, juillet 2010, no 2);
  • la prédilection pour une diversité d’expériences de voyage (p. ex. un voyage de ski une année, un voyage au soleil l’autre année);
  • la popularité des réservations de dernière minute;
  • l’aspiration à un tourisme plus autonome, à l’écart des zones de grande concentration touristique;
  • le désir d’apprendre, ce qui favorise le tourisme culturel, les destinations authentiques, accueillantes et exotiques;
  • la croissance des voyages alliant affaires et agrément;
  • l’accroissement du bouche à oreille en ligne (from the word of mouth to the word of click);
  • la tendance à adopter de nouveaux outils technologiques susceptibles de simplifier la vie des utilisateurs et de les rendre plus autonomes.

De plus en plus connaisseurs, les voyageurs sont exigeants et ont des attentes élevées en matière de qualité des services, de justesse des prix et d’originalité des offres. Pour y répondre, les propositions de voyages doivent être porteuses d’une valeur ajoutée et rimer avec quête de sens, harmonie, authenticité, originalité et ouverture sur le monde. Qui sera le touriste de demain? Déjà, quelques tendances se profilent sur les segments de voyageurs les plus influents du futur!