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Activités de voyage : qui fait quoi?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, soit les Ontariens, les Américains, les Français et les Québécois. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit les activités pratiquées en voyage. Des détails supplémentaires de cette étude sont présentés à la fin de l’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier réalisé au cours des 12 derniers mois, vers n’importe quelle destination.

Le magasinage, encore et toujours

Parmi les activités culturelles ou de divertissement, faire les magasins occupe le premier rang auprès des voyageurs québécois, ontariens et américains, et ce, toutes destinations confondues. La découverte urbaine, la dégustation d’un repas gastronomique et la visite de musées et de sites historiques suivent. Le tableau 1 illustre la participation des voyageurs à certaines activités touristiques.

Les voyageurs français dévoilent quant à eux un portrait différent : ils préfèrent explorer la ville. Près des deux tiers d’entre eux s’y adonnent en voyage. Ils sont aussi plus portés que les autres à visiter des musées et des sites historiques. Plus d’un voyageur français sur quatre a visité un parc naturel pendant un de ses voyages au cours des 12 derniers mois, soit beaucoup plus que les touristes des autres marchés. La dégustation d’un repas gastronomique est sensiblement aussi populaire auprès des Français qu’elle l’est auprès des Québécois et des Américains.

Les voyageurs ontariens sont les plus friands de magasinage, de gastronomie et d’activités culturelles. Les Américains sont les plus enclins à se rendre dans un casino. Outre les activités mentionnées dans le tableau 1, les Français visitent les jardins botaniques (16 %) et effectuent des activités en milieu autochtone (13 %) davantage que les touristes des autres marchés à l’étude.

Activites_de_voyage_tableau_1

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

La randonnée et la baignade

Parmi les principales activités physiques ou de plein air pratiquées en voyage l’été, la randonnée pédestre et la baignade dans un plan d’eau naturel et en piscine sont les grandes favorites, du moins chez les Québécois et les Français. Pour les Américains et les Ontariens, la baignade en piscine arrive au premier rang, suivie de celle en plan d’eau naturel, puis de la randonnée. La pêche est pratiquée par 11 % des voyageurs québécois et quelque 10 % d’entre eux s’adonnent au camping (voir le tableau 2).

Ajoutons que les voyageurs français sont plus enclins à faire du vélo de route (10 % contre 4 % à 6 %) que les autres. Plus ou moins le quart des voyageurs québécois et français ne pratiquent pas d’activités physiques ou de plein air en voyage l’été. Cette proportion s’élève à plus du tiers des voyageurs américains et ontariens.

 Activites_de_voyage_tableau_2

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

Et les activités hivernales?

Parmi les répondants, 19 % des Québécois et 24 % des Français soutiennent avoir fait de la randonnée pédestre lors d’un séjour hivernal au cours des 12 derniers mois. Les autres activités de plein air, tels le patin, la raquette ou encore le ski alpin, ont été pratiquées par moins de 8 % des voyageurs interrogés. En fait, près des deux tiers des voyageurs québécois affirment n’avoir pratiqué aucune activité de plein air dans le cadre d’un séjour hivernal réalisé au cours des 12 derniers mois. Cette proportion s’élève à un peu plus de 40 % chez les voyageurs ontariens et américains et au tiers pour les Français.

Les Québécois au Québec

En voyage au Québec, les Québécois sont moins enclins à effectuer la plupart des activités qu’ils pratiquent lors de leurs séjours en dehors de la province, sauf dans le cas de la randonnée pédestre (été comme hiver), de la pêche et du camping, qu’ils pratiquent davantage. Néanmoins, la découverte d’une ville et le magasinage récoltent les plus fortes proportions. Le tableau 3 illustre ces activités.

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Les données en gris constituent des proportions plus faibles que la moyenne pour l’ensemble des destinations; celles en gras sont plus élevées.

 

De nombreuses autres activités figurent dans les carnets de voyage des touristes sondés. La visite d’un parc d’attractions, d’un zoo, l’observation d’oiseaux, l’escalade, le tourisme d’apprentissage, la navigation de plaisance, l’agrotourisme ou encore la réalisation d’un circuit thématique en sont quelques exemples. Ces activités ne sont pas illustrées dans les tableaux ci-dessus, parce que nous avons choisi de présenter les plus populaires parmi une soixantaine d’entre elles. Néanmoins, elles ont chacune leur importance et contribuent à la diversité et au dynamisme d’une destination.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

Image à la une : © iStock photo

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Randonnée ou culture? Pourquoi pas les deux!

La région de King County, dans l’État de Washington, offre aux visiteurs un imposant réseau de sentiers pour qu’ils puissent s’adonner à la randonnée pédestre, au vélo ou à l’équitation. Le King County Regional Trail System (RTS) compte à ce jour 280 kilomètres de sentiers disponibles pour pratiquer des activités de plein air non motorisées, mais aussi pour effectuer les déplacements quotidiens. Ce réseau planifié, toujours en développement, devrait totaliser plus de 480 kilomètres lorsqu’il sera terminé. Pour favoriser la fréquentation de ces lieux et en faire des destinations, le RTS, en partenariat avec la King County Cultural Services Agency, ont publié le « Art Master Plan », pour susciter la multiplication de l’art public et l’intégrer adéquatement aux sentiers.

À l’occasion de l’International Trails Symposium 2015, qui se déroulait en mai à Portland (Oregon), Monica Leers, représentant la King County Parks Division, a présenté ce plan ainsi que des exemples de réalisations.

La petite histoire

En 2011, le département des parcs de King County a embauché Brian Borello comme artiste en résidence afin qu’il développe le Plan directeur des arts du RTS. Durant sa recherche, M. Borello a sillonné le réseau à différents moments de l’année pour prélever les coordonnées des œuvres publiques déjà en place, établir les sites potentiels, réaliser des entrevues avec les employés du réseau ainsi qu’avec les utilisateurs pour mieux cerner leurs besoins et déterminer les types d’aménagements requis. Il a ensuite conçu un plan qui priorise le développement artistique, mais qui comprend aussi une série de recommandations pour améliorer l’expérience du visiteur en matière de lieux de repos, de services et de signalisation.

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Le Art Master Plan est notamment présenté sous forme de carte interactive disponible en ligne. Elle illustre clairement le travail de M. Borello. Pour chaque œuvre d’art mentionnée, on indique les coordonnées, l’itinéraire pour s’y rendre ainsi que la description de l’œuvre. Les icônes pointant les sites potentiels sont accompagnées d’une photo et d’une courte description du lieu, ainsi que d’une recommandation.

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Des résultats colorés!

The Blue Trees

Parmi les réalisations produites dans la foulée du Art Master Plan, la création de Konstantin Dimopoulos a doté d’une signature particulière la localité où elle a été implantée. Le projet The Blue Trees, qui consiste en des rangées d’arbres peints en bleu, a revitalisé un lieu délaissé, en plus de constituer une barrière de sécurité entre le sentier et la voie routière. Pour réaliser ce projet éphémère visant aussi à sensibiliser les gens à la déforestation, M. Dimopoulos a eu recours à une peinture à base d’eau sans effet nocif pour l’écorce. Le même bleu a par la suite été utilisé par les résidents, qui ont confectionné des pantoufles à l’occasion de la Journée de la laine (Yarn Day)! Les gens du coin se sont ainsi approprié ce bleu éclatant.

 

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Wayne Tunnel – Ebb & Flow

Comme il a été indiqué dans le plan de M. Borello, le Wayne Tunnel offrait une belle occasion de développer un projet de murale. L’artiste Kristen Ramirez s’est inspirée de la flore de la région et de la forme particulière du tunnel pour créer un effet de kaléidoscope. Des bénévoles provenant de la communauté ont participé à la réalisation de la fresque, faisant de cette création un projet rassembleur. Depuis son inauguration en 2014, ce tunnel, qui autrefois était craint, attire par son originalité et ses couleurs joyeuses.

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Un plan porteur

Avec ce plan directeur, le King County Regional Trails System (RTS) compte faire de ses sentiers un réseau distinctif, attractif et unique. Le document (la carte interactive ou le rapport complet) doit servir de référence aux planificateurs, aux artistes et aux gens de la communauté pour l’aménagement des sentiers du RTS au cours des prochaines années. Il propose des bases pour intégrer l’art de façon harmonieuse, mais aussi des principes guidant l’amélioration de l’expérience des utilisateurs, tout en articulant le développement autour de l’identité régionale.  

 

Image une : 4Culture, the cultural services agency for King County, Washington

 

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Marketing

Promouvoir les sentiers de randonnée

À cette occasion, Eoin Hogan a présenté les efforts marketing déployés par son équipe pour promouvoir le réseau Trail Kilkenny, situé dans le comté de Clare, en Irlande. En voici les grandes lignes, ainsi que quelques conseils d’autres gestionnaires de sentiers.

Pour commencer

Un nom

Tout commence par trouver un bon nom au sentier, lorsque c’est possible. Si son nom est imprononçable, trop long ou qu’il n’évoque rien, il sera difficile à mémoriser et à référer. Néanmoins, si le nom du sentier n’est pas marquant, il est souhaitable d’associer le sentier au nom du réseau ou au groupe auquel il est rattaché, pour que les visiteurs potentiels puissent se référer à un site Web facile à trouver par les moteurs de recherche.

Un logo

Le logo permet de mieux véhiculer la marque. Il doit être simple, cohérent et transférable à tous les outils de promotion et de signalisation. Lorsqu’il s’agit d’un réseau de sentiers, ou encore de différentes thématiques de sentiers, le recours aux couleurs peut en faciliter la différenciation. Le réseau de Trail Kilkenny, en Irlande, se décline sous quatre thématiques :

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Un objectif

Avant de se lancer dans la promotion d’un sentier ou d’un réseau, il faut établir un ou plusieurs objectifs, comme :

·       faire connaître le sentier;

·       augmenter le nombre de visites;

·       attirer de nouveaux segments de marché;

·       entraîner les utilisateurs à aller plus loin, à consommer dans les services locaux.

Un événement

Selon Al LePage, directeur de la National Coast Trail Association aux États-Unis, lorsqu’on crée un sentier, on doit souligner son inauguration par un événement digne d’intérêt pour les médias. Il doit être original et se dérouler à un moment bien choisi – à l’occasion de la Journée nationale des sentiers, par exemple. De plus, les relations de presse avec les journalistes ou les blogueurs et les annonces diffusées sur les médias sociaux doivent être bien planifiées.

Pour outiller

Eoin Hogan estime que le babillard physique comprenant le plan des sentiers et la mention « Vous êtes ici » est toujours très pratique, voire indispensable, surtout au début d’un sentier. Il suggère d’y ajouter les événements à venir et de tenir à jour l’information qui s’y trouve. Ce babillard peut devenir un lieu de consultation pour les résidents.

si ce n’est pas en ligne, ça n’existe pas!

Néanmoins, d’un point de vue marketing, toute l’information doit se trouver en ligne. Comme le souligne Laura Crawford de l’organisme The Path Less Pedaled, si ce n’est pas en ligne, ça n’existe pas! Le site Web est une plateforme essentielle qui doit rassembler l’ensemble de l’information. Le design est important pour que le visiteur vive une expérience de planification agréable. Les cartes interactives et les guides touristiques téléchargeables permettent à l’utilisateur d’organiser sa sortie. Le site Web doit aussi s’adapter aux appareils mobiles.

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L’usage des médias sociaux est incontournable. Il faut choisir ceux qui seront porteurs selon le public cible. Pour obtenir de bons résultats, une gestion active et dynamique est essentielle. Le partage de vidéos aide les visiteurs à visualiser l’expérience, ainsi que pour raconter des histoires qui alimenteront la promotion du sentier par les randonneurs eux-mêmes.

Les applications mobiles pour les sentiers se répandent et contribuent à donner une vitrine aux lieux de randonnée. C’est le cas de Trail Kilkenny, qui s’est associé à EveryTrail, un portail Web qui rassemble des sentiers situés partout dans le monde. L’application permet à l’utilisateur d’enregistrer sa randonnée sur une carte à l’aide de données GPS, de partager des photos géolocalisées, d’obtenir les statistiques comme sa vitesse de marche ou l’altitude, de télécharger les trajets des autres utilisateurs pour pouvoir les consulter hors ligne, etc. Au moment de son lancement il y a quelques années, cette application a été saluée pour son avant-gardisme. En y étant associé, Trail Kilkenny a bénéficié de beaucoup de visibilité grâce aux conférences qui portaient sur cette application, et aussi grâce au grand nombre de téléchargements de cette dernière.

Selon M. Hogan, l’application mobile, quoique pratique, demeure complémentaire au plan imprimé.

Pour faire parler de son sentier

Le service Google Street View – qui permet de visualiser un panorama à 360 degrés à partir d’une rue – est aussi disponible pour les sentiers. Eoin Hogan a ainsi emprunté le Trekker de Google, un dispositif qui permet de prendre des photos panoramiques tout en marchant. Il a suivi une formation d’une journée avec Google et a sillonné cinq sentiers de la région irlandaise de Clare County pendant quatre semaines pour devenir la première personne à transmettre les données d’un réseau de randonnée européen sur Google Maps. En plus d’outiller les futurs utilisateurs grâce aux photos et de constituer un outil promotionnel unique, cet exercice a permis à M. Hogan de bénéficier :

·       d’un équipement technologique d’une valeur de 55 000 $;

·       du service de relations de presse de Google;

·       d’une visibilité gratuite dans les journaux nationaux, les magazines de plein air et les médias en ligne.

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Eoin Hogan suggère de soumettre sa candidature à toutes les compétitions et les distinctions possible. Cela peut représenter beaucoup de travail à effectuer au début, mais une fois le dossier monté, il suffit de l’ajuster selon les particularités du concours. Ces prix contribuent à améliorer l’image de marque et constituent de belles histoires pour les médias.

Pour la suite…

Enfin, il s’avère essentiel de bien évaluer les résultats des efforts marketing pour déterminer ce qui fonctionne bien et moins bien. Il faut analyser les quantités de brochures consultées selon les points de distribution, les interactions sur les médias sociaux ainsi que le niveau d’atteinte des objectifs, puis on ajuste le tir pour mieux performer.

Image à la une : Facebook

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Initier les enfants à la randonnée dans les parcs

 

À l’occasion de l’International Trails Symposium qui se déroulait à Portland, en Oregon, du 17 au 20 mai 2015, Jason Urroz a présenté le programme Kids in Parks, une initiative lancée en 2008 en Caroline du Nord, et qui se répand depuis à travers les États-Unis.

Pour inverser la vapeur

En 2008, les données d’une enquête effectuée pour le parc Blue Ridge Parkway, situé en Caroline du Nord, révélaient que seulement 7 à 12 % des adultes en visite au parc étaient accompagnés d’enfants de moins de 15 ans. Cette étude vient donc s’ajouter aux statistiques alarmantes sur la sédentarité et l’augmentation du taux d’obésité chez les jeunes Américains.

En réaction à cette tendance, les gestionnaires de Blue Ridge Parkway ont lancé le projet Kids in Parks avec son réseau de sentiers TRACK Trails, pour inciter les enfants à faire de la randonnée. Chaque TRACK Trail comprend des brochures et de la signalisation qui permet de parcourir le sentier de façon autonome et amusante (voir la vidéo ci-dessous).

L’enfant doit s’inscrire en ligne sur le site Web de Kids in Parks. Il peut y planifier sa sortie, puis, à la suite de sa randonnée, répondre aux quelques questions du sondage de satisfaction pour recevoir sa récompense. M. Urroz précise que des projets technologiques, comme des applications numériques, sont en développement. Néanmoins, il ajoute que la technologie doit demeurer complémentaire à l’expérience de plein air

Un programme de plus en plus populaire

L’initiative a remporté tant de succès en Caroline du Nord que d’autres parcs à travers le pays ont pris part au projet.

À l’origine du programme en 2008, la Blue Ridge Parkway Foundation a réuni des partenaires locaux, régionaux et nationaux afin de réduire les freins à l’accès aux parcs et de déployer le réseau TRACK Trails dans les parcs de différentes juridictions. L’initiative a remporté tant de succès en Caroline du Nord que d’autres parcs à travers le pays ont pris part au projet. On recense aujourd’hui près de 130 TRACK Trails réparties dans 7 États.

Les données colligées en décembre 2014 indiquent que 1254 enfants, dont la moyenne d’âge s’élève à 7 ans, se sont inscrits à TRACK Trails. La plupart ont effectué une randonnée avec leur famille, formant des groupes d’environ 3 personnes. Plus de la moitié d’entre eux en étaient à leur première visite dans le parc, et 42 % s’y sont rendus précisément pour participer au programme. Parmi les jeunes inscrits, 40 % ont enregistré plus d’une TRACK Trail. Presque tous (90 %) ont indiqué qu’ils en réaliseraient une autre.

Les clés du succès

Selon le directeur du programme, M. Urroz, plusieurs facteurs contribuent au succès de Kids in Parks :

Itinéraires autoguidés par brochure spécialement conçus pour les enfants 

Chaque point de départ d’une TRACK Trail propose quatre brochures offrant des thèmes d’aventure différents. La brochure s’avère un choix non seulement économique, mais elle permet aussi aux enfants et aux familles de rapporter de l’information et un souvenir à la maison. Elle demeure aujourd’hui le format préféré par les visiteurs de ces parcs. Il faut donc accorder une grande importance au design de la brochure. M. Urroz propose notamment :

  • d’intégrer une mascotte, qui se fera la porte-parole d’une brochure à l’autre;
  • d’utiliser des couleurs vives;
  • de faire des liens avec d’autres aspects de la vie (montrer les instruments de musique conçus avec diverses essences de bois, par exemple);
  • de rédiger de courts blocs de texte.

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Source : Jason Urroz, Kids in Parks 

Sites liés en réseau 

Lorsque l’aventure s’avère positive, les enfants peuvent répéter l’expérience dans d’autres parcs en y relevant de nouveaux défis.

Implanté dans des parcs de diverses juridictions 

Pour favoriser une plus grande accessibilité aux TRACK Trails, il est essentiel d’engager dans le projet les parcs situés à proximité des grands centres pour joindre les populations non initiées. Par exemple, après avoir expérimenté une première TRACK Trail dans un parc qui relève de la municipalité, la famille sera probablement tentée de s’aventurer en dehors de la ville pour vivre une nouvelle escapade en plein air.

Basé sur des incitatifs 

Les enfants peuvent recevoir des prix par la poste en s’inscrivant sur le site Web de Kids in Parks et en répondant à une douzaine de questions courtes à propos de leur expérience en sentier. Il s’agit d’accessoires tels que des autocollants, un passeport pour cumuler les étampes des sentiers, un bandeau, etc. Ceux dont le dossier s’enrichit de plusieurs expériences TRACK Trail peuvent même recevoir un sac à dos.

Évaluation intégrée dans le concept 

Comme les enfants doivent s’inscrire en ligne pour bénéficier de tous les avantages du programme, cela permet de colliger des données sur ces visiteurs année après année. Aussi, en répondant aux questions du sondage de satisfaction sur le site Web après chaque expédition, les enfants et leurs parents donnent de bons indicatifs aux gestionnaires sur les éléments gagnants et sur ceux nécessitant des améliorations.

Variété d’activités de plein air 

La randonnée est l’une des activités phares du projet, mais pour rejoindre une variété de clientèles de tous âges, des TRACK Trails ont aussi été développées pour le canot, le vélo, le disque-golf et la géocache.

Plaisir! 

Sans plaisir, personne ne répétera l’expérience.

En faire des ambassadeurs…

Les résultats porteurs et concluants de cette initiative endossée par l’American Academy of Pediatrics ont favorisé la réception de subventions plus importantes année après année. Mais selon Jason Urroz, le véritable succès de ce programme est démontré lorsque les enfants deviennent des ambassadeurs de la nature et du plein air.

 

Image à la une : Kids in Parks