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Marketing

Comment tirer parti de la vidéo

 

 

Une étude réalisée en décembre 2013 par Animoto, une entreprise créatrice de vidéos, rapporte que 73% des consommateurs sont davantage portés à acheter un produit ou un service s’ils peuvent voir une vidéo explicative auparavant. Ce sondage a été effectué auprès d’un peu plus de 1000 Américains ayant visionné une vidéo au moins une fois au cours des six derniers mois.

 

La vidéo en ligne, bien plus qu’une publicité 

La vidéo constitue un support particulièrement viral qui favorise la création d’un buzz, aide à conquérir et à fidéliser les clients

La vidéo constitue un support particulièrement viral qui favorise la création d’un buzz, aide à conquérir et à fidéliser les clients. Elle permet aussi de:

  • montrer les coulisses;
  • créer des concours (voir la vidéo);
  • proposer des conseils d’expert;
  • raconter des histoires (storytelling);
  • diffuser des tutoriels, des démonstrations et des modes d’emploi;
  • présenter les ressources humaines d’une entreprise (témoignages de collaborateurs, présentation des carrières, etc.).

 

Source: YouTube

Quelques conseils pour optimiser le référencement vidéo

Voici cinq conseils à suivre pour améliorer la visibilité et la notoriété de votre marque par les vidéos.

  1. Privilégiez la qualité. Pour que le référencement vidéo sur Google soit efficace et permette à votre site de gagner en visibilité et en popularité sur les pages de résultats, il est conseillé de mettre en ligne des vidéos à haute résolution, voire en haute définition.
  2. Choisissez bien les métadonnées de la vidéo, soit la description et les mots clés. Ces informations doivent viser le public cible de façon pertinente.
  3. Mettez ce qui importe le plus en premier pour donner un bon aperçu de votre contenu et pour inciter l’internaute à cliquer sur votre vidéo.
  4. Diffusez sur le maximum de plateformes. Cela permet non seulement de multiplier sa visibilité, sa notoriété et les sources de trafic, mais également d’améliorer son classement dans la page des résultats de recherche de Google.
  5. Incluez l’adresse de votre site Web dans la description de la vidéo pour amener les internautes sur votre site.

Comment bien positionner vos vidéos sur les principaux réseaux sociaux

YouTube

C’est plus d’un milliard d’utilisateurs uniques et plus de six milliards d’heures de vidéo regardées chaque mois sur le site. Créez une chaîne YouTube pour améliorer votre référencement. Assurez-vous que votre vidéo est bien optimisée, entre autres pour les appareils mobiles. En effet, 40% du temps de visionnement total est effectué sur un appareil mobile et cette tendance n’est pas près de s’éteindre, puisque le 4G offre désormais une rapidité et une visibilité sans pareil. Voici quelques trucs qui vous aideront à bien performer sur ce réseau.

  • Publiez régulièrement de nouvelles vidéos. N’ayez pas peur de demander à vos clients de faire des vidéos sur votre destination, produit ou activité et téléchargez-les sur votre chaîne;
  • Incluez des appels à l’action. Par exemple: contactez-nous pour plus d’informations, inscrivez-vous à notre chaîne YouTube, laissez-nous vos commentaires, partagez cette vidéo, etc.;
  • Interagissez et répondez aux commentaires;
  • Personnalisez votre chaîne YouTube (voir l’image ci-dessous). Il s’agit d’une excellente occasion de renforcer l’image de votre marque en utilisant votre logo, votre palette de couleurs ou votre slogan afin que les internautes associent la vidéo à votre entreprise. En outre, lorsque vous configurez une chaîne sur YouTube, les consommateurs peuvent s’inscrire pour être avertis chaque fois que vous chargez une nouvelle vidéo, ce qui contribue à encourager les visites répétées.

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Source: chaîne YouTube, Tourisme Québec

Vimeo

Reconnu pour ses vidéos de haute qualité, Vimeo est le petit cousin branché de YouTube. Le réseau atteint environ cent millions de visiteurs par mois. Utilisez-le pour présenter du contenu de qualité plutôt que pour étendre votre portée. Voyez Cities in Motion, une collection de vidéos inspirantes qui reflètent parfaitement l’essence, le rythme et le dynamisme de plusieurs villes du monde pour inciter les internautes à aller découvrir le cœur de leur cité.

Source: Vimeo

Les #7stories des îles Canaries montrent bien tout le pouvoir d’attraction d’une vidéo de grande qualité. La destination a fait appel à sept réalisateurs d’envergure internationale jouissant d’une importante influence sur Vimeo pour valoriser les paysages et les habitants de ces sept îles. Visionnez l’une de ces magnifiques vidéos.

Source: Vimeo

Facebook

Dans l’ensemble, la plateforme de Facebook intègre mieux les images fixes que les vidéos. Évitez de diffuser une vidéo sur Facebook, car les résultats sont plutôt de mauvaise qualité. Il vaut mieux prendre une capture d’écran de la meilleure partie de la vidéo pour la joindre à votre message tout en ajoutant un lien vers cette vidéo. Le fait que Facebook donne aux utilisateurs la possibilité d’aimer, de partager et de commenter favorise l’engagement. Ainsi, lorsque vous êtes sur le point de publier une vidéo, assurez-vous de créer une discussion.

Instagram

Depuis juin 2013, la vidéo constitue une nouvelle fonctionnalité de l’application Instagram. Puisque vous disposez seulement de 15 secondes pour capter l’attention du consommateur, vous devez bien réfléchir au préalable au genre de vidéo que vous voulez créer. Tout comme c’est le cas pour les photos, vous pouvez utiliser l’un des 13 filtres spéciaux pour personnaliser vos créations. Les clips peuvent être publiés par courriel ou sur Instagram, Twitter, Facebook, Tumblr, Flickr et Foursquare. Encore une fois, l’utilisation de mots clics pertinents est essentielle. Comme vous n’êtes pas limité en nombre, assurez-vous d’en ajouter suffisamment.

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Source: Instagram : Tourism Australia 

Vine

Vine, le service de vidéos facile à utiliser de Twitter, propose de mettre en ligne des vidéos de six secondes qui tournent en boucle. Cette plateforme a atteint le million d’utilisateurs en seulement trois mois depuis son lancement en janvier 2013. Elle dépasse actuellement les 50 millions d’usagers et est très populaire auprès des 12 à 30 ans. Selon une étude de Social Bakers, spécialiste de l’analyse des médias sociaux, les vidéos Vine sont partagées quatre fois plus que les vidéos traditionnelles: cinq tweets contenant des liens Vine seraient envoyés chaque seconde.

Tout comme c’est le cas pour Twitter, l’utilisation de mots clics augmente la visibilité des vidéos dans les résultats de recherche. L’exemple d’Urban Outfitters(voir la vidéo ci-dessous), l’une des premières marques présentes sur ce réseau, illustre bien comment une entreprise peut mettre en valeur son image dans un clip si court. Il convient de souligner que Vine lançait tout récemment un site Web, Vine.co, à partir duquel on peut effectuer des recherches par catégorie, titre ou popularité.

Source: Vine

Pionnière de l’industrie touristique, Rocketmiles, une agence de voyages en ligne basée à Chicago, s’est associée à United Airlines pour encourager les internautes à filmer des «Vines» et à courir la chance de gagner des miles de récompense.

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Source: Vine

La vidéo est l’un des médias qui se prêtent le mieux à la promotion touristique. Sachez l’utiliser intelligemment pour émerger du lot, retenir l’attention, marquer les esprits, donner une image innovante… et plus encore! Merci de partager vos exemples et vos coups de cœur avec nos lecteurs.

 

Image à la Une: © Istockphoto

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Produits et activités Technologies

Activités touristiques: la distribution en ligne s’organise

Les activités touristiques, qui incluent aussi les visites, les attractions et les événements, sont très souvent intégrées à un forfait vendu par un agent de voyages ou sont achetées sur place par le visiteur. L’offre est fragmentée par une multitude de petits prestataires ne disposant pas des ressources technologiques pour proposer un site Web transactionnel. Afin de tirer profit du phénomène long tail qui touche le secteur des activités touristiques, des intermédiaires en ligne tirent leur épingle du jeu. On les nomme online activity specialists.

Le potentiel inexploité de la commercialisation en ligne

le volume des ventes en ligne devrait croître de 45% d’ici 2015 et représenter plus de 30% des revenus totaux en Europe.

Une récente étude de PhoCusWright dévoile que le marché des activités touristiques génère 51 milliards de dollars américains de retombées économiques en Europe (France, Allemagne, Espagne, Italie et Royaume-Uni), mais que seulement 23% des ventes sont réalisées en ligne, comparativement à 47% pour le secteur aérien et 29% pour l’hôtellerie. Ce faible taux de pénétration s’explique par la fragmentation de l’offre. En effet, neuf prestataires sur dix sont présents dans une seule région, 60% comptent moins de 25 000 clients et enregistrent un chiffre d’affaires de moins d’un million de dollars. Cependant, les prévisions sont encourageantes, car le volume des ventes en ligne devrait croître de 45% d’ici 2015 et représenter plus de 30% des revenus totaux en Europe.

L’ensemble des activités touristiques est traditionnellement regroupé sur les sites des offices de tourisme, mais il est rare que ceux-ci disposent d’une billetterie. Néanmoins, quelques-unes font figure de pionnières, telles que les sites des offices de tourisme de Sète, de Saint-Émilion (voir l’image ci-dessous) et Médoc Océan (uniquement pour les activités nautiques) en France. Au Québec, Tourisme Sept-Îles offre la possibilité, depuis juillet dernier, de réserver des vélos et des équipements nautiques.

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Source: Saint-Émilion

Alors, pour pallier ce manque, des sites Web spécialisés tentent de regrouper le plus grand choix possible d’activités et de les vendre directement au consommateur. D’autres intermédiaires ont réussi à se démarquer en se positionnant sur un seul type d’activité. C’est le cas du Réseau Admission, qui effectue la vente de billets de spectacles au Québec, d’Adventure Finder, qui vend des activités de plein air ou encore de Vayable, qui regroupe les activités organisées par les locaux.

Qui sont les joueurs?

Il existe deux principaux spécialistes sur le marché des activités touristiques; il s’agit de Viator et de GetYourGuide. Le premier, qui vient d’être acheté par TripAdvisor, génère des ventes annuelles de près de 200 millions de dollars américains. Ses sites Web et mobile proposent des activités pour plus de 1500 destinations. Les internautes disposent d’une plateforme de commentaires comportant un système d’évaluation, de suggestion d’itinéraires et d’outils de planification. De grands groupes de l’industrie touristique tels que Air France, Intercontinental Hotels Group, TripAdvisor et Lonely Planet ont accès à l’inventaire pour vendre directement des activités touristiques à leurs clients. Viator compte une soixantaine de sites Web, mobiles et d’applications qui accueillent plus de neuf millions de visiteurs par mois.

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Source: Viator

GetYourGuide, fondé en 2008, regroupe près de 24 000 activités disséminées dans plus de 2250 destinations. Sa récente collecte de fonds ayant permis d’amasser 16,5 millions de dollars américains lui a donné l’occasion de s’étendre sur de nombreux marchés internationaux. Le site commercialise son offre en BtoC sur TripAdvisor, Opodo et en BtoB auprès du voyagiste TUI.

plusieurs start-ups investissent ce marché encore peu exploité en proposant principalement à leurs clients des activités urbaines

D’autre part, plusieurs start-ups investissent ce marché encore peu exploité en proposant principalement à leurs clients des activités urbaines. En voici quelques-unes: Peek, Musement, CityDiscovery, DoSomethingDifferent.com et isango.com.

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Source: Musement

Enfin, certaines agences de voyages en ligne vendent des activités sur leur site Web: Expedia, Orbitz, Travelocity et récemment Voyages-sncf.com en France.

Les difficultés de la vente en ligne

Le principal défi de ces intermédiaires qui proposent une telle diversité d’offres est de se positionner pour se faire connaître des voyageurs. En effet, il est difficile de démarcher l’ensemble de cette clientèle aussi hétéroclite, aux centres d’intérêt multiples. Ils doivent également modifier le comportement de celle-ci, qui n’a pas l’habitude de réserver ses activités, à part s’il s’agit d’un forfait ou d’un circuit organisé. Voici un résumé des défis à relever pour percer ce secteur en ligne.

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Afin d’attirer l’internaute, le site spécialisé devrait concentrer ses efforts sur le design, le contenu et la convivialité en s’inspirant des agences de voyages en ligne qui commercialisent les hébergements. Selon Barrie Seidenberg, PDG de Viator, le site Web doit contenir une description précise de chaque activité, accompagnée de photos et de vidéos, une plateforme de commentaires clients, ainsi que des rabais et des offres promotionnelles.

Un développement par le mobile

le développement d’activités touristiques en ligne deviendra possible grâce aux appareils mobiles

Selon l’étude de PhoCusWright basée sur le marché européen, le développement d’activités touristiques en ligne deviendra possible grâce aux appareils mobiles. En effet, d’ici les 12 à 24 prochains mois, davantage de voyageurs planifient d’effectuer une réservation grâce à cet outil. De plus, 40% des prestataires interrogés envisagent de créer une application mobile permettant de conclure ces transactions.

D’après la PDG de Viator, la popularité des appareils mobiles mènera à la croissance de la distribution en ligne des activités touristiques, en raison de la tendance des voyageurs à réserver ces produits à la dernière minute, c’est-à-dire durant leur séjour. Pour preuve, le volume de ventes par leur application mobile a doublé en 2013, et cette dernière a été téléchargée plus d’un million de fois. Vayable a lancé la sienne en juin dernier, rendant l’offre de six villes disponible pour réservation jusqu’à sept jours à l’avance.

Les défis à relever sont nombreux pour percer ce secteur de la distribution en ligne. Mais l’avenir de ces start-ups semble assuré, puisqu’elles répondent au besoin du voyageur de disposer d’outils efficaces pour l’organisation de son séjour.

 

Image à la une: © GetYourGuide

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Marketing Technologies

Comment adapter son contenu à chaque réseau social

il ne s’agit pas de publier du contenu identique sur tous les réseaux, mais plutôt de l’adapter aux particularités de chacun et de les utiliser de manière complémentaire

Le ton des messages sur les réseaux sociaux doit être convivial et accessible mais aussi uniforme, de façon à ce que la personnalité sociale de l’entreprise soit cohérente avec son image. Toutefois, il ne s’agit pas de publier du contenu identique sur tous les réseaux, mais plutôt de l’adapter aux particularités de chacun et de les utiliser de manière complémentaire. Le plus important est de s’assurer de fournir des informations, des images, des vidéos et des liens qui intéressent les consommateurs ciblés.  

Facebook

Aujourd’hui, le fil d’actualités de Facebook est un incontournable. C’est là que se trouvent les  personnes, les équipes sportives, les émissions de télévision ou les marques préférées des membres. Voici quelques conseils pour la création de messages sur Facebook.

  • Restez positif. Un esprit positif engendre l’engagement et le partage.
  • Privilégiez la relation de personne à personne en utilisant de préférence un ton personnalisé, léger, voire humoristique.
  • Racontez aux consommateurs une courte histoire qui fera appel à leurs émotions et joignez-y des images aussi souvent que possible pour les attirer. Selon KISSmetrics, les photos obtiennent 53% plus de «J’aime», 104% plus de commentaires et 84% plus de clics que les messages uniquement textuels.
  • Fournissez de l’information, mais ne révélez pas tout de manière à ce que vos fans aient envie de cliquer sur votre message.
  • Communiquez les événements auxquels vous participez.
  • Offrez des conseils.
  • Posez des questions à vos fans, incitez-les à partager votre contenu.
  • Servez-vous des commentaires et répondez aux questions de vos fans pour favoriser l’engagement et construire une relation à travers un dialogue.

Twitter

Sur Twitter, pour attirer l’attention, le titre est d’une importance primordiale, puisque des centaines de messages défilent de façon constante sur la plateforme. Il doit être accrocheur et contenir des mots-clics (hashtags) pour augmenter ses chances d’être lu et retweeté. Les experts suggèrent aussi d’y inclure des chiffres et de promettre un avantage aux lecteurs, par exemple: «Comment faire…» ou «Dix conseils pour…». L’utilisation de questions, de faits et de chiffres permettrait d’engager les internautes et de mener à des retweets.

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Source: Twitter

Selon une étude menée par Dan Zarrella, auteur du livre The Science of Marketing: When to Tweet, What to Post, How to Blog, and Other Proven Strategies, l’utilisation de verbes et d’adverbes augmenterait le taux de clics comparativement à l’emploi de noms ou d’adjectifs.

Le contenu demeure concis et touche principalement:

  • l’actualité propre à l’entreprise (revue de presse, blogue);
  • la promotion des produits et services de l’entreprise;
  • le lancement de nouveaux produits;
  • des conseils, des informations à valeur ajoutée pour augmenter le nombre de partages des tweets;
  • des réductions ou des cadeaux exclusifs aux followers;
  • les publications des ambassadeurs, soit des articles de blogueurs parlant de la marque;
  • des articles en rapport avec le secteur d’activité de l’entreprise.

Google+

Les avantages commerciaux de Google+ sont de plus en plus évidents, puisque le géant intègre dorénavant son réseau social dans ses résultats de recherche. Plus petit et plus intime que Facebook ou Twitter, Google+ permet d’établir des relations de confiance à travers des conversations plus profondes. Les messages sur Google+ peuvent être longs et inclure des images pleine grandeur, des infographies ou des vidéos illustrant les coulisses de l’entreprise, les employés, les making-of des publicités, etc. Google+ sert aussi à partager des vidéos informatives, des articles issus du blogue de l’entreprise ou de sources externes; à poser des questions à sa communauté et à susciter la discussion, voire un débat. N’oubliez pas d’inclure des mots-clics dans vos messages pour accroître la portée de votre publication.

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YouTube

YouTube étant la propriété de Google, les vidéos téléchargées sur cette plateforme sont beaucoup plus susceptibles d’apparaître sur la première page des résultats de recherche et ainsi d’être vues par un grand nombre de personnes. De plus, il est très facile d’intégrer des vidéos YouTube sur votre site ou blogue ainsi que de les partager sur d’autres réseaux sociaux comme Twitter et Facebook.

YouTube permet de raconter des histoires de manière visuelle. Envisagez la production de documentaires, d’entrevues ou d’images montrant «les coulisses» de votre entreprise et laissez-vous guider par ces quelques conseils de professionnels.

  • Le titre. C’est ce qui va amener les gens à cliquer et à regarder votre vidéo. Alors, assurez-vous qu’il est accrocheur, mais aussi instructif quant à l’objet de la vidéo.
  • La description et l’appel à l’action. Décrivez votre vidéo en y incluant des mots-clés pour aider les internautes à la trouver facilement. Utilisez la description pour ajouter des liens vers votre site Web et les réseaux sociaux. À la fin, n’oubliez pas d’ajouter un appel à l’action (voir l’image ci-dessous).
  • Les mots-clics. Ils favorisent un meilleur classement dans les moteurs de recherche.

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Source: YouTube

Pinterest

Pinterest est principalement une source d’inspiration. Ce réseau social colle très bien à la réalité des entreprises touristiques. L’ensemble du réseau s’articule autour d’un principe très simple: l’organisation de contenus visuels présentés sur des tableaux de liège (pin board) virtuels. Pour augmenter vos chances de réussite sur cette plateforme, utilisez vos images les plus fortes auxquelles vous ajouterez du texte (publications enrichies) pour obtenir des repins et des «J’aime». Toutefois, il semblerait que les images qui ne comportent aucun visage humain sont partagées 23% plus souvent que celles qui en contiennent, selon mycleveragency, une agence spécialisée dans les campagnes de promotion sur les médias sociaux.

Les publications enrichies de Pinterest permettent d’ajouter des informations sous la photo. Vous pouvez également les géolocaliser (place pins, voir l’image extraite du tableau Pinterest du Four Seasons) ou afficher le prix en temps réel de votre produit (forfaits hôteliers, billets de spectacle, d’attractions, etc.), sa disponibilité et le lieu où l’on peut se le procurer (product pins).

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Source: Pinterest

Savoir s’adapter aux usages de chaque réseau est essentiel, mais il importe de ne pas perdre de vue les attentes des internautes. Quelle que soit la qualité de vos messages, s’ils ne comblent pas les besoins de votre clientèle cible, ils n’atteindront pas leur objectif.

 

Image à la une: © istockphoto

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Marketing Technologies

L’art du référencement naturel

Une approche sémantique de la recherche

En septembre 2013, Google annonçait un changement dans le fonctionnement de son moteur de recherche afin d’améliorer la pertinence de ses résultats, notamment lorsque la requête est formulée en langage naturel (conversational search). Colibri (Hummingbird) venait de naître, et avec lui, une approche plus sémantique de la recherche. Contrairement à Panda et Pingouin, ce nouvel algorithme ne vise pas à écarter les sites de mauvaise qualité. Il permet plutôt d’aller au-delà des mots clés pour mieux comprendre l’intention réelle des utilisateurs. Les résultats sont basés sur la façon dont les humains se parlent et interagissent. Par exemple, une requête du type «Quel est l’endroit le plus proche pour acheter un iPhone 5S?» pouvait donner une page de résultats contenant à la fois «acheter» et «iPhone 5S», sans tenir vraiment compte de la signification du mot «endroit», donc sans géolocalisation des résultats. Colibri traite la requête dans son ensemble plutôt que chaque mot de manière isolée.

Des trucs pour adapter son contenu à ce nouvel algorithme

Pour rester en haut du classement, Google exige un contenu de qualité supérieure, qui informe et offre des données pertinentes

Cette approche plus sémantique du Web se répercutera sur les techniques de référencement. Pour rester en haut du classement, Google exige un contenu de qualité supérieure, qui informe et offre des données pertinentes. Voici quelques astuces pour tirer le meilleur de Colibri.

  • Adaptez vos mots clés pour les requêtes formulées en langage naturel. Comme Google interprète dorénavant le langage courant qui est constitué de longues questions qui débutent souvent par «pourquoi», «comment», «qui» ou «quel est», «où puis-je trouver», «où est le plus proche», etc., vous devrez prévoir toutes celles que pourrait utiliser un internaute pour chercher de l’information sur vos produits et services, en tenant compte bien sûr de votre localisation. Vous devrez aussi fournir les réponses dans votre contenu.
  • Ne négligez pas les synonymes et les termes similaires pour élargir votre «assiette» sémantique. Déclinez les mots clés référents, soit ceux qu’utilise votre clientèle Web pour atteindre les pages de votre site. Vous les trouverez dans les outils pour les webmasters de Google sous les onglets «Trafic de recherche» et «Requêtes de recherche» ainsi que dans Google Analytics (Acquisition — Mots clés — Résultats naturels). D’ailleurs, les outils de Google offrent toutes sortes de statistiques très pointues permettant d’affiner votre contenu et de mieux référencer vos différentes pages.
  • Servez-vous des suggestions de Google qui apparaissent à mesure que vous saisissez votre question dans la barre de recherche. Les requêtes obtenues par la saisie semi-automatique reflètent les activités des internautes et le contenu des pages Web indexées par Google en fonction des tendances de recherche actuelles. N’hésitez donc pas à renouveler cette opération dans le temps.
  • Travaillez votre longue traîne. Il s’agit des combinaisons de mots clés qui attireront peu de visiteurs sur votre site, mais qui correspondent à des demandes très précises, et donc à des internautes plus «qualifiés».
  • Variez le contenu de vos pages pour attirer les internautes. Infographies, articles, vidéos, graphiques, diaporamas, etc., vous permettront toujours de gagner en visibilité. Favorisez l’engagement social de manière à ce que Google considère votre site comme une source active et fiable.
  • Ajoutez du nouveau contenu régulièrement. La «fraîcheur» du contenu est aussi importante que sa qualité. Un contenu périmé est une indication que le site est inactif.
  • Pratiquez le storytelling, car il favorise le trafic et les partages sur les réseaux sociaux tout en améliorant l’engagement des utilisateurs.
  • Ciblez votre contenu géographiquement. Avec l’utilisation croissante du mobile, plusieurs recherches sont géolocalisées: 20% des requêtes sur Google sont liées à un lieu géographique, et 56% des internautes mobiles effectuent des recherches locales.
  • Ajoutez des liens externes. Les moteurs de recherche calculent votre classement en fonction du nombre et de la notoriété des sites qui parlent de vous. Recherchez des forums ou des blogues reliés à votre activité, commentez des articles en indiquant votre site Web. Chaque page commentée représente autant de liens vers votre site.

L’impact des médias sociaux

le moteur de recherche se concentre davantage sur les signaux sociaux: liens, commentaires, followers, partages, citations d’influenceurs

Avec ce changement d’algorithme, le moteur de recherche se concentre davantage sur les signaux sociaux: liens, commentaires, followers, partages, citations d’influenceurs. Il utilise ces signaux comme indicateurs de la pertinence d’un site pour améliorer sa position dans le classement des résultats.

Le référencement naturel est également influencé par l’authorship, ce nouvel outil qui permet à Google de vous «lier» à vos publications. Lorsque vous aurez lié votre page Google+, placé un bouton +1 et un lien vers votre site, Google pourra mesurer votre influence sur les réseaux sociaux au nombre de +1 et ainsi vous accorder une note de confiance. Grâce à l’authorship, vous pourrez améliorer votre taux de clic jusqu’à 150%, prédisent les experts. Il devient donc pertinent de prendre en considération ce réseau social lorsqu’on souhaite augmenter sa visibilité sur le moteur de recherche. D’ailleurs, selon Eric Schmidt, pdg de Google, le contenu rédigé par des profils Internet vérifiés sera mieux classé que celui produit par des auteurs anonymes. L’anonymat sur la toile pourra même être considéré comme un pourriel par le géant de la recherche.

L’amélioration du référencement naturel se compose de petits détails, qui peuvent faire toute la différence! Voyez-y dès maintenant!

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Marchés géographiques Technologies

Québécois et médias sociaux: une histoire qui dure!

Selon le diagnostic numérique réalisé par la Chaire de tourisme Transat auprès des entreprises touristiques québécoises en octobre 2013, 62% d’entre elles utilisent les réseaux sociaux à des fins professionnelles. Mais que savons-nous de la présence de leur clientèle, essentiellement québécoise, sur ces plateformes? Le CEFRIO nous apporte de nombreux éléments de réponse dans le cadre de son enquête annuelle NETendances. Un sondage, réalisé entre janvier et mars 2014 auprès de 1000 adultes québécois, a permis de définir le profil et le comportement des Québécois sur les médias sociaux. De plus, une analyse comparative avec leur étude effectuée en 2012 révèle l’évolution de leur utilisation.

Un usage qui s’étend

Les internautes québécois sont de plus en plus nombreux sur les médias sociaux, puisque 85% y ont réalisé au moins une activité personnelle en 2014, comparativement à 78% en 2012 (voir le graphique 1). Dans l’ensemble, cette proportion représente 72% des adultes québécois (64% en 2012). Les jeunes générations d’internautes sont plus présentes, en particulier celle des 18 à 24 ans, qui compte 100% d’utilisateurs (mais la marge d’erreur est de ±16%). Le groupe des 55 ans ou plus a connu la croissance la plus importante entre 2012 et 2014, lui permettant de rattraper un peu son retard. Enfin, 86% des femmes internautes utilisent les médias sociaux, devançant ainsi légèrement les hommes (84%).

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Les activités pratiquées

La connexion à leur compte et la consultation de divers contenus sont leurs principales activités.

De manière générale, en 2014, les internautes québécois sont plus actifs sur les médias sociaux qu’en 2012 (voir le graphique 2). La connexion à leur compte et la consultation de divers contenus sont leurs principales activités. Néanmoins, en 2014, seulement 38% d’entre eux créent du contenu, ce qui en fait l’activité la moins populaire. Les femmes surpassent de loin la gent masculine pour les actions de partage (66% versus 55%), alors que les deux sexes s’adonnaient à cette activité dans une proportion similaire de 54% en 2012.

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Les réseaux sociaux privilégiés

YouTube et Facebook sont les réseaux les plus utilisés par les internautes québécois. En 2014, ils sont respectivement 71% et 70% à posséder un compte, comparativement à 57% et 60% il y a deux ans (voir le graphique 3). Cependant, Facebook devance son compétiteur lorsqu’il s’agit de la fréquence de visite du site, puisque 49% des répondants s’y rendent au moins une fois par jour, alors qu’ils sont seulement 21% à utiliser de manière quotidienne YouTube. Google+ est le troisième réseau le plus important en matière d’adhérents, mais près de 70% d’entre eux ne l’utilisent jamais, selon le sondage de 2014.

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la totalité des internautes de 18 à 24 ans consultent YouTube, et 92% d’entre eux utilisent Facebook

Les internautes québécois de moins de 45 ans utilisent proportionnellement davantage YouTube et Facebook que leurs aînés (voir le tableau 1). À titre de comparaison, la totalité des internautes de 18 à 24 ans consultent YouTube, et 92% d’entre eux utilisent Facebook, alors que ces 2 réseaux sont fréquentés par seulement la moitié du groupe des 55 à 64 ans, et environ 40% des 65 ans ou plus. Autre fait saillant, ce sont les internautes de 35 à 44 ans qui utilisent le plus Google+ et LinkedIn.

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Le profil détaillé des utilisateurs révèle d’autres statistiques intéressantes:

  • Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à utiliser Facebook (76% versus 64%), ce qui représente le plus grand écart parmi les six réseaux sociaux à l’étude;
  • LinkedIn est fréquenté dans une proportion plus importante par les hommes (23% versus 15%);
  • LinkedIn est particulièrement populaire auprès des diplômés universitaires (33%) et de ceux appartenant à un ménage dont le revenu annuel est de 100 000$ ou plus (37%).
  • Les internautes québécois parlant une autre langue que le français sont proportionnellement plus présents sur chacun des réseaux sociaux que les francophones (par exemple sur YouTube: 82% comparativement à 69%).

Qui suivent-ils?

Sept internautes québécois sur dix suivent au moins un organisme, une entreprise ou une personnalité sur les médias sociaux. Les comptes des personnalités publiques et des marques sont les plus populaires, puisqu’ils attirent environ le tiers des internautes québécois (voir le graphique 4). Les arts et spectacles intéressent ces répondants, puisque 28% d’entre eux suivent une organisation de ce secteur, juste devant les équipes sportives.

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Le magasinage et les achats

Plus l’internaute est âgé, moins il prend en compte les avis et recommandations sur les médias sociaux pendant son magasinage en ligne et hors ligne (voir le graphique 5). Par exemple, 64% des 18-24 ans les consultent, comparativement à 32% des 55-64 ans. Même si l’écart est moins grand lors de l’achat, cette même constatation s’applique. De plus, les médias sociaux sont utilisés dans des proportions moins importantes au moment de l’achat d’un produit ou d’un service qu’à l’étape précédente; seulement le tiers des 18-24 ans y ont recours, soit la moitié moins que lors du magasinage.

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Les jeunes internautes québécois sont donc davantage actifs sur les médias sociaux que leurs aînés, mais le taux de progression de ces derniers est plus élevé lorsqu’il s’agit du pourcentage d’utilisation, et le retard accumulé tend à s’amoindrir. Une évolution à surveiller!

 

Image à la une: © istockphoto

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Marketing

Ces campagnes marketing qui osent en rire!

Le nouveau microsite promotionnel de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), 28max.com, paraît très suspect au premier abord, puisqu’il se présente comme un site pornographique! En effet, comme on y propose des offres pour les détenteurs de la carte 12-28 ans, l’accès au site est interdit aux personnes de plus de 28 ans. Mais l’imitation va plus loin: mêmes codes graphiques, aperçus vidéo flous et slogans sujets à mauvaise interprétation, du style: «Elles expérimentent ensemble de nouvelles sensations» ou «Jusqu’où ira-t-elle pour 10 euros?».

 

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Source: 28max.com

 

Depuis novembre dernier, le groupe hôtelier Hilton use de ce même humour «décalé» pour inciter les jeunes professionnels à prendre plus de vacances. Il a inventé une maladie, la «vacationitist», et il propose un test pour la diagnostiquer sur le site Urgent Vacation Care Center. Ce manque de vacances, qui s’apparente à du surmenage, est présenté de manière humoristique par la description et l’illustration de 14 symptômes, dont la «Cubiclophobia » (phobie des cubicules), le «Acute Alkaline Complex» (besoin de recharger ses batteries) ou encore la «Yellow Post-It Fever» (fièvre des post-it jaunes). De plus, plusieurs coups médiatiques ont été réalisés dans les rues aux États-Unis et au Royaume-Uni avec la complicité de faux médecins se déplaçant en ambulance. Bien entendu, un séjour dans un hôtel de la chaîne est le seul antidote!

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Source: vacationcarecenter.hilton.com

En quatre mois, plus de 50 000 visites ont été effectuées sur le microsite. Le succès de la campagne s’est répercuté sur les médias sociaux, puisque le nombre de «j’aime» sur leur page Facebook a doublé de janvier à avril.

 

Il est possible de rajeunir l’image d’une marque, de la rendre un peu plus frivole ou de lui apporter une touche de «légèreté», mais le résultat escompté sera toutefois difficile à mesurer du point de vue de son branding. En outre, cette tactique est à utiliser avec parcimonie; dans l’univers de l’humour, la ligne est mince entre la réception du bon message et sa mauvaise interprétation.

 

Image à la une: © max28.com

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Marketing

Le marketing de l’influence: concept et exemples

 

Avec leur pouvoir d’influence parfois supérieur à celui des médias de masse, ces leaders d’opinion sont devenus très prisés des marques qui veulent augmenter la visibilité de leurs campagnes et donner de la crédibilité à leurs messages. Les organisations touristiques ne font pas exception. Les stratégies de marketing de l’influence permettent de se faire remarquer par les clientèles ciblées naviguant dans l’océan bruyant du Web.

Le marketing de l’influence: de quoi s’agit-il?

Le marketing de l’influence s’appuie sur la notoriété de personnalités du numérique afin de diffuser un message à caractère promotionnel ou informatif. La démarche consiste d’abord à identifier les individus qui engendrent des conversations ayant un effet sur sa marque, ses produits et ses services, pour ensuite développer une relation avec eux dans le but d’éventuellement collaborer. Idéalement, ils deviennent des ambassadeurs qui partageront des commentaires et des contenus en faveur de l’organisation.

Les initiatives engageant les influenceurs peuvent servir à plusieurs fins:

  • Lancement de produit
  • Visibilité de la marque
  • Croissance de sa communauté en ligne
  • Curation de contenu
  • Analyse concurrentielle
  • Gestion de crise
  • Promotion d’événement
  • Création et cocréation de contenu
  • Développement de produit
  • Développement de marché
  • Adoption de produit par les consommateurs précurseurs de tendances

Pourquoi faire affaire avec des influenceurs?

Les blogueurs et autres influenceurs clés, comme certains «instagramers», sont devenus des sources d’inspiration et d’information en matière de voyages. Ils jouent un rôle dans la perception globale de la marque ou de la destination, ainsi que dans la prise de décision des touristes connectés. Dans ce contexte, les stratégies de marketing de l’influence offrent les avantages suivants:

  • Comme ils sont appréciés des consommateurs, les influenceurs ont un lectorat et un public déjà réceptifs à leurs idées et à leurs recommandations.
  • Leurs lecteurs leur font confiance. Les liens qu’ils établissent avec l’influenceur sont rarement comparables aux relations développées entre les individus et les marques ou les entreprises. 
  • Ils peuvent aider les entreprises à créer des contenus qui résonnent davantage avec les besoins des consommateurs, puisqu’ils ont de l’expérience en tant qu’usagers et de la perspective qui en découle.
  • En travaillant avec eux, on peut obtenir des astuces permettant de raffiner les communications pour le public ciblé.

Des exemples de collaboration

Les partenariats avec des blogueurs

Les bonnes relations avec les blogueurs de voyages forment le cœur des stratégies de marketing de l’influence des organisations touristiques. À l’office de tourisme de la région italienne Emilia-Romagna, on a voulu repenser le modèle de la tournée de presse pour les blogueurs. Plutôt que d’imposer des itinéraires rigides et des visites encadrées, la formule offrait aux influenceurs un appartement pour une semaine (avec Wi-Fi évidemment), une «trousse de survie» contenant des pâtes et du fromage, et toute la liberté qu’ils voulaient pour découvrir la région selon leurs envies. Cette approche peu conventionnelle a donné des résultats remarquables: 

  • 600 billets publiés sur des blogues;
  • 8000 photos et vidéos;
  • 800 000 visiteurs sur les pages de ces billets;
  • plus de 30 000 partages de ces billets sur les médias sociaux; et
  • une portée sur Twitter de plus de 270 millions d’abonnés.

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Source: blog-ville.com

L’amplification du buzz d’une campagne auprès de sa clientèle de niche

Le marketing de l’influence peut être un levier alternatif ou complémentaire aux tactiques marketing sur les médias sociaux, car il permet le ciblage plus qualifié de l’audience.

L’organisation de gestion de la destination (OGD) d’Anvers, en Belgique, investit depuis quelques années pour développer le créneau du tourisme de magasinage. Pour renforcer son positionnement en tant que ville fashionista, l’OGD a collaboré avec 25 blogueurs de mode à l’occasion du lancement d’une campagne promotionnelle sur les médias sociaux. Le concours invitait les passionnés à créer des montages visuels démontrant leurs talents de stylisme à l’aide de photos prises avec Instagram. Les soumissions étaient effectuées au moyen d’une application de Facebook. Les blogueurs, dont le rôle était de choisir les gagnants, ont largement contribué à promouvoir l’initiative sur les diverses plateformes sociales. Cette campagne a généré:

  • 54 billets publiés sur des blogues;
  • une portée du message de plus de 192 000 internautes;
  • une portée sur Twitter de plus de 281 000 abonnés;
  • plus de 700 nouvelles photos identifiées #FashionInAntwerp téléchargées sur Instagram.

#FollowMeTo Hong Kong

Comme avec l’exemple précédent, les influenceurs sollicités pour les campagnes ne sont pas toujours des blogueurs de voyages. Ils permettent néanmoins de rejoindre les clientèles voulues et des marchés de niche, surtout à l’étape de l’inspiration, où les conseils pratiques ne sont pas encore recherchés.

Le phénomène viral #FollowMeTo est né d’une photo improvisée prise par le cinéaste et photographe professionnel, Murad Osmann, du dos de sa copine alors qu’elle lui prenait la main (voir image). Le cliché a engendré une série de photos iconiques sur Instagram. Avec plus d’un million d’abonnés, le compte de Murad Osmann inspire les voyages urbains comme exotiques, avec ses vues provenant des quatre coins du monde. 

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Source: Instagram.com

L’office de tourisme de Hong Kong y a vu une occasion à saisir et a invité le couple russe dans le cadre d’une campagne marketing ciblant les touristes de la Russie. Le concept signature a été utilisé pour photographier quelques attraits majeurs de la ville nation.

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Source: Instagram.com

La brigade #FrancosMTL

Un autre exemple vient du festival les FrancoFolies de Montréal. Cette année, une escouade formée d’une quinzaine de photographes amateurs locaux a été constituée afin de retransmettre leur expérience de l’événement avec le mot-clic #FrancosMTL. Les photos furent également utilisées dans la publication de billets sur le blogue du festival, ainsi que sur leurs comptes Facebook et Twitter.

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Source: Facebook.com

 Les exemples précédents illustrent comment on peut recourir aux influenceurs pour amplifier son message sur les plateformes numériques, et ainsi multiplier les contenus associés à sa marque ou à sa destination. Une seconde analyse présentera un guide des étapes à suivre pour mettre en place une stratégie de marketing de l’influence.

 

Image à la une : © Murad Osmann

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Technologies

Applications concrètes du Big Data en tourisme

Avant de se lancer dans l’analyse de données à grande échelle, le Big Data, une entreprise doit avoir conscience des difficultés à relever pour atteindre des résultats pertinents. Elle doit préalablement se doter d’un plan stratégique et surtout se fixer un objectif, c’est-à-dire déterminer l’utilisation qu’elle fera de cette mer de données, pour éviter littéralement de se noyer… À présent, le Big Data n’est plus seulement réservé aux grandes entreprises. Les avancées technologiques ouvrent les portes à toutes celles qui sont prêtes à y consacrer beaucoup de temps. Voici quelques exemples de projets dans l’industrie touristique.

Mesurer les flux touristiques

Orange, un exploitant français de téléphonie mobile, a rendu accessible les données provenant de son réseau sous la forme d’un dispositif appelé Flux Vision. Le Comité départemental du tourisme des Bouches-du-Rhône fut le premier à le tester durant l’été 2012. Isabelle Brémond, directrice générale du CDT, détaille l’utilisation qui a été faite de cet outil dans la revue Espace. Ce test a permis de connaître, sur une échelle de temps, les flux de déplacements sur un ou plusieurs territoires et la fréquentation touristique d’un lieu ou d’un événement. De plus, les données extraites distinguent les résidents des touristes, des excursionnistes et des personnes en transit (voir le schéma 1). Le profil de chaque segment est détaillé: nationalité, durée du séjour, lieu d’hébergement, etc. Grâce à un partenariat avec le Réseau national des destinations départementales, cet outil est à présent proposé à tous les départements français.

Schéma 1: Population résidente et additionnelle à Marseille du 2 juin au 31 août 2012

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Source: Revue Espace

Prévoir la fréquentation d’un territoire  

Ce système permet de suivre l’évolution des réservations vers la destination, en temps réel et par marché émetteur

En 2013, le Comité régional du tourisme (CRT) Côte d’Azur et son observatoire ont testé le système de prévision de fréquentation Forwardkeys. Comme l’explique Patrick Vece, directeur de l’Observatoire, dans la revue Espace, cet outil extrait les données des vols vers l’aéroport de Nice à partir des principaux GDS. Ce système permet de suivre l’évolution des réservations vers la destination, en temps réel et par marché émetteur, mais aussi de comparer ces données avec celles d’autres régions. En plus d’estimer le nombre d’arrivées de touristes sur une période donnée, il est possible de connaître les périodes de réservation et donc d’appliquer les stratégies marketing au moment opportun. L’objectif du CRT est d’établir un baromètre de tendance des réservations aériennes sur six mois afin d’informer les professionnels. En septembre 2013, l’agence de développement touristique Atout France a signé un contrat avec la firme à l’origine de cet outil pour rendre disponibles les prévisions de 12 aéroports du pays aux CRT.

Mieux gérer la relation client

La compagnie aérienne JetBlue travaille à mettre en place une plateforme interne, le customer hub, regroupant l’information de ses clients provenant de tous les canaux. Une telle plateforme lui permettra d’avoir une meilleure connaissance de chacun et d’interagir avec eux de manière individuelle. Grâce à cet outil, JetBlue souhaite par exemple augmenter les revenus complémentaires générés à bord de ses avions. Pour chaque vol, la quantité de produits à vendre (nourriture, produits hors taxe, etc.) sera calculée à l’avance selon les historiques d’achat des passagers.

une compagnie à bas prix (low cost), a récemment développé une nouvelle application qui fournit aux membres d’équipage de l’information complète sur les passagers

D’autres compagnies aériennes ont muni leurs agents de bord de tablettes électroniques afin qu’ils puissent consulter le profil et les préférences de chaque client, comme c’est le cas de Delta Air Lines, de British Airways et d’Allegiant Air. Cette dernière, une compagnie à bas prix (low cost), a récemment développé une nouvelle application qui fournit aux membres d’équipage de l’information complète sur les passagers: assignation de sièges, demandes spéciales, préférences de repas, statuts du programme de fidélité, historique des achats à bord et informations en temps réel permettant, par exemple, de prévenir les clients des changements d’horaires de leurs vols de correspondance (voir l’image ci-dessous).

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Source: runawaygirlnetwork.com

Améliorer l’expérience client en ligne

Grâce à l’analyse des comportements d’achat et de voyage de sa clientèle, Expedia a ajouté de nouvelles fonctionnalités à son application mobile en janvier dernier.

  • Flight Recommendations simplifie le processus de recherche en fournissant à l’internaute d’autres itinéraires pouvant lui plaire. Il peut comparer ses résultats de recherche à ceux des personnes ayant sélectionné un ou deux paramètres différents.
  • Scratchpad permet d’enregistrer les résultats de recherche afin d’y revenir plus tard ou de les envoyer à une adresse courriel.
  • Itinerary Sharing offre la possibilité de partager un itinéraire par courriel, message texte, AirDrop (système de partage de fichiers sur Apple) ou Facebook. Lorsque le vol du voyageur est en retard, les personnes de son entourage utilisant l’application d’Expedia reçoivent une alerte.

Zaptravel, une jeune entreprise lancée en 2012, propose un moteur de recherche de voyages basé sur la sémantique. L’utilisateur fournit une phrase (en anglais), telle que «J’aimerais surfer sur les meilleures vagues», «Je cherche une petite ville pittoresque pour une belle escapade» ou «Je rêve de l’Europe». Des résultats pertinents s’affichent sur une carte du monde avec les meilleurs tarifs offerts par des agences de voyages en ligne (OTA). Pour parvenir à ce résultat, le moteur analyse des milliers de destinations et d’événements, puis y agrège les vols et forfaits des OTA.

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Source: Zaptravel

Prévoir les prix

Le métamoteur Kayak analyse les données de recherches effectuées sur ses différents sites et applications mobiles afin de fournir une prévision des prix des vols pour les sept prochains jours. Un pourcentage de confiance s’affiche (voir l’image ci-dessous), proportionnel à la probabilité que les tarifs augmentent ou baissent dans les jours à venir. Un avis est émis, soit «achetez» ou «attendez».

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Source: Kayak

Pour conclure, afin de rendre la gestion des données numériques plus efficace, il peut être pertinent de mener des initiatives conjointes entre différents secteurs d’activités. À lire prochainement, le témoignage d’Antoine Chotard, de l’agence des initiatives numériques en France, impliqué dans un projet similaire à l’échelle d’un territoire.

 

Image à la une: © freeimages.com

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Gestion

L’organisation territoriale des structures d’accueil

Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat et directeur du Réseau de veille en tourisme, et Paul Fabing, directeur du Réseau des offices de tourisme d’Alsace (RésOT-Alsace), ont mis la table de cette 3e conférence des Franco-québécoises du e-tourisme en définissant l’organisation territoriale de l’accueil touristique: Comment susciter l’intérêt du visiteur? Comment faire circuler le visiteur sur le territoire de manière pertinente? Comment le relancer après le séjour?

 

L’accueil en deux volets

Bien qu’une des fonctions principales de l’accueil soit d’informer le client, ce qui suppose de veiller à l’accessibilité et la fiabilité de certaines données, il ne faut surtout pas oublier le volet de l’hospitalité, qui relève quant à lui beaucoup plus de l’humain, du service à la clientèle, et qui demande une attitude positive et rassurante. L’un ne va donc pas sans l’autre: le numérique facilite l’accès à l’information factuelle, certes, mais le besoin de qualification de l’information par un être humain demeure important et au cœur des métiers de l’accueil.

Alors que le numérique constitue un bon relais de l’information, il provoque des changements dans les métiers de l’accueil ou de l’hospitalité; les rôles se complexifient. Les organisations de gestion de la destination (OGD) devront s’adapter continuellement pour fournir aux touristes l’information dont ils ont besoin, là où ils en ont besoin, et sous la forme qui leur convient. Cela doit se traduire en repensant l’accueil à la fois dans l’espace (où sont les touristes et où désirent-ils des points de contact?) et dans le temps (à quel moment sont-ils à la recherche de quelle information?). Par ailleurs, il faut considérer le fait que les touristes n’ont pas tous le même degré de maîtrise des nouvelles technologies. Ce n’est pas parce qu’on possède un téléphone intelligent, par exemple, qu’on sait l’utiliser de manière optimale! Les pouvoirs publics ne peuvent plus se substituer aux innovations technologiques.

L’impact du numérique sur l’accueil

Avant l’ère du numérique, les responsabilités des acteurs de l’accueil – OGD, associations touristiques régionales, bureaux d’information touristique – étaient bien définies et bien circonscrites, chacun savait clairement ce qu’on attendait de lui, souligne Paul Arseneault. Avec l’avènement de l’e-tourisme et l’arrivée des différents outils d’accueil (sites Web, iPad, applications pour téléphone intelligent, etc.) utilisés par un nombre croissant de visiteurs, les mandats ont commencé à se superposer, et non pas à se substituer. Il faut donc les redéfinir pour s’apercevoir que le bureau d’information touristique aura toujours sa place pour un certain type de touristes, qui demeurent néanmoins en nombre décroissant. Mais on est en droit de se questionner sur la manière dont on pratique l’acte d’accueil, donc sur la mobilité de la main-d’œuvre dans l’espace et dans le temps pour répondre adéquatement au client à tous les moments de sa visite. L’office de tourisme doit inonder le visiteur d’une foule d’occasions susceptibles de lui convenir.

Les enjeux numériques de l’accueil

Les enjeux numériques de l’accueil sont multiples, à commencer par ceux liés au contenu. Auparavant producteur et générateur de contenu, l’OGD partage de plus en plus ces fonctions avec d’autres intermédiaires. Dans ce contexte, l’OGD aura un rôle plus important à jouer dans l’organisation et dans la qualification de l’information, mais également dans la fédération des sources d’information. Il faut s’assurer de produire l’information en quantité suffisante, mais surtout de l’organiser de façon attrayante pour le consommateur. Ensuite, il faut la diffuser sur des supports physiques, comme les brochures, et numériques, comme les sites Web ou les applications mobiles.

Un autre enjeu non négligeable du numérique a trait à la gestion des connaissances: plus on connaîtra les attentes et le comportement des visiteurs, mieux on pourra y adapter les services d’accueil. La connaissance de son visiteur repose également sur l’aptitude à décoder ses déplacements physiques, mais également ses habitudes numériques. Le traitement de données massives (big data) demeure un enjeu immédiat des OGD. 

Enfin, il ne faudrait pas oublier l’importance de l’évaluation de l’acte d’accueil: que rapporte-t-il? Au-delà des études qui tentent de quantifier l’acte de renseignement, il faut plutôt reconnaître que le renseignement est un service public et accepter qu’il représente une dépense, mais une dépense publique.

Les résidents et les touristes: les nouveaux acteurs de l’accueil numérique

Deux nouveaux acteurs de l’accueil numérique, le résident et le touriste, viennent bouleverser le modèle traditionnel. «Le résident produit un esprit d’accueil, il est un terreau favorable à cette idée de l’accueil», souligne M. Arseneault. Il connaît son territoire, ses particularités et ses attraits, et ce, à toute période de l’année. Plus encore: il en parle sur les réseaux sociaux, il produit des expériences et des contenus.

Le touriste est aussi présent sur ces médias, de même que sur les sites de commentaires. Il participe activement à la diffusion de contenus et à la cocréation du tourisme, mais désormais à l’accueil également, en partageant avec les autres touristes son appréciation et ses expériences relatives à un territoire donné.

L’accueil numérique, nouveau modèle…

Dorénavant, l’accueil repose sur la «marque territoriale», celle qui existe dans l’œil du touriste et que le résident s’est appropriée, qu’il partage avec fierté. Cette reconnaissance peut être locale, nationale ou internationale. L’important est de revenir à la réelle notion de territoires touristiques valorisés et validés par les visiteurs, et non à des régions strictement administratives. «Cela permettrait aux acteurs territoriaux de travailler à la fois le marketing, les communications et les services d’accueil de manière cohérente pour le touriste», mentionne Paul Fabing. La destination a tout intérêt à faire converger ses actions pour répondre aux attentes des visiteurs et non aux aléas des réalités administratives et politiques de territoire. Pourquoi ne pas imaginer un réseau de bureaux d’information touristique qui ne porterait le nom que d’une seule marque, soit celle de la région reconnue par le visiteur? Les divers relais seraient des succursales ou des franchises de la marque régionale qui mettraient également en valeur certaines particularités locales.

… nouveaux métiers

L’accueil numérique n’est pas sans engendrer des modifications profondes à l’organisation du travail. Voici un aperçu des nouvelles fonctions qui y sont rattachées:

  • L’animateur numérique de territoire, qui a vu le jour en France il y a quatre ans. Son rôle au sein des offices de tourisme: accompagner les membres dans leur développement numérique.
  • L’animateur de collectivité, à la fois animateur du milieu socioéconomique, du touriste et du résident. Son but: stimuler la communauté territoriale.
  • Le reporter de territoire, responsable de développer un contenu éditorial à jour et vivant, un peu à la manière d’un blogue de destination.
  • Le directeur de la stratégie numérique (chief digital officer ou CDO) du territoire touristique. À l’échelle nationale, par exemple, le CDO s’assure de la cohérence des actions afin d’éviter la redondance et de maximiser les ressources dans les diverses initiatives de développement du tourisme numérique.
  • Le concierge de destination, qui devrait être en mesure de fournir l’information 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par année.
  • Le spécialiste du destination relation management, qui gère la relation client à l’échelle nationale. C’est l’expert du «continuum relationnel». Il suit le client à la trace avant, pendant et après son séjour.
  • le spécialiste des données massives, qui doit traiter la masse de renseignements recueillis sur la clientèle et la rendre digeste pour les entreprises touristiques, pour le touriste et pour les résidents.

Ces nouveaux modèles auront un impact certain sur l’accueil et sur la gestion de la relation client (comptes rendus ci-dessous). 

Cette analyse a été rédigée en collaboration avec Paul Arseneault.

N’oubliez pas de consulter les autres comptes rendus de cette conférence et les présentations :

– L’accueil, plus universel que jamais

– La gestion de la relation client au cœur du parcours du voyageur

– Gérer la relation client – l’exemple de Val Thorens

– Bonnes pratiques d’accueil numérique

– Initiative à application immédiate!

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Gestion

L’accueil, plus universel que jamais

Jean-Luc Boulin (Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine [MOPA]), Philippe Fabry (blogueur à etourisme.info), Marlène Hasbani (Tourisme Montréal), Denis Genevois (Centre de compétence Le Forem Tourisme), Sébastien Gonzalez (Touristic) et moi-même avons présenté une synthèse des discussions relatives à l’accueil.

Pourquoi décrire l’accueil comme universel? Parce que tous font de l’accueil aujourd’hui. Cette fonction n’est plus l’apanage des offices de tourisme. Déjà, seul un voyageur sur dix s’y rend. L’accueil doit donc être décloisonné. Accueillir les visiteurs se fait bien sûr dans les centres d’information touristique ou à l’office de tourisme, ainsi que par le biais des outils numériques gérés par ces derniers (pages Facebook, comptes Twitter, etc.), mais il est de plus en plus présent à l’extérieur des «murs» des organismes officiels. Les lieux d’hébergement, d’autres communautés présentes sur les médias sociaux et même les résidents font de l’accueil.

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Voyager comme le ferait un résident

La relation entre les habitants et les touristes a évolué au cours des dernières années par la création de nombreuses plateformes. Cette tendance semble s’accélérer et pourrait changer complètement la donne. Elle est soutenue par la recherche d’authenticité et de sens, par le désir de vivre une expérience unique ainsi que de rencontrer la population visitée, d’échanger avec elle.

La multiplication des plateformes

Le visiteur souhaite donc être accueilli et accompagné par les résidents. De nombreuses plateformes en ligne répondent à ce besoin et les mettent en contact de diverses façons:

  • Des sites sur lesquels les résidents offrent une expérience aux touristes. Ex.: Cookening, où les habitants proposent aux touristes de prendre un repas chez eux, ou encore Vayable, où des habitants offrent des tours guidés payants.
  • Des guides de voyages alimentés par les locaux. Ex.: Spotted by Locals, sur lequel les publications sont constamment mises à jour.
  • Des sites de bénévoles numériques. Ex.: Google City Experts où des locaux «experts» d’un sujet (magasinage, restaurants, culture, etc.) apportent des conseils sur la ville.
  • Des conciergeries numériques de destination. La conciergerie se numérise, et après des initiatives hôtelières, voici qu’elle pourrait être prise en charge par la population à travers des plateformes collaboratives. Ex.: Local Companion, un projet embryonnaire d’AirBnB qui est actuellement testé à San Francisco.

Deux hypothèses

L’acte de renseignement, chasse gardée des offices de tourisme, pourrait-il changer de mains? Il y a lieu de surveiller de près ces avancées, puisque cette aide au choix apportée par les résidents s’avère très précieuse pour les touristes.

Les organismes de gestion de la destination (OGD) se retrouveront à la croisée de chemins:  

  • Option 1: l’immobilisme, par lequel les offices de tourisme pourraient voir une partie importante de leur fonction d’accueil passer entre les mains de plateformes collaboratives;
  • Option 2: l’intégration, par les OGD, de ces plateformes à leur stratégie globale. En aidant leurs membres à s’impliquer auprès de ces nouveaux joueurs et en travaillant en collaboration avec eux, les OGD profiteraient de leur visibilité et de leur expertise.

Les intervenants des Franco-québécoises ne croient pas que les OGD perdraient leur place en choisissant la seconde voie, au contraire: la confiance que leur accordent les fournisseurs touristiques et les instances politiques feraient d’eux des alliés précieux.

Engager les habitants 

C’est dans cette vague montante que les OGD déploient des stratégies pour engager leur population dans l’accueil des visiteurs. Voici quelques initiatives en ce sens:

  • Biscarrosse tente de sensibiliser aux bienfaits du tourisme une population parfois réticente. L’idée est de présenter les services que l’office de tourisme rend à la localité. Cette opération s’étend également aux écoles. Depuis 2013, la destination peut aussi compter sur un réseau de Greeters. 
  • Les Greeters est un réseau, bien développé en France mais très peu au Québec, de résidents bénévoles qui proposent aux touristes de visiter la ville, de prendre un café, d’aller au restaurant, etc. Il peut s’avérer fort intéressant pour les ODG de s’impliquer dans le mouvement et de le mettre de l’avant comme le fait l’Office de tourisme de Mulhouse. 
  • À Lyon, une campagne d’affichage cherche à informer les locaux du rôle qu’ils jouent dans l’industrie touristique et à les outiller à l’aide d’un guide destiné tant aux résidents qu’aux touristes.

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Source: ONLY LYON

L’ODG accueille les touristes à l’extérieur de ses murs

Au lieu d’attendre que le touriste se présente au comptoir d’accueil, de plus en plus d’initiatives sont mises sur pied pour aller à ses devants. Alors que l’Office du tourisme de Québec réorganise ses services d’accueil et d’information (lire l’article de Jean-Luc Boulin), Lyon forme des jeunes en service civique, les Lyon City Helpers, pour accueillir des visiteurs à travers la ville.

La Vallée de la Dordogne et Brive-la-Gaillarde se sont dotées d’une unité mobile stylisée!

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D’autres, comme Toulouse, ont plutôt choisi les triporteurs.

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D’autres exemples d’innovation dans l’accueil par les offices de tourisme ont été abordés en table ronde. Pour en savoir plus, lisez-en le compte-rendu.

Conclusion par Jean-Luc-Boulin

«L’accueil aussi universel soit-il doit avant tout être organisé. C’est donc à l’organisme de gestion de destination de construire une démarche globale d’accueil. Le SADI (schéma d’accueil et de diffusion de l’information) est une méthode globale, développée dans plusieurs territoires français qui permet de cartographier, en fonction des flux de clientèle, les différents modes d’accueil. À partir d’un état des lieux de l’accueil numérique et de l’accueil physique, des pistes d’amélioration sont proposées, qui prennent en compte l’ensemble des nouveaux modes d’accueil développés ici. L’objectif étant  la cohérence et surtout, la satisfaction du client !»

N’oubliez pas de consulter les autres comptes-rendus de cette conférence ou les présentations!

– L’organisation territoriale des structures d’accueil

– La gestion de la relation client au cœur du parcours du voyageur

– Gérer la relation client – l’exemple de Val Thorens

– Bonnes pratiques d’accueil numérique

– Initiative à application immédiate!