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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Tourisme de congrès durable: les bonnes pratiques de la Scandinavie

Selon le Scandinavian Destination Sustainability Index, 59% des hôtels et 64% des centres de congrès de 16 grandes villes de la région possèdent une écocertification délivrée par un organisme tiers. En moyenne, 49% de l’énergie utilisée par ces villes provient de ressources renouvelables; dans le cas de Reykjavik (Islande), cette proportion atteint 100%. La quantité d’émissions de dioxyde de carbone (CO2), en tonnes métriques par habitant, est de 2,2 à Oslo (Norvège) et de 3,7 à Stockholm (Suède); au Canada, elle était de 15,43 en 2009. Alors qu’en 1990, les pays signataires du protocole de Kyoto visaient à réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, Aalborg (Danemark) et Karlstad (Suède) se fixaient l’objectif d’une diminution de 50%. Voilà quelques exemples qui expliquent pourquoi la Scandinavie fait si souvent office de modèle en matière de pratiques durables.

Concertation des acteurs et vision du projet

Accompagné des organismes Meeting Professionals International (MPI) et Green Meeting Industry Council (GMIC), le chapitre scandinave de l’International Congress and Convention Association (ICCA) a rassemblé en 2010 plus de 50 personnes représentant des salles de réunion, des hôtels, des agences événementielles, des organisations de gestion de la destination (DMO) et des centres de congrès (CVB) de Scandinavie. Ensemble, ils ont pris l’engagement de collaborer pour atteindre un objectif commun: créer la première destination de congrès durable au monde.

Cette analyse se base sur les données provenant du premier rapport publié par l’ICCA en 2012, le Scandinavian Destination Sustainability Index. Ce document se veut non seulement un outil de collaboration entre la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Islande, mais également une référence pour les autres destinations souhaitant entamer ou poursuivre leurs démarches durables.

À l’heure actuelle, 45 personnes ont signé, au nom de leur organisme, le Scandinavian Sustainable Meetings Accord, une déclaration engageant les signataires à poser des actions durables et concrètes sur 10 axes touchant l’industrie des événements et des congrès:

  1. Déclarer publiquement sa participation à l’Accord et encourager son réseau de contacts à en faire autant;
  2. S’impliquer et discuter avec ses clients, ses partenaires ainsi qu’avec d’autres individus qui désirent échanger à propos de la durabilité économique, environnementale et sociale touchant l’industrie;
  3. Éduquer et informer les individus intéressés, partager ses connaissances en matière de pratiques durables en gestion de congrès et reconnaître les efforts de bonnes pratiques des membres de l’ICCA;
  4. Encourager les collaborations entre le public et le privé visant le partage de solutions et de bonnes pratiques;
  5. Fournir des ressources aux organisateurs afin qu’ils puissent identifier des fournisseurs responsables et certifiés au sein de leur communauté et ainsi créer davantage d’événements durables;
  6. Prôner un usage efficace, équitable et durable des ressources;
  7. Promouvoir l’utilisation de moyens de transport écologiques en informant au mieux les visiteurs et en travaillant de pair avec les sociétés de transport;
  8. Calculer son empreinte écologique et tenter de la réduire de 20% d’ici 2020;
  9. Faire respecter les plus hauts standards d’honnêteté, d’équité, d’intégrité et d’éthique;
  10. S’impliquer au sein de sa communauté en créant des liens entre le secteur événementiel et des initiatives socialement responsables.

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Crédit photo: Kjell Holmner/Göteborg & Co

Mesurer les efforts

Pour que les efforts déployés dans chacune des 16 villes puissent être comparés, des indicateurs de performance ont été sélectionnés et classés selon 2 catégories (voir le tableau 1):

  • macro: l’engagement des instances municipales et la disposition d’infrastructures durables;
  • micro: l’engagement des organismes de congrès locaux, incluant les hôtels, les salles de réunion et centres de congrès, ainsi que les DMO.

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La Suède fait bonne figure au classement (voir le tableau 2), puisque quatre de ses villes occupent les premières positions. Le leadership de la ville semble important, voire à la base du processus de changement. On remarque d’ailleurs quelques grands écarts entre les efforts réalisés par les municipalités et ceux de l’industrie. C’est le cas pour Uppsala, Aalborg, Reykjavik et Turku. Contrairement à la majorité des villes, à Helsinki, ce sont plutôt les hôtels, les salles de réunion et les centres de congrès qui se démarquent par leurs actions.

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L’expertise scandinave vous inspire? Vous connaissez d’autres façons de faire innovantes pour mobiliser les acteurs d’une même industrie? N’hésitez pas à partager vos bonnes pratiques!

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

Sources:

– Bigwood, Guy. «Scandinavians create Destination Sustainability Index», Lessconversationmoreaction.com, 8 juin 2012.

– ICCA. «2012 Scandinavian Destination Sustainability Index», iccaworld.com, 2012.

– ICCA. «Scandinavian countries create worlds’ 1st Sustainable Meetings Region», iccaworld.com, 26 mars 2012.

– International Energy Agency. «CO2 Emissions From Fuel Combustion – Highlights», 2011.

– Wonderful Copenhagen. «Scandinavians create first sustainable index», meetingcopenhagen.com, 8 juin 2012.

 

Sites Web:

ICCA

Sustainable Events Denmark

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Technologies

La qualité de l’accueil numérique sous évaluation

Partout à travers le monde, les destinations doivent s’adapter aux changements comportementaux de leur clientèle possédant des besoins technologiques en constante évolution. Selon les résultats de l’enquête de TCI Research, la satisfaction des voyageurs concernant la qualité de l’accueil numérique atteint un niveau tout juste acceptable. Les destinations seront-elles prêtes à répondre adéquatement aux besoins des voyageurs en 2013?

Cette analyse repose sur des données provenant de l’enquête mondiale TRAVELSAT Competitive Index, de la société belge TCI Research, qui mesure la compétitivité des destinations à partir de l’expérience de près de 30 000 touristes originaires de plus de 30 pays, interrogés en 2011 et en 2012 à propos de 80 indices (vous pouvez consulter la liste complète sur TCI Research – Travelsat – list of indexes). Parmi ceux-ci, seul celui concernant l’accueil numérique sera ici décortiqué. Les participants au sondage devaient évaluer leur impression quant à la disponibilité, à l’accessibilité et à la qualité des contenus et des services offerts sur divers équipements mobiles.

L’Internet de séjour

Le concept d’Internet de séjour (lire aussi: Internet de séjour: «Bonjour, que nous suggérez-vous aujourd’hui?») transforme de plus en plus la notion d’accueil depuis l’utilisation massive des téléphones intelligents et des tablettes électroniques. Énuméré parmi les 13 tendances de 2013 lors du Gueuleton touristique de janvier, organisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM en collaboration avec Tourisme Montréal (voir aussi: «Les 13 tendances touristiques de 2013»), l’Internet de séjour soulève de nombreux défis pour les offices de tourisme et autres organisations impliquées dans la gestion de l’accueil des voyageurs.

Comment évaluons-nous la qualité de l’accueil numérique à travers le monde? Les services numériques offerts aux visiteurs sont-ils à la hauteur de leurs attentes? Selon l’enquête TRAVELSAT, globalement, l’indice de satisfaction de la qualité de l’accueil numérique se situe à un niveau à peine supérieur à 100, c’est-à-dire qu’il est acceptable, mais qu’il ne dépasse pas toujours les attentes (voir les cinq niveaux de l’indice dans le tableau 1).

Qualitéaccueilnumériquetableau1

Remarque: Cette classification est indicative (le passage d’un palier à l’autre est graduel) et ne s’applique pas aux critères de satisfaction liés aux prix, qui sont par nature moins bien notés par la clientèle.

Le niveau de satisfaction selon divers critères

Les voyageurs de la génération Y (25 à 34 ans) semblent légèrement plus satisfaits de l’accueil numérique que ceux des autres groupes d’âge (voir le graphique 1). Lorsque les voyageurs en général demeurent entre 4 et 7 nuits à destination, leurs besoins sont visiblement plus assouvis (130) que dans le cas de ceux qui y restent de 1 à 3 nuits (93) et 8 nuits ou plus (111).

 Qualitéaccueilnumériquegraph1Age

Les nouveaux mariés en voyage de noces, les amateurs de magasinage et les voyageurs d’affaires (MICE) marquent le plus haut niveau de satisfaction quant à l’accueil numérique (voir le graphique 2). Leur expérience va jusqu’à dépasser leurs attentes. À l’opposé, ceux qui effectuent un séjour axé sur le tourisme religieux soulèvent la plus forte insatisfaction de tous les groupes représentés.

Qualitéaccueilnumériquegraph2But

Les participants de l’enquête ont été particulièrement satisfaits de leur accueil numérique en Nouvelle-Zélande, en Australie, aux États-Unis et au Canada (voir le graphique 3). Ces pays offrent une expérience plus compétitive qu’une forte majorité de destinations européennes. Les individus ayant visité l’Amérique latine ont entre autres souligné des problèmes de cohérence et de constance dans la qualité fournie, ce qui explique le faible résultat.

Qualitéaccueilnumériquegraph3Destination

Remarque: Afin de bien comprendre la composition des destinations, veuillez consulter le tableau 2.

Qualitéaccueilnumériquetableau2

Les individus provenant des pays BRIC, soit du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, sont ceux qui ont le plus apprécié l’accueil numérique expérimenté lors de leur voyage (voir le graphique 4). On peut supposer que l’usage d’outils technologiques est un moyen efficace de contourner les inconvénients communicationnels et qu’ils peuvent faciliter l’introduction à une nouvelle destination. En contrepartie, les attentes des Européens n’ont pas été totalement atteintes, ce qui se traduit par un plus faible résultat.

Qualitéaccueilnumériquegraph4Marché

La variation des indices selon les principales activités pratiquées par les voyageurs ne suscite pas de grand écart quant au niveau de satisfaction de l’accueil numérique (voir le graphique 5). La majorité d’entre eux s’entend pour le qualifier d’acceptable. On remarque que les niveaux s’élèvent en fonction du caractère très particulier du segment étudié (golf, théâtre, événement sportif, etc.), ce qui pourrait justifier la pertinence pour les destinations d’orienter le développement de leurs contenus en fonction de la motivation de la visite.

Qualitéaccueilnumériquegraph5Activités

Les influenceurs présents sur le Web, très actifs sur les médias sociaux, soulignent un niveau plus élevé de satisfaction que les autres segments de clientèle (voir le graphique 6). Mieux équipé et plus informé que la moyenne, ce groupe d’individus sait tirer bénéfice de la multitude d’applications disponibles, une fois à destination.

Qualitéaccueilnumériquegraph6Segment 

En constatant l’enthousiasme des voyageurs plus expérimentés d’un point de vue technologique, soit les influenceurs sur le Web, nous pouvons nous interroger sur la corrélation existant entre le niveau de connaissances et d’intérêt, et le niveau de satisfaction concernant l’accueil numérique. Habitués aux services offerts sur le Web, plusieurs iront jusqu’à sélectionner certaines applications et certains services numériques avant même d’arriver à destination, ce qui leur permet de mieux utiliser et d’apprécier davantage leurs outils une fois sur place.

L’adaptation aux nouvelles technologies se vit autant pour les organismes touristiques de chaque destination que pour tous les voyageurs. L’apprentissage et l’utilisation de celles-ci ne se font pas au même rythme pour chacun, c’est pourquoi nous vivons une période de transition dans laquelle il semble important de trouver un équilibre entre les services offerts de façon numérique et ceux qui le sont en personne, par les intervenants de l’industrie.

Sources:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM et Tourisme Montréal. Gueuleton touristique «Les 13 tendances de l’industrie touristique pour 2013».

– TCI Research. «TRAVELSAT Competitive Index», 2011-2012.

 

Commentaire – Olivier Henry-Biabaud

L’étude nous rappelle simplement que l’attrait technologique – souvent spectaculaire – est une chose, mais que la pertinence des contenus en est une autre. Le chemin est encore long avant de voir les deux converger dans le même sens. À quoi bon avoir à portée de smartphone des dizaines d’applications proposées par toutes sortes d’opérateurs, si celle dont vous avez vraiment besoin à un moment clef n’est pas disponible? Certaines applications sont fascinantes, d’autres vous proposent de scanner la façade d’un hôtel pour savoir s’il a des chambres libres… mais combien de touristes cherchent un hébergement une fois sur place? L’ère numérique transforme en profondeur la façon qu’ont les voyageurs de préparer et de vivre leur voyage, mais ceux-ci nous rappellent que ce dernier reste, néanmoins, un TOUT fait de centaines de points de contact tangibles, intangibles, matériels, commerciaux, humains et numériques qui sont autant d’occasions de marquer des points pour une destination. À l’avenir, les plus compétitives seront probablement celles qui arriveront à bien doser accueil humain et accueil numérique sans les opposer, à enrichir l’expérience de la visite sans la virtualiser et à proposer des applications cohérentes tout au long du parcours des visiteurs. Un énorme défi d’infomédiation pour les organisations de gestion de la destination (DMO), qui doivent guider leurs visiteurs dans cette jungle avant et pendant le séjour…

Olivier Henry-Biabaud – TCI Research

Olivier_Henry_BiabaudOlivier Henry-Biabaud a fondé TCI Research en 2010. Diplômé en gestion avec une spécialisation en études marketing (Paris-Dauphine, Sciences Po Paris), il travaille depuis près de 20 ans dans la recherche internationale, occupant des fonctions opérationnelles et de management au sein de cabinets internationaux (TNS, Ipsos) basés dans différentes villes européennes. Spécialiste de la mesure de compétitivité des destinations, il a collaboré avec plus de 50 destinations du tourisme en Europe et dans le monde, et intervient régulièrement lors de forums internationaux sur le tourisme compétitif. Il est aussi membre du panel des experts de l’Organisation mondiale du tourisme et de son réseau Knowledge Network, ainsi que du conseil d’administration de TTRA Europe (Tourism and Travel Research Association).

Site de l’institution : www.tci-research.com

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Faits et chiffres Produits et activités

Culture un jour, culture toujours

Les personnes qui participent à une activité culturelle ont tendance à prendre part à d’autres activités de même nature. Pour plusieurs lieux artistiques, il importe de ne pas se restreindre aux caractéristiques démographiques pour définir et comprendre la clientèle. D’autres éléments semblent prédominants, notamment les facteurs de chevauchement entre les diverses activités culturelles.

Cette analyse se base sur les résultats de l’étude «Facteurs dans la fréquentation des activités artistiques par les Canadiens en 2010», réalisée par la firme Hill Strategies Research Inc. Il est important de préciser que les données de cette étude proviennent de l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada. Pour être qualifiés au sondage, les répondants canadiens devaient être âgés de 15 ans et plus, et avoir participé à des activités artistiques au pays ou à l’étranger, et ce, au cours des 12 mois précédant l’enquête. Mentionnons enfin que l’étude a tenu compte de 12 facteurs démographiques et de 18 facteurs de chevauchement culturel.

Des liens à faire entre diverses activités culturelles 

En 2010, près de la moitié (44%) des Canadiens de 15 ans et plus ont assisté à au moins un spectacle de théâtre, incluant les comédies musicales, les soupers-théâtres et les pièces proprement dites (voir le graphique 1).

Bien que moins nombreux, les Canadiens qui ont assisté à un concert de musique classique (13%) semblent également s’adonner à plusieurs autres activités culturelles (voir le tableau 1). En effet, 78% d’entre eux ont également pris part à un spectacle de théâtre, 70% ont visité une galerie d’art, 65% ont fréquenté un festival culturel et 60% ont assisté à un spectacle de musique populaire. Cependant, 25% et moins de ces amateurs d’activités culturelles ont inclus un concert de musique classique à leur agenda.

Parmi les facteurs démographiques qui ont la plus grande incidence sur la participation à des activités culturelles, mentionnons particulièrement le revenu des ménages de plus de 100 000 dollars et le niveau de scolarité universitaire.

Les loisirs culturels

D’autres facteurs définissent les intérêts des participants aux cinq activités artistiques étudiées, notamment, leurs loisirs culturels. Par exemple, les personnes qui écoutent de la musique téléchargée sur un ordinateur, MP3 ou autre équipement ont tendance à assister à un spectacle de musique populaire (49%) et à aller au théâtre (49%) (voir le tableau 2). Les amateurs de cinéma, quant à eux, assistent davantage à des spectacles de musique populaire (48%) ou à des festivals culturels (45%).

À la lumière de cette étude, il semble que les organismes culturels et les entreprises qui œuvrent dans cette industrie auraient avantage à s’allier pour séduire leurs publics, élaborer des promotions, définir certaines stratégies de commercialisation et finalement, mettre en valeur la culture sous toutes ses dimensions.

 

Source:

  • Hill Strategies Research Inc. «Facteurs dans la fréquentation des activités artistiques par les Canadiens en 2010», Regards statistiques sur les arts, vol. 11, no 1, septembre 2012.

 

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Tendances

12 tendances urbaines

Un laboratoire mobile voyage autour du monde pour capturer les idées novatrices qui définissent et inspirent la vie urbaine d’aujourd’hui. Quels termes utilise-t-on pour définir les villes en 2012? Résultant d’une démarche du BMW Guggenheim Lab de Berlin et dans l’optique de présenter la réalité de la vie en ville, voici douze tendances urbaines puisées d’un glossaire en réunissant une centaine.

1. Création de lieu

Ce terme fait référence à une approche multidisciplinaire pour la planification, le design et la gestion d’espaces publics. La création de lieu implique la participation de ceux qui y vivent, y travaillent ou le fréquentent. Ces espaces en milieu urbain favorisent les rencontres et répondent à des besoins précis. Ils améliorent la qualité de vie des citoyens et constituent des lieux vibrants, qui animent la ville. Il s’agit en somme de placer les utilisateurs au cœur de la réflexion.

 

Vidéo: Placemaking & Seattle

2. Transformation active

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

 

Source: dijon-ecolo.info

3. Ville heureuse

Cultiver le bonheur urbain peut améliorer la vitalité d’une ville sur les plans émotionnel et économique, ainsi qu’en ce qui a trait à ses infrastructures. Cette affirmation se base sur la prémisse qu’un citoyen qui se sent bien dans son quartier aura davantage tendance à en prendre soin, à y dépenser de l’argent et à socialiser avec le voisinage. Ainsi, on répertorie les lieux où il fait bon vivre à travers des index du bonheur et du bien-être en ville.

4. Gouvernance démocratisée

La technologie facilite la collaboration des citoyens dans le processus décisionnel gouvernemental. Par exemple, en 2009, l’administration Obama a inauguré OpenGov, un site toujours actif qui permet aux Américains de s’informer à propos des politiques et des décisions de leur gouvernement, tout en pouvant soumettre des idées et des suggestions. Le même type de plateforme serait tout aussi pertinent sur la scène municipale.

 

Source: OpenGov

5. Participation 

La participation citoyenne s’inscrit dans un processus où certains individus effectuent des contributions dans un objectif de bien-être collectif. Au cours des dernières années, Internet et les plateformes dites «ouvertes» ont accru l’accessibilité à l’engagement, au partage de connaissances et à l’implication communautaire.

6. Mobilité urbaine

Les enjeux auxquels font face les villes, notamment ceux touchant l’environnement, l’étalement urbain et la congestion automobile, les incitent à valoriser davantage certains types de déplacements par rapport à d’autres. Ainsi, les systèmes de mobilité qui prennent en compte ces problématiques ont la cote: la marche, le vélo, l’autopartage, les transports publics.

7. Vélopartage

On dénombre aujourd’hui près de 165 villes à travers le monde possédant un système de vélopartage; le premier étant celui d’Amsterdam, mis en place en 1969. Les vagues de cyclistes dévalant les voies urbaines s’accentuent et initient ou solidifient la culture vélo des municipalités concernées. Le Copenhagenize Index présente les villes qui se démarquent pour leurs infrastructures, leur programme de vélopartage, la perception de sécurité et les politiques mises en place.

8. Accessibilité

L’accessibilité d’un quartier va jusqu’à influencer le type de personnes qui y circulent, la clientèle qui fréquente un commerce, un attrait ou un restaurant. Ainsi, certains lieux sont peu accueillants pour un parent et son bébé en poussette ou une personne à mobilité restreinte. Les médias sociaux et les applications mobiles comptent parmi les outils favorisant l’identification des lieux adaptés à certains besoins; Access Together et Wheelmap en constituent des exemples.

 

Source: Wheelmap

9. Ville durable

La durabilité d’une ville passe inévitablement par une réduction de son empreinte écologique. De cet objectif découlent des stratégies affectant toutes les sphères d’activité de la municipalité: choix énergétiques, gestion des déchets, adaptation des infrastructures, plan pour les transports, etc.

10. Réutilisation 

Dans la même veine que le recyclage, la réutilisation de matériaux charme de nombreux citoyens et designers. Plusieurs artistes s’inspirent d’objets pour créer des œuvres qui, parfois, occupent même l’espace urbain.

 

Source: FRAGILE – une œuvre de matériaux recyclés, de l’artiste Roadsworth

11. Financement participatif

Cette stratégie de collecte de fonds, de plus en plus présente sur Internet, repose sur la participation d’individus intéressés par le projet à financer. Les contributions incluent bien sûr des dons d’argent, mais aussi la diffusion du projet à travers les réseaux sociaux dans le but de faire connaître l’initiative. Une variété d’idées voient ainsi le jour grâce à ce type de financement basé sur des valeurs communautaires.

12. Tourisme durable

Il consiste à soutenir le milieu visité sur les plans social, économique, environnemental et culturel. Le tourisme durable repose également sur le comportement responsable des visiteurs. Une destination doit sensibiliser ses intervenants à offrir à ses visiteurs les moyens de voyager en minimisant leur empreinte écologique et en valorisant leurs retombées positives sur la société et son économie.

D’autres tendances à découvrir

Mieux comprendre les tendances urbaines nous permet de rester à l’écoute des valeurs et des courants qui façonnent la ville d’aujourd’hui et de demain. D’un point de vue touristique, elles nous offrent la possibilité de saisir les intérêts et les attentes des visiteurs avides d’une expérience urbaine de leur temps.

Vous pouvez découvrir les 88 autres tendances en consultant le rapport du BMW Guggenheim Lab.

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

– BMW Guggenheim Lab. «100 Urban Trends», cdn.guggenheim.org, 29 juillet 2012.

– Borys, Hazel. «Can cities help you forget your troubles? C’mon, get happy!», placemakers.com, 29 octobre 2012.

– Borys, Hazel. «Urban happiness index revisited», bettercities.net, 15 novembre 2012.

Sites Web:

Access Together

BMW Guggenheim Lab

Copenhagenize Index

Fragile.projekroom

OpenGov

PARK(ing) Day

Wheelmap

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Marketing

Campagnes marketing – 4 autres exemples

D’année en année, la créativité repousse toujours davantage les limites des campagnes marketing. Inusitées et innovantes, certaines vont jusqu’à recréer un paysage et le transposer là où se trouve un marché cible, communiquer une autre version de la réalité, créer un jeu pour attiser l’intérêt de nouvelles clientèles et utiliser les technologies pour offrir une expérience muséale moderne.

En ce début d’année, nous soulignons quatre autres exemples de campagnes marketing qui ont particulièrement attiré notre attention en 2012.

1. L’Utah s’empare d’une station de métro de San Francisco

L’office de tourisme de l’Utah offre un avant-goût de son parc national et de ses canyons en tapissant les murs d’un tunnel du métro de San Francisco aux couleurs de la destination. Cette campagne marketing a surpris les utilisateurs qui se sont rapidement prêtés au jeu en partageant la «vue» sur les médias sociaux.

 

Utah

Crédit photo: Struck

2. La Crète s’engage à changer les perceptions de sa destination

En dépit des turbulences vécues en Grèce, la région de la Crète a voulu démontrer que contrairement à ce que les médias de masse diffusent, la vie y est tout aussi belle qu’avant et qu’il est possible de voyager en Crète en toute sécurité. Bien que la destination n’ait pas le contrôle sur les messages véhiculés à son sujet, elle est certes en mesure de prendre part au dialogue; un bon exemple de gestion de la réputation.

 

3. Le jeu «Tag me if you can»

Afin d’augmenter sa notoriété et de se positionner sur les marchés australien et néo-zélandais, Expédia a lancé le jeu «Tag me if you can», qui consiste à géolocaliser Nathan Jolliffe, l’un des vainqueurs du rallye autour du monde The Amazing Race, dans 15 destinations. À l’aide de capsules vidéos, les participants peuvent reconnaître certains indices, tels que des paysages, des noms d’hôtels, des icônes reconnues et ainsi identifier sur une carte le lieu où Nathan se trouve. Un prix en argent est remis au vainqueur.

 

 tagmeifyoucan

Source: Expedia

4. L’application «Anne’s Amsterdam»

Lancée en mai, le mois commémorant les victimes de la Seconde Guerre mondiale aux Pays-Bas, la campagne promouvant l’application «Anne’s Amsterdam» fait un parallèle entre l’histoire de la jeune fille et celle de la ville. En plus de l’application, un site Web informe les visiteurs à propos de la maison d’Anne Frank et de la ville d’Amsterdam durant cette période historique. En quatre mois, l’application fut téléchargée 27 907 fois par des gens provenant de 84 pays; un succès qui s’est aussi fait ressentir au musée d’Anne Frank.

 

 Anne Frank

Source: Creative Sand Box

Vous connaissez d’autres campagnes marketing qui vous ont impressionné de par leur créativité, leur originalité ou leur efficacité? N’hésitez pas à nous les partager.

Et maintenant, que nous réserve 2013?

 

 

Sources:

– mUmBRELLA. «Expedia launches ‘Tag me if you can’ game», août 2012.

– O’Neill, Sean. «The four top travel marketing campaigns showcased by Google’s creative Sandbox», 5 octobre 2012.

Sites Web:

Creative Sand Box

Expedia

Struck

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Marketing

4 campagnes marketing dont vous êtes le héros

La participation spontanée de votre marché cible à vos actions de marketing peut engendrer des résultats surprenants. Faire intervenir le consommateur, le mettre au premier plan, l’impliquer dans le concept publicitaire ou lui donner un rôle dans l’élaboration de la communication, voilà des idées de collaborations pouvant s’inscrire dans une stratégie de marketing.

En ce début d’année, nous aimerions souligner quelques exemples de campagnes marketing ayant mis le public sous les projecteurs en 2012.

1. Passez une tête à Bruxelles

Lors du lancement de sa nouvelle ligne de TGV reliant Lyon à Bruxelles, la SNCF a voulu rapprocher les Lyonnais des Bruxellois. Pour ce faire, un dispositif expérientiel a été installé dans les deux villes, les 21 et 22 septembre derniers. Sur le dispositif français, on pouvait lire «passez une tête à Bruxelles» juste à côté d’un trou permettant aux individus d’y glisser leur tête pour y découvrir des Bruxellois tout autant accueillants qu’amusants. L’expérience ayant été filmée, une vidéo a par la suite été diffusée sur YouTube ainsi que sur d’autres médias sociaux.

 

Source: SNCF

2. Get away with it

La compagnie aérienne JetBlue a lancé en juin 2012 la campagne Get away with it, dans le but de promouvoir et de faire connaître ses services complémentaires: forfaits, hôtellerie, location automobile, etc. Conçue tel un jeu-questionnaire télévisé, mais diffusée en ligne, la campagne permettait au public sélectionné, à raison de trois personnes par émission, de participer virtuellement au jeu grâce à la technologie de Skype. En répondant correctement aux questions, le concurrent gagnant remportait un forfait JetBlue Getaways.

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Source: JetBlue Getaways

Au total, 370 633 visiteurs uniques ont fréquenté le site de JetBlue Getaways. Les spectateurs sont demeurés en moyenne 10 minutes et 20 secondes devant leur écran pour assister au jeu diffusé en ligne. Une série d’actions de marketing sur les médias sociaux et traditionnels a également fait partie de la stratégie.

Pour plus de détails sur la campagne, vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous ou regarder les épisodes sur la chaîne YouTube de JetBlue.

 

3. Idaho

Dans sa campagne intitulée My ID, l’Idaho Division of Tourism invite les internautes à insérer leur portrait dans l’une des trois vidéos promotionnelles accessibles sur leur site Web. En devenant acteur du film d’animation, le participant peut s’observer en action faire toutes sortes d’activités dans l’État de l’Idaho.

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Source: Visit Idaho

Chaque vidéo s’adresse à des publics cibles différents:

  • Are We There Yet? s’oriente vers la famille et propose un voyage en véhicule récréatif;
  • Agent 208 mise sur les amateurs de plein air et d’aventure;
  • Adventures in Loving offre aux couples de découvrir en amoureux les paysages de l’Idaho.

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Source: Visit Idaho

Les participants peuvent ensuite partager leur vidéo humoristique sur les médias sociaux.

4. Le Canada vu par les Canadiens

Au cours de l’année 2012, la Commission canadienne du tourisme a incité les Canadiens à partager leurs plus belles images de leur pays. Au total, 8 206 personnes ont collaboré en envoyant l’équivalent de 65 heures de vidéo, à partir desquelles un montage a été produit et largement diffusé.

 

Source: Explorez sans fin Canada

Il est possible de croire qu’un individu qui participe à une action de marketing voudra par la suite partager son expérience avec d’autres, diffuser la vidéo dans laquelle il figure ou même faire la promotion de la marque avec laquelle il s’est impliqué. Et si vos collaborateurs devenaient également vos ambassadeurs?

 

 

Sources:

– Elliott, Stuart. «Live and online, a game show developed for the Internet age», Nytimes.com, 4 juin 2012.

– Maignan, Iris. « [Décryptage] TGV Lyon-Bruxelles: La campagne TBWA/Paris pour la SNCF», Frenchweb.fr, 8 octobre 2012.

– PRWeb. «Idaho’s new tourism marketing campaign lets visitors star in their own Idaho adventure videos», PRWeb.com, 10 avril 2012.

Sites Web:

Creative Sand Box

Explorez sans fin Canada

JetBlue Getaways

SNCF

Visit Idaho

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Marketing

3 campagnes marketing inspirées du storytelling

L’industrie du voyage est probablement l’une des plus prédisposées à l’emploi du storytelling. Les mots qui la décrivent suscitent d’emblée des émotions positives, le rêve d’évasion et laissent place à l’imagination. Ajoutons à ces mots une histoire attendrissante ou humoristique, quelques images grandioses et une musique touchante, et voilà, le tour est joué!

En ce début d’année, nous aimerions souligner quelques exemples de campagnes marketing ayant fait l’usage du storytelling en 2012 (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing).

1. Pérou

Le Pérou a misé sur le sentiment de nostalgie en invitant ceux qui l’ont déjà visité à y retourner. Le scénario permet même à ceux qui n’ont pas voyagé dans le pays de se reconnaître, en faisant référence à une panoplie d’expériences qu’un voyageur peut avoir vécues lors d’un périple de jeunesse. Il rappelle que le voyage fait grandir et qu’il permet au voyageur non seulement de découvrir un lieu, mais également de se découvrir lui-même. Voici ce qu’on peut lire en introduction à la vidéo sur le site de la campagne internationale: «Le Pérou n’est pas seulement l’endroit parfait pour se perdre, c’est également l’endroit idéal pour se trouver. Au Pérou, vous n’apprendrez pas uniquement à connaître ses forêts amazoniennes, ses plages et ses montagnes, ses habitants et sa culture… Vous apprendrez aussi à vous connaître vous-même. Et cela est un apprentissage que vous ne souhaiterez jamais oublier.»

 

Source: Peru.info

2. Expedia

Dans sa campagne intitulée Find Yours, Expedia affirme que chaque voyage est unique, personnel et que parfois, il permet à chacun de se remettre en question, de se mettre au défi et ultimement de revenir transformé. Expedia a lancé une invitation à tous ses clients de partager ce qu’ils ont retiré de leur voyage par la production de courtes vidéos ou par des photos. Pour lancer le bal, Expedia a diffusé en juillet dernier la vidéo Find Your Understanding.

 

Source: Expedia

3. «Bref, j’ai passé un week-end romantique»

Sur les airs de la série Bref, diffusée en France sur Canal+, l’office de tourisme de Bourg en Gironde a produit une vidéo pour lancer le forfait week-end en février 2012. Réalisée avec un très petit budget, la vidéo a connu un rapide succès avec près de 12 000 visionnements en l’espace d’un mois.

 

Source : Mopa

 

Le storytelling et le Web

Le storytelling n’est pas nouveau en marketing, on l’utilise sur tous les canaux de communication depuis fort longtemps: la télé, la radio, le journal, l’affichage publicitaire et le Web. L’avantage de ce dernier canal est le choix de multiples supports audiovisuels ainsi que le rôle qu’occupent les consommateurs à la suite de la diffusion du message. Ainsi, certaines histoires provoqueront des réactions, des discussions, elles se verront partagées et commentées, elles iront même jusqu’à créer un attachement ou un sentiment d’appartenance envers la marque et son produit. Le storytelling peut être un outil puissant. L’avez-vous essayé?

 

Sources:

• Boulin, Jean-Luc. «Vidéos maison, vidéos béton!», etourisme.info, 9 mars 2012.

• Boyle, Grace. «Expedia takes a powerful stance with ‘Find Yours’ video», Business2community.com, 18 octobre 2012.

• PR Newswire. «Expedia prompts travelers to « Find Yours » in new brand campaign celebrating the transformative power of travel», Prnewswire.com, 9 juillet 2012.

• PromPerú. «Campagne de lancement international 2012 – Perú», Peru.info, 2012.

 

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Marketing

3 campagnes marketing au pays du septième art

De plus en plus, la vidéo devient un outil incontournable des campagnes marketing. Scénarisées sous divers angles, plusieurs destinations font un parallèle entre le tourisme et l’univers du cinéma pour séduire leurs clientèles. Inspirées de personnages mythiques, de scènes légendaires ou de films à succès, certaines vidéos vous en mettent plein la vue.

En ce début d’année, nous aimerions souligner quelques exemples de campagnes marketing ayant orienté leur thème vers le cinéma en 2012.

1. Peru, Empire of Hidden Treasures

Conçue telle une bande-annonce hollywoodienne, la campagne Peru, Empire of Hidden Treasures se compose de 3 productions vidéo de 90 secondes chacune. Cette campagne de quelques millions de dollars s’adresse au public provenant de 15 marchés, dont le Canada, le Royaume-Uni, l’Argentine, la France et l’Espagne. Elle vise ultimement à augmenter de 9% le nombre de visiteurs au pays d’ici la fin de 2014.

 

Source: Peru

En plus de la diffusion des vidéos, d’autres actions sont incluses dans la stratégie. Par exemple, à Londres, la campagne se déroule tant en ligne que hors ligne, sur les médias sociaux, dans le métro (Tube), au cinéma et à l’aéroport.

 

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 Source: Peru, Empire of Hidden Treasures

2. Great Britain

Pour souligner le 50e anniversaire des films de James Bond et le lancement du 23e long-métrage intitulé Sky Fall, Visit Britain a profité de l’occasion pour mettre en branle sa toute dernière campagne de marketing, la plus importante du pays, alliant le tourisme et le cinéma, Bond is Great Britain.

 

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Source: Visit Britain

En plus de sa présence dans la presse écrite, sur des panneaux publicitaires et dans les salles de cinéma de 21 marchés, une partie de la campagne se déroule sur les médias sociaux sous la forme d’un jeu: Agent-UK. Comme dans une aventure de James Bond, les participants doivent réussir quatre missions s’ils veulent être admissibles à un concours leur permettant de remporter un voyage au Royaume-Uni.

 

 Source: Visit Britain

3. La magie de la Terre du milieu

La trilogie du Seigneur des anneaux et maintenant le tout dernier film de Peter Jackson, Le Hobbit, présentent des personnages fictifs, une contrée imaginaire, une histoire fantastique, mais aussi des paysages bien réels, ceux de la Nouvelle-Zélande. Ils sont nombreux à être tombés sous le charme, il y a près de dix ans, lors de la première campagne qui alliait cette grande production cinématographique à la destination. En effet, selon l’International Visitor Survey effectuée en 2004, 6% des visiteurs de la Nouvelle-Zélande citaient le Seigneur des anneaux comme l’une des principales raisons de visiter le pays et 1% comme la principale raison. Ce tourisme a engendré des retombées représentant 32,8 millions de dollars néo-zélandais. Est-ce que le film Le Hobbit produira le même effet? Nul ne le sait, mais Tourism New Zealand n’a pas hésité à réitérer une campagne de marketing autour de ce film.

 

Source: 100% pure New Zealand

Air New Zealand, partenaire de la campagne, s’est aussi prêté au jeu en maquillant son Boeing 777-300 à l’effigie du film et en adaptant les consignes de sécurité à bord aux couleurs des personnages. Enfin, les médias internationaux ont couvert en grande pompe le lancement du film Le Hobbit, qui avait lieu en novembre à Wellington, la capitale du pays. Maintenant, il ne reste qu’à la magie de la Terre du milieu à faire son effet!

 

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Crédit photo: Air New Zealand

  

Les images projetées sur grand écran ont le pouvoir de fasciner, de charmer et de faire rêver l’auditoire. Ce n’est pas un hasard si certaines destinations s’associent au septième art!

 

Sources:

– Breaking travel news. «PromPerú launches new marketing campaign», Breakingtravelnews.com, 9 novembre 2012.

– Tourism New Zealand. «Tourism New Zealand unveils new 100% Middle-earth, 100% Pure New Zealand campaign», Tourismnewzealand.com, 23 août 2012.

– VisitBritain. «007’s Great mission to lure more tourists to Britain», Visitbritain.com, 2 octobre 2012.

– Vogt, Josh. «New Zealand unleashes ‘100% middle-earth’ campaign trailer», Examiner.com, 24 août 2012.

Sites Web:

Peru, Empire of Hidden Treasures

Visit Britain

Catégories
Marketing

4 campagnes marketing valorisant l’image de marque d’une destination

Puissante et inspirante, l’image de marque d’une destination a le pouvoir d’influencer la façon dont le public percevra la destination. Certaines images reposent sur des clichés maintes fois exploités alors que d’autres se réinventent, se modernisent et s’adaptent pour plaire à de nouvelles clientèles.

En ce début d’année, nous soulignons quelques exemples de campagnes marketing de 2012 qui mettent en valeur l’image de marque de quatre destinations.

1. I Love NY

L’image de marque «I Love NY» est probablement l’une des plus connues à travers le monde; une icône qui suit la destination depuis près de 35 ans. Pour la première fois, on a demandé aux résidants et visiteurs de New York de modifier le logo afin d’y inclure ce qu’ils aiment de l’État. À l’aide d’une illustration, les participants ont remplacé le fameux cœur rouge par le dessin d’une activité ou d’une expérience. Le résultat présente la diversité et le dynamisme de l’État de New York.

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Source: New York State tourism site

2. Québec Original

Le printemps dernier marquait le lancement de la campagne marketing de la nouvelle image de marque du Québec. «Notre nouvelle image de marque est le reflet de ce que nous sommes. Le Québec est original de par sa culture francophone, par sa joie de vivre et par sa créativité», voilà les mots utilisés par l’ancienne ministre du Tourisme, Nicole Ménard, pour décrire l’inspiration de la campagne.

 

Véritable pierre angulaire de la stratégie promotionnelle du ministère du Tourisme dans les marchés internationaux, cette nouvelle image de marque présente plusieurs facettes de la personnalité de la destination.

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Source: Tourisme Québec

3. There’s nothing like Australia

Depuis 2010, l’Australie oriente ses actions de marketing sous le thème «There’s nothing like Australia». Initialement, les Australiens ont été invités à partager leurs coups de cœur avec le reste du monde; au total, 30 000 histoires et photos se sont retrouvées sur une carte interactive (lire aussi: L’influence des résidents). Aujourd’hui, la campagne tient à mettre en valeur ce que l’Australie a de plus beau, ses expériences et ses attraits les plus significatifs. La destination désire désormais associer son image de marque à la qualité, ainsi qu’à son côté sophistiqué, contemporain, énergétique et inspirant.

 

Source: Tourism Australia

4. Les aventures de Sébi et Paul en Suisse

Voici de nouveau cet attachant duo, Sébi et Paul, deux paysans suisses qui partagent leur amour pour la destination avec humour et intelligence. Suite au succès de la première campagne, où ces deux compagnons entraient en interaction avec le public via une application Facebook, Suisse Tourisme a décidé de poursuivre sa lancée en produisant de nouvelles vidéos très bien ficelées, alliant des clichés à des paysages qui font la renommée de la destination.

 

 

 

 

 

 

 

 À l’heure où la concurrence internationale s’intensifie entre les diverses destinations, il est plus que jamais important de ne pas laisser au hasard le développement de votre image de marque. Quelle impression voulez-vous donner et quel aspect souhaitez-vous que l’on retienne? Qu’est-ce qui vous distingue et fait de vous une destination unique?

 

Sources:

– Ministère du Tourisme du Québec. «Une nouvelle image de marque touristique forte, audacieuse et rassembleuse pour le Québec», 28 mai 2012.

– Noguez, Jessica. «Between Facebook and farmers: how Switzerland got ready for tourist invation». 9 mars 2012.

– State of New York. «Governor Cuomo launches summer tourism advertising campaign», 30 mai 2012.

Sites Web:

My Switzerland.com

New York State tourism site

Tourism Australia

Tourisme Québec

Catégories
Tourisme durable

Le tourisme durable par la voie culinaire

La gastronomie est devenue un élément indispensable pour connaître la culture et le mode de vie d’un territoire. Elle englobe quelques dimensions du tourisme d’aujourd’hui: respect des cultures et des traditions, mode de vie sain, authenticité, durabilité, expérience. Elle représente également une occasion de revitaliser et de diversifier l’offre touristique, de promouvoir le développement économique local, d’impliquer des professionnels de différents secteurs et d’ouvrir de nouvelles voies au secteur primaire. Du mouvement Slow Food à la certification Fourchette bleue, les valeurs préconisées par le tourisme durable s’apprécient même à la table!

Lorsque la gastronomie cadre avec le tourisme durable

Selon le Global Report on Food Tourism de l’Organisation Mondiale du Tourisme, la popularité du tourisme culinaire résulte de la croissance des offres de qualité et de la consolidation d’un marché distinct. Ses adeptes recherchent le caractère authentique des lieux visités. Ils sont soucieux de l’origine des produits qu’ils consomment et reconnaissent la gastronomie comme moyen de socialisation et de partage d’expériences. Ce type de touriste dépense plus que la moyenne, est exigeant et évite l’uniformisation.

Les clés de succès d’un positionnement axé sur la gastronomie reposent sur plusieurs éléments:

  • Le territoire est la colonne vertébrale de l’offre gastronomique. C’est l’élément distinctif et la source de l’identité locale. Il englobe les caractéristiques environnementales, l’histoire, la culture, les traditions, etc. Le défi est de convertir un territoire en destination touristique culinaire.
  • Les produits sont bien sûr à la base de l’expérience. Il importe donc de définir les éléments liés à la nature et à l’héritage propres à la destination. La qualité de ceux-ci, tout comme le professionnalisme des ressources humaines faisant partie de l’expérience, est très importante pour assurer la satisfaction des visiteurs.
  • Une offre touristique culinaire ne sera pas viable si elle n’est pas liée à l’héritage culturel du territoire. La gastronomie permet aux touristes d’accéder au patrimoine culturel et historique d’une destination. Sans se déconnecter du présent, la tradition et l’innovation coexistent parfaitement.
  • Le tourisme culinaire permet de répondre à des enjeux culturels et environnementaux d’une façon qui est compatible avec des arguments purement économiques. L’idée n’est pas de créer une nouvelle pression sur l’héritage culinaire, mais bien le mettre en valeur de façon durable et responsable. Il n’est pas question de créer des offres gastronomiques de toutes pièces, mais plutôt d’attirer des visiteurs à participer à la réalité culturelle d’une destination à travers sa cuisine, ses produits locaux et les services ou activités qui l’entourent.
  • Les destinations doivent articuler un message clair et authentique autour de leur offre gastronomique. Les organismes de promotion et de gestion de la destination (DMO) sont les premiers concernés, mais les chefs peuvent aussi jouer un rôle clé dans la construction de l’image en mettant la cuisine en valeur, en communiquant avec les médias, les guides touristiques, les blogues culinaires et les réseaux sociaux.
  • La coopération des acteurs (producteurs, fermiers, chefs, restaurateurs, DMO, hôteliers, etc.) est nécessaire à la définition et à la gestion d’une offre touristique culinaire.

Beaucoup d’éléments favorisent le déploiement d’un positionnement alliant la gastronomie et le tourisme durable, mais peu de destinations empruntent cette voie de communication. Et pourtant, le tourisme culinaire:

  • s’avère particulièrement important pour les communautés rurales;
  • fait le pont entre les fermes et les tables en milieu urbain;
  • s’appuie sur des valeurs éthiques et durables;
  • met en lumière les savoir-faire traditionnels;
  • repose sur la mise en valeur des territoires et des produits locaux;
  • aide au développement rural en diversifiant les sources de revenus et en améliorant l’emploi.

Le slow food

Le mouvement slow food s’inscrit directement dans cette perspective de tourisme durable (lire aussi: L’évolution du slow travel), à la croisée des chemins entre l’écologie, la gastronomie, l’éthique et le plaisir.

Né en Italie dans les années 80 afin de s’opposer à la standardisation des aliments tels que présentés par le fast food et à la culture «rapide», voire «instantanée», le mouvement tend à soutenir l’alimentation locale, à favoriser la nourriture de qualité, bonne au goût, cultivée dans le souci de l’environnement, des animaux et de la santé et enfin récoltée et cuisinée de façon équitable. Pour le consommateur, il s’agit de prendre le temps de déguster les saveurs et d’apprécier les produits d’un lieu. Cela peut aussi être l’occasion de rencontrer les producteurs et de s’informer sur les particularités des aliments issus du terroir.

Dans un désir de maintenir les traditions culinaires d’antan, la Toscane, région italienne bien connue pour son mouvement slow et haut lieu touristique, représente également un modèle pour l’agriculture biologique. À titre d’exemple, soulignons le district biologique (biodistretto) de Panzano dans le Chianti qui compte plus de 40 producteurs biologiques: 30 viticoles, 10 d’huile et 2 fromagers.

Certifications et routes gourmandes

Dans certains contextes, l’usage d’une certification peut faciliter l’identification de produits ou de commerces qui répondent aux critères de celle-ci et favoriser leur commercialisation. Par exemple, mentionnons la certification fourchette bleue. Cette mesure, qui a vu le jour à l’été 2009, incite les restaurateurs et les poissonniers à utiliser davantage près d’une vingtaine d’espèces plus méconnues de la population afin de diversifier la consommation de produits marins au Québec. Ultimement, elle vise la saine gestion des ressources marines en réduisant la pression provenant de la pêche sur les espèces les plus menacées. Dans la province, on compte près de 60 restaurants certifiés, dont la forte majorité se trouve en Gaspésie.

De surcroît, l’association Gaspésie Gourmande, qui vise à promouvoir, à commercialiser et à mettre en tourisme les produits de la région, intègre à ses outils de promotion les informations nécessaires aux consommateurs désirant manger des produits locaux et identifie les endroits certifiés. Cette cohérence entre les actions des différents intervenants optimise les chances de succès d’une telle initiative et répond aux besoins des clientèles gourmandes.

 

 

 

 

 

 

Source: Gaspésie Gourmande

Le tourisme culinaire n’a pas besoin d’être synonyme d’une cuisine haut de gamme; il s’agit plutôt d’une question d’unicité et d’expériences mémorables mises en valeur par des acteurs d’une région. La gastronomie doit avoir une personnalité. Et si celle-ci était durable?

 

Analyse écrite avec la collaboration de Maïthé Levasseur.

Cette analyse a été produite pour alimenter le site web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

 

Source:

• World Tourism Organization. «Global Report on Food Tourism», AM Reports: volume four, 2012.

• Green Report. «Tra Greve e Panzano, nasce nel Chianti il primo bio-distretto vitivinicolo d’Europa», 4 juillet 2012.

Sites Web:

Exploramer

Food Oregon

Gaspésie Gourmande

Le bon goût frais des îles

Slow Food