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Produits et activités

Les produits de l’érable, ingrédients de choix du tourisme culinaire et gastronomique québécois

Le Québec est le plus important producteur de sirop d’érable au monde. La qualité de ce produit et son goût exquis insufflent depuis quelques années un vent de créativité à l’offre culinaire et gastronomique de la province. Piliers des traditions du temps des sucres, les produits de l’érable sont constamment réinventés par nos chefs et nos artisans qui élaborent assidûment de nouvelles façons de les mettre en valeur.

Le produit

Selon la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), en 2010, les 7420 entreprises acéricoles de la province généraient 75% du sirop d’érable consommé dans le monde et 91% de la production canadienne. La valeur de la récolte produite à la ferme durant cette même année, estimée à 39,96 millions de kilos, s’élève à près de 241 millions CAD.

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Les produits de l’érable du Québec voyagent beaucoup, ils sont exportés en très grande majorité dans près de 50 pays. En 2009, les principaux marchés se composent des États-Unis (71,2%), du Japon (6,4%) et de l’Allemagne (5,3%). Ces délices sucrés sont également vendus dans les boutiques de souvenirs de la province. De plus, les Québécois les offrent régulièrement en cadeau lorsqu’ils visitent des parents ou des amis à l’étranger.

Un véritable exemple de tourisme culinaire

Ce petit goût de chez nous évoque une tradition bien ancrée dans la culture québécoise, celle de la cabane à sucre. Les Québécois connaissent le menu, et leur passage à l’érablière fait en quelque sorte partie d’un rituel annuel.

Aller à la cabane à sucre est une expérience qui va au-delà de la dégustation d’un repas. Elle correspond parfaitement au concept de tourisme culinaire, qui porte l’activité de manger ou de boire à une autre dimension, soit celle de « manger vrai » et de saisir « l’esprit du lieu » par des activités variées. Visite de l’érablière, apprentissage du processus de transformation de l’eau d’érable, balade en traîneau, danse et musique, voilà quelques exemples d’activités associées à la cabane à sucre (lire aussi: Quand manger fait partie intégrante de la culture).

La concurrence autour d’un même produit

Au cours des quelques semaines où la température réunit les conditions nécessaires pour la coulée de l’eau d’érable, les tables sucrées du Québec se font concurrence partout dans la province pour attirer les amateurs, d’ici ou d’ailleurs. L’offre est importante; plus de 200 cabanes à sucre ou érablières québécoises sont répertoriées sur le site Produits_erable_image1cabaneasucre.org, sans compter celles qui se trouvent dans les provinces canadiennes et les États américains limitrophes.

Dans ce contexte de compétitivité, certains intervenants ont décidé de s’unir pour mieux positionner leurs produits et pour mettre en commun leurs efforts promotionnels. C’est le cas en Montérégie où l’ATR et ses partenaires organisent depuis 2004 la campagne promotionnelle «L’érable, de la palette à la fourchette», qui met en valeur 20 érablières, 12 restaurateurs et une quinzaine d’hôteliers. Cette initiative suscite un engouement pour la région et se traduit par un achalandage touristique fort bien accueilli durant les mois de mars et d’avril.

Source: Tourisme Montérégie

Le temps des sucres redessiné

Produits_erable_image2On remarque depuis quelques années des initiatives qui poussent l’expérience des sucres au-delà des coutumes. On modernise les activités associées au produit et on cherche des façons osées de le mettre en valeur. Cet ingrédient sucré, valorisé pour ses apports nutritifs et sa délicate saveur, inspire nos chefs à le cuisiner tous les mois de l’année.

Lancée au printemps 2007 par la FPAQ, la Route de l’érable a pour but d’inviter les Québécois et les touristes à découvrir une variété de produits innovateurs provenant de l’érable. En l’espace de quelques années, ils sont passés de 30 à 100 créatifs sélectionnés pour leurs pratiques exemplaires et pour leur capacité de renouveler le produit.


Source: La route de l’érable

Plusieurs régions du Québec comptent sur leur territoire un de ces artistes culinaires répertoriés sur le site laroutedelerable.ca et classés en dix catégories: boucherie, boulangerie, boutique, brasserie, chocolaterie, fabricant d’alcool, glacier, pâtisserie, restaurant ou traiteur.Produits_erable_image3

Depuis 2008, la Route de l’érable est également représentée à l’international par quatre ambassadeurs, soit trois chefs français et un chef japonais. Chacun, à sa manière, partage son admiration pour ce produit noble avec les habitants de son pays; une façon gourmande de promouvoir le Québec.


Source: La route de l’érable

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Source: La route de l’érable

Du tourisme culinaire au tourisme gastronomique

Alors que le tourisme culinaire accorde beaucoup d’importance à l’authenticité du produit, le tourisme gastronomique est, pour sa part, davantage axé sur la qualité de celui-ci. Depuis quelques années, des chefs québécois remanient les ingrédients apparaissant sur le menu des cabanes à sucre pour en faire une expérience unique et mémorable (lire aussi: Tourisme gastronomique: la cuisine promotionnelle). En voici un exemple.

Pour une deuxième année consécutive, La Cabane s’installe au Vieux-Port de Montréal et prend d’assaut la Scena (pavillon Jacques-Cartier) pour le temps des sucres. Alors que l’an dernier le chef Danny St-Pierre s’associait au projet, cette année ce sera au tour des chefs Patrice Demers et Marc-André Jetté de revisiter le menu.

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Source: La Cabane – Vidéo

Une expérience authentique

Que l’on soit en ville ou en campagne, le temps des sucres fait partie des célébrations traditionnelles québécoises. Bien qu’il soit possible d’acheter des produits de l’érable partout à travers le monde, il n’est certes pas commun de les consommer à même leur lieu d’origine, là où l’eau d’érable est recueillie et transformée. En ce sens, les érablières du Québec sont bien placées pour accueillir les amateurs de produits de l’érable et les visiteurs avides d’expériences authentiques et culturelles (lire aussi: La question qui tue: «Offrez-vous une expérience authentique?»Les touristes à la recherche d’authenticité, mais que veulent-ils au juste?).

En collaboration avec Aude Lenoir

Sources:

– Tourisme Montérégie, communiqué de presse: «Tourisme Montérégie dresse un bilan positif de la campagne de promotion L’érable, de la palette à la fourchette 2010», Tourisme-monteregie.qc.ca, 27 avril 2010.

– Hersch Jacobs et Florence Smits, Le tourisme culinaire: un fort marqueur territorial l’exemple du Canada, Recherche-maconnais.org, septembre 2007.

– FPAQ. «Dossier économique 2010», 28 octobre 2010.

Sites Web:

– FPAQ
– La Route de l’Érable
– Les Créatifs de l’érable
– Tourisme Montérégie
– Les cabanes à sucre du Québec
– La Cabane
– L’érablière urbaine

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Segments de clientèles

Coup d’œil sur les étudiants étrangers

Le marché des étudiants internationaux génère des retombées touristiques pour le Canada. En 2008, ils étaient 178 227 à rester six mois et plus et ont engendré des dépenses touristiques de près de 285 millions CAD. Alors que les étudiants asiatiques (Chine, Corée du Sud et Japon) correspondent à près de la moitié de la clientèle canadienne, au Québec, ce sont les Français qui occupent de loin le premier rang. Principalement inscrits dans des universités montréalaises, 81% des étudiants étrangers profitent de leur séjour à Montréal pour visiter d’autres régions touristiques québécoises.

Des retombées économiques considérables

Dans son rapport final intitulé «Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada», la firme RKA inc. fait état de l’importance du marché des étudiants internationaux pour l’économie canadienne. Ceux-ci réalisent des dépenses totalisant 6,5 milliards CAD. On peut donc affirmer qu’ils contribuent significativement à l’économie du pays.

Les frais de scolarité et les frais de subsistance (hébergement, nourriture) figurent en tête du classement des dépenses effectuées par ce marché. Quant aux dépenses touristiques, elles représentent 4% des dépenses totales. Elles comprennent les activités des étudiants ainsi que celles de leurs amis ou de leurs proches qui visitent le pays.

Une concurrence internationale

Selon le document Regards sur l’éducation 2010, publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la concurrence académique s’intensifie sur la scène mondiale. En 2008, cinq pays partageaient l’accueil de la moitié des étudiants étrangers: les États-Unis (18,7%), le Royaume-Uni (10%), l’Allemagne (7,3%), la France (7,3%) et l’Australie (6,9%). Le Canada suit en détenant 5,5% du marché.

Depuis dix ans, de nouveaux acteurs apparaissent sur le marché: la Fédération de Russie, la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande, par exemple. L’Australie progresse beaucoup depuis quelques années et quoique toujours en tête, les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni perdent du terrain.

La langue utilisée dans l’enseignement, les droits de scolarité, le coût de la vie et la politique d’immigration sont les principaux facteurs qui influent sur le choix du pays d’accueil.

Un marché en constante croissance

Ils étaient 85 803 en 1998 à étudier au Canada au cours d’une période de plus de six mois (séjours prolongés) et sont passés à 178 227 en 2008, ce qui représente une croissance de 108%. Cet accroissement ne s’est jamais interrompu, malgré un rythme moins important vers la fin de la décennie (graphique 1).

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L’Ontario et la Colombie-Britannique sont les deux provinces qui accueillent le plus d’étudiants étrangers; ensemble, elles attirent 65% de ce marché. La part québécoise est un peu plus loin derrière; elle s’élève à 16 % (graphique 2).

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Les étudiants étrangers dans le réseau québécois

Selon le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), «une étudiante ou un étudiant étranger est une personne inscrite dans le réseau d’enseignement québécois qui n’a pas le statut légal de citoyen canadien, de résident permanent ou d’indien (selon la Loi sur les Indiens)».
Au Québec, les étudiants étrangers sont principalement de niveau universitaire (77,6%). Ils sont majoritairement français (31%), américains (12%), chinois (6%), marocains (5%) et tunisiens (3%) (graphique 3).

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Les étudiants internationaux de niveau universitaire étudient surtout à Montréal (graphique 4). Cette  concentration s’explique par le fait que près du tiers des universités québécoises sont situées dans la métropole. Par ailleurs, 42% des étudiants étrangers sont inscrits dans une université anglophone. À elles seules, McGill et Concordia accueillent presque la totalité des étudiants qui désirent poursuivre leurs études en anglais au Québec.

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Des visiteurs qui ne font pas qu’étudier

Bien que le but premier des étudiants étrangers soit de réussir leurs cours, plusieurs profitent de leur périple pour découvrir la belle province. Vivre plus de six mois dans un nouveau pays est une expérience extraordinaire qui est de plus en plus partagée sur les blogues, sur Facebook ou sur des portails spécialisés. Véritables outils promotionnels, les récits des étudiants internationaux contribuent à la promotion de la destination.

Voici deux exemples d’extraits que l’on trouve sur universitesquebecoises.ca.

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Les universités québécoises mettent à la disposition de leurs étudiants internationaux des informations pratiques pour faciliter leur intégration et proposent des calendriers d’activités récréo-culturelles. De plus, elles offrent des conseils à ceux qui désirent voyager dans leur région et province d’accueil. Collaborer avec des institutions d’enseignement pour courtiser les étudiants internationaux pourrait être une avenue intéressante pour les intervenants touristiques qui cherchent à diversifier leur clientèle durant la basse saison!

Selon une enquête menée par la firme CROP, les étudiants étrangers inscrits dans une université montréalaise aiment particulièrement sortir dans les bars et les discothèques (54%), aller au cinéma (53%), faire des activités touristiques (42%) et participer à des rassemblements publics (40%) (graphique 5).

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La mobilité étudiante, un apport à long terme

Les retombées engendrées par la venue d’étudiants étrangers peuvent se perpétuer à plus long terme. Alors que certains reviendront pour visiter des amis rencontrés lors de leurs études, d’autres auront choisi de s’installer au pays. À cet effet, considérant le potentiel que représentent ces ressources humaines, le premier ministre Jean Charest a introduit une mesure spéciale afin de faciliter leur processus d’immigration. Depuis février 2010, ces diplômés peuvent obtenir automatiquement le certificat de sélection du Québec.

Et qu’en est-il des Québécois qui étudient à l’international? Peut-on affirmer qu’ils participent eux aussi à la promotion de la destination en témoignant des histoires de leur pays avec leurs nouveaux camarades? Grâce aux courriels et aux réseaux sociaux, il est plus simple que jamais de cultiver des amitiés avec des gens d’outre-mer. Ainsi, on peut prétendre que les étudiants québécois qui séjournent à l’international sont en position de jouer eux aussi un rôle d’ambassadeur pour la province.

Sources:

– CROP, «Enquête auprès des étudiants internationaux de Montréal», mandatée par la CRÉ de Montréal, 2005-2006.

– Lessard, Denis. «Québec courtise les étudiants étrangers», La Presse, 2 février 2010.

– Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport,  Étudiants étrangers dans le réseau universitaire québécois au trimestre d’automne selon le pays de citoyenneté, novembre 2009.

– OCDE. Regards sur l’éducation 2010 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, 2010.

– Roslyn Kunin & Associates onc. (RKA inc.). Impact économique du secteur de l’éducation international pour le Canada – Rapport final présenté à Affaires étrangères et Commerce international Canada, juillet 2009.

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Technologies

e-tourisme et technologie – Innovation, collaboration et interaction (récapitulatif 2000-2010)

L’expression e-tourisme a grandement fait parler d’elle au cours de la décennie. Une véritable pluie d’innovations technologiques a bouleversé l’industrie et seuls les plus avant-gardistes ont pu suivre la cadence. On remarque au Québec de grands écarts entre les différentes entreprises; alors que certaines n’ont pas encore d’adresse électronique, de grands hôtels rendent accessibles leurs chambres à partir d’outils mobiles. Le sujet est au cœur de plusieurs préoccupations au sein de l’industrie; l’analyse qui suit vise à récapituler les avancées de la dernière décennie.

Croissance du nombre d’internautes

Le nombre d’internautes a crû significativement depuis 2000 (graphique 1). Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), on estime aujourd’hui à deux milliards le nombre de personnes en ligne, soit deux fois plus d’internautes qu’en 2005. Alors que 65% des habitants des pays développés accèdent à Internet de la maison, cette proportion chute à seulement 13,5% dans les pays en développement.

Selon une enquête menée par le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), en collaboration avec Léger Marketing, on compte au Québec 4,5 millions d’internautes réguliers en 2010, soit 73% de la population.

Arrivée du Web 2.0

L’internaute s’est rapidement lassé de parcourir la Toile à titre d’observateur. Avec le développement des wikis dans les années 1990, il est désormais possible d’écrire collectivement des documents numériques. Ainsi apparaît l’encyclopédie Wikipédia, en 2001. Au même moment, les forums foisonnent et constituent des lieux d’échanges où questions, réponses et conseils se mêlent aux discussions.

Le début du millénaire est aussi le moment où la musique, les photos et les vidéos ont commencé à être transférés et partagés sur MySpace (lancé en 2003), Flickr (lancé en 2004) et YouTube (lancé en 2005). Durant cette même période, on accueille, bien ou mal, selon le commentaire, le fameux site TripAdvisor. Et comme si le monde réel n’était plus suffisant, l’internaute s’est mis à flirter avec l’univers virtuel avec Second Life.

En 2006, lorsque le magazine Time a choisi «You» comme personnalité de l’année, on a souligné l’importance de la collaboration et des interactions qui avaient lieu en ligne. L’Internet social, communément appelé Web 2.0, transforme la Toile en donnant plus que jamais la parole à ses utilisateurs. Les réseaux sociaux en ligne gagnent en popularité et malgré quelques controverses, Facebook compte plus d’amis et de fans que toute autre communauté virtuelle.

Prolifération lexicale

Bloguer, clavarder, texter, microbloguer (ou twitter); connaissez-vous ces façons de communiquer? On organise le contenu par catégories et mots-clés sur les blogues, on microblogue (ou twitte) en 140 caractères et on abrège les discours dans les clavardages ou lors d’envoi de messages textes. Il est avantageux de maîtriser l’art d’être concis pour transmettre efficacement de l’information dans les années 2000!

Voici une liste de termes, de concepts et d’expressions liés aux technologies qui ont pris d’assaut la Toile et qui ont fait l’objet d’analyses depuis la création du Réseau de veille en tourisme en 2004. Certains concepts vous ont échappé? Cliquez sur les liens ci-dessous pour vous rafraîchir la mémoire.

· INTERNET HAUTE VITESSE · WIFI ·«.TRAVEL» · MARKETING VIRAL · TÉLÉPHONIE IP · LOGICIEL DE GESTION HÔTELIÈRE ET DE RESTAURATION · MÉTAMOTEUR DE RECHERCHE · RFID · VIDÉOCONFÉRENCE · BORNE LIBRE-SERVICE · GDS · CYBERCOUPONS · CONCIERGE VIRTUEL · BALADODIFFUSION · FILS RSS · CRM · TRANSPARENCE · LONG TAIL · MÉDIA SOCIAUX · PAGE FANS FACEBOOK · AUDIOGUIDES · CROWDSOURCING · LOGICIELS LIBRES · FLASHPACKER · RÉALITÉ AUGMENTÉE · INSTANTANÉITÉ · PUBLICATIONS EN LIGNE · ROI DES MÉDIAS SOCIAUX · SMO · CONFÉRENCE VIRTUELLE · GWIKIS · CODE-BARRES · WEB MOBILE

Où suis-je? Où vais-je?

La carte géographique, outil incontournable pour planifier un voyage et pour s’orienter une fois à destination, continue de se raffiner dans les années 2000. Grâce au Web, les systèmes d’information géographique (SIG) métamorphosent la façon dont on organise, présente et référence les données spatiales.

Au début de la décennie, on était enthousiaste de pouvoir se positionner, de concevoir des itinéraires et de s’inspirer d’informations utiles provenant d’interfaces toujours plus conviviales et agrémentées de contenu multimédia. Basé sur la technologie des SIG, le GPS s’est rapidement élevé au rang des accessoires indispensables du touriste moderne.

Les outils créés par le géant Google sont rapidement devenus incontournables; ainsi défilent Google Maps, Google Earth, Google Street View, Google Mobile, etc. En cette fin de décennie, la géolocalisation connaît un essor sans précédent, en raison de l’utilisation exponentielle des supports mobiles tels que les téléphones intelligents.

Mobilité ubiquitaire

Selon l’UIT, plus de 90% de la population mondiale a accès à un réseau mobile. Avec un taux de pénétration de 68%, un taux jamais égalé par aucune autre technologie, on estime à 3,8 milliards le nombre d’abonnements mobiles dans les pays en développement. Dans les pays développés, le marché arrive à saturation, puisqu’il y a en moyenne 116 abonnements pour 100 habitants.

On constate en cette fin de décennie une tendance pour les applications de données. Le nombre de messages textes (SMS) a triplé au cours des trois dernières années et l’on compte en 2010 l’envoi de 6,1 mille milliards de messages textes, soit 200 000 par seconde à travers le monde.

Selon le Print Measurement Bureau, en 2005, 38% des Québécois possédaient un téléphone cellulaire, un assistant numérique personnel ou un téléphone intelligent, comparativement à 47% dans le reste du Canada. En 2010, la popularité de la mobilité a fait grimper ces taux à 55% et à 69% respectivement.

Marketing 2.0

Au début des années 2000, on urgeait les entreprises à se doter d’une adresse électronique et d’un site Internet. Le courriel est rapidement devenu un outil marketing précieux qu’on allie de plus en plus à des campagnes ciblées. Graduellement, on réalise qu’un site Web doit être bien référencé dans les moteurs de recherche pour être trouvé. L’achat de mots-clés et l’utilisation de liens commandités font leurs preuves, même en temps de récession.

Les possibilités infinies qu’offrent la Toile et les réseaux sociaux permettent aux plus rusés d’user de stratégies fort créatives pour communiquer leurs messages. Ainsi, on réinvente les concours, on crée des emplois 2.0, on fait parler les clients, on suscite les conversations, on implique les consommateurs par le crowdsourcing et on lui fait vivre toutes sortes d’expériences. Il faut désormais maîtriser Internet pour maximiser les campagnes de marketing.

Impossibilité de conclure

Résumer les principales innovations des dix dernières années en matière de technologies et de e-tourisme en mille mots est une tâche ardue. Comme le sujet touche aussi d’autres grands dossiers récapitulatifs de cette fin de décennie, nous vous invitons à poursuivre votre lecture en cliquant sur les thèmes suivants: distribution, ressources humaines, comportement du consommateur, croisières et hébergement.

Sources:

Fillion, Gérald. «Le web en 2010», Radio-Canada, 9 avril 2010.

Print Measurement Bureau. Le pouls du Québec, novembre 2010.

Union internationale des télécommunications. «Selon les estimations de l’UIT, deux milliards de personnes seront en ligne fin 2010», 19 octobre 2010.

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Produits et activités Segments de clientèles

Êtes-vous dans la course?

Participer à une compétition sportive n’est pas exclusif aux athlètes olympiques. Se dépasser physiquement, sur courte ou longue piste, peu importe la saison ou le sport, est la réalité d’un grand nombre de personnes qui se déplacent pour courser et du même coup pour voyager. Selon leur ampleur, certains événements sportifs engendrent des retombées économiques importantes; le marathon de Montréal a généré près de 10 millions CAD en septembre 2010. En ville comme en région, les événements sportifs peuvent attirer des centaines, voire des milliers, de sportifs et de partisans; un segment de marché à saisir sur son passage.  

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Marketing Technologies

Balades sur le site de Tourisme Suroît

Tourisme Suroît a compris que l’expérience touristique commence dès le premier contact avec le visiteur. Comme ce contact se crée souvent en ligne, il est impératif d’avoir un site Internet clair, visuellement agréable et dont le contenu est utile.

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Enjeux Produits et activités

Environnement artificiel

Le marché mondial du tourisme est extrêmement compétitif. Pour attirer des visiteurs ou bonifier leur offre touristique, certaines destinations sont prêtes à reproduire des attraits naturels ou à créer de toutes pièces des lieux qui transformeront à jamais leurs paysages. La chirurgie plastique n’est pas exclusive au corps humain, regardez autour de vous, savez-vous distinguer le vrai du faux?

Paysages géologiquement modifiés

Nombreux sont les territoires qui voient leurs paysages naturels se modifier au fil du temps. Bien que ce ne soit pas toutes les destinations qui regorgent de sites artificiels tels qu’à Dubaï (lire aussi : Dubaï, région de la démesure), depuis toujours, l’occupation humaine laisse des traces. Pensons par exemple aux Cascata delle Marmore, chutes créées par les Romains en 290 avant Jésus-Christ, ou aux Islas de los Uros, îles flottantes construites par les Uros sur le lac Titicaca au Pérou. Et plus près de chez nous, dans l’archipel d’Hochelaga, juste à côté de l’île Sainte-Hélène, n’avons-nous pas créé l’île Notre-Dame pour la tenue de l’Exposition universelle de 1967?

Véritable levier de développement touristique, le paysage contribue à l’attractivité des territoires. C’est pourquoi certaines destinations, parfois moins avantagées par la nature ou voulant devenir encore plus attrayantes pour les touristes, se tournent vers des options « artificielles », afin d’améliorer leur physionomie ou leurs attributs. Ainsi, on crée des chutes, des îles, des plages, des montagnes et des lacs; on simule le vent, la neige et même les vagues.

Prenons l’exemple de Boscombe en Angleterre, une station balnéaire située à proximité de Bournemouth. Celle-ci connaît un essor remarquable grâce, entre autres, au premier récif artificiel en Europe, le Boscombe SurfReef, qu’on a créé afin d’attirer les surfeurs en quête de la vague parfaite. Cette contribution artificielle a joué un rôle important dans la revitalisation de ce site qui, après avoir été délaissé durant plusieurs années, attire à nouveau les touristes en grand nombre. La vidéo suivante fait état du développement touristique qui a suivi la création du récif.


Source: bournemouth.co.uk

Des idées qui déjouent la nature

La nature est souvent comparée à un terrain de jeux. Il n’est donc pas surprenant de s’en inspirer pour créer des centres récréatifs ou des parcs thématiques. Les stations de ski, les parcs aquatiques et les centres de golf intérieurs en sont des exemples (lire aussi: Des équipements sportifs nouveau genre). Après les îles tropicales de Berlin (lire aussi: Prendre des vacances à Berlin ou sur une île tropicale? Et pourquoi pas les deux!), voici que les Émirats arabes unis créent le Ice Land Water Park, ayant pour thème le réchauffement climatique. Dans ce parc, on a intégré des pingouins et des glaciers à de nombreuses activités aquatiques.

Source: Icelandwaterpark.com

Le cabinet d’architecture américain Studio Shift a également conceptualisé un projet de parc aquatique, écologique cette fois, dans le comté de Miyi, en Chine. En plus de créer une série de bassins, d’infrastructures de service et d’espaces verts, il envisage de construire un lagon. Afin de respecter au maximum l’environnement, il prévoit faire usage de panneaux solaires, instaurer des toits végétalisés, traiter les sols par bioremédiation, utiliser l’eau provenant de la rivière Anning comme source primaire et faire appel à un système de récupération des eaux de pluie. On effectuera le traitement des eaux à l’aide d’une technologie avancée qui permettra de filtrer et de purifier cette ressource essentielle au site. Voici le lien pour en apprendre davantage sur le projet.

Source: inhabitat.com

Le milieu événementiel suit cette tendance en créant des attraits temporaires aux accents naturels, comme des jardins ou des plages en zone urbaine (lire aussi: Si le touriste ne va pas à la plage, faites venir la plage en ville!). Par exemple, en mai 2010, durant deux jours, les Champs-Élysées étaient recouverts de verdure pour célébrer la Journée mondiale de la biodiversité. Souligner le rapport entre l’homme et son environnement était au cœur de cette démarche. Baptisée Nature Capitale, cette œuvre de trois hectares, comprenant 150 espèces végétales, se «déplacera» vers d’autres métropoles au cours des prochaines années.

Source: naturecapitale.com

Des idées de toutes sortes émergent partout sur la planète, y compris au Québec. Par exemple, on trouve depuis 2009, au Centropolis de Laval, SkyVenture Montréal, un centre qui permet aux amateurs de sensations fortes de vivre l’expérience d’une chute libre, grâce à un simulateur qui propulse l’air à 175 km à l’heure. Cette fois, c’est le vent qu’on reproduit.


Source: skyventuremontreal.com

Le Centropolis de Laval est également le lieu choisi par Maeva Surf pour créer une nouvelle attraction qui permettra aux amateurs de surf de s’initier au flowboard, un sport de planche qui se pratique sur une vague artificielle de type FlowRider®. L’établissement est présentement en construction, mais permettra bientôt à ses adeptes de s’adonner à cette activité à l’intérieur et de profiter de la vague, même en hiver.

Grâce aux technologies, on arrive aujourd’hui à contrôler une multitude d’éléments naturels. Peu importe la situation géographique ou la saison, on se donne maintenant accès à tout. Mais jusqu’où ira-t-on? Est-ce que certaines régions tireraient avantage à créer des produits d’appel artificiels? Est-ce la voie à emprunter pour renouveler ou bonifier son offre? Bien que cette tendance défie certainement un autre courant, celui de l’authenticité, elle constitue néanmoins pour certaines destinations une avenue qui mérite d’être considérée.

Sources:
Bournemouth.co.uk
Icelandwaterpark.com
Skyventuremontreal.com
Naturecapitale.com
Inhabitat.com
Maevasurf.com

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Marketing Ressources humaines

Les multiples visages des enthousiastes

Nombreux sont les enthousiastes impliqués dans l’industrie touristique. Dans le secteur des arts et de la culture, on estime la valeur des bénévoles canadiens à 1,1 milliard de dollars. Ils vous aiment, s’intéressent à vous, suivent votre évolution, parlent de vous et veulent vous rendre service. Ils sont vos admirateurs sur Facebook, aiment votre marque et vous suivent sur Twitter. Les enthousiastes pourraient représenter un grand potentiel pour votre entreprise.

Ces amis qui vous veulent du bien

Facebook n’est pas le seul à utiliser le terme «Ami» pour faire référence à des personnes affiliées à un même réseau. En effet, plusieurs sites, attraits ou lieux peuvent profiter de la présence d’organismes connus sous le nom d’«Amis». Par exemple, les Amis de la montagne à Montréal, les Amis du Musée de la civilisation à Québec et les Amis de la Vallée du Saint-Laurent. Ces groupes d’individus partagent des intérêts similaires, ont une passion commune ou s’avèrent sensibles à une même cause. Ce qui les caractérise surtout, c’est leur volonté de contribuer, de participer, de défendre ou de promouvoir volontairement leurs affinités pour l’organisme avec lequel ils sont amis. Bien que certains exigent des frais ou des dons pour devenir «Ami», cette adhésion donne ensuite accès à quelques privilèges ou services.

Leur potentiel est bien réel; en voici un exemple. Les Amis du jardin botanique de Montréal  ont un comité de bénévoles qui offrent des visites guidées. Ils sont majoritairement de jeunes retraités, ont en commun le goût de partager leur passion pour l’horticulture et dédient en moyenne une demi-journée à une journée par semaine à cette activité. En 2008-2009, ils étaient au nombre de 38; ils ont permis à 10 750 visiteurs de se joindre à l’une des 1890 visites en français, en anglais, en espagnol et en chinois. Les bénévoles du jardin botanique de Montréal doivent être bilingues et très motivés, puisqu’on leur demande de suivre une formation rigoureuse de six mois et de prendre l’engagement d’offrir au moins 45 visites par année durant un minimum de deux ans. Même si ce groupe de bénévoles ne reflète pas le niveau d’implication de la majorité des «Amis», il montre que certaines personnes sont enthousiastes à l’idée de travailler gracieusement pour un organisme qu’ils affectionnent.

Les organismes artistiques et culturels peuvent compter sur leur aide

En février 2010, Hill Stratégies publiait un rapport faisant état, entre autres, de l’importance du bénévolat pour les organismes artistiques et culturels du Canada. On entend par organismes artistiques et culturels ceux œuvrant dans les arts visuels, en architecture, en arts céramiques et en arts de la scène, les musées, les jardins zoologiques, les aquariums, les médias et les communications, les sociétés historiques, littéraires et humanistes. Voici les grands constats:

  • 698 000 Canadiens de 15 ans et plus ont travaillé bénévolement 73,5 millions d’heures au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête (entre septembre et décembre 2007), soit une moyenne de 105 heures par bénévole;
  • le temps offert par ce groupe de personnes équivaut à 38 000 emplois à temps plein et à 1,1 milliard de dollars;
  • 92% ont précisé que leur principale motivation était l’envie de contribuer à leur collectivité.

Ceux qui travaillent dans l’événementiel le savent aussi, sans bénévoles, certains événements ne pourraient se dérouler adéquatement. Le public ne s’en rend pas toujours compte, mais plusieurs festivals, salons, compétitions sportives ou spectacles à grand déploiement comptent sur l’aide de centaines, voire de milliers de gens qui, par amour pour lesdites festivités, sont prêts à donner de leur temps. Pourquoi font-ils du bénévolat? Les motivations varient d’une personne à l’autre, selon le type d’événement.

Par exemple, les bénévoles du Carnaval de Québec ont exprimé les besoins suivants:

  • acquérir une nouvelle expérience, de nouvelles connaissances, compétences et habiletés;
  • assumer des responsabilités selon leur potentiel, leurs intérêts et leurs motivations;
  • créer des contacts et des relations humaines;
  • apprendre à gérer leur stress;
  • se réaliser personnellement et réaliser des choses significatives;
  • se faire connaître dans leur milieu.

Même si la motivation de certaines personnes repose uniquement sur le fait qu’elles obtiendront un cadeau à l’effigie de l’événement (par exemple, un chandail), nombreux sont les organisateurs qui peuvent compter sur l’aide de sympathisants réellement stimulés par leurs responsabilités et prêts à utiliser leurs compétences afin de contribuer au succès de l’événement.

Sur le Web, les réseaux sociaux facilitent leur regroupement

Plusieurs événements, attraits ou lieux touristiques ont choisi d’être présents sur les réseaux sociaux afin de rassembler leurs enthousiastes. Pour les informer de leur présence en ligne, ils ajouteront sur leur site Internet les icônes de ces réseaux ou annonceront clairement leur invitation à les suivre.

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Source: nouveaucinema.ca

Facebook est un bon exemple de réseau social qui offre la possibilité aux entreprises de se rapprocher de ses enthousiastes. Les façons dont ces gens peuvent contribuer sont nombreuses: faire circuler de l’information, donner leur opinion sur un produit ou un service, offrir de la visibilité auprès de leur réseau personnel, etc. (Lire aussi: Le crowdsourcing, un phénomène émergent!)
Cependant, ce n’est pas parce qu’une compagnie jouit d’une forte popularité sur sa page Facebook qu’elle a systématiquement affaire à des personnes ouvertes et disposées à l’aider. En effet, les motivations qui poussent un individu à «aimer» la page d’une entreprise sont multiples: recevoir des rabais ou des promotions, demeurer à l’affût des nouvelles de la compagnie, avoir accès à du contenu exclusif, etc. Selon eMarketer, ils seraient 13% à rechercher des interactions afin de donner leur opinion ou de partager des idées, et 39% à «aimer» une page pour démontrer publiquement leur soutien à une compagnie.

Afin de maximiser le potentiel des enthousiastes qui souhaitent s’impliquer, certaines compagnies ont mis sur pied un programme d’ambassadeurs de marque qui leur permet d’optimiser l’effet viral du bouche à oreille produit par ce type de personnes. On qualifie d’ambassadeurs de marque les gens qui cherchent à communiquer publiquement leur passion pour une marque, parce qu’ils ont la conviction que cette marque pourrait satisfaire les besoins des autres membres de leur communauté. (Lire aussi: Le marketing par le bouche à oreille: comment faire parler vos clients!)

Le potentiel des enthousiastes

On peut traduire le potentiel des enthousiastes de plusieurs façons. La loyauté de ces alliés dépendra toutefois de quelques facteurs, par exemple: la façon dont les motivations des sympathisants seront prises en considération, la relation qui est développée avec les personnes impliquées et les moyens utilisés pour les récompenser. N’oubliez donc pas de faire preuve de reconnaissance et de remercier vos enthousiastes!

Sources:
–    Carnaval de Québec, www.carnaval.qc.ca, consulté en septembre 2010.
–    eMarketer. «The thin line between liking a brand and liking its social marketing», consulté le 8 septembre 2010.
–    Festival du nouveau cinéma, www.nouveaucinema.ca, consulté en septembre 2010.
–    Hill Stratégies. «Donateurs particuliers aux organismes artistiques et culturels au Canada en 2007», Regards statistiques sur les arts, vol. 8, no 3, février 2010.
–    Le blog du marketing 2.0. «Comment créer et animer un programme d’ambassadeurs de marque?», www.marketing20.fr, consulté en septembre 2010.
–    Les Amis du jardin botanique de Montréal, www.amisjardin.qc.ca, consulté en septembre 2010.

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Que se passe-t-il du côté des voyages de motivation?

Ayant fait ses preuves auprès des grandes entreprises, le voyage de motivation est encore considéré comme un outil profitable aux yeux des dirigeants. Cependant, on note qu’au Canada, la crise économique n’a pas épargné ce secteur d’activité, et qu’il pourrait être difficile de reconquérir le plus important marché international du pays, les États-Unis.

Plusieurs termes pour définir un même concept

Également connu sous le nom de voyage de stimulation ou d’incentive, le voyage de motivation est utilisé par les entreprises dans le but d’atteindre des objectifs précis. Comme il est créé sur mesure, il propose une expérience unique selon des besoins et un budget prédéterminés.

Une entreprise peut offrir un voyage de motivation à son personnel, à un distributeur, à un partenaire ou même à un fournisseur. Bien que le but ultime soit de stimuler les affaires, d’autres objectifs peuvent être identifiés:

  • récompenser et remercier;
  • améliorer la productivité;
  • définir des stratégies de vente;
  • accroître l’engagement envers la compagnie;
  • augmenter les profits de l’entreprise;
  • créer de solides liens au sein d’un groupe et faciliter le réseautage;
  • stimuler la loyauté et aviver l’implication;
  • inculquer les valeurs et la vision de l’entreprise;
  • établir un esprit de confiance;
  • décupler l’avantage concurrentiel de l’entreprise.

Il n’est pas rare que l’on associe le concept de voyage de motivation aux réunions et aux congrès, puisqu’ils sont parfois combinés au sein du même déplacement. D’ailleurs, les indicateurs de performance unifient régulièrement ces trois types de voyage afin d’en mesurer les retombées économiques. On parle alors du marché des réunions, des congrès et des voyages de motivation (RCVM).

Les effets de la crise économique sur le marché des voyages de motivation

La crise économique a durement touché le marché international des voyages de motivation. Même si l’industrie retrouve graduellement un certain optimisme, on observe de nouvelles tendances résultant de ces temps plus difficiles. En voici quelques-unes:

  • Les entreprises attendent avant de procéder à leurs réservations; certaines veulent profiter des ventes de dernière minute ou des forfaits bon marché.
  • On coupe dans le plaisir et on augmente les périodes de travail. En d’autres termes, on profite davantage du voyage de motivation pour faire des affaires.
  • On exige un retour sur investissement. Plus que jamais, chaque dollar investi doit rapporter.
  • Les entreprises favorisent des destinations domestiques, émergentes ou optent pour des croisières.
  • Les entreprises s’en tiennent à l’essentiel. Les activités de luxe sont moins valorisées que de pures activités de team-building.

À Montréal, Chef en Vous est un bon exemple d’activité culinaire pouvant s’inscrire dans un programme de voyage de motivation tant local qu’international. L’entreprise répond aux besoins de ses clients à la recherche d’installations pour la tenue de réunions et d’activités de cohésion d’équipe par la participation à des défis variés. La vidéo suivante illustre bien le concept.

Source: chefenvous.com

Les Américains, un marché convoité par le Canada

Dans son bilan de l’année 2009, la Commission canadienne du tourisme (CCT) mentionnait que le marché américain des RCVM d’une nuit ou plus était le deuxième plus important marché étranger pour le pays, le premier étant le marché américain des voyages d’agrément d’une nuit ou plus. Il représentait 1,7 million de touristes et près de 1,4 milliard CAD (graphique 1). Même si ces dépenses ont diminué de 15% par rapport à 2008, on note que parmi les principaux marchés de la CCT, le marché des RCVM est celui où les dépenses par nuitée sont les plus élevées, soit 243 CAD. Voilà ce qui explique l’intérêt de ce marché.

La récession économique a ajouté un niveau de difficulté aux relations d’affaires avec les clients américains. En effet, dans son deuxième rapport trimestriel de 2009, la CCT annonçait que la crise aurait provoqué la mise à pied de plusieurs planificateurs de réunions, la réduction ou l’abolition des voyages de motivation par certaines sociétés et aurait favorisé les destinations américaines au détriment de lieux internationaux.

Avantage concurrentiel des lieux offrant un fort impact

Que l’on parle d’un lieu domestique ou international, pour les organisateurs de voyages de motivation, choisir la bonne destination représente un élément clé. Même si les coûts serviront à faire une présélection, ils arrêteront leur choix final sur un emplacement qui marquera les participants, afin que l’expérience reste gravée dans leur mémoire le plus longtemps possible.

Au Canada, l’offre incentive se concentre particulièrement sur les thématiques suivantes: la culture, la gastronomie, les villes, les spas, la nature et le plein air. La beauté de l’hiver est particulièrement mise en valeur lorsqu’on parle d’activités à fort impact.

Tout le monde y gagne

Expérience constructive pour celui qui l’effectue, stimulation des affaires pour l’entreprise qui l’offre, retombées économiques intéressantes pour la destination; le voyage de motivation sert de levier au profit de tous.

Nous parlons aujourd’hui de l’après-crise avec un certain optimisme, mais un défi persiste: reconquérir le marché américain en plus d’en courtiser d’autres.

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref, bilan de l’année 2009».
– Great Hotels Organization. «Trend watch: Top 10 meeting and incentive trends for hoteliers», 8 juillet 2010.
– Incentive Research Foundation. «Incentive industry’s optimism continues to grow in 2010», 14 juillet 2010.
– M&IT magazine. «Tendances 2008 dans les voyages-motivation», 2008.
– Occupational Health & Safety. «Incentive Industry “Cautiously Optimistic” About 2010, Reports IRF», 30 janvier 2010.
– Site International Foundation. «Site Index: Insight into the Motivational Events and Incentive Travel Industry», 26 mai 2010.
– Incentive. «The Incentive Travel Buyer’s Handbook 2009».
– Zheng Xiang et Sandro Formica. «Mapping environmental change in tourism: A study of the incentive travel industry», Tourism Management, vol. 28, no 5, octobre 2007, p.1193-1202.