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Produits et activités Technologies

Un outil pour organiser des soirées

Organiser une sortie en soirée représente parfois un casse-tête. À Londres, les citoyens et les visiteurs peuvent compter sur le site designmynight.com, qui simplifie la recherche et la planification d’escapades nocturnes.

L’outil principal regroupe les requêtes par quartier, par budget ou promotion et par type d’établissement. On a même pensé à proposer des listes de lieux classés par thème, tels que bars incontournables de Londres, événements d’affaires, fête des Mères et meilleurs endroits pour une première rencontre.

Avec un outil aussi pratique, espérons que les concepteurs ont pensé à créer une application ou une version mobile du site!

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Les grands bols d’air du Poitou-Charentes

En France, le Poitou-Charentes a lancé un portail entièrement dédié aux produits touristiques verts de sa région. Il s’adresse principalement aux amants de la nature qui souhaitent découvrir et pratiquer des activités écotouristiques. Au menu: de grands bols d’air!

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Produits et activités Segments de clientèles

Qui sont ces golfeurs qui voyagent?

De nombreux golfeurs aiment voyager, particulièrement les Américains, qui figuraient dans 62,5% des voyages de golf réalisés dans le monde en 2009. Ils se regroupent pour leurs vacances et forment des clans aux caractéristiques distinctes. Une récente étude de la firme internationale de recherche Mintel décrit six profils de groupes de golfeurs touristiques. Quels sont-ils et comment les reconnaître?

Le marché international

Dans son rapport, Mintel définit un voyage de golf comme étant un voyage d’agrément domestique ou international d’au moins une nuitée et dont le principal objectif est de jouer au golf.

Le golf est le plus important segment du tourisme sportif; il compte 56 millions d’adeptes, qui jouent sur plus de 32 000 terrains partout dans le monde. Les golfeurs américains aiment particulièrement voyager; selon Golf Profit Builders, ils le font plus que ceux qui pratiquent d’autres sports tels que le ski, le tennis ou la voile. En 2009, ils ont effectué 39,5 millions de voyages et dépensé 18 millions USD, soit 72% de l’argent déboursé par l’ensemble des marchés (tableau 1).

Tableau 1: Les voyages de golf, volume et valeur du marché international de 2009

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Source: Mintel

Le golfeur touristique dépense en moyenne 400 USD lors d’un séjour. Bien que les golfeurs européens voyagent plus que les golfeurs canadiens, ils déboursent en général moins d’argent que ceux-ci pendant ce type de vacances.

Les caractéristiques des groupes de golfeurs touristiques

Peu importe leur provenance, les golfeurs jouent et voyagent généralement accompagnés d’autres amateurs de golf. Voici un tour d’horizon de six groupes types établis par Mintel.

Les enthousiastes

Le groupe de golfeurs enthousiastes est composé principalement d’hommes âgés de 25 à 45 ans, qui jouent avec des handicaps moyens de 12 à 18. La majorité d’entre eux sont pères de jeunes enfants; ils préfèrent se retrouver entre amis pour échapper à leurs responsabilités familiales et professionnelles, le temps d’un voyage. Ils ne voyagent pas régulièrement pour pratiquer le golf, mais lorsqu’ils le font, ils aiment être entourés de trois à dix personnes. Ces hommes ont tendance à opter pour des destinations accessibles et s’efforcent de mettre la main sur des offres avantageuses. Ils accordent peu d’importance à leur hébergement; un hôtel de deux ou trois étoiles, à proximité d’un terrain de golf, de restaurants et de bistros relativement calmes, comblera leurs besoins.

Les fortunés

Les fortunés ont de 30 à 50 ans et voyagent majoritairement entre hommes ou parfois en couple. Leurs groupes se composent de près de huit personnes, de bons joueurs, assez compétitifs, ayant des handicaps moyens allant de 9 à 18. L’argent n’est pas un problème pour ces individus, qui s’adonnent au golf entre amis ou entre membres d’un même club. Lorsque viennent les vacances, les fortunés se laissent souvent tenter par des destinations éloignées (avec vol long-courrier) et sont prêts à débourser de plus importantes sommes d’argent pour s’assurer d’obtenir de la qualité. Ils privilégient les centres de villégiature luxueux affiliés à des parcours assujettis à des défis ainsi qu’un endroit qui offre des activités et des services additionnels sortant de l’ordinaire.

Les excursionnistes

Constituant un groupe équilibré d’hommes et de femmes âgés de 45 à 70 ans, les excursionnistes aiment se retrouver entre amis intimes. Majoritairement retraités, ils n’en sont pas à leurs premiers voyages et en font parfois plusieurs avec les mêmes personnes. Certains sont d’excellents joueurs, d’autres sont encore novices dans ce sport. Or ce qui compte le plus pour les excursionnistes, c’est de passer du bon temps, de jouer de façon amicale. Ce groupe aspire à trouver des forfaits avantageux comprenant des excursions et des activités qui leur permettront de découvrir la destination.

Les dédiés

Le groupe des dédiés se compose principalement de quatre à dix hommes passionnés par le golf qui cherchent avant tout à s’améliorer et à se perfectionner. Très compétitifs, ils ont un handicap sous le cap du huit, ils prennent plaisir à tester leurs aptitudes et à se comparer les uns avec les autres. Ils se détendent en parlant de golf et n’accordent aucune importance à toutes autres choses. Ils prendront leur temps pour bien choisir leur destination et planifier leurs vacances. Ce groupe est à l’affût des championnats et connaît les parcours réputés; le choix des terrains de golf est crucial. Pour ne pas être coincés dans la foule et pouvoir jouer pleinement, ils préfèrent voyager hors saison. Les dédiés seront heureux de séjourner dans un hôtel trois étoiles, d’où ils rayonneront vers leurs «terrains de jeu».

Les fêtards

Majoritairement des hommes, les fêtards ont de 40 à 70 ans et aiment se retrouver en groupe d’une douzaine de personnes ou plus. Leurs voyages de golf sont fréquents; ils sont principalement motivés par l’envie de socialiser et de se lancer des défis une fois rendus sur le parcours. Plusieurs ont un handicap moyen de près de 18 alors que d’autres ne jouent pas vraiment, mais aiment faire partie du voyage pour s’amuser avec les autres. Lorsque ces golfeurs découvrent un endroit leur offrant un bon rapport qualité-prix, ils ont tendance à y revenir plusieurs fois. Ils choisissent généralement des hôtels de catégorie trois étoiles. Outre le golf, ils profitent de leur voyage pour sortir dans les bars, les restaurants, les discothèques ou pour pratiquer d’autres activités sportives.

Les occasionnels

Les occasionnels font souvent partie d’une même famille. Ces adultes âgés de 25 à 50 ans profiteront de leurs vacances pour pratiquer le golf selon leur envie du moment. Hommes et femmes, joueurs débutants ou éprouvés, ils forment un groupe hétérogène, qui n’oriente pas ses temps libres en fonction d’une seule activité. Les occasionnels sont ouverts à prendre leurs vacances un peu partout; si un terrain de golf se trouve à proximité de leur hôtel, ils se feront un plaisir d’y aller pourvu que tout le groupe soit d’accord.

Les golfeurs sont généralement aisés, éduqués, actifs et ont la chance de s’adonner à des activités parfois réservées à l’élite, telles que voyager. Bien comprendre leur dynamique de groupe peut s’avérer avantageux, car les voyages de golf gagnent en popularité!

Source:

Mintel International Group. «Golf Tourism – International, Travel & Tourism Analyst», no 15, septembre 2010.

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Enjeux Gestion

Un statu quo non viable

L’industrie touristique québécoise doit s’empresser d’améliorer sa performance économique. Devenir une destination incontournable sur l’échiquier mondial nécessite de faire des choix importants. Voilà le ton sur lequel s’est déroulée la 7e édition des Assises du tourisme. Cette journée fut l’occasion pour le Comité performance de l’industrie touristique de déposer son rapport à Mme Nicole Ménard, ministre du Tourisme; un rapport faisant état d’un diagnostic stratégique et de dix recommandations.

La vision 2020

Depuis septembre 2010, le Comité performance s’est réuni à neuf reprises pour accomplir le mandat confié par la ministre du Tourisme. Au cœur de son rapport se trouve la Vision 2020 principalement orientée vers les marchés hors-Québec.

Source: Tiré du Rapport du Comité performance de l’industrie touristique

Pour positionner le Québec sur les marchés internationaux, il est impératif de prioriser des actions portant sur le renouvellement du produit. Comme il est indiqué dans le diagnostic, plusieurs secteurs de l’offre touristique québécoise doivent se moderniser afin de répondre aux attentes et aux standards des clientèles toujours plus exigeantes et plus que jamais sollicitées par la concurrence mondiale.

Également, l’industrie doit se rallier autour de la vision et des priorités ainsi que travailler de concert. Il devient inévitable d’élaborer un nouveau modèle de management pour rectifier le modèle actuel, décrit comme manquant de cohésion et de convergence dans ses actions et orchestré par un trop grand nombre d’intervenants. Lors de sa conférence, Alban d’Amours, président de la Confédération internationale des banques populaires, mentionnait que «l’industrie touristique québécoise se trouve là où le groupe financier Desjardins était il y a dix ans». Selon monsieur d’Amours, il faut créer un nouvel équilibre politique qui assure le progrès, procéder à des changements de façon transparente et viser l’excellence.

Le Comité performance a défini trois axes de positionnement (voir figure 1) à partir desquels découleront la planification du développement des produits, l’élaboration des stratégies de croissance et de marketing.

Figure 1: Trois axes de positionnement

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Source: Rapport du Comité performance de l’industrie touristique

Faire des choix, renoncer pour le bien commun

Lors des Assises, des panels composés de trois membres du Comité performance et d’un intervenant de l’industrie ont pu débattre ouvertement des cinq domaines d’intervention prioritaires ainsi que des dix recommandations présentés dans le rapport.

Source: Tiré du Rapport du Comité performance de l’industrie touristique

Alain April, président de l’Association québécoise de l’industrie touristique (AQIT), a soulevé l’importance de mettre de l’avant les recommandations émises par le Comité performance et de le faire simultanément.

Les acteurs de l’industrie doivent travailler ensemble

Lors de la consultation faite auprès de nombreux intervenants et experts, c’est une voix unanime qui s’est exprimée pour dénoncer les défaillances de notre industrie touristique. Le Comité performance est sensible aux préoccupations des personnes interrogées et sent aujourd’hui l’urgence d’agir. Certes, le rapport présenté lors des Assises a déçu ceux et celles qui souhaitaient trouver des solutions rapides aux difficultés soulevées. Il a été de toute évidence impossible de conclure sans réquisitionner la participation d’un plus vaste groupe d’intervenants touristiques québécois.

Le rapport déposé lors des Assises ouvre maintenant la porte à de nouvelles discussions. Chacun de vous qui acquiescez le fait qu’un statu quo n’est plus viable a la responsabilité de faire entendre sa voix, de partager ses idées et d’ainsi collaborer à la Vision 2020. Vous êtes donc invité à lire le rapport du Comité performance et à le commenter sur la page Facebook de l’AQIT.

Sources:

– Assises du tourisme 2011

– Comité performance de l’industrie touristique. «Faire des choix pour une industrie touristique performante», rapport déposé à la ministre du Tourisme, mai 2011.

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Produits et activités Tendances

Les Cafés de village

Uniques, indépendants, conviviaux, simples et accueillants, voici la façon de décrire les établissements faisant partie du concept Café de village. Ce tout nouveau réseau lancé par Tourisme Cantons-de-l’Est s’inspire de l’initiative française Café de pays, qui consiste à mettre en valeur certains lieux fréquentés principalement par des résidents, des lieux où le touriste a la possibilité de s’immerger plus naturellement dans la culture locale.

En plus de créer un contexte qui facilite la rencontre entre les résidents et les visiteurs, ces établissements peuvent servir de carrefour pour des attraits et des infrastructures touristiques de la région. On trouve présentement ces cafés à Granby, à Danville, à Windsor, à Sherbrooke, à Eastman, à Cowansville, à Frelighsburg, à Bedford et à Sutton.

Au menu: des activités culturelles et gourmandes ainsi que la vente de produits du terroir et de saveurs locales. On distingue les Cafés de village par leur fanion blanc qu’arbore le porche des cafés. Est-ce là un concept qui se multipliera dans d’autres régions du Québec? À suivre…

Sources :

Communiqué de Presse. «Lancement de la saison touristique», CLD Brome-Missisquoi, 9 mai 2011

Fisette, Gilles. «Un réseau “Café du village” voit le jour», La tribune, 14 avril 2011.

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Marketing Tendances

L’influence des résidents

Les résidents exercent une influence sur les visiteurs avant leur départ, mais surtout une fois à  destination. La montée en popularité des technologies mobiles rend de plus en plus accessibles les recommandations diffusées en temps réel. Si l’on considère l’implication volontaire de nombreux citoyens, ne serait-il pas avantageux de les intégrer davantage dans les stratégies de promotion?

 

L’exemple de Lonely Planet

Il existe aujourd’hui un véritable arsenal de sites Internet sur lesquels tout un chacun peut émettre des commentaires. Les communautés de voyageurs comptent parmi ces lieux d’échanges, où différents points de vue se rencontrent et s’influencent à chaque instant (Lire aussi: La transparence l’emporte!). Les individus qui participent aux discussions ne parlent pas seulement de destinations éloignées; parfois, ils commentent leur lieu de résidence. Pour le touriste en quête d’expériences locales, ces informations sont précisément ce qu’il recherche. Quel sera le poids des échanges entre le résident et le touriste? Quels sujets seront plus susceptibles d’influencer le voyageur?

L’étude «Influence of an online travel community on travel decisions» distingue sept catégories de sujets discutés sur le forum Thorn Tree de Lonely Planet: hébergement, nourriture-boisson, transport, sécurité-santé, information sur la destination, argent et itinéraire.

Après avoir analysé les échanges sur ce forum, les auteurs de l’étude concluent que les trois catégories de commentaires les plus influents provenant des résidents concernent:

  1. les itinéraires (inclut les activités à faire sur place et les endroits à visiter);
  2. la nourriture et les boissons (les expériences culinaires locales, les restaurants et les bars);
  3. les informations sur la destination (conseils pratiques sur la langue, la température, la tenue vestimentaire, etc.).

Ainsi, on constate que le point de vue d’une personne locale est davantage considéré lorsqu’elle traite d’actions se déroulant sur place et touchant étroitement la vie d’un résident.

Des conseils locaux à la portée de la main

Quoi faire? Quoi voir? Où manger? Où sortir? N’est-ce pas là des questions qui surviennent spontanément pendant un voyage? Selon la température, l’humeur ou l’envie du moment, plusieurs décisions se prennent à la dernière minute. Aujourd’hui, avec toutes les technologies mobiles, il est plus simple que jamais pour le touriste de s’inspirer des conseils diffusés en temps réel sur un site mobile ou provenant d’une application.

Il n’est pas toujours possible de distinguer rapidement si le commentaire provient d’un résident ou d’un voyageur. Toutefois, sur plusieurs sites, un utilisateur doit obligatoirement se créer un profil pour pouvoir ajouter du contenu. En consultant ces profils, il est donc possible de connaître la provenance des membres. Ainsi, la contribution des résidents sur ces outils mobiles facilite la recherche du touriste qui désire vivre des expériences locales comme manger dans un restaurant de quartier ou voir une exposition d’artistes émergents.

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Source: restomontreal.ca

Le bouche à oreille entre des parents ou des amis demeure la source d’information à laquelle on fait le plus confiance. C’est pourquoi les recommandations provenant des applications telles que Foursquare, Gowalla ou Facebook Place, qui combinent la dimension «site de commentaires» à celle de réseau social et de géolocalisation, peuvent avoir une plus grande portée que celles issues des sites moins sociaux. (Lire aussi: La nouvelle génération de sites de commentaires)

Comment impliquer les résidents dans la promotion d’une destination?

Si les résidents ont le pouvoir d’influencer les touristes, pourquoi ne pas leur faire une place dans la promotion de la destination? C’est ce que Tourisme Australie s’est donné comme mission en 2010 en lançant sa campagne publicitaire «There’s nothing like Australia», qui reposait essentiellement sur de courtes anecdotes composées par ses citoyens, incluant le partage de photos inspirantes.

Australie

Source: There is nothing like Australia

Les Australiens ont suscité l’attention de plus de 140 000 visiteurs uniques sur le site Internet de la campagne. Pour sa part, la page Facebook a attiré près de 400 000 fans et Twitter plus de 6500 personnes. Cette même année, l’Australie a connu une croissance de 5,4% du nombre d’arrivées par rapport à 2009.

Plusieurs individus ne demandent pas mieux que de participer à de telles initiatives. Par exemple, lors de la campagne australienne, l’objectif était d’obtenir de 10 000 à 15 000 contributions, mais l’enthousiasme fut si grand qu’on en compta près de 30 000.

Canada

Source : Commission canadienne du tourisme

La Commission canadienne du tourisme (CCT) a elle aussi misé sur une collaboration avec la population locale lors de sa campagne publicitaire Secret d’ici (Locals Know, en anglais), qui a connu un franc succès en 2009-2010. Le concept était d’inviter les Canadiens à dévoiler leurs lieux secrets auprès des autres Canadiens afin qu’ils considèrent prendre des vacances au pays. Contrairement à l’Australie, c’est le marché intérieur qui était le point de mire.

Selon la CCT, la campagne Secret d’ici a influencé 2,7 millions de citoyens à réserver ou à prendre des vacances près de chez eux, soit un taux de conversion qui dépasse de 73 % l’objectif de départ. Parmi ceux-ci, près de 400 000 auraient changé leurs projets initiaux. Cette campagne a généré des retombées qui se chiffrent à 705,9 millions CAD, en plus des 6482 emplois maintenus ou créés.

Des résidents actifs

Au Québec, des milliers de résidents ajoutent chaque année une touche «locale» aux voyages d’individus qu’ils ne connaissent pas, que ce soit par des commentaires émis sur des sites Internet, par une invitation à loger ou à manger chez soi par l’entremise de réseaux sociaux spécialisés… Décidément, les Québécois sont enclins à faire connaître leur culture. (Lire aussi: Couchsurfing, profil d’une communauté virtuelle de voyage et Faire visiter autrement). En sachant que des gens d’ici peuvent avoir une influence sur nos futurs visiteurs et que certains veulent donner de leur temps bénévolement à des touristes, quelles autres stratégies pourrions-nous envisager dans le but de maximiser nos retombées touristiques?

Sources

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Marketing Technologies

Stratégie de marketing en ligne – Les Jeux olympiques de Vancouver

Pour clôturer la conférence Online Revealed Canada qui avait lieu en mars dernier à Toronto, William Bakker de la firme Think! Social Media a présenté la campagne de marketing en ligne des Jeux olympiques de Vancouver. Même si cet exemple est basé sur un événement d’une envergure incomparable, il démontre de quelle manière une destination peut tirer profit de la présence d’un événement sur son territoire. Il est possible de s’inspirer de ces actions qui témoignent d’originalité, de créativité, mais surtout de planification stratégique.

L’exemple des Jeux olympiques de Vancouver

La stratégie marketing de Tourisme Colombie-Britannique consistait à maintenir élevé l’intérêt des visiteurs potentiels tout au long de leur cycle d’achat et de convertir ce nombre en visites réelles. On remarque dans la figure suivante qu’on a visé la clientèle à partir du moment où elle considérait la destination pour un voyage futur. Cette stratégie tient compte du fait qu’accueillir les Jeux olympiques est une chance inouïe en matière de visibilité pour différents marchés. La notoriété des jeux remplace la nécessité de réaliser une vaste campagne de sensibilisation, une démarche parfois très coûteuse.

Pour chaque objectif, des actions planifiées

En juillet 2003, le Canada a été désigné pour organiser les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver. Dès lors, on a déterminé trois principaux objectifs marketing et mis sur pied un plan d’action en vue de les atteindre. L’objectif ultime: transformer l’intérêt pour les Jeux olympiques en intérêt pour la destination et ainsi augmenter le nombre d’arrivées en Colombie-Britannique.

Objectif 1: Profiter de l’événement pour maximiser la visibilité de la destination.

Actions:

  • Créer un engouement autour d’un projet sous-jacent pouvant capter l’attention du public au cours d’une durée déterminée, avant ou après l’événement.

Exemple: Le relais de la torche a été sous les projecteurs de YouTube, grâce à l’implication de partenaires clés tels que Coca-Cola, à une équipe de soutien et à la participation d’un jeune reporter. Il avait comme mission de documenter la traversée de la torche olympique, tout en capturant des images des lieux du parcours et en recueillant les impressions des gens. Au total, 48 vidéos ont été visionnées plus de 500 000 fois pendant les jeux.


Établir, développer et maintenir d’étroites relations avec les partenaires de la destination, les médias, les commanditaires et le comité organisateur des Jeux olympiques. Créer des situations gagnantes avec chacun. Utiliser les différentes relations comme effet de levier au moment opportun et s’assurer de leur collaboration pour diffuser de l’information auprès de leur auditoire.

Exemple: Grâce à l’échange de contenus (textes, photos, vidéos) entre Tourisme Colombie-Britannique et son réseau de contacts, des images de la province et plusieurs histoires ont circulé sur les supports média de ces alliés (site Internet, page Facebook, Twitter, journal, radio, etc.) ainsi qu’à travers leurs réseaux respectifs.

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  • Saisir les occasions découlant de l’intérêt soudainement engendré par la tenue de l’événement.

Exemple: Plusieurs chaînes télévisées ont choisi la Colombie-Britannique pour le tournage d’une ou de plusieurs émissions en 2010, tel que Bachelorette, Hell’s Kitchen et Occupation Double, faisant à leur tour découvrir la destination sous des angles différents.

 

Objectif 2: Diriger le plus grand nombre de personnes possible vers le site Internet de Tourisme Colombie-Britannique et favoriser un accroissement des intentions de visite.

Actions:

  • S’entendre avec les partenaires, les médias, les commanditaires et le comité organisateur pour que leur site Internet dirige les internautes vers celui de Tourisme Colombie-Britannique (hellobc.com).

Exemple: Une étude menée en 2007 démontre que 72% des gens qui regardent le sport à la télévision exécutent en même temps d’autres tâches. Pendant les Jeux olympiques, le monde entier suivait les compétitions sportives sur leur écran de télévision, sur Internet ou sur leur téléphone intelligent. Que faisaient-ils au même moment?

 

 

 

En s’affiliant à son réseau de contacts, Tourisme Colombie-Britannique a fait en sorte que les sites d’intérêt en lien avec les Olympiques puissent diriger les spectateurs intéressés par la destination vers le portail hellobc.com.

  • Être repérable sur les moteurs de recherche et investir dans les SEO (search engine optimization).

Exemple: Conscient de l’effet que pouvaient provoquer les images de la province sur les téléspectateurs, Tourisme Colombie-Britannique devait veiller à ce que le portail de la destination figure dans les premiers résultats sur les moteurs de recherche. Le foisonnement de sites relatifs aux Jeux olympiques représentait un obstacle de taille. C’est pourquoi on a orchestré une campagne de paiement au clic (pay-per-click) et déployé de nombreux efforts pour faciliter la recherche organique.

Objectif 3: Obtenir les coordonnées des visiteurs du site hellobc.com pour poursuivre des actions marketing après les Jeux olympiques et ainsi faire en sorte que ceux qui considèrent voyager dans la province y séjournent réellement.


Actions:

  • Mettre de l’avant des publicités ou des promotions qui incitent le public à visiter la province et qui permettent d’obtenir les coordonnées des visiteurs en ligne.

Exemple: Une vidéo inspirante mettant en vedette la destination par des personnalités publiques connues mondialement invitait les internautes à se rendre sur le site hellobc.com, d’où ils pouvaient participer à un concours leur donnant la chance de gagner un voyage en Colombie-Britannique. Cette inscription représentait l’occasion de conserver les coordonnées de ces gens qui démontraient un intérêt pour la destination.

http://www.youtube.com/watch?v=HXqKORNdDh4&feature=player_embedded

 

Les résultats

  • Tous les visiteurs internationaux recommanderaient la Colombie-Britannique.
  • 7,5 millions d’Américains considèrent voyager dans la province.
  • Plus de 100 000 contacts ont été ajoutés à la base de données de la destination.
  • 4 millions de personnes ont visité le site hellobc.com avant et pendant les Jeux olympiques.
  • 67 000 histoires à propos de la destination ont été véhiculées par les médias.

Comment tirer profit de cette stratégie?

Bien entendu, les Jeux olympiques offrent des circonstances sans pareil. Malgré tout, certaines régions pourraient assurément optimiser leurs retombées lorsqu’elles accueillent des événements sportifs, culturels ou organisés par des entreprises. En vous inspirant de quelques idées présentées dans cette analyse et en adaptant un plan d’action à votre propre réalité, peut-être que votre destination pourrait se démarquer lors de ses prochains événements!

 

Source :

– Bakker, William. «Looking back at the Canadian Olympics», conférence présentée à l’occasion de l’Online Revealed Canada, les 8 et 9 mars 2011.

Wilhelmus

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Produits et activités

Jeu urbain: des indices et un restaurant

En Ontario, certaines personnes remplacent l’heure de l’apéro par une «chasse au trésor». L’activité commence en ligne, sur le site d’Urban Quest. Une fois inscrits, les participants choisissent l’une des routes proposées et recueillent des indices qui leur permettront d’atteindre leur destination finale: un restaurant.

Quatre circuits sont présentement offerts à Ottawa et un à Toronto. Le jeu dure en moyenne une heure et demie et s’adresse à toute la famille. Voici une façon amusante de faire patienter les enfants avant le repas, de découvrir un nouveau quartier ou d’ouvrir l’appétit!

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Source:

Site Internet

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Enjeux Produits et activités

Le financement privé en culture

Ce n’est un secret pour personne, les fonds publics disponibles pour la culture au Québec sont insuffisants pour alimenter la créativité des artisans et des organismes de la province. Il est donc essentiel de se tourner vers le privé et de faire preuve d’innovation pour préserver la diversité de ce secteur. Entre les pratiques virtuelles, les possibilités de la téléphonie mobile et les recommandations du milieu des affaires, voici quelques pistes qui méritent l’attention des organismes culturels en quête d’idées.

Pratiques virtuelles et e-philanthropie

Nous vous avons déjà présenté le crowdsourcing (lire aussi: Le crowdsourcing, un phénomène émergent!); voici maintenant le crowdfunding, suivant un principe similaire. Le concept n’est pas nouveau; tout comme les collectes de fonds traditionnelles, il consiste à faire appel aux individus pour financer des projets. Cette pratique bénéficie des avantages du Web en rejoignant un nombre encore plus grand de mécènes potentiels.

Il existe une panoplie de portails qui mettent en vitrine des projets de différentes natures, dont ceux en arts et culture, à la recherche de financement. Par exemple, sur Ulule.com, des porteurs de projets indiquent le montant dont ils ont besoin pour réaliser leurs objectifs et font appel à la communauté pour les aider.

Source: Ulule

S’afficher sur ce type de sites n’est pas garant de succès, mais représente une avenue supplémentaire qui mérite d’être explorée. Les sommes cumulées à l’aide du crowdfunding proviennent de plusieurs sources et sont généralement composées de petits montants qui, une fois additionnés, peuvent combler les besoins établis au départ.

Ce type de portail gagne en popularité; le milieu de la production cinématographique s’est d’ailleurs démarqué dans les médias grâce à la collecte de fonds du troisième long métrage de Xavier Dolan sur Touscoprod.com.

Source: Touscoprod

Parallèlement, pour maximiser la performance des collectes de fonds virtuelles, il est avantageux de faire connaître la démarche du projet sur des sites tels que Facebook, Twitter, MySpace ou autres sites de niche, selon le secteur d’activités, afin de bénéficier de leurs effets viraux. Les motivations qui poussent un individu à effectuer un don sont multiples, et les réseaux sociaux en ligne contribuent à celles-ci de quatre façons.

  1. L’effet d’imitation: voir des amis faire des dons peut influencer le comportement de certains.
  2. La pression des pairs: recevoir plusieurs messages d’amis qui encouragent fortement de contribuer à leur projet peut être convainquant;
  3. Le sentiment de compétition: vouloir donner plus que les autres pour porter le titre de champion.
  4. Le besoin de reconnaissance: montrer publiquement ses contributions et sa générosité pour gagner le respect de son entourage.

Il est désormais évident que les technologies de l’information influent sur les modèles de financement de l’industrie culturelle et invitent de plus en plus les consommateurs à s’impliquer. Cette tendance représente une occasion à saisir rapidement.

Le don sans fil

Depuis 2009, la Fondation des dons sans fil du Canada (FDSF-C) permet à des organismes de bienfaisance enregistrés de procéder à des campagnes de communication et de financement sur téléphone cellulaire. Par exemple, il est possible de faire un don de 10 CAD au Royal Ontario Museum Foundation en textant le mot clé ROM au numéro abrégé 30333.

Le rôle de la FDSF-C est d’assurer la liaison entre les fournisseurs de services sans fil, auxquels sont imputés les coûts de messagerie, et les 21 millions d’utilisateurs au Canada. La rapidité et la facilité d’exécution du don sont des avantages pour les donateurs toujours plus occupés et pour qui des démarches plus laborieuses suffiraient à les décourager.

Des exemples de bonnes pratiques

Une étude réalisée en 2010 par WealthEngine regroupe quelques bonnes pratiques de collecte de fonds en art et culture. En voici deux exemples.

  1. Conserver les données obtenues lors du processus d’admission de la clientèle et identifier des donateurs potentiels. Il est avantageux de recueillir certaines informations lors de la vente de prestations culturelles afin de créer une liste de noms à contacter lors des campagnes de financement ou des collectes de fonds. L’achat de billets en ligne facilite cette cueillette de données, puisqu’un minimum de renseignements est normalement exigé pour effectuer une transaction, notamment le nom, l’adresse et le courriel de celui qui effectue le paiement. Certes, ces données présentent une grande valeur, mais on doit les utiliser avec beaucoup de précaution pour éviter d’irriter la clientèle.
  2. Établir une catégorisation du membership pour optimiser ses dons. Bien connaître ses membres permet de leur proposer des offres supérieures qui répondront  à leurs réels besoins ou intérêts. Par exemple, si vous remarquez qu’un membre fréquente normalement votre établissement accompagné d’enfants, vous pourriez lui proposer un forfait familial et ainsi vendre un abonnement mieux adapté à ses besoins. Il est plus ardu de trouver de nouveaux donateurs que de renouveler ou bonifier l’abonnement des membres déjà existants.

La contribution du milieu des affaires

Les entreprises privées peuvent, elles aussi, offrir un support aux organismes culturels. Selon un rapport publié en 2009 par Desjardins Marketing Stratégique, les formes d’aide les plus répandues dans le milieu des affaires de la région de Québec sont les commandites, les dons et l’achat ou l’échange de biens et de services. Les deux facteurs qui influent le plus sur la volonté des entreprises à soutenir la culture sont la cohérence du projet ou de l’organisme avec leur mission et le rapprochement des actions promotionnelles avec leurs objectifs de notoriété. On mentionne également qu’offrir plus de visibilité aux donateurs serait un incitatif à considérer.

Le maillage entre les artistes et les gens d’affaires n’est pas toujours naturel. Basée sur ce constat, la société montréalaise ArtAnywhere propose une solution qui favorise mutuellement les deux parties. D’une part, les entreprises peuvent faire la demande d’exposer des œuvres dans leurs bureaux, voire créer des galeries d’art temporaires sur mesure. D’autre part, les créations sont mises en valeur plutôt que d’être entreposées.


Source: ArtAnywhere, bureau IATA

Un risque qui en vaut la chandelle

Lors du symposium de l’UNESCO sur le thème de «La gestion des risques dans le financement de la culture» en avril 2010, Christian Verbert de la SODEC mentionnait que dans la province, près de 140 000 personnes travaillent dans le domaine de la culture et qu’environ dix milliards CAD y sont générés annuellement.

Investir dans le domaine de la culture comporte des risques, certes, mais en constatant son potentiel de rentabilité, ses multiples bénéfices, ses possibles retombées économiques et son influence sur le commerce de biens traditionnels, on comprend l’importance de soutenir ce secteur au Québec.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:

  • Desjardins Marketing Stratégique, «Le financement privé de la culture», 23 février 2009,
  • WealthEngine, «2010 Arts & Culture report, best practices in arts & culture fundraising», consulté en janvier 2011

Sites Web:

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Produits et activités

Distroboto

D’anciennes machines distributrices de cigarettes ont changé de vocation en troquant la fumée contre l’art. On les appelle les distrobotos et, depuis 2001, elles permettent au public de découvrir la communauté artistique locale à travers des créations de tous genres (livret, BD, objet artisanal, art visuel, etc.) vendues au coût de 2$ l’unité.

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Source: Distroboto

Le projet Distroboto, géré par l’organisation sans but lucratif Arcmtl, fête son 10e anniversaire cette année. Pour souligner l’événement, on a organisé plusieurs activités qui ponctueront les prochains mois, comme des expositions et des vernissages.

Depuis la création de ces distributrices, 700 artistes émergents ont vendu plus de 40 000 œuvres. On trouve des distrobotos dans quelques cafés, bibliothèques et salles de spectacle de Montréal. Voilà une idée originale pour promouvoir des produits culturels locaux auprès d’un public d’ici ou d’ailleurs!

Site Web:

– Distroboto