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Technologies

Google+, le réseau qui ne fait pas l’unanimité

Cet été, Google+ célèbre ses deux ans. En peu de temps, il s’est hissé parmi les plus importants réseaux sociaux au monde; en décembre 2012, on rapportait 500 millions d’utilisateurs, dont 135 millions actifs sur la plateforme sociale. Ces résultats fort positifs cachent toutefois une réalité peu réjouissante: l’abonné moyen passe bien peu de temps sur le réseau, soit 6 minutes 47 secondes en mars 2013, comparativement à 6 heures 44 secondes pour les usagers de Facebook. De plus, bon nombre semblent sceptiques quant à la façon dont Google+ calcule le nombre de ses utilisateurs actifs.

Les raisons qui expliquent la mise à l’écart de Google+ par de nombreuses entreprises sont multiples. On retrouve entre autres une mauvaise connaissance du réseau, le choix ainsi que la préférence d’autres plateformes, et dans certains cas, le peu de temps que passent les utilisateurs sur le site. Mais faut-il pour autant faire abstraction de ce réseau?

Qu’est-ce qu’une PME peut retirer de Google+? 

Les utilisateurs et défenseurs de Google+ perçoivent en ce réseau social plusieurs avantages. En voici quelques-uns:

  • le privilège d’être de la famille Google: la présence et surtout les activités ainsi que la popularité sur Google+ influencent le référencement sur le moteur de recherche, car celui-ci tient compte du réseau social dans son algorithme;
  • la puissance de la taille: Google+ appartient à Google, cette gigantesque plaque tournante de services et d’outils toujours plus présente dans l’industrie du voyage (lire aussi: Comment Google se rend indispensable pour le voyageur – Partie 1 et Google sera-t-il le prochain géant du voyage en ligne? Partie 2);
  • la force du nombre: Google+ se positionne parmi les plus importants réseaux sociaux sur le Web; selon GlobalWebIndex; au premier trimestre de 2013, il occupait le deuxième rang;
  • la présence d’utilisateurs axés sur les relations d’affaires: plusieurs s’entendent pour affirmer qu’il s’agit d’une excellente plateforme pour les échanges B2B;
  • l’ingéniosité de certaines fonctionnalités: mentionnons Google Authorship, qui permet aux auteurs de contenu (par exemple aux blogueurs) possédant un compte sur Google+ et ayant fait la demande d’utiliser ce service d’améliorer leur image de marque sur les moteurs de recherche en intégrant une photo d’eux-mêmes aux côtés de leur contenu.

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Source: Google+

Voici un aperçu des fonctionnalités de Google+.

Le profil

Il s’agit d’une carte de présentation, le lieu où les membres du réseau peuvent en apprendre plus à propos de l’entreprise. C’est également l’espace dans lequel on peut accéder aux messages, aux photos, aux cercles, etc.

Les photos

Lorsque l’on possède un compte, on dispose d’une galerie de photos dans laquelle il est possible d’afficher du contenu visuel.

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Source: Tourism Australia

Les cercles

Ils permettent aux utilisateurs de catégoriser leurs contacts et de leur diffuser du contenu approprié. Ainsi, si un réseau se compose de clients, de concurrents, de partenaires et de collègues de l’industrie, il leur est possible d’adapter le contenu envoyé en fonction du public ciblé.

Les communautés

Elles représentent un lieu d’échange, où les membres de Google+ peuvent se retrouver pour discuter de leur sujet d’intérêt. C’est l’endroit idéal pour réseauter, agrandir ses cercles de contacts et partager du contenu (articles, photos, vidéos) auprès d’un groupe ciblé.

Les hangouts

Ils offrent la possibilité de faire des vidéoconférences, avec jusqu’à neuf membres de Google+.

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Source: Google+

L’industrie touristique sur Google+ 

Plusieurs entreprises, organismes ou destinations touristiques incluent Google+ à leur démarche de marketing numérique, particulièrement ceux qui misent sur une stratégie de contenu. Tout comme c’est le cas pour Facebook, Twitter, Pinterest et les autres plateformes sociales, il ne suffit pas à l’utilisateur de créer son profil et d’attendre que l’on cogne à la porte. Il lui faut assurer une présence, diffuser du contenu pertinent, être prêt à interagir avec ses abonnés, entretenir ses relations et se promouvoir.

Les entreprises ne doivent pas oublier d’inclure certains logos sur leur site Web pour faciliter le partage du contenu sur le réseau, pour inviter les internautes à se connecter à elles ou tout simplement pour afficher qu’elles sont également actives sur Google+.

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Voici quelques exemples de profils d’acteurs de l’industrie:

Destination

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Source: Gaspésie je t’aime

Musée

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Source: Musée d’art contemporain de Montréal

Compagnie aérienne

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Source: Delta

Agence de voyages en ligne

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Source: LateRooms.com

Bien que Google+ ne fasse pas l’unanimité, il ne faut pas pour autant mettre une croix sur ce réseau social. Si vous n’êtes toujours pas convaincu de son apport pour vous, votre entreprise ou votre organisation, tenez-vous quand même informé de son évolution. On ne sait jamais, peut être qu’un jour, certaines fonctionnalités répondront davantage à vos besoins et que Google+ s’intégrera à votre mix marketing!

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Ailleurs dans le monde Marchés géographiques

Le marché des jeunes dans la mire des Allemands

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Source: Youth HotSpots in Germany

Pourquoi le marché des jeunes? En 2011, un tiers des voyageurs européens qui visitaient l’Allemagne étaient âgés de moins de 35 ans. Les brefs séjours urbains, appelés city breaks, ont la cote auprès de ce groupe d’individus; 33% des jeunes visiteurs en profitent pour découvrir les principaux attraits de la ville, apprécier son atmosphère, magasiner, manger au restaurant et sortir prendre un verre.

Destination Germany, l’organisation de gestion de la destination (DMO) qui a élaboré cette stratégie de marketing adaptée à ce marché branché, a détecté les tendances suivantes chez les jeunes touristes:

  • 76% utilisent Internet pour collecter de l’information en vue de leur voyage;
  • 34% se fient aux recommandations de leur famille et de leurs amis;
  • 74% ont réservé leur voyage et 83% l’ont fait en ligne;
  • 34% partagent leur expérience sur les réseaux sociaux.

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Source: Deutschland Das Reiseland

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Hébergement Tourisme durable

L’hôtellerie durable et ses accréditations: où en est le voyageur?

Dans le but de répondre aux besoins de clients de plus en plus concernés par leur impact sur l’environnement, de nombreux hôteliers empruntent la voie de la certification. Une enquête de l’Association des hôtels du Canada (AHC) révèle qu’un voyageur d’affaires ou de loisirs canadien sur quatre considère l’accréditation hôtelière comme un critère important, au moment de planifier ses vacances.

Labels et certifications: de quoi parle-t-on?

Les labels et certifications sont associés à une initiative volontaire apportant aux clients des garanties sur le produit ou le service consommé, et permettant aux organisations de différencier leur offre de celle de la concurrence. En apparence synonymes, les deux termes désignent pourtant des processus différents.

  • La certification est une procédure par laquelle un tiers indépendant vérifie, de façon continue, la conformité entre les activités de l’organisation et les règles issues de documents normatifs et référentiels.
  • Le label représente le symbole officiel d’identification permettant à un groupement de professionnels (association, fondation, fédération ou organisme officiel) de garantir aux clients que ses membres respectent un cahier des charges contrôlé par un organisme interne ou externe.

Au cours des dernières années, la sensibilisation des hôteliers, des intervenants touristiques et des voyageurs aux enjeux du tourisme durable a entraîné un essor d’accréditations à travers le monde. Dans le secteur de l’hébergement, les certifications et labels durables peuvent évaluer tant les bâtiments ou les services que la qualité de la prestation offerte (voir le tableau 1). Alors que la définition du tourisme durable donne une place égale aux préoccupations économiques, sociales et environnementales, les accréditations hôtelières peuvent parfois privilégier une dimension par rapport à une autre. Si les hôtels québécois adhèrent progressivement à des accréditations durables, le milieu est encore en évolution.

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Dans la province, le programme RéserVert de l’Association des hôteliers du Québec est l’un des plus utilisés. Celui-ci identifie les établissements hôteliers qui appliquent les principes du développement durable. Un réseau de partenaires des secteurs privé et public assure le contrôle de la certification. RéserVert se veut un programme favorisant l’autonomie des hôteliers, en mettant à leur disposition une trousse à outils qui leur permet d’évaluer leur niveau d’engagement dans le tourisme durable et de réaliser les ajustements nécessaires à l’obtention de la certification. Actuellement, une soixantaine d’hôtels participent au programme (lire aussi: Les pratiques environnementales dans les hôtels).

Les bénéfices des labels et des certifications sont nombreux et se situent à différentes échelles. Ils permettent aux instances politiques de positionner la destination par rapport aux grands enjeux concurrentiels mondiaux. Une fois classifiées, les entreprises peuvent atteindre un meilleur rendement grâce à une gestion plus efficace et utiliser leur nouvelle distinction comme outil de commercialisation. Mais quels sont les avantages pour le touriste?

Perception des touristes quant aux certifications durables

Lors de sa plus récente enquête sur les intentions de voyage, effectuée en janvier 2013 auprès d’un échantillon de 1 505 «voyageurs probables» canadiens, l’AHC s’est penchée sur quelques questions relatives aux enjeux environnementaux du secteur hôtelier. Les résultats démontrent que:

  • la sensibilisation des voyageurs d’affaires aux initiatives environnementales introduites dans les hôtels est en hausse de 8% par rapport à 2009. Ainsi, en 2013, 44% d’entre eux jugent leur présence importante;
  • 36% des voyageurs d’affaires et de loisirs trouvent important que les hôtels offrent des produits verts;
  • la capacité d’acheter des crédits de carbone est qualifiée de très importante par 21% des voyageurs d’affaires et de loisirs;
  • le fait qu’un hôtel s’inscrive dans un programme de certification durable est important pour 26% des voyageurs d’affaires et de loisirs.

L’accréditation durable d’un hébergement garantit au touriste que l’hôtelier s’est engagé dans une politique structurée. Outre des actions visibles, comme la réutilisation des serviettes et des draps, l’adhésion à une certification assure un gage d’actions supplémentaires bien souvent invisibles aux yeux des clients. Selon PhoCusWright, en 2009, 56% des voyageurs américains se montraient sceptiques lorsqu’une organisation leur parlait de ses pratiques vertes. Car, rappelons-le, l’usage de l’écoblanchiment ou greenwashing par de nombreuses entreprises nuit à la confiance des consommateurs (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu!). De ce fait, en plus de cadrer l’industrie, les diverses accréditations présentent également l’avantage de rassurer les voyageurs, grâce au contrôle auquel doit se soumettre l’organisation qui s’y affilie.

Plusieurs actions durables sont aujourd’hui ancrées dans le quotidien des citoyens (tri des déchets, achats de produits biologiques, etc.) et lorsqu’ils voyagent, ceux-ci souhaitent garder leurs habitudes. En tant que consommateurs avertis, ils ont des attentes plus élevées en ce qui a trait à la responsabilité durable des entreprises, car celle-ci touche directement à leurs valeurs. Si un programme vert géré au sein même de l’hôtel donne au client l’espoir que certaines mesures soient mises en place, l’accréditation lui offre l’assurance que les actions effectuées s’inscrivent réellement dans une démarche durable vérifiable.

 

Analyse écrite en collaboration avec Camille Derelle, professionnelle de recherche

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

 

Sources:

– Association des hôtels du Canada, communiqué de presse. «Les voyages d’affaires et de loisirs sont en hausse (s’améliorent) – Les derniers résultats de l’enquête 2013 sur les intentions de voyage», 19 février 2013.

– Atout France. «Choisir un label d’hébergement de tourisme durable», Éditions Atout France, mars 2013.

– Barabé, André. «Certification et labellisation: écotourisme et développement durable du tourisme», notes du cours Tourisme et développement durable, Université du Québec à Trois-Rivières, 13 avril 2009.

– Barth, Martin, Fabian Weber et Monika Güntensperger. «Pour y voir plus clair dans la jungle des labels», hotelleriesuisse, mars 2011.

– Baylor, Julie. «The Value of Green Certification», Hotel Business Review.

– GfK. «The Environment: Public Attitudes and Individual Behavior», 2011.

– Millar, Michelle, Karl J. Mayer et Seyhmus Baloglu. «Importance of Green Hotel Attributes to Business and Leisure Travelers», Journal of Hospitality Marketing & Management, vol. 21, no 4, 2012.

– Millar, Michelle et Seyhmus Baloglu. «Hotel Guests’ Preferences for Green Guest Room Attributes», Cornell Hospitality Quarterly, vol. 52, no 3, août 2011.

– Priskin, Julianna. «Evaluating Sustainable Tourism Certification Schemes for Hotels», Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, juin 2009.

– Rheem, Carroll. «Going Green: The Business Impact of Environmental Awareness on Travel», PhoCusWright, février 2009.

 

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Marchés géographiques

Classement et concurrence mondiale des destinations

Évaluant la performance de 140 pays en matière d’attractivité et de capacité de développement de l’industrie touristique, ce rapport met également en lumière une mine d’informations permettant aux décideurs et aux gouvernements d’élucider de grands enjeux mondiaux relatifs au tourisme. Depuis 2007, le Canada fluctue entre la 5e et la 9e position.

La performance du Canada

Afin de classer les diverses destinations, le Forum économique mondial a divisé ses 14 piliers en 3 grandes catégories (voir le tableau 1). Le Canada se démarque particulièrement par ses infrastructures touchant le transport aérien (1er rang sur 140), ses ressources humaines (5e rang), ses lois et règlements (10e rang) ainsi que ses ressources naturelles (10e rang). Cependant, il y a une ombre au tableau: la compétitivité des prix de l’industrie touristique (124e rang).

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Plus spécifiquement et selon les sous-catégories des 14 piliers, on reproche au Canada le coût des taxes sur les billets d’avion et des frais d’aéroport (136e rang), la parité du pouvoir d’achat (131e rang) et la quantité d’émissions de dioxyde de carbone (CO2), en millions de tonnes par habitant (128e rang).

En revanche, les points forts du Canada comprennent entre autres le nombre de sites naturels inscrits au patrimoine mondial (5e rang), les coûts associés au démarrage d’entreprise (le pourcentage du produit intérieur brut par habitant) (5e rang) et la densité des aéroports par million d’habitants (5e rang).

La performance des autres destinations

Globalement, l’Europe fait bonne figure, puisque treize des vingt premiers rangs de 2013 sont occupés par des destinations européennes. Mentionnons aussi que la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche dominent le classement depuis 2007 (voir le tableau 2).

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Quelles sont les forces et faiblesses des sept pays ayant surpassé le Canada en 2013? En voici quelques-unes (voir le tableau 3):

  • La Suisse se démarque par sa main-d’œuvre qualifiée et ses grandes écoles de gestion de l’hôtellerie;
  • L’Autriche possède d’excellentes infrastructures touristiques et est l’un des pays où les habitants sont les plus accueillants auprès des visiteurs étrangers;
  • L’Autriche et la Suisse font de très bons efforts d’un point de vue marketing pour attirer les touristes;
  • La Suisse, l’Allemagne et la France possèdent chacune un réseau routier qui est parmi les meilleurs au monde;
  • Les préoccupations environnementales de la Suisse lui permettent de préserver ses précieuses ressources naturelles, qui sont bien mises en valeur;
  • La majorité des pays en tête du classement sont peu compétitifs quant au coût de leur offre touristique; des sept meneurs, l’Espagne se démarque par le faible coût des taxes sur les billets d’avion et des frais d’aéroport;
  • La Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et la France arrivent ex æquo quant à leurs exigences en matière de visa; les États-Unis sont loin derrière;
  • Les États-Unis, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et la France sont particulièrement performants concernant le nombre de foires et de salons internationaux qu’ils accueillent;
  • Les efforts des États-Unis en matière d’environnement ne semblent pas suffisants lorsqu’on les compare avec ceux des pays européens.

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Depuis quelques années, les destinations se livrent une compétition sans précédent dans le but d’attirer des visiteurs internationaux. La croissance de la classe moyenne des pays émergents ne fera qu’attiser la concurrence à laquelle devra faire face l’industrie touristique dans un futur proche. Il est donc plus que jamais important que les décideurs et les autorités gouvernementales soient à l’affût des grands enjeux et prêts à relever les défis de l’industrie.

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Marketing Produits et activités

Quand la musique contribue au rayonnement de la destination

L’industrie musicale contribue à la promotion du tourisme, que ce soit par sa scène locale et ses festivals, ses artistes qui voyagent et deviennent en quelque sorte des ambassadeurs, ou par la renommée de certaines personnalités et des lieux qui les ont accompagnés.

Des artistes transformés en ambassadeurs

Plusieurs artistes portent – volontairement ou non – le chapeau d’ambassadeur pour leur pays. Par exemple, on associe Shakira à la Colombie, Rihanna aux Barbades ou Ricky Martin à Porto Rico. En collaboration avec le gouvernement portoricain, la scène de ce dernier avait été, lors de sa tournée de 2011, maquillée aux couleurs de la destination. Durant son spectacle, des vidéos présentaient des paysages et des attraits touristiques de cette île des Caraïbes. Cette campagne marketing a permis à la destination d’être sous les projecteurs dans plus de 70 villes à travers le monde, dont Montréal.

Gangnam/Corée du Sud

Le succès inusité de la vidéo de l’artiste coréen PSY «Gangnam style», visionnée par plus d’un milliard d’internautes, a suscité un intérêt hors du commun pour le quartier Gangnam situé à Séoul. Profitant de cet engouement, l’office de tourisme de la Corée du Sud a entre autres organisé un concours consistant à produire une parodie de la vidéo dans le but de se mériter un voyage à Gangnam.

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Source: Korea Be Inspired

Selon le World Travel & Tourism Council (WTTC), la Corée du Sud a accueilli en 2012 plus de 10 millions de touristes qui visitaient le pays pour la première fois. D’après les autorités sud-coréennes, la chanson Gangnam style a contribué à augmenter l’intérêt général du public envers la culture coréenne, et cela se traduit entre autres par un regain touristique important.

Pour aider les touristes à visiter le quartier huppé de Gangnam, la municipalité a introduit des codes QR sur les trottoirs des principales artères.

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Source: Locita

Des pèlerinages pour les admirateurs nostalgiques

Plusieurs destinations tirent profit de l’amour que certains portent à l’égard de grandes personnalités disparues de la musique. Par exemple, on ne compte plus le nombre d’admirateurs d’Elvis, le roi du rock’n’roll, qui séjournent à Graceland, Memphis au Tennessee, qui visitent sa maison et achètent des souvenirs à son effigie.

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Source: Elvis.com

Les anniversaires s’avèrent un excellent moyen de mettre en valeur ces lieux de pèlerinage ou de rehausser l’intérêt des admirateurs. Par exemple, en 2012, on célébrait à Liverpool, au Royaume-Uni, les 50 ans de la sortie du premier single des Beatles, Love Me Do.

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Des villes où brille la scène musicale

Berlin/Allemagne

Les amateurs de musique électronique connaissent bien Berlin. Aux dires de certains, la ville possède un son unique qui fait vibrer les foules toute la nuit. Contrairement à plusieurs villes d’Amérique du Nord, les boîtes de nuit de la capitale allemande n’affichent pas d’heure de fermeture. Le «techno-tourisme» berlinois jouit d’une popularité qui s’explique entre autres par le caractère marginal, créatif et festif de la ville. Sa renommée lui permet d’attirer une clientèle européenne qui profite des prix avantageux des compagnies d’aviation de type low-cost pour goûter à la scène musicale berlinoise, le temps d’un bref séjour urbain.

Berlin se positionne également pour sa musique classique, on dit même que celle-ci fait partie de son ADN culturel. L’héritage laissé par les grands compositeurs allemands, tels que Beethoven ou Brahms, y est probablement pour quelque chose. Il est intéressant de constater qu’à Berlin, l’opéra et la musique classique interpellent un public hétéroclite et décontracté, et que la démocratisation de cet art attire des artistes et des passionnés de musique provenant de partout à travers le monde.

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Source: Télé-Québec/Voir à Berlin

Austin/États-Unis

Depuis 1987 se tient l’événement South by Southwest (SXSW), une série de festivals et de conférences bien connue du milieu culturel (musique, cinéma et technologie), dans la ville d’Austin, au Texas. Celui-ci permet aux professionnels de l’industrie de se rassembler pour échanger des idées, promouvoir leur offre et conclure des ententes commerciales. C’est aussi l’occasion pour des centaines d’artistes de se produire sur scène et de se faire connaître à l’international.

 

On estime que les répercussions de l’édition 2012 de SXSW représentent:

  • des retombées économiques de plus de 190 millions de dollars américains pour la ville d’Austin;
  • une attention médiatique nationale et internationale valant près de 34 millions de dollars américains;
  • 50 814 nuitées dans 76 hôtels.

Mentionnons que depuis trois ans, le gouvernement du Québec rassemble sous la bannière Planète Québec une délégation québécoise visant le rayonnement des artistes et des créateurs de la province. Pour l’édition 2013, en collaboration avec M pour Montréal, Tourisme Montréal s’est jointe à l’équipe afin de promouvoir la ville comme destination créative et effervescente.

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Source: Planète Québec à SXSW 2013

La scène musicale d’ici n’a rien à envier aux autres. Sa personnalité semble de plus en plus se positionner aux côtés des grandes destinations culturelles internationales. Plusieurs artistes affichent même fièrement leur amour pour leurs origines ou leur port d’attache. Pensons par exemple au «Merci Montréal» lancé par le groupe Arcade Fire lors des Grammy Awards de 2011. La portée que peuvent prendre certaines actions ou allocutions des artistes est difficilement chiffrable. Si d’un point de vue marketing, elle contribue certainement au rayonnement de la destination, il reste à définir comment l’industrie touristique pourrait davantage tirer profit d’un maillage avec l’industrie musicale.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

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Gestion Technologies

Au secours, mon entreprise vit une crise sur les réseaux sociaux!

D’une cellule de crise bien préparée à un plan d’action visant l’atténuation des conséquences et un rapide retour à la normale, il existe plusieurs moyens de gérer une crise sur les réseaux sociaux et d’éviter trop de dommages collatéraux.

Prévenir, préparer et anticiper la crise

Il est souvent impossible de prévoir ce qui fera l’objet d’une crise. Cependant, il pourrait être judicieux pour une organisation de profiter d’une période plus calme pour réfléchir à la question et ainsi envisager des scénarios plausibles, établir un protocole de gestion, nommer les personnes qui en seraient responsables, déterminer les rôles des membres de l’équipe, fournir à chacun des outils permettant d’agir et de communiquer adéquatement le jour venu (lire aussi: Quand la crise éclate!).

Observer sur la toile ce qui se dit à propos de votre entreprise ou organisme s’avère être une façon complémentaire de se préparer. En effet, la veille permet de déceler les vulnérabilités ou anomalies, et d’agir avant que celles-ci se développent davantage. Plusieurs outils de surveillance facilitent d’ailleurs l’accomplissement de cette étape (lire aussi: Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne).

Au final, l’image, la réputation et la notoriété de votre entreprise sont en jeu. Mais n’oublions pas que même avant l’arrivée des médias sociaux, de tels risques existaient. La différence, c’est qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux ont le potentiel d’amplifier et d’accélérer l’état de crise.

Intervenir, gérer et maîtriser la crise

Lorsqu’un incident est repéré et que la crise semble inévitable, il faut intervenir efficacement. À ce stade-ci, gérer la communication et rassurer les clients, les partenaires et le public demandent beaucoup de rigueur et de diplomatie. Même si vous ne détenez aucune réponse aux questions que l’on vous pose, il importe de montrer publiquement que vous avez connaissance du problème et que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour le résoudre.

Conserver le leadership de la communication, favoriser la transparence et l’honnêteté concernant le problème en cours et réagir rapidement aux critiques peuvent vous permettre de limiter les dégâts. Si la crise débute sur un réseau social en particulier, par exemple sur Facebook, commencez à répondre directement à partir de celui-ci. Avec un peu de chance, cette crise pourrait se résorber sans toucher les autres médias. Par contre, si tel n’était pas le cas, il vous faudrait agir de manière uniforme sur tous les réseaux impliqués.

Créer une page Web de questions et de réponses (FAQ) relatives à la crise pourrait vous faire économiser beaucoup de temps et éviter des malentendus. En plus de répertorier l’ensemble des interrogations, vous pouvez ajouter un lien vers la réponse lorsque l’on vous questionne à propos des mêmes sujets; n’oubliez pas que Twitter ne vous laisse que 140 caractères pour vous expliquer et que c’est bien peu pour s’exprimer clairement! Cette page peut notamment inclure les informations suivantes:

  • La prise en charge de la crise;
  • Les circonstances entourant la situation;
  • Des photos ou des vidéos montrant, par exemple, le président de l’entreprise qui fait un point de presse;
  • Les actions prochaines prévues pour résoudre la crise;
  • Les coordonnées des personnes à joindre pour obtenir plus de détails.

En période de crise, il ne faut pas chercher à gagner toutes les discussions, mais plutôt à maîtriser les dommages. Pour cette raison, bien que la transparence soit de mise, il faut savoir poursuivre hors des médias sociaux certaines conversations qui pourraient dégénérer. Inviter un individu compromettant à continuer la discussion par téléphone ou par courriel montre l’intérêt que vous lui portez et évite que soient étalés publiquement des débordements.

Fin de la crise

Certaines crises peuvent être esquivées, alors que d’autres semblent inévitables. Quelles leçons peut-on tirer et quelles mesures peut-on prendre afin d’éviter que de telles situations se reproduisent? Une réflexion s’impose à la suite de tels événements, alors pourquoi ne pas profiter de l’expérience vécue pour préparer votre prochain plan de gestion de crise? Pour ce faire, vous pouvez, par exemple:

  • conserver des traces de toutes les discussions échangées sur les différents réseaux sociaux, les courriels reçus et envoyés avec l’équipe interne, avec le public ainsi qu’avec les médias;
  • analyser la fréquentation de votre site et de vos profils de réseaux sociaux durant la crise;
  • établir l’ordre chronologique des événements, déterminer les moments cruciaux et comprendre les raisons qui les expliquent;
  • évaluer le plan de gestion de crise avec lequel vous avez travaillé et le bonifier.

Pour éviter d’être confrontées à une crise sur les réseaux sociaux, des entreprises choisissent tout simplement de ne pas y être présentes. Est-ce vraiment la bonne solution? Et si une crise à votre sujet s’y déroulait et qu’en plus, vous n’étiez pas là? Assurer une présence sur les réseaux sociaux comporte certes des risques, mais paradoxalement, ne pas y être ne signifie pas que l’on n’en prend pas!

 

Sources:

– Baer, Jay. «Don’t Be Scared Be Prepared – How to Manage a Social Media Crisis», convinceandconvert.com, 2012.

– Blancot, Carole et autres. «Communication de crise à l’heure des médias sociaux», Atramenta, septembre 2012, 100 p.

– Fryatt, Jenise. «Social Strategies: Creating Your Social Media Crisis Management Plan», blog.cvent.com, 16 janvier 2013.

– Seraiocco, Nadia. «Gestion de crise sur les réseaux: pensez-vous à votre CM?», cheznadia.com, 27 février 2013.

– Organisation mondiale du tourisme. «Toolbox for Crisis Communications in Tourism», 2011.

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etourism and technology Management

SOS! My business is having a social media crisis!

Thanks to social media, information that used to take several hours or even days to reach the public can now be spread almost instantaneously. When a crisis sets alarms bells ringing in today’s world, it’s impossible to ignore!

A well-prepared crisis unit and an action plan to mitigate the impact and quickly get back to normal are just two ways to manage a social media crisis and limit collateral damage.

Anticipate and plan for a crisis

While it’s nearly impossible to predict what will lead to a crisis, organizations are nonetheless well-advised to take advantage of calmer periods to contemplate the possibility. They should envision some plausible scenarios, establish a management protocol, appoint the individuals who will be in charge, determine the role of each team member, and supply everyone with the tools they need to take action and communicate effectively, should the need arise (see also: Quand la crise éclate!).

Online monitoring of chatter about your company or organization is a way to complement your crisis preparations. In fact, this sort of monitoring can identify vulnerabilities and anomalies and enable you to take action before they degenerate. There are many monitoring tools available to facilitate this process (see also: Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne).

In the end, although your company image and reputation are at stake, don’t forget that similar risks existed, even before the advent of social media. The difference is that, today, social networks have the potential to aggravate and accelerate a crisis situation.

Intervene, manage and overcome a crisis

When an incident is detected and a crisis seems inevitable, one must take effective action. At this stage, managing communications and reassuring clients, partners and the public requires a lot of discipline and diplomacy. Even if you have no answers for the questions being asked, it is important to publicly acknowledge the problem and show that you are doing everything in your power to resolve it.

Maintaining control over communications, promoting transparency and honesty with regard to the current problem and reacting quickly to criticisms can help you limit the damage. If the crisis actually began on a specific social network, Facebook, for example, you should begin by responding directly on the site. With a little bit of luck, the crisis could subside without reaching other media. If, on the other hand, this is not the case, you must act in a uniform manner across all networks involved.

Creating a Web page with crisis-related questions and answers (FAQ) could save you a lot of time and prevent misunderstandings. In addition to listing all possible questions, this page means you can provide a link to the answers when asked about the same topics; remember, Twitter only gives you 140 characters, which is not much for clearly expressing your views. This page could include the following types of information:

  • Recognition of the crisis
  • The surrounding circumstances
  • Photos or videos showing, for example, the president of the company holding a briefing
  • The next actions planned to resolve the crisis
  • Contact information for people who can provide more details

During a crisis, the point is not to win arguments but to control damage. For this reason, although transparency is essential, it’s also important to know when certain conversations that could degenerate should be taken offline. Inviting a compromising person to continue the discussion by phone or email shows that you are interested in the position being argued yet prevents the spillover from being aired publicly.

End a crisis

Some crises can be avoided, while others would appear inevitable. What lessons have you learned and what measures can you take to prevent a similar situation from happening again? It is crucial to deconstruct such events after they are over so you can use the experience to prepare your next crisis management plan. You could, for example:

  • document and preserve all the comments posted on the various social networks and any emails exchanged with the internal team, the public and the media
  • analyze the number of site visits and your social network profile during the crisis
  • determine the chronological sequence of events, identify the critical moments and understand the reasons behind them
  • evaluate the crisis management plan you used and improve it

To avoid having to face a social media crisis, some businesses are simply opting out of social networks. But is this really a good solution? What if a crisis involving you unfolds on social media and you are not there to deal with it? Although maintaining a presence on social networks definitely involves some risk, paradoxically, not doing so does not make you immune to risk!

 

Sources:

– Baer, Jay. « Don’t Be Scared Be Prepared – How to Manage a Social Media Crisis« , convinceandconvert.com, 2012.

– Blancot, Carole et al. « Communication de crise à l’heure des médias sociaux, » Atramenta, September 2012, 100 p.

– Fryatt, Jenise. « Social Strategies: Creating Your Social Media Crisis Management Plan« , blog.cvent.com, January 16, 2013.

– Seraiocco, Nadia. « Gestion de crise sur les réseaux: pensez-vous à votre CM? » cheznadia.com, February 27, 2013.

– World Tourism Organization. « Toolbox for Crisis Communications in Tourism« , 2011.

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Tendances Transport

Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains

De Montréal à Hangzhou, en Chine, les utilisateurs se multiplient et les touristes urbains se joignent au mouvement. Populaire, pratique et écologique, leur usage fait parfois même la fierté de certaines villes. L’implantation d’un système de vélopartage semble être une tendance qui ne s’essouffle pas.

Aperçu de l’offre autour du monde

L’engouement que suscite l’offre de vélopartage se constate partout à travers le monde. Ces systèmes permettant une mobilité douce sont présents dans plus de 25 pays européens, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Au Canada, nous les retrouvons à Montréal, à Ottawa, à Toronto et à Golden (voir la figure 1). Il serait également question que Vancouver s’ajoute bientôt à la liste.

Figure 1

Les systèmes de vélopartage en Amérique du Nord (mai 2012)

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Source: Mineta Transportation Institute

En France, une vingtaine de villes se partagent le marché du vélopartage (voir la figure 2), aussi appelé vélo en libre-service, dont les trois plus importantes sont Paris (Vélib’), Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélÔToulouse).

Figure 2

Les systèmes de vélopartage en France

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Les principaux opérateurs qui se partagent le marché international (voir le tableau 1) comprennent notamment Bixi, qui assure une présence à Montréal (5 120 vélos), à Toronto (1 000), à Ottawa/Gatineau (250), à Londres (9 200), à Melbourne (600), à Washington/Arlington (1 395), à Minneapolis (1 200), à la Washington State University (84), à Boston (610) et à Chattanooga (300).

 

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 Source: Oracle

Hangzhou Public Bicycle représente néanmoins le plus important opérateur. En janvier 2013, il a été évalué que le système de vélopartage de la ville de Hangzhou comprenait 69 750 vélos et 2 965 stations, et que près de 94 000 000 de personnes l’employaient annuellement. Mentionnons enfin que la Chine, la Corée du Sud, Taiwan et le Japon constituent les marchés où la croissance de ce phénomène semble la plus importante au monde.

Une offre touristique appliquée au vélopartage

Pour cibler une clientèle touristique internationale, les organismes responsables du vélopartage ont tout avantage à adapter leurs services. Par exemple, voici trois suggestions émises par Atout France dans son étude intitulée «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique»:

  1. Inclure des abonnements de courte durée à des prix concurrentiels: abonnement à la journée, pour trois jours ou à la semaine.
  2. Faire traduire les informations relatives au service en plusieurs langues et sur divers supports: sur les bornes et les stations, en ligne, sur les applications mobiles ainsi que tout autre média pertinent.
  3. Faciliter les opérations bancaires menant à la location du vélo: s’assurer que les bornes acceptent les cartes étrangères ou proposer une solution de remplacement.

En plus de ces trois éléments de base, plusieurs villes à travers le monde alignent leur service avec d’autres besoins des touristes urbains. Voici deux exemples:

Lyon, France

Lyon propose une solution «tout-en-un» facilitant le séjour de ses touristes. En se procurant le laissez-passer touristique Lyon City Card, les visiteurs peuvent à la fois utiliser le système de vélopartage Vélo’v et entrer dans 22 musées, participer à plusieurs activités et profiter d’un accès illimité au réseau de transport en commun. Grâce à la technologie RFID, les visiteurs de la ville jouissent d’une multitude de services par l’intermédiaire d’une seule carte passe-partout.

 

Melbourne, Australie

L’organisme Melbourne Bike Share, qui exploite les vélos bleus australiens, propose une série de cartes thématiques aux touristes désirant visiter la ville sur deux roues. Celles-ci couvrent onze types d’intérêts, allant de la culture aux visites de marchés publics. 

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Source: Melbourne Bike Share

En plus des informations sur la thématique choisie, les cyclotouristes obtiennent des renseignements sur les emplacements des stations de vélopartage, les voies cyclables, les endroits où se procurer un casque et les gares.

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Source: Melbourne Bike Share

La mobilité sous toutes ses formes

L’usage d’appareils mobiles semble se marier naturellement avec l’expérience de vélopartage. C’est pourquoi plusieurs applications bonifiant le service en place voient régulièrement le jour. Par exemple, l’application Spotcycle permet notamment aux utilisateurs de connaître la disponibilité des vélos et la proximité des stations, ou encore de se créer un circuit ou un itinéraire à Montréal, à Ottawa, à Toronto, à Barcelone, à Londres et dans près d’une vingtaine de villes américaines.

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Source: Spotcycle

Une mobilité verte qui rayonne et triomphe

En plus d’être pratique et apprécié de ses utilisateurs, le vélopartage cadre avec des objectifs de mobilité durable en ville. Le Vélib’ de Paris a d’ailleurs été primé aux Trophées du Tourisme responsable en 2012, pour ses efforts en matière d’écomobilité.

Le caractère écoresponsable de ce mode de transport transparaît sur les outils de communication des principaux programmes de vélopartage. Ainsi, il est commun de diffuser de l’information à propos du nombre de tonnes de CO2 économisées grâce à de tels déplacements de même que des collaborations effectuées avec des partenaires impliqués dans le développement durable.

Est-ce que d’autres villes québécoises suivront bientôt cette tendance, qui semble s’intensifier à l’échelle mondiale?

 

Sources:

– Atout France. «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique», collection Ingénierie et développement touristique, 168 pages, décembre 2012.

– Jaillard, Laurence. «Lyon teste avec JCDecaux les vélos en libre-service pour les touristes», La Tribune, 30 novembre 2012.

– Mineta Transportation Institute. «Public Bikesharing in North America: Early Operator and User Understanding», MTI Report 11-26, 156 pages, juin 2012

– OBIS. «Optimising Bike Sharing in European Cities – A Handbook», juin 2011.

– Press, Elizabeth. «The Biggest, Baddest Bike-Share in the World: Hangzhou China», 1er juin 2011.

– Shaheen, Susan A., Hua Zhang, Elliot Martin et Stacey Guzman. «China’s Hangzhou Public Bicycle», consulté en ligne le 15 mars 2013.

– The Bike-sharing Blog. «The bike-sharing world», 26 janvier 2013.

– Tse, Katherine. «A look at Taipei: bike-sharing programs and sustainable tourism», 9 janvier 2013.

Sites Web:

– Melbourne Bike Share

– Site officiel de Lyon

– Spotcycle

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Produits et activités

Le tourisme expérientiel en région

Dans certains cas, on va jusqu’à qualifier de durable le développement touristique provenant de ces expériences, notamment lorsqu’elles se réalisent dans le respect de l’environnement, dans l’équité sociale et qu’elles contribuent à la pérennité économique des entreprises.

Le tourisme expérientiel

Bien qu’il n’existe pas de définition universelle, plusieurs caractéristiques décrivent ce qu’est le tourisme expérientiel:

  • Il inclut les personnes rencontrées, les lieux visités et les activités pratiquées;
  • Il permet aux visiteurs d’acquérir de nouvelles connaissances et de stimuler divers sens;
  • Il va au-delà de la théorie; il présente la réalité et fait vivre une expérience véritable;
  • Il permet aux touristes de découvrir de nouvelles cultures, façons de faire et activités.

L’authenticité des expériences sera citée par de nombreux voyageurs comme motif de leur déplacement et ira jusqu’à donner un sens à leur voyage.

Des exemples provenant de différents secteurs

Les entreprises dont les activités cadrent avec le tourisme expérientiel ne sont pas toujours préalablement touristiques. En effet, nombreuses sont celles, issues de différents domaines, à concilier leurs activités primaires avec d’autres de nature touristique. Pour certaines d’entre elles, ces activités secondaires assurent même leur survie. Pour d’autres, la venue de touristes leur permet de diversifier leurs revenus, de se faire connaître auprès de leur milieu, de mieux s’intégrer à leur communauté ou même de répondre à une mission sociale. Voici quelques exemples d’expériences.

Vigneron d’un jour

Il est possible d’expérimenter ce qu’est le métier de vigneron dans plusieurs vignobles du Québec, dont celui de La Bauge situé à Brigham, dans les Cantons-de-l’Est. Au cours d’une journée entière, les visiteurs prennent le temps de découvrir le vignoble, participent à la cueillette du raisin, apprennent les principes de foulage et de pressage du fruit, et dégustent des vins.

L’expérience Bleu Lavande

L’entreprise Bleu Lavande diversifie ses activités en incluant une dimension touristique en période estivale. Ainsi, les visiteurs peuvent se promener dans les champs de lavande, découvrir sa culture et son processus d’extraction, goûter des produits à base de lavande, apprendre à les cuisiner, etc.

Le Fumoir d’Antan

À Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine, il est possible de se familiariser avec le procédé du hareng fumé au Fumoir d’Antan. Du salage au fumage, les visiteurs apprennent les techniques utilisées depuis plus de 20 ans.

Métier-Pêcheur

En Gaspésie, les Excursions L’Omirlou proposent aux touristes d’expérimenter la pêche aux homards, aux crabes ainsi que la pêche dite récréative (maquereau, plie, etc.) au large du littoral de Bonaventure.

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Source: Excursions L’Omirlou

En France, la ministre du Tourisme, Sylvia Pinel, a inauguré en décembre dernier le site de l’Association de la Visite d’Entreprise, qui recense des entreprises ouvertes au public. Ce type d’activité charme près de 10 millions de personnes dans l’hexagone et touche plus de 5 000 entreprises. Voici quelques exemples de visites que les Français et les touristes étrangers peuvent effectuer:

 

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Source: Entreprise et découverte

Les expériences de la Commission canadienne du tourisme (CCT)

Dans une dimension beaucoup plus large, la CCT place depuis quelques années les expériences touristiques au cœur de son image de marque. Elle mise ainsi sur l’authenticité et le caractère unique des expériences canadiennes pour se distinguer sur le marché international.

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Source: Commission canadienne du tourisme

Selon la CCT, cinq catégories d’expérience définissent la destination:

  1. Découvrir la cuisine locale: saveurs régionales, festivals de gastronomie ou de vins, apprentissage culinaire.
  2. Faire connaissance avec les habitants: culture autochtone, modes de vie locaux, attraits culturels.
  3. Profiter des villes animées à proximité de la nature: activités urbaines, arts et spectacles, grands événements, nature en périphérie.
  4. Voyager sur mer, sur terre ou dans les airs.
  5. Vivre des aventures en milieu naturel: activités hivernales ou estivales, contemplation des paysages, visites de parcs nationaux.

 

Le tourisme expérientiel rejoint certaines dimensions du tourisme d’apprentissage, de l’agrotourisme et du tourisme culturel. Son caractère unique est dû au fait que l’expérience se déroule à un moment précis, avec des personnes particulières et dans un contexte incluant un amalgame d’impondérables. À la différence d’un produit qui s’achète, l’expérience se vit, reste imprégnée en celui qui la réalise et constitue bien souvent les plus beaux souvenirs des voyageurs.

Cette analyse a été produite pour alimenter le site web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Sources:

• CCT. «Expériences – boîte à outils pour les partenaires de la CCT», 2e édition, octobre 2011.

• Voyage.sympatico.ca. «Le tourisme expérientiel: une nouvelle manière de voyager», consulté le 21 janvier 2013.

• YouVox. «Un site internet pour le tourisme industriel», voyage.youvox.fr, 18 décembre 2012.

Sites Web:

Bleu Lavande

Entreprise et Découverte

Excursions L’Omirlou

Gros Morne Institute for Sustainable Tourism (GMIST)

Le Fumoir d’Antan

Vignoble de la Bauge

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Ailleurs dans le monde @en etourism and technology

Evaluating the Quality of Digital Hospitality

Destinations the world over must adapt their practices to the changing behaviours of their clients with ever-evolving technological needs. A study done by TCI Research shows that traveller satisfaction with the quality of digital hospitality is at the level of “acceptable,” but just barely. Will destinations be ready to properly meet client expectations in 2013?

This analysis is based on the data gathered by the worldwide TRAVELSAT Competitive Index survey, conducted by the Belgian firm TCI Research, measuring the competitiveness of destinations based on the experiences of nearly 30,000 tourists from more than 30 countries. They were polled in 2011 and 2012 on 80 indexes (see complete list at http://tci-research.com/travelsat-list-indexes/). Of those, only the index concerning digital hospitality will be examined here. Survey respondents were asked to evaluate their impressions of the availability, accessibility, and quality of the content and services offered via various mobile devices.

On-site Internet hospitality

The concept of Internet hospitality at the destination (related reading: Internet de séjour : « Bonjour, que nous suggérez-vous aujourd’hui? ») is increasingly transforming the notion of offering hospitality to a client base that makes massive use of smart phones and e-tablets. Listed among the 13 trends of 2013 in the January Gueuleton touristique, organized by the Transat Chair in Tourism of UQAM’s ESG, in cooperation with Tourisme Montréal, on-site Internet hospitality creates numerous challenges for tourism offices and other organizations involved in providing hospitality to guests and tourists.

How do we evaluate the quality of digital hospitality around the world? Do digital services offered to visitors meet expectations? The TRAVELSAT survey finds that overall, the satisfaction index with the quality of digital hospitality stands at just barely over 100 – indicating that it is acceptable, but does not always exceed expectations (see the five index levels in Table 1).

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Note: This rating is indicative only (the progress from one level to the next being gradual) and does not apply to criteria of satisfaction relating to prices, which by their very nature find less favour with clients.

Level of satisfaction according to various criteria

Generation Y travellers (ages 25 to 34) seem slightly more satisfied with digital hospitality than those of other age groups (see Graph 1). When travellers in general spend between 4 and 7 nights at their destination, their needs are clearly met more fully (130) than those who stay between 1 and 3 nights (93) and 8 nights or more (111).

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Newlyweds on their honeymoon, shopping enthusiasts, and business travellers (MICE) express the highest level of satisfaction with digital hospitality (see Graph 2). Their experience even exceeds their expectations. At the other end of the spectrum, people whose stay is built around religious tourism often expressed the strongest dissatisfaction of all groups represented.

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Survey respondents were especially satisfied with the digital hospitality in New Zealand, Australia, the United States and Canada (see Graph 3). These countries offer an experience that is more competitive than most European destinations. Travellers who visited Latin America mentioned, among other aspects, issues with consistency of quality, which explains the low satisfaction index.

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Note: For clarification of destination composition, see Table 2.

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Individuals from the BRIC countries – Brazil, Russia, India and China – are those who most appreciated the digital hospitality they experienced during their trips (see Graph 4). We can surmise that technology devices are an effective way to overcome communication issues and that they can facilitate the initiation to a new destination. On the other hand, the expectations of Europeans were not completely met, which translates into less positive feedback.

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In terms of satisfaction with digital hospitality relating to the principal activities practiced by visitors, we do not see a wide variation in the indexes (see Graph 5); the majority of travellers find it acceptable. We notice that satisfaction levels rise when it comes to the specific character of the segment under study (golf, theatre, sporting event, etc.); destinations could easily justify focusing their content on activities which motivate travellers to visit.

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Influencers (or trend-setters) on the web, who are very active in social media, report a higher level of satisfaction than other client segments (see Graph 6). Better equipped and informed than the average, this group of individuals knows how to make the most of available applications once they’re at their destination.

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When we see how enthusiastically the more seasoned travellers (influencers on the web) embrace technology, we can ask ourselves about the correlation between level of knowledge and interest and level of satisfaction with digital hospitality. Being accustomed to services offered on the web, many influencers will even choose certain applications and digital services before arriving at their destination, which allows them to make more use and to better appreciate their devices upon arrival.

Tourism organizations and travellers alike are in the process of adapting to new technologies. The learning curve and the use of online tools are not the same for everyone, which is why we find ourselves in a transition period where a balance must be found between the services offered digitally and those provided personally by the industry’s players.

Sources:

–Transat Chair in Tourism, UQAM ESG and Tourisme Montréal. Gueuleton touristique, « Les 13 tendances de l’industrie touristique pour 2013».

– TCI Research. TRAVELSAT Competitive Index, 2011-2012.

 

Comment – Olivier Henry-Biabaud

The study simply reminds us that the appeal of technology is one thing, but the relevance of content is another. We still have a good way to go before the two can converge. What good is it for smart phones to have a myriad of apps from all sorts of operators within easy reach if what you really need at a crucial time is not available? Some apps are intriguing; some enable you to scan the exterior façade of a hotel to know if rooms are available. But how many tourists look for accommodations after arriving at their destination? The digital age is profoundly changing the way tourists plan their trips and live the travel experience, but we are yet again reminded that the actual experience is the sum total of hundreds of tangible and intangible points of contact (material, commercial, human and digital) that are all occasions for a destination to score points with visitors.

In the future, the most competitive destinations will likely be those that manage to strike the seamless balance of human and digital hospitality, to enrich the experience of the visit without virtualizing it, and to offer applications that are consistent throughout the visitor’s stay. Infomediation is an enormous challenge for destination management organizations (DMOs), which must strive to guide their visitors through this “jungle” before and during the stay.

Olivier Henry-Biabaud – TCI Research
Olivier_Henry_BiabaudOlivier Henry-Biabaud founded TCI Research in 2010. With a Master’s degree in Marketing Strategy (Paris Dauphine University, Sciences-Po Paris), he has 20 years of experience in international market research with global companies (TNS, Ipsos) in senior operational and management positions based in various locations. A specialist in international travelers’ opinion, he has been in charge of large-scale research programs measuring traveler satisfaction and destination competitiveness for over 50 countries, regions, cities and international tourism organizations. He is a regular speaker in international forums about tourism competitiveness, a member of the UNTWO Panel of Tourism Experts and its Knowledge Network, and a board member of the TTRA – Tourism and Travel Research Association (Europe Chapter).Website: www.tci-research.com