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Vu ou entendu lors du dernier Travel Distribution Summit

Une brochette d’experts s’est réunie les 4 et 5 octobre 2006 à Chicago lors du Travel Distribution Summit North America afin de partager leur vision des enjeux importants de l’industrie touristique. Comme les sujets abordés ont été aussi nombreux que variés, voici en vrac quelques-uns des faits saillants recueillis par le Réseau de veille en tourisme à l’occasion de cette conférence.

La recherche s’éclate

Plus de 6,4 milliards de requêtes de recherche ont été enregistrées en mars 2006. On anticipe l’intégration de formats multimédias (fichiers d’images, de son et de vidéo) dans les résultats de recherche. La dimension vidéo sur le Web constituera un enjeu majeur alors qu’on estime à 28 milliards le nombre de vidéos recherchés sur la Toile en 2006. L’impact d’un marketing viral sur Internet découlant d’une campagne vidéo reprise sur des sites comme YouTube peut apporter des résultats inespérés.

Actuellement le profil de recherche du voyageur américain branché, en termes de taux d’utilisation, se détaille comme suit:

  • moteurs de recherche généraux: 53%;
  • métamoteurs de recherche (ex.: Kayak): 12%, en hausse de 50% depuis un an;
  • fils RSS: 12%, le taux d’adoption n’était que de 5% l’an dernier.

Intermédiaires en ligne

On mentionne souvent que les agences en ligne sont en perte de vitesse sauf que, en réalité, le ralentissement prononcé d’Expedia fait de l’ombre sur le succès d’autres intermédiaires sur le Web (graphique 1). Le taux de croissance des ventes d’Expedia (en rouge) a chuté à 9% alors qu’il se situe encore à 28% pour l’ensemble des autres agences (en vert). Environ 80% des chambres vendues par Expedia proviennent d’hôtels indépendants. Les chaînes hôtelières parviennent de plus en plus à réaliser directement leurs ventes sur leur propre site Internet. (Lire aussi: Les fournisseurs dictent la loi.)

Graphique 1
Comparaison du taux de croissance des réservations d’Expedia
avec ceux des autres agences en ligne

Par ailleurs, des experts rappellent qu’il faut porter attention aux ambitions du géant eBay dans la vente de produits de voyages (lire aussi: Le voyage vendu aux enchères, eBay dévoile ses ambitions) et soulignent qu’il sera très intéressant de surveiller ce qu’il fera de sa nouvelle acquisition, Skype, qui permet d’effectuer gratuitement des appels téléphoniques par le moyen d’Internet.

Métamoteurs de recherche

Au cours du mois de juillet dernier, plus de six millions d’internautes ont effectué une recherche touristique à l’aide d’un métamoteur. (Lire aussi:Attention les métamoteurs de recherche débarquent.) Deux d’entre eux semblent vouloir se démarquer des autres, soit Sidestep et Kayak, qui rejoignent respectivement 3,3 et 2,4 millions d’utilisateurs.

La popularité grandissante des métamoteurs qui s’affairent à rediriger la clientèle directement vers le site Web des fournisseurs se fait sentir du côté des agences en ligne. Au deuxième trimestre 2006, ces dernières ne récoltaient plus que 36,2% des ventes des secteurs hôtelier et aérien combinés. Le trafic généré par les métamoteurs s’avère d’une grande pertinence pour leurs partenaires. Le taux de conversion des internautes qui visitent le site d’un fournisseur est d’ailleurs désormais excellent. Il atteint 13,2% dans le domaine du transport aérien et 12,2% au sein de l’hôtellerie.

Les statistiques des métamoteurs demeurent néanmoins encore nettement inférieures à celles des agences en ligne qui continuent d’attirer plus de 45 millions d’internautes mensuellement.

Communautés virtuelles

Plus de 500 000 voyages ont été planifiés à l’aide du site Yahoo! Travel. Ces itinéraires personnalisés de voyages sont rendus publics et consultés par d’autres internautes. Yahoo! a mesuré l’effet viral de cette mine d’information disponible à la communauté des voyageurs. Résultat: un itinéraire de voyage bien conçu et mis en ligne par un internaute inspirera 1400 planifications de voyages d’autres touristes.

Par ailleurs, le phénomène du géoréférencement des photos amène une autre dimension importante dans le partage des expériences de voyages. L’internaute, à l’aide d’un site de partage de photos personnelles comme FlickR, peut aisément associer à une carte touristique des photos prises lors d’un voyage. Dans l’exemple illustré, on retrouve les images associées à la ville de Québec où chaque lieu géographique (points roses) comporte un certain nombre de photos provenant de divers touristes. Plus de 5 millions de photos sont ainsi géoréférencées chaque mois.

Sites de commentaires

Les sites tels que TripAdvisor qui accueillent les commentaires de la clientèle gagnent en popularité et en influence. Ils doivent être pris au sérieux par les entreprises qui peuvent les utiliser au même titre qu’un groupe de discussion et s’en servir dans le but de s’améliorer. Voici quatre recommandations aux gestionnaires:

  1. lisez les commentaires formulés à l’égard de votre entreprise;
  2. répondez à ces commentaires;
  3. incitez votre clientèle à participer à ce processus;
  4. Ne vous vexez pas, mais agissez!

Une entreprise peut créer un lien externe vers les pages de commentaires de sites comme TripAdvisor. Cela démontre une grande transparence et inspire confiance à la clientèle. Règle générale, plus de la moitié des commentaires sont de nature positive.

Voyages d’affaires

  • Environ le tiers des voyages d’affaires sont prolongés d’un séjour d’agrément. Dans plus de 60% de ces situations, les voyageurs choisissent de demeurer dans le même hôtel.
  • La portion des dépenses d’affaires allouée à la restauration affiche une croissance, atteignant désormais en moyenne 16% de l’ensemble du budget de voyage.
  • Les solutions en ligne dédiées au marché corporatif se diversifient et sont de plus en plus utilisées. On estime que 64% de la clientèle corporative adopte des outils de réservation en ligne.

Croisières

Contrairement à ce que l’on observe dans les autres domaines touristiques comme le transport aérien ou l’hôtellerie, le secteur des croisières n’est pas convaincu de la nécessité de tendre vers la vente en direct avec l’aide d’un site corporatif. Les agences de voyages représentent encore de 80 à 85% des revenus de l’industrie des croisières. Environ 65% des internautes ayant acheté un produit de croisière ont effectué leurs recherches sur Internet, mais seulement 6% ont poursuivi leur démarche jusqu’à la transaction en ligne.

Source:
– Eyefortravel Travel Distribution Summit North America 06, conférence tenue à Chicago les 4 et 5 octobre 2006.

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Ailleurs dans le monde Marketing

Relever le défi des exigences des passeports: la Jamaïque, un cas de bonne pratique

Les autorités touristiques de la Jamaïque sont aux prises avec les mêmes inquiétudes que le Canada en ce qui concerne la clientèle américaine. Les éventuelles exigences de la part des autorités américaines pour détenir un passeport laissent craindre d’autres baisses importantes du nombre des déplacements touristiques. On peut tenter d’estimer à l’avance à combien se chiffreront les pertes en provenance de ce marché. Mais on peut aussi, dès maintenant, se préparer à ce scénario en mettant en place des mesures originales qui pourraient en atténuer les effets.

Au cours des dernières années, le marché touristique des États-Unis affiche des signes d’essoufflement dans certaines destinations traditionnelles. On remarque que davantage d’Américains optent pour des destinations non traditionnelles qui profitent d’un engouement accru. D’autres préfèrent tout simplement voyager à l’intérieur de leur pays.

Or, cette tendance constitue une source d’inquiétude pour la Jamaïque, puisque plus de 70% de ses visiteurs proviennent des États-Unis. Le nombre d’Américains en visite dans ce pays affiche une baisse de 13% depuis 1998. De plus, dès le 8 janvier prochain, les touristes américains désirant se rendre en Jamaïque devront détenir un passeport valide. Étant donné que la majorité des résidants n’en ont pas, les autorités touristiques de la Jamaïque ont décidé de s’attaquer à cette portion du problème et de stimuler la demande. Pour ce faire, le Jamaica Tourist Board, en partenariat avec la Jamaica Hotel & Tourist Association, a inauguré un programme de récompenses ciblant les 74% d’Américains qui ne détiennent pas de passeport. L’initiative, dont l’objectif consiste à inciter les voyageurs à faire la demande d’un passeport le plus tôt possible, comprend:

  • Une mesure visant les touristes de première visite. Ainsi, les visiteurs qui voyageront en Jamaïque après le 8 janvier 2007 et dont le passeport recevra un premier tampon obtiendront des crédits de récompenses équivalant à la somme dépensée pour l’acquisition du passeport. Ces crédits pourront être échangés notamment contre des séances de traitement dans un spa, un surclassement de chambre, un départ de golf, etc. Ces récompenses seront allouées à toutes les personnes qui présenteront des pièces justificatives concernant les frais d’un nouveau passeport.
  • Du café jamaïcain (Blue Mountain) gratuit et de l’information sur les procédures de demande de passeport. Il s’agit d’une opération de charme menée de la mi-novembre à la mi-mars auprès du grand public à l’intérieur de trois stations de train, soit celles de Chicago, de New York et de Washington.

De telles initiatives de la part d’une destination nous semblent tout à fait originales et bien ciblées, dans la mesure où l’obtention du passeport peut constituer un irritant et, ultimement, un frein aux voyages.

De plus, là où ce cas nous semble particulièrement intéressant, c’est que, dans un avenir rapproché, le Canada sera aux prises avec les mêmes réalités alors que l’on exigera des voyageurs canado-américains des papiers d’identité officiels (un passeport ou autre document du même type). On ne pourra plus compter sur cette portion d’Américains qui effectuent spontanément des voyages en traversant la frontière du Nord sans pour autant avoir fait une demande de passeport. C’est le moment d’être créatif.
 

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Réseaux de distribution Technologies

Les fournisseurs dictent la loi

Une importante conférence portant sur l’e-tourisme a récemment capté notre attention. Il s’agit du Travel Distribution Summit North America qui a eu lieu les 4 et 5 octobre 2006 à Chicago. Plusieurs enjeux importants y ont été soulevés, notamment la relation entre les fournisseurs et les agences en ligne, qui ne cesse d’évoluer en vertu des nouvelles dynamiques commerciales découlant de l’influence d’Internet. Nous avons synthétisé quelques éléments marquants de cette conférence.

Relation agence en ligne / fournisseurs

Parmi tout ce qui se passe dans l’arène du e-tourisme, les experts s’entendent sur le fait que la relation d’affaires entre les fournisseurs et les agences en ligne semble évoluer dans une nouvelle direction. La plupart des grandes compagnies aériennes réalisent désormais une importante part de leurs ventes directement à partir de leur propre site Web. Du côté des grandes chaînes hôtelières, c’est la même chose. Selon Shafiq Khan, vice-président commerce électronique de Marriott International, plus de 70% des clients internautes réservent maintenant directement sur le site corporatif de son entreprise. Dès 2008, on prévoit que plus de 62% des ventes en ligne de l’ensemble des chaînes hôtelières s’effectueront directement sur leur site.

Cette position de force qu’occupent dorénavant les fournisseurs leur permet d’en demander davantage à leurs partenaires d’affaires. On exige de plus en plus des agences en ligne qu’elles procurent de ventes additionnelles (incremental business). On veut utiliser ces intermédiaires pour rejoindre des internautes qui auraient été difficiles à atteindre directement par le biais du site corporatif. Par exemple, chez Marriott, on souligne la pertinence exceptionnelle d’un partenaire comme Priceline qui remplit bien ce rôle. Rappelons que Priceline fait partie des entreprises utilisant notamment l’approche de vente «opaque», c’est-à-dire que l’identité du fournisseur n’est divulguée au client que lorsque la prestation est payée. Plusieurs chaînes hôtelières ne veulent en effet pas être perçues comme un produit à bon prix (price leader), mais, comme toutes les autres organisations, il y a certaines périodes dans l’année où elles «doivent» vendre.

Partenaire jusqu’à quel degré?

Plusieurs fournisseurs ont décidé de travailler conjointement avec les intermédiaires partenaires de manière à optimiser les dollars investis en Web marketing. Ainsi, dans une campagne d’achat de mots clés (search advertising), ils s’entendront pour acheter des termes distincts afin de s’assurer de ne pas courtiser les mêmes clients. Un partenaire intermédiaire s’assurera par exemple de ne pas attirer inutilement un internaute qui cherche de façon naturelle le site du fournisseur. 

Un autre exemple va plutôt dans la direction opposée. Charlie Sultan, d’American Airlines, a souligné que les fournisseurs ne voyaient pas d’un très bon oeil qu’une agence comme Travelocity mette sur pied son propre programme de fidélisation. Si les intermédiaires empruntent cette avenue, cela entraînera une hausse des coûts pour attirer l’internaute directement chez le fournisseur. Selon M. Sultan, une telle stratégie des agences en ligne risque de rencontrer une certaine résistance auprès des compagnies aériennes et des chaînes hôtelières et de rendre plus ardue la poursuite des partenariats d’affaires.

Les agences en ligne appelées à se réinventer

C’est dans cette nouvelle dynamique que les agences en ligne et les fournisseurs devront trouver un point d’équilibre dans leurs partenariats. Reste que la balance ne penche clairement plus du côté des agences en ligne et que ces dernières devront faire la démonstration qu’elles continuent d’être la source d’une réelle valeur ajoutée au sein du modèle d’affaires des fournisseurs.

Certains experts croient même qu’éventuellement les agences en ligne se verront obligées de prendre davantage de risques afin d’assurer la pérennité de leur modèle d’affaires, c’est-à-dire se lancer dans l’achat d’inventaires, des lots de chambres et de sièges par exemple, et de s’en approprier les gains et les pertes afférents.

Une nouvelle guerre des commissions anticipée

Depuis quelques années, des compagnies aériennes ont frappé un grand coup en s’attaquant à l’un de leurs importants postes de dépenses, c’est-à-dire en éliminant les commissions versées aux agences de voyages. Véritable onde de choc pour le réseau de distribution, le mouvement s’est vite étendu et a été suivi par une grande partie des acteurs dans le transport aérien.

Le sujet est revenu sur le plancher lors de la conférence, quand des intervenants ont fait remarquer que les hôteliers souhaitaient s’inspirer de leurs homologues du secteur aérien et trouver une façon de diminuer leurs coûts de distribution. Invité à se prononcer sur la question, Shafiq Khan, de Marriott, s’est montré prudent, se limitant à dire qu’une réponse pourrait le placer devant un risque juridique de collusion. Le modérateur Terry Jones, ancien fondateur de Travelocity, s’est néanmoins permis d’ajouter que, selon lui, on observera sous peu une coupe des commissions dans le secteur hôtelier.  

En conclusion, on constate que les fournisseurs ont pris les choses bien en main pour s’assurer de demeurer dans une position confortable et de mieux s’outiller pour affronter les prochaines tempêtes. Il ne faut jamais oublier qu’ils demeurent les créateurs de richesse, les propriétaires et les gestionnaires de leurs prestations. Ils semblent bien vouloir capitaliser sur cette position de force afin de bien redessiner les nouveaux modèles d’affaires qui accompagnent une industrie touristique sans cesse bousculée par Internet et des nouvelles façons de faire.

Source:
– Eyefortravel Travel Distribution Summit North America 06, conférence tenue à Chicago les 4 et 5 octobre 2006.

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Around the world Customer segments

Loyal customers spend less than new customers

Spanish researchers have analyzed the expenditures of travellers in relation to how many times they have visited a destination. According to their findings, returning travellers spend less than first‑time visitors, primarily because of their increased knowledge of the destination. Destinations may want to consider the true economic benefits of new visitors versus loyal customers in relation to the money spent to attract them.

The advantages of loyal customers

In the tourism industry, regular customers are generally desirable for a number of reasons, in particular:

  • Marketing costs for attracting loyal customers are lower than those required to solicit new business.
  • A repeat customer usually indicates satisfaction with the product or service.
  • Customers who regularly return to a destination tend to encourage those around them to do the same.

In economic terms, destinations appreciate repeat visitors because they help stabilize market share, require lower promotional costs, and are less sensitive to price variations and potential service problems. However, another factor comes into play: returning travellers are more familiar with the destination and able to make more informed decisions when it comes to most travel expenses.

The Balearic Islands: A case study

Researchers Joaquin Alegre and Catalina Juaneda, from the University of the Balearic Islands, have attempted to analyze the relationship between consumer behaviour and repeat visits. The study looked at a sampling of German and British tourists vacationing in Spain’s Balearic Islands; many variables were analyzed, such as the number of visits to the destination and motivations like delivery quality.

In particular, the study examined the fact that first-time visitors are initially influenced by external factors, primarily the cost of the trip. Once destination quality proves to be a critical factor, high price is often seen as the best indicator of quality. As for repeat visitors, they are more motivated by factors linked directly to the destination, for example, hotel and service quality.

Not all tourists can be loyal

To clearly understand the context of repeat visits, it is important to realize that some tourism motivations run counter to destination loyalty. For example, for those who see travel as a break from routine (an opportunity for unique experiences and the discovery of new places, new people and other cultures) destination loyalty is not appealing. Travellers fitting this description would generally not be interested in revisiting a destination.

On the other hand, individuals with little tolerance for risk would feel comforted and relieved to return to the same place. This type of traveller usually seeks relaxation, comfort, a familiar environment, and a minimum of uncertainty and risk. Moreover, it takes time and effort to find and research a new destination, and money to set up new routines.

Differences observed

Why do first-time visitors spend more? Even if they have managed to compile a lot of information from travel guides or Web searches, it is very difficult to acquire intimate knowledge of local pricing realities. Given this lack of information (and more importantly, lack of first-hand experience), first-time visitors readily accept prices that may, in fact, not be considered competitive.

The study’s findings show that repeat visits to a destination have an influence on tourist expenditure patterns. The share of expenditures made in the home country of travellers who are visiting for the second or third time is 28% lower when compared to expenditures by new visitors. The difference is even more significant (32%) among tourists who are on their fourth or higher visit.

The impact of customer loyalty on consumer behaviour is even more remarkable when one looks at the amounts spent at the destination itself, during the vacation. Repeat visitors, regardless of how many times they have been, spend 40% less than first-timers.

Other motivating factors

Tourists who attach a great deal of importance to hotel quality tend to spend more on their vacations, both at home before the trip (+49%) and at the destination (+44%). People who consider the quality of their surroundings to be important also spend more, especially at the destination itself (+28%). A similar observation can be made about tourists who return to the same region, with expenditures of 17% more in the destination country.

The study findings also demonstrated the following:

  • Repeat visitors are more likely to opt for half-board lodgings, in other words, accommodations that include one or more meals.
  • Loyal tourists have a longer length of stay.
  • The more times tourists visit a destination, the more they tend to visit the same region.

Lessons learned?

A destination’s positioning should consider the proportion of new to return visitors. When a large percentage of one’s customers are not first-timers, it may be risky to promote services with a large mark-up. According to the study’s authors, increased profitability from unit sales will not be enough to compensate for an eventual decline in the number of visitors from a well-informed customer base.

Obviously, the example presented by the researchers covers only the case of the Balearic Islands (a sun destination) and is based on a restricted clientele, that of British and German tourists. However, the study’s authors conclude that their findings still apply to many destinations.

Sources:
– Alegre, Joaquin and Catalina Juaneda. « Destination Loyalty: Consumers’ Economic Behaviour, » Annals of Tourism Research, Vol. 33, No. 3, p. 684-706, 2006.
– Um, Seoho, Kaye Chon and YoungHee Ro. « Antecedents of Revisit Intention, » Annals of Tourism Research, Vol. 33, No. 4, p. 1141-1158, 2006.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Mieux comprendre le déclin du marché américain au Québec en 2005

Pour plusieurs régions du Québec, le déclin du marché américain représente une catastrophe. Qu’en est-il si l’on regarde de plus près chacun des principaux États émetteurs, selon les buts de voyages? Par exemple, les clientèles de la Pennsylvanie et de New York affichent des résultats très positifs, alors que c’est tout le contraire pour d’autres États comme le New Hampshire, le Connecticut et le Michigan. Portrait de la situation du marché américain…

Une année décevante

Quelque 3,4 millions de visiteurs américains ont visité le Québec en 2005, soit une baisse de 11% par rapport à 2004. (Lire aussi: Profil des Américains au Québec en 2004.) Les excursionnistes sont à l’avant-scène de cette débâcle avec un plongeon de 14%. Les chiffres de 2005 relatifs au nombre de séjours de plus de 24 heures ne sont guère plus reluisants, avec une baisse de 8% par rapport à 2004.

Les voyages de type personnel, par exemple pour des raisons de santé, sont compris dans la catégorie voyages d’agrément. La clientèle touristique américaine du Québec se répartit comme suit:

Tous les segments montrent d’importantes baisses en comparaison de l’année précédente, particulièrement du côté des excursionnistes d’affaires (-39%).

Les New-Yorkais en tête

L’État de New York constitue le plus important marché du Québec (tous buts de voyage confondus) avec quelque 343 000 touristes (au moins une nuitée), soit 16% de l’ensemble des voyageurs américains (graphique 1); une performance stable par rapport à 2004. Les arrivées touristiques en provenance des États suivants affichent toutes une baisse: Massachusetts (-6%), Maine (-12%), Vermont (-2%) et New Jersey (-4%). La Pennsylvanie montre pour sa part des signes positifs avec une croissance de 9% du nombre de touristes au Québec.

Notons que la clientèle de l’ensemble des autres États américains n’est certes pas négligeable puisqu’elle équivaut à 700 000 touristes qui ont visité le Québec en 2005. Par ailleurs, on remarque que la grande région de New York/New Jersey génère environ 18% du tourisme d’affaires en provenance des États-Unis.

L’apport des excursionnistes

Près de la moitié (49%) des excursionnistes américains en visite au Québec (tous buts de voyage confondus) proviennent du Vermont (graphique 2). Il s’agit néanmoins d’une baisse radicale de 14% par rapport à 2004. La hausse du dollar et des coûts de l’essence influence plus particulièrement ce type de tourisme de proximité.

Des rayons de soleil dans la tempête

Le nombre de nuitées constitue un excellent indicateur pour mesurer la performance obtenue sur un marché. À cet égard, agréable surprise du côté des touristes d’agrément en provenance de la Pennsylvanie, on constate une hausse de 28% du nombre de nuitées par rapport à 2004 (graphique 3). On parle ici d’un gain non négligeable de plus de 100 000 nuitées en provenance de cet État, qui comprend notamment les villes de Philadelphie et de Pittsburgh. L’État de New York explique quant à lui un autre gain de 48 000 nuitées sur le segment de l’agrément entre 2004 et 2005.

Globalement, l’année 2005 enregistre une baisse de plus de 500 000 nuitées «d’agrément». Les principaux États responsables de cette balance négative sont:

  • Connecticut, -115 000 nuitées (-31%)
  • Maine, -44 000 nuitées (-10%)
  • Massachusetts, -70 000 nuitées (-11%)
  • Michigan, -86 000 nuitées (-48%)
  • New Hampshire, -80 000 nuitées (-30%)
  • Vermont, -37 000 nuitées (-15%)

La durée des séjours

Le Québec profite principalement des courts séjours de une à trois nuits, tous buts de voyage confondus (graphique 4). On voit aussi clairement l’intérêt de cibler les marchés plus éloignés comme ceux de la Pennsylvanie, de New York (la région métropolitaine) et de la Floride, qui affichent une durée de séjour supérieure. Fait particulièrement intéressant, le plus important contingent des touristes en provenance du Connecticut (77 000) y viennent pour des séjours prolongés (plus de 10 nuitées), ce qui s’explique essentiellement par les voyages chez des parents et des amis. Mentionnons qu’en 2005 quelque 729 000 Américains ont séjourné au moins une semaine au Québec.

Dans les régions

Tout comme pour la clientèle d’outre-mer (lire aussi:Les voyageurs d’outre-mer au Québec en 2005), les grandes villes québécoises attirent la majorité des touristes américains (graphique 5). Pour illustrer leurs déplacements touristiques, nous n’avons conservé que les régions touristiques dont le nombre de touristes s’avérait significatif. Le total dépasse le nombre de voyages-personnes puisque plusieurs mentions étaient possibles. La région de Montréal a moins souffert que celle de Québec de l’érosion du tourisme d’agrément. La métropole a enregistré une baisse de 4% par rapport à 2004, comparativement à une diminution de 9% dans le cas de la vieille capitale. On remarque par ailleurs qu’il y a davantage d’Américains qui viennent visiter des parents et des amis à Montréal (225 000) qu’il y a de touristes d’affaires (213 000).

Répartition trimestrielle

Les touristes américains en visite pour des motifs d’agrément privilégient massivement l’été, le troisième trimestre accaparant 40% des voyages (graphique 6). Lorsqu’on les compare aux touristes d’outre-mer, on remarque un comportement différent des Américains en visite chez des parents et des amis. Ces derniers répartissent leurs voyages de manière relativement égale durant l’année, alors que les voyageurs d’outre-mer favorisent nettement la saison estivale. Les déplacements d’affaires sont également bien distribués durant l’année.

Les pertes les plus importantes par rapport à 2004 sont survenues du côté des voyages d’agrément durant les périodes estivales et automnales. Le nombre de touristes d’agrément au cours des troisième et quatrième trimestres affiche des baisses respectives de 10% et de 18% par rapport à l’année précédente.

Composition des groupes

Afin d’obtenir une meilleure appréciation du comportement de voyage, nous avons aussi porté notre attention sur la taille des groupes, selon la provenance des Américains (graphique 7). Nous avons réuni les touristes d’agrément et ceux en visite chez des parents et des amis. Comme les voyageurs d’affaires se déplacent habituellement seuls, nous les avons exclus de l’analyse afin de mieux faire ressortir les particularités de chacun des États.

Il faut par ailleurs savoir que, selon les paramètres de l’Enquête sur les voyageurs internationaux (EVI), une personne voyage seule si elle n’est pas en mesure de donner de l’information sur les dépenses et sur les activités des personnes qui l’accompagnent ou si elle fait partie d’un groupe de voyage. Pour cette raison, le tourisme de groupe proprement dit ne fait pas partie de cette nomenclature.

Contrairement à ce que l’on observait chez les touristes d’outre-mer, la proportion d’Américains qui se déplacent seuls demeure relativement faible. Pour la plupart des segments de marchés, ce sont les voyages en duo qui prédominent. La situation s’avère toutefois différente dans le cas des Américains provenant de la Pennsylvanie et du New Jersey, ceux-ci voyageant davantage par groupes de quatre personnes et plus.

Pour conclure, le tableau 2 procure quelques renseignements complémentaires qui permettent de comparer certains éléments du profil touristique des trois catégories de clientèles, selon leur motivation de voyage.

Les statistiques concernant la taille moyenne des groupes et la durée moyenne du voyage sont demeurées pratiquement inchangées depuis 2005 et ce, pour chacun des segments de clientèles (tableau 1). On note toutefois un comportement fort différent des Américains en visite chez des parents et des amis. Ces derniers ont limité considérablement leurs dépenses au Québec. Les dépenses moyennes par visite ont chuté, allant de 320$ en 2004 à 182$ en 2005. Quant aux dépenses moyennes par nuitée, elles sont passées de 82$ à 33$. Les dépenses moyennes par séjour du segment tourisme d’affaires ont, pour leur part, connu une hausse de 7%.

Source:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2005.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Les voyageurs d’outre-mer au Québec en 2005

Le Québec a accueilli quelque 1,06 million de touristes étrangers en provenance d’autres pays que les États-Unis en 2005, soit une hausse de quelque 84 000 voyageurs par rapport à l’année 2004. La différence se fait toutefois sentir sur le plan des nuitées puisqu’elles affichent une croissance spectaculaire de 17% en raison d’une moyenne supérieure de la durée des séjours. Nous présentons l’état de la situation de ce marché en nous appuyant sur des données qui proviennent d’un traitement spécial effectué à partir de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada.

Répartition par continent

L’Europe demeure le pain et le beurre du Québec en ce qui a trait à la clientèle d’outre-mer (y compris le Mexique). Les 703 000 touristes du vieux Continent représentent plus des deux tiers des voyageurs (graphique 1). On remarque aussi que le nombre de touristes en provenance de l’Asie est bien réparti entre les trois segments de clientèle. Le tourisme d’affaires y est certes florissant, plus de 26% de cette clientèle étant issue de ce continent.

Des séjours plus longs

En dépit d’un nombre stable de voyageurs, le bilan de l’année 2005 s’avère fort positif alors que les touristes d’outre-mer sont restés en moyenne plus longtemps (11,6 nuitées) au Québec qu’en 2004 (10,5 nuitées) (Lire aussi:Les voyageurs d’outre-mer au Québec en 2004). En raison de leur faible nombre, nous n’avons pas pris en compte les séjours d’excursionnistes dans cet article.Les voyages de type personnel, par exemple pour des raisons de santé,sont compris dans la catégorie voyages d’agrément. La répartition de la clientèle touristique selon le but du voyage se présente comme suit:

  • 553 000 touristes dont l’agrément est le but du voyage (+2,6% vs 2004),
  • 303 000 touristes dont la principale raison du voyage est la visite de parents et d’amis (+26% vs 2004),
  • 206 000 touristes d’affaires (-6,8% vs 2004).

On constate que les gains sont principalement attribuables à la bonne performance du segment des visites de parents et d’amis qui enregistre une hausse spectaculaire de 26%. Voyons maintenant comment se répartissent les 12,3 millions de nuitées effectuées par les touristes d’outre-mer au Québec en 2005:

  • 6,1 millions proviennent des voyages d’agrément (+11% vs 2004),
  • 4,5 millions sont effectuées lors de visites de parents et d’amis (+25% vs 2004),
  • 1,7 million sont issues des voyages d’affaires (+21%).

On remarque que la durée des voyages s’est améliorée sur tous les plans, le Québec enregistrant des hausses significatives du nombre de nuitées pour tous les segments de clientèles.

Le marché français d’agrément explose

Non seulement le marché français continue-t-il de dominer, mais il affiche également une croissance remarquable du nombre de nuitées par rapport à 2004, grâce aux voyages d’agrément (graphique 2). Plus de 750 000 nuitées additionnelles, soit une hausse de 39%, sont spécifiquement attribuables à ce segment. Toujours du côté de l’agrément, des gains intéressants sont à signaler de la part des voyageurs britanniques (+48%), allemands (+16%), mexicains (+19%), japonais et néerlandais (+94%). Quant aux marchés en baisse, il s’agit notamment de l’Italie (-16%), de la Belgique (-39%) et étonnamment de la Chine (-36%). Ce dernier marché se reprend toutefois du côté des visites chez des parents et des amis, dont les nuitées affichent une hausse de 46%.

La durée des séjours

L’analyse de la durée des séjours apporte un éclairage sur la contribution des principaux marchés (ceux dont les données sont significatives) quant au nombre de nuitées générées (graphique 3). Le total du nombre de touristes apparaît entre parenthèses, en milliers. Le plus important contingent des touristes britanniques, allemands et italiens vient pour moins de quatre jours. Il semble que l’on ait de la difficulté à les retenir au Québec lors de leurs voyages en sol canadien. Dans le cas des Mexicains, la plus grande proportion séjourne de 4 à 6 nuitées. Fait intéressant, plus de 150 000 Français passent au moins 10 jours au Québec lors de leur visite, comportement contraire à celui des Britanniques qui, eux, ne sont que 17% à séjourner au moins 10 jours et 46% à faire des voyages de trois nuitées ou moins.

D’abord les villes

Les pôles urbains du Québec attirent la grande majorité des voyageurs en provenance d’outre-mer (graphique 4). Pour illustrer leurs déplacements touristiques, nous n’avons conservé que les régions touristiques dont le nombre de touristes était significatif. Le total dépasse le nombre de voyages-personnes puisque plusieurs mentions étaient possibles. Globalement, la métropole s’en tire mieux que la région de Québec, enregistrant une hausse de 9 % du nombre de voyageurs d’outre-mer, comparativement à une baisse de 4% pour la vieille capitale. La performance de Montréal s’explique surtout par un accroissement de 50 000 visites de parents et d’amis par rapport à l’année 2004.

On constate que les baleines et la popularité de Tadoussac continuent d’exercer un fort pouvoir d’attraction auprès des touristes étrangers, consolidant la troisième position de la région de Manicouagan avec ses 75 000 visiteurs.

Un meilleur étalement

Les touristes d’outre-mer en visite pour des motifs d’agrément ou chez des parents et amis continuent de privilégier massivement l’été (graphique 5). L’écart entre les deux segments à cette période se rétrécit toutefois. En effet, la courbe s’aplanit quelque peu du côté des voyageurs d’agrément par rapport à l’année 2004, le nombre de visites augmentant dans les 1er, 2e et 4e trimestres, mais diminuant au 3e trimestre. Les visites chez des parents et des amis durant l’été sont quant à elles en forte hausse (+24%) comparativement à l’année précédente.

Composition des groupes

Pour mieux juger du comportement de voyages des différents marchés en ce qui concerne la taille des groupes, nous avons réuni les touristes en voyage d’agrément ou en visite chez des parents et amis (graphique 6). Comme les voyageurs d’affaires se déplacent habituellement seuls, nous les avons exclus de l’analyse afin de mieux faire ressortir les traits culturels de chacun des marchés.

Il faut par ailleurs savoir que, selon les paramètres de l’Enquête sur les voyageurs internationaux (EVI) de Statistique Canada, on considère qu’une personne voyage seule si elle n’est pas en mesure de donner de l’information sur les dépenses et les activités des personnes qui l’accompagnent ou si elle fait partie d’un groupe de voyage. Pour cette raison, le tourisme de groupe proprement dit ne fait pas partie de cette nomenclature.

On constate d’abord que les clientèles asiatiques ont davantage tendance à venir au Québec en solitaire, alors que, en réalité, on peut supposer que plusieurs de ces individus font partie de groupes organisés. Cela est dû à l’application de la règle statistique mentionnée précédemment. Les Français, les Mexicains et les Suisses semblent avoir une propension plus élevée à voyager en grands groupes. Les Britanniques, les Italiens et les Néerlandais sont ceux qui apprécient le moins le tourisme solo, préférant largement les vacances en duo.

Pour conclure, voici quelques renseignements complémentaires qui permettent de comparer certains éléments du profil touristique des trois catégories de clientèles, selon leur motivation de voyage:

En 2005, des différences notables apparaissent du côté de la durée moyenne du voyage des touristes d’agrément, qui est passée à 11,09 nuitées, comparativement à 10,22 en 2004. Même son de cloche du côté des voyageurs d’affaires (8,3 vs 7 nuitées). On remarque également depuis l’an dernier une hausse significative des dépenses moyennes par visite, soit 789$ vs 735$ pour le segment des parents et amis et 1290$ vs 1165$ pour le segment du tourisme d’affaires.

Voir aussi
Le profil des Canadiens au Québec
Profil des Américains au Québec en 2004
Profil des touristes en visite chez des parents et des amis au Québec

Source:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2005.

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Réseaux de distribution Technologies

Le voyage vendu aux enchères, eBay dévoile ses ambitions

Taillés sur mesure pour Internet, les voyages ne cessent d’attirer de nouveaux joueurs, séduits par des modèles d’affaires compatibles avec le Web. C’est dans cette optique que le géant eBay annonçait son intention de devenir un acteur majeur de l’industrie touristique. Jusqu’à maintenant limitée à des initiatives isolées, la vente aux enchères des produits de voyages pourrait bientôt s’étendre et devenir un canal de distribution significatif.

La force eBay

Pionnier du commerce en ligne, eBay n’est nul autre que la place d’affaires électronique numéro un à l’échelle mondiale, avec des revenus annuels de 5,2 milliards USD. Le site accueille mensuellement plus de 160 millions de visiteurs et propose quelque 78 millions de produits. L’exemple ci-dessous illustre quelques offres de forfaits sur eBay à destination du Mexique.

Offres de forfaits de vacances au Mexique sur eBay

La présence d’articles de voyage sur la plate-forme eBay demeure pour l’instant marginale, estimée à quelque 5500 entrées si l’on exclut les accessoires de voyage tels que les valises et les livres. L’Allemagne est actuellement de loin le marché le plus dynamique dans les ventes de produits de voyage sur eBay.

Évidemment eBay n’est pas le seul acteur dans l’arène des encans touristiques en ligne. On y trouve notamment l’entreprise SkyAuction.com qui gagne en popularité. Elle vend autant des billets d’avion que des chambres d’hôtel, des croisières que des forfaits tout inclus. D’autres sites se spécialisent en misant sur des niches bien spécifiques, par exemple:

  • All Cruise Auction: produits de croisières;
  • RoomAuction.com: hôtels indépendants de plusieurs régions dans le monde;
  • Generous Adventures: chambres d’hôtel ayant reçu des distinctions, voyages atypiques, forfaits écotouristiques, etc. La majorité des prestations listées constituent des dons et les profits sont versés à diverses organisations caritatives;
  • Bidshares: condos de vacances dans une variété de centres de villégiature (à vendre, à louer ou à acheter);
  • Luxury Link: produits de luxe.

À quoi s’attendre

Maintenant qu’eBay s’intéresse sérieusement au domaine du voyage, les choses pourraient se bousculer. Jusqu’à présent, la part de marché des ventes aux enchères demeure marginale et très éclatée. Certains grossistes européens ont mis en place leur propre site aux enchères afin de répondre à ce segment de clientèle. C’est le cas notamment de TUI (http://auctions.latedeals.com) et de Lastminute.com (www.auctions.lastminute.com).

Dans l’éventualité où eBay y consacre toutes ses ressources, ce dernier pourrait devenir une grosse pointure dans le réseau de distribution, d’autant plus que le géant en ligne multiplie les accords stratégiques. En plus de partenariats d’affaires récemment signés avec Yahoo! et Google, eBay détient une entente d’exclusivité avec Expedia pour le marché américain.

Des fournisseurs comme les hôteliers pourraient voir d’un bon oeil l’arrivée d’un acteur jouissant d’une extraordinaire notoriété. Ceux-ci peuvent améliorer la gestion de leurs inventaires en utilisant eBay pour vendre des chambres durant les périodes moins occupées. Les hôteliers conservent une autonomie complète quant à la tarification et peuvent ainsi s’assurer de l’intégrité des prix de leurs produits. Un établissement pourrait, par exemple, profiter du week-end du Grand Prix automobile pour vendre quelques chambres à prix très élevé aux clients les plus offrants. Comme le gestionnaire a la possibilité de déterminer un prix minimal, il peut facilement s’assurer que le prix de vente ne sera jamais inférieur à celui proposé sur le site Internet de l’hôtel. eBay impose des frais de base pour afficher sur son site ainsi qu’une commission variant de 5 à 7% lorsque la vente se réalise.

On peut s’attendre à ce qu’un tel canal de vente prenne du gallon dans les années à venir, d’autant plus qu’eBay compte développer une nouvelle infrastructure technologique spécifiquement adaptée aux prestations touristiques qui lui donnera les moyens d’étendre ses activités dans ce secteur.

Des restrictions

Il faut savoir que, pour obtenir le droit de vendre des prestations de voyages sur eBay, la personne ou l’entreprise doit posséder un permis d’agence de voyages, à moins qu’elle n’en soit elle-même le fournisseur. Un hôtelier n’est donc pas autorisé à jouer le rôle de voyagiste en proposant par exemple des vols pour se rendre à son établissement.

On y trouve par ailleurs une fonction intéressante (buy-it-now) qui permet aux internautes de contourner le processus de l’encan et de procéder directement à l’achat, selon un prix déterminé d’avance. Il s’agit de la seule façon de s’assurer de conclure la transaction et d’éviter que ce que l’on convoite ne termine dans les mains d’un autre acheteur.

Or, la vente aux enchères ne convient pas à tous et certains éléments de risque demeurent. Il revient à l’acheteur d’effectuer les vérifications d’usage afin de s’assurer que le produit affiché correspond bien à ses attentes.

Des avantages dans un univers Web 2.0

Le modèle d’affaires éprouvé et bien rodé d’eBay comporte certains avantages. Par exemple, le système utilise un intermédiaire bancaire (PayPal) qui protège les parties contre des fraudes potentielles. Par ailleurs, un système de rétroaction entre les acheteurs et les vendeurs a été mis en place, ce qui permet de visualiser l’historique marchand de chacune des parties. Les utilisateurs d’eBay accordent une grande importance à ces commentaires, ce qui assure les acheteurs de transiger avec des vendeurs fiables. L’immense avantage de cette approche, par rapport à ce que l’on trouve sur des sites comme TripAdvisor ou WikiTravel, c’est que seuls les gens ayant déboursé pour procéder à un achat peuvent émettre un commentaire. Le fournisseur a aussi la possibilité de répliquer et d’expliquer les raisons des commentaires négatifs. Ces particularités du modèle d’affaires eBay cadrent parfaitement avec l’environnement Web 2.0. (Lire aussi: Web2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler!).

Il est trop tôt pour prévoir si l’arrivée d’un joueur comme eBay, qui dispose d’un potentiel d’investissement d’envergure, aura des répercussions sur la distribution des voyages. Ce type de service intéressera principalement les chasseurs d’aubaines, les mêmes qui fréquentent les sites des métamoteurs de recherche tel Kayak, et les modèles opaques (avant la transaction, la bannière n’est pas identifiée) tel Hotwire. (Lire aussi: Les modèles «opaques» révolutionneront-ils la distribution?). Est-ce que, en termes de coûts de distribution, un canal comme eBay se révélera avantageux? Est-ce que cette façon d’acheter des voyages peut devenir un réel canal alternatif et faire d’eBay un joueur touristique significatif? À suivre.

Voir aussi

eBay
All Cruise Auction
Generous Adventures
Bid Shares
Luxury Link
Room Auction

Sources :
– e-tid. «eBay Bids To Enter Travel Sector», [www.e-tid.com], 5 juin 2006.
– EyeforTravel Correspondent. «Interview with Karim Lankarany, Senior Category Manager Reise, eBay GmbH», EyeforTravel [www.eyefortravel.com], 14 juin 2006.
– EyeforTravel. «Can eBay Become the Ultimate Travel Distribution Channel?», EyeforTravel [www.eyefortravel.com], 16 mars 2006.
– Gilden, James. «ebay Site Can Be a Boon for Travelers», Los Angeles Times, 16 avril 2006.
– McGrath, Ginny. «eBay Expands Travel Auctions in Britain», The Times [travel.timesonline.co.uk], 5 juin 2006.
– Waters, Richard. «Google and eBay Forge Alliance», Financial Times [www.ft.com], 28 août 2006.

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Ailleurs dans le monde Technologies

Le Planificateur de Routes Cyclables: la technologie au service du cyclotourisme

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un État d’Allemagne, a mis au point un planificateur de routes cyclables qui, à l’aide d’un récepteur GPS, permet aux cyclotouristes de planifier leur itinéraire de vacances à vélo. Innovation facilement adaptable à d’autres secteurs d’activité, cette technologie s’avère un moyen efficace de valoriser les produits et les attraits d’une région, lorsque greffés aux itinéraires qui défilent sur le guidon des cyclistes.

Une collaboratrice du Réseau de veille s’est rendue dans trois destinations européennes afin de comparer les façons de faire dans le développement et la mise en marché du cyclotourisme et d’étudier certains exemples de succès. Voici une troisième analyse des meilleures pratiques touristiques observées. (Lire aussi: Meilleures pratiques en cyclotourisme, le cas de la Route du Coeur et SuisseMobile: un projet de développement durable et mobilisateur.)

L’origine du projet

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie est l’État d’Allemagne le plus reconnu pour la qualité de ses infrastructures cyclables. La diversité des paysages et des attractions rend les circuits fort attrayants pour les cyclotouristes qui visitent la région. Les itinéraires se déclinent en excursions de durée variée au sein d’un réseau cyclable de plus de 23 000 kilomètres, dont la fameuse route des 100 châteaux de Münsterland. En 2003, le ministère de la Construction et du Trafic de cet État intégrait à son offre un outil technologique original: le Planificateur de Routes Cyclables.

Le Planificateur de Routes Cyclables a été développé spécialement pour les cyclistes. Il sert à planifier une route avec un point d’origine et un point d’arrivée, dont le tracé peut inclure des passages obligés selon le choix du cycliste. Accessible sans frais sur le site Internet du gouvernement, cet outil permet de concevoir des milliers d’itinéraires en quelques étapes simples. Le principe s’apparente aux planificateurs de routes utilisés dans les véhicules motorisés, sauf que, dans ce cas-ci, seules les voies où il est possible de circuler à vélo y apparaissent (voir cartes).

On planifie ainsi les itinéraires à suivre en considérant divers critères pris en compte par le Planificateur tels que:

  • les besoins des cyclistes (hébergement, restauration, distance, type de surface, etc.);
  • l’utilisation des voies cyclables les plus sécuritaires possibles;
  • des options spécifiques telles que «préférence pour une route thématique» ou «éviter les montées»;
  • de l’information touristique additionnelle;
  • la localisation des gares;
  • la possibilité de dresser une route à partir d’un lieu à un autre;
  • des instructions relatives aux directions;
  • etc.

Une intégration efficace de l’offre touristique

Les cartes interactives affichent des renseignements supplémentaires concernant les attractions touristiques, les gares, les stations de vélos (stationnement), l’information touristique et les hôtels Bett&Bike (un réseau de logements spécialement équipés en fonction des besoins spécifiques des cyclistes). Ces données sont tenues à jour par les associations touristiques directement à l’aide d’Internet (voir fiche illustrée). Un zoom permet de visionner les cartes dans le détail.

Un algorithme spécial a été développé dans l’esprit d’utiliser le réseau cyclable existant de manière optimale, de même que certains parcours thématiques. On y a ensuite greffé un réseau secondaire de 235 000 kilomètres, constitué des routes destinées à la circulation automobile, mais acceptant l’usage du vélo. Les routes proposées par le Planificateur utilisent au maximum le réseau cyclable de base et sont ensuite complétées par le réseau secondaire. En insérant des adresses spécifiques dans la requête, le système adapte le tracé et intègre des arrêts intermédiaires.

Faciliter la vie du cycliste

Pour chaque route calculée, le programme présente une carte interactive indiquant la distance, le dénivelé et les directions à suivre, y compris le nom des rues de même que les panneaux de signalisation présents sur la route. À partir de ce point, l’internaute a la possibilité d’enregistrer les données sur un récepteur GPS qui le secondera dans la réalisation de son tour guidé. Les cyclistes qui ne possèdent pas leur propre GPS peuvent en louer un à certains endroits tels que des offices du tourisme, ou simplement imprimer l’information.

Quant aux routes thématiques, le Planificateur intègre à la carte du trajet les données supplémentaires qui aideront l’utilisateur à compléter la planification de son excursion, notamment l’offre d’hébergement et les attraits touristiques.

Succès de la démarche

L’utilisation du Planificateur de Routes Cyclables gagne en popularité. Le nombre de visites sur le site du Ministère ne cesse de croître depuis sa création en 2003. Le concept a remporté le prix «Best for Bike» en 2004, soulignant la meilleure initiative pour appuyer l’utilisation du vélo. L’outil demeure propriété du ministère de la Construction et du Trafic, puisqu’il a été créé sur mesure afin de répondre aux demandes du gouvernement. Reste que le concept pourrait certainement être exportable et adapté à d’autres destinations qui désirent miser sur le cyclotourisme ou à d’autres produits comme la motoneige.

Voir aussi

Radrouteplaner

Sources:
– Racine, Amélie et Mark Schanzleh. «Étude sur le cyclotourisme suisse, allemand et néerlandais», Réseau de veille en tourisme, mars 2006.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Les Québécois à l’étranger: évolution du marché, 2005 vs 2003

Comment le marché touristique québécois a-t-il évolué de 2003 à 2005? L’Europe s’avère de plus en plus attirante aux yeux des Québécois, alors que des destinations comme l’Allemagne et l’Italie enregistrent des gains spectaculaires quant au nombre de nuitées touristiques en 2005 comparativement à 2003.

La rareté et la disponibilité des données traitant du tourisme expéditif international n’empêchent pas que cela demeure un volet important de notre industrie touristique. C’est pourquoi, il y a près de deux ans, le Réseau de veille faisait le point sur le comportement de voyages des Québécois vers l’étranger. Nous récidivons, en comparant cette fois les données de 2005 avec les précédentes (2003).

De plus en plus de voyages à l’étranger

Bien sûr, le Québec figure au premier plan pour les voyages des Québécois. Ces derniers ont néanmoins effectué plus de 4,8 millions de voyages d’une nuit ou plus à l’étranger en 2005, soit l’équivalent de 37,4 millions de nuitées. On constate que les Québécois passent de plus en plus de temps à l’extérieur du Québec, alors qu’on enregistre une croissance de 16% des nuitées par rapport à l’année 2003. (Lire aussi: Où vont les Québécois à l’étranger?) Quant aux dépenses touristiques internationales des Québécois, elles ont aussi augmenté de 16% pour la même période, atteignant les 3,17 milliards de dollars. Rappelons que toutes les dépenses excluent les transactions engagées au Canada.

Les destinations outre-mer gagnent du terrain par rapport aux États-Unis. L’ensemble des voyages des Québécois chez nos voisins du Sud a atteint 18,7 millions de nuitées, soit le même nombre que pour les voyages vers des destinations d’outre-mer. En 2003, la différence de nuitées s’élevait à 600 000 en faveur des déplacements vers les États-Unis. Les Québécois ne sont pas différents des autres touristes; ils cherchent à découvrir de nouveaux horizons et délaissent progressivement les lieux plus traditionnels.

États-Unis: domination de la Floride

Déjà confortablement installée en première position, la Floride continue de dominer comme destination, accaparant plus de 8,4 millions de nuitées, soit 45% du total des nuitées (graphique 1, mais non illustrée en raison de son importance disproportionnée). Le Maine obtient le plus grand écart par rapport à 2003, cet État enregistrant une hausse de 331 000 nuitées. Les États du Massachusetts, de New York et du Vermont présentent également des hausses statistiques assez fortes. Soulignons l’étonnante performance du Texas qui a vu son nombre de nuitées québécoises doubler depuis 2003.

Les dépenses touristiques des Québécois réalisées en sol américain pour des voyages d’une nuit et plus en 2005 ont totalisé 1,42 milliard de dollars, soit une augmentation de 14% (graphique 2). À elle seule, la Floride a reçu plus de un demi-milliard de dollars.

Tout comme pour le nombre de nuitées, les États de la Nouvelle-Angleterre et de New York ont réalisé des gains intéressants en matière de recettes touristiques. Viennent s’ajouter au paysage la Californie et le Nevada où les Québécois dépensent beaucoup en raison de séjours plus longs et de dépenses quotidiennes plus élevées. Ces dernières atteignent en moyenne 134 dollars par jour en Californie et 212 dollars au Nevada, lieu du divertissement par excellence. On remarque aussi qu’Hawaï, destination soleil long-courrier, semble en perte de vitesse.

Outre-mer: une forte attirance

Une multitude de destinations s’offre désormais aux Québécois, leur permettant de sortir des sentiers battus. Les voyages vers des pays outre-mer ont enregistré une croissance de plus de 18% en termes de nuitées de 2003 à 2005 (graphique 3). Au cours de la même période, le nombre de nuitées aux États-Unis a augmenté de 14%.

On assiste à un engouement remarquable des Québécois pour les destinations européennes avec, en tête de liste, la France qui a enregistré à elle seule un gain de près de un million de nuitées. Les taux de croissance des départs vers l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Belgique sont encore plus spectaculaires. Le Royaume-Uni toutefois enregistre une baisse de 16%. Le taux de change avec l’euro ne semble pas être un facteur décisif, puisqu’il a peu fluctué par rapport au dollar canadien de 2003 à 2005. On doit toutefois prendre en compte la durée des séjours qui s’inscrit comme un facteur d’influence quant au nombre de nuitées. À titre d’exemple, la durée moyenne des séjours en France est passée de 15,8 à 13,7 nuitées de 2003 à 2005, alors qu’en Allemagne elle a presque doublé, passant de 7,8 à 14,6 nuitées.

Du côté des destinations soleil, les gains sont plus modestes, se rapprochant davantage de la croissance moyenne globale de 18%. Les destinations éloignées semblent avoir été massivement délaissées par les Québécois avec un nombre de nuitées en chute du côté des pays éloignés comme l’Australie et la Thaïlande. L’Inde a par ailleurs enregistré une forte hausse des nuitées (48%). Difficile d’évaluer l’effet réel de la catastrophe du tsunami dans la région de l’Asie du Sud-Est, mais on observe d’importantes baisses de la clientèle québécoise dans certaines destinations.

Quant aux dépenses touristiques en Thaïlande, en Inde et aux Philippines, elles ont diminué de façon importante (graphique 4). À l’exception d’une baisse notable pour le Royaume-Uni, on constate une augmentation significative des dépenses dans toutes les autres destinations populaires. On remarque aussi le retour en force de la Belgique qui a gagné plusieurs positions en quadruplant ses recettes issues du marché québécois.

Les États-Unis, la Floride en tête, continuent d’attirer un grand nombre de Québécois. Plusieurs destinations européennes, hormis le Royaume-Uni qui est en baisse, gagnent du gallon avec des taux de croissance importants. Les plus fortes progressions ont été enregistrées au Maine, au Massachusetts, au Texas, en Belgique, en Italie, en Allemagne et en France.

Quant aux dépenses touristiques des Québécois, elles sont en baisse dans certaines destinations long-courrier telles que la Thaïlande, l’Australie, l’Inde et Hawaï, de même qu’au Royaume-Uni. Les statistiques montrent toutefois une forte hausse en Belgique, en Espagne et en Allemagne, notamment.

Source:

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2005.

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Marketing Technologies

Les fils RSS: tout le monde en parle, personne ne les connaît!

La notion de fils RSS ne vous dit rien? Ne vous en faites pas, vous n’êtes certainement pas les seuls. Cette nouvelle façon de communiquer sur le Web fait partie des récents outils simplifiés qui permettent aux consommateurs d’exercer un contrôle sur l’information qu’ils veulent recevoir. La popularité croissante des fils RSS modifiera non seulement le comportement général des internautes dans la façon de rechercher l’information, mais influencera également les stratégies de Web marketing des entreprises.

En quoi consiste le RSS ?

Les fils RSS (Really Simple Syndication) permettent à l’internaute de récupérer rapidement, sur son ordinateur, l’information de son choix et de la consulter au moment qui lui convient le mieux. Pour les gestionnaires, l’intérêt de la technologie RSS vient surtout du fait qu’ils bénéficient d’une nouvelle voie de communication efficace et directe avec des consommateurs ayant manifesté le désir de recevoir précisément ce type d’information (voir illustration).

Le format RSS, variante du langage XML, permet de distribuer divers types de contenu Web, notamment des promotions, des nouvelles, des statistiques, etc., et ne peut être interprété que par un lecteur, agrégateur ou regroupeur (tous des synonymes) de ce type de contenu. Plusieurs fournisseurs tels Netvibes, NewsGator et My Yahoo! offrent gratuitement ce type de service.

Normalement, pour recevoir un fil RSS, il suffit de copier le raccourci associé au bouton XML (habituellement orange) et de le coller dans l’agrégateur (voir illustration). On peut soit opter pour l’installation d’un petit logiciel qui recueille automatiquement les nouvelles en format RSS ou personnaliser une page Web dédiée à cet effet. Une fois cette petite procédure complétée, il ne reste plus qu’à attendre que l’information désirée soit acheminée directement à l’agrégateur, sous forme de courts titres. Lorsque quelque chose semble d’intérêt, un clic suffit pour ouvrir la page. De cette façon, le consommateur reçoit l’information qu’il désire, sans perte de temps et, surtout, sans pullulement de courriels.

Un mariage réussi avec le tourisme

Pour de nombreux consommateurs, Internet s’impose comme le meilleur outil de recherche pour dénicher des prestations touristiques à bon prix. Toutefois, trouver d’intéressantes promotions ne se fait généralement pas sans effort. La technologie RSS pourrait certes changer la donne alors que l’internaute hérite d’un tout nouveau niveau de contrôle sur la nature et la pertinence de l’information qu’il reçoit. Cela s’inscrit dans la tendance du Web 2.0 des applications simplifiées et d’utilisation intuitive qui permettent aux consommateurs de jouer un rôle actif et de signifier aux entreprises ce qu’ils veulent. (Lire aussi: Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler!)

Plusieurs acteurs de l’industrie touristique n’ont pas tardé à mettre en application cette nouvelle forme de communication avec leur clientèle. Par exemple, des agences en ligne comme Lastminute, Expedia et Orbitz proposent à la clientèle de recevoir de façon automatique toutes leurs nouvelles promotions dès qu’elles apparaissent sur le site.

Expedia pousse la démarche un peu plus loin en offrant à sa clientèle de bénéficier d’une page Web personnalisée. Grâce à la technologie RSS, les consommateurs reçoivent les mises à jour des vols ou des produits qui les intéressent vraiment, selon le profil complété. Les alertes s’intègrent aux pages personnelles telles que My Yahoo!, My AOL ou Google Homepage. Même les métamoteurs de recherche se mettent de la partie, dont Mobissimo, qui s’associe au lecteur Netvibes de manière à y intégrer son outil de recherche et d’en faire un fil RSS.

Pour les internautes, l’utilité des fils RSS ne se limite pas à la chasse aux aubaines. Ils leur permettent de demeurer informés des blogues dédiés aux voyages, de recevoir des reportages touristiques, des critiques de destinations, de suivre la météo d’un prochain lieu de vacances, etc.

Embryonnaire mais prometteur

Aussi fantastiques qu’ils puissent paraître, les fils RSS ne sont connus et utilisés que par une petite partie des internautes. Selon un sondage réalisé par Media Buyer Planner en août dernier, seulement 11% des travailleurs américains connaissent la signification des fils RSS et seulement 2% les utilisent. Le taux d’adoption grimpe significativement du côté des internautes réguliers (11 fois et plus par semaine) alors que, en avril dernier, 14% indiquaient s’en servir.

On peut toutefois s’attendre à une très forte croissance de leur popularité car de plus en plus de sites d’information de tous genres offrent désormais ce service. L’usage de masse arrivera probablement avec la convergence des applications servant à gérer les fils RSS avec les systèmes d’exploitation tel Windows et les navigateurs Internet.

Les gestionnaires y trouvent aussi leur compte

Devenu un incontournable pour un nombre croissant d’internautes, RSS s’inscrit aussi désormais comme un puissant outil marketing. Toutefois, contrairement aux autres stratégies de Web marketing, c’est le consommateur qui, cette fois, contrôle la partie. Pour les gestionnaires qui souhaitent utiliser les fils RSS pour faire du marketing, voici quelques conseils:

  • Identifier les caractéristiques des agrégateurs. Ces derniers ne sont pas tous conçus de la même façon, certains affichent par exemple une simple ligne comme fils RSS alors que d’autres présentent un texte plus complet. Il faut bien savoir comment le message apparaîtra à l’écran du lecteur RSS pour évaluer son efficacité.
  • Présenter un message avec une information à valeur ajoutée et non limitée à la vente d’un produit. Par exemple, un hôtelier pourrait de cette façon faire savoir aux internautes intéressés quels sont les soldes de chambres pour leurs destinations de prédilection.
  • Maintenir un contenu créatif et renouvelé. Comme un fil de presse qui roule de manière continue, la clientèle perdra de l’intérêt si les informations ne sont pas mises à jour régulièrement.
  • Bâtir une relation avec la clientèle. La technologie RSS procure une occasion en or de communiquer efficacement avec des clients potentiels puisque ces derniers ont sciemment pris l’initiative de recevoir l’information. De plus, l’entreprise n’a pas à se soucier des filtres contre la publicité non désirée ou des enjeux liés à la confidentialité des usagers.
  • Choisir et définir minutieusement sa clientèle. À l’opposé des campagnes de courriels, la cible rejointe par les fils RSS s’avère extrêmement réduite et ciblée. Il est essentiel de bien connaître le segment visé, de manière à ce que le message livré soit parfaitement adapté.

À l’instar des autres applications issues de l’avènement du Web 2.0, les gestionnaires peuvent prendre le temps d’analyser la situation et de voir progressivement quelles sont les meilleures avenues pour leur entreprise. À ce stade-ci, les choses évoluent très rapidement et il peut s’avérer judicieux pour eux de comprendre dans quelle direction les nouveautés touchant leur secteur d’activité se dirigent afin d’être prêts à prendre le virage le moment venu.

Sources:

– Belcher, James. «Really Seldom Syndication», eMarketer [www.emarketer.com], 28 août 2006.
– eMarketer. «What Do ‘Heavy Users’ Do Online?», [www.emarketer.com], 30 août 2006.
– Flitter, Bill. «Tips for Marketing with RSS», iMedia Connection [www.imediaconnection.com], 12 mai 2006.
– Hodson, Mark. «Introducing the Travel Genie», The Sunday Times [travel.timesonline.co.uk], 5 mars 2006.
– Hotelmarketing.com. «Expedia Introduces RSS Based Travel Services», [www.hotelmarketing.com], 3 mai 2006.
– Hrastnik, Rok. «The 7-Step RSS Marketing Plan», RSS Marketing [rssdiary.marketingstudies.net], 25 juillet 2005.
– Lieb, Rebecca. «Real-Life RSS Marketing», ClickZ [www.clickz.com], 1er juillet 2005.