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Tendances

Votre serment de l’année 2020

La Chaire de tourisme Transat propose à l’industrie touristique de prendre une résolution inspirée des tendances 2020 présentées par Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat et Pierre Bellerose, Vice-président de Tourisme Montréal lors de la 7e conférence annuelle sur les tendances touristiques, qui s’est tenue le 21 janvier 2020.

Le devoir de responsabiliser les touristes quant à leurs impacts a suscité la créativité dans les dernières années. Les destinations comme l’Islande, la Finlande et les îles de Palau demandent aux visiteurs de signer un serment leur faisant promettre d’adopter un comportement écologique durant leur voyage. Tantôt humoristiques, tantôt touchants, ces textes sous forme de poèmes plaisent par leur originalité et leur efficacité.

Inspirée par cet élan créatif mondial, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat a composé un serment pour les entreprises touristiques du Québec dans lequel elle leur propose de s’engager à suivre les tendances 2020 présentées lors de la conférence.

Source: Chaire de tourisme Transat

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici

Source de l’image à la une: Réseau de veille en tourisme

 

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Marketing

Canicule : se positionner comme « refuge fraîcheur »

Le réchauffement climatique nous amène des étés de plus en plus chauds, et chacun s’y adapte à sa façon. Isère Tourisme, en France, mise sur le tourisme de montagne dans son département. L’office annonce qu’au mois d’août, il s’inspirera de la météo pour faire mousser son dynamisme touristique et mettre de l’avant ses atouts comme « refuge fraîcheur ». Déjà, sur son site Web, les randonnées qui donnent sur des cascades se nomment « balades fraîcheur ».

D’autres, comme le Parc naturel régional de Chartreuse, proposent des journées au lac, la location d’embarcations, des visites dans une grotte, au musée, ou encore la possibilité de concocter des cocktails rafraîchissants dans les Caves de la Chartreuse, à Voiron. Plus d’une vingtaine d’activités figurent sous ce thème. L’office de tourisme du Calvados, en Normandie, a également inventorié une liste de huit attraits qui offrent soit de l’ombre, soit un accès à l’eau.

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Source : Isère Tourisme

Selon MétéoMédia, le mois d’août réserve encore quelques journées de chaleur intense. Saurez-vous en tirer profit? 

 

Source image à la une : Unsplash

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Tourisme durable

Volontourisme : un emballement pour les déchets

Le mot volontourisme est formée de la contraction de « volontariat » et de « tourisme », et fait référence au jumelage de quelques heures de bénévolats aux vacances. Les activités bénévoles visent des retombées sociales ou environnementales positives sur la communauté locale de la destination. Parmi les activités connues se trouvent la préparation de repas dans les écoles et les orphelinats, l’agriculture, ou encore l’enseignement d’une langue.

Cette pratique de voyage, bien qu’elle soit louable, n’est pas épargnée par les critiques. Durant la dernière décennie, plusieurs études ont démontré les effets « stigmatisants » de l’image de la pauvreté via par exemple les égoportraits de touristes auprès d’enfants de pays en développement. Le manque de compétences des volontaires paraît aussi en tête de liste. Ces reproches se fondent sur le caractère superficiel des projets et sur la mauvaise gestion de leurs réels impacts sur les communautés locales.

Néanmoins, cette industrie aujourd’hui multimilliardaire n’est pas près de s’éteindre. Selon une étude de Marriott Rewards Credit Card, en 2015, 84 % des millénariaux ont déclaré vouloir participer à des activités bénévoles durant leur voyage. Ceux-ci aiment davantage le volontourisme que leurs prédécesseurs, et cette tendance devrait s’amplifier dans l’avenir.

Une nouvelle tendance

Faisant face à plusieurs critiques et à une demande croissante, le volontourisme évolue. Une nouvelle tendance émerge : la collecte de déchets. Cette pratique, dont l’objectif est de retirer les rebuts nuisibles à l’environnement, s’étend au-delà des frontières des pays du sud, jusqu’aux villes industrialisées. Les grands nettoyages gagnent en popularité partout sur le globe.

Le 23 février 2017, les Nations unies « déclarent la guerre » au plastique dans les océans et visent l’élimination du microplastique et du plastique à usage unique d’ici 2022. Le 15 septembre 2018, le World Cleanup Day, la première journée mondiale de collecte de déchets, rassemble plus de 18 millions de personnes dans 157 pays. Ces initiatives semblent donner quelques idées originales à des entreprises touristiques de tous les horizons.

En mer

À la suite du tollé médiatique suscité par la multitude de débris en mer, plusieurs s’immiscent dans la problématique. Avec Project Aware, les plongeurs de partout sur la planète peuvent admirer la beauté des fonds marins tout en collectant les déchets trouvés. Une des initiatives de l’organisation, Dive Against Debris, invite les amateurs à se procurer un sac en filet et des gants arborant son logo pour nettoyer leur environnement. À ce jour, plus de 50 000 plongeurs de 114 pays y ont participé.

À Amsterdam, la compagnie Plastic Whale transforme des excursions nautiques en activité de pêche. À bord d’un bateau, une dizaine de touristes munis de filets et de cannes à pêche espèrent prendre à leur hameçon le plus de déchets possible. Plastic Whale fabrique ses embarcations à partir des prises annuelles et fait construire des meubles avec les matières restantes. Cette activité contribue à l’acceptabilité sociale du tourisme dans la ville et génère des retombées environnementales positives pour la communauté locale.

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Source : Plastic Whale

D’autres organisations conduisent leurs bateaux jusqu’à des berges plus lointaines, ensevelies d’objets abandonnés. C’est une promesse d’aventure qu’offre la fondation canadienne Ocean Legacy avec ses populaires Cleanup Expeditions, partout sur le globe. L’accès privilégié à de magnifiques endroits reculés est attrayant pour les clients. L’organisme a déjà amassé plus de 68 000 kg de déchets.

L’initiative 4Ocean, fondée par deux Californiens, organise des collectes massives en bordure des plages. Les fondateurs rassemblent la communauté de surfeurs et fabriquent des produits promotionnels à partir du plastique trouvé sur les berges. La vente de bracelets et de bouteilles représentant des espèces menacées leur fournit une autre source de financement.

Sur terre

L’organisme GoEco élève le niveau de l’offre avec de longs séjours (de 1 à 12 semaines) axés sur l’entretien des milieux protégés. GoEco a reçu une mention honorable pour une activité aux îles Galapagos, où chaque jour, les participants expérimentent un avant-midi de nettoyage et un après-midi d’activités. Avec des partenaires locaux, My Green Trip propose des expériences similaires, qui mêlent plaisir et corvées.

En montagne, l’organisme High Altitude Mountain Cleaners, fondé par un alpiniste québécois, invite les randonneurs à collecter les déchets durant leur ascension. Même si les pratiquants de plein air portent attention à la protection de la nature, nombreux sont les bombonnes de propane vides ou les emballages de barres énergétiques trouvés par les excursionnistes aux abords des sentiers. Avec le mot-clic #ClimbItButCleanIt, l’objectif n’est plus de laisser sa trace au sommet, mais de nettoyer celles des autres.

En ville

Le plogging, qui vient du mot suédois plocka upp (qui signifie ramasser) et du mot jogging, consiste à mettre dans un sac des débris trouvés durant une course à pied. Des organismes comme GoPlogging invitent les coureurs à se regrouper pour nettoyer des quartiers londoniens. Ces initiatives gagnent en popularité en milieux urbains. En 2019, Marseille accueillera la première compétition de ramassage de déchets en Europe. 

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Source : Pexels, Daria Shevtsova

Au Québec

Bien que l’offre de grands nettoyages ne soit pas encore développée au Québec, quelques initiatives témoignent d’un bourgeonnement récent. Le programme « Ma propre plage » de Stratégies Saint-Laurent invite les membres de la communauté à entretenir les plages près de chez eux. L’organisme Ciel et Terre propose également des collectes annuelles en bordure du Saint-Laurent. Des partenariats avec de tels organismes pourraient bénéficier à l’industrie touristique québécoise. Selon le dernier rapport statistique du ministère du Tourisme, le Québec recevait en 2016 autour de 1,2 million de millénariaux.

Toutes formules confondues, ces initiatives promettent une expérience à l’image des tendances actuelles : se rapprocher des locaux, créer un impact environnemental positif ou encore rencontrer d’autres voyageurs.

Et vous, organisez-vous des collectes de déchets dans votre région?

 

Source image à la une : Unsplash

 

 

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Gestion Marketing

Gérer l’achalandage à l’aide des médias sociaux

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la gestion de l’achalandage permet de développer un attrait en harmonie avec la population locale et l’environnement. Pour les parcs nationaux, cette gestion est cruciale. Les périodes d’affluence plus importantes peuvent mettre en péril la conservation de la nature, accabler les résidents et affecter l’expérience des clients.

Depuis le 150e anniversaire du pays, Parcs Canada reçoit près de 28 millions de visiteurs par année. Ces visiteurs se concentrent dans quelques parcs, dont certains ont connu une augmentation de fréquentation de plus de 500 %. Les petites municipalités limitrophes peinent à gérer ce nouvel afflux.

Lors d’un congrès à Ottawa, Alain Nantel, du département de marketing de Parcs Canada, a présenté sa solution : une campagne qui met de l’avant dix parcs et sites historiques méconnus du grand public. Moins médiatisés et plus éloignés des centres urbains, ces « joyaux cachés » attirent l’attention des visiteurs désireux de sortir des sentiers battus. Les publications Facebook, Instagram et Twitter redirigent vers une page spécialisée pour simplifier la planification d’une visite.

Parcs Canada gère les flux dans ses parcs à l'aide des médias sociaux

Source: page Facebook de Parcs Canada 

Selon monsieur Nantel, cette stratégie a permis à quelques municipalités de souffler un peu durant l’été 2018.

Et vous, utilisez-vous les médias sociaux pour gérer votre achalandage ?

 

Source image à la une: Unsplash

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Produits et activités

Popsilos : un circuit d’art à hauteur de silos

Avec la collaboration du gouvernement du Canada et de l’agence internationale d’art urbain Ashop, Jen Larocque et Mat Mault ont transformé les silos de cinq fermes ontariennes de la région de Prescott-Russell en impressionnants canevas.

Le circuit Popsilos illustre des icônes du milieu rural. Il invite les visiteurs à découvrir les produits locaux surà travers un court trajet, d’une ferme colorée à l’autre. L’initiative a été renouvelée depuis sa création, à l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération du Canada.

En une journée, touristes et excursionnistes peuvent admirer l’enfant en salopette, la fourche à la main, de la Ouimet Farms Adventure, jusqu’à la guêpe géante qui butine la fleur d’un jardin de la ferme Horses by Hannah. Voici une vidéo qui explique le projet.

Source : YouTube

Une idée originale pour combiner les arts et les produits du terroir.

 

Source image à la une : Jennifer Larocque, Popsilos 

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Tourisme durable

Le développement durable préoccupe les entreprises touristiques

Le regard des organisations sur l’impact social, environnemental et économique de leurs activités n’est pas une nouveauté au Québec. Le développement durable est sur les lèvres des gestionnaires québécois depuis les années 70. Mais il représente aujourd’hui un enjeu important aux yeux des entreprises touristiques.

 

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Selon les derniers résultats d’un sondage auprès de l’industrie mené par la maison de sondage SOM en janvier 2018 pour le compte du Ministère, cet enjeu préoccupe 987 des 1004 répondants, soit 62 % des entreprises québécoises en tourisme.

D’après le sondage, le secteur de divertissement et loisir (notamment les établissements qui offrent des activités extérieures) se soucient davantage de cet enjeu.

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Et vous, le développement durable vous préoccupe-t-il ?