Tourisme Suroît a compris que l’expérience touristique commence dès le premier contact avec le visiteur. Comme ce contact se crée souvent en ligne, il est impératif d’avoir un site Internet clair, visuellement agréable et dont le contenu est utile.
Tourisme Suroît a compris que l’expérience touristique commence dès le premier contact avec le visiteur. Comme ce contact se crée souvent en ligne, il est impératif d’avoir un site Internet clair, visuellement agréable et dont le contenu est utile.
Internet et outils sociaux offrent aux relationnistes de nouvelles façons de diffuser l’information, à l’interne comme à l’externe, voire même élargissent leur auditoire. Dans un environnement foisonnant de blogueurs et d’influenceurs dont la portée médiatique dépasse parfois celle des médias traditionnels, ces professionnels revoient leurs modèles de distribution et les complètent de stratégies 2.0. Comment la technologie outille-t-elle ce métier, dont la vocation même est la construction de relations avantageuses entre l’organisation et son entourage et l’accroissement de sa visibilité?
Tout comme les systèmes de CRM (customer relationship management), des applications dédiées aux relations publiques sont là pour faire augmenter la productivité et le professionnalisme.
Dans ce métier, une gestion efficace et rigoureuse des actions menées est essentielle. C’est là que les logiciels de gestion en ligne entrent en jeu! Ils permettent de maintenir à jour, de manière plus conviviale et exhaustive, le suivi de chaque communication, courriel, appel téléphonique, requête et communiqué de presse dans la base de données, pour assurer à tous l’accès aux mêmes informations, en temps réel et à distance. Chercher un contact, consulter immédiatement la dernière communication avec lui, les documents qu’il a reçus, et même parfois effectuer une recherche Google au sein du système pour trouver ce qu’il a déjà écrit sur l’organisation deviennent chose rapide et simple.
Les systèmes de relations publiques en ligne comportent de nombreux avantages:
Plus encore, certains systèmes offrent des fonctionnalités poussées pour mesurer et qualifier la couverture d’une communication externe donnée et, de ce fait, déterminer le retour sur investissement (ROI) des actions menées.
Néanmoins, ces efforts de documentation et de structuration seraient vains si la qualité de la diffusion de l’information faillit, d’autant plus que les auditoires actuels sont plus hétérogènes, dynamiques et interactifs que par le passé.
Pour capter l’intérêt des journalistes en ligne, des blogueurs influenceurs et parfois même des consommateurs directement, les professionnels des relations publiques ont une nouvelle façon de diffuser leurs communiqués, à savoir le communiqué de presse 2.0 (social media news release).
Ce nouveau type de communiqué de presse dépasse le texte narratif traditionnel et intègre des fonctionnalités multimédias, des outils des médias sociaux et des tags qui rendent l’information plus riche, mieux structurée et plus facile à trouver sur la Toile. Il transforme cette approche statique et centrée sur le texte vers une approche Web conçue non seulement pour annoncer des faits, mais aussi pour favoriser la conversation en donnant l’occasion au lecteur d’interagir et de commenter l’information.
Pionnier en ce qui a trait à l’intégration d’outils technologiques sophistiqués, Tourisme Montréal n’a pas failli à la règle et a déjà produit des communiqués de presse 2.0, dont voici un exemple:

Source: Présentation «Communiqué médias sociaux – Étude de cas Tourisme Montréal»
Comme on peut le constater, le communiqué de presse 2.0 se décompose en plusieurs sections. On y trouve le titre du communiqué, le texte de l’annonce, les coordonnées des personnes ressources et des vidéos.

Source: Présentation «Communiqué médias sociaux – Étude de cas Tourisme Montréal»
On y trouve également des citations, des liens vers les médias sociaux et des commentaires et réactions au communiqué.
Grâce au Web 2.0, le communiqué de presse révolutionne sa forme traditionnelle et invite à interagir.

Source: Présentation «Communiqué médias sociaux – Étude de cas Tourisme Montréal»
L’incorporation d’éléments multimédias rend le communiqué de presse plus agréable à visualiser, et donc plus susceptible d’être lu.
Il est évident que ce ne sont pas tous les types de médias qui doivent être intégrés dans chaque communiqué. Néanmoins, l’inclusion d’un contenu de formats variés séduira les journalistes, qui préfèrent recueillir l’information par divers supports.
Question coût, le communiqué de presse 2.0 n’est pas moins onéreux que le communiqué traditionnel, mais les intervenants du métier pensent que plus il sera utilisé, plus les prix baisseront.
Pour les entreprises qui cherchent à s’engager progressivement, une solution hybride serait de continuer de rédiger un communiqué de presse traditionnel, mais de façon plus concise, et d’y inclure des éléments multimédias et de médias sociaux. La distribution ne coûtera probablement pas plus cher, mais l’exercice donnera une idée plus claire de la démarche.
Les experts en relations publiques s’accordent donc pour dire que le communiqué de presse dit traditionnel n’est pas révolu, mais qu’il continuera d’être raccourci et qu’il intégrera de plus en plus des outils de médias sociaux. Le communiqué de presse de l’avenir rendra son contenu en texte, vidéo, SMS, microblogue, podcast, bref sous plusieurs formes, là où le lecteur décidera de le lire, et de préférence, il sera ouvertement commenté.
La technologie aide à organiser et à présenter l’information de manière efficace et intelligente, mais elle ne se substitue aucunement au talent des spécialistes du métier. Ceux-ci restent garants de la qualité du message et de sa capacité à connecter avec l’auditoire et à contribuer à la socialisation de la marque.
Pour voir le communiqué de presse 2.0 complet de Tourisme Montréal, rendez-vous ici
Sources
Aujourd’hui, la France compte 36,2 millions d’utilisateurs d’Internet (utilisation au cours des 12 derniers mois), soit 70% de la population française de 15 ans et plus. Depuis 2003, le nombre d’internautes s’est accru de 16,2 millions d’individus. En 2009, plus d’un voyageur sur deux (51%) a préparé son séjour en ligne, et 10,2 millions de voyageurs ont entièrement réservé leur voyage en ligne, soit 35% des Français ayant effectué un voyage en 2009. Cela constitue une augmentation de 15% par rapport à 2008, selon le dernier baromètre de Raffour Interactif.
Selon TNS Média Intelligence, les Français utilisent Internet surtout pour acheter des billets d’avion (45% des internautes) ou encore de l’hébergement (33%). L’achat de prestations combinant transport par avion et hôtel n’arrive qu’en troisième position, tandis que les circuits en groupe ne constituent que 8% des ventes (graphique 1).
En France, 64% des internautes choisissent de préparer leurs vacances sur Internet pour la facilité que le média présente, selon une enquête d’OpinionWay pour le compte de Voyagermoinscher.com. Internet est aussi perçu comme un média attrayant grâce à la possibilité de trouver des promotions ou des tarifs compétitifs et de comparer facilement les offres des voyagistes. Il permet même de réserver directement lorsque l’on trouve une offre satisfaisante (graphique 2). Plus du tiers pensent également qu’Internet permet de réaliser des économies par rapport aux canaux de distribution traditionnels, et qu’il propose plus de choix. Les voyageurs sont de plus en plus exigeants et très sensibles au prix. Ils privilégient les offres promotionnelles, optent pour les ventes de dernière minute ou au contraire pour les ventes de première minute, afin de profiter des meilleurs tarifs.

Selon une étude de Protourisme, en 2010, près de 80% des foyers de vacanciers utilisent Internet comme outil d’information pour leurs vacances. En moyenne, ils regardent 6,4 sites Internet avant de prendre une décision de vacances.
Bien qu’il en soit encore à ses débuts, Internet mobile tend à se développer pour la préparation des voyages: 1,2 million d’e-touristes ont préparé leur séjour avec leur téléphone intelligent.On s’attend à une croissance du marché des réservations effectuées par ce médium et de nombreux sites Internet s’y préparent, en adaptant peu à peu leurs plateformes à ce nouveau canal de distribution.
Sources:
– Le Journal du Net. «France: Le marché du tourisme en ligne», 12 juillet 2010.
– Protourisme. «Vacances d’été des Français, une reprise en pente douce», communiqué de presse, 7 juillet 2010.
– Veille info tourisme. «Baromètre OPODO 2010: Désormais 1 Français sur 2 prépare ses séjours sur Internet – Confirmation de la baisse des départs en vacances des Français», 12 mars 2010.
Quels sont les sites responsables de votre achalandage sur le Web? Où les Canadiens ont-ils magasiné avant d’arrêter leur choix sur votre produit? Les deux tiers des Canadiens qui comparent des prix avec des agences de voyages en ligne finissent par acheter ailleurs. C’est la carte Web permettant de localiser des services qui s’avère la technologie influençant le plus la décision d’acheter en ligne. Voici le troisième volet des analyses portant sur le marché canadien des voyages sur Internet.
Les recherches effectuées sur le Web (ex.: Google) sont responsables de 41% des visites sur les sites touristiques (graphique 1). Près du quart (23%) des internautes naviguaient préalablement sur un autre site relié aux voyages, et quelque 7% provenaient d’un portail ou d’un média, par exemple MSN.ca.

Nouvellement arrivés dans le paysage des références en voyages, les médias sociaux étaient responsables, en décembre 2009, de 3,3% de l’achalandage touristique sur le Web. Il s’agit d’une hausse de 18% par rapport aux données compilées en mars 2009.
Pour les portails de destination, l’origine des visiteurs est très différente de l’ensemble des Canadiens visitant des sites de voyages. Seulement 4% d’entre eux provenaient d’un autre site de voyage, soit la même proportion que les médias sociaux (graphique 2). Pour la majorité de ces internautes (57%), ce sont les moteurs de recherche qui ont servi d’étape préalable.

Globalement, les analyses précédentes ont fait état de l’intense bataille que se livrent les agences de voyages en ligne et les sites des différentes catégories de fournisseurs. Les données de l’étude de PhoCusWright démontrent que les agences parviennent à générer beaucoup de visites des voyageurs durant leur processus de planification. C’est 43% des Canadiens qui affirment avoir d’abord été inspirés par les prestations proposées par les agences en ligne.
Si on analyse le comportement d’achat des voyageurs qui ont comparé et choisi leurs produits de voyage sur un site d’une agence de voyages en ligne, on constate que 67% d’entre eux décident finalement de transiger ailleurs (graphique 3). Environ 35% de ces internautes préfèrent s’adresser directement au fournisseur au moment de l’achat, soit par téléphone ou sur son site Web. Quelque 16% termineront leur transaction avec un agent de voyages.

On a aussi demandé aux voyageurs canadiens comment ils procèdent habituellement s’ils doivent acheter séparément plusieurs composantes touristiques pour le même voyage. Environ 38% optent d’abord pour les sites des fournisseurs afin d’assembler leur propre forfait, comparativement à 31% pour les agences de voyages en ligne (graphique 4). En raison de la complexité de ce type de réservation, plus de 28% des Canadiens préfèrent appeler directement le fournisseur.

En 2009, les médias sociaux représentaient près de 16% de l’ensemble des visites effectuées sur le Web par les Canadiens. Même si on ne leur attribue qu’une part marginale de l’achalandage touristique (3,3%), ils sont à surveiller en raison de la forte croissance de leur influence. Facebook génère à lui seul deux tiers des visites sur des sites de voyages en provenance des médias sociaux.
Ce sont les compagnies aériennes qui bénéficient le plus de l’influence des médias sociaux (graphique 5), car elles sont très actives sur ces réseaux. Les médias sociaux génèrent ainsi 4,6% des visites, soit presque le double que dans le secteur de l’hébergement (2,7%). Une plus grande proportion de visiteurs de sites de commentaires (ex.: TripAdvisor) ou de planification (3,8%), ainsi que de portails de destination (3,7%) proviennent des médias sociaux.

Les médias sociaux exercent une plus grande influence sur la décision d’achat auprès de la clientèle ayant moins de 45 ans. Plus du tiers d’entre eux affirment que les commentaires de gens qu’ils connaissent sur les réseaux sociaux exercent une certaine influence au moment d’acheter un produit de voyage (graphique 6). Il y a aussi près de trois Canadiens sur dix (29%) âgés de 35 à 44 ans qui se disent influencés par les commentaires de personnes inconnues.

Avec la multiplication des sites spécialisés liés aux voyages, le consommateur a une multitude d’outils à sa disposition pour planifier son voyage. Parmi tous les sites fréquentés avant de réaliser la transaction, l’étude de PhoCusWright révèle que ce sont les cartes géographiques en ligne localisant les services touristiques (55%) qui exercent la plus forte influence concernant la décision d’achat (graphique 7). Fait intéressant, ce sont les commentaires laissés par les autres voyageurs sur les sites des agences de voyages en ligne (49%) qui figurent comme le deuxième facteur en importance. Les photos d’autres voyageurs (40%) et les avis d’experts en voyages (40%) influencent également les voyageurs.

L’arrivée en force des téléphones intelligents permet d’entrevoir de nouvelles avenues pour générer des affaires touristiques, particulièrement à destination. Évidemment, comme les forfaits de transmission de données sont souvent trop onéreux pour le voyageur en déplacement, l’utilisation de ces appareils à cette fin est encore limitée. Mais cette situation ne tardera pas à évoluer alors que les abonnements deviendront progressivement plus abordables. Déjà, en 2009, 30% des Canadiens (37% des Québécois) mentionnaient avoir apporté un téléphone intelligent lors de leur dernier voyage d’agrément. Parmi les Québécois qui ont voyagé avec un tel appareil, environ le quart affirme ne pas s’en être servi (graphique 8).

Les Québécois sont plus enclins que les Canadiens à utiliser des applications mobiles durant leur voyage. La prise de photos et la vérification des courriels sont les deux services les plus fréquemment utilisés. Fait intéressant, en dépit des forfaits de téléphonie peu avantageux, déjà un Québécois sur dix se sert de son téléphone pour repérer à destination des services et des attractions touristiques.
On le constate, l’utilisation du Web, des médias sociaux et des autres technologies est bien ancrée dans le processus de réservation et fait progressivement partie des habitudes de consommation à destination. Pour les entreprises touristiques, ces nouveaux acteurs sont davantage que des modes passagères, ils sont désormais de réels générateurs de revenus.
Lire aussi:
– Le voyage en ligne au Canada, tour d’horizon
– Le voyageur canadien, de l’inspiration à la transaction
Source:
– PhoCusWright. «PhoCusWright’s Canadian Online Travel Overview – Second Edition (2007-2011), juillet 2010.
Près de deux Canadiens sur trois vont sur le Web pour acheter des produits de voyage sur une base régulière. Le tiers des dépenses touristiques des Canadiens sont effectuées en ligne. La toile joue un rôle important à titre de source d’inspiration, particulièrement auprès des Québécois. À part l’influence des parents et des amis, c’est surtout en «googlant» et en naviguant parmi l’offre des agences de voyages en ligne que les idées de voyages prennent forme. Voici la deuxième partie d’une série de trois analyses portant sur le marché canadien du tourisme en ligne.
Les données utilisées dans cette analyse proviennent d’une enquête réalisée par la firme de recherche américaine PhoCusWright. Cette dernière a interrogé par Internet 1200 Canadiens considérés comme des touristes d’agrément. Pour se qualifier, le répondant devait satisfaire aux deux critères suivants:
Rappelons qu’il s’agit d’un marché constitué d’environ 12,4 millions de personnes (Lire aussi: Le voyage en ligne au Canada, tour d’horizon). Voici le profil de la clientèle recensée:
Les Canadiens effectuent d’abord des voyages en été, avec un taux de départ à 59% parmi les répondants, comparativement à 40% pour l’automne, 33% pour le printemps et 28% pour l’hiver. Ils ont dépensé 1793 CAD en moyenne lors de leur dernier voyage (graphique 1).

Le secteur des croisières enregistre la moyenne la plus élevée (2077$). Les voyageurs (toutes catégories) qui combinent leurs achats en ligne et hors-ligne dépensent un peu plus (2112$). Quant aux Québécois, ils affichent la même dépense moyenne, mais ils ont dépensé davantage pour leur hébergement (619$) et le transport aérien (1094$), et aussi beaucoup moins pour leurs forfaits (1352$).
L’étude a aussi fait ressortir des différences quant aux préférences de destinations de voyages. Les Québécois sont beaucoup moins portés que les autres Canadiens à visiter l’Ouest canadien. Ils sont toutefois plus susceptibles de prendre des vacances en Europe (21%) et dans les Caraïbes (22%) que la moyenne canadienne (respectivement 15% et 12%). Quant aux types de prestations habituellement recherchés, les Québécois ont davantage tendance à privilégier les vacances dans un tout inclus (24%) et les forfaits de voyages (30%) que la moyenne canadienne (respectivement 18% et 20%).
Les sources d’inspiration jouent un rôle important dans le processus de décision du consommateur. Les recommandations de parents ou d’amis sont l’élément déclencheur du dernier voyage personnel ou d’agrément effectué pour 29% des Canadiens (graphique 2). Fait intéressant, le comportement des Québécois diffère alors que pour eux, la visite de certains sites Web est tout aussi importante que les recommandations de parents ou d’amis (22%). On remarque aussi une différence importante en ce qui concerne l’utilisation des offices de tourisme et la consultation de fournisseurs tels que les compagnies aériennes et les hôtels.

Lorsqu’on leur demande plus spécifiquement quelles ont été leurs sources d’inspiration sur le Web, les Canadiens affirment se fier d’abord aux agences de voyages en ligne (43%), aux moteurs de recherche (38%) tels que Google et aux sites de fournisseurs tels qu’Air Canada (graphique 3). Pour les Québécois, c’est l’influence des moteurs de recherche qui est la plus forte (40%). On remarque aussi que ces derniers ont plus tendance que les Canadiens à s’inspirer d’idées trouvées sur les portails de destination tel BonjourQuébec.com.

Une fois rendus à l’étape de comparer et de choisir des produits de voyages, les Canadiens utilisent habituellement Internet dans une proportion de 83% (graphique 4). Les agences de voyages traditionnelles demeurent encore relativement importantes (27%), comparativement à seulement 13% pour les Américains.

Les Québécois présentent des habitudes différentes de la moyenne canadienne en se fiant beaucoup moins aux agences de voyages (19%) et aux offices de tourisme en dehors du Web (14%). Ils se servent davantage du Web (85%) et des médias écrits (23%). Le taux d’adoption du Web pour magasiner varie très peu selon l’âge des Canadiens:
En observant de plus près l’activité en ligne, on constate que les agences de voyages en ligne sont les plus souvent fréquentées à l’étape de la comparaison des produits et de la validation des prix (graphique 5). Les Québécois semblent plus portés à utiliser des sites spécialisés dans les voyages à rabais tels que Voyagesarabais.com.

On remarque aussi que les Canadiens ayant l’habitude de voyager souvent utilisent davantage les sites de fournisseurs (58%) et les portails de destination (39%).
On peut diviser les comportements des consommateurs en trois segments: ceux qui achètent presque toujours en ligne, ceux qui n’achètent presque jamais en ligne et ceux qui présentent des habitudes hybrides (tableau 1). On remarque qu’une plus grande proportion d’Américains (79%) ont adopté le Web, au moins partiellement, pour effectuer leurs transactions par rapport aux Canadiens (65%). Les Québécois sont davantage portés que la moyenne canadienne à se servir presque toujours du Web pour magasiner. En moyenne, les Canadiens ont effectué environ le tiers de leurs achats en ligne, soit 581 CAD sur 1793 CAD.

Les agences de voyages en ligne et les fournisseurs se partagent à peu près également la préférence des voyageurs canadiens comme méthode d’achat sur le Web (graphique 6), alors que les Québécois favorisent les agences en ligne (45%).

Dans la prochaine analyse, nous aborderons plus en détail les flux touristiques pour mieux comprendre les différents canaux Internet qui génèrent des affaires, de même que l’utilisation de certaines technologies et des réseaux sociaux en lien avec les voyages.
Source:
– PhoCusWright. «PhoCusWright’s Canadian Online Travel Overview – Second Edition (2007-2011), juillet 2010.
Constat assez surprenant, les dépenses touristiques effectuées par les Canadiens sur Internet n’augmentent pas aussi rapidement qu’on l’anticipait. Quant aux Québécois, ils sont beaucoup moins actifs sur les sites Internet dédiés à la préparation de voyages que la moyenne des Canadiens. C’est le secteur du transport aérien qui continue de dominer largement le marché du tourisme en ligne au Canada. Voici quelques résultats de cette nouvelle étude portant sur le marché canadien du voyage en ligne et réalisée par la firme de recherche PhoCusWright.
Pour connaître le comportement de réservation en ligne des «e-touristes», une enquête a été réalisée auprès de 1200 internautes canadiens considérés comme des touristes d’agrément. Pour se qualifier comme «e-touriste», l’internaute devait répondre aux deux critères suivants:
• au cours des 12 derniers mois, avoir séjourné au moins une fois à plus de 100 kilomètres de son domicile, pour des raisons personnelles ou d’agrément;
• au cours des 12 derniers mois, avoir pris un vol commercial ou le train (excluant le train de banlieue) ou encore avoir utilisé l’hébergement commercial à des fins personnelles ou de loisirs.
Selon ces critères, le marché est estimé à 12,4 millions de personnes, soit 52% des internautes adultes et 46% des Canadiens âgés de plus de 18 ans. On apprend notamment que:
• Les Québécois représentent 23% de ce total.
• Le groupe des 55-64 ans constitue le segment d’âge le plus important des e-touristes (25%), alors qu’il ne compte que pour 16% de la population canadienne.
• Une imposante majorité d’e-touristes (61%) ont terminé des études collégiales ou universitaires, comparativement à seulement 29% à l’échelle de la population.
L’analyse régionale des résultats permet de voir quelles sont les provinces canadiennes les plus actives sur le Web en matière de planification de voyages, l’activité se mesurant en nombre de pages visitées (graphique 1). Toutes proportions gardées avec le nombre total de voyageurs d’agrément, ce sont les Albertains qui s’adonnent le plus à des visites de sites touristiques sur le Web. Ceux-ci effectuent 14% des activités en ligne, alors qu’ils ne constituent que 11% de la population qui voyage.

Quant aux Québécois, ils affichent un net déficit d’utilisation des sites Internet de voyages. Même s’ils représentent plus de 23% des voyageurs du pays, ils n’effectuent que 17% du tourisme en ligne. La prépondérance du contenu anglophone sur le Web explique probablement ce faible pourcentage.
Le voyage est un produit pour lequel le consommateur avait auparavant tendance à visiter plusieurs sites Web différents avant d’effectuer une décision d’achat. On observe néanmoins un changement de comportement chez l’internaute canadien à cet égard: ceux qui achètent en ligne fréquentent au préalable moins de sites qu’avant – trois ou moins pour la vaste majorité, alors que c’était quatre ou plus il y a trois ans.
Les sites Web des fournisseurs génèrent plus de 38% de l’ensemble des visites liées à la planification d’un voyage, alors que les agences en ligne en recueillent environ le tiers (graphique 2). Le reste de l’activité (30%) est concentré dans la catégorie des sites non transactionnels tels que des sites de commentaires (ex.: TripAdvisor), des portails de destination ou des métamoteurs de recherche (ex.: Kayak).

Voici quelques autres faits saillants portant sur le comportement des internautes canadiens:
• Les sites des agences en ligne, des fournisseurs de services et des moteurs de recherche généraux (ex.: Google) sont les principales sources d’inspiration de voyages.
• Plus de 80% des voyageurs d’agrément se servent habituellement du Web pour magasiner leur prestation touristique.
• Le taux de pénétration du Web pour magasiner les voyages en ligne est sensiblement le même pour toutes les tranches d’âge.
• Les jeunes voyageurs, de même que les gens à la recherche d’un long week-end et d’un séjour haut de gamme sont les trois segments les plus susceptibles de trouver leur inspiration en ligne.
En comparant cette étude avec la première étude de PhoCusWright de 2007, on constate que les dépenses en ligne des Canadiens ont augmenté plus rapidement que les dépenses touristiques globales (lire aussi: L’e-touriste canadien enfin dévoilé). Le marché sur Internet était de 7,6 milliards de CAD en 2007 et devrait atteindre plus de 9,7 milliards de CAD en 2011 (graphique 3). Même si la proportion des dépenses touristiques effectuées en ligne est maintenant d’environ 35% (en rouge), on décèle un certain essoufflement de la croissance. Soulignons qu’en 2007, la firme de recherche prévoyait un taux de pénétration de 39% dès l’année 2009. À titre comparatif, le taux de pénétration actuel aux États-Unis est de 40%, de 35% en Europe et de 21% en Asie.
Précisons que les résultats de l’étude concernant l’estimation de la taille du marché canadien excluent les dépenses effectuées par le biais des agences de voyages corporatives.

La scène du voyage au Canada continue d’être dominée par les transporteurs aériens qui accaparent environ 66% du total des transactions effectuées en ligne (graphique 4). Il s’agit d’une baisse par rapport à 2006 (73%). Cela s’explique par une plus forte croissance des achats effectués sur Internet pour l’hébergement et les forfaits de vacances, dont les parts de marché ont augmenté chacune de deux points de pourcentage.

Selon PhoCusWright, les difficultés économiques ont suscité des conditions particulièrement défavorables aux fournisseurs tels que les hôteliers ou les compagnies aériennes. Cela s’est concrétisé par une chute des tarifs et la diminution du nombre de voyages d’affaires, ce qui a entraîné une baisse importante de leurs revenus. Du côté des agences en ligne, dont la clientèle est davantage composée de touristes d’agrément, le choc s’est avéré moins sévère. La part de marché des ventes en ligne réalisées directement auprès des fournisseurs canadiens demeure quand même élevée à 67%, contre 33% pour les agences.
D’autres analyses portant sur le marché canadien du voyage en ligne suivront.
Sources:
– PhoCusWright. «PhoCusWright’s Canadian Online Travel Overview – Second Edition (2007-2011), juillet 2010.
– PhoCusWright. «Canadian Online Travel Overview», PhoCusWright, juin 2007.
Un livre, une affiche, un abribus, une poubelle ou une vitrine… Le code-barres 2D s’immisce dans des endroits inattendus et aime bien révéler au touriste de l’information pertinente et invitante. En France, le Pays Bourg-en-Bresse innove en intégrant du contenu multimédia, par l’intermédiaire de flashcodes, dans une bande dessinée (BD) de fiction pour nous faire découvrir sa région. Oui, le support papier peut devenir interactif et les codes-barres 2D nous amener à des lieues du dépliant touristique traditionnel.
Le code-barres formé de lignes verticales numérotées qui est apposé sur les produits de consommation et saisi par un lecteur optique est l’ancêtre du code-barres 2D (code matriciel à deux dimensions).
Ce dernier est un code graphique formé d’un petit carré de points noirs et blancs. Il crypte beaucoup plus d’informations que son prédécesseur: adresse URL, coordonnées géolocalisées, informations écrites ou sonores et vidéos. Il permet ainsi de donner les détails d’un événement ou d’un forfait, de fournir les coordonnées d’une entreprise, d’envoyer un bon de réduction, de présenter une bande-annonce, d’afficher le lien d’un site Internet, de générer un appel téléphonique, d’enregistrer une carte de visite dans le carnet de contacts, d’envoyer un courrier électronique ou un SMS, etc.

Ce code ajoute donc un élément d’interactivité et un volume supplémentaire d’informations virtuelles, en particulier si l’espace d’affichage est restreint (p. ex., on peut utiliser un code-barres 2D pour afficher l’information nutritionnelle des plats apparaissant sur un menu pour ne pas le surcharger avec ce complément d’information et nuire à sa présentation visuelle). Il bonifie l’expérience client en plus de piquer la curiosité du technophile, qui s’interroge sur ce que lui révélera ce code-barres.
Un téléphone intelligent et une petite application à télécharger selon le type de codes-barres à lire et le modèle de téléphone utilisé suffisent pour décoder les données cryptées. À titre d’exemple, le code QR (code Quick Response) est un code-barres 2D standard gratuit et très répandu, développé par les Japonais, tandis que le flashcode a été créé par l’Association française du multimédia mobile (AFMM). Par la suite, on clique sur l’application qui apparaît dans le menu de son téléphone, on photographie le code-barres à l’aide de la caméra et aussitôt, l’information s’affiche.
Pour en savoir plus:
La BD touristique fait partie du paysage québécois depuis quelques années avec la collection Le Tour du Québec en BD. Le Lonely Planet, en association avec les éditions belges Casterman, s’y lance à son tour avec Bruxelles, New York, Rome et Venise dans la série Itinéraires.
De son côté, Cap3B, organisme responsable du développement du Bassin Bourg-en-Bresse, l’une des portes d’entrée du nord de la région Rhône-Alpes, a opté pour un mélange inattendu et résolument novateur! Il a misé sur une BD de fiction pour faire la promotion de sa région et sur les flashcodes pour rendre l’information touristique interactive. Ce projet, orchestré par l’un des auteurs de la BD, Bruno Tamaillon, directeur de l’agence Tams.fr, a pour objectifs d’amener l’information touristique hors des canaux traditionnels et de valoriser l’image du territoire auprès des jeunes adultes et des familles, clientèles ciblées par la région.


Dans La cavalière au manteau rouge, empruntée à l’univers du manga, on suit l’équipée de trois étudiants dans le Pays de Bourg-en-Bresse. On passe du monde réel au virtuel en quelques secondes grâce aux flashcodes apparaissant au bas des pages, qui permettent de télécharger sur son téléphone une vidéo illustrant le site touristique ou le paysage parcouru (Monastère royal de Brou, fromagerie de Drom, étangs de la Dombes, etc.).
À la toute fin, on y présente une section contenant huit pages d’informations sur la région: la carte géographique qui localise l’itinéraire des trois héros, la présentation des Pays de Bourg-en-Bresse, ainsi que le détail des références touristiques de la BD. En complément, les lecteurs peuvent trouver sur le site Internet dédié à la BD la bande-annonce, les vidéos générées par les flashcodes, de même que les coulisses de la conception de la BD.
… l’imagination a libre cours lorsqu’il s’agit d’insérer ces petits codes-barres 2D, comme en font foi les exemples suivants.
En 2009, pour faire découvrir une partie moins fréquentée de la ville, Venise a instauré le projet pilote TagMyLagoon. À l’aide de son téléphone intelligent, le touriste pouvait télécharger des informations en italien ou en anglais à partir d’une série de plaques apposées sur les réverbères, les enseignes touristiques ou les poubelles de rue et sur le lieu. Il était même possible pour le visiteur de transmettre un commentaire.

Source: http://www.tagmylagoon.com/lang/fr/
En France, plusieurs villes comme Bordeaux et Biarritz multiplient les projets pour enrichir l’information offerte aux habitants et aux touristes en plaçant des codes-barres 2D sur le mobilier urbain et les affiches, dans les vitrines, les magazines et les dépliants. La ville de Sarlat les utilise pour mettre de l’avant son patrimoine historique, le comité départemental du tourisme de l’Isère, comme complément à sa documentation portant sur la route Napoléon et l’événement Jazz in Marciac, pour que les amateurs aient plus facilement accès à l’information (programmation, plans d’accès, biographie des artistes, etc.).

Source: Bordeaux.fr – campagne d’affichage sur les quais et dans le centre-ville montant des codes 2D géants
Le prochain bus passe à quelle heure? La Régie autonome des transports parisiens (RATP) a installé, dans ses milliers de points d’arrêt, un flashcode permettant de connaître l’horaire des autobus qui desservent la station et le temps d’attente avant l’arrivée du prochain bus.
Enrichis de code-barres 2D, divers types d’imprimés (livres, magazines, journaux) entrent de plain-pied dans l’interactivité en permettant au lecteur de poursuivre sa lecture sur Internet, de visualiser un reportage vidéo, une bande-annonce ou une publicité plus élaborée, d’accéder à un comparateur de prix ou de télécharger un balado.
Tourisme Québec n’est pas en reste. Il intègre lui aussi un code-barres 2D à ses campagnes promotionnelles imprimées (affiches et journaux) destinées aux marchés américain et français pour permettre le visionnement de capsules vidéo.

La promotion ajoute donc une corde de plus à son arc avec ces codes-barres «intrigants»!
Sources:
– Bonnefon, Olivier. «Un Flashcode pour rester branché en permanence», Sudouest.fr, 22 juin 2010.
– Boulin, Jean-Luc. «Le tag 2D est-il mort ou bien vivant?» etourisme.info, 13 juin 2010.
– Carrel, F. «La route napoléon passe au «flashcode» et à l’internet pour la téléphonie mobile», 20minutes.fr, 30 juin 2010.
– Clifford, Stephanie. «From Print to Phone to Web. And a Sale?», New York Times, 10 janvier 2010.
– Croizet, Pierre. «Sarlat se fait flasher!», etourisme.info, 30 septembre 2009.
– Dublanchet, Ludovic. «Retour sur les codes 2D», etourisme.info, 29 janvier 2010.
– Dublanchet, Ludovic. «C’est le printemps, les flashcodes fleurissent», etourisme.info, 7 avril 2009.
– La Cavalière au manteau rouge
– Les éditions Le Vent qui vente
– Lyne, Marc. «What Is A QR Code And Why Do You Need One?», SearchEngineLand.com, 15 octobre 2009.
– Martineau, André. «Des villes revisitées par la BD», La Presse, 31 mai 2010.
– Ministère du Tourisme. «De grandes campagnes pour faire connaître le Québec sur le plan international», Totalement tourisme!, vol. 4, no 1, printemps-été 2010.
– Orange. «Une BD multimédia interactive, pour montrer la voie d’un tourisme retrouvé, entre culture et innovation», communiqué de presse, 4 juin 2010.
– Parole d’élus. «Les TIC au service des territoires – Tags: flashcode», textes multiples, Parolesdélus.com.
– Sviokla, John. «How Barcodes and Smartphones Will Rearchitect Information», blogue Harvard Business Review, 28 juin 2010.
– Ville de Bordeaux. «Cité digitale: des codes 2D dans la ville», bordeaux.fr.
L’Internet mobile n’est plus de la fiction, les voyageurs utilisent déjà leurs cellulaires pour planifier et réserver vols et hébergement. Ces technologies procurent à leurs utilisateurs commodité, connectivité et géolocalisation. Elles aident aussi les entreprises qui veulent faire le pas vers le marketing mobile à se démarquer. Ceci dit, envisager de construire une présence mobile revient à choisir entre créer une application mobile ou un site Web mobile. Par où commencer?
Selon l’étude «The Mobile Internet Report» de Morgan Stanley, publiée en décembre 2009, la couverture mondiale du 3G prend de l’ampleur et devrait se situer entre 20 et 25% en 2010, pour atteindre 43% en 2014.
Engouement que confirme aussi PhoCusWright, qui prévoit que les réservations effectuées par le biais de téléphones mobiles devraient atteindre 160 millions USD d’ici la fin de l’année. Cette expansion influencera certainement le comportement des utilisateurs de la téléphonie mobile.
En effet, Morgan Stanley estime que les Américains détenteurs de téléphones intelligents passent plus de temps à utiliser quotidiennement leur appareil (60 minutes) que ceux qui détiennent des cellulaires réguliers (40 minutes). Les graphiques 1 et 2 illustrent la répartition de l’utilisation de ce temps pour chaque activité.
Graphique 1
Répartition de l’utilisation du cellulaire aux États-unis – 40 minutes par jour

Source: «The Mobile Internet Report», Morgan Stanley
Graphique 2
Répartition de l’utilisation du iPhone – 60 minutes par jour

Source: «The Mobile Internet Report», Morgan Stanley
L’utilisation du téléphone intelligent est plus centrée sur l’accès aux données que sur les appels, ce qui laisse présager un bel avenir pour la publicité mobile, y compris sur les appareils iTouch et iPad.
En effet, eMarketer projette que la publicité mobile augmentera de 648 millions USD en 2008 à 3,3 milliards USD en 2013. La firme Forrester abonde également dans ce sens et prévoit que le marketing mobile croîtra annuellement de 27% de 2009 à 2014.
Tout comme une adresse sur le Web est devenue un point de contact B2C important, des signes précurseurs indiquent qu’un point de contact adapté à la téléphonie mobile deviendra pertinent.
Une application mobile est un logiciel téléchargeable et exécutable sur des téléphones intelligents ou d’autres appareils mobiles tels que les iPad et les iTouch, de façon gratuite ou payante. Les applications sont accessibles dans les boutiques d’applications (App Store pour iPhone et App World pour Blackberry) et présentent plusieurs avantages. Elles:
En revanche:
La plupart des experts conviennent qu’il est préférable de débuter avec un site Web mobile pour les raisons suivantes:
La convivialité et la simplicité d’utilisation d’un site Web mobile ou d’une application ne sont pas négligeables et améliorent la navigation des clients par le biais du cellulaire.
À titre d’exemple, l’Office de tourisme de Montpellier vient de lancer la version mobile de son site, qui est simplifiée en six rubriques et qui complète son site Internet.

Source: montpelliernow.mobi
Après son lancement, le site Web mobile devient le point d’ancrage de toutes les activités ultérieures du m-marketing telles que la messagerie téléphonique, les Google mobile ads ou les concours promotionnels mobiles (mobile sweepstakes).
Une stratégie m-marketing débute notamment en construisant une liste mobile opt-in ou m-list. Pour ce faire, il faut solliciter le consentement et l’adhésion des clients à travers une campagne courriel ou par des initiatives dans les médias sociaux. Une attention toute particulière doit être portée à la sécurité des données et à la protection de la vie privée.
Si vous êtes à l’aise avec l’affichage publicitaire sur votre site Web, concevoir une campagne Google mobile ads peut être une étape à intégrer à votre stratégie m-marketing.
À plus long terme, il peut devenir pertinent d’intégrer des éléments plus sophistiqués tels que les services de géolocalisation et les applications mobiles mais avant cela, pourquoi ne pas envisager des partenariats avec des constructeurs d’applications déjà établis plutôt que de réinventer la roue tout seul?
L’application OpenTable, par exemple, dédiée à la gestion des réservations des restaurants, offre à ceux-ci la possibilité d’être présents dans une base de données accessible par le biais d’un cellulaire sans avoir à développer leur propre application.
Un autre exemple de plateforme fédératrice serait l’application StubHub, spécialiste en billetterie pour des évènements sportifs et des concerts musicaux.

Source: itunes.apple.com
L’accès permanent à Internet, les services basés sur la localisation, la possibilité d’effectuer des transactions en tout temps et la personnalisation du contenu sont autant d’atouts offerts par la téléphonie mobile intelligente. Dans le cas où votre entreprise n’est pas encore en mesure de passer à l’étape d’intégration d’une stratégie «mobile friendly» à votre politique médias, il demeure pertinent d’y réfléchir et de surveiller les évolutions technologiques s’y rattachant dès maintenant.
Sources:
– Arnold, John. «Mobile App or Mobile Website?», Entrepreneur.com, 5 avril 2010.
– eHotelMarketing. «Pourquoi votre hôtel doit investir dans une stratégie mobile?», Blogehotelmarketing.fr, 8 juin 2010.
– Johnson, Mark. «Consumers are more mobile than ever before. Are you marketing efforts keeping pace?», B2cmarketinginsider.com, 30 juillet 2010.
– Joyce, Stephen. «Small Operators Can Benefit from Mobile Partnerships», Tourismtechnology.rezgo.com, 3 avril 2010.
– Méli, Benoît. «Applications contre sites mobiles: le match», Journaldunet.com, 19 mai 2010.
– Morgan Stanley. «The Mobile Internet Report», 15 décembre 2009.
Rien de plus facile à réaliser si ce salon est… virtuel! Obtenir une vitrine donnant accès à un plus grand public sur une plus longue période, simplifier la logistique et réduire les coûts, voilà ce que les salons virtuels proposent aux exposants et aux visiteurs du monde entier. Et le monde touristique entre de plain-pied dans cette réalité virtuelle. Les perspectives de développement dans ce domaine sont prometteuses. Bienvenue à ces rencontres du troisième type, une nouvelle manière de faire des affaires assis confortablement à son bureau!
Avec Internet et les avancées technologiques repoussant les limites de ce qui est réalisable, terminés la recherche d’un lieu et d’équipements adéquats, les conflits d’horaires et d’utilisation, l’espace physique restreint, le montage d’un kiosque, le matériel publicitaire à imprimer, l’accès à un nombre limité de visiteurs, les coûts et le temps de déplacement, le nombre de participants contingenté, le temps d’exposition condensé, les problèmes de logistique, les horaires rigides, les conséquences sur l’environnement… et l’achat d’une nouvelle tenue. Le salon virtuel ouvre ses halls d’exposition et fait fi de tous ces obstacles!
Évidemment, ce type de salon ne reproduit pas l’ambiance d’un centre d’expositions, ne suscite pas la dynamique des rencontres impromptues, ne remplace pas les échanges en face à face et ne stimule pas l’économie et le secteur touristique d’une région.
Comme les centres d’expositions réels, le salon virtuel offre des espaces, des fonctionnalités et des services qui varient d’un site à l’autre. Le visuel s’apparente assez fidèlement à la réalité et la durée de l’exposition peut même aller jusqu’à la permanence.
L’exposant doit s’enregistrer sur le site Web du salon. Il choisit un kiosque parmi les modèles proposés et le personnalise par la suite. Il télécharge le matériel publicitaire de son choix: bannières, prospectus et vidéos en ligne, contenu audio, gamme de produits, etc. De l’aide technique est à sa disposition pour faciliter sa démarche. On a même prévu un avatar, qui invite les participants à consulter la documentation et à laisser leurs coordonnées. La technologie numérique sophistiquée permet une réelle interactivité en ligne entre exposants et visiteurs par le biais du clavardage, de la webcam, du courriel, du téléphone, ou même par audioconférence. Des outils permettent d’effectuer le suivi des activités de marketing.
Le visiteur, de son côté, s’inscrit en remplissant tout simplement un formulaire en ligne sur le site de l’exposition. Il reçoit par la suite un numéro d’utilisateur et un mot de passe, de même qu’un badge l’identifiant auprès des exposants. Il peut ainsi accéder, bien souvent sans frais, à l’exposition en ligne. Un grand hall lui donne accès aux différentes composantes du salon et à toutes ses fonctionnalités interactives: plan 3D du salon, programme des conférences, moteur de recherche, etc.
Source: http://www.on24.com
Jetez un coup d’œil à ces vidéos pour mieux visualiser le concept: http://www.youtube.com/watch?v=xDKjSMFqlwQ (durée: 1 min. 53 sec.) et http://www.youtube.com/watch?v=fCNb0-pusN0 (durée: 1 min. 9 sec.).
Le tout est accompagné d’un plan de communication très étendu offert par le promoteur du centre virtuel. Certains salons offrent même des espaces de recrutement où l’on peut consulter des offres d’emploi et entrer directement en lien avec les départements de ressources humaines des différentes entreprises sur place.
Le palais des congrès virtuel Dynacoce (Dynamic Congress Center) a accueilli en janvier dernier le premier Salon virtuel du tourisme d’affaires et de l’événementiel – SATAÉ. Résultat? Plus de 400 exposants de divers horizons et de 13 nationalités différentes (agences événementielles, parcs d’exposition, offices du tourisme, agences de presse, associations, etc.) se sont inscrits, 23 000 visiteurs uniques ont été recensés, 16 animations et spectacles ont eu lieu sur scène, neuf conférences portant sur des thèmes majeurs ont été prononcées. Le SATAÉ s’est installé de façon permanente au DYNACOCE en juin dernier, et le prochain rendez-vous est planifié pour octobre 2010.

Palais des congrès virtuel Dynacoce – source: http://www.satae.fr/illustrations.html

Hall d’exposition du palais des congrès virtuel Dynacoce – source: http://www.dynacoce.com
Même thématique au premier Salon 3D interactif du tourisme d’affaires et de l’événementiel qui s’est tenu à la même période, soit du 11 au 19 janvier 2010.
L’entreprise BusinessGlobal.com – The International Virtual Exhibition Centre – offre une plateforme pour la tenue d’expositions, de foires et de salons commerciaux en ligne, en plus d’en faire la promotion à l’échelle mondiale. Son exposition virtuelle Best of China, tenue en septembre 2009, a rassemblé 3 700 exposants et plus de 600 000 visiteurs uniques, provenant de plus de 180 pays.

Source: http://www.businessglobal.com/flash/exhibition.php?Eid=29
BusinessGlobal.com présente du 1er au 30 juin 2010 le GTTHE – 2010 Global Travel, Tourism & Hospitality Exhibition: exposants regroupés en deux sections, voyages et tourisme et hôtellerie, orateurs réputés, séminaires en ligne, forums interactifs. À la clôture de la version interactive du salon, l’exposition demeurera en ligne durant une période de six mois, ce qui permettra l’accès détaillé aux entreprises, à leurs brochures et à leurs produits, aux vidéos promotionnelles et à leur site Web. Les forums resteront aussi ouverts. Un autre salon touristique, l’International Wellness & Health Tourism, se déroulera sur le Web du 1er novembre 2010 au 31 janvier 2011.
Dans un autre registre, Eprofeel est un salon virtuel permanent plutôt statique. Il présente en fait un catalogue de plusieurs entreprises regroupées dans différents «halls» selon leur type d’activités. En cliquant sur un kiosque (stand), une page Web apparaît et les informations sont réparties sous divers onglets.
L’Association des hôteliers du Québec (AHQ) invitait récemment ses membres à visiter le salon virtuel www.afhrgolive.com, initié par l’Association des fournisseurs d’hôtels et restaurants (AFHR) et à surveiller son évolution.
Plusieurs entreprises se livrent une bataille sur le marché des salons virtuels (p. ex.: ON24, Xpofairs.com, Cybermax et Clever Zebra).
Qu’on se le dise, les échanges se feront de plus en plus dans un monde virtuel (lire aussi: Les conférences virtuelles changeront-elles le visage du voyage d’affaires?) et d’autres grandes innovations technologiques bouleverseront le monde des affaires.
Peut-être que dans quelques années, on se demandera comment on pouvait subir autant de contraintes physiques et financières pour la tenue d’une exposition, tout comme on se demande aujourd’hui ce que l’on ferait sans Internet…
Sources:
– Association des hôteliers du Québec, «Salon virtuel des fournisseurs des hôtels, restaurants et institutions», Hoteliers-quebec.org, consulté le 3 juin 2010.
– BusinessGlobal.com, «The 2010 Global Travel, Tourism & Hospitality Exhibition», consulté le 3 juin 2010.
– BusinessGlobal.com. «Explore the Entire Health & Wellness Tourism Industry Online. International Wellness & Health Tourism 2010», consulté le 3 juin 2010.
– Croizet, Pierre. «Les salons sont morts, vive les salons virtuels?», Etourisme.info, 26 novembre 2009.
– Génération nouvelles technologies. «3D Live Meeting, premier salon 3D interactif dédié au tourisme d’affaires et à l’événementiel, ouvrira ses portes du 11 au 19 janvier 2010», Generation-nt.com, 16 décembre 2009.
– Karr, Douglas. «Social CRM Virtual Conference: No Travel, No Lines, Free Entry!», MarketingTechBlog.com, 28 octobre 2009.
– Poulin, Ginette. «Le 1er Salon virtuel du tourisme d’affaires vous attend», Hôtels Restaurants & Institutions, Hrimag.com, 8 décembre 2009.
– SATAÉ. «Le SATAÉ 1er SALON virtuel du Tourisme d’Affaires et de l’Événementiel», Satae.fr, numéro spécial décembre 2009.
– SATAÉ. «Édition permanente 2010 du Dynacoce», Satae.fr, consulté le 3 juin 2010.
La technologie du GPS (global positioning system) a grandement évolué. Le nombre d’applications a explosé et les fonctions sont dorénavant beaucoup plus complètes. Facile à manipuler et peu coûteux, il est devenu très apprécié au voyageur. Pour les destinations touristiques, c’est l’occasion de mettre en valeur l’offre touristique. Comptez sur Google pour accélérer l’étendue de son utilisation.
Une importante proportion des voyageurs ont dorénavant l’occasion d’utiliser la technologie des GPS, que ce soit à partir d’un appareil de navigation de type Garmin, d’une radio satellite ou encore d’un téléphone intelligent. Pour les appareils GPS, ce sont généralement des éditeurs spécialisés qui sélectionnent et diffusent l’information. Mais peu importe le type d’application GPS dont on parle, il devient important pour les entreprises de systématiquement géoréférencer l’information en ligne. Ultimement, elle pourra être intégrée sous forme de points d’intérêt par le voyageur qui la rapatrie sur son GPS ou sur son téléphone intelligent muni d’une application GPS.
Jusqu’à tout récemment, c’étaient les appareils de navigation, destinés principalement à la conduite automobile, qui avaient le vent dans les voiles. Toutefois, l’arrivée des applications GPS pour les téléphones intelligents tel le iPhone a radicalement changé le portrait de ce marché. Les perspectives de développement liées à cette nouvelle avenue sont tellement positives que les actions de Garmin ont chuté de 75%.
De plus en plus de téléphones intelligents, dont le iPhone, intègrent des fonctionnalités GPS. Le voyageur obtient plus de souplesse comparativement à la première génération de GPS et a désormais accès à de nombreux guides touristiques géolocalisés. En plus d’y repérer les différents points d’intérêt et commerces, il accède aussi à des photos et à des commentaires écrits et audio. Selon PhoCusWright, plus de 56% des e-touristes américains se disent intéressés par des fonctionnalités mobiles de cartes et d’indications routières.
La téléphonie mobile comporte toutefois d’importantes barrières quant à son utilisation à l’étranger. Les coûts d’échange de données en itinérance (roaming) demeurent encore trop élevés pour plusieurs utilisateurs qui souhaiteraient y avoir accès sur une base régulière lors d’un voyage international. Mais cette situation changera progressivement. En avril 2009, le Parlement européen a imposé un plafonnement de la facturation des services d’itinérance. Le plafond tarifaire permis dans la zone Europe diminuera chaque année. Inévitablement, une libéralisation générale du marché mondial suivra.
Google a récemment lancé Google Maps Navigation, un logiciel gratuit de navigation. Disponible aux États-Unis seulement, il n’est compatible qu’avec les téléphones supportant la plateforme Android. Il est beaucoup plus souple que les GPS traditionnels puisqu’il fonctionne sur le principe d’un moteur de recherche en proposant plusieurs résultats pertinents selon la requête effectuée. Une fois l’endroit choisi, le système de navigation se met en marche pour guider l’utilisateur. La navigation s’effectue sur des cartes routières standard ou sur des cartes en vue satellite ou Street View.
D’autres variantes pertinentes s’ajoutent, notamment les rapports de circulation, les routes alternatives et l’interrogation du GPS par la voix. La vidéo suivante illustre bien l’étendue des possibilités de cette technologie pour le tourisme.
http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY
Source : http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY
Certaines destinations ont réussi à mettre en valeur leurs circuits thématiques grâce à la technologie GPS. La région française de Bordeaux, en Graves et Sauternes, propose un guide GPS multimédia pour accompagner le visiteur dans cette région des vins. Le voyageur intéressé par cette route vinicole n’a qu’à louer un GPS pour la journée dans un office de tourisme pour avoir l’occasion de suivre l’un des trois itinéraires thématiques comprenant les indications pour visiter certains vignobles et autres endroits à découvrir. Les passionnés peuvent également assouvir leur curiosité en sélectionnant des catégories particulières de points d’intérêt à découvrir (p. ex. un type d’architecture) pour obtenir des informations additionnelles sous forme de fiches descriptives détaillées.

Plusieurs autres destinations jouent maintenant cette carte, notamment GPS Tourisme, une initiative des cinq provinces wallonnes qui met en valeur l’offre touristique à l’aide d’une centaine de circuits touristiques répertoriés par critères (pédestre, vélo, vélo de montagne, auto et moto).

Les applications GPS servent également à transmettre des informations audio géoréférencées. On les retrouve sous forme d’audioguides GPS qui s’avèrent très pertinents pour guider et informer les touristes en fonction de leur position géographique. (Lire aussi : «La démocratisation des audioguides : l’ère du numérique».)

Les GPS traditionnels ont aussi innové en matière d’audioguides. Garmin a lancé ZeVisit, une solution permettant de découvrir la région française de Saint-Émilion en voiture. L’itinéraire proposé est associé à un guide audio qui se déclenche automatiquement aux huit étapes du parcours. Les touristes ont le choix d’emprunter un appareil GPS préchargé à l’office de tourisme ou de télécharger gratuitement le guide sur le site de Garmin.
Le camping français Le Talouch loue à sa clientèle des GPS pour les randonnées dans la région. L’entreprise a intégré dans ses GPS quelque 230 km de sentiers tracés de randonnées pédestres ou de vélo de montagne qu’elle propose pour des excursions de découverte. L’utilisateur sélectionne un des circuits et se laisse ensuite guider par le GPS de randonnée.

Les sentiers mettent en valeur les points d’observation et autres lieux d’intérêt pour le visiteur. Les parcours peuvent être visualisés sur Internet, téléchargés sur un GPS ou consultés avec Google Earth.
D’autres régions offrent des expériences basées sur le geocaching ou chasse au trésor par GPS. Par exemple, le Comité départemental du tourisme du Doubs, en France, a lancé le concept GPS Safari en offrant notamment des séjours GPS pour découvrir la région.
Les occasions d’affaires permettant aux entreprises d’offrir plus dynamiquement leurs services en fonction de l’emplacement géographique des visiteurs se multiplient. Déjà, Garmin offre à sa clientèle de télécharger des options comme le POI Loader afin de personnaliser son GPS. On sélectionne des points d’intérêt qui servent alors d’audioguides au moment opportun. Un service d’alerte de proximité peut être activé pour informer l’automobiliste lorsqu’il approche d’un point d’intérêt qu’il a préalablement ciblé.
On le voit, les perspectives touristiques liées au GPS sont très prometteuses. On verra même en 2011 les premières autos (Audi A8) munies d’un équipement Google Earth! Bientôt, la technologie GPS deviendra omniprésente. Pour les destinations et les entreprises, il s’agit d’occasions fort intéressantes de mise en valeur de l’offre.
Sources :
– Belga. «Ardenne Tourisme GPS : des itinéraires touristiques via GPS sur TourismeGPS.be», buzz24.be, 14 décembre 2009.
– Boulin, Jean-Luc. «Deux bonnes raisons de plus pour investir Google Maps», etourisme.info, 5 novembre 2009.
– Lavrinc, Damon. “2011 Audi A8: The First Production Vehicule Equipped With Google Earth”, Autoblog, 16 décembre 2009.
– RNCOS Industry Research Solutions. “World GPS Market Forecast To 2013”, février 2010.
– Schetzina, Cathy. “The PhoCusWright Consumer Technology Survey Third Edition, Part Five of Five”, PhoCusWright, décembre 2009.
– Wery, Etienne. «Le 1er juillet, utiliser son téléphone mobile à l’étranger sera moins cher», Droit et technologies, 27 avril 2009.
Sur le Web :
www.camping-talouch.com
www.bordeaux-graves-sauternes.com
www.gpsaudioguides.com
www.zevisit.com
www.tourismeGPS.be
www.gps-safari-doubs.com
Lire aussi : «Quand les touristes jouent à la chasse au trésor»