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Produits et activités

Virées campagnardes : des offres bien adaptées

Bien se connaître

Une récente étude menée par Atout France définit la campagne comme étant « tout ce qui n’est ni mer, ni montagne, ni villes ». La campagne peut présenter des atouts naturels, patrimoniaux et culturels. Il peut s’agir de destinations touristiques à maturité ou en émergence, de territoires situés à proximité d’une ville ou éloignés. Ces différences font que toutes les destinations campagnardes ne peuvent se donner la même vocation touristique. L’étude détermine trois vocations distinctes, ainsi que les conditions requises pour faire partie de chacune de ces catégories.

  • Loisirs : Une région située à environ 30 minutes d’une aire urbaine de taille moyenne présentant de beaux paysages préservés et au moins un site touristique modeste ou de loisirs.
  • Excursions : Ces territoires sont généralement situés à moins de 1 h 30 d’une ville plus importante, et sont bien desservis par les moyens de transport. Les paysages sont aussi de qualité et l’offre touristique compte un attrait d’une certaine envergure ou quelques-uns de plus petite taille.
  • Séjours : Dans ces régions, l’offre touristique est bien développée, l’hébergement est diversifié et le nombre de lits offerts est élevé. Les paysages sont esthétiques et accessibles aux touristes à vélo ou par des routes touristiques, et ils comptent des points de vue aménagés.

Il importe de déterminer le type de vocation touristique du territoire et d’en effectuer le développement et la promotion en conséquence. 

Au-delà de cette typologie, la campagne réfère aussi à un imaginaire où priment un environnement naturel, des paysages préservés, un rythme de vie plus calme, l’authenticité, le patrimoine ainsi que des images plus précises comme les villages, les champs et les produits du terroir. Il suffit de trouver les façons dont la région campagnarde peut « contribuer à renforcer l’attractivité de la destination dans son ensemble », que ce soit par le développement de l’offre, l’accueil et l’animation, ou encore par le marketing.

Le défi à relever pour les promoteurs du tourisme à la campagne est de combattre la peur de l’ennui éprouvée par les touristes

Le défi à relever pour les promoteurs du tourisme à la campagne est de combattre la peur de l’ennui éprouvée par les touristes, qu’elle soit justifiée ou non. Les familles sont d’ailleurs plus susceptibles que les autres visiteurs de ressentir cette inquiétude.

Rappelons que toute région n’a pas la vocation pour devenir une destination touristique. Pour y arriver, la reconnaissance venant des clients, une identité forte ainsi que des moyens et des compétences pour en faire la promotion doivent être conjugués. La campagne joue davantage un rôle complémentaire dans l’offre touristique.

Plus d’expériences que d’activités structurées

 Contrairement à d’autres catégories de destinations, on n’associe pas la campagne à la pratique d’activités précises ou encore à des offres touristiques structurées. En France, il s’agirait d’ailleurs du type de séjour comportant le moins d’activités (voir le graphique 1).

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Source : Atout France, SDT 2013.

Cela ne signifie pourtant pas que les séjours ne comprennent pas d’activités. Les touristes aiment profiter d’activités ou de services qui n’ont pas été conçus précisément pour eux (attraits naturels, commerces locaux, fêtes de village, patrimoine, routes bucoliques, etc.). On parle davantage d’expériences. 

Entre les multiples routes thématiques, les lieux agrotouristiques, les parcs naturels, les voies cyclables, les parcours avec audioguides et une variété infinie d’attraits, les exemples mettant en valeur l’expérience campagnarde sont nombreux. En voici quelques-uns. 

Se doter d’un positionnement distinctif

La région de Bécancour (Centre-du-Québec) se positionne avantageusement dans le créneau de l’équitation avec son offre comportant plus de 100 kilomètres de sentiers de randonnée équestre sillonnant des milieux variés. La Ferme du Joual Vair ainsi que le Parc régional de la rivière Gentilly, avec son camping équestre, consolident le positionnement et enrichissent l’offre de la région. Le camping offre des emplacements avec boxes ou des enclos pour les propriétaires de chevaux.

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Source : Parc régional de la rivière Gentilly 

Donner accès au patrimoine religieux

Une application mobile, Patrimoine en marche, permet de découvrir 18 églises et chapelles rurales situées dans le département du Vaucluse, en Provence. Un code QR placé à l’entrée des bâtiments renvoie à une visite à 360 degrés de l’intérieur des lieux avec la possibilité de cliquer sur des points d’intérêt pour visualiser les fiches détaillées d’œuvres particulières. Comme le contenu est aussi hébergé sur un site Web adaptatif, il est aussi possible d’y accéder à partir d’une carte de la région ou par la liste des œuvres décrites. Ces lieux étant parfois fermés aux visiteurs, l’application leur permet d’enrichir leur tournée campagnarde en tout temps.

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Source : Patrimoine en marche

Activités gratuites avec séjour de deux nuits et plus

La région de la Haute Forêt Noire (Hochschwarzwald) en Allemagne distribue une carte pour tout séjour d’au moins deux nuitées passé dans l’un de ses établissements hôteliers. Elle donne accès à plus de 70 activités gratuites de loisirs (parcs d’attractions, musées, golf, piscines, etc.) ou de mobilité (location de vélos, véhicules électriques). Cette initiative audacieuse est financée par une redevance versée par les hôteliers aux partenaires offrant un accès gratuit à leurs attraits. Les gestionnaires d’hébergement y trouvent leur compte par l’augmentation de leur achalandage et la prolongation de la durée du séjour des touristes. Plusieurs régions allemandes ont emboîté le pas et proposent des cartes offrant des réductions sur les activités du territoire.

 

Connaissez-vous des exemples de territoires qui ont développé une approche en respect avec leur vocation et complémentaire à la destination globale?

 

Source de l’image à la une : freeimages.com / Stephanie Berghaeuser

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Technologies

Vers des villes intelligentes et innovantes

La ville intelligente et innovante est celle qui cherche constamment à mieux répondre aux besoins de l’ensemble de la communauté par une utilisation optimale des outils numériques et par le partage de l’information. Voici trois villes du Québec qui ont déjà bien amorcé ce virage, ainsi que des projets profitant à l’industrie touristique et faisant appel aux principes de la ville intelligente.

 

Montréal vise 2017

À l’été 2014, la Ville de Montréal a mis sur pied le Bureau de la ville intelligente et numérique (BVIN). Son objectif : faire de Montréal un chef de file mondialement reconnu parmi les villes intelligentes et numériques d’ici 2017, année où elle célébrera son 375e anniversaire. La stratégie 2014-2017 élaborée par le BVIN est le fruit de consultations et d’un dialogue continu avec les Montréalais.

 Parmi les actions concrètes entreprises par la Ville, mentionnons la mise en place d’une plateforme de données ouvertes à partir desquelles des applications ont été créées. Elle souhaite éventuellement offrir un accès Internet sans fil sur l’ensemble de son territoire. Cette connexion gratuite sera d’ailleurs possible dans le centre-ville dès l’été 2015. De plus, des actions en matière de mobilité urbaine, de services numériques et de création d’espaces d’innovation sont prévues par le BVIN.

Pour déterminer les projets concrets à réaliser, le BVIN tend l’oreille et consulte les principaux intéressés, soit l’ensemble de la communauté. Il utilise les sondages, les causeries, les colloques et invite les gens à venir partager leurs idées sur son portail. L’événement d’idéation « Je vois Montréal », qui invitait en novembre 2014 les universitaires, les entreprises, les politiciens et les citoyens à venir partager leurs projets concernant l’avenir de leur ville, fut un véritable incubateur d’idées. En tout, 180 projets, de grande comme de petite envergure, ont été retenus. Leurs instigateurs ont même signé un engagement avec la Ville afin que cette dernière assure un certain suivi. L’un des projets vedettes de cette rencontre historique consiste à créer une mutuelle de taxis électriques grâce à un nouveau modèle d’affaires basé sur une économie verte et sociale, tout en faisant appel à la technologie numérique. Cette initiative a pour but de renouveler l’industrie du taxi, d’affronter la menace que représente Uber pour le secteur, d’améliorer la mobilité urbaine et de créer une image de marque forte et porteuse pour Montréal.

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Source : XPND.com

Québec ville ouverte

La Ville de Québec figure au palmarès Smart21 des villes intelligentes pour les années 2011, 2012 et 2014. Comme Montréal et de nombreuses autres villes canadiennes, elle dispose d’un portail de données publiques et invite les organisations, les entreprises et les chercheurs à créer des applications à partir de celles-ci afin de faciliter la vie des citoyens et des visiteurs tout en favorisant une utilisation optimale des services publics. À titre d’exemple, l’application Découvrir Québec propose une centaine de sites patrimoniaux et historiques, tandis que ParkMoi! Québec répertorie les stationnements à proximité de l’utilisateur.

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Source : Ville de Québec

Le succès de la campagne « Effet Québec »

Toujours dans cet esprit de participation citoyenne et en phase avec les plateformes collaboratives, l’Office du tourisme de Québec ainsi que l’agence de publicité Cossette ont développé un projet publicitaire innovant qui fait appel aux amoureux de cette ville. Durant la campagne « Effet Québec », dont la première édition s’est déroulée à l’été 2013, les gens étaient invités à partager en ligne leurs coups de cœur ou à voter pour ceux déjà proposés. Le succès a été tel qu’une seconde édition a vu le jour à l’hiver 2014. La vidéo ci-dessous présente la campagne.

Le dynamisme de Sherbrooke

Sherbrooke est inscrite au palmarès de Smart21 2015, aux côtés de villes comme Rio de Janeiro (Brésil) et New Taipei City (Taiwan). La municipalité de 160 000 habitants de la région des Cantons-de-l’Est a entrepris récemment un virage technologique. Une vingtaine d’intervenants locaux mettent la main à la pâte dans le contexte du projet « Sherbrooke intelligente et innovante ».

Sa petite taille, notamment, constitue un avantage. En effet, la proximité des différents acteurs favorise l’efficacité des efforts. La présence de 2 universités est également un vecteur de dynamisme; on compte 10,32 étudiants par 100 citoyens. Ces institutions organisent des événements de création technologique comme le StartUp Weekend, les StartUp Drinks et les hackatons, où les participants sont invités à créer des applications à partir des données ouvertes partagées par les partenaires de la compétition. 

Faire participer les citoyens

Destination Sherbrooke, l’organisme responsable de la promotion touristique de la ville de Sherbrooke, contribue à propulser la municipalité au titre de ville intelligente et innovante, notamment par son initiative Carticipe. Il s’agit d’une plateforme collaborative invitant les citoyens à émettre leurs suggestions pour le développement touristique de leur ville. L’utilisateur doit créer une courte fiche afin de présenter son idée, y intégrer des photos, l’associer à un pictogramme selon le thème approprié et glisser celui-ci sur la carte interactive pour désigner le lieu proposé. Les internautes peuvent commenter les projets ainsi que voter pour ceux qu’ils préfèrent. Voilà un moyen novateur d’engager la population dans le développement économique, mais aussi de créer un esprit de communauté et un sentiment d’appartenance.

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Source : Destination Sherbrooke

Les outils numériques incitent à revoir les façons de faire en offrant beaucoup de possibilités. La mise en commun et le partage des données, mais aussi et surtout des idées et des compétences, assurent de beaux projets aux communautés et aux secteurs d’activité qui prennent le virage numérique.

 

Image à la une : @ iStock photo 

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Tourisme durable

L’aménagement durable dans les petites municipalités

Le concept du développement durable ratisse large et peut décourager des petites municipalités qui sont confrontées, comme les grandes sinon plus, à des défis financiers et humains. Faces à ces multiples enjeux, les petites collectivités doivent choisir leurs axes de travail : certaines d’entre elles favorisent l’aménagement durable. Même si sa vocation première n’est pas d’être touristique, l’aménagement durable peut améliorer l’expérience des visiteurs et générer une image positive de la ville, quand il ne devient pas une attraction en soi.

Encourager la mobilité douce

Selon un classement réalisé par l’International City/County Management Association (ICMA) en 2012, les sentiers cyclables et pédestres constituaient les éléments les plus fréquemment adoptés dans le cadre d’une politique de développement durable dans les villes de moins de moins 25 000 habitants aux États-Unis, derrière le recyclage.

En Virginie, Ranson, une municipalité de 4000 habitants, a franchi un grand pas vers la durabilité, notamment en créant des corridors verts, tandis que Rosemary Beach, en Floride, a effectué une reconversion complète de son espace urbain et littoral en zone piétonne et cyclable.

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Source : Organic Gardening

Certaines villes se démarquent grâce à des projets innovants. Aux Pays-Bas, Nuenen a créé une piste cyclable phosphorescente qui s’illumine la nuit grâce à l’énergie solaire emmagasinée pendant la journée. En plus d’être écologique, cette infrastructure devient un clin d’œil à l’œuvre La nuit étoilée de l’artiste Vincent Van Gogh, natif de la région.

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Source : Ipnoze.com

Pour sa part, la ville chinoise de Liupanshui a entrepris une large opération de mise en valeur des berges de la rivière Shuicheng. Des sentiers piétons spectaculaires ont été aménagés et des espaces verts ont été créés afin de régénérer les écosystèmes. En plus de réduire les problèmes liés à la pollution et aux inondations, ce projet s’inscrivait dans une reconquête de l’espace périurbain.

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Source : Arch daily

Rendre sa ville plus verte

Le verdissement contribue à réduire les îlots de chaleur et à rendre la ville plus agréable à vivre. À Saint-Égrève, dans les Alpes françaises, on a limité la pollution visuelle et harmonisé l’environnement paysager par la mise en place d’un toit vert sur le centre artistique communautaire. À Normal, dans l’Illinois, l’Uptown Circle, un rond point vert, vise à récupérer les eaux de pluie, réduire des problèmes liés au trafic; il est également devenu un lieu de rassemblement.

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Sources : Inhabitat.com et SustainableCitiesCollective

Investir des espaces existants ou inutilisés

Tirer profit des ressources déjà existantes.

Il ne s’agit pas tant de créer de nouvelles infrastructures, mais plutôt de tirer profit des ressources déjà existantes.

Des villes font ainsi appel à l’imagination de créateurs pour rentabiliser certains espaces qui ne sont pas utilisés ou dont le potentiel est sous-exploité. C’est le cas en Suisse, où l’on a expérimenté la culture d’algues le long d’un réseau routier. Les algues produites dans des tubes grâce à l’énergie solaire servent ensuite à produire du biocarburant ou des cosmétiques. Cet aménagement, initié par le groupe The Cloud Collective dans le cadre du festival Genève, villes et champs, a créé la surprise auprès des visiteurs.

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Source : Kollectif.net

Les coûts de rénovation trop élevés de la piscine de Lenggries, en Allemagne, ont incité la commune à aménager une baignade écologique à partir de l’ancien bassin. Ce dernier a été équipé d’une zone de régénération, d’un filtre à plantes, de passerelles en bois et d’un plongeoir. Depuis les transformations, le nombre de visiteurs de la piscine a largement augmenté.

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Source : baigne-ecologique.com

Uzerche, une commune française du Limousin, a prévu de garder un espace naturel préservé près du centre-ville, dans le but d’observer des animaux sauvages.

Un projet accepté et acceptable!

Des outils existent pour orienter les démarches et se fixer des objectifs. Au Québec, la précédente stratégie gouvernementale de développement durable a récemment été actualisée pour laisser place à celle de 2015-2020, tandis que des outils comme l’Agenda 21 local accompagnent aussi les municipalités dans leur cheminement vers la durabilité.

Comme pour bon nombre de projets, l’aménagement durable urbain connaît le succès en partie grâce à la cohésion communautaire et à de solides partenariats avec les services, les entreprises, les organisations à but non lucratif, les institutions éducatives et les citoyens. La concertation et la mutualisation des moyens permettent une cohérence et une efficacité accrues. L’implication et le consentement de la population locale assurent l’intégration physique et sociale du projet au sein du paysage de la ville. La création d’une identité autour d’un aménagement peut même lui permettre de devenir un attrait touristique.

Effectuer une transition progressive.

Prendre un virage durable demande du temps et de l’énergie. Il est donc préférable d’effectuer une transition progressive.

Commencer par des améliorations visibles peut permettre de légitimer, d’encourager et de pérenniser les efforts. Par ailleurs, des programmes adaptés peuvent récompenser les petites villes et accroître leur visibilité. La commission européenne a lancé en 2015 le European Green Leaf, un concours qui reconnaît les meilleures pratiques en développement durable dans les villes de moindre envergure.

 

Source image à la Une: Arch daily

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Marketing

L’Islande planifiée par des fans Facebook

Quelque 100 000 fans Facebook de Inspired by Iceland, la plateforme Web de l’office de tourisme islandais, ont concocté un itinéraire des secrets les mieux gardés de l’Islande. L’organisme a lancé en février 2014 un concours afin de dénicher le touriste le plus intrépide (World’s Most Intrepid Tourist) qui parcourrait ce circuit de 7 jours à travers le pays. La magnifique vidéo ci-dessous présente en deux minutes un aperçu du séjour de la gagnante. Voilà une belle façon de faire découvrir la destination!

 

Source: Inspired by Iceland

 

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Tourisme durable

Nouveau départ: des villes qui se réinventent

Lorsqu’une municipalité se développe autour d’une industrie et que celle-ci bascule, c’est toute la communauté qui chavire. Les catastrophes naturelles forcent aussi des collectivités à se prendre en main. Voici des exemples de villes qui ont reconstruit ou réaménagé les lieux afin de stimuler le renouveau et la fierté des résidents, et de mieux se positionner sur le plan touristique.

Après les chantiers navals, la culture

Bombardée durant la deuxième guerre mondiale puis mal rénovée, Nantes a été meurtrie au cours de son histoire. Dans les années 1980, elle perd sa principale industrie, les chantiers navals. Les friches industrielles ont orné le territoire jusqu’à récemment. L’élection d’un nouveau maire, en 1989, amène un nouveau dynamisme, une vision: miser sur la culture pour raviver l’esprit de cette ville, pour l’animer à nouveau. Des interventions pour concrétiser ce projet sont alors mises en branle. En voici quelques unes:

  • L’ancienne usine des biscuits LU est recyclée en centre d’art atypique. Le lieu unique abrite des salles de spectacle et d’exposition, et également un bar, un restaurant, une garderie et une boutique, entre autres.
  • On rénove le château des ducs de Bretagne en musée d’histoire.
  • La troupe de théâtre de rue de renommée mondiale, Royal de Luxe, anime le centre-ville par de nombreuses manifestations artistiques.
  • Des artistes créent des œuvres sur les anciens chantiers navals: Les Machines de l’île.
  • Un festival nocturne alternatif est mis sur pied, le Festival des Allumées (1990-1995).
  • On réalise un parcours d’art contemporain en plein air sur les berges de la Loire dans le cadre de la biennale d’art contemporain appelée l’Estuaire; des œuvres temporaires et pérennes y figurent.

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Source: Les machines de l’Ile Nantes – Photo: Jean-Dominique Billaud

En 2007, l’organisme Le voyage à Nantes est créé dans le but de développer le tourisme culturel. Il élabore notamment un parcours dans la ville à suivre grâce à un marquage au sol, pour faire découvrir l’offre culturelle et patrimoniale aux visiteurs. Nantes développe au fil des années une image culturelle très forte, en France ainsi qu’en Europe. Toutes ces initiatives portent leurs fruits, puisque non seulement elles améliorent la qualité de vie des citoyens, mais elles attirent des touristes.

Todmorden mise sur l’agriculture urbaine

La petite ville anglaise de Todmorden, qui compte quelque 15 000 habitants, peinait à surmonter la récente crise économique. Les commerces fermaient les uns après les autres, la valeur des maisons déclinait et de plus en plus de résidents devaient sortir de la région pour se chercher du travail. Le climat général était plutôt morose. Lassés d’attendre une aide gouvernementale pour relancer l’économie, des citoyens ont développé un projet expérimental au potentiel rassembleur, puisque basé sur un besoin commun à tous: la nourriture.

Aujourd’hui, la rue principale regorge de potagers. Les écoles ont les leurs; le poste de police, la bibliothèque, l’hôpital et l’hôtel de ville aussi. L’école secondaire aura son centre aquaponique, qui combine la culture de légumes et l’élevage de poissons. Les aînés offrent des formations aux plus jeunes sur la fabrication de confitures et de conserves. Des amitiés se créent et les échanges de connaissances vont au-delà de la nourriture. Un dynamisme nouveau anime désormais la petite communauté.

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale. Des artisans de Todmorden créent de nouveaux produits qui se distinguent à l’échelle internationale, comme des fromages et de la saucisse de haute qualité. Les restaurateurs et les commerçants affirment qu’ils bénéficient eux aussi du phénomène. L’objectif ultime du programme Incredible Edible est de rendre Todmorden autosuffisante en matière d’alimentation d’ici 2018. La vidéo ci-dessous (en anglais) explique le concept et illustre le virage entrepris par cette petite ville du nord de l’Angleterre.

Source: Vimeo

Ce mouvement est bien en phase avec les préoccupations actuelles. Les touristes s’intéressent à ces initiatives et sont interpellés par la découverte de milieux de vie novateurs et empreints d’une vision. L’office de tourisme propose d’ailleurs de découvrir Todmorden par la route verte (Green-Route – voir l’image ci-dessous), un circuit balisé qui relie les sites de production locale.

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Source: Incredible Todmorden

Greensburg reconstruit «LEED»

On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED par habitant au monde!

En mai 2007, une petite ville (moins de 800 habitants) du Kansas est démolie à 95% par l’une des tornades les plus dévastatrices qu’ont connues les États-Unis. Après la tempête, la communauté prend la décision de reconstruire de façon durable. On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) par habitant au monde! Le virage vers un développement plus durable a eu un effet d’entraînement sur l’ensemble de la collectivité. Les bâtiments municipaux, des industries, des commerces et même des résidences sont certifiés selon la norme environnementale LEED.

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Greensburg, 12 jours après le passage de la tornade – Source: FEMA

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La reconstruction – Source: Greensburgks

Des touristes viennent spécifiquement visiter Greensburg pour découvrir ses installations vertes. L’office de tourisme et d’autres organismes locaux ont d’ailleurs développé des outils pour ces visiteurs, tels qu’un guide de la ville qui met de l’avant les efforts en développement durable réalisés à la suite de la tornade. Le GreenTour, une initiative de l’organisme Greensburg GreenTown, présente chacun des principaux bâtiments et leurs particularités durables à l’aide de symboles, illustrés ci-dessous.

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Source: Greensburg Green Town

De beaux projets au Québec

Les inondations de 2007 en Gaspésie ont rudement éprouvé la petite communauté de Rivière-au-Renard. De plus, la «Capitale des pêches» du Québec souffre aujourd’hui de la décroissance des activités de pêche commerciale. La municipalité compte néanmoins miser sur cette appellation pour se positionner sur le plan touristique et se refaire une beauté. Dans cette optique, le Groupe IBI/DAA a soumis un projet d’aménagement à la Corporation de développement de Rivière-au-Renard, un plan qui a d’ailleurs remporté un prix d’excellence de l’Association des architectes paysagistes du Canada (voir l’image ci-dessous). La Ville de Gaspé, dont fait partie Rivière-au-Renard, doit maintenant trouver le financement de 16 millions de dollars pour réaliser ce plan.

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Source: AAPC CSLA

Le centre-ville de Lac-Mégantic doit être reconstruit à la suite de la catastrophe ferroviaire de juillet 2013. Des projets sont en développement et l’attractivité touristique semble figurer parmi les objectifs. Souhaitons que ce renouvellement se réalise autour d’une vision rassembleuse qui permettra de panser les profondes blessures tout en offrant un nouveau départ.

Image à la une: © Arthur Edwards pour Incredible Edible Todmorden

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Marketing Tourisme durable

L’entrée de votre ville est-elle accueillante?

Soigner sa vitrine

Parfois, il suffit de peu pour améliorer l’image et offrir un meilleur accueil, donner aux gens l’envie d’être attentifs à ce qui s’y trouve et de s’y arrêter.

ces entrées ont le potentiel de refléter les contextes économique, culturel et historique, et permettent aux municipalités d’affirmer leur signature paysagère

Comme le suggère le Comité du patrimoine paysager estrien dans son manuel de bonnes pratiques, les entrées de villes et de villages représentent des occasions de mettre en place une démarche d’amélioration du paysage. Le Comité estime que ces entrées ont le potentiel de refléter les contextes économique, culturel et historique, et permettent aux municipalités d’affirmer leur signature paysagère. Limiter l’affichage commercial, structurer un boulevard à l’aide de végétation et intégrer une signalisation claire et élégante, voilà déjà un premier pas vers un embellissement de la ville. Voici un exemple d’aménagement simple, mais efficace, d’une entrée de ville.

 Illustration 1: Entrée de ville typique

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Illustration 2: Entrée de ville améliorée par simulation – aménagements à l’aide de végétaux et d’une signalisation claire

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Illustrations 1 et 2: Fauteux et associés, architectes paysagistes – Source: Comité du patrimoine paysager estrien.

Embellir et rendre plus sécuritaire

Les règlements d’urbanisme encadrent le développement des entrées de villes et de villages, et contribuent au contrôle du développement de ces secteurs. Ils déterminent notamment le zonage précisant les fonctions permises, les marges de recul et les limites d’affichage.

Un paysage d’entrée accueillant exerce de l’attrait tant sur les visiteurs que sur les entrepreneurs et les résidents potentiels. Voici quelques exemples d’initiatives régionales et municipales.

Les 2 Alpes

Un effort considérable a été fait dans la station de montagne française des 2 Alpes pour aménager l’entrée de la station et les abords des points d’information. On note, entre autres, un élargissement des zones piétonnes, la plantation de végétaux et la valorisation de l’entrée de la station.

Les aménagements réalisés sur les différents sites avaient plusieurs objectifs:

  • Valoriser l’image de la station;
  • Restructurer l’espace urbain;
  • Inciter au ralentissement (réduction de la largeur des voies);
  • Élargir et sécuriser les voies piétonnes;
  • Ponctuer l’avenue et les voies transversales par des végétaux issus de la région.

 Illustration 3: Aménagement de l’avenue de la Muzelle et de ses voies annexes

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 Source: AVP21

Atelier signalétique et entrées de ville

À Aubagne, toujours en France, s’est déroulé un atelier de réflexion pour imaginer de nouvelles façons d’accueillir les visiteurs dans le centre historique. Impliquant des citoyens, des experts (urbanistes, architectes paysagistes, etc.) et des élus, ce programme comprenait notamment une promenade dans le centre afin que les différents intervenants posent un regard critique sur la signalétique et les entrées de ville (voir la vidéo ci-dessous). L’atelier avait notamment pour buts:

  • d’évaluer l’aménagement de l’ensemble des entrées de la ville;
  • d’analyser et de mettre en œuvre une signalétique globale de la ville et de ses entrées;
  • de donner une identité à la signalétique;
  • d’améliorer l’accueil, l’esthétique générale, la sécurité et le lien progressif avec le centre-ville.

L’engagement des commerçants

De nombreuses municipalités québécoises ont profité de l’expertise de la Fondation Rues principales. Cet organisme à but non lucratif offre son soutien pour la revitalisation socioéconomique et le développement durable des villes et villages du Québec et d’ailleurs au Canada. Pour certaines municipalités, il s’agit de projets de longue haleine initiés par les instances publiques.

C’est le cas de Saint-Jean-de-Dieu, un village du Bas-Saint-Laurent qui a profité des travaux d’infrastructures (réfection du système d’eau potable et d’égout) de ses rues principales pour s’engager dans un programme de revitalisation. La municipalité s’est dotée de nouveaux trottoirs sur plusieurs kilomètres, d’îlots paysagers aux abords des routes et de mobilier urbain. Les gens d’affaires du village ont ensuite pris le relais avec des projets de revitalisation des commerces soutenus par des programmes d’aide financière. Une dizaine d’esquisses ont été réalisées, et trois importants projets de rénovations ont jusqu’à maintenant été menés à terme pour ce petit village de 1 600 habitants. Ce renouveau apporte un vent de fraîcheur dans la communauté, améliore la qualité de vie et entraîne la fierté de ses résidents.

Illustration 4: Saint-Jean-de-Dieu avant les travaux

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Source: Philippe Veilleux, SADC des Basques

 Illustration 5: Saint-Jean-de-Dieu après les travaux

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   Source: Philippe Veilleux, SADC des Basques

Selon la Fondation Rues principales, l’aménagement routier des villages et centres urbains doit se faire en privilégiant l’artère principale. Cette dernière doit concilier circulation, sécurité, protection du patrimoine et environnement. Lors d’un projet de revitalisation, il faut penser:

  • aux voies de circulation et à la place du stationnement de rue;
  • aux intersections, qui devraient permettre une bonne lisibilité par les différents usagers;
  • aux aménagements piétonniers;
  • aux matériaux − on peut, par exemple, recourir à des matériaux différents ou à des marquages au sol pour délimiter les zones selon le mode de transport;
  • à l’éclairage pour qu’il structure l’espace, crée des ambiances et assure la sécurité des usagers;
  • aux aménagements cyclables;
  • à la végétation et au mobilier urbain afin de viser l’intégration et la sauvegarde de végétaux, d’harmoniser la signature visuelle et de favoriser un sentiment de calme et de repos.

La Fondation offre plusieurs fiches-conseils, disponibles en ligne gratuitement, traitant notamment de l’amélioration des façades, de la rénovation commerciale et résidentielle, de l’aménagement des municipalités et de la revitalisation.

Tout le monde y gagne

La revitalisation des entrées et des centres de villages contribuent à l’essor économique de ces derniers. Lorsqu’elle est réalisée adéquatement, avec le soutien des gens d’affaires et la volonté des citoyens, elle dynamise les lieux, attire les investisseurs et les touristes, et devient la fierté de ses résidents.

 

Analyse réalisée en collaboration avec Caroline Lévesque

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Ailleurs dans le monde Tendances

Pour des villes plus vertes et plus humaines

Les cyclistes et les piétons dépensent autant sinon plus que les automobilistes

Plusieurs études démontrent que les consommateurs qui se déplacent à pied, en vélo ou en transport en commun génèrent autant de revenus pour les commerces que ceux qui s’y rendent en voiture. Ces derniers achètent en plus grande quantité, mais les piétons et les cyclistes reviennent plus souvent.

Une étude réalisée à l’université d’État de Portland démontre même qu’ils dépensent davantage dans les bars et les restaurants, par mois, comparativement aux automobilistes. Enfin, une autre enquête du Department of Transportation (DOT) de New York révèle que les pistes cyclables en site propre aménagées sur les 8e et 9e avenues ont entraîné une croissance de 49% en ventes au détail dans les commerces qui y sont situés.

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Nous sommes tous des piétons à la recherche d’opportunités. Il peut s’agir d’une vitrine, de détails architecturaux ou d’animations dans un café. D’instinct, certains aménagements nous rassurent. Le son apaisant que procure une fontaine nous rappelle l’importance de l’eau dans notre survie. Nous cherchons du confort, comme la possibilité de nous asseoir, de l’air frais et de la végétation. Les structures à échelle humaine nous mettent plus à l’aise. Mais surtout, nous voulons voir d’autres personnes, parce que l’humain est un être foncièrement social. Voilà quelques-uns des grands constats énoncés par l’architecte David Sim, de la renommée firme Gehl Architects, lors de la conférence qu’il donnait au printemps dernier en collaboration avec le Centre d’écologie urbaine de Montréal. Il a également présenté quelques exemples de villes inspirantes en matière de déplacements actifs et d’aménagements qui contribuent à l’animation urbaine.

Copenhague

À Copenhague, la circulation automobile a en 1962 été interdite de façon permanente sur la rue Stroget, qui est ainsi devenue la première rue piétonne d’Europe. Le nouveau port – Nyhavn – s’est aussi vu retirer 60 places de stationnement, ce qui permet à quelque 600 piétons d’apprécier le canal. Ces initiatives controversées, surtout pour l’époque, ont mené à la création de deux lieux vibrants qui sont aujourd’hui des icônes du Danemark. La ville est reconnue pour son avant-gardisme en matière de mobilité active et de dynamisation de la vie urbaine.

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Nyhavn – Source: Trekking the Planet

Mentionnons, d’abord, les aménagements et une véritable culture du vélo, qui pousse 36% de la population à pédaler pour ses déplacements quotidiens, une proportion qui pourrait monter jusqu’à 50% en 2015. La vidéo suivante, publiée sur le site Visit Copenhagen, illustre, de façon amusante, la place qu’occupe le vélo au Danemark.

 

 Source : Youtube

Des initiatives diverses incitent les gens à sortir, à vivre dehors (voir les images ci-dessous).

  • Le port comprend 4 piscines extérieures.

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Source: AirLiners

  • Des restaurants fournissent des couvertures aux clients de leur terrasse.

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Source: Eve Anderson

  • On pédale, été comme hiver; les pistes cyclables sont déneigées.

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Source: Copenhagenize

Melbourne

En Australie, Melbourne a fait l’objet d’un important programme de revitalisation auquel la firme Gehl Architects a participé. Le rapport Places for People, réalisé en 2004, révèle que la ville est passée d’un lieu sous-utilisé et inhospitalier à un endroit animé et charmant 24 heures durant. Des travaux d’aménagement majeurs se déroulent depuis le milieu des années 1990, afin de rehausser la qualité de vie et de rendre la ville plus attrayante, en offrant notamment à la population davantage d’occasions de socialiser. Entre 2001 et 2011, le nombre de visiteurs internationaux y a crû de 60%, comparativement à 20% pour l’ensemble de l’Australie. L’étude démontre que Melbourne a connu une croissance de:

  • 71% en espaces publics sur les rues et dans les squares de 1994 à 2004;
  • 275% du nombre de cafés et de restaurants entre 1993 et 2004.

L’image ci-dessous résume les grands thèmes d’améliorations apportées dans la ville.

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Source: Places for People

Parmi les actions prioritaires menées à Melbourne, soulignons:

  • la transformation d’un réseau de ruelles en corridors commerciaux attrayants et sécuritaires;

CB_Villes_plus_vertes_plus_humaines_image_6Source: Places for People

  • le réaménagement des rues avec de larges trottoirs bordés d’arbres, de végétaux et de mobilier urbain.

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Source: Places for People

New York

En 2007, le maire Bloomberg déclare vouloir faire de New York une ville plus durable. L’un des défis est le développement d’un environnement urbain où les rues et places publiques sont transformées en lieux conviviaux pour tous. Pour convaincre la population et surtout les commerçants des bienfaits de la piétonnisation de certains lieux et des aménagements favorisant la mobilité active, le DOT de New York met sur pied de nombreuses initiatives, temporaires et permanentes, dont:

  • Summer Streets: Pendant trois samedis consécutifs, quelque 11 km de rues sont mis à la disposition de tous afin de jouer, de courir, de marcher ou de pédaler (voir la vidéo ci-dessous);

 

Source: Youtube

  • Public Plazas: Création de places publiques piétonnes (23 réelles et 26 à venir) à partir d’espaces sous-utilisés. Le projet pilote d’espace temporaire à l’usage des piétons créé en 2009 à Times Square prendra la forme d’un aménagement permanent;

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Source: Project for Public Spaces

  • Street Seats: Ce programme offre un espace public temporaire équipé de quelques places assises, conçu avec un souci du design pour les lieux où aucun mobilier n’est disponible pour s’asseoir. Ces aménagements peuvent occuper des espaces de stationnement.

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Source: DOT de New York

Des milieux urbains en santé

Depuis plusieurs années déjà, les tendances urbaines favorisent les aménagements à taille humaine, la mobilité active, les projets collectifs où le citoyen s’implique, ou encore les initiatives qui rehaussent la qualité de vie et resserrent les liens entre les gens d’un même quartier. L’agriculture urbaine, la planification collective (lire aussi: 12 tendances urbaines), la multiplication des offres de vélo et de voiture en libre-service (lire aussi: Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains), la création de places publiques et de zones piétonnes, voilà autant d’illustrations de cette propension à rendre les villes plus humaines, plus vertes et plus saines.

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.