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Hébergement Segments de clientèles

Les animaux de compagnie, un créneau de «niche»

Environ 15% des Américains voyagent avec leurs animaux domestiques. Les touristes qui ne se séparent pas de leurs petites bêtes peuvent localiser, sur des portails spécialisés, les lieux d’hébergement qui les acceptent. Selon une compilation effectuée par l’American Automobile Association, environ 38% des établissements se montrent tolérants à cet égard, une croissance de 8% par rapport à 2003.

Flairer la bonne destination

En raison de la hausse significative du nombre de voyageurs désirant être accompagnés de leurs animaux de compagnie, plusieurs intervenants touristiques s’interrogent sur la ligne de conduite à adopter. Il existe un portail Internet (www.BringYourPet.com) qui permet à ces voyageurs de localiser les lieux d’hébergement s’affichant animal friendly. Bien que la majorité des établissements recensés soient situés aux États-Unis, le Canada fait partie des pays participants. Aucun hôtel du Québec n’y figure jusqu’à maintenant. Un autre portail, canadien celui-là (Pet-Friendly Canada), recense une vingtaine de lieux d’hébergement québécois.

L’organisme DogFriendly, pour sa part, compile chaque année un palmarès des meilleures destinations nord-américaines pour les chiens et leurs maîtres. Les évaluations sont basées sur le nombre et la qualité des endroits qui, non seulement tolèrent les chiens, mais les accueillent chaleureusement. Monterey-Carmel en Californie et Cape Cod-Nantucket au Massachusetts occupent les deux premières positions. Seule destination canadienne au classement, Toronto figure au septième rang.

L’American Automobile Association (AAA) s’intéresse aussi à ce phénomène grandissant et publie un livre intitulé «Travel With Your Pet» à l’attention des maîtres qui préfèrent prendre leurs vacances avec leurs petits compagnons. L’ouvrage propose un recensement de plus de 12 000 choix d’hébergement aux États-Unis, en plus de fournir un guide sur l’art de voyager avec un animal. Voici quelques aspects abordés:

  • Questions à poser aux établissements hôteliers lors de la réservation
  • Les endroits publics où l’on accepte les animaux, en laisse ou non
  • Trucs et astuces pour contrôler l’animal dans une chambre d’hôtel

Une hospitalité sans limite

Certains hôteliers vont encore plus loin pour courtiser ce segment de clientèle. Le Toronto’s Holiday Inn On King courtise les voyageurs accompagnés de leur animal en leur proposant des points supplémentaires de fidélisation. Cet hôtel situé au centre-ville offre de plus une panoplie de services pet-friendly, tels que:

  • la présence d’un parc à proximité,
  • la remise de gâteries pour l’animal à l’arrivée,
  • des jouets sur demande,
  • des cages portatives,
  • des laisses et colliers,
  • l’accompagnement de l’animal pour les promenades,
  • le toilettage.

L’hôtel réserve aux clients et à leurs animaux de compagnie les chambres situées près des ascenseurs et utilise des cartons suspendus aux portes pour signifier aux membres du personnel la présence de ces invités particuliers.

La chaîne W de Starwood Hotels, qui a développé un programme spécial dans ses hôtels aux États-Unis, s’affiche également pet-friendly. On y exige toutefois 25$ supplémentaires pour la chambre, auxquels s’ajoutent 100$ de frais de nettoyage.

Pas besoin du maître

La tendance vers l’humanisation des traitements à l’endroit des animaux domestiques se poursuit. Les Américains dépensent annuellement 30 milliards de dollars pour prendre soin de leurs animaux de compagnie. Quelque 74% des propriétaires accepteraient même de s’endetter pour s’assurer de leur prodiguer les soins médicaux nécessaires.

Pas étonnant que se soient développés de nouveaux services de camps de vacances pour les animaux domestiques… avec ou sans les maîtres. Ces derniers peuvent leur offrir le luxe d’un séjour à l’intérieur d’un centre de villégiature exclusif (ex.: Country Lane Pet Resort, Applewood Pet Resort, Best Friends Pet Resorts) avec tous les services dédiés qui s’imposent.

Corporate Pet Travel

Certains observateurs prévoient même que dans un avenir rapproché, les grandes entreprises loueront, au mois ou à l’année, des appartements ou des espaces pour les animaux de compagnie. Ces initiatives viseront à plaire aux hauts dirigeants qui trouveront, dans leurs déplacements d’affaires, des refuges de luxe pour leurs protégés à quatre pattes.

Même si le voyage avec nos animaux domestiques ne fait pas autant partie de nos moeurs que chez nos voisins du Sud, il s’agit néanmoins d’un créneau de marché qui mérite d’être pris en considération par les dirigeants touristiques, particulièrement par les hôteliers. Le Québec semble «tirer de la patte» à ce chapitre et les premiers intervenants qui se positionneront clairement auprès de cette clientèle, surtout sur le marché américain, pourraient en tirer des dividendes intéressants. De telles stratégies doivent évidemment se faire dans le respect des clientèles traditionnelles de l’établissement.

– DogFriendly.com. «Dogfriendly.com Announces its 2nd Annual Top 10 Dog-Friendly Cities To Visit in North America-2004», DogFriendly.com’s Newsletter [www.dogfriendly.com], mars-avril 2004.
– The Herman Group, Inc. «Pets Deserve Vacations, Too!», The Herman Trend Alert [www.hermangroup.com], 14 mai 2003.
– Hotel News Resource. «Pet-Friendly Lodging Jump 8 Percent in 2004, Says AAA», 17 mai 2004.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Tourisme nouveau genre en Inde

L’Inde s’inscrit peu à peu, au côté de la Thaïlande, Singapour et d’autres pays asiatiques, comme destination de «tourisme médical». Selon un rapport publié en 2002 par le cabinet-conseil McKinsey et la Confédération de l’industrie indienne, les retombées de ce tourisme nouveau genre s’élèveront à 1 milliard $US d’ici à 2012.

L’Inde n’attire pas seulement les contrats informatiques de nos firmes de technologie. Elle tente également de séduire nos malades ou nos baby-boomers en quête d’une chirurgie esthétique, non remboursée par notre système de santé.

En effet, les listes d’attente pour une chirurgie sont parfois si longues et les prix tellement élevés, les couvertures d’assurance-maladie se réduisant de plus en plus, qu’un nombre croissant de personnes décident de partir se faire opérer dans des pays où les actes médicaux coûtent beaucoup moins. Comme en Inde, par exemple, où une chirurgie cardiaque est jusqu’à 10 fois moins coûteuse qu’aux États-Unis.

Bien sûr, au prix de la chirurgie s’ajoute également le prix du billet d’avion et de l’hébergement (pour la convalescence sur les plages de Goa ou du Kerala). Mais globalement, la facture reste bien en deçà du prix pratiqué dans certains pays.

À grands coups de réformes économiques, l’Inde est bien décidée à sauter à pieds joints dans l’ère de la mondialisation et s’affiche déjà comme la future troisième économie mondiale avant 2050, après les États-Unis et la Chine.

Depuis les années 1970, le gouvernement indien encourage fortement le développement des hôpitaux privés par la concession de terres, d’avantages fiscaux, de réduction de taxes, sans oublier l’exemption de taxes sur les importations. L’industrie pharmaceutique privée bénéficie également d’un patronage considérable de l’État, grâce à des lois sur les brevets, des subventions pour l’achat en gros de médicaments auprès d’entreprises publiques et la protection de corporations multinationales.

Renommée et technologie

Les établissements de santé privés y ressemblent plus à des hôtels 5 étoiles qu’à des hôpitaux.

L’Apollo Group, qui compte 38 établissements répartis en Asie, soit 6300 lits, possède du matériel médical dernier cri et emploie plus de 3000 médecins diplômés des meilleures universités indiennes et étrangères. Il propose des chambres allant de conventionnelles à des suites luxueuses (avec salle de bain distincte pour les personnes accompagnant le malade) et un service de limousine entre l’aéroport et l’hôpital.

Autres adresses populaires: l’Escort Hospitals à Delhi, qui a vu le nombre de ses patients étrangers doubler, passant de 675 en 2000 à presque 1200 en 2003) et le Jaslok Hospitals à Bombay. Tous ont acquis, depuis quelques années, une solide réputation internationale.

Ils combinent soins professionnels, confort, services de grande qualité et haute technologie. De plus, certains hôpitaux proposent même aux patients une consultation par vidéo, avant même leur arrivée. Ils ont tous pignon sur Internet, et ont conclu des accords avec des compagnies aériennes et des agences de voyages bien connues.

Des chiffres en croissance

En 2002, les hôpitaux privés thaïlandais ont traité plus de 308 000 patients étrangers. Un marché qui a généré pas moins de 280 millions $US de chiffre d’affaires, selon les dires de l’Association thaïlandaise des hôpitaux privés. Singapour a attiré 200 000 patients étrangers en 2002 et prévoit en traiter 1 million par an d’ici 2010.

En Inde, l’an dernier, ce sont environ 10 000 patients internationaux qui sont venus subir des opérations aussi variées que des réductions de hernie ou de la chirurgie cardiaque. De plus, l’Inde tente parallèlement de se positionner dans le domaine de la médecine alternative. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime le commerce des plantes médicinales en Inde à environ 125 millions $US par an.

Des chiffres qui sont en forte croissance, malgré les craintes que suscitent le SRAS ou la grippe aviaire.

Grogne et mécontentement

Conscients de cette opportunité (ou menace, selon le côté de la barrière où l’on se situe), certains hôpitaux occidentaux souhaitent mettre fin à ce tourisme médical. Ils réclament des actions concertées entre le gouvernement, les compagnies aériennes, les agences de voyages, les compagnies d’assurances, le secteur du tourisme et les professionnels de la santé.

De l’autre côté, en réponse aux pressions des pays développés et histoire d’asseoir confortablement leur réputation, les établissements de soins de santé indiens cherchent à se faire accréditer par des associations professionnelles reconnues en Occident, comme le British Standards en Grande-Bretagne ou la Joint Commission on Accreditation of Healthcare Organizations aux États-Unis.

Sources:
Robic, Erwan. Bulletin électronique d’Inde, Service de coopération et d’action culturelle à New Delhi, no 5, 16 juillet 2004.
– Le Point. «Hôpitaux – Le tourisme de la santé», février 2004.
– Challenges. «Un système de santé toujours à deux vitesses», mars 2004.
– The Indu. «India set to record high growth in medical tourism», 25 juin 2003.

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Marchés géographiques

L’Inde, un marché à surveiller

Alors que tout le monde n’en a que pour la Chine, le marché indien s’avère prometteur, lui aussi. De nombreux pays courtisent activement ce marché estimé à 4,5 millions de voyageurs internationaux en 2003. Un marché intéressant pour le Canada?

Les ingrédients sont là

  • Plus d’un milliard d’habitants (deuxième pays le plus populeux)
  • Cinquième économie en importance au monde en termes de pouvoir d’achat
  • Croissance du PIB prévue de plus de 7% pour 2004
  • Classe moyenne considérable (estimation à 300 millions de personnes)
  • Amélioration des réseaux de communication
  • Participation à des zones économiques de libre-échange
  • Libéralisation des voyages
  • Augmentation du nombre de liaisons aériennes

Que demander de plus! En 2000, la Pacific Asia Travel Association (PATA) évaluait à 25 millions le marché potentiel de voyageurs indiens. En 2003, 4,5 millions de voyages ont été effectués à l’étranger et 234 millions à l’intérieur de l’Inde.

L’Inde et la Chine ont plusieurs éléments en commun, tels le potentiel de croissance économique, l’importance de la population et la libéralisation des voyages. Le marché indien reste toutefois plus facile à courtiser. Les Chinois évoluent dans un marché contrôlé et réglementé qui tend à se libéraliser, notamment avec les critères SDA (statut de destination approuvée) pour les voyages de groupe, alors que les Indiens n’ont pas de contraintes de déplacement – ils voyagent où ils veulent et quand ils le veulent. Ils ont une plus longue expérience du voyage que les Chinois et nombreux sont ceux qui s’expriment en anglais, ce qui a tout lieu de faciliter leurs déplacements hors du pays. L’entrée de ces visiteurs au Canada nécessite l’obtention d’un visa, mais le Canada ne figure pas encore sur la liste des SDA pour les Chinois qui voyagent en groupe.

Un marché fortement courtisé

  • Dubaï, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont très actifs sur le marché indien et intensifient leurs actions marketing.
  • Les canaux de distribution de Dubaï sont passés de 22 voyagistes indiens en 1997 à 560 agents et voyagistes aujourd’hui.
  • En 2003, l’Australian Tourist Commission (ATC) comptait 126 agents dans 44 agences de voyages indiennes faisant la promotion de son programme en ligne Aussie Specialist.
  • Singapour, Hong Kong et Dubaï courtisent les Indiens avec leurs produits de croisières.
  • La compétition entre les compagnies aériennes s’intensifie sur le marché de l’Inde.
  • Les destinations reprennent les icônes que l’on retrouve dans les grandes productions cinématographiques et télévisuelles pour attirer la clientèle.

Le Royaume-Uni a été la première destination à ouvrir un bureau promotionnel en Inde en 1988. Aujourd’hui, plus d’une dizaine de pays ont emboîté le pas. Faisant la promotion de leurs produits d’appel et de leurs grandes villes, ces offices diversifient graduellement leurs produits et courtisent des villes secondaires.

Contrer la concurrence sur ce marché pour le Canada ne sera pas chose facile. Le Moyen-Orient et l’Europe sont beaucoup moins éloignés de l’Inde et les vols sont plus fréquents. L’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis offrent une gamme de produits similaires à ceux du Canada.

Une approche différente pour chaque segment de marché

Dans le passé, les voyages effectués par la population se résumaient à:

  • la visite des pays avoisinants (Népal et Sri Lanka) et de l’Asie du Sud-Est;
  • des voyages organisés en Europe;
  • la visite de parents et amis au Royaume-Uni et dans les autres destinations où la communauté indienne est fortement concentrée.

Depuis quelques années:

  • Le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande accueillent de plus en plus de voyageurs indiens en raison de leur offre «différente» et de la visite de ces destinations qui s’effectue dans la période hors-saison.
  • Pour l’Autriche, les voyages organisés dominent le marché de la clientèle indienne. Les voyageurs indépendants, dont le nombre est en progression, constituent près de la moitié du marché. La clientèle aime explorer les montagnes, les lacs, les vignobles, de même que les villes.
  • D’autres destinations soulignent l’intérêt de la clientèle indienne pour le ski, les parcs thématiques, les spas, la santé et la relaxation.
  • Le Sri Lanka et la Corée du Sud mettent de l’avant leur héritage bouddhiste.
  • À Dubaï, les voyageurs indiens aiment les sports nautiques, les produits de divertissement orientés vers la famille et les safaris dans le désert.
  • La demande pour le golf est en croissance.
  • La clientèle d’affaires se déplace de plus en plus, en raison de la croissance de l’économie. La Chine, avec Hong Kong en tête, prévoit un boom de cette clientèle en raison des rapprochements politiques et économiques de ces deux pays. Pour Dubaï, ce segment est le plus important de la clientèle indienne.

Le nombre d’habitants âgés de 15 à 59 ans passera de 519 millions en 1996 à 800 millions en 2016. Vivant dans des régions densément peuplées, les Indiens privilégient les grands espaces verdoyants. Satisfaire leur palais se révèle aussi important. Il est préférable qu’un restaurant offrant ce type de cuisine fasse partie de l’itinéraire de voyage. Fait à noter, plusieurs sont végétariens ou évitent de manger du porc ou des produits de la vache en raison de leurs pratiques religieuses.

Les voyages organisés s’échelonnent sur 10 à 21 jours. Visites de base, possibilités de magasinage et peu d’activités épuisantes composent généralement ce type de forfait. Ces voyageurs veulent quotidiennement un repas de leur pays et se retrouver en groupe au même hôtel, lequel n’a pas à être situé au centre-ville.

Le voyageur indépendant typique se situe dans la classe moyenne, possède un niveau de scolarité élevé, est ouvert à la culture et aux influences occidentales et vit au sein du noyau familial. Il voyage souvent en famille vers des destinations long-courriers à la recherche de nouvelles expériences. Les plus expérimentés, ayant déjà visité les principales destinations (Londres, New York, etc.), sont ouverts à des endroits moins familiers.

La visite de parents et amis constitue un marché important. Plus de 20 millions d’Indiens ou d’origine indienne vivent à l’étranger. Le Royaume-Uni a à cet effet lancé une offensive marketing et facilité les mesures d’entrée afin de promouvoir les réunions de famille. Lors du recensement de 2001, le Québec comptait environ 35 000 personnes ayant déclaré avoir des ancêtres d’origine indienne ou l’Inde comme pays de naissance.

De petits groupes ad hoc d’une vingtaine de personnes, comprenant les voyages de congrès et de motivation, sont intéressés par les itinéraires conçus spécialement pour leurs besoins.

Le jet setter correspond à un marché de niche plus haut de gamme, où les personnes voyagent régulièrement en quête de nouvelles expériences, pour magasiner ou faire du ski. Il réserve directement ses hôtels.

Les études à l’étranger et les lunes de miel comptent aussi parmi des segments de marché à explorer.

Pour plus d’information sur le marché indien, consultez le Baromètre des clientèles – Marché asiatique.

Sources:
– Economist Intelligence Unit. «India tourism: Full to bursting», 12 mai 2004.
– Koumelis, Theodore. «Indian tourism mart reflects record growth», Travel Daily News, 17 octobre 2003.
– Statistiques d’utilisation d’Internet, [www.InternetWorldStats.com].
– Travel Daily News. «Segmentation Drives Indian Outbound», TDN International Edition [www.traveldailynews.com], 1er mars 2004.

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Enjeux Tendances

Boule de cristal, que nous prédis-tu?

Tout bougera de plus en plus rapidement. Nouvelle destination à la mode, engouement pour un nouveau produit, segmentation éclatée de la clientèle, apparition d’un nouvel acteur qui vient bouleverser un secteur d’activités… l’industrie touristique n’est pas près de s’ennuyer.

Facteurs globaux

  • Sociodémographie – La concentration de la population en milieu urbain sera en forte croissance. En 2015, plus de la moitié de l’humanité vivra dans les villes. En 2020, près de 90% des Canadiens habiteront les 25 plus grandes régions urbaines du pays. L’internationalisation du marché du travail causera une augmentation de la migration.
  • Période de croissance – La plus forte progression économique du tourisme mondial devrait se situer entre 2010 et 2020 avec l’arrivée des marchés émergents comme la Chine et l’Inde et la croissance importante des voyages de proximité et courts séjours.
  • Sécurité – Le terrorisme fera partie du paysage et les voyageurs s’y habitueront. L’impact des actes terroristes sera plus localisé. Les mesures de sécurité seront uniformisées à l’échelle mondiale et leur coût contribuera à la hausse des tarifs aériens.
  • Environnement – La conscience environnementale et sociale s’accentuera. Le tourisme se déclinera sous plusieurs formes: écotourisme, tourisme équitable, tourisme responsable, tourisme durable. Certains hôtels prendront le virage écologique. La détraction du tourisme de masse grandira au fur et à mesure que certains lieux seront endommagés.
  • Technologie – Le rythme de développement technologique n’offrira pas de répit et continuera à interpeller tous les secteurs de l’industrie. Il n’y a qu’à mentionner le téléphone portable, qui servira à planifier et à organiser tous les aspects du voyage, et les téléviseurs à haute définition ou les ordinateurs qui permettront une visite virtuelle (comme si l’on y était) d’une destination – images, sons, odeurs, touchers.

Secteurs d’activités

  • Aérien – La rapidité des avions et leur capacité mettront à la portée de plusieurs voyageurs des destinations qui paraissent encore lointaines. Le monde devenant plus petit et accessible, la porte s’ouvrira aux escapades long-courriers à coût abordable.
  • Hébergement – À la fine pointe de la technologie, les chambres d’hôtel permettront de combiner plaisir et travail en se transformant selon les besoins.

Clientèle et produits

  • Clientèle – On dépassera le milliard de touristes internationaux en 2010, pour atteindre 1,5 en 2020. Arrivée massive des baby-boomers à la retraite de 2010 à 2020 : ils constitueront la clientèle majeure et dicteront l’évolution de la demande – actifs, éduqués, en santé, exigeants, plus aventureux, exit le shuffleboard! En termes de marché émergent, les jeunes adultes auront le plus d’impact.
  • Destinations – Une nouvelle hiérarchie des destinations s’installera avec la montée en puissance de l’Asie et de l’Inde. Couplée à la croissance de nouvelles destinations (Qatar, Brésil, Slovaquie, etc.), la concurrence entre les pays s’accentuera. Les différents accords économiques régionaux (CEE, APEC, etc.) faciliteront les déplacements à l’intérieur des zones d’échange et le tourisme deviendra un phénomène régional plutôt que mondial.
  • Produits – Les idées les plus folles ne cesseront d’émerger. De l’aventure extrême à l’apprentissage, en passant par le silence et la relaxation, les produits devront répondre au style de vie de la clientèle. La demande de produits de qualité ne s’estompera pas.

Voir aussi: Les éléments marquants de la dernière décennie
Sources:
– Sarrasin, Bruno et Guy-Joffroy Lord. «L’évolution du tourisme international: une analyse prospective à l’horizon 2010», Téoros, automne 2003, p. 5-9.
– The Thomson Future Holiday Forum, 2004.