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Ailleurs dans le monde Tendances

L’ouverture de l’UE vers les pays de l’Est constitue-t-elle une menace ?

Le 1er mai 2004, l’Union européenne a intégré 10 nouveaux pays. C’est le plus grand élargissement de son histoire. Cette ouverture n’aura bien sûr guère d’incidence sur le tourisme et le touriste québécois, mais qu’en est-il de la concurrence des touristes européens ?

La majorité de ces pays sont d’anciens pays d’Europe de l’Est, soit : l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Pologne, la Slovénie, Chypre et Malte. La Bulgarie et la Roumanie, elles, seront accueillies en 2007.

Si tant est que l’attrait de la nouveauté fait partie des raisons principales pour lesquelles les touristes choisissent une destination plutôt qu’une autre, ceux-ci ne seront-ils pas attirés vers ses nouveaux paysages ? D’autant plus que ceux-ci, situés à courte distance de Bruxelles, de Paris ou de Berlin, offrent la possibilité de se faire découvrir, en voiture, pour de courts séjours ?

Outre la distance, les principaux avantages qu’ont les Européens à visiter ces nouvelles destinations sont :

  • les destinations peu coûteuses;
  • l’attrait de la nouveauté;
  • une certaine nostalgie envers l’ancien régime (Ostalgie, voir plus loin);
  • l’utilisation d’une monnaie identique : l’Euro (avantage à venir);
  • l’absence de paperasseries administratives de type visa ou passeport (libre circulation des biens et des personnes), puisque ces pays font partie de la Communauté européenne (avantage à venir).

Tous membres de l’OMT sauf un

Les pays qui ont rejoint l’Union Européenne le 1er mai sont tous membres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), à l’exception de la Lettonie, qui y adhérera en 2005 et de l’Estonie.

La Commission européenne estime que le tourisme représente directement 5 % du PIB total de l’UE, 2,2 millions d’entreprises et 7,7 millions d’emplois.

La Pologne, hôte d’honneur à Bruxelles

Cette année, la Pologne était l’hôte d’honneur du 48e salon des vacances de Bruxelles (Belgique). On y a donc fait la promotion intensive de ses villes culturelles historiques, de ses 23 parcs nationaux, de ses chaînes de montagnes, de ses 2 000 lacs et ses vastes forêts, etc.

La Pologne est largement identifiée comme une destination importante pour le tourisme global. Elle se classe actuellement au 12e rang mondial des pays les plus visités. En effet, la croissance du tourisme en Pologne a maintenant dépassé la croissance de destinations touristiques traditionnelles comme la Grèce ou la Suisse. En 2000, ce ne sont pas moins de 84.5 millions d’étrangers qui ont visité le pays, soit cinq fois plus qu’en 1990.

Le développement du tourisme a favorablement déteint sur le développement de l’infrastructure hôtelière, puisqu’en 2000, le nombre d’hôtels avait atteint un total de 924. Cependant, cette infrastructure hôtelière nécessite encore de gros investissements. Mais le développement des activités touristiques y est déjà bien développé et les dispositifs géographiques bien diversifiés (montagne, bord de mer, lac et campagne).

Attractivité touristique ?

Globalement, l’attractivité touristique des nouveaux adhérents est encore à la traîne comparée à celle de l’Europe des 15. Mais selon certains experts réunis dernièrement au 38e Salon mondial du tourisme de Berlin (ITB), elle devrait décoller rapidement dans les prochaines années.

En 2001, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, la Pologne et les trois États baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie) comptaient tous au plus deux nuitées par habitant, selon Eurostat, l’Office des statistiques de la Commission européenne. A titre de comparaison, l’Espagne en dénombrait six par habitant.

Mais ces pays de l’Europe de l’Est devront cependant faire de gros efforts. En effet, la faiblesse des infrastructures, un système de transports encore sous-développé, des régions parfois peu accessibles, une qualité inégale de l’hôtellerie et de la gastronomie, associé à faiblesses notoires dans la promotion et la mise en marché font d’eux des novices en la matière.

De plus, l’absence de vision stratégique en matière de politique touristique risque de ralentir l’activité de ce domaine.

Les capitaux étrangers au rendez-vous

Les investissements privés sont cependant au rendez-vous : de nombreux pays participent déjà à l’aide financière : les pays de l’UE des 15, les États-Unis et dans une moindre mesure, le Japon.

La répartition est cependant inégale d’un pays à l’autre : la Pologne, la République tchèque et la Hongrie ont ouvert leurs frontières plus radicalement à la privatisation et aux capitaux étrangers. Mais la République tchèque et la Roumanie ont également la mauvaise réputation de faire la part belle à la corruption.

Les autorités de certains pays (Hongrie, République tchèque) ont mené des politiques visant à attirer les investissements étrangers, sous forme d’incitations fiscales et d’avantages attribués au cas par cas.

Au programme : ski, montagne et eaux thermales

Selon certains analystes, l’entrée de ces pays dans l’UE devrait doper l’économie en général (construction de nouvelles routes, modernisation des ports sur la Mer Baltique, etc.) et le tourisme en particulier. Beaucoup de pays d’Europe de l’Est misent – outre sur leur riche patrimoine culturel – sur le tourisme thermal, le ski et la montagne.

En effet, l’Europe centrale est connue et reconnue pour les bienfaits de ses eaux thermales. La Hongrie présente une forte concentration de centres de thalassothérapie avec des consultations par des médecins attachés à l’établissement, des cures, des massages, des bains de boue, etc. À Budapest même, l’on dénombre plus de 120 sources d’eaux chaudes thermales. Et chaque source présente des qualités curatives propres.

En plus des établissements thermaux publics, certains hôtels proposent des cures dans des piscines d’eau thermale, accompagnés des services d’un médecin. Et de gros investissements dans ce domaine sont attendus sous peu, puisqu’une grande partie des fonds structurels européens distribués par Bruxelles pour développer des régions économiquement faibles, devrait être employée à cet effet.

La région est également riche en terrains montagneux et permet la pratique du tourisme d’aventure : ski alpin, ski de fond, escalade, entre autres.

Plusieurs montagnes dépassent 1500 mètres d’altitude. Les amateurs d’escalade et de spéléologie y trouveront des parois et grottes intéressantes. Les amateurs de ballades à vélo pourront profiter d’un réseau de pistes cyclables qui s’élargit peu à peu (la Bohème du Sud, par exemple, est une région bien adaptée pour cette activité). Pour les sports nautiques, on trouve également de nombreux lacs naturels ou artificiels.

Ostalgie, ostalgie

Quinze ans après la chute du mur de Berlin (1989), une réelle nostalgie de la RDA (l’ancienne Allemagne de l’Est) envahit peu à peu l’Allemagne. Passion pour les anciennes voitures de marque Trabant, engouement pour les marques made in RDA, on parle ici d’une nouvelle mode : l’ostalgie !

Illustrer de belle façon dans le film de Wolfgang Becker, « Good Bye Lenin ! », l’Ostalgie (de Osten, Est en allemand) est avant tout une vague littéraire et culturelle.

Et Berlin a décidé de profiter du mouvement pour mousser sa campagne touristique 2004 puisque d’ores et déjà, l’office du tourisme propose un tour « Ostalgia ». Après la visite du quartier général de l’ex-Stasi, la promenade s’étend aux boutiques spécialisées en reliques de l’Est, permet d’admirer les massifs exemples d’architecture réaliste-socialiste de la Karl-Marx Allee et se termine sur les ruines et vestiges du Mur.

Voir aussi

Eurostat

Sources :
– « Élargissement : « décollage » annoncé pour 10 nouveaux pays. Les nouveaux membres de l’UE devraient doper le tourisme », TourMag, 16 mars 2004.
– « Le secteur du tourisme relève la tête », La Libre Belgique, 17 mars 2004.
– « Tourism Market: Poland », US&FCS Market Research Reports, 11 février 2004.
– « Back in RDA », Lonely Planet.
– Picciotto, Bérénice. « L’investissement direct vers les nouveaux adhérents d’Europe centrale et orientale : ce que l’élargissement pourrait changer », Notre Europe, mai 2003.

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Technologies

La téléphonie cellulaire au Canada: consolidation du marché

Selon Statistique Canada, le taux de pénétration des ordinateurs, d’Internet et des téléphones cellulaires au sein des ménages canadiens montre une croissance continue et rapide. Pour la première fois, en décembre 2003, plus de la moitié des ménages canadiens (soit 52 %) ont déclaré posséder un téléphone cellulaire.

Au pays, les ventes de terminaux mobiles affichent une croissance annuelle de 35,1 % de 1997 à 2001. Aujourd’hui, la pénétration courante est d’environ de 42 %.

Le marché canadien de la téléphonie cellulaire, secteur hautement concurrentiel, a commencé à se stabiliser, depuis 2003, avec la présence de quatre grands concurrents :

Le plus petit, Microcell, a été forcé de se réorganiser et de recapitaliser vers la fin de 2002. Il demeure cependant dans une position difficile.

Le marché, même s’il continue de se développer, affiche cependant un ralentissement.

Une kyrielle de nouvelles applications

2003 a vu le développement :

  • du 3G (applications dites de 3ième génération, permettant le visionnement de vidéos ou l’accès à des images);
  • de la transmission de courts messages textes (ou SMS, pour Short Message Service);
  • du GPRS (General Paquets Radio Switching, soit la communication radio par paquets) pour la transmission des données.

Autres applications connexes, l’arrivée sur le marché des PDA (assistants personnels) ayant une connexion sans fil: solution hybride entre le téléphone et l’ordinateur de poche.

Le BlackBerry de Research In Motion (Ontario) représente bien le produit: une solution qui permet de recevoir, en temps réel, ses courriels et des messages (textes et images) sur un terminal mobile via GPRS. Il dépasse maintenant le million d’utilisateurs dans le monde.

Au Canada, la téléphonie cellulaire et ses diverses applications, sont donc vouées à un brillant avenir. Il faut cependant faire preuve d’un peu de patience, afin que les utilisateurs se familiarisent avec ses utilisations et son contenu.

L’utilisation de la fonction envoi de messages (SMS) croit petit à petit. L’Association canadienne des télécommunications sans fil (CWTA, ou ACTS en français) rapporte qu’environ 32 millions de messages alphanumériques de portable à portable ont été envoyés au Canada en septembre 2003, en hausse par rapport aux quelque 16 millions en septembre 2002.

Reste que, comparé à l’Asie et certains pays d’Europe, les réseaux sans fil canadiens ont du chemin à faire. L’adoption de ces nouvelles technologies, bien qu’elle montre des signes d’intérêt depuis quelques mois, est lente. Les utilisateurs montrent beaucoup d’inquiétudes en ce qui concerne la sécurité des données. Ils s’interrogent aussi sur leur normalisation (différents produits et tous avec des normes de télécommunication différentes) et leur intégration aux produits qu’ils possèdent déjà.

Sources :
– Skvarla, Carol et Brian Dooley. «Mobile and Wireless Services and Service Providers in Canada», Gartner, 6 Janvier 2004.
– «Un Canada réseauté», Statistique Canada, 2001.

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Marchés géographiques Technologies

Internet à l’encre de Chine

Depuis quelques années, le marché chinois de l’Internet se développe de manière quasi exponentielle, passant de 22,5 millions d’utilisateurs en 2000 à 114,5 millions en 2003. Ce développement rapide entraîne parallèlement des progrès considérables au niveau du réseau informatique, en termes d’envergure, de contenu, de technique et de gestion.

Selon les derniers chiffres et prévisions publiés par eMarketer, la population Internet chinoise a connu, en très peu de temps, une croissance fulgurante. À la fin de 2003, le réseau national chinois comptait déjà pas moins de 265 000 sites en langue chinoise, 500 000 pages principales et plus de 3000 banques de données.

Parallèlement, l’accès à la haute vitesse se développe aussi rapidement. Le nombre d’internautes chinois utilisant les larges bandes (Internet haute vitesse) s’est accru de 7,6 millions en 6 mois. Cela montre pleinement la grande potentialité du marché.

Mais qui est l’internaute chinois?

L’internaute chinois est généralement un homme, célibataire, de moins de 35 ans (83,7%). Cependant, le nombre de femmes internautes, mariées et de plus de 35 ans s’est accru rapidement.

Une grande majorité de la population chinoise vit dans les campagnes, sans accès à Internet. Mais dans les villes(*), Internet est un canal de distribution permettant à la nouvelle bourgeoisie d’accéder très facilement à de nouveaux biens de consommation, comme des voyages, des maisons, des voitures, etc.

Les internautes chinois, très portés en général sur les gadgets et la haute technologie, sont de fervents amateurs de couleurs, de bannières, mais aussi de marketing interactif.

Ils aiment les jeux en ligne et la fonction d’envoi de cartes postales virtuelles. Ils affectionnent aussi l’envoi de mini-messages par les sites (messages qui sont destinés à se saluer et à communiquer): 67,4% de ceux-ci sont rédigés par les internautes eux-mêmes et 57,2% sont fournis par les sites.

Si aux États-Unis, Internet est un outil de la classe moyenne, en Chine, son accès est plutôt réservé à une population instruite et ayant un niveau de vie supérieur à la moyenne. Bien que l’on constate que cette tendance commence à s’inverser… En effet, la proportion des internautes ayant un niveau d’instruction équivalent à nos cégeps ou un niveau plus bas s’accroît, et les élèves représentent 30,1% des internautes.

65,9% des internautes chinois accèdent au réseau depuis leur domicile, en moyenne durant 4,1 jours et 13 heures par semaine. Le temps passé devant des jeux électroniques en ligne est de 9,9 h/semaine en moyenne (en augmentation).

Les Chinois face au commerce électronique

En quelques mois, le pourcentage des internautes faisant des achats en ligne est passé de 34 à 40,7%, une autre croissance rapide due en partie à l’épidémie du SRAS. À cette époque, de nombreux clients craintifs à l’idée de sortir dans les magasins se sont tournés vers ce nouveau mode de distribution.

Dans la catégorie Biens de consommation, les cyberachats se répartissent comme suit:

  • livres et périodiques (63,8%)
  • audio-visuels (31,4%)
  • ordinateurs et produits connexes (30,7%)
  • biens ménagers et services (13,5%)
  • vêtements (7,8%)
  • articles de sports (5,4%)
  • soins médicaux (3,7%)

Quant aux moyens de paiement, les Chinois aiment payer par Internet, en toute confiance face aux fonctions de banque en ligne (eBanking).

Comment expliquer une telle progression?

Selon certains analystes, une telle croissance est due à plusieurs facteurs:

  • la réception relativement bonne faite au marketing interactif;
  • le fait que les entreprises chinoises ont reproduit certains bons modèles américains qui ont fonctionné et les appliquent en Chine, comme la technologie des moteurs de recherche, les portails et les sites d’enchères, par exemple;
  • pour certains, Internet est la principale source internationale d’information, plus ou moins complète (actualité et autres).

Note: (*) À la fin de 2003, la population urbaine chinoise s’élevait à 338 millions d’habitants (soit environ 26% de la population nationale).

Sources:
– Berkowitz, David. «China’s E-Marketing Learns to Drive», eMarketer, 30 avril 2004.
– Treizième rapport sur le développement d’Internet en Chine, China Internet Network Information Center (CNNIC), 15 janvier 2004.
– China Internet Information Center. «68 millions d’internautes en Chine au premier semestre», 23 juillet 2003.

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Produits et activités Segments de clientèles

Bref portrait des cyclistes et cyclotouristes au Québec

Une étude publiée en mars 2003 pour le compte de Vélo Québec présente six types d’usagers du réseau cyclable québécois. Cette catégorisation tient compte de la provenance des cyclistes, du nombre de sorties à vélo réalisées par année et des dépenses moyennes engagées par randonnée.

Voici une brève présentation de ces cyclistes:

1. le riverain
2. l’excursionniste québécois
3. le cyclotouriste vacancier québécois
4. le cyclotouriste sportif québécois
5. le cyclotouriste vacancier provenant de l’extérieur du Québec
6. et enfin, le cyclotouriste sportif provenant de l’extérieur du Québec

Le riverain

Habitant à proximité de la Route verte, le riverain s’avère un important utilisateur du réseau québécois de pistes cyclables. Selon l’enquête L’état du vélo au Québec en 2000, 27% des cyclistes fréquentent la Route verte. Cela représente 700 000 personnes. L’on estime à cinq par saison le nombre de sorties à vélo des riverains, soit une moyenne d’une randonnée par mois, de mai à septembre.

Bien que la dépense par personne et par randonnée soit peu élevée (7$), les riverains sont nombreux et fréquentent le réseau à plusieurs reprises durant la saison. Leurs dépenses sont ainsi évaluées à 24,5 millions $, la dépense moyenne par riverain étant répartie comme suit:

  • alimentation – 4,5$ (66%)
  • loisirs et divertissement – 0,50$ (11%)
  • achat d’autres biens et services – 2$ (23%)

L’excursionniste québécois

Selon un sondage publié en 1998 dans Vélo Mag, le nombre d’excursionnistes (cyclistes qui prennent leur voiture pour aller faire une randonnée de vélo à plus de 80 km de leur domicile) atteindrait environ 750 000.

Nous leur attribuons également au moins 5 sorties à vélo durant la saison et une dépense moyenne de 25$ par sortie. L’excursionniste arrive au quatrième rang en matière de dépenses totales reliées à la pratique du vélo sur la Route verte, soit près de 5% du total des dépenses.

Leurs dépenses sont évaluées à 9 millions $, leur dépense moyenne étant répartie comme suit:

  • alimentation – 11$ (45%);
  • transport – 10$ (38%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (7%)
  • achat d’autres biens et services – 2$ (10%)

Le cyclotouriste vacancier québécois

Il s’agit ici du touriste québécois qui, au cours de ses vacances, effectue au moins une randonnée à vélo.

Côté dépenses, le cyclotouriste vacancier québécois est responsable de moins de 10% des dépenses effectuées dans le cadre de l’utilisation de la Route verte. Au cours d’une randonnée, il débourse la même somme qu’un excursionniste, soit 25$. Les dépenses totales de ces cyclistes totalisent 18,8 millions $, la structure quotidienne s’établissant ainsi:

  • alimentation – 14$ (54%)
  • transport – 6$ (25%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (9%)
  • achat d’autres biens et services – 3$ (12%)

Le cyclotouriste sportif québécois

Le cyclotouriste sportif québécois effectue des sorties à vélo d’une durée moyenne de trois jours, selon Tourisme Québec. Il constitue la clientèle la plus importante en termes de dépenses totales. Ces dernières représentent plus de 57% de toutes les dépenses des utilisateurs de la Route verte.

Ses dépenses totales s’élèvent à 109 millions $, ses dépenses moyennes par voyage étant réparties comme suit:

  • hébergement – 40$ (36%)
  • alimentation – 30$ (27%)
  • transport – 24$ (21%)
  • loisirs et divertissement – 13$ (12%)
  • achat d’autres biens et services – 5$ (4%)

Le cyclotouriste vacancier provenant de l’extérieur du Québec

De nombreux touristes provenant de l’extérieur du Québec pratiquent la bicyclette lors de leur séjour ici. Pour ces voyageurs, le vélo représente l’une des activités de vacances, et non le motif principal de leur voyage.

On évalue cette clientèle à environ 140 000 touristes, à qui l’on attribue une dépense moyenne reliée de 25$. Comme le vélo ne constitue pas, pour la majorité d’entre eux, la motivation première dans le choix de leur destination, nous excluons la dépense liée à l’hébergement. Leurs dépenses annuelles s’élèvent donc à 3,4 millions $, la structure des dépenses unitaires reliées à l’activité se répartissant ainsi:

  • alimentation – 14$ (54%)
  • transport – 6$ (25%)
  • loisirs et divertissement – 2$ (9%)
  • achat d’autres biens et services – 3$ (12%)

Et enfin, le cyclotouriste sportif provenant de l’extérieur du Québec

Les données concernant cette clientèle sont plutôt limitées, mais l’on dénombre plus de 245 000 touristes en provenance des États-Unis (excluant ceux dont le motif est le séjour urbain), pendant le troisième trimestre (soit de juillet à septembre), à des fins d’agrément.

Selon certaines études spécialisées du Maine Department of Transportation, combinées aux données de Statistique Canada, on évalue ainsi à près de 250 le nombre d’Américains ayant fait du cyclotourisme sportif au Québec en 2000. En tenant compte d’une durée moyenne de séjour de 3,5 nuitées, soit 4 journées, et d’une dépense moyenne quotidienne de 116$, leurs dépenses totales s’élèvent à 1,3 million $.

La structure des dépenses s’illustre comme suit:

  • hébergement – 44$ (38%)
  • alimentation – 30$ (26%)
  • transport – 17$ (15%)
  • loisirs et divertissement – 13$ (11%)
  • achat d’autres biens et services – 12$ (10%)

Voir aussi

Vélo Québec

Sources:
– UQAM, Chaire de tourisme. «Les retombées économiques de la Route verte», [http://www.routeverte.com/fr/projet/RetEconRV2003.pdf], mars 2003.
– Statistique Canada. «Enquête sur les dépenses des ménages», 2001.
– Vélo Québec. «L’état du vélo au Québec en 2000», 2001.

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Produits et activités

Les parcs à thèmes en Amérique du Nord: maturation, consolidation et diversification

Ces dernières années, l’industrie des parcs à thèmes a connu une expansion rapide. C’est en Europe et au Japon que la croissance s’est focalisée ces derniers temps, puisqu’aux États-Unis, l’industrie est arrivée à maturité après 30 ans de progression. À ce chapitre, le Québec n’occupe pas une place de choix et pourtant Edmonton a réussi un exploit.

Bref, en 2004, les maîtres mots de ce secteur sont: maturation, consolidation et diversification.

Réalité américaine

L’industrie des parcs d’attractions aux États-Unis est de loin la plus grande du monde. On compte approximativement 40 parcs à grande échelle et 55 parcs de grandeur moyenne. Durant les dix dernières années, ceux-ci ont vu leur croissance friser un taux annuel composé d’environ 3%.

Caractérisé par une période de lancement, initiée par Disney vers la fin des années 1950-1960 et suivie d’une période de croissance rapide durant les années 1970-1980, ce secteur vit actuellement une phase de maturation qui nécessite une diversification et l’instauration de nouveaux concepts.

Trois grands principes

Puisque l’industrie devient de plus en plus concurrentielle, il est nécessaire de tenir compte des trois grands principes suivants:

  • Création d’une identité unique: par le développement d’un caractère propre (comme Mickey et ses amis), une forme architecturale originale, des événements et une programmation spéciale ou une combinaison de ces derniers;
  • Proposition d’une masse critique d’attractions: selon certains analystes, le niveau d’investissement pour attirer le touriste international doit généralement excéder 150 millions $US. Le succès sera plus important si la haute technologie est combinée avec un service de qualité;
  • Développement d’activités complémentaires: comme les hôtels haut de gamme, proposer des équipements permettant la tenue de séminaires et de conférences, des activités sportives – golf, tennis, nautisme, excursions touristiques dans la région, etc.

Diversification et retailtainment

Face à l’explosion du nombre de «baby-boomers», plusieurs de ces attractions ont compris la nécessité de revoir leur positionnement. Jadis situés aux abords des grandes villes (au temps où le terrain était peu coûteux), les lieux de divertissement commencent à réintégrer les zones suburbaines en se localisant, par exemple, dans des centres commerciaux. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le retailtainment (une contraction des mots retail, distribution et entertainment, divertissement).

Certains magasins, qualifiés déjà «d’espaces d’aventure» ou encore de «lieux de vie», offrent des mises en scène d’un niveau jusqu’à maintenant pratiquement inégalé: décors de cinéma, ambiance de parc d’attractions, etc.

Et l’on voit apparaître de nouveaux types de centres de divertissements, conviviaux, ludiques et interactifs, parfois combinés à des activités récréatives extérieures comme un mini-golf, des restaurants à thèmes, des attractions spécifiques pour les enfants, des mini-aquariums et beaucoup plus (par exemple, le West Edmonton Mall).

West Edmonton Mall

En raison des retombées directes (chiffre d’affaires au m²) et indirectes (image des enseignes), ce phénomène ne peut être réduit à une simple anecdote. Selon certains spécialistes du secteur, cette diversification devrait continuer tandis que les entrepreneurs cherchent de nouveaux créneaux encore mal ou inexploités.

Un complexe récréotouristique à Mirabel?

La dernière semaine d’avril, les administrateurs de l’aéroport de Mirabel ont lancé un appel d’offres international afin de trouver un locataire pour l’aérogare, l’édifice à bureaux de huit étages et le stationnement adjacent de 5000 places. Les personnes intéressées ont jusqu’au 15 septembre de cette année pour soumettre leur projet et leur plan d’affaires.

Pourquoi ne pas recycler cet espace gigantesque en centre récréotouristique: paint-ball, quilles, karting, salle d’escalade…? Un projet «gigantesque et délirant», à l’image du Technoparc que les frères Reichman voulaient aménager sur le Bikerdike, dans le port de Montréal.

Ou de nouveaux studios de tournage pour l’industrie cinématographique?

Ailleurs dans le monde, des aéroports industriels et de passagers ont été recyclés: en centre sportif (le complexe Helliniko, construit sur le site de l’ancien aéroport d’Athènes, en Grèce), en parc d’exposition et centre de congrès (comme Alpexpo, le centre d’exposition de Grenoble, en France), en centre de Formule 1 ou de tennis, en Disneyland, etc.

Voir aussi

West Edmonton Mall
L’offre d’hébergement dans un parc d’attractions constitue un avantage concurrentiel

Sources:
– Hotel News Resource. «Travelers Who Visit Theme And Amusement Parks Prove To Be A Lucrative Market», 9 avril 2003.
– Euromonitor. «Theme Parks in the USA», septembre 2003.
– Jones, Clive B. et John Robinett. «The Future of Theme Parks in International Tourism», Economics Research Associates (San Francisco) [www.econres.com].
– Le Droit. «Mirabel se cherche des locataires», 29 avril 2004, p. 28.

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Hébergement Produits et activités

L’offre d’hébergement dans un parc d’attractions constitue un avantage concurrentiel

Une récente étude réalisée par la firme PricewaterhouseCoopers et sa division Hébergement et Loisirs, démontre qu’ouvrir un hôtel dans l’enceinte d’un parc thématique constitue un avantage concurrentiel indéniable. La présence d’hébergement sur le site accroît à la fois les possibilités de revenus et la durée du séjour des visiteurs.

Les touristes logeant à l’hôtel génèrent des recettes beaucoup plus élevées que les excursionnistes ou les touristes qui habitent chez des parents ou des amis. Il faut donc encourager les touristes à demeurer dans le secteur plusieurs jours, en leur proposant un grand nombre d’attractions.

Pour cette étude, réalisée en janvier 2004, PWC a analysé l’opinion des 29 plus importants dirigeants de parcs à thème en Europe. Cette étude a permis d’identifier 14 parcs offrant l’hébergement, pour un total de 10 015 chambres.

Les principaux points forts de ce rapport sont les suivants:

  • 60% des personnes interrogées affirment que l’ajout d’hébergement correspond à une demande des visiteurs;
  • Pour 50%, le but principal de cet ajout constituait une tentative de prolonger la durée du séjour des visiteurs; 33 % des répondants ajoutent que la présence de logement sur le site a réellement permis de prolonger la durée de visite (la longueur moyenne du séjour dans ces hôtels est d’environ 2,8 jours);
  • 77% de la clientèle est constituée de touristes d’agrément et la majorité des visiteurs sont des voyageurs internes (seulement 21% des visiteurs venaient d’un autre pays);
  • 78% des personnes interrogées ont noté une augmentation des revenus secondaires (produits dérivés, restauration, etc.);
  • 80% des hôtels ont également développé leur offre autour d’un thème particulier, contribuant ainsi à créer une ambiance unique et mémorable pour les clients, et à les encourager à revenir souvent;
  • 85% des parcs sont équipés pour recevoir le tourisme d’affaires (salles de réunions, matériel de conférences, chapiteaux pour la restauration, etc.). 77 % d’entre eux prévoient même que le tourisme d’affaires prendra plus de place dans les cinq prochaines années à venir.

Au Québec: attraits et hébergement

Au Québec, le Village Vacances Valcartier, qui compte parmi les plus importantes entreprises récréotouristiques de la province, reçoit, bon an mal an, plus de 500 000 visiteurs, dont 300 000 en été et presque autant en hiver. Sa clientèle d’été est à 90 % québécoise, alors que celle d’hiver comporte un nombre plus élevé d’étrangers. Les Américains viennent pour la nouveauté, alors que les Européens «recherchent le pôle Nord». Le site propose l’hébergement en camping (700 places) ou dans les hôtels avoisinants.

Deux millions et demi pour le camping du Parc Safari

Utiliser la notoriété du parc pour développer l’hébergement permet de contrer la saisonnalité. Et le Parc Safari (à Hemmingford) – un espace de divertissement familial saisonnier ouvert de mai à octobre (réserve d’animaux, parc aquatique, insectarium, etc.) – semble avoir compris le message.

Afin de relancer l’entreprise qui, en 2002, a frôlé la faillite, son propriétaire, Jean-Pierre Ranger, a décidé d’investir une vingtaine de millions de dollars au cours des six prochaines années. Plusieurs projets sont sur la table, qui visent l’augmentation de l’achalandage, le prolongement de la saison et des visites, dont un camping de 600 places.

Le camping (qui sera conçu sur le modèle de celui de Valcartier) sera dédié en priorité aux excursionnistes. La durée du séjour maximum sera de sept nuitées. La durée moyenne de la visite au Parc Safari est actuellement de 6h30.

Note : Pour obtenir une copie du rapport de PWC, contactez:

PricewaterhouseCoopers (UK)
Victoria Heaver
Tél.: +44 (0) 0207 212 3467
Courriel: victoria.heaver@uk.pwc.com

Sources:
– Daily Hotel News. « A New Ride For European Theme Parks? PwC Report Shows In-Park Hotels Can Give Theme Parks A Competitive Edge », 16 avril 2004.
– Fournier, Lise. « Village Vacances Valcartier: Le paradis de la glissade en Amérique », Le Soleil, 20 décembre 2003, p. B1.

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Segments de clientèles Technologies

Industrie du voyage d’affaires: les grandes tendances technologiques pour les 5 prochaines années à venir

Une étude du groupe britannique EIBTM (European Incentive, Business Travel & Meetings Exhibition) révèle les différentes technologies et les tendances induites dans le secteur du voyage d’affaires et des congrès pour les cinq prochaines années.

Ce sont:

  • l’évolution des ordinateurs, toujours plus petits et plus rapides;
  • la téléphonie mobile (Wi-Fi, Bluetooth, …), qui intégrera des fonctionnalités d’Internet à large bande et autres services de plus en plus sophistiqués, pour le plus grand bonheur des voyageurs d’affaires: système de navigation intégré aux véhicules automobiles, le Wi-Fi (Wireless Fidelity) à bord des trains et des avions, accès Internet large bande sans fil dans les lieux publics et hôtels/restaurants, etc.;
  • la convergence entre les assistants personnels (PDA) et les téléphones mobiles;
  • le développement de la technologie de transmission de la voix sur Internet (Voice over IP ou technique permettant d’intégrer des messages vocaux aux données transmises par paquets sur un réseau utilisant le protocole IP);
  • l’intégration d’Internet dans les systèmes de distribution, encore timide aujourd’hui, sera généralisée d’ici 10 ans. Selon une étude d’IBM Business Consulting Services, la réservation en ligne devrait presque doubler de 2004 à 2007;
  • la dérégulation du marché des GDS (Global Distribution Systems: Galileo, Worldspan, Sabre et Amadeus) prévue en 2005 devrait faire levier sur la concurrence et la compétitivité et obliger les acteurs de cette industrie à diversifier leurs sources de revenus en s’impliquant dans de nouveaux produits et services.
  • l’intégration d’Internet dans un but de promotion: de nouvelles applications verront le jour, permettant, par exemple, le développement de la photographie panoramique, des images en trois dimensions, la téléconférence, l’envoi de courriels personnalisés, de courriels intégrant le son et/ou la vidéo… Celles-ci remplaceront facilement les brochures publicitaires papiers, du fait de leur disponibilité, interactivité et du coût de leur production;
  • le développement d’une pléthore de sites Web permettant la recherche dans des bases de données de séminaires et conférences et mettant à la disposition des personnes intéressées, des plans de salles interactifs, des menus, des programmes, etc.;
  • l’identification par fréquence radio (Radio Frequency Identification): selon Rob Davidson, dans le secteur des congrès et séminaires tout particulièrement, la technologie d’identification par fréquence radio (RFI) devrait progressivement remplacer les codes à barres (lecture optique) sur les badges des visiteurs, par exemple;
  • la naissance de nouvelles plateformes mobiles pour l’industrie des conférences (exemple, les systèmes d’exploitation Palm OS ou PocketPC, ou encore des systèmes de collaboration à distance permettant à des personnes de suivre une conférence à distance et d’y participer via son assistant personnel, son téléphone cellulaire ou son ordinateur portable);
  • le renforcement des systèmes de sécurité: la sécurité sera renforcée par des mesures biométriques combinées, comme la reconnaissance faciale, de l’iris et des empreintes digitales… en plus de la présentation du visa ou du passeport, qui lui aussi, sera entièrement numérisé.

Sources :
– Davidson, Rob. «Technology and Travel, March 2004», EIBTM, octobre 2003.

Sur le Web:
– Stratégies Télécom et Multimedia – http://www.strategiestm.com

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Technologies

Réserver ou acheter des billets via une affiche publicitaire

Tout dernièrement, une nouvelle technologie, baptisée Near Field Communication (NFC, pour communication de champ proche), est née de la combinaison de l’identification sans contact (ou par radiofréquence, RFID) et des systèmes d’interconnexion.

Standard élaboré par Sony et Philips et déjà applicable sur certains appareils Nokia, la NFC est une technologie capable de s’intégrer à un téléphone cellulaire ou même une carte à puce de très petite dimension. Ce système, très intuitif, permet de transférer des informations entre plusieurs terminaux compatibles (téléphones mobiles, ordinateurs de poche, appareils photo numériques, etc.), sur une très courte distance (quelques mètres). Il suffit pour cela de rapprocher les deux applications l’une de l’autre pour que celles-ci communiquent et s’échangent leurs données.

Des applications qui ouvrent de nouvelles portes

Conçue d’abord pour l’échange de rendez-vous, de cartes de visite virtuelles, cette technique permettra bientôt de réserver des places de concerts, de télécharger des MP3, d’entendre un avant-goût du concert ou les commentaires de clients satisfaits, rien qu’en approchant son téléphone cellulaire à quelques centimètres d’une «source émettrice», telle une borne ou une affiche publicitaire.

Le paiement de l’achat en question se ferait alors automatiquement. En effet, une association avec Visa, par exemple, permettrait l’achat électronique instantané. Une puce et un espace de stockage sécurisé, intégrés au téléphone, transmettraient les données au service bancaire et permettraient la facturation sur le compte de téléphone de l’usager.

Selon les promoteurs du produit, plus tard, il sera possible d’effectuer une réservation d’hôtel depuis son ordinateur et d’envoyer ensuite l’information sur le téléphone mobile qui servira de confirmation, une fois présenté sur place, au comptoir d’accueil.

Plutôt que d’emporter une clé physique ou magnétique, l’arrivant n’aurait plus ensuite qu’à positionner son téléphone devant la porte de sa chambre pour que celle-ci s’ouvre automatiquement.

Dans le même esprit, le système pourrait s’appliquer pour des réservations de train ou d’avion.

Sources :
– Desalle, Philippe. «Dialogue entre un GSM et une affiche», Le Soir (Belgique), 10 avril 2004.
– «Philips et Visa misent sur le paiement sans contact», 01.Net, 2 février 2004.

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Marketing

Télévision, magazines ou guides spécialisés: quel média pour choisir une destination de vacances ?

Selon une enquête de l’Association américaine de l’industrie du voyage (TIA), Internet est le médium qui dispense l’information la plus intéressante sur les destinations de vacances, suivi par les magazines spécialisés et la section «Voyage» des quotidiens. Curieusement par contre, selon le même sondage, les Américains estiment que les magazines de voyages sont deux fois plus crédibles. ++L’AVIS DE FRÉDÉRIC DIMANCHE++

Au cours de ce sondage, mené en juillet 2001 auprès de 1300 adultes des États-Unis, 61 % des voyageurs (soit, par extrapolation, 82 millions d’Américains) ont indiqué qu’ils lisent des articles concernant le voyage ou les destinations vacances dans les médias, ou suivent des émissions à la télévision/radio. L’année précédente, c’était un peu plus de 55 % des voyageurs qui disaient avoir utilisé de telles sources d’information. En aucun cas, le sondage ne faisait mention de publicité, mais bien de contenu spécialisé.

Cependant, aux yeux des Américains interrogés, tous les médias ne présentent pas le même intérêt. Internet arrive en tête du classement par ordre d’intérêt, qui s’établit comme suit :

Quant à la crédibilité, les voyageurs ayant planifiés leurs vacances grâce aux différents médias estiment que :

Enfin, la confiance des répondants à l’égard des médias varie en fonction de l’activité projetée. Voici celles pour lesquelles un des médias cités a influencé la décision des voyageurs :

La communication télévisuelle pour promouvoir une destination

La communication télévisuelle vise souvent à pallier les conséquences d’une situation de crise ou la détérioration d’image liée à un contexte particulier (guerre, épidémie, accident écologique, catastrophe naturelle, crise sociale, etc.). Elle fournit des informations sur la destination et ses produits, tout en favorisant la commercialisation.

Selon Thierry Baudier, directeur général de Maison de la France et participant à la 1ère Conférence sur la communication dans le secteur touristique (Tourcom) qui a eu lieu à Madrid en janvier 2004, le message télévisuel s’adresse au grand public et en particulier aux personnes susceptibles de partir à l’étranger. Il est aussi destiné aux médias qui, d’après lui, contribuent largement à la constitution de la perception et de l’image de la destination, ainsi qu’à l’information du public.

Pour Gary Wardrope, directeur commercial chez Travel Channel, le média est idéal pour ce type de message :

  • le libellé est simple et compréhensible pour Monsieur Tout-le-monde;
  • il permet de donner beaucoup de détails, tant visuels qu’auditifs;
  • il permet de jouer sur les émotions;
  • il rejoint un très grand nombre de téléspectateurs, d’autant plus si l’émission est rediffusée sur d’autres canaux régionaux, nationaux ou même internationaux.

Cet été, au Québec

Dans la foulée de « Partis pour l’été », « La poudre d’escampette » et « La route des vacances », cet été, au Québec, TVA présentera une émission télévisée hebdomadaire (« 100 détours ») dans laquelle seront conviés une soixantaine d’artistes qui participeront à des rallyes, dans le but de faire découvrir certaines des principales attractions touristiques de la province. Le tournage, qui débute en mai, parcourra les régions de Montréal, Québec, la Montérégie, l’Outaouais, Laval, les Laurentides, le Saguenay, Charlevoix et Lanaudière.

L’idée n’est pas neuve

En mars 2003, le Zoo de Saint-Félicien a fait l’objet d’un reportage spécial au Canal Évasion. L’animatrice a passé une nuit sous la tente, à la belle étoile, avec tous les animaux en liberté… Une excellente façon de « vendre » les installations aux touristes, selon les responsables.

L’an dernier aussi, le même Canal Évasion proposait une nouvelle série télévisée intitulée « La détente est dans le spa » qui fait le tour des stations thermales et spas au Québec. L’émission, qui donne surtout le goût de se faire bichonner, présente aussi des renseignements généraux sur les lieux touristiques et leurs environs mais l’essentiel de l’émission est axé sur les spas et les complexes hôteliers.

Et elle semble universelle

En effet, The Korea National Tourism Organization projette également de faire un blitz d’émissions touristiques afin de vanter les charmes de la Corée, sur des chaînes de télévision régionales. Deux campagnes télévisées ont été créées pour viser les marchés du Sud-Est Asiatique et de la Chine. Une troisième émission, visant le marché japonais, est en production.

En Grande-Bretagne, aussi, on compte sur deux campagnes publicitaires télévisuelles pour doper le secteur touristique. Les responsables de cette campagne promotionnelle chez VisitBritain espèrent ainsi susciter une augmentation de l’achalandage de 30 % d’ici à 2010.

Sources :
– Wardrope, Gary. « The Power of TV in tourism communications », 1ere Conférence mondiale sur la communication dans le domaine du tourisme, Madrid, 29 et 30 janvier 2004.
– Rogers, Daniel. « VisitBritain aims for 30% growth in English tourism », Marketing (London), 27 novembre 2003, p.6.
– « Korea battles visitor dip with TV plan », Media (Hong-Kong), 27 février 2004, p.7.
– « Annie Brocoli animera une émission touristique », Le Quotidien, 3 avril 2004, p. 43.
– « Évasion… au Zoo ! », Progrès-dimanche, 7 mars 2004, p. A10.
– Travel Industry Association of America. « How Americans use the Travel Media », avril 2004.

L’avis de Frédéric Dimanche

La question «quel média pour choisir une destination de vacances?» pose en fait deux thèmes de réflexion distincts: premièrement, quels rôles les médias jouent-ils dans le processus de décision des consommateurs, et deuxièmement, dans quelle mesure influencent-ils ces décisions?

Il faut tout d’abord comprendre de quelle utilisation des médias on veut parler. S’agit-il d’une utilisation commerciale des médias – avec de la publicité, ou plus spécifiquement des messages contrôlés et payés par les annonceurs -, ou bien s’agit-il de communications éditoriales, informatives, qui sont rédigées par des journalistes, sans contrôle des responsables marketing de la destination ou de l’attraction? L’éditorial et le témoignage, que le consommateur peut considérer comme plus indépendants, sont sans doute plus influents que la publicité.

On sait que la publicité par les médias n’est qu’un facteur d’influence parmi d’autres: jouent aussi un rôle l’expérience du consommateur, les référents (amis, collègues ou famille), la communication des concurrents, mais aussi des contraintes telles que le temps disponible pour partir ou encore le budget. Mais l’essentiel est que la destination fasse partie des possibilités que le consommateur considère avant de faire son choix. Le rôle de la publicité dans les médias peut varier: l’objectif peut être de créer de la notoriété ou de communiquer l’image de la destination, mais il peut aussi devoir inciter à la décision et à l’achat en affichant une promotion. De plus en plus, la pub joue sur l’émotion, le sensoriel, en créant des situations évocatrices pour les cibles. La télévision a bien sûr la part belle, mais les annonceurs semblent apprendre à utiliser l’événementiel comme outil de marketing expérientiel. La télévision seule ne peut suffire à faire choisir une destination; on peut ainsi s’interroger sur les objectifs de VisitBritain à la suite de deux campagnes publicitaires…

L’étude de TIAA confirme, si c’était nécessaire, l’importance croissante d’Internet comme source de renseignements. En effet, on y trouve rapidement de l’information de toutes sortes, objective (critiques, guides de voyage, etc.) ou subjective (information de promotion et de ventes liée directement à la destination, aux attractions ou encore à l’hébergement disponible). Connaître l’importance d’Internet n’est maintenant plus suffisant; il faut comprendre ce que les consommateurs y lisent. Internet est avant tout une source d’information, et le consommateur recherche des renseignements crédibles comme ceux qui sont fournis par les magazines spécialisés. Ces informations/recommandations vont orienter le voyageur vers des prestataires de services dans la destination.

La communication par les médias est importante, qu’elle soit contrôlée ou non par la destination. Attention cependant à ne pas penser qu’il s’agit du seul outil. En effet, un travail de longue haleine assurant la qualité des services et la satisfaction des visiteurs et des intermédiaires peut parfois être un bien meilleur investissement marketing.

Frédéric Dimanche

Professeur et directeur,
Centre de management du tourisme
CERAM Sophia Antipolis European School of Management

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Hébergement Segments de clientèles

L’hôtellerie doit faire des efforts pour s’adapter et satisfaire la clientèle senior

Aujourd’hui, d’après les statistiques officielles du US Census Bureau, 60 millions d’Américains (soit 28 % de la population adulte) ont plus de 55 ans. Mais la majorité des hôtels ne parviennent pas à adapter leurs services aux attentes de ceux-ci, perdant ainsi une clientèle de plus en plus précieuse et représentative du touriste de demain. D’autres secteurs industriels semblent pourtant avoir compris le message, comme l’industrie automobile et de la construction, qui s’adaptent aux nouvelles exigences de consommation.

Dans un article très ironique, publié le 15 mars dernier dans la revue Hotel & Motel Management, Anthony Marshall, doyen de la Florida International University, se laisse aller à certains sarcasmes sur des évidences qui semblent avoir échappé à l’industrie hôtelière. Il y décrit de nombreuses incongruités du système et déplore :

  • la « trop » jeune composition des comités exécutifs et des employés des hôtels, qui ne comprennent pas l’importance et les besoins spécifiques de la clientèle senior;
  • le manque de service vis-à-vis, par exemple, du transport des bagages lourds, depuis l’entrée jusque dans les couloirs et étages;
  • le manque d’éclairage;
  • des consignes d’instruction de sécurité (politique d’évacuation et autres mesures de secours, entre autre) écrits en caractères minuscules;
  • des cruches et pichets trop lourds, sur les tables;
  • la trop grande familiarité (lire la sénilisation) des contacts humains;
  • etc.

Certaines adaptations/améliorations sont cependant faciles et peu coûteuses, comme :

  • l’installation de planchers antidérapants (salles de bains, etc.);
  • un meilleur éclairage intérieur et extérieur, ainsi que des lumières de type « veilleuses »;
  • un réveille-matin qui ne demande pas l’intervention d’un informaticien;
  • des prises électriques accessibles;
  • sans oublier du personnel mieux formé et plus serviable.

Le touriste senior est un client difficile mais très rentable, du fait de son niveau de vie plus élevé que la moyenne de la population.

Sources :
– « États-Unis – L’hôtellerie a des progrès à faire afin de satisfaire la clientèle senior », Senior Actu (France), 14 avril 2004.
– Benoit, Jacques. « Tourisme : la manne des baby-boomers », La Presse, 2 avril 2004.
– Marshall, Anthony. « Gray matters: How to profit from an aging marketplace », Hotel & Motel Management, 15 mars 2004.