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Marketing

Ne pas sous-estimer le pouvoir des relations publiques

Vous désirez prendre de l’expansion, faire découvrir une nouvelle attraction ou activité? Il faut vous faire connaître! Encore faut-il savoir comment et à qui?

Selon Leora Lanz et Barbara Wiener (HVS International), les responsables de la mise en marché pensent de manière trop traditionnelle. Ils mettent l’accent sur la dépense qu’engendre la fonction de marketing (annonces médias, communiqués de presse, etc.) au sein de l’entreprise, plutôt que de voir le retour sur investissement.

Selon elles, la publicité (télé, magazines, courriel, etc.), le marketing virtuel ciblé, la présence d’un site Web, le placement média, etc., sont de bons moyens de dépenser vos «dollars marketing». Mais qu’en est-il des relations publiques (PR)?

Sous le vocable «relations publiques», on entend:

  • les activités de relations publiques traditionnelles;
  • les contacts et relations de presse (relations directes avec les journalistes, qui se concrétisent par l’organisation de rencontres, déjeuners ou petits déjeuners de presse dans le but de susciter des articles);
  • l’organisation d’événements spéciaux et très ciblés;
  • les contacts avec la communauté et les associations.

Ironiquement, tandis que les budgets de marketing ont diminué au cours des dernières années, ils ont habituellement été remplacés par les relations publiques. Faire du PR coûte généralement moins cher et donne dans certaines circonstances de meilleurs résultats.

Le pouvoir des relations publiques est prouvé. Il est rentable pour promouvoir vos produits et services, et pour établir un lien de confiance et de crédibilité. Les médias et l’entourage peuvent vous être d’un grand secours pour faire connaître vos activités ou vos projets.

Les relations publiques ne sont ni compliquées, ni inaccessibles. Mais il est vrai que dans certaines circonstances, et surtout si elles sont mal utilisées, elles peuvent devenir un outil à double tranchant.

Comment intégrer les relations publiques dans votre plan de mise en marché?

Voici quelques idées, en vrac:

  • D’abord, jetez un coup d’oeil à la façon dont les relations publiques ont consolidé le développement de votre entreprise.
    • Avez-vous tiré profit des occasions de PR fournies par la notoriété de votre produit ou de votre marque?
    • Quels sont les messages, les images et les perceptions que véhicule déjà votre établissement?
    • Sont-ils clairs et précis?
    • Le message correspond-il à l’image que vous désirez projeter?
    • Faut-il le renforcer ou le modifier?
  • Déterminez alors quelles techniques marketing, de ventes et de relations publiques travailleront de concert pour soutenir les messages de chacun.
    • La publicité par courriel individuel à une clientèle prédéterminée et préalablement ciblée appuiera-t-elle les messages repris dans les publications que cette clientèle consulte?
    • Le contact direct renforcera-t-il les messages que vous voulez faire partager?
    • Le marketing virtuel est-il une tactique qui fonctionne bien dans votre secteur d’activité?
  • Définissez vos objectifs et consacrez-y les budgets nécessaires. Ceux-ci ne doivent pas être très importants, mais il devrait y avoir un budget spécial, assigné à cette tâche.
  • Pensez, si possible, à dédier une personne à cette tâche. Le (ou la) porte-parole, même si cette tâche ne l’occupe pas à temps plein, sera l’image de votre entreprise. Cette personne devra être inventive et curieuse. Elle aimera prendre la parole en public et sera créative. Cette tâche ne devrait pas être laissée aux soins de n’importe qui. Les relations publiques exigent réellement du professionnel consacré à cette discipline une présentation polie, raffinée et intelligente. Les activités de PR ne devraient pas, non plus, être distribuées à quelqu’un comme un travail additionnel à faire «si le temps et l’occasion s’y prêtent».
  • Si les ressources consacrées aux PR sont limitées et que vous ne pouvez vous permettre de dédier une personne sur place, considérez alors la possibilité de faire appel à des firmes externes expertes dans ce domaine. Celles-ci serviront de liaison entre votre établissement et les médias.

Principales tâches dévolues à ce poste:

  • agir à titre de porte-parole de l’entreprise;
  • entreprendre des démarches régulières d’information et de sensibilisation;
  • orchestrer la préparation, le déroulement et le suivi des activités de presse;
  • représenter l’entreprise auprès des associations sectorielles, des communautés d’affaires, des instances gouvernementales et de la clientèle et siéger sur les comités statutaires ou associatifs;
  • gérer les ressources financières inhérentes à la tâche;
  • sans oublier de travailler en coordination avec les autres services de l’entreprise.

Et vous, comment les relations publiques s’adaptent-elles dans votre plan de marketing?

Voir aussi

Conseil québécois des ressources humaines en tourisme

Sources:
– Lanz, Leora et Barbara Wiener. «How Does Public Relations Fit into a Hotel’s Marketing Plan?», eHotelier [www.eHotelier.com], 16 mars 2004.
– Faust, Chris. «The Role of Public Relations in Marketing?», SalesVantage.com [www.salesvantage.com], (sans date).

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Ailleurs dans le monde Marchés géographiques

Amérique latine: topo sur une industrie en devenir

Après deux années difficiles pour l’industrie touristique, les pays d’Amérique latine semblent avoir renversé la vapeur, rapportant des augmentations impressionnantes du taux d’arrivées internationales en 2003. Ces pays deviennent de plus en plus populaires, tant pour l’agrément que pour le tourisme d’affaires.

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), en 2003, le taux d’arrivées internationales s’est accru de 3% en Amérique centrale et de 14% en Amérique du Sud. Les voyageurs y découvrent plusieurs formes de tourisme en vogue: de la nature aux échanges culturels, en passant par le tourisme rural communautaire, le tourisme ethnique, le tourisme d’aventure, le tourisme historique, etc.

En conséquence, la demande en transports aériens vers ces pays a augmenté considérablement. L’Amérique latine est devenue une option attrayante par rapport à l’Europe, principalement en raison de la montée de l’euro face au dollar américain.

Une industrie tributaire de la stabilité politico-économique

Toujours selon l’OMT, les arrivées internationales en Argentine ont augmenté de 18% en 2003, alors qu’une relative stabilité politique et économique s’installait. Cette demande accrue a forcé le développement et la construction de nouveaux complexes hôteliers.

Et bien que les prix moyens des chambres aient augmenté dans la devise locale, ils ont connu une diminution de 4% à cause des taux de change relatifs du peso, du dollar et de l’euro.

Buenos Aires connaît une véritable explosion de touristes, à la suite de l’effondrement économique de 2001. En effet, plus de 6,5 millions d’étrangers ont visité la capitale dans les onze premiers mois de 2003, soit une hausse de 38% par rapport à la même période en 2002.

Cette amélioration du contexte économique et politique a bénéficié à un certain nombre de pays voisins tels que le Chili, le Paraguay, l’Uruguay et le Brésil, où, là aussi, le taux d’arrivées internationales a augmenté.

Le taux d’occupation hôtelière de la ville de Santiago connaît une augmentation de 24%, comparativement à 12% à Rio de Janeiro et 7% à Sao Paulo. L’Équateur enregistre, quant à lui, une augmentation de 9%.

Au contraire, au Venezuela, l’instabilité politique continue d’affecter le tourisme, à tel point qu’à Caracas, le revenu par chambre disponible (RevPAR) est tombé de 41% en 2003. Le rétablissement de la situation devra d’abord passer par une accalmie de la situation politique.

Une initiative pour attirer le tourisme d’affaires

De même que pour le tourisme d’agrément, l’Amérique latine devient de plus en plus populaire comme destination d’affaires.

Au Mexique, depuis janvier 2004, le gouvernement a décidé d’exempter les congrès, expositions et foires commerciales d’origine étrangère de la taxe de 15% sur la valeur ajoutée.

Cette exemption couvre, par exemple:

  • la location de lieux pour la tenue d’événements;
  • les services d’équipements audiovisuels;
  • les services de traduction;
  • les services de sécurité;
  • les frais d’hébergement;
  • les frais de transfert des ports et aéroports.

Il est bien sûr encore un peu tôt pour savoir quel en sera l’impact sur les réservations, mais les hôteliers s’attendent à ce que cette mesure amplifie la demande.

D’ores et déjà, au vu de la croissance, certains spécialistes affirment que l’Amérique latine deviendra rapidement «l’endroit où il faut être». Reste à voir si ces pays prendront le taureau par les cornes afin de profiter du mieux qu’ils peuvent des occasions qui passent actuellement.

Sources:
– eHotelier.com. «Latin America, the place to be? – HotelBenchmark Survey», 22 mars 2004.
– La Presse canadienne. «La ville de Buenos Aires s’ouvre de plus en plus aux touristes gais», 12 avril 2004.
– Les Affaires. «Voyages d’affaires: Le Mexique offre une exemption de la taxe de 15%!», 27 mars 2004, p. A10.

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Produits et activités

Tourisme vert: des racines et des ailes

En Grande-Bretagne, en France, tout comme au Québec, le tourisme de jardins fait de plus en plus d’adeptes. Plus qu’une mode, le tourisme vert est devenu une tendance forte de notre société. Pas de doute, ce créneau a des ailes!

Le tourisme de jardins fait un tabac en France

En France, la notion de «tourisme de jardins» est apparue il y a dix à quinze ans et connaît un succès grandissant. Le territoire national compte environ 1658 jardins protégés, dont 530 classés. De nombreux événements ont été créés pour attirer le public: fêtes des plantes, salons, visites guidées, manifestations culturelles.

Côté chiffres, selon l’Agence française de l’ingénierie touristique (Afit), le tourisme de jardins aurait intéressé quelque 25 millions de visiteurs en 2000 (dont 16% d’étrangers) sur 405 sites interrogés parmi 762 jardins. En 2002, le montant national des dépenses municipales consacrées aux espaces verts s’est élevé à 2,5 milliards d’euros.

Toujours selon l’Afit, les dépenses liées au jardin en France dépassent aujourd’hui celles qui ont trait au bricolage.

Les Québécois ont la main verte

Au Québec, on ressent le même engouement. Depuis plus de 10 ans, l’industrie horticole québécoise se porte mieux que jamais. Les Québécois ont la main verte et investissent temps et argent pour colorer l’été et leur jardin.

Selon le ministère québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, l’horticulture ornementale au Québec est un loisir qui ne cesse de se développer. On estime que cette tendance devrait se maintenir et même s’accroître avec le vieillissement de la population, la retraite des baby-boomers et l’intensification du cocooning.

Le profil type du «pouce vert» québécois est une femme, travaillant à temps plein, résidant dans une maison unifamiliale en banlieue, qu’elle partage avec au moins deux personnes, et dont le ménage jouit d’un revenu d’au moins 60 000$ par année.

L’industrie de l’horticulture ornementale au Québec représente un marché annuel de plus de 1 milliard de dollars et compte près de 40 000 emplois permanents et saisonniers. Cet engouement se traduit bien sûr par des investissements (construction de serres gigantesques, recherche et développement de nouveaux spécimens floraux, etc.)

À l’embellissement des jardins s’ajoute aussi, l’été, le phénomène de l’autocueillette (fraises, framboises, etc.).

Le Jardin botanique de Montréal

Sur ses 75 hectares, le Jardin botanique de Montréal regroupe pas moins de 22 000 espèces et cultivars de plantes, dix serres d’exposition, une trentaine de jardins thématiques et un vaste arboretum.

L’Insectarium de Montréal, situé également dans l’enceinte du Jardin botanique, abrite quelque 160 000 spécimens d’insectes vivants et naturalisés et accueille à lui seul environ 400 000 visiteurs annuellement. Il est reconnu comme le plus grand insectarium en Amérique du Nord. Les deux institutions orientent leurs activités autour des trois axes suivants: tourisme, éducation et recherche scientifique.

Pour 2003, le budget d’exploitation du Jardin et de l’Insectarium s’est élevé à environ 24,7 millions $. L’autofinancement des opérations pour les institutions scientifiques atteint près de 35%, la différence étant assumée par la Ville de Montréal, la Communauté métropolitaine de Montréal et le gouvernement du Québec.

Selon un sondage réalisé en 1998, la clientèle du Jardin botanique de Montréal se compose majoritairement de visiteurs individuels (90%). Elle est essentiellement féminine (+67%) et âgée de plus de 35 ans (+80%). Près de 65% sont des célibataires ou des couples sans enfants et 72% sont francophones.

À l’automne 2002, deux événements majeurs ont particulièrement fait recette. En effet, près de 250 000 visiteurs ont pu admirer l’exposition La magie des lanternes au Jardin de Chine. Parmi eux, environ 178 000 personnes ont profité de l’occasion pour participer aux activités d’Halloween (soit une augmentation de 36% par rapport à la même période en 2001).

Bien sûr, tous les jardins n’ont pas les mêmes moyens financiers. Certains avouent avoir de la difficulté à fonctionner sans subventions gouvernementales répétées. Les gestionnaires de jardins se doivent d’innover et de se renouveler pour continuer d’attirer les touristes. L’organisation de festivals et d’autres événements axés sur les jardins semble bien fonctionner.

Mosaïculture

Le meilleur exemple est sans doute celui des Mosaïcultures internationales de Montréal (MIM), qui ont suscité un engouement énorme. À l’été 2003, ce sont pas moins de 750 000 visiteurs qui y sont venus pour admirer des oeuvres en provenance de 32 pays. Créé à Montréal, cet événement d’envergure s’est déroulé dans le Vieux-Port de Montréal à trois reprises (2000, 2001 et 2003).

Les prochaines Mosaïcultures se tiendront à Shanghai en 2006 et à Boston en 2009.

Voir aussi

Le Jardin botanique de Montréal

Sources:
– Lacombe, Réjean. «L’industrie horticole québécoise ne dérougit pas depuis 10 ans», Le Soleil, 8 mai 2004.
– Ramsay, Charles-Albert. «Les Mosaïcultures à Montréal pour la dernière fois», La Presse, 27 juillet 2003.
– Voila. «Le tourisme de jardins de plus en plus populaire en France», 8 mai 2004.
– Racine, Michel, Arsène Duret, Pierre Vincent et Michel Saint-Pé. «Le renouveau de l’art des jardins», revue Espaces, no 187, novembre 2001.

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Tendances Transport

Transports: la première classe reprend du galon

Près de cinquante ans après la quasi-disparition de la première classe du transport de masse, certains transporteurs ont décidé de réintroduire le concept, poussés par l’arrivée des «low cost» et la guerre des prix qui en a découlé.

Que ce soit pour le transport aérien, le transport ferroviaire, sur les bateaux de croisières ou dans les autocars, les tarifs à rabais rivalisent avec les privilèges princiers. Certains joueurs importants commencent à s’intéresser de nouveau au développement des premières classes et des classes affaires. Et plusieurs ont même fait l’annonce, au cours des dernières semaines, d’investissements significatifs dans le domaine.

Pour les clients couramment dénommés «à haute contribution», plus question de se contenter d’un petit sandwich sans croûte accompagné d’un café dans une tasse en polystyrène, le tout confiné dans un espace où même un enfant de 10 ans aurait de la difficulté à se mettre les jambes!

Une conception du luxe qui diffère

La notion de luxe est très subjective et varie d’une compagnie à l’autre. Mais toutes s’entendent sur une chose: c’est la rareté de l’offre qui justifie sa valeur.

Dans cette course à la séduction des consommateurs «haut de gamme», c’est British Airways qui, depuis 1999, tient le haut du pavé. Pour pallier la perte de Concorde, la compagnie a lancé un programme d’amélioration lourd d’un montant de près de 870 millions d’euros.

Pour Emirates, par exemple, le luxe rime avec or, cuir et loupe d’orme. De plus, dans chaque suite, Mesdames, vous trouverez un petit nécessaire à maquillage avec un miroir lumineux vous évitant de faire la queue devant les toilettes. Les voyageurs peuvent prendre leur repas quand bon leur semble et non à des heures fixes programmées par l’équipage. Enfin, dans les cabines privées, la lumière varie au gré des fuseaux horaires traversés.

Sur les avions de la compagnie Swiss International , la nouvelle classe affaires Swiss Business propose des fauteuils entièrement inclinables, équipés de modules de rangement pour les chaussures, bouteilles, livres et magazines. En Swiss First, nouvelle dénomination de la première classe, les sièges ont été encore peaufinés: ils se transforment désormais en lits de 203 cm x 60 cm.

La technologie n’est pas en reste: écrans individuels, enregistrements audio ou vidéo sur demande, jeux vidéo, un service SMS, etc. Autre atout: une caméra de bord fixée sous le fuselage de l’avion permet de faire découvrir aux passagers une perspective fort différente des décollages, des atterrissages, ainsi que des territoires survolés.

Chez Air France, depuis le printemps 2004, chaque passager des Espaces Première bénéficie d’un espace à bord qui devient «son territoire privé», où il décide de son intimité et de sa sociabilité. Ce «luxe privé», sur fond de tapis rouge, se consomme également dans la musique et la gastronomie. Chacun des huit sièges comporte une prise PC, un écran vidéo interactif, un éclairage d’ambiance et un téléphone individuel.

La première classe est tellement rentable qu’Air France a décidé d’investir 300 millions d’euros dans des améliorations: suppression de sièges pour augmenter l’espace, fauteuils transformables en lits, etc. La bataille fait rage: c’est manifestement à celui qui offrira le meilleur confort dans l’horizontalité des «fauteuils-lits».

Dans un premier temps et dans un souci de rentabilité, la première classe ne sera maintenue que sur la moitié de la flotte actuelle de long-courriers et sur une vingtaine de lignes, dont New York et Tokyo. Le premier des trois appareils bénéficiant de ces aménagements est un Boeing 777-300 (avril 2004) et la compagnie s’est fixé comme objectif d’aménager la moitié de la flotte concernée d’ici le 1er novembre 2004 et 90% d’ici avril 2005.

Singapore Airlines, elle, offre un pyjama Givenchy à tous les passagers première classe sur ses vols long-courriers.

Au niveau des trains, chez Citynightline (filiale de la Deutsche Bahn), les compartiments des wagons-lits bénéficient désormais de baies vitrées panoramiques, de douches et même de porte-serviettes chauffants.

En Suisse, la Compagnie ferroviaire fédérale (CFF) propose aux entreprises et aux particuliers de réserver des wagons historiques, comme le mythique Trans Europe Express, entièrement restauré en train de luxe de première classe avec voiture restaurant offrant une fine cuisine.

Au Canada, le Skeena de VIA Rail Canada offre, de la mi-mai à la mi-octobre, la classe Totem de luxe. Les voyageurs y profitent d’une cuisine régionale servie directement à leur siège, d’un accès exclusif à la voiture Parc et à son dôme panoramique à l’étage, ainsi que de l’utilisation du salon à murale et de la rotonde arrière.

De plus, VIA Rail Canada offre désormais aux voyageurs de la première classe un accès Internet haute vitesse sans fil entre Montréal et Québec.

À quand un avion entièrement «classe affaires»?

Utopie, dites-vous? Pas vraiment! Car le transporteur allemand Lufthansa exploite désormais trois lignes de ce type, entre Düsseldorf et Chicago ou New York, et Munich et New York. Le concept est simple: ce sont des Boeing 737 loués au Suisse PrivatAir proposant 48 places.

Pour Michael Nau, responsable des grands comptes chez Lufthansa, cette formule a de l’avenir: «Le point d’équilibre se situe aux alentours d’un taux de remplissage de 50% et aujourd’hui, ce taux moyen est d’environ 60% sur les trois lignes.»

Sources:
– Bostnavaron, François. «Les compagnies aériennes redécouvrent la première classe», Le Monde, 29 décembre 2003, p. 10.
– Kupferman, Pierre. «Le luxe décolle dans le transport », La Tribune (Desfossés), 13 janvier 2004.
– Lutaud, Léna. «Guerre des cheikhs dans le ciel du golfe », Le Figaro, 15 mars 2004, p. 16, 17.
– Revue Espaces. «Tourisme de luxe: 2e partie», février 2004.
– The Guardian. «First-class fare», 21 avril 2004.

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Enjeux Transport

Programme NEXUS, plan d’action pour une «frontière intelligente»

Depuis juin 2002, les voyageurs à faible risque qui traversent très régulièrement la frontière canado-américaine, peuvent s’inscrire au Programme NEXUS.

Mis de l’avant par quatre organismes fédéraux (US Immigration & Naturalization Service, Citoyenneté et Immigration Canada, Agence des services frontaliers du Canada et US Customs Service), NEXUS est une initiative binationale (Canada – États-Unis) conçue pour améliorer la sécurité et la circulation à la frontière internationale.

Cette initiative est un des éléments clés du plan d’action pour une « frontière intelligente » et vise à promouvoir les échanges commerciaux, le tourisme et la circulation des marchandises et des personnes entre les deux pays.

Dans la foulée des attentats du 11 septembre et du resserrement des politiques de sécurité transfrontalières qui en a découlé, ce programme vise à réduire le temps d’attente pour les voyageurs à faible risque qui franchissent fréquemment la frontière.

Cette nouvelle technologie automatisée permet aux voyageurs pré autorisés à faible risque d’entrer au Canada et aux États-Unis en utilisant des voies de passage spécialement équipées. Les candidats au programme NEXUS paient un droit non remboursable perçu tous les cinq ans de 80 CAD (50 USD) et font l’objet d’une vérification de sécurité par les quatre organismes cités ci-dessus.

Les utilisateurs autorisés reçoivent un guide du participant, une carte d’identité avec photo et une carte de proximité. Pour des questions de sécurité, l’inscription est renouvelable au cinq ans.

Pour entrer aux États-Unis, les utilisateurs de NEXUS montrent leur carte de proximité lorsqu’ils s’approchent de la voie de passage réservée aux frontaliers. Une puce informatique insérée dans cette carte envoie un signal à une antenne installée dans la voie de passage réservée. L’agent fédéral responsable de la voie peut alors voir la photo de l’utilisateur NEXUS et lire des renseignements sur le participant.

Les utilisateurs NEXUS qui désirent entrer au Canada sont alors dirigés vers la voie de passage réservée aux frontaliers où leur plaque d’immatriculation est lue optiquement. Ils doivent alors présenter leur carte d’identité NEXUS avec photo pour confirmer leur participation au programme.

Ce programme est ouvert aux citoyens des États-Unis et du Canada, ainsi qu’aux résidents permanents des deux pays et aux titulaires de visas qui doivent fréquemment traverser la frontière.

Une première période de test

Le programme NEXUS a été mis en oeuvre dans le cadre d’un projet pilote au pont reliant Port Huron (Michigan) et Sarnia (Ontario), en novembre 2000. Après avoir été suspendu à la suite des attentats du 11 septembre 2001, il a été relancé en décembre 2001.

Le programme a ensuite été modifié en juillet 2002 pour tenir compte des éléments du programme national de sécurité.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) souhaite maintenant installer, dès juin 2004, un système de reconnaissance biométrique à certains postes-frontière du pays. La technologie s’appliquera aux utilisateurs de la carte NEXUS. Ceux-ci devront dorénavant, outre les renseignements habituels, fournir leurs empreintes digitales.

Bientôt un NEXUS-aérien

Le Canada et les États-Unis travaillent actuellement en collaboration pour concevoir et mettre en oeuvre un projet pilote NEXUS-aérien à l’intention des voyageurs qui empruntent des vols commerciaux. Une fois en place, le projet pilote facilitera l’entrée au Canada et aux États-Unis des voyageurs pré-autorisés présentant un faible risque, grâce à des comptoirs de services automatisés utilisant la technologie biométrique de lecture d’empreintes rétiniennes.

Les participants approuvés devront payer des frais annuels pour utiliser des comptoirs de services automatisés dans la zone d’inspection primaire des douanes canadiennes et dans les zones de pré-contrôle des États-Unis à l’aéroport international MacDonald-Cartier (Ottawa) et à l’aéroport international Trudeau (Montréal).

À ces comptoirs de services, les participants fourniront l’empreinte de leur iris pour confirmer leur identité et répondront aux questions d’usage des douanes et de l’immigration au moyen d’un écran tactile.

L’identification des passagers par l’iris ne sera cependant pas disponible à l’aéroport Pierre Elliott-Trudeau (Dorval) avant l’automne 2004, faute de place pour l’équipement informatique !

Voir aussi:
La carte d’identité nationale électronique sera-t-elle la réponse à la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine?
Les mesures de sécurité, un passage obligé
États-Unis: La nouvelle législation en matière de passeport va perturber le flux touristique

Sources :
– Agence des douanes et du revenu du Canada. « Le Canada et les États-Unis marquent l’ouverture de nouvelles voies NEXUS », Communiqué de presse, 26 juin 2002.
– « Pas de place pour la biométrie à Montréal », Les Affaires, 27 septembre 2003, p. 24.
– Gagnon, Marie-Julie. « Biométrie : L’avenir de la haute sécurité », La Presse, 17 novembre 2003.

Sur le Web :
US Immigration and Naturalization Service
US Customs Service
Agence des douanes et du revenu du Canada
Citoyenneté et Immigration Canada

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Technologies Tendances

Planification et réservation des vacances passent par Internet

En plus de l’étape de la planification, la réservation des voyages passe de plus en plus par Internet: le nombre de personnes utilisant le Web pour réserver des prestations de voyage augmente de façon soutenue.

Aux États-Unis, selon une étude réalisée par Yesawich, Pepperdine, Brown & Russell (YPB) et Yankelovich Partners (enquête nationale auprès de 1200 voyageurs d’affaires et 1350 voyageurs d’agrément), l’on constate que 69% de voyageurs d’affaires et 63% de voyageurs d’agrément utilisent Internet pour la planification de certains aspects de leurs voyages.

Planification versus réservation

Selon leurs dernières statistiques sur le sujet et comme l’illustrent les graphiques ci-dessous:

  • 69% des voyageurs d’affaires utilisent maintenant Internet pour planifier tout ou un certain aspect de leur futur voyage d’affaires (soit une augmentation de 14% par rapport à l’année 2002);
  • 51% des voyageurs d’affaires réservent maintenant des services de voyage en ligne (soit une augmentation de 18% par rapport à 2002);
  • parmi les voyageurs d’agrément, c’est actuellement 63% qui utilise Internet pour la planification (soit une augmentation de 10% par rapport à 2002);
  • mais 45% réservent maintenant en ligne (soit une augmentation de 13% par rapport à 2002).


Dans les chiffres d’utilisation comme dans les habitudes, on constate une légère prédominance dans la catégorie des voyageurs d’affaires. Ceci s’explique du fait qu’aux États-Unis, toujours selon cette étude, 87% des voyageurs d’affaires possèdent un accès Internet, comparé à 72% des voyageurs d’agrément (pourcentage en conformité avec les statistiques sur la connectivité de la population en général).

Comparaison des habitudes en ligne durant les 12 derniers mois (affaires vs agrément)

Voyageurs d’affaires Voyageurs d’agrément
Réservation d’hôtel(s) 80% 73%
Réservation du transport aérien 68% 64%
Location de véhicule 45% 32%
Réservation d’un forfait complet 20%

Qu’en est-il au Québec?

Dans une autre proportion et selon un sondage réalisé par le Réseau de veille en tourisme (RVT) en collaboration avec la firme Écho-Sondage (sondage mené du 19 au 22 mars 2004 auprès de 617 ménages québécois), deux Québécois sur trois n’utilisent toujours pas Internet pour la planification de leurs voyages.

Voir aussi

Jamais sans mon PC!
Télévision, magazines ou guides spécialisés: quel média pour choisir une destination de vacances?
La gestion des comptes corporatifs, un art tarifaire qui se précise
Comportement de vacances des Québécois

Yesawich, Pepperdine, Brown & Russell

Sources:
– eMarketer. «Consumers’ Travel Plans Include Visit to Net», 6 mai 2004.
– Hospitality trends. «More Travelers Planning and Booking Travel Services Online», 28 avril 2004.
– Réseau de veille en tourisme (UQAM) / Écho Sondage, mars 2004.

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Segments de clientèles

Un sac à dos avec un petit drapeau aux couleurs du pays, les jeunes canadiens voyagent!

Une récente étude intitulée «Youth Tourism in Canada: A Situational Analysis of an Overlooked Market», commandée par le Youth Tourism Consortium of Canada (YTCC) indique que les jeunes canadiens qui voyagent représentent un segment en développement. Au vu des résultats de cette analyse, l’association suggère que le Canada devrait se préparer à cette augmentation.

Le YTCC définit le jeune comme étant âgé de 10 à 30 ans, voyageant seul, en famille ou en groupe, durant un voyage d’au moins une nuitée.

Les jeunes qui voyagent ne représentent pas un phénomène nouveau. Depuis toujours, les jeunes voyagent en famille, en groupes ou par leurs propres moyens. Ce segment de marché a cependant commencé à croître significativement après la Seconde Guerre mondiale, soutenu par les échanges culturels.

Portrait du jeune qui voyage

L’étude propose un portrait type de l’étudiant voyageur, seul ou en groupe.

Portrait des voyageurs de groupe

Le YTCC définit le voyage de groupe comme un étant composé de six personnes et plus. Cette section se divise entre cadre scolaire et non scolaire.

Selon l’étude, le profil des jeunes voyageant en groupe se décline comme suit :

Destinations privilégiées

Selon une étude conduite par l’UQAM pour Tourisme Jeunesse, les cinq destinations internationales préférées des jeunes canadiens sont : l’Australie, la France, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande et le Royaume-Uni.

La Nouvelle Zélande et le Royaume-Uni attirent également un grand nombre de jeunes voyageurs avec des campagnes promotionnelles ciblées et concentrées sur l’aventure extérieure, la culture, le patrimoine et l’amusement. Le logement y est accessible et peu coûteux.

La France, elle, favorise avec succès des expériences culturelles et des hôtels bon marché. La Thaïlande fait également des efforts pour se vendre comme une destination sûre pour les jeunes et a commencé à encourager les groupes d’étudiants organisés à venir s’imprégner de la culture thaïlandaise et participer à des conférences ou autres grands événements spéciaux.

De nombreux experts considèrent l’Allemagne, les États-Unis et le Canada comme des destinations importantes. Cependant, aucun de ces pays n’est connu pour avoir organisé des campagnes promotionnelles visant spécifiquement la jeunesse.

À ces pays s’ajoutent maintenant d’autres destinations, faisant concurrence avec le Canada, comme le Brésil et le Costa Rica.

Barrières au succès

L’étude du YTTC conclut cependant que l’industrie des voyages destinés aux jeunes est encore mal comprise. L’industrie canadienne du tourisme doit identifier ce créneau comme un segment distinct et important. Elle doit donc prendre des mesures efficaces pour développer ce potentiel.

L’industrie doit chercher à comprendre les modèles de voyage des jeunes tant au pays qu’à l’international. Le Canada doit « agressivement » s’imposer comme destination principale.

Les personnes intéressée par le rapport du YTTC peuvent le télécharger en format pdf à l’adresse Web suivante : http://www.syta.org/uploads/Stat-Research/YTCCSituationalAnalysis.pdf

Sources :
– «Youth Tourism in Canada: A Situational Analysis of an Overlooked Market», Youth Tourism Consortium of Canada (YTCC), mars 2004.
– «Youth Travel booming», CCT, 19 avril 2004.
– Désiront, André. «Les voyages forment la jeunesse», La Presse, 14 avril 2004.
– Huard, Hélène et Bruno Sarrasin. «Le tourisme des jeunes : Les principaux pays promoteurs du tourisme des jeunes», Département d’études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal (UQAM), janvier 2003.

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Ailleurs dans le monde Transport

Reconvertir d’anciennes aérogares en terminal «low cost»

L’arrivée en force des transporteurs à rabais («low cost») force les administrateurs d’aéroports à revoir leurs politiques de gestion.

Les compagnies à bas prix nécessitent des infrastructures efficaces mais sans chichis, dotées de services et conforts minimaux, et leur permettant des rotations rapides. L’objectif visé étant d’attirer un maximum de voyageurs, pourquoi alors ne pas leur dédier des espaces et prestations aéroportuaires à leur image?

À ce sujet, trois exemples majeurs de reconversion nous viennent d’Europe, aux aéroports de Genève, de Marseille et de Beauvais. Ces nouveaux projets, jugés à l’avant-garde, s’insèrent parfaitement dans les mutations actuelles du transport aérien.

Genève

Fin avril 2004, l’Aéroport international de Genève (AIG) a annoncé qu’il projetait de remettre en service, le 1er novembre 2005, l’ancienne aérogare construite il y a plus de cinquante ans. Cette dernière serait affectée principalement aux compagnies à bas prix, qui représentaient 25% des passagers de l’AIG en 2003 et exigerait un investissement de 150 millions de francs suisses.

En appel d’offres actuellement, ce projet devrait rapidement être mis en consultation auprès des intéressés car son entrée en vigueur est prévue pour le 1er août 2004. Ce second terminal offrira un service minimum (libre-service pour l’enregistrement des bagages, aucun tapis roulant ni passerelle télescopique).

Marseille

Quelques jours plus tard, c’est au tour de l’aéroport Marseille-Provence (dans le sud de la France) de songer à reconvertir une aérogare de fret (de 3000 mètres carrés, désertée en juin par son dernier locataire) en terminal entièrement dédié aux compagnies à bas prix. Celui-ci acceptera uniquement des A320 ou des B737 et pas plus de six appareils simultanément (soit une capacité annuelle de 3,5 millions de passagers). Cette aérogare sera prolongée par une salle d’embarquement où les avions seront «au contact», sans passerelle ni bus.

À Marseille (4e plus gros aéroport français), les transporteurs à rabais ne représentent encore que 5,6% du trafic total. Mais ce segment n’en est pas moins très prometteur.

Les objectifs visés sont:

  • d’attirer un million de voyageurs supplémentaires d’ici deux ans;
  • de permettre une réduction de 20 à 40% des coûts d’escale;
  • d’arriver à un abaissement à 1 euro de la redevance passager (contre 2,75 euros pour un vol national et 5,96 euros sur les lignes internationales).

Financé pour la moitié par le Conseil général des Bouches-du-Rhône, ce projet nécessitera un investissement de 14,5 millions d’euros. Un appel à candidature a été lancé le 16 avril dernier auprès des compagnies aériennes qui devront, au terme d’une convention de trois ans, s’engager sur des chiffres de trafic. La sélection des opérateurs s’effectuera à l’automne 2004, pour commencer les travaux vers la fin de l’année. La mise en service est prévue pour la mi-2006.

Beauvais

L’aéroport de Beauvais (dans l’Oise), au 12e rang des aéroports français, mais qui souhaite devenir le 8e d’ici deux à trois ans, voit également la nécessité de moderniser ses installations.

Les travaux de rénovation (un investissement de 15 millions d’euros) pourraient également permettre d’abriter une base opérationnelle pour la compagnie irlandaise low cost Ryanair, qui représente aujourd’hui 75% du trafic de l’aéroport.

Une idée pour Saint-Hubert?

Selon certains articles de presse, Singapour serait dans la même phase de réflexion. Mais qu’en est-il, plus près de chez nous, de l’idée de reconvertir l’aéroport de Saint-Hubert?

Actuellement, les principales activités de l’aéroport de Saint-Hubert sont reliées aux écoles de pilotage, à l’aviation privée et aux vols nolisés:

  • les vols de formation constituent le gros du trafic aérien: ils contribuent au fait que l’aéroport se classe 5e au Canada, avec environ 170 000 décollages et atterrissages annuels;
  • l’aéroport compte également une activité importante attribuable à l’aviation privée;
  • il accueille aussi un transporteur commercial qui effectue neuf liaisons québécoises. En effet, Pascan Aviation offre deux vols aller-retour quotidiens (jours ouvrables) vers Québec (Jean-Lesage), Rouyn, Bagotville, Alma, Val-d’Or, Mont-Joli et, bien entendu, Saint-Hubert.

L’aéroport plaît aux gens d’affaires pour sa facilité d’accès, son stationnement gratuit, ses délais d’attente plus courts et sa grande proximité du centre-ville. Le seul hic, c’est la traversée des ponts de la rive sud en heures de pointe.

Enfin, selon certains, la réfection des pistes afin d’accueillir de plus gros avions coûterait plusieurs millions de dollars (le chiffre de 10 M $ a été avancé).

Sources :
– Lomazzi, Marc. «Marseille veut mettre en service la première aérogare « low cost » de France», La Tribune (Desfossés), 7 mai 2004, p. TR14.
– Challiol, Brigitte. «Marseille-Provence veut lancer le concept d’aérogare bas tarif», Les Echos, no 19154, 7 mai 2004, p. 5.
– Mutter, François. «L’Aéroport de Genève baissera ses taxes pour récompenser les compagnies fidèles», Le Temps, no 1925, 23 avril 2004.
– Dumont, Marc-André. «Saint-Hubert mise sur les vols de formation», Les Affaires, 25 octobre 2003, p. A8.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Quand les PPP donnent du fromage et attirent les touristes

Dans la région du Bregenzerwald, en Autriche, la «Route des fromages» est née de la volonté conjointe d’un développement régional durable et d’un partenariat public-privé (PPP) entre agriculteurs, restaurateurs, entreprises touristiques, producteurs agroalimentaires, commerçants et artisans. Cette nouvelle forme de gouvernance, le partenariat territorial, constitue certainement un exemple de bonne pratique.

Située à l’extrême ouest de l’Autriche, près des frontières allemande et suisse, la région du Bregenzerwald s’étend sur 550 km carrés. Elle compte 22 villages et quelque 30 000 habitants (ainsi qu’un nombre approximativement égal de vaches) vivant principalement d’agriculture, de commerce et de tourisme. Mais une large part de la population achetait la majorité de ses produits alimentaires à l’extérieur de la région.

Cependant, vers la fin des années 1980, la situation a changé. De jeunes fermiers et de jeunes représentants de l’industrie hôtelière ont commencé à échanger leurs idées sur les problèmes reliés au secteur agricole. Les fermiers ont alors décidé d’adapter la qualité de leurs produits aux normes exigées par l’industrie touristique. En retour, celle-ci s’est mise à acheter de plus en plus de produits locaux.

Le fromage est vite devenu un acteur central

En 1996, à l’issue d’une rencontre au sommet organisée en collaboration avec la région, l’association des agriculteurs, des restaurateurs, des entrepreneurs touristiques, des producteurs agroalimentaires, des commerçants et des artisans locaux, a germé l’idée d’établir un «itinéraire du fromage», et ce, à l’image des circuits des vins déjà expérimentés dans d’autres régions.

Au début de l’année, on lança le premier appel aux participants potentiels et on créa une entreprise laitière centralisatrice (Dairies Companionship Bregenzerwald) pour implanter cette nouvelle initiative locale. En 1997, 17 des 20 laiteries alpestres locales se sont jointes à l’entreprise fondatrice.

Au terme de quelques années de réunions et de consultations, la «Route des fromages» a été inaugurée officiellement en mai 1998. Environ 700 personnes ont assisté à plus de 70 événements différents. La publicité et les médias ont aussi contribué au succès de l’entreprise. Plus de 300 articles de journaux ont été publiés sur le sujet, sans oublier la diffusion télévisée de plus de dix heures de documentaires et de 14 émissions internationales.

Un site Web très complet (en allemand seulement) reprenant toutes les adresses et activités, a même été créé (http://www.kaesestrasse.at).

Aujourd’hui, le Bergenzerwald compte de nombreuses fromageries et 200 exploitations familiales fabriquant environ 30 types de fromages différents, pour une production totale de 4500 tonnes par année.

Certains producteurs se sont même spécialisés dans:

  • des produits santé réalisés à partir de plantes des montagnes;
  • des produits cosmétiques naturels (au lait de chèvre, par exemple);
  • la production de lait de jument, etc.

Des auberges offrant des spécialités fromagères et des restaurants primés servent une cuisine régionale créative. Ainsi, la cave à fromage de Lingenau propose de venir voir mûrir plus de 33 500 tonnes de fromage. Le client peut également suivre un cours en art fromager à l’école Ingo Metzler à Egg.

Des petits-déjeuners ruraux ont vu le jour. On utilise maintenant des produits agricoles saisonniers dans la préparation des plats régionaux typiques. Les membres de la «Route des fromages» organisent des manifestations durant toute l’année, invitent à des dégustations et initient leurs invités aux secrets de la production fromagère.

Un succès international digne des efforts consentis

Toutes ces actions conjointes ont procuré de nombreux résultats positifs, tant sur le plan commercial qu’environnemental. La «Route des fromages» ne constitue pas une route au sens classique du terme, mais la réunion d’experts issus de diverses disciplines. Elle peut maintenant être considérée comme un projet-pilote pour la création d’un concept de commercialisation intégrée où, à partir d’un des secteurs centraux (ici l’agroalimentaire), les résidants ont su créer une symbiose entre le tourisme et le commerce afin d’établir une marque pour la région tout entière.

La promptitude de la population rurale à innover a servi à compenser les pertes pouvant survenir dans d’autres branches industrielles du territoire (comme les fermetures d’usine) afin d’assurer la (sur)vie de la population rurale locale et bien sûr, de créer de nouveaux emplois dans le domaine du tourisme.

Il faut souligner ici l’importance de la coopération. En effet, les différentes communautés du Bregenzerwald se sont vite rendu compte qu’un conglomérat de petites collectivités détenait un bien meilleur potentiel de développement si celles-ci essayaient de fonctionner étroitement ensemble.

Depuis 1998, d’autres projets ont vu le jour dans la région, et ce, dans différents secteurs économiques. Les fromages ont ainsi ouvert la voie et pavé la route d’une collaboration public-privé.

Au Québec aussi, le fromage fait des adeptes

Instaurée par des gens du milieu, la «Route des fromages et des trouvailles gourmandes» (www.nosfromages.com) du Centre-du-Québec connaît, à moindre échelle, un succès d’estime et financier qui va croissant.

En 2004, année de lancement, étaient impliquées dans le projet une trentaine d’entreprises agroalimentaires privées (fromageries, tables champêtres, vergers, etc.), ainsi que des entreprises publiques servant de partenaires financiers majeurs, comme:

  • le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation);
  • Aliments Québec;
  • la Conférence régionale des élus (interlocuteur privilégié du gouvernement en matière de développement régional);
  • la Financière agricole du Québec;
  • et la chaîne alimentaire Metro.

Le projet était parrainé par Tourisme Centre-du-Québec et appuyé par la Corporation de développement agroalimentaire-forêt du Centre-du-Québec, ainsi que par cinq municipalités régionales de comté (MRC) responsables de l’aspect agroalimentaire. Un dépliant tiré à 50 000 exemplaires et un site Web, créé en avril 2004, assuraient la promotion de la Route.

En 2005, le nombre de partenaires majeurs a diminué: Tourisme Centre-du-Québec devient le seul partenaire financier public du projet. La Route des fromages est maintenant regroupée dans un circuit multithématiques afin de permettre aux visiteurs de rayonner dans la région, donc de rester plus longtemps. Le dépliant a évolué pour devenir une brochure «circuits» présentant maintenant quatre thématiques:

  • Des jardins et des arts (15 partenaires);
  • La Route des fromages (15 partenaires);
  • Plein air, aventure et expérience (13 partenaires);
  • Les découvertes nocturnes (5 partenaires).

Cette brochure, publiée à 300 000 exemplaires, est destinée à la clientèle québécoise et distribuée dans:

  • les foyers de la région Centre-du-Québec;
  • les magazines Coup de Pouce et Le Bel Âge;
  • les salons et expositions de la région;
  • les bureaux d’information touristique;
  • les Centres Info-touristes;
  • le réseau de la Société des attractions touristiques du Québec (SATQ), etc.

Ce circuit gastronomique, qui non seulement participe à l’augmentation de la production locale, génère aussi des revenus et contribue à consolider et à maintenir des emplois. Selon Marie-Christine Hudon, commissaire agroalimentaire à la Corporation de développement agroalimentaire-forêt du Centre-du-Québec, les débuts sont modestes, mais l’objectif est de rendre la Route aussi connue que la Route des vins en Estrie.

Il n’existe malheureusement pas encore de statistiques de fréquentation, mais d’ores et déjà, plusieurs fromageries ont constaté une augmentation de l’achalandage, ainsi qu’une croissance de leurs ventes. Le nombre de visiteurs du site Web a quant à lui doublé entre juillet 2004 et mai 2005.

Dans le Centre-du-Québec, la production laitière occupe la première place parmi les productions agricoles régionales, avec des recettes de 234,8 M$ en 2002. La région compte plus de 80 fromages différents et 14 fromageries.

Voir aussi

Quand manger fait partie intégrante de la culture
Promotion touristique: quand différents pays s’unissent

Bergenzerwald (Autriche)
Tourisme centre du Québec

Sources:
– «Good Practice Partnership for Sustainable (Urban) Tourism. Pilot PPP Cases/ SUT-Governance», (sans date).
– «Pilot Partnerships for Sustainable Urban Tourism: Factors Contributing to Success». Austrian Synthesis Report (sans date).
– P.E. «Ski et fromage en Autriche dans le Bregenzerwald», Le Progrès – Lyon, 16 février 2001.
– Normandin, Céline. «Le fromage est devenu un moteur de l’économie», Les Affaires, Dossier spécial, 24 avril 2004, p. 47.
– Guide touristique du Bregenzerwald [www.bregenzerwald.at/bwt_info_fr.pdf].

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Ailleurs dans le monde Marketing Produits et activités

Cyclotourisme : exemples de bonnes pratiques de promotion des voies vertes

Route verte, voie verte, vía verde, greenway, axe vert, qu’importe son nom, dans le monde entier celui-ci désigne des infrastructures destinées au trafic doux non motorisé, comme le vélo, les promenades à cheval ou le patin à roues alignées. Il en existe de diverses formes, avec des concepts différents, influencées par l’histoire et la culture locale. Mais encore faut-il savoir comment en faire la promotion.

De l’importance du cyclotourisme

L’aménagement de ces voies vertes constitue un atout touristique non négligeable, favorisant la création de commerces, l’implantation d’établissements hôteliers de différents types (hôtels, bed & breakfast, gîtes ruraux, campings, etc.) et de services axés sur les activités de loisirs (location de vélos, de patins, d’équipements pour chevaux et cavaliers, etc.).

Des pays européens comme l’Espagne, la Belgique ou la France ont su amplement tirer parti de cette nouvelle ressource pour promouvoir un tourisme actif respectueux de l’environnement. Sans oublier les Pays-Bas, véritable royaume du vélo en Europe.

Au Québec aussi, la pratique du vélo est en hausse. Celle qu’on appelle La Route Verte constitue un vaste itinéraire cyclable. Née en 1995, elle a fait l’objet de l’annonce de deux nouveaux investissements de la part du Ministère des Transports qui injectera 2,5 millions $ en 2004 et 2,9 millions $ en 2005 pour la aider à la construction des derniers tronçons manquants. Il reste encore un quart du parcours à aménager sur un total de plus de 4 000 km de voies cyclables qui relieront le Québec d’Est en Ouest.

Projet d’autant plus essentiel pour Vélo Québec et les représentants d’associations touristiques que le cyclotourisme et la Route verte sont des investissements économiquement rentables. Selon une étude réalisée en 2003 par la Chaire de Tourisme de l’UQAM, un cyclotouriste dépense le double dans une journée qu’un touriste moyen (soit 105 $ versus 52 $).

Balisage directionnel et un logo unique

Parmi quelques réalisations de voies vertes réussies en Europe, les efforts déployés par l’Espagne fournissent de bons exemples d’actions de promotion pouvant être appliqués ailleurs.

En Espagne, l’existence des voies vertes est née en 1993 d’une volonté politique. Comme nous l’apprend le Guide de bonnes pratiques des voies vertes en Europe édité par la Communauté européenne, ce programme a adopté un logo qui l’identifie et une désignation commune (Vías Verdes ou Voies Vertes) à tous les itinéraires développés sur d’anciens tracés ferroviaires.

Cette image, identique sur l’ensemble du territoire espagnol, est un des grands atouts de ce programme et contribue à sa promotion. Le concept de Vías Verdes est ainsi vite devenu synonyme d’accessibilité, de sécurité, de confort mais aussi de charme. Outre sa fonction de balisage directionnel, le logo est une représentation des traverses ferroviaires, rappelant ainsi l’origine du programme.

Pour faire le rappel avec l’historique du programme, les anciennes traverses ferroviaires en bois ont été récupérées comme support des signaux directionnels et comme bornes kilométriques. Elles sont également utilisées en tant que barrière ou clôtures.

En plus d’une image identique nationale, chacune des voies vertes se distingue des autres par une appellation différente, en rappel, par exemple, de son unicité culturelle, historique, ou géographique.

Plus tard, ces logos ont été repris sur des objets de promotion, comme des tee-shirts, des casquettes, de la vaisselle, etc.

Une maison d’édition nationale

Pour ce qui est de la réalisation, la promotion et la distribution d’un guide format papier reprenant les différents itinéraires, ils mentionnent également l’importance du choix d’une maison d’édition nationale. Dans l’exemple espagnol, le premier volume avait été tiré à 13 000 exemplaires, un peu plus pour le second.

Et un bon plan de communication

En ce qui concerne la politique de communication, là aussi il importe que le message permette de découvrir l’existence de ces voies mais aussi d’encourager l’aménagement de nouveaux itinéraires.

Ainsi, une inauguration officielle a eu lieu en présence des différents organismes administrateurs, sous forme de marches familiales jumelées à des fêtes populaires locales. Dix circuits répartis sur tout le territoire avaient alors participé à cette Journée Nationale des Voies vertes. Les villages avaient participé en organisant diverses activités connexes, comme un marché artisanal, un petit train régional et des promenades en mongolfières.

L’événement a été largement diffusé grâce aux médias : journaux, chaînes de télévision et stations de radio, tant au niveau national que local, et même une chaîne d’informations internationale (Euronews). Des affiches et quelques 4000 fanions commémoratifs, des tee-shirts, des brochures, des casquettes, ont été distribués aux participants.

Le bilan de cette journée nationale du cyclotourisme s’est avéré très positif. Quelques politiciens amateurs de vélo et des groupes de cyclistes professionnels ont alors manifesté le souhait de collaborer à tous types d’initiatives correspondantes. Et depuis lors, cette manifestation a lieu chaque année à même époque, soit le 2ième dimanche de mai. 

Voir aussi

La Route verte du Québec
Vias verdes

Sources :
– Commission Européenne. « Guide de bonnes pratiques des voies vertes en Europe : Exemples de réalisations urbaines et périurbaines », DG Environnement.
– Lemieux, Julie. « Une route à finir », Le Soleil, 4 août 2003, p. A15.
– Chaire de Tourisme de l’UQAM. « Les retombées économiques de la Route verte », [www.routeverte.com/fr/projet/RetEconRV2003.pdf], mars 2003.
– Lefebvre, Sylvain et Maryse Trudeau. « La Route verte, un circuit touristique ? », Téoros, vol. 22, no 2, été 2003.