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Technologies Tendances

Jamais sans mon PC!

Internet est un outil prisé pour la planification des vacances, plus personne n’en doute. Mais Internet est aussi indispensable pendant les vacances. Dès lors, l’ordinateur portable constitue un incontournable qui entre désormais dans la composition de la valise.

Plusieurs études démontrent que, pour certains, la possibilité de se raccorder au réseau Internet ou de disposer d’un réseau sans fil (Wi-fi) est un facteur important dans le choix des destinations de voyage.

Internet: avant, pendant et après

Selon une récente étude américaine, réalisée pour le compte de SBC Communications Inc. auprès d’un panel de 500 ménages ayant accès au Web, Internet est un outil prisé pour la planification des vacances. En effet, les trois quarts des répondants indiquent qu’ils sont susceptibles d’utiliser Internet pour préparer leurs vacances:

  • 92% des répondants disent projeter d’utiliser le Web pour la planification des vacances (pour vérifier les prix des hôtels ou des avions);
  • 88%, pour la préparation de l’itinéraire;
  • 84%, pour se renseigner sur les activités à faire dans le secteur;
  • et 75% recherchent des numéros de téléphone et des adresses.

Mais ils utilisent également de plus en plus Internet pendant leur voyage. En effet, deux répondants sur trois avouent avoir l’intention d’utiliser Internet pour communiquer avec les amis et la famille, consulter des cartes géographiques et envoyer des photos numériques.

De façon générale:

  • 55% d’entre eux possèdent un appareil-photo numérique et sont susceptibles d’envoyer des images à la famille, aux amis ou aux collègues;
  • un sur quatre possède un dispositif Wi-Fi et la moitié de ceux-ci l’utiliseront pour vérifier leur courrier;
  • 19% possèdent un assistant personnel de type Palm (PDA) et plus que la moitié de ceux-ci l’utiliseront probablement pour regarder des cartes géographiques qu’ils auront téléchargées avant leur départ.

Chez les «vacanciers branchés techno», la vérification des courriels est parmi les activités les plus populaires. En effet, ils ne peuvent pas (sur)vivre une semaine sans les consulter!

Après les vacances, Internet est toujours de la partie puisqu’il servira à envoyer à tout le monde les souvenirs immortalisés sur support numérique. Les vacanciers auront également tout le loisir de les télécharger sur leur propre site Web. Ils profiteront également de la messagerie pour partager leurs expériences de voyages, les événements cocasses et/ou les bonnes adresses.

Partir en vacances ne veut pas dire se couper du monde

En vacances, si l’accès Internet est un must, l’ordinateur portable est devenu l’objet indispensable, un incontournable, bref, l’accessoire de voyage avec un grand A!

Selon une autre étude, réalisée par KRC Research et commanditée par Toshiba Digital Products Division, l’ordinateur rivalise maintenant avec le téléphone comme accessoire technologique entrant dans la composition de la valise du voyageur type. En effet, selon leur enquête, sur 600 propriétaires américains d’ordinateur portatif, 72% l’emportent en vacances, contre 79% qui apportent leur téléphone cellulaire.

Ce qui veut dire aussi qu’un grand nombre d’entre eux (soit 70% dans ce cas-ci) restent branchés avec le bureau par courriel. 45% des répondants qui prennent plus de cinq jours de vacances avouent passer environ de 30 minutes à une heure par jour sur Internet . La recherche démontre aussi que ce type de vacanciers est plus porté à utiliser des appareils numériques comme des lecteurs CD portatifs, des lecteurs MP3, des appareils photos numériques, etc.

Ainsi, une nouvelle tendance se dessine, soit le besoin de garder le contact avec le travail ou la maison pendant les vacances.

Voir aussi

Planification et réservation des vacances passent par Internet

Sources:
– Internet Travel News. « Survey Finds the Internet, Web-Enabled Devices Too Important to Leave at Home During Summer Vacation », Breaking News, 8 juin 2004.
– Business Wire. « Research Reveals That Laptops Are the Hot New Trend in Popular Travel Accessories; Vacationers ‘Get Away’ but Stay Well-Connected to Home and Work », 18 mai 2004.

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Transport

La demande pour des jets régionaux décolle, Bombardier à la traîne

Depuis fin 2001, les menaces terroristes n’ont pas affecté que le tourisme pur et dur. Indirectement, le marché de l’aéronautique en a également pris pour son rhume et les constructeurs d’avions ont vu une chute dramatique de leurs ventes. Cependant, depuis environ six mois, les carnets de commande des constructeurs de jets régionaux semblent reprendre des couleurs. Cette reprise perceptible a d’abord touché le marché américain.

Des prévisions qui s’envolent

Les derniers chiffres émanant de la US Federal Aviation Administration (FAA) prévoient que, d’ici 2006, les lignes aériennes régionales transporteront plus de 155 millions de passagers. La FAA projette une croissance annuelle moyenne de 6,3% pendant les 12 prochaines années, de sorte qu’en 2015, les avions régionaux transporteraient pas moins de 226 millions de passagers et représenteraient 21,4% de tout le trafic commercial (contre 11,9% en 2000).

Selon Sonjia Murray – consultante principale chez Simat Helliesen & Eichner, Inc. (SH&E), un bureau de consultants spécialisés dans le transport aérien – pour les quatre prochaines années, les carnets de commandes des constructeurs seront essentiellement remplis par les transporteurs à rabais (low cost) et les transporteurs régionaux.

Dans ces prévisions de marché, le constructeur brésilien Embraer estime que, dans les 20 prochaines années, la majorité de ses ventes se feront dans la catégorie des 90 à 120 sièges.

Concrètement, aux États-Unis, le premier trimestre de 2004 a vu une augmentation notoire de son trafic de 36,6%, par rapport à la même période en 2003. Déjà, les grandes lignes aériennes commencent à transférer une partie de leurs itinéraires nationaux secondaires aux jets de moins de 100 places, plus faciles à remplir, à utiliser et donc plus rentables.

Les jets régionaux remplaceront d’abord les avions plus vieux. Selon Embraer, c’est en Amérique latine et en Chine que cette croissance sera la plus significative. Au Moyen-Orient aussi, la tendance s’affirme. L’avion d’affaires y prend une autre dimension, son propriétaire se déplaçant rarement avec moins de quarante personnes!

Le transport aérien régional devient donc le prolongement indispensable des grandes lignes pour le désenclavement des villes moyennes.

Bombardier à la traîne

Et pourtant, le constructeur canadien Bombardier a décidé de réduire les cadences de montage de ses jets régionaux de 50 places, faute de commandes, décision qui a bien entendu entraîné la mise à pied de 500 personnes en mai dernier.

À cette date, le carnet de commandes de Bombardier affiche 273 avions (contre 426 pour son concurrent Embraer, qui s’attend à construire plus de 8400 jets régionaux de 30 à 120 places d’ici 2023).

Les compagnies aériennes clientes de ce type d’appareil semblent délaisser le jet à 50 places pour un avion plus grand, à 100 places. Dans ce créneau, Bombardier affiche un retard par rapport à la concurrence. Si Embraer vend déjà ce type d’appareil régional, Bombardier, lui, se pose encore la question sur la pertinence de sa construction.

Si jamais le constructeur canadien prend la décision d’opter pour ce créneau, il faudra attendre au minimum un an pour voir le premier appareil dans les airs; il s’agit donc de savoir si ce marché ne sera alors pas saturé, au vu du nombre de joueurs qui auront déjà, eux, un pied dans le carré de sable. En effet, outre les Européens et les Brésiliens, on note l’arrivée imminente sur le marché des Chinois (Hafei) et des Russes (Sukhoi Civil Aircraft).

Sukhoi Civil Aircraft développe actuellement, en collaboration avec IBM et Dassault Systèmes, six versions de son avion régional RRJ (Russian Regional Jet) avec des capacités de 60, 75 et 95 passagers, pour des trajets de courte à moyenne distances. La mise en service des 800 avions prévus s’étalera entre 2007 et 2020.

Mise à jour: en ce jeudi 10 juin 2004, nous apprenons que Bombardier projette de construire un nouvel avion de 110 à 115 places. Ce n’est qu’en février 2005 qu’il sera présenté au conseil d’administration pour approbation. Le programme va cependant bon train: 150 personnes y travaillent déjà, un chiffre qui devrait doubler d’ici la fin de l’année.

Selon Bombardier, le marché visé avec ce nouvel appareil représenterait 250 milliards $US.

Pour ce faire, Bombardier a demandé aux trois grands manufacturiers de moteurs, Pratt & Whitney Canada, Rolls-Royce et GE (General Electric) de travailler à la conception d’un moteur de nouvelle génération, moins vorace en carburant.

La mise au point du nouvel appareil devrait coûter entre 1,5 et 2 milliards $CA. Bombardier aimerait que cet investissement soit assumé à parts égales par elle-même, ses partenaires et les gouvernements.

Françoise Mommens

Sources:
– Vigoureux, Thierry. « L’industrie du jet privé redécolle aux États-Unis », Le Figaro, no 18599, 25 mai 2004, p. 5.
– La Tribune. « Ballon d’oxygène pour les jets régionaux », 12 juin 2003.
– Aviation Today. « As Majors Falter, Regionals continue to prosper », vol. 22, no 19, 10 mai 2004.
– Aviation Today. « Regional Jets to dominate Aircraft Sales next 2 Years », vol. 22, no 19, 10 mai 2004.
– Boeing. « Current Market Outlook 2003 », Boeing Commercial Airplanes, juin 2003.
– Tison, Marie. « L’homme qui affronte Embraer », La Presse, 10 juin 2004.

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Ailleurs dans le monde Enjeux Produits et activités

Danemark: intégrer les parcs éoliens au paysage touristique

D’aucuns diront que les parcs éoliens dénaturent le paysage et font fuir les touristes. Au contraire, l’exemple du Danemark nous prouve que, bien gérés, ceux-ci constituent un attrait touristique non négligeable. Portrait d’un mariage mixte: environnement et tourisme vert…

Les «champions» de l’éolienne

En 2003, au Danemark, la puissance éolienne totale était de quelque 3000 MW répartis sur environ 6500 éoliennes. Près de 85% de cette puissance appartient à des particuliers ou des coopératives.

Depuis les années 1970, le gouvernement danois favorise le développement de l’industrie éolienne par des politiques fiscales incitatives et des subventions. Ces dernières années, cette industrie est poussée par la volonté de se conformer au protocole de Kyoto pour le contrôle des émissions de gaz à effet de serre. De sorte qu’en 2005, l’éolien représentera 20% de la production d’électricité danoise, contre moins de 1% pour les éoliennes canadiennes.

Selon un sondage réalisé en 2001 par le journal danois Jyllands-Posten, 65% des Danois sont favorables à une augmentation de la part de l’énergie éolienne dans la production d’électricité. Et chose étonnante, ce sont les personnes vivant à proximité d’une éolienne qui sont, en moyenne, les plus favorables à ce type d’énergie, avec un taux dépassant les 80%.

Une éolienne dans ma cour

Petit à petit, arrivera un jour où les éoliennes feront partie du paysage. Elles deviendront transparentes et banales, s’intégrant parfaitement à notre vie économique et sociale. En attendant ce jour, bien des gens sont encore atteints du syndrome «pas dans ma cour».

Pollution visuelle? Pas si sûr!

Au Danemark, les éoliennes tendent à constituer une attraction touristique lorsqu’elles sont nouvelles dans un endroit donné, et les promoteurs de grands parcs éoliens y ouvrent souvent des centres pour visiteurs.

Les fermes éoliennes sont même au centre d’une promotion touristique orientée principalement vers le marché allemand, où le public est connu pour avoir un niveau d’intérêt élevé pour les causes environnementales et la nouvelle technologie.

Il n’existe aucune étude systématique sur la question, mais la Danish Wind Association se plaît à faire la relation entre l’implantation des parcs éoliens et le tourisme: en effet, au Danemark, le tourisme a augmenté de quelque 50% depuis 1980.

Les fermes éoliennes deviennent le paysage à la fois d’un tourisme «écologique» et d’un tourisme «industriel». Les hôtels, les gîtes et les campings utilisent cette image pour la promotion du tourisme vert.

De nombreuses entreprises d’excursions nautiques proposent des promenades en bateau pour visiter des fermes éoliennes situées en pleine mer, comme à Middelgrunden près de Copenhague (ferme qui peut être vue depuis les plages par temps clair). À Blavandshuk, l’on constate une augmentation notoire du nombre de visiteurs depuis l’installation d’une ferme de 80 éoliennes. En fait, elles sont reproduites partout: sur les dépliants publicitaires, les cartes postales, etc. Elles font la fierté du bureau local de Greenpeace, qui possède même des parts dans le projet. Elles sont le fier symbole de la prise de conscience sociale collective.

Au Québec, un vent plus favorable souffle

Au Canada, toutes les provinces ont des projets d’éoliennes. Au Québec, la commande est de 1000 MW d’ici 2010, soit moins de 4% de la capacité actuelle d’Hydro-Québec. On estime généralement qu’une production de 20 MW permet de chauffer et d’éclairer environ 6000 résidences.

L’implantation de fermes éoliennes ne réjouit pas seulement les écolos barbus en sandales: l’idée séduit aussi les régions, car c’est une industrie créatrice d’emplois directs et indirects. Surtout que, selon une étude publiée en avril 2004 et réalisée par la firme Hélimax énergie, un consultant indépendant spécialisé en énergie éolienne au Canada, le Québec dispose d’un potentiel éolien gigantesque, à des prix concurrentiels avec les autres filières.

L’étude démontre également que le développement de la filière éolienne n’est pas limité à la Gaspésie. Plusieurs régions du Québec affichent un grand potentiel éolien, dont la Montérégie, le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord, qui détient à elle seule près du tiers du potentiel. Sur un horizon de 25 ans, l’étude met en lumière le fait que la mise en service de seulement 4000 MW d’énergie éolienne créerait 62 000 emplois directs et indirects et générerait des investissements totaux de près de 6 milliards $.

En Gaspésie, les parcs éoliens de Cap-Chat (76 éoliennes d’une capacité de 57 MW) et Matane (57 éoliennes d’une puissance de 43 MW) ont été mis en service en 1999 par la compagnie Axor. Mais certains affirment que ceux-ci ne seraient pas aussi productif que les prévisions le laissaient entendre. Le président de l’entreprise remettrait en cause la qualité des vents. D’autres invoquent des problèmes avec les éoliennes elles-mêmes (adaptation de la technologie danoise à notre climat plus extrême), ainsi que des problèmes de gestion du chantier.

Voir aussi

Danish Wind Asociation

Sources:
– Radio-Canada. «Un controversé projet éolien au large du Massachusetts», Zone Libre (émission télévisée), novembre 2003.
– AusWEA. «Wind farms and tourism», Australia’s Peak Body for the Wind Energy Industry, 2003.
– Leaning, John. «Danes extol wind farm: Visitors tell legislators the offshore turbines have helped the tourist industry», Cape Cod Times, 11 novembre 2003.
– CNW. «Greenpeace – Pied de nez au Suroît: le Québec a du vent à revendre», communiqué de presse, 20 avril 2004.
– Briand, Naomie. «Parc éolien Le Nordais: faible productivité», Le Soleil, 9 mars 2004.

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Enjeux Tourisme durable

Choc pétrolier : à la recherche de l’or noir

Pas besoin d’une boule de cristal pour prédire la fin des réserves de pétrole dans peu de temps, tous les experts sont unanimes là-dessus: l’or noir s’épuise! Ce sujet a récemment fait l’objet de discussions à la Conférence de Montréal. Selon les dernières prévisions et au vu de notre consommation actuelle, dans 40 ans, les puits de pétrole seront quasiment à sec.

Troisième choc pétrolier?

Aujourd’hui, le pétrole est la principale source d’énergie dans le monde et il y a fort à parier qu’en 2025, ce sera encore le cas. Mais après? Une chose est sûre, nos enfants connaîtront la fin du règne du pétrole.

Selon le récent rapport sur les prévisions énergétiques internationales en 2004 (International Energy Outlook 2004) de l’Energy Information Administration (EIA), l’Agence américaine de statistique sur l’énergie, la consommation internationale de pétrole devrait passer de 28 milliards de barils par an en 2001 à 44 milliards de barils par an en 2025.

Entre 2002 et 2004, la consommation mondiale de pétrole a augmenté de 3,6 millions de barils par jour. La part de la Chine dans cette augmentation est de 36%, celles de l’Amérique du Nord, de 24%, des autres pays asiatiques en voie de développement, de 16%, et de l’Europe, de 11%.

L’Asie, et en particulier l’Inde, la Chine et la Corée du Sud, sera la principale responsable de cette forte progression en demande d’énergie. Ces pays, qui connaissent actuellement une forte croissance économique, sont de gros consommateurs d’énergie. En 2002, la consommation pétrolière chinoise a augmenté de 5,8% (332 000 barils/jour), soit l’équivalent de la totalité de la croissance de consommation mondiale de pétrole. La Chine a donc remplacé le Japon comme deuxième pays consommateur de pétrole au monde.

Le fond du baril

Selon les estimations de la British Petroleum (BP), fin 2002, les réserves mondiales prouvées de pétrole étaient estimées à 1047,7 milliards de barils. Elles se situaient alors dans les régions suivantes: le Moyen-Orient, l’Amérique du Sud et Centrale, l’Europe et l’Eurasie, l’Afrique, l’Amérique du Nord et l’Asie/Pacifique.

Quelles seront les énergies de demain?

Les réserves de pétrole s’épuisent, il convient donc de mettre en place ou de relancer rapidement des politiques nationales et internationales d’économie d’énergie, ainsi que de trouver des alternatives viables.

Déjà (enfin, diront certains), les grands groupes pétroliers amorcent leur virage vers les énergies nouvelles et renouvelables, comme:

  • les éoliennes: production d’électricité à partir du vent;
  • l’hydroélectricité: production d’électricité à partir d’une chute d’eau;
  • le solaire voltaïque: panneaux captant la lumière du soleil pour produire de l’électricité;
  • le solaire thermique: panneaux captant la lumière et préchauffant l’eau de conduites d’eau chaude pour les usages domestiques;
  • le solaire thermodynamique: miroirs concentrant la lumière pour produire de l’électricité;
  • la biomasse: utilisation des produits agricoles et sylvicoles et de leurs déchets pour la production de chaleur et d’électricité;
  • la géothermie: utilisation de nappes d’eau chaude ou de vapeur présentes dans l’écorce terrestre;
  • la marémotrice: utilisation des marées pour la production d’électricité.

Mais selon l’EIA, ces sources d’énergie renouvelable ne devraient guère dépasser les 8% actuels de la part de consommation énergétique (contre 5,5% en 2001). L’agence mentionne à ce sujet que ces types d’énergie ont fortement pâti de la baisse de la recherche publique et des subventions consacrées à ces filières, et ce, à partir de 1982.

Le syndrome du «pas dans ma cour»

Au Québec, plusieurs projets importants d’énergie éolienne ont déjà été réalisés, notamment en Gaspésie (à Cap-Chat), à Kuujuacq, etc.

Et à ceux qui affirment que le développement des fermes éoliennes est incompatible avec le tourisme, je leur suggérerais de se renseigner sur les expériences danoises, françaises (Languedoc-Rousillon, par exemple) et suisses (Neuchâtel) qui allient tourisme «doux» (sentiers pédestres découverte) et prise de conscience sociale.

De même, ici, au Québec, dans le cadre de l’aménagement des parcs éoliens des monts Copper et Miller, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) affirme, étude à l’appui, que l’impact visuel des éoliennes pourrait constituer un attrait supplémentaire pour le tourisme.

Les projets prévoient, par ailleurs, l’amélioration et/ou la construction de nouveaux chemins forestiers pour accéder au site.

Un tourisme sans pétrole?

Alors, que deviendra le tourisme sans pétrole? Quels seront les impacts sur le transport (aérien et autres)? Est-ce à dire que le pétrole deviendra un produit de luxe et que le transport aérien traditionnel sera réservé à une élite? D’ores et déjà, l’International Air Transport Association (IATA) en appelle à la restructuration de l’industrie, qui se doit d’explorer d’autres solutions alternatives comme source d’énergie.

Note : la Conférence de Montréal a pour mission principale de favoriser l’information, de promouvoir la libre discussion des grands enjeux économiques actuels et de faciliter les rencontres pour développer des échanges internationaux.

Voir aussi

Danemark: intégrer les parcs éoliens au paysage touristique
Conférence de Montréal

Sources:
– SRC Télévision. «Le monde bientôt au fond du baril: mais quelles seront les énergies de demain?», Le Téléjournal/Le Point, 8 juin 2004.
– US Department of Energy. «Annual Energy Outlook 2004 with Projections to 2025», Report #: DOE/EIA-0383(2004) [www.eia.doe.gov], janvier 2004 (errata février 2004).
– US Department of Energy. «International Energy Outlook 2004», Report #: DOE/EIA-0484(2004), avril 2004.
– Voila. «Les énergies renouvelables: du vent au soleil en passant par la houle», 9 juin 2004.
– Le Devoir. «Les énergies renouvelables sont en perte de vitesse», 1er juin 2004, p. A4.

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Gestion Technologies

Au LegoLand, système de repérage électronique pour tous les enfants!

Une étude réalisée en juin 2001 par le cabinet d’études de marché Actionable Research pour SafeTzone, révèle que 27% des familles visitant un parc d’attractions ont déjà perdu temporairement leurs enfants. Fort de ces chiffres, le parc d’attractions LegoLand, au Danemark, a décidé d’implanter un système de repérage électronique pour surveiller et retrouver les enfants.

Sécurité ou nouveau gadget techno?

Les visiteurs du parc LegoLand (l’un des plus vastes parcs d’attractions européens) peuvent louer une trousse comprenant un bracelet Wi-fi – l’AeroScout (un bracelet de plastique jetable placé au poignet de l’enfant) et une carte détaillée du parc.

Si parents et enfants se perdent de vue, les parents peuvent envoyer un petit message informatisé (SMS) au système de repérage par radiofréquence (RFID). Rapidement, ils recevront une réponse leur indiquant le nom de l’attraction où se trouve l’enfant et les coordonnées de sa position dans le parc. Si l’enfant quitte le parc, un message est envoyé sur le téléphone cellulaire du parent, ainsi qu’aux agents de sécurité en poste à toutes les entrées et sorties du parc. Le processus est instantané.

La location du système de poursuite est facultative. Il en coûtera aux parents environ 5 $US en plus du prix d’admission à LegoLand, ainsi qu’un dépôt remboursable de 16 $. Cette technologie est un projet pilote. Si celui-ci s’avère une réussite, il sera installé l’an prochain dans les trois autres parcs établis en Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis.

Le système est basé sur la technologie sans fil de BlueSoft. Il a fallu environ huit semaines pour installer la trentaine de récepteurs et insérer les câbles de fibre optique dans le sol.

Une pierre, deux coups

Mais qui dit surveillance dit aussi marketing. Car, bien sûr, ce système permettra également aux propriétaires du parc d’enregistrer et d’analyser les mouvements des visiteurs et ainsi, d’optimiser le placement des nouvelles attractions. En effet, le système permet de savoir comment parents et enfants évoluent dans le parc, en donnant des indications sur leurs circuits de visite des différents manèges.

LegoLand (situé dans la ville de Billund) est ouvert d’avril à octobre et reçoit 1,6 million de visiteurs par année; sa superficie est d’environ 230 000 mètres carrés.

Note: Le WiFi (pour Wireless Fidelity) est une technologie standard d’accès sans fil à des réseaux locaux. Le principe est d’établir des liaisons radio rapides entre des terminaux et des bornes reliées aux réseaux à haut débit. Grâce à ces bornes WiFi, l’utilisateur se connecte à Internet ou à un système d’informations et accède à de nombreuses applications reposant sur le transfert de données. Le WiFi (ou norme 802.11, de son nom technique) atteint en théorie un débit de 11 Mbit/s, soit 5 Mbit/s répartis entre utilisateurs connectés.

Sources:
– Infos Jeunes. «Les parents surveilleront leurs enfants avec le Wi-Fi», 2004.
– Sutherland, Ed. «Wi-Fi Watches the Kids», Wi-Fi Planet, 27 avril 2004.

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Enjeux Produits et activités

Le vélo, pour reprendre goût aux déplacements urbains

À Paris, afin de redonner le goût aux déplacements urbains, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) tente de promouvoir une circulation combinée bus-vélo. Destinée aux touristes et aux citadins, cette nouvelle initiative vise à désengorger le centre-ville tout en jouant la carte de l’écologie.

Cela fait bien longtemps que le trafic dans Paris est problématique. Aussi, la RATP (établissement public) a décidé de s’engager dans le développement des «circulations douces», en favorisant les modes de transport de proximité (comme la marche, le vélo, etc.). Ainsi, le partage des couloirs protégés entre bus et vélos se négocie avec les associations de cyclistes pour trouver une solution garantissant un maximum de sécurité. La RATP étudie également les besoins des amateurs de patins à roues alignées (rollers).

Concrètement, la société de transports a participé à de nombreuses concertations lancées par la Ville de Paris sur la mise en place de couloirs combinés bus-vélos, à la suite de quoi une entente s’est conclue entre les associations de cyclistes, les services de police et la Ville de Paris, afin d’ouvrir progressivement les voies de bus aux vélos. C’est ainsi que 120 km de couloirs bus ont été créés.

Trois Maisons Roue Libre et quatre Cyclobus

Pour favoriser les déplacements urbains en toute sécurité, la RATP a décidé de se lancer dans la location… de vélos.

Les trois Maisons Roue Libre qui existent actuellement sont des structures permanentes, ouvertes toute l’année, qui offrent le gardiennage et la location de vélos, ainsi que des balades guidées pour faciliter l’usage du vélo en ville. L’accès au service se fait par badge nominatif sans contact qui intègre les différents services choisis par l’utilisateur.

Ce service compte 150 000 locations depuis 1998 et plus de 10 000 participants aux balades guidées.

Un autre service, appelé Cyclobus, propose, aux amateurs de balades et aux touristes, des autobus aménagés pour recevoir 60 vélos, les week-ends et jours fériés. Ces autobus permettent de partir à la découverte de la ville à partir de points fixes, qui sont: le bois de Vincennes (à proximité du parc floral), la porte d’Auteuil (gare routière RATP), le Châtelet (avenue Victoria) et le canal de l’Ourcq (quai de la Loire).

Les cyclobus sont d’anciens autobus reconvertis en points de location Roue Libre. Ils sont également mis à la disposition de municipalités, d’institutions et d’entreprises pour des opérations spéciales de grande envergure – ils disposent de plus de 1000 vélos.

Une volonté identique au Québec

À Trois-Rivières, le projet Vélos de quartier met gratuitement à la disposition de la population et des touristes des vélos pour se déplacer ou se balader. Il est donc possible d’emprunter un vélo pour la journée, au pavillon Saint-Arnaud, au centre Landry, à Comsep ou au Torréfacteur, en présentant une carte d’identité. Ce projet, qui est une demande de la population, est largement inspiré de concepts établis à Saint-Hyacinthe et Victoriaville.

À Montréal, la Féria du vélo se déroule annuellement au début de juin et dure cinq jours. Au cours de cet événement, Voir aussi

Cyclotourisme: exemples de bonnes pratiques de promotion des voies vertes
Bref portrait des cyclistes et cyclotouristes au Québec
Roue libre
Petit manuel à l’intention du cycliste urbain

Sources:
– 20 Minutes. «Le vélo en chiffres pour Paris», 27 avril 2004.
– Vallée, Émilie. «À vos vélos… verts!», L’Hebdo Journal (Cap-de-la-Madeleine), 29 mai 2004.
– Radio-Canada. «Trois-Rivières à vélo», 27 mai 2004.
– CNW. «Le centre-ville au parfum du vélo: des entreprises montréalaises vélodynamiques!», communiqué de presse, 27 mai 2004.
– Morissette, Claudia. «Boulot-vélo: un tandem qui déplace de l’air!», Métro (Montréal), 1er juin 2004, p. 15.

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Hébergement Technologies

Un téléphone cellulaire pour ouvrir les portes des chambres d’hôtels

Dans un précédent article (Réserver ou acheter des billets via une affiche publicitaire), nous soulignions que, d’ici quelque temps, il sera possible d’ouvrir sa porte de chambre d’hôtel grâce à un téléphone cellulaire plutôt qu’à l’aide d’une clé physique ou magnétique. Et bien ce futur se rapproche de plus en plus, car Connect Technologies, une entreprise japonaise (Tokyo), a développé un système de fermeture électronique utilisant comme clé un téléphone portable.

Disponible en août prochain, ce service intégrera une puce spéciale, sans contact, dans la plupart des téléphones cellulaires distribués par la majorité des opérateurs japonais. Cette puce permettra la transmission d’information vers un récepteur ad hoc, tel qu’un distributeur de boissons, un portique de métro, une porte d’appartement ou de chambre d’hôtel, etc.

Le système utilise un serveur général où sont stockées toutes les informations nécessaires à la gestion, dont un logiciel de fermeture et d’ouverture automatique des portes par une connexion Internet. Il sera donc possible d’ouvrir et de fermer la porte en pointant simplement son téléphone cellulaire dans sa direction.

Le serveur central permettra également, très facilement et rapidement:
– de faire des copies de la clé;
– d’annuler certaines clés en cas de perte, de vol ou d’accès frauduleux.

Seule ombre au tableau, le coût! Il faudra débourser environ 5 millions de yens (soit environ 62 000 $CA) pour équiper 30 chambres, sans compter les frais de maintenance.

Voir aussi

Connect Technologies (Tokyo)

Sources:
– The Nihon Keizai Shimbun. «Connect Tech Devises Cell-Phone-Based Condo Locking System», 25 mai 2004.
– Bruel, Sébastien. «Les portables remplaceront peut-être bientôt les clés», BE Japon 320 (Bulletin électronique du Japon – Ambassade de France au Japon), 31 mai 2004.

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Gestion

Le «yield management» pour les nuls

Le «yield management» (ou encore «revenue management») désigne une technique permettant de calculer, en temps réel, les meilleurs prix afin d’optimiser le profit généré par la vente d’un produit ou service, sur la base d’une modélisation et d’une prévision en temps réel du comportement de la demande par micro segment de marché. Mais encore?

Selon la définition officielle de l’Office de la langue française (OLF), le yield management, qui se traduit en français par la gestion de la recette unitaire, représente le principe de maximisation des revenus totaux. Employé principalement en hôtellerie et dans les compagnies d’aviation, ce principe consiste à atteindre, à l’aide de diverses stratégies commerciales, le meilleur équilibre possible entre le prix moyen unitaire et le taux d’occupation.

Des prix à géométrie variable

C’est, en d’autres termes, une méthode qui consiste à faire payer des prix différents selon la demande et le moment. Des prix à la tête du client, diront certains? En effet, vu comme cela, pour un même produit ou service, le prix varie d’un jour à l’autre (voire même d’une partie de la journée à l’autre) en fonction du taux de remplissage (haute saison/basse saison, par exemple).

À l’utilisateur de profiter des occasions en fonction de ses préférences et de ses contraintes. Ainsi, la solution contente à la fois l’entreprise et le client! Une sorte de Happy Hour appliquée à la réservation.

Un peu d’histoire

Née aux États-Unis dans les années 1980, cette méthode de calcul est d’abord apparue dans le transport aérien. Son développement est allé de pair avec l’arrivée d’Internet, de la distribution électronique et des GDS (Global Distribution Systems). Dans cet environnement très concurrentiel, le yield management (YM) est considéré comme vital et essentiel à la rentabilité des entreprises.

Ensuite, cette méthode s’est étendue à d’autres secteurs du tourisme, comme l’hôtellerie (chez Marriott, par exemple), les transports ferroviaires, les parcs d’attractions (le Futuroscope, en France), les entreprises de location de voitures (Hertz), les salles de cinéma, etc.

Les techniques de YM ne sont appropriées que pour certaines entreprises et dans certaines conditions. C’est un marché d’opportunité qui se traduit par un impératif simple : vendre le bon produit, au bon client, au bon moment et au bon prix. La vitesse critique remplace la masse critique pour capter les opportunités de marché.

Appliqué à l’hôtellerie, il permet de rentabiliser au maximum chaque chambre, en faisant varier les tarifs en fonction de la saison, de la durée du séjour et de l’offre et en s’appuyant sur les taux de remplissage constatés les années, les semaines, voire même les jours passés, afin d’optimiser la sur-offre.

Mais que vous soyez déjà vendu ou non à ce type de pratique, sachez que selon Léonard Dumas, doctorant en administration des affaires à l’UQTR, celle-ci est là pour rester!

Impact financier

S’il existe bon nombre d’articles et d’études sur le sujet, il est plus rare d’en trouver qui présentent les impacts financiers et le retour sur investissement (ROI).

Selon Le Groupe Optims, une entreprise française qui conçoit et commercialise des solutions technologiques destinées à l’optimisation de la gestion et des revenus, l’application systématique du YM présente un «impact positif de l’ordre de 3 à 7% sur le chiffre d’affaires».

Voir aussi

Le groupe Optims

Sources:
– van Ryzin, Garrett J. « Fixation des prix: on n’arrête pas le progrès! », Les Echos.
– Gless, Étienne. « Fixer des prix à géométrie variable », L’Entreprise, no 206/207, décembre 2002.
– Pigneur, Yves. « Yield management, des prix à la tête ou au goût du client », Université de Lausanne.
– Fields, Brenda. « The New Market Segmentation and Pricing Model for Independent Hotels », Hospitality Trends, 19 mai 2004.
– Dumas, Léonard. « Yield management, cédez-vous toujours? », HRI (Hotels-Restaurants-Institutions), volume 8, no 3, mai 2004.

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Gestion

Quand les budgets des voyages d’affaires s’écrasent, la vidéoconférence décolle

Ces dernières années, pour faire face aux incertitudes liées aux transports aériens, au terrorisme et au SRAS, de nombreuses entreprises ont décidé d’investir dans des technologies de communication plutôt que dans les voyages d’affaires. Grâce à l’arrivée sur le marché de toute une kyrielle d’outils technologiques, les entreprises réduisent les budgets alloués aux voyages de travail. À la place, elles investissent fortement dans des produits de communication.

Cette nouvelle tendance lourde s’accroît, tout comme les chiffres de vente du matériel. Évalué à environ 1 milliard $US par an, dont 50% rien qu’aux États-Unis, le marché de la vidéoconférence (aussi appelée visioconférence),  subit une évolution effrénée où se suivent rachats successifs et fusions. Selon Frost & Sullivan, aux États-Unis, il faut s’attendre à ce que le marché des systèmes visuels de communication passe de 1,9 milliard $US en 2000 à 5,4 milliards $US en 2005.

D’après Gartner, dans les prochaines années, le marché de la communication – par exemple, la visioconférence, la Web Cam, les plateformes collaboratives, etc. – augmentera de façon significative, proportionnellement à la baisse du prix du matériel, influencée par la haute concurrence dans ce secteur industriel. Le travail collaboratif par Internet devient un véritable mode de fonctionnement dans les entreprises. La technologie est de plus en plus fiable et exige peu ou pas d’installation.

Les technologies de télé-, vidéo-, visio-, Web-conférence et les outils de travail collaboratif offrent, de nos jours, une nouvelle flexibilité en permettant de réunir des groupes étendus de personnes dans des endroits disparates afin d’assister à des présentations et même de travailler ensemble.

Les avantages incontestés de ces outils sont:

  • un gain de temps: les connexions permettent un échange en temps réel, sans déplacement;
  • un gain en argent: une fois acheté, le matériel s’amortit à l’utilisation (les économies réalisées sur plusieurs voyages internationaux de plusieurs jours permettent l’achat du matériel et son installation);
  • une combinaison de flexibilité et d’efficacité: l’outil permet de sauvegarder les données (graphiques et/ou textes) au fur et à mesure de l’interaction entre les utilisateurs (par exemple, la sauvegarde des données tout au long de la réunion permet de revenir en arrière facilement);
  • un gain de temps et d’argent sur toutes les procédures liées à la paperasserie et au fardeau administratif liés aux voyages.

Pourquoi réduire les budgets et surtout, comment les remplacer?

Selon une étude réalisée par Runzheimer International et l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), 40% des entreprises nord-américaines ont diminué leurs budgets de voyage en 2003, par rapport à 2002. Et seulement 34% ont maintenu le statu quo.

Selon les 280 professionnels du voyage interrogés, parmi les principales raisons invoquées pour expliquer cette diminution de budget (la chute de l’économie, les finances de l’entreprise, les malaises géopolitiques, etc.), l’on retrouve, pour 27%, une plus grande utilisation des solutions de rechange comme la télé- et la vidéoconférence.

Raisons principales invoquées pour limiter les voyages d’affaires

  • 81% : pour favoriser la profitabilité de l’entreprise;
  • 39% : la chute de l’économie;
  • 27% : l’augmentation de solutions alternatives;
  • 15% : l’appréhension des voyageurs (peur du terrorisme, des maladies, etc.);
  • 13% : l’instabilité géopolitique;
  • 7% : l’augmentation des nouvelles procédures de sécurité dans les aéroports;
  • 7% : la diversification des moyens alternatifs de locomotion (véhicule personnel, train, etc.);
  • 10% : autres.

(Le total excède 100% à cause des réponses multiples.)
Source: Runzheimer International

Types d’alternatives privilégiées

  • 81% : la téléconférence;
  • 70% : la vidéoconférence;
  • 58% : la Webconférence;
  • 55% : se rendre en automobile;
  • 33% : se rendre en train;
  • 21% : le voyage en avion privé, en avion spécialement nolisé ou appartenant à l’entreprise;
  • 3% : autres.

(Le total excède 100% à cause des réponses multiples.)
Source: Runzheimer International

Le travail d’équipe considéré comme efficace et critique

Au Canada, une étude réalisée en octobre 2003 par Ipsos-Reid pour le compte de Microsoft révèle que:

  • 86% des dirigeants interrogés estiment que le travail d’équipe est un élément «vraiment critique» du succès global de leur entreprise;
  • 31% considèrent le travail d’équipe au sein de leur entreprise comme étant «vraiment efficace»;
  • pour 70% des répondants, les logiciels de standardisation des flux et des processus d’affaires en place dans leur organisation peuvent éventuellement accroître leur compétitivité.

Le sondage a été effectué auprès de 500 décideurs en entreprise sélectionnés au hasard et oeuvrant dans des entreprises canadiennes de taille moyenne (entre 100 et 500 employés).

Sources:
– Latham, Lou et Hayward Simon. « When Travel Is Grounded, Web Conferencing Takes Off », Gartner, 14 décembre 2001.
– Latham, Lou. « Videoconferencing Can Help Enterprises Cut Travel », Gartner, 9 octobre 2001.
– Runzheimer International. « 40% of Travel Budgets drop in 2003; Depressed Economy, Geo-political unrest cited; Many Travel Pros say Travel never to return to previous Level », [http://www.runzheimer.com/], 2 juillet 2003.
– Sibley, Kathleen. « Video conferencing market ready to explode: A fear of flying, diminished travel budgets and a big drop in cost are all factors putting video conferencing back on the corporate radar screen », Computer Dealer News, 16 novembre 2001.  
– Microsoft Canada. « Les entreprises canadiennes ne répondent pas aux besoins de partage de l’information de leurs employés, selon un sondage effectué par Ipsos-Reid », communiqué de presse, 21 octobre 2003.

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Produits et activités Tendances

Le haut de gamme n’est plus un luxe, c’est une réalité!

Malgré les différentes crises à répétition qu’a subies l’industrie touristique ces derniers temps, le tourisme de luxe se porte bien! Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le tourisme haut de gamme génère 20% des dépenses totales (soit un chiffre d’affaires de 91 milliards de dollars).

Stimulé par le développement des courts séjours, accentué par le vieillissement de la population des pays développés et l’arrivée sur le marché de nouvelles classes bourgeoises en provenance de certaines régions de Chine, de Russie, de l’Inde ou du Brésil, le tourisme de luxe a de beaux jours devant lui.

Preuve de la tendance émergente, il a maintenant lui aussi droit à son salon: l’International Luxury Travel Market. Celui-ci s’est tenu pour la première fois en décembre 2003 à Cannes. Il regroupait environ 450 exposants pour 1500 visiteurs triés sur le volet.

Mais à quoi tient le luxe?

Le luxe n’est plus simplement une question de gros lustres en diamants et d’escaliers en marbre rose. Le haut de gamme est maintenant synonyme de service irréprochable, d’espace, de silence, d’exclusivité et de rareté, d’originalité et d’insolite, de «sur mesure» et de sécurité.

Une nouvelle géographie du luxe

Les perspectives d’activité des entreprises du luxe réjouissent aussi les investisseurs. Jadis, les riches Américains traversaient l’Atlantique pour visiter les grands hôtels luxueux d’Italie, de Suisse ou de la Côte d’Azur.

Aujourd’hui, quand on étudie les régions où s’implantent les nouveaux complexes hôteliers haut de gamme, l’on s’aperçoit que plusieurs se démarquent particulièrement, comme:

  • l’Asie: avec la Chine, la Malaisie, Hong Kong, New Delhi, etc.;
  • les anciens pays du bloc de l’Est qui viennent d’entrer dans l’Europe à 25;
  • les pays du golfe Persique et le Moyen-Orient: le Qatar, le Sultanat d’Oman, l’Arabie saoudite.

Aux Émirats Arabes Unis, sachant les réserves pétrolières limitées, Dubaï mise sur l’hôtellerie de luxe et pour ce faire, rien n’est trop beau ni trop cher. Au pays de la démesure, les chantiers poussent comme des champignons: pour accueillir un maximum de vacanciers, la ville s’est lancée dans la construction de gigantesques complexes de loisirs et de shopping, d’hôtels cinq étoiles, etc. Pas de limites pour promouvoir un tourisme haut de gamme!

Dubaï – The Palm

En Hongrie, Budapest assiste à la renaissance du palais Gresham. La chaîne hôtelière Four Seasons aura mis deux ans pour redonner son lustre à cet hôtel de luxe 5 étoiles: le Four Seasons Hotel Gresham Palace a ouvert ses portes en juin dernier.

Dans le grand courant de l’élargissement de l’Europe, de nombreux investisseurs se tournent vers Budapest, Prague ou Varsovie. Là où le parc hôtelier haut de gamme n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements, nombreuses sont les grandes marques qui souhaitent développer les États baltes.

Pour quel type de clientèle?

Selon Simon Langlois, professeur de sociologie à l’Université Laval, la richesse n’est plus l’apanage des grands entrepreneurs. Il affirme que l’addition des revenus d’un couple ayant des entrées d’argent élevées et l’arrivée des baby-boomers au sommet de l’échelle salariale, combinées à l’héritage qu’ils reçoivent de leurs parents, font que de plus en plus de gens accumulent des fortunes. Et selon lui, ce phénomène d’accumulation de la richesse ira en s’accentuant dans les années à venir.

Le touriste de luxe dicte des conditions particulières, du fait qu’il dispose de temps et d’argent. Il recherche des expériences de qualité et exige un service personnalisé et discret. Il est bien informé, expérimenté et plus aventureux qu’on ne pourrait le croire. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir également un oeil sur la valeur de l’argent: il accepte de payer le gros prix en autant qu’il obtienne satisfaction, exclusivité et service.

Du luxe au Québec?

Bien qu’au Québec, il n’y ait pas de tradition de luxe ni de palaces en tant que tels, quelques produits sont dignes de mention:

  • l’hôtel Quintessence à Mont-Tremblant;
  • l’hôtel-boutique Saint-James dans le Vieux-Montréal;
  • excursions d’une semaine en traîneau à chiens dans le Grand Nord;
  • excursions en hélicoptère pour observer les blanchons (bébés phoques) au large des Îles-de-la-Madeleine;
  • les raids de Kamoutik Aventure : raids extrêmes de motoneige;
  • les forfaits de chasse d’automne au caribou (Baie-James et Nunavik);
  • les forfaits de pêche au saumon sur la rivière Delay (Nunavik).

Bref…

Selon certains experts, l’industrie hôtelière sera bientôt divisée en deux extrêmes: le tourisme de masse pour Monsieur et Madame Tout-le-monde et le tourisme de luxe.

Il est impossible de développer le marché du luxe rapidement et sans investissements importants. Cependant, ce marché peut rapporter des bénéfices plus élevés avec moins de visiteurs.

Voir aussi

Transports: la première classe reprend du galon

Sources:
– TourMag. «Le tourisme de luxe « pèse » 91 milliards de dollars: entre très haut de gamme et démocratisation», 29 février 2004.
– Travel Daily News. «Luxury Tourism: A matter for all, not just hotels», février 2004.
– Revue Espaces. «Tourisme de luxe, 1re et 2e parties», février et mars 2004.
– Le Figaro. «Les chaînes hôtelières avancent leurs pions», 29 avril 2004.
– Scemama, Corinne. «Luxe: Les folies de Dubaï», L’Express, 13 février 2003.