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Tout le monde en parle: la téléphonie sur IP

On entend beaucoup parler, ces derniers temps, d’aéroports ou d’hôtels qui transfèrent leur téléphonie vers un système VoIP («Voice over Internet Protocol» ou téléphonie sur protocole Internet). Pourquoi? Comment? De quoi s’agit-il vraiment? Quels sont les avantages ou les inconvénients?

La téléphonie IP c’est, en quelques mots, comme un aliment transgénique (OGM): c’est un téléphone traditionnel couplé avec un gêne de souris (d’ordinateur, bien sûr).

Définitions et mode d’emploi

Comme le souligne fort justement le Centre francophone d’informatisation des organisations (Cefrio), l’Office de la langue française (OLF) donne les définitions suivantes (il est intéressant de noter la nuance entre les deux appellations):

  • voix sur IP (Voice over Internet Protocol)
    Technique permettant d’intégrer la voix aux données transmises par paquets sur un réseau utilisant le protocole IP.
  • téléphonie sur IP (Telephony over Internet Protocol)
    Ensemble des techniques qui, dans une entreprise ou un organisme, permettent de mettre en place des services téléphoniques sur un réseau utilisant le protocole IP.

En effet, il ne faut pas confondre les termes «voix sur IP» et «téléphonie sur IP». La voix sur IP est une technique de transmission de messages vocaux sur un réseau IP, alors que la téléphonie sur IP consiste à mettre en place des services téléphoniques sur un réseau IP, en utilisant la technique de la voix sur IP. Ces notions sont très proches, mais l’OLF conseille cependant de les distinguer.

Disponible pour les grandes entreprises et les PME, la téléphonie sur IP est issue du phénomène Internet. Elle permet de transporter des signaux de voix de la même façon et simultanément sur le même canal que des signaux de données.

De très nombreux avantages

Ce système attire surtout l’attention pour ses nombreux avantages:

Outre les économies affichées sur la facture du téléphone (il faut néanmoins toujours acquitter la facture d’Internet), les fonctions combinées entre le téléphone et les outils informatiques actuels en font un excellent outil de relation client (qualités très appréciées lors de l’équipement d’un centre d’appels, par exemple).

Cette nouvelle forme de téléphonie va permettre d’ajouter des fonctions ou d’en simplifier d’autres, comme:

  • la constitution d’un annuaire de l’entreprise;
  • le renvoi automatique d’appels;
  • la messagerie unifiée (permet de recevoir les messages téléphoniques, les fax et les courriels sur une seule et même application);
  • des applications de téléconférence, etc.

Bien sûr, quelques inconvénients sont tout de même à dénombrer, comme:

  • le fait que ce soit une technologie en phase de maturation;
  • il n’existe pas encore de standard (les normes sont en évolution constante);
  • comme c’est une technologie difficile à intégrer, le choix du partenaire est déterminant;
  • l’envoi d’une tâche plus complexe (un gros document à imprimer, par exemple) peut ralentir l’envoi d’autres paquets de communication;
  • c’est une technique qui demande une bonne maîtrise de l’installation après l’intégration.

Les petites et très petites entreprises, qui ne sont pas équipées d’un réseau informatique, peuvent toujours utiliser le système de voix sur IP (de type NetMeeting, par exemple) qui offre quand même une solution intéressante pour diminuer les coûts des appels interurbains.

Une technologie cependant peu (et mal) connue

Ce phénomène mondial prend beaucoup d’expansion et la concurrence sur le marché est féroce. À tel point que des compagnies comme Bell sonnent le glas de l’interurbain «traditionnel» et ont décidé de se lancer dans la course aux nouveaux clients. Au Québec, Bell tente principalement de concurrencer Vidéotron et Cogeco, qui offrent des forfaits à tarif unique combinant câblodistribution, télévision numérique et accès Internet à haute vitesse.

Pourtant, dans la vie de tous les jours, peu de personnes savent réellement de quoi il en retourne exactement.

Au Canada, selon une étude Ipsos-Reid portant sur l’usage de services de transmission de la voix sur IP auprès des Canadiens, seulement un internaute adulte sur quatre (soit 23%) a indiqué avoir déjà entendu parler de la voix sur IP, tandis qu’un sur cinq (soit 19%) a déclaré la même chose dans le cas de la téléphonie sur IP.

Des 52% d’internautes qui disent connaître les bases de la téléphonie sur IP, seulement 8% ont déclaré en faire usage à la maison, ce qui ne représente somme toute que 1% de l’ensemble des ménages canadiens.

Aux États-Unis, selon une étude du Pew Internet Project, seulement 27% des internautes américains ont entendu parler de la téléphonie sur IP et environ 3,5% ont envisagé cette solution. 11% des internautes américains (soit quand même 14 millions de personnes) auraient déjà expérimenté ce type de communication, que ce soit chez eux ou au travail.

Bref, que l’on soit un particulier, une petite ou une grande entreprise, la téléphonie sur IP présente de séduisants avantages… qui, une fois mieux compris, ne risquent pas de tomber dans l’oreille d’un sourd!

Voir aussi

Les compagnies aériennes ont recours aux nouvelles technologies pour réduire les coûts d’exploitation

Sources:
– Radio-Canada. «Les Canadiens tardent à utiliser la téléphonie IP», 5 juillet 2004.
– Ipsos-Reid. «Canadians slow to embrace VoIP», [www.ipsos-na.com], janvier 2004.
– Horrigan, John et Alan Hepner. «One Quarter of Online Americans Have Heard of VOIP Telephone Service; About One in Eight are Considering Getting it at Home», Pew Internet Report [www.pewinternet.org], 27 juin 2004.
– Vallières, Martin. «Bell sonne le glas de l’interurbain traditionnel», La Presse, 18 juin 2004.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Tourisme nouveau genre en Inde

L’Inde s’inscrit peu à peu, au côté de la Thaïlande, Singapour et d’autres pays asiatiques, comme destination de «tourisme médical». Selon un rapport publié en 2002 par le cabinet-conseil McKinsey et la Confédération de l’industrie indienne, les retombées de ce tourisme nouveau genre s’élèveront à 1 milliard $US d’ici à 2012.

L’Inde n’attire pas seulement les contrats informatiques de nos firmes de technologie. Elle tente également de séduire nos malades ou nos baby-boomers en quête d’une chirurgie esthétique, non remboursée par notre système de santé.

En effet, les listes d’attente pour une chirurgie sont parfois si longues et les prix tellement élevés, les couvertures d’assurance-maladie se réduisant de plus en plus, qu’un nombre croissant de personnes décident de partir se faire opérer dans des pays où les actes médicaux coûtent beaucoup moins. Comme en Inde, par exemple, où une chirurgie cardiaque est jusqu’à 10 fois moins coûteuse qu’aux États-Unis.

Bien sûr, au prix de la chirurgie s’ajoute également le prix du billet d’avion et de l’hébergement (pour la convalescence sur les plages de Goa ou du Kerala). Mais globalement, la facture reste bien en deçà du prix pratiqué dans certains pays.

À grands coups de réformes économiques, l’Inde est bien décidée à sauter à pieds joints dans l’ère de la mondialisation et s’affiche déjà comme la future troisième économie mondiale avant 2050, après les États-Unis et la Chine.

Depuis les années 1970, le gouvernement indien encourage fortement le développement des hôpitaux privés par la concession de terres, d’avantages fiscaux, de réduction de taxes, sans oublier l’exemption de taxes sur les importations. L’industrie pharmaceutique privée bénéficie également d’un patronage considérable de l’État, grâce à des lois sur les brevets, des subventions pour l’achat en gros de médicaments auprès d’entreprises publiques et la protection de corporations multinationales.

Renommée et technologie

Les établissements de santé privés y ressemblent plus à des hôtels 5 étoiles qu’à des hôpitaux.

L’Apollo Group, qui compte 38 établissements répartis en Asie, soit 6300 lits, possède du matériel médical dernier cri et emploie plus de 3000 médecins diplômés des meilleures universités indiennes et étrangères. Il propose des chambres allant de conventionnelles à des suites luxueuses (avec salle de bain distincte pour les personnes accompagnant le malade) et un service de limousine entre l’aéroport et l’hôpital.

Autres adresses populaires: l’Escort Hospitals à Delhi, qui a vu le nombre de ses patients étrangers doubler, passant de 675 en 2000 à presque 1200 en 2003) et le Jaslok Hospitals à Bombay. Tous ont acquis, depuis quelques années, une solide réputation internationale.

Ils combinent soins professionnels, confort, services de grande qualité et haute technologie. De plus, certains hôpitaux proposent même aux patients une consultation par vidéo, avant même leur arrivée. Ils ont tous pignon sur Internet, et ont conclu des accords avec des compagnies aériennes et des agences de voyages bien connues.

Des chiffres en croissance

En 2002, les hôpitaux privés thaïlandais ont traité plus de 308 000 patients étrangers. Un marché qui a généré pas moins de 280 millions $US de chiffre d’affaires, selon les dires de l’Association thaïlandaise des hôpitaux privés. Singapour a attiré 200 000 patients étrangers en 2002 et prévoit en traiter 1 million par an d’ici 2010.

En Inde, l’an dernier, ce sont environ 10 000 patients internationaux qui sont venus subir des opérations aussi variées que des réductions de hernie ou de la chirurgie cardiaque. De plus, l’Inde tente parallèlement de se positionner dans le domaine de la médecine alternative. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime le commerce des plantes médicinales en Inde à environ 125 millions $US par an.

Des chiffres qui sont en forte croissance, malgré les craintes que suscitent le SRAS ou la grippe aviaire.

Grogne et mécontentement

Conscients de cette opportunité (ou menace, selon le côté de la barrière où l’on se situe), certains hôpitaux occidentaux souhaitent mettre fin à ce tourisme médical. Ils réclament des actions concertées entre le gouvernement, les compagnies aériennes, les agences de voyages, les compagnies d’assurances, le secteur du tourisme et les professionnels de la santé.

De l’autre côté, en réponse aux pressions des pays développés et histoire d’asseoir confortablement leur réputation, les établissements de soins de santé indiens cherchent à se faire accréditer par des associations professionnelles reconnues en Occident, comme le British Standards en Grande-Bretagne ou la Joint Commission on Accreditation of Healthcare Organizations aux États-Unis.

Sources:
Robic, Erwan. Bulletin électronique d’Inde, Service de coopération et d’action culturelle à New Delhi, no 5, 16 juillet 2004.
– Le Point. «Hôpitaux – Le tourisme de la santé», février 2004.
– Challenges. «Un système de santé toujours à deux vitesses», mars 2004.
– The Indu. «India set to record high growth in medical tourism», 25 juin 2003.

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Hébergement

Hôtellerie: chambre avec vue… sur le futur

Si l’on reprend les prédictions sur le tourisme et le voyage faites en 1912 par Harold D. Eberlein, on constate qu’il est parfois bien difficile, le métier de futurologue. Mais aujourd’hui, 92 ans plus tard, à quoi peut bien ressembler une chambre d’hôtel du futur?

Selon Eberlein, les toits des hôtels allaient être garnis de jardins pour une vue agréable, le service à la clientèle allait atteindre son paroxysme: les valets de chambre allaient se précipiter au-devant de nos moindres désirs et les chauffeurs de taxi allaient tourner autour des entrées de service, tels des vautours prêts à nous prendre en charge.

Aujourd’hui, pour vous donner une bonne idée de la chambre d’hôtel du futur, je vous invite à visiter la chambre spécialement aménagée dans une aile du Hilton University, non loin de l’aéroport international de Los Angeles. Celle-ci présente une kyrielle de produits technologiques de deuxième génération, apportant à la fois sécurité, confort, service, productivité et divertissement.

Parmi les nombreuses possibilités de cette pièce, admirez:

Pour la sécurité:

  • un système d’ouverture de porte à lecture optique (ouverture sur simple présentation d’une carte de crédit);
  • un coffre-fort biométrique (les empreintes digitales servent de clef), assez grand pour contenir un ordinateur portable;
  • un visiophone (permettant de n’ouvrir la porte qu’une fois le visiteur reconnu).

Pour le divertissement:

  • un écran à plasma à écran plat (42 pouces) fixé au mur, relié à des haut-parleurs d’excellente qualité;
  • un lecteur CD/DVD;
  • un deuxième moniteur télé, plus petit, à cristaux liquides et écran plat, situé près de la baignoire à remous.

Pour le confort:

  • des lumières à détection de mouvement;
  • une télécommande pour ajuster les niveaux d’éclairage de la pièce, actionner l’ouverture et la fermeture des tentures, la télé, la radio et le lecteur DVD et, bien sûr, le niveau d’inclinaison de la tête et du pied de lit;
  • un mini-réfrigérateur, complètement silencieux;
  • une chaise de massage électronique;
  • dans la salle de bain, toilette et bidet avec siège chauffant, une douche à cinq pommeaux, à contrôle de température entièrement automatisé et un miroir muni d’un système de désembuage.

Pour la productivité:

  • une connexion Internet à large bande (disponible par ordinateur portable ou par l’écran de la télé);
  • la possibilité d’imprimer des documents sur imprimante couleur, 24 h sur 24.

Les détracteurs diront que l’utilisation d’un tel matériel nécessitera l’apprentissage d’un mode d’emploi aussi gros qu’un annuaire téléphonique. Mais si vous êtes tenté d’essayer cette petite révolution dans le monde de l’hébergement, réservez dès aujourd’hui, au Hilton Garden Inn (El Segundo, Californie), la chambre 267!

Voir aussi

2024: À quoi ressemblera l’hôtel du futur?

Sources:
– Turkel, Stanley. «The Guestroom of the Future», Lodging Hospitality, 15 juin 2004, vol. 60, no 8, p. 24.
– Lasky, Michael S. «A Night in the Hotel of the Future», Hotel News Resource, 17 décembre 2003.

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Technologies Transport

Les compagnies aériennes ont recours aux nouvelles technologies pour réduire les coûts d’exploitation

Dans le but de simplifier les procédures d’embarquement et pour une question d’économie des dépenses d’exploitation, l’Association internationale du transport aérien (IATA), aussi malmenée par la hausse du prix du carburant, souhaite, d’ici 2007, supprimer le papier pour l’émission des billets d’avion.

Plus facile à utiliser pour l’émission des billets de dernière minute, le billet électronique apporte plus de flexibilité et de sécurité. Il est désormais possible d’acheter, de modifier et d’échanger un billet sans même se déplacer. Le client se présente directement au comptoir d’enregistrement avec, par exemple, une simple pièce d’identité. Plus de crainte d’oublier ou de perdre son billet!

Lancée en 1995 aux États-Unis, cette technologie connaît une forte croissance. En effet, depuis un an, la compagnie American Airlines n’émet plus systématiquement de billets papier pour les vols intérieurs. Chez Continental Airlines, on affirme que le taux d’adoption est de 95% pour le marché intérieur américain et de 88% pour l’ensemble des voyageurs. Les voyageurs «récalcitrants» qui souhaitent néanmoins continuer de fonctionner avec le billet papier doivent payer une surtaxe.

Chez Air Canada, la billetterie électronique est maintenant disponible pour tout le pays et pour la plupart des destinations transfrontalières et internationales. Lors de l’enregistrement, il suffit de se présenter à une borne à écran tactile Enregistrement Express, avec la carte de crédit qui a servi à acheter le billet, une pièce d’identité valide avec photo et tous les documents de voyage nécessaires. Il ne reste plus alors au voyageur qu’à enregistrer ses bagages au dépôt des bagages Express ou au comptoir d’enregistrement régulier.

Une économie de coûts notoire

Selon l’IATA, une telle modification permettrait au secteur d’économiser quelque 3 milliards $US de coûts directs. Un billet papier coûte 9 $US de plus qu’un billet électronique (e-ticket) et l’IATA distribue annuellement quelque 300 millions de billets papier.

D’autres évolutions sont à prévoir

Outre le billet électronique, les compagnies aériennes comptent bien introduire peu à peu de nouvelles technologies, comme:

– Des bornes interactives d’auto-enregistrement: aussi connue en anglais sous le terme de Common-Use Self-Service Check-in Kiosks (CUSS), cette technologie liée à la billetterie électronique vise à généraliser l’auto-enregistrement (auto check-in). Dans la pratique, au lieu de se présenter au comptoir d’enregistrement assigné, le passager dialogue avec une machine qui émet sa carte d’embarquement.

– Les codes-barres: visent le remplacement des pistes magnétiques des cartes d’embarquement. Le passager préimprime le code-barre directement à partir de son PC.

– Le Radio Frequency Baggage Tag Identification (RFID): vise à remplacer le code barre identifiant les bagages par une technologie radio. Ces nouvelles étiquettes RFID permettraient de réduire les taux d’erreur de 30 à 40%. Elles permettraient également d’améliorer les systèmes de réconciliation des bagages, qui vérifient que tous les bagages allant en soute correspondent à des voyageurs en cabine.

Benchmark des meilleures pratiques

En mai 2004, le Airports Council International (ACI) et la Société internationale des télécommunications aéronautiques (SITA), une corporation à but non lucratif qui fournit des solutions réseau et de communications pour l’industrie des transports aériens à l’échelle mondiale, ont publié une étude intitulée Airport IT Trends 2004.

Celle-ci reprend et compare les principales tendances à venir en matière de technologies appliquées aux aéroports, ainsi qu’en sécurité aérienne.

On y apprend, entre autres, que:

  • plus de 80% des aéroports ont déjà mis en application des systèmes IP (Internet Protocol) et on s’attend à ce que ce taux atteigne près de 93% d’ici 2006.
  • seulement 13% d’entre eux utilisent déjà les systèmes de communication sur protocole IP (VoIP ou Voice over IP) et que 60% pensent les utiliser d’ici les deux prochaines années (technologie permettant aux aéroports de faire des économies sur les communications, tout en augmentant la qualité du son).
  • quant aux bornes interactives, elles devraient également devenir de plus en plus nombreuses: plus de 50% des aéroports consultés dans l’étude prévoient offrir ce type de service d’ici deux ans.
  • 8% des répondants offrent actuellement l’identification par fréquence radio (RFID) (contre 25% d’ici 2006). Il existe des volontés très nettes d’augmenter l’utilisation de tels systèmes pour les services de cargaison, dans les quatre années à venir.

En matière de sécurité, environ 25% des aéroports consultés ont examiné l’utilisation de l’identification biométrique pour leurs employés (contre 50% d’ici 2006). Seulement 4% ont projeté de l’utiliser pour les passagers, dans l’année à venir (contre 20% d’ici 2006).

Les principaux freins au développement de ces nouvelles technologies sont principalement, selon les personnes interrogées, un manque:

  • de budget (42%);
  • de stratégie IT au sens large (21%);
  • d’appui des instances supérieures (15%);
  • de normes industrielles (8%);
  • de personnel compétent (2%).

Sources:
– Slits, Vincent. «Billet d’avion papier en sursis», La libre Belgique, 7 juin 2004.
– Wery, Etienne. «Les compagnies aériennes appellent les nouvelles technologies à leur secours et généralisent le billet électronique», Droit et nouvelles technologies [www.droit-technologie.org], 15 juin 2004.
– Pilling, Mark. «Airport IT trends 2004», Airline Business, juin 2004.

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Produits et activités Segments de clientèles

Les femmes et le tourisme sportif: examen sociodémographique

TTRA, Montréal, juin 2004 – Compte rendu de la conférence prononcée par A.J. Weighill, candidate au doctorat, Faculty of Physical Education and Recreation, University of Alberta (Edmonton, Alberta).

Partir en voyage pour assister à des activités sportives ou même y participer n’est pas un phénomène nouveau. Cependant, l’étude étendue de ce créneau est, elle, relativement récente. Au vu du peu de documentation disponible sur le sujet, Mme A.J. Weighill a décidé d’étudier les caractéristiques et les comportements sociodémographiques des femmes canadiennes qui ont voyagé dans un but sportif, en 2001.

Situation canadienne en 2001

Sur plus de 37 millions de voyages intérieurs effectués par des femmes en 2001, 23,5% ont eu lieu dans le contexte d’une activité sportive. L’examen sociodémographique de ces femmes illustre des différences significatives entre «voyages actifs» et «inactifs». Spécifiquement, on a constaté que ces voyageuses actives:

  • ont, en moyenne, 35 ans;
  • possèdent un niveau d’éducation plus élevé que la moyenne (universitaire);
  • sont plus susceptibles de faire partie du marché du travail;
  • rapportent des revenus de ménage de 60 000$ ou plus;
  • passent d’une à trois nuits hors de la maison (61% contre 34,3%);
  • voyagent plus pour le plaisir (65,2% contre 30,5%);
  • sont plus susceptibles que les autres d’emmener avec elles deux ou trois enfants (21,1% contre 13,4%);
  • et voyagent donc plus volontiers entre juillet et septembre (47,8% contre 29,7%).

Les résultats de cette étude démontrent que même si ce segment de marché n’est pas très important en nombre, il n’en est pas moins un créneau viable et potentiellement plus lucratif que d’autres marchés féminins.

L’idée préconçue selon laquelle ce sont les hommes qui sont actifs (au golf ou ailleurs) tandis que les femmes, elles, préfèrent faire du shopping ou se prélasser sur la plage ou au bord de la piscine avec les enfants, est erronée. Ces constatations sont importantes, car elles peuvent aboutir au développement et à la promotion des produits de tourisme sportif spécifiquement conçus pour les femmes.

TTRA 2004 – Autres comptes rendus disponibles:


L’expérience touristique, une réelle valeur économique
Le pouvoir persuasif de la publicité et du reportage
La saisonnalité dans les destinations de sports d’hiver: causes, conséquences et possibilités
Perceptions de l’impact du tourisme sur la communauté
Impact économique du mariage gai sur le secteur du tourisme
Voyages d’affaires: les femmes sont-elles moins prévisibles que les hommes?

 

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Segments de clientèles

Impact économique du mariage gai sur le secteur du tourisme

TTRA, Montréal, juin 2004 – Compte rendu de la conférence prononcée par John Walker, Doyen, Faculty of Hospitality & Tourism George Brown, Toronto City College et Marion Joppe, Directeur, School of Hospitality & Tourism Management, University of Guelph (Ontario).

Au cours de la dernière année, le mariage gai a fait couler beaucoup d’encre. Mais qu’en est-il de l’impact économique de ces mariages sur l’industrie du tourisme?

Profil de la clientèle gaie canadienne

Il existe déjà de nombreuses études sur le profil des gais, ce segment de marché en croissance. Au Canada, les trois plus grands pôles métropolitains sont Toronto (4,6 M d’habitants), Montréal (3,4 M) et Vancouver (1,9 M). Chacun de ces grands centres urbains possède une importante communauté gaie, présentant des caractéristiques propres et très différentes.

Selon une étude nationale américaine réalisée par Yankelovich (1994), l’on estime la population canadienne gaie à 5,7%, avec des concentrations aussi hautes que 9% dans les grands centres urbains et 4% dans les régions rurales. Les couples gais tendent à se mélanger à la population hétéro.

Dans le recensement de Statistique Canada (2001), les chiffres indiquent une proportion de 2,95% de couples homosexuels (mariés ou non). Et l’on prévoit que dans le prochain recensement de 2006, le Canada deviendra le premier pays du monde à comptabiliser les ménages mariés de même sexe.

Il est cependant très difficile d’obtenir ces statistiques, puisque que beaucoup d’individus et de couples gais souhaitent taire ce type d’information.

Après enquête, voici quelques données complémentaires pour définir le profil type de la clientèle gaie:

  • 60% des gais interrogés ont énoncé qu’ils souhaiteraient se marier;
  • leur revenu moyen est supérieur à la moyenne nationale;
  • de ceux qui se marieraient, 60,9% utiliseraient les services d’un traiteur (les autres s’approvisionneraient eux-mêmes et/ou avec l’aide d’autres amis et/ou connaissances);
  • environ deux tiers des gais interviewés comptent dépenser entre 5000 et 9999 $ pour la cérémonie;
  • on compte une moyenne d’environ 49 invités par mariage;
  • 55% des personnes consultées préfèrent une destination ouverte aux couples de même sexe pour leur lune de miel (45% de couples choisissent un environnement touristique «régulier»).

Une autre enquête, menée cette fois auprès des intervenants du secteur touristique, donne les renseignements suivants :

  • les exploitants, en général, ne se sentent pas menacés par l’inclusion des couples gais;
  • le marché gai est considéré comme un marché distinct, à un certain degré;
  • certains des fournisseurs usent déjà d’une approche de marché différente pour rejoindre ce nouveau segment;
  • la plupart des personnes interrogées ne croient pas qu’il soit nécessaire de présenter des symboles gais (tels que le triangle rose ou le drapeau arc-en-ciel) afin d’attirer la clientèle gaie.

Sur la base de ce profil, plusieurs scénarios ont été développés. Chacun de ces scénarios démontre un impact significatif des mariages gais sur l’économie, puisque chacun donne en général lieu à un déplacement et à des frais d’hébergement (2 nuits) et de restauration.

En conclusion, quoique coûtant considérablement moins cher que le mariage moyen hétéro, estimé à un coût moyen de 18 350$ (Sanati, 2003), le créneau des mariages gais représente un avantage économique important pour le tourisme. Afin de bénéficier de ce marché en croissance, les fournisseurs doivent bien sûr augmenter leurs connaissances de ce marché et revoir leurs approches marketing.

TTRA 2004 – Autres comptes rendus disponibles:

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Voyages d’affaires: les femmes sont-elles moins prévisibles que les hommes?

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Produits et activités Segments de clientèles

Voyages d’affaires: les femmes sont-elles moins prévisibles que les hommes?

Compte rendu de la conférence prononcée par Wayne W. Smith, candidate au doctorat, Department of Geography and Environmental Studies, Wilfrid Laurier University (Waterloo, Ontario). En 2000, au Canada, les voyages d’affaires ont compté pour 12,8% de tous les voyages intérieurs. Approximativement un tiers de ces voyages d’affaires ont été réalisés par des femmes. Mais en dépit de la taille de ce segment de marché, il existe encore peu d’études sur le sujet. Le travail de recherche de la doctorante Mme Wayne W. Smith vise à décrire et modéliser (modèle SPSS) le voyage d’affaires à l’intérieur du Canada sur la base du sexe de la personne qui voyage. Les résultats indiquent que, si quelques similitudes existent, les voyageuses d’affaires présentent des particularités qu’il est bon de ne pas négliger. Après analyse, Mme Smith dresse leur profil. Les femmes d’affaires canadiennes qui voyagent sont généralement:

  • célibataires;
  • plus jeunes et plus instruites que leurs collègues masculins;
  • oeuvrent plus souvent dans des emplois «à but non lucratif», comme des organismes, des gouvernements, des fondations, etc.;
  • voyagent moins fréquemment, mais plus longtemps (selon une moyenne de 4 à 5 jours);
  • sont plus enclines à utiliser d’autres moyens de transport que l’auto et l’avion;
  • dépensent entre 100 et 999$ par voyage;
  • n’ont pas de considérations particulières pour la saison, ni la distance du voyage.

Mais, à la différence des hommes, elles participent plus volontiers aux activités extérieures proposées lors de congrès ou se réservent des moments de loisir même en voyage d’affaires. En effet, elles visitent plus souvent les musées et les expositions, profitent de l’occasion pour rencontrer des amis ou de la famille, font du magasinage, etc. En comparaison, selon les dires de Mme Smith, leurs collègues masculins, sitôt la conférence ou la journée de travail terminée, «terminent la soirée le plus souvent dans les bars et les night-clubs avoisinants»).

TTRA 2004 – Autres comptes rendus disponibles:

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Ailleurs dans le monde Enjeux Gestion Tourisme durable

Chèque-vacances: un double levier, social et touristique

En France, en Suisse et en Belgique, les entreprises distribuent des chèques-vacances aux employés. Mieux qu’une prime, ces chèques font partie des avantages sociaux. C’est un levier économique considérable pour l’industrie du tourisme, mais c’est aussi bien souvent, pour certains, la seule possibilité de partir en vacances.

Plus intéressant qu’une prime

Avoir des vacances c’est bien, mais avoir les moyens de les prendre c’est mieux!

Le chèque-vacances est un titre de paiement national (basé sur le même principe que les chèques-repas) servant à régler les dépenses de vacances (frais de transport, hébergement, restaurants, musées, campings, parcs de loisirs…) et permettant de bénéficier de tarifs réduits.

Ils sont achetés par l’entreprise qui les cède aux salariés en prenant à sa charge une part de la valeur du chèque, comprise entre 20 et 80%. Nominatifs (ne pouvant être revendus), ils sont utilisables par les conjoints, enfants et ascendants à charge du titulaire. Ils ont une durée de vie limitée (deux ans, dans le cas de la France).

Ils ont été créés pour permettre à un plus grand nombre de personnes, notamment; celles qui ont des revenus modestes, de partir en vacances et d’avoir accès à un grand éventail d’activités culturelles et de loisirs.

De plus, comme ces chèques sont achetés plusieurs mois avant d’être remis aux travailleurs, donc avant leur utilisation, l’organisme émetteur gère un capital important qui devient un fonds d’investissement. Les intérêts que rapporte ce capital servent alors, en partie, à:

  • la rénovation et la modernisation d’équipements touristiques à vocation sociale (pour améliorer le confort et les services adaptés à l’accueil des familles, des jeunes, des personnes âgées et des personnes handicapées);
  • la création d’équipements touristiques à caractère social et innovant;
  • le développement d’actions pilotes et innovantes nécessitant des investissements matériels.

Avant tout, une mission sociale

En France, plus de 6 millions de salariés bénéficient désormais de ces fameux chèques-vacances. La formule existe depuis 1982 et concerne toutes les catégories de travailleurs. Ils font partie des avantages sociaux offerts par les entreprises, sous différentes modalités.

Cette action constitue avant tout une mission sociale; en effet, un peu plus du tiers des bénéficiaires avouent qu’autrement, ils ne seraient pas partis en vacances. Distribués par l’Agence nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV), les chèques sont acceptés par plus de 135 000 prestataires (hôtels, train, clubs de sport, forfaits de ski, musées, etc.).

En France, le chèque-vacances est un levier économique énorme au niveau du tourisme puisque, selon l’ANCV, pour 1 euro possédé en chèque-vacances, ce sont 4 euros qui seront dépensés sur le plan national.

Une idée pour le Québec?

Au Québec, l’idée d’instaurer ce concept suscite beaucoup d’intérêt depuis plusieurs années. Le Bureau international du tourisme social – section des Amériques (BITS) et les associations québécoises de tourisme social, dont le Conseil québécois du loisir, poussés par certains de leurs membres (l’Association des camps du Québec, Tourisme Jeunesse, Kéroul et le Mouvement québécois des camps familiaux), s’intéressent également de près à cette formule.

Présenté sous l’appellation «Carte vacances», le projet a été rendu public lors du colloque Pour un tourisme accessible à tous, durable et solidaire, organisé par le Chantier d’action partenariale Loisir et Tourisme social de l’ARUC-Économie sociale, qui s’est tenu le 2 juin dernier à Montréal.

Dans ce cas-ci, la «Carte vacances» (qui ressemble à une carte débit, mais qui serait réservée à des dépenses touristiques au Québec) vise:

  • à encourager l’épargne des Québécois en vue de séjours et de vacances touristiques dans les diverses régions de la province;
  • à bonifier cette épargne grâce à une réduction d’impôt (crédit d’impôt remboursable);
  • à augmenter les recettes des entreprises touristiques participantes (un très large éventail d’entreprises partout au Québec);
  • et à lutter contre la saisonnalité du tourisme.

Le niveau de bonification de l’épargne par le crédit d’impôt est fixé à 20%, pour un montant annuel maximal d’épargne de 2000$; la période minimale où les sommes épargnées doivent figurer sur le compte est établie à quatre mois.

Le projet est très avancé, nous confirme Louis Jolin, professeur au Département d’études urbaines et touristiques de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et responsable du comité scientifique du BITS – section des Amériques. En effet, des études de préfaisabilité et faisabilité ont été réalisées (consultations auprès des consommateurs, des intervenants touristiques, étude d’impact économique, etc.). Le tout a été envoyé aux différents ministres concernés (la ministre déléguée au Développement régional et au Tourisme, le ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir, le ministre des Finances). Jusqu’à présent, la réponse semble très favorable.

Voir aussi

Agence nationale pour les Chèques-Vacances

Sources:
– Le journal du Management. «Des chèques pour les vacances», novembre 2003.
– Le Progrès. «Le chèque vacances: un levier social et économique», (Lyon), 8 juin 2004.
– Tourisme Québec. «Le Québec veut mettre sur pied une formule de chèque-vacances», été 2000.
– ANCV. «Bilan du chèque-vacances – Année 2002».

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Faits et chiffres Produits et activités

Comment mesurer les impacts économiques des événements sportifs sur les communautés hôtesses?

L’Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS) a mis au point un outil Internet pour évaluer l’impact économique des événements sportifs sur les communautés hôtesses.

Qu’est-ce que le MEETS?

Le Modèle d’évaluation économique du tourisme sportif (MEETS) a été créé en partenariat avec Sport Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT), l’Institut canadien de recherche sur le tourisme (ICRT) du Conference Board du Canada et l’Association canadienne des bureaux de tourisme et de congrès. Cet outil permet d’évaluer l’impact économique des événements sportifs, depuis les compétitions internationales jusqu’aux tournois intercommunautés.

Disponible sur Internet (pour les membres de l’ACTS seulement), MEETS est facile à utiliser, puisque la seule information nécessaire pour obtenir des résultats provient de la connaissance des données socioéconomiques de base des participants et des spectateurs, auxquelles s’ajoute l’information contenue dans le plan d’affaires de l’événement.

MEETS fonctionne sur la base d’une méthodologie d’intrants/extrants et de techniques de modélisation économétrique. Il utilise les dernières données disponibles de Statistique Canada, en plus d’incorporer la structure de taxation locale et provinciale de la communauté.

Ce modèle s’est classé en 2003 parmi les finalistes pour un prix national de l’industrie du tourisme dans la catégorie Innovation de l’année.

Application aux Jeux du Canada – hiver 2003

En septembre 2003, grâce à cet outil informatique, l’ACTS publiait une étude sur l’impact économique des Jeux du Canada (hiver 2003), qui se sont déroulés à Bathurst et à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, en février-mars 2003.

Les Jeux du Canada constituent un des plus grands événements multisports interprovinciaux/territoriaux du Canada. Ils ont lieu tous les deux ans, les Jeux d’été alternant avec les Jeux d’hiver.

Cet hiver-là, environ 3200 athlètes ont concouru dans 21 disciplines sportives différentes. On estime qu’un total de 5112 visiteurs (touristes et excursionnistes) sont venus dans la région pendant la période de deux semaines. Les sondages révèlent que la plupart des touristes ont passé au moins une nuit à Bathurst ou à Campbellton, alors que seulement 16% des visiteurs venus aux Jeux ont effectué une excursion d’une journée. Et ceci, sans compter les représentants des différentes entreprises de presse, ni les délégations des différentes disciplines.

Les coûts d’exploitation (salaires, télécommunications, fournitures, assurances, etc.) se sont montées à environ 11,5 millions $. Les coûts d’immobilisation ont totalisé près de 21,8 millions $. La plus grande partie de cette somme (soit 19,4 millions $) a été dépensée en vue d’améliorer les installations existantes (le Club de curling, l’aréna, le Club de ski, le Village des athlètes, etc.).

Après calculs, il s’avère que l’impact économique des Jeux sur la région a été considérable. Les dépenses combinées d’exploitation, d’immobilisation et celles des visiteurs ont été estimées à 38,7 millions $, ce qui a généré un potentiel total d’activité économique de 70,4 millions $ dans la province.

De ce montant, une part de 57,6 millions $ a été réalisée dans la région de Bathurst-Campbellton. Un total de 20,5 millions $ a été payé sous forme de traitements et de salaires dans la province, contribuant ainsi au maintien de l’équivalent de 1000 emplois.

En outre, grâce aux importants investissements en infrastructures, la tenue des Jeux profitera aux habitants de la région pendant longtemps, sous forme d’installations sportives, touristiques et autres.

Voir aussi

Quels impacts ont les grands événements sportifs sur le tourisme?
Alliance canadienne du tourisme sportif

Source:
– Alliance canadienne du tourisme sportif. «Jeux du Canada d’hiver 2003: évaluation de l’impact économique», septembre 2003.

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Faits et chiffres Produits et activités

Quels impacts ont les grands événements sportifs sur le tourisme?

Les grands événements sportifs hautement médiatisés, comme les Jeux Olympiques, offrent une vitrine exceptionnelle aux villes organisatrices. Et les retombées se répercutent tant sur le plan urbanistique, économique, environnemental, que touristique. Mais combien en coûte-t-il? Les retombées sont-elles si alléchantes?

L’événement réel ne dure que quelques semaines, certes, mais les préparatifs débutent jusqu’à une décennie à l’avance et peuvent nécessiter des dépenses d’investissement considérables; et certains s’en sortent bien (comme Los Angeles en 1984 et Atlanta en 1996), alors que d’autres n’atteignent pas les résultats escomptés (comme Séoul en 1988 et Barcelone en 1992).

JO de Montréal en 1976, du plus et du moins

En effet, de tels rassemblements profitent directement à la construction, à la distribution, au tourisme en général et à l’hôtellerie en particulier, ainsi qu’à d’autres secteurs traditionnels (comme l’emploi). Ils créent des opportunités de développement dans l’informatique et les télécommunications, la protection de l’environnement, l’industrie du sport, ainsi que dans d’autres secteurs naissants, sans négliger le développement économique.

À Montréal, les Jeux Olympiques de 1976 ont fait connaître Montréal comme destination touristique d’intérêt en Occident. Ils ont également laissé leurs traces architecturales et touristiques. Aujourd’hui, le Stade olympique est considéré comme l’une des principales attractions touristiques de la ville. Le sport y est encore à l’honneur avec la présentation de matchs de baseball et de football. Il est l’hôte de foires et de spectacles et sa tour (la plus haute tour inclinée du monde) est accessible en funiculaire.

Quant au Vélodrome, il a été transformé pour recevoir le Biodôme, une reconstitution étonnante des plus beaux écosystèmes des Amériques. Des appartements ont été aménagés dans l’ancien village olympique.

D’un autre côté, l’organisation des jeux a coûté pas moins de 1600 millions $. La dette devrait être complètement remboursée en 2006, soit 30 ans plus tard. Mais c’est sans compter les faramineuses dépenses qu’engendrent sa rénovation et son entretien.

Et le Stade olympique se cherche toujours une vocation… et un toit définitif.

L’industrie du tourisme surfe sur la vague de la publicité

Selon une enquête réalisée en 2002 par Jones Lang LaSalle, une entreprise mondiale de services immobiliers et de gestion d’investissements, les villes-hôtes de Jeux Olympiques devraient profiter longtemps de ce momentum.

Selon eux, l’examen des expériences passées, hiver ou été, permet de faire des prédictions sur l’impact qu’ont les Jeux Olympiques sur le développement immobilier et touristique (surtout hôtelier) des villes organisatrices.

L’étude démontre qu’en règle générale le nombre de visiteurs internationaux dans les villes-hôtes augmente en moyenne de quelque 25% dans la seconde année suivant les Jeux. Idem pour l’industrie hôtelière, où l’on constate une forte augmentation des demandes d’hébergement au cours de l’année olympique.

En outre, les Jeux Olympiques constituent un important moteur de croissance pour le marché des congrès. Outre les infrastructures sportives, touristiques et municipales qu’ils lèguent, ils sont la preuve de la capacité de la ville à accueillir des événements majeurs de classe internationale.

Les JO d’Athènes 2004 ratent cependant l’or

Ce succès n’est cependant pas garanti à tout coup. En effet, les Jeux Olympiques d’Athènes (été 2004), qui devraient attirer plus de cinq millions de spectateurs et dont le budget opérationnel s’élève à plus de 2 milliards d’euros, ne semblent pas réunir ces conditions gagnantes. Ils ne font pas recette et n’attirent pas l’afflux de touristes escompté.

À quelques semaines de l’ouverture, un nombre étonnant de billets sont encore disponibles pour beaucoup d’événements. Les uns s’inquiètent pour la sécurité, les autres invoquent les coûts très élevés de l’hébergement.

Et les Jeux n’ont pas encore eu lieu que le ministre du Tourisme grec, Dimitris Avramopoulos, fait déjà son mea culpa. Il met l’échec des opportunités touristiques sur le compte d’une mauvaise promotion touristique attribuée, selon lui, au manque de stratégie du gouvernement antérieur. D’ailleurs, à cette remise en question, il propose une nouvelle stratégie postolympique, sur dix ans, basée sur un axe croissance-promotion-culture.

Il a d’ores et déjà annoncé de nouvelles initiatives pour le développement, ainsi que l’attraction de nouveaux investissements, sans toutefois préciser quoi que ce soit de concret.

L’inquiétude règne également quant aux véritables retombées économiques. Selon un sondage réalisé entre le 11 novembre et le 2 décembre 2003, et publié dans la presse hellénique, 24,2% des personnes interrogées sont d’abord préoccupées par le coût des JO d’Athènes et ses retombées. Un autre sondage, publié celui-là fin décembre 2003, confirme ces craintes.>Il apparaît que:

  • 80,6% des Grecs jugent «énormes» les coûts engendrés par les Jeux;
  • 18,5% craignent une attaque terroriste;
  • 48,1% des Athéniens affirment qu’ils resteront «sûrement» dans la capitale durant les festivités et 19% y resteront «probablement»;
  • et surtout, que 37,1% des répondants ne sont «pas du tout» intéressés à assister aux compétitions.

Mise à jour – 28 juillet 2004

Justement, aujourd’hui était rendue publique la dernière étude de l’Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS) analysant les retombées possibles pour l’industrie touristique canadienne de la tenue des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2010 qui se dérouleront à Vancouver-Whistler.

Le rapport souligne comment il est possible de maximiser l’aspect positif de la tenue des jeux, non seulement en Colombie-Britannique mais également au travers des autres provinces.

L’ACTS estime que les JO d’hiver et Paralympiques de 2010 vont coûter 1,3 milliard $.

  • 86 millions $ du budget d’investissement (financé par les gouvernements provincial et fédéral) seront dépensés pour l’amélioration ou la construction des équipements sportifs.
  • 50% des revenus seront issus de la publicité;
  • 40% proviendront des commandites d’entreprises;
  • 8% de la vente des billets;
  • et enfin, 2% des licences d’autorisation.
  • On estime que les revenus médiatiques (télévision) rapporteront pas moins de 670 millions $.

Voir aussi

Régie des Installations Olympiques
Alliance canadienne du tourisme sportif

Sources:
– PricewaterhouseCoopers. «The economic impact of the Olympic Games», PricewaterhouseCoopers European Economic Outlook June 2004.
– Jones Lang LaSalle. «Salt Lake City 2002: Jones Lang LaSalle évalue l’impact potentiel des jeux Olympique sur les marchés de l´immobilier», communiqué de presse, 8 mars 2002.
– Sallet-Lavorel, Hélène et Paul Lecroart. «Quels sont les impacts des grands événements sur les métropoles?», Cahier Espaces, no 74, août 2002.
– Sloan, Gene. «Myth: Athens Games are booked», USA Today, 11 juin 2004.
– La Lettre du Sport. «Le coût des JO inquiète les Grecs», no 303, 5 janvier 2004.