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Marketing

Quelles images une nouvelle destination touristique évoque-t-elle dans l’esprit des consommateurs?

Comme il serait intéressant de connaître les représentations mentales générées dans l’esprit des consommateurs par une destination touristique qu’ils n’ont jamais visitée! Un projet d’étude dirigé par l’Université de Leuven, en Belgique, en collaboration avec le portail Internet Travellerspoint.com, cherche à répondre à cette question.

Depuis le 15 septembre 2004 et pour une durée de deux mois, ce projet mesure la perception (positive ou négative) et les a priori des voyageurs envers les endroits qu’ils n’ont jamais visités auparavant. Pour ce faire, l’étude se concentrera sur Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, une destination touristique en forte croissance. Dubaï sera comparée à d’autres destinations présentant des caractéristiques ou composantes similaires, comme les îles Canaries, la Flandre (Belgique), la Floride, le Maroc, Singapour, les Pays-Bas et le pays de Galles.

Dans le cadre de cette recherche, les voyageurs et les membres de Travellerspoint.com sont invités à imaginer un voyage dans l’une de ces destinations. Ils doivent décrire, sous forme d’histoire, à quoi ressemblerait cette expérience. Travellerspoint espère recevoir des milliers de réponses, qui seront ensuite décortiquées et analysées.

Les récits sont communiqués par Internet, en format numérique, ce qui facilitera grandement la phase d’encodage. Par la suite, les données seront analysées quantitativement et qualitativement. Pour traiter ce grand volume de données, les responsables feront appel à la puissance informatique des réseaux neuronaux ainsi qu’à un logiciel automatisé d’analyse de contenu (CATPAC).

CATPAC produira une table de fréquence et une matrice de proximité pour les mots les plus utilisés dans les textes. Ainsi, il sera possible d’identifier les images qui reviennent le plus souvent dans les récits de voyages imaginaires dans une destination inconnue!

Les premiers résultats de cette étude sont attendus en janvier 2005.

Construction d’une image mentale

On le sait, les touristes sont inondés d’information sur de multiples destinations potentielles: reportages dans les médias (journaux, télévision, Internet, magazines), récits de voyages des parents et amis (bouche-à-oreille) et bien sûr, la publicité. La concurrence étant féroce entre les différentes destinations, les industries touristiques nationales ont déployé toute une série de techniques marketing afin de tirer leur épingle du jeu. 

Dans ce contexte, il est normal que les touristes éprouvent de la difficulté à se représenter une image claire et complète d’une nouvelle destination. Ce projet devrait aider grandement à tirer profit des perceptions positives que dégagent spontanément les destinations méconnues, pour aider à mieux structurer les futures campagnes de promotion.

Répondants officiels du projet

L’initiateur de ce projet est Robert Govers, coordinateur de recherche au Flemish Centre for Tourism Policy Studies, centre fondé par le ministre flamand du Tourisme et faisant partie de l’Université de Leuven.  

Frank M. Go, du Centre for Tourism Management (CTM) aux Pays-Bas, supervise le projet. Le CTM est un centre de recherche dépendant de la célèbre Rotterdam School of Management (Université Erasmus). Le portail Travellerspoint.com, collaborateur au projet, est une communauté virtuelle spécialisée dans le voyage, qui comptabilise près d’un demi-million de visiteurs uniques par mois et près de 20 000 membres répartis dans 200 pays à travers le monde.

Petit incitatif, tous les participants à cette étude seront automatiquement admissibles au tirage d’une semaine de vacances à Dubaï (avion, hébergement et argent de poche compris).

Sources:
– AME Info. «Innovative global tourism research project announced», 13 septembre 2004.
– PRWeb. «Travellerspoint.com Announces Innovative Academic Global Tourism Research», 14 septembre 2004.
– Govers, Robert et Frank M. Go. «Cultural identities constructed, imagined and experienced: A 3-gap tourism destination image model», Tourism – An International Interdisciplinary Journal, vol. 52, no 2, 2004.
– Govers, Robert et et Frank M. Go. «Deconstructing Destination Image in the Information Age», Information Technology in Tourism, vol. 6, n.1, p. 13-29.
– Woelfel, J. et N.J. Stoyanoff. «CATPAC: A Neural Network for Qualitative Analysis of Text», document présenté à l’assemblé annuelle de l’Australian Marketing Association, Melbourne (Australie), septembre
1993.

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Hébergement Segments de clientèles

L’hôtellerie s’adapte aux préférences des femmes

Il y a de plus en plus de femmes d’affaires qui voyagent à travers le monde. Les hôteliers ont compris qu’il fallait innover afin de satisfaire cette clientèle, plus exigeante en matière de sécurité et de confort. Ils ont donc adapté leurs services à leurs hôtes féminines: salles de gym, alimentation naturelle, bougies parfumées…

Une étude menée en 2003 par le NYU Tisch Center et commanditée par Wyndham International inc. révèle que, cette année-là, 40% des voyageurs d’affaires aux États-Unis étaient des femmes.

Les auteurs confirment que d’ici 2005, toujours aux États-Unis, elles constitueront plus de la moitié des voyageurs d’affaires. D’autre part, la proportion de femmes qui obtiennent des postes de gestion est en constante augmentation. Avec des préférences distinctes et un pouvoir d’achat significatif (avec un revenu annuel de 25 000 $US à 70 000 $US), les femmes qui voyagent par affaires vont chercher à allier sécurité, harmonie et confort.

Les voyageuses d’affaires:

  • sont généralement célibataires;
  • sont plus jeunes et plus instruites (niveau bac) que leurs collègues masculins;
  • ont un salaire annuel pouvant atteindre 75 000 $US
  • préfèrent manger seules au restaurant de l’hôtel;
  • aiment se sentir chez elles dans leur chambre d’hôtel;
  • sont généralement membres d’un plan de fidélisation de type Frequent Flyers;
  • considèrent le voyage d’affaires comme une partie importante de leur travail (75% d’entre elles);
  • ne voyagent jamais avec leurs enfants (80%);
  • prévoient du temps libre au cours du voyage (65%) pour faire des emplettes, visiter des lieux historiques ou participer à une activité en plein air.

Côté technologie, l’étude indique que:

  • les femmes planifient leur voyage principalement à l’aide d’Internet (80% y ont recours pour réserver leurs billets d’avion et 75% pour retenir leur chambre d’hôtel);
  • 25% d’entre elles aiment disposer d’une connexion Internet haute vitesse dans leur chambre;
  • 42% n’ont jamais utilisé Internet à haute vitesse;
  • elles font leurs appels à partir de leurs propres téléphones cellulaires, tout en restant à l’hôtel;
  • 68% n’emploient pas de dispositif sans fil (Wi-Fi);
  • 80% ne se servent jamais de l’accès commuté ou à grande vitesse dans les aéroports.

Des oreillers au pyjama en soie, avec ou sans bigoudis

Les hôteliers prennent de plus en plus conscience de l’importance de ce créneau et proposent des produits et services spécialement destinés à la clientèle féminine.

Au risque d’entretenir certains clichés, plusieurs hôtels offrent maintenant dans leurs chambres des bougies parfumées, des huiles aromatiques, des magazines spécialisés, des cintres capitonnés, un kit de couture, des oreillers spéciaux, des CD de musique relaxante, des livres de cuisine… et même des bigoudis!

Certains hôtels plus luxueux offrent en cadeau à leur clientèle féminine des produits de beauté (gel douche, crème pour le corps et le visage, etc.). Pour un supplément, d’autres fournissent des articles de luxe, comme des pyjamas en soie ou des articles de maquillage, ou encore offrent une gamme complète de soins de détente (spas, massages, soins du visage, etc.). La gent féminine peut également compter sur un service de voituriers ou de raccompagnement aux voitures.

Pour dames seulement

>Peu à peu, en Europe, émergent des hôtels exclusivement réservés aux femmes, comme à Londres, Berlin, Florence…

À Zurich, en Suisse, l’hôtel Lady’s First propose des salles de gymnastique, des menus spéciaux (alimentation naturelle), des spas et centres de bien-être, etc., services que les femmes considèrent comme importants. Tenu par des femmes, cet établissement ne reçoit que des femmes.

L’Allemagne aussi compte déjà plusieurs hôtels de ce type, comme:

  • l’hôtel Artemisia, à Berlin;
  • l’Intermezzo Hotel, à Berlin également, qui est un B&B (bed-and-breakfast);
  • l’Harz Mountains – Arleta Pension, près de Goslar, au centre-nord de l’Allemagne.

À Londres, à la suite d’une enquête menée auprès de sa clientèle féminine, l’hôtel Hilton Park Lane a inauguré en mars 2003 un étage entièrement réservé aux femmes. Aucun homme seul n’est autorisé à y entrer.

Ce fut une première en Grande-Bretagne et une première également pour la chaîne hôtelière. Pour la sécurité, l’on y trouve des caméras de télésurveillance et des serrures renforcées. Toutes les chambres de l’étage offrent, outre une connexion Internet, des magazines de mode, des miroirs à maquillage, un menu diététique à la chambre, servi exclusivement par du personnel féminin.

Certains détracteurs voient ces hôtels comme une ségrégation ou un retour en arrière, parce qu’ils isolent les femmes. Cependant, ces hôteliers jugent, eux, qu’ils fournissent à ces dernières une atmosphère particulière, où elles peuvent se sentir en totale sécurité.

Une tendance pour le Québec?

Même si la tendance n’est pas aussi marquée au Québec et en Amérique du Nord, on peut constater que le phénomène est foncièrement urbain. Peut-être est-ce lié à la perception de l’aspect non sécuritaire de nos grandes villes? Il y a déjà quelques années que les femmes recherchent d’abord la sécurité et l’intimité en matière d’hébergement, selon Christiane Germain, présidente du Groupe Germain et propriétaire d’hôtels à Québec, Montréal et Toronto.

Alors, avant de vous lancer corps et âme dans la construction d’un hôtel exclusivement réservé aux femmes, vous devriez très certainement vous documenter plus avant sur les préférences et les besoins de votre clientèle féminine actuelle. Et peut-être comme le Hilton, commencer par leur réserver un étage, pour prendre le pouls.

Voir aussi

Voyages d’affaires: les femmes sont-elles moins prévisibles que les hommes?

Sources:
– Vanzi, Sol Jose. «Suite Bliss for the Female Traveler», Philippine News Online, 17 novembre 2003.
– Wall Street Journal Europe. «Make Way for the Female Business Traveler», 6 juillet 2001.
– Andréani, Frédérique. «Hilton soigne ses clientes», Le Point, no 1593, 28 mars 2003, p. 26.
– Hotel News Resources. «Study of Women Business Travelers Reveals Their Opinions and Attitudes toward Travel», 28 octobre 2003.
– Gaboury, Louise. «Une chambre à soi», La Presse, 23 février 2002.
– Preston Robert Tisch Centre For Hospitality. «Coming of Age: The Continuing Evolution of Female Business Travellers», Tourism and Sports Management at New York University (NYU Tisch Center), mars 2003.

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Customer segments Marketing @en

Hotels: the feminine factor

An increasing number of women are circling the globe on business, forcing hotels to change to keep pace. To please this demanding clientele, whose requirements include higher levels of comfort and security, hotels are offering fitness facilities, organic food, perfumed candles and much more.

A 2003 study commissioned by Wyndham International Inc. and conducted by the NYU Tisch Center shows that, in that year, 40% of people travelling to the United States on business were women.

Study authors confirm that, in 2005, this figure will increase by more than 10%; moreover the percentage of women occupying management positions is rising steadily. With distinct preferences and significant purchase power (they have an average annual income of between US$25,000 and US$70,000), women business travellers are opting for places that combine security, tranquillity and comfort.

The following list presents some important facts about women business travellers. They:

  • Are usually single;
  • Are younger and more highly educated (minimum B.A.) than their male counterparts;
  • Have an annual salary of up to US$75,000;
  • Prefer dining alone in the hotel restaurant;
  • Like to feel at home in their hotel room;
  • Are usually members of a customer loyalty program such as Frequent Flyers;
  • Consider business travel an important part of their job (75% of respondents);
  • Never travel with their children (80% of respondents);
  • Schedule free time during their trip (65% of respondents) to go shopping, visit historic sites or enjoy an outdoor activity.

As for their attitude toward technology, the study found that:

  • Most women use the internet to plan their trip (80% use it to book plane tickets and 75% to reserve accommodation);
  • 25% of women like to have high speed internet access in their room;
  • 42% have never used high speed internet;
  • They make calls from the hotel using their own cell phone;
  • 68% do not use a Wi-Fi network;
  • 80% never use the dial-up or high speed access service provided by airports.

From special pillows to silk pyjamas, with or without curlers

Hotels are becoming increasingly aware of this growing market and, in response, are providing products and services specifically geared to their female clientele.

At the risk of reinforcing certain stereotypes, a number of hotels now place perfumed candles in their rooms. Other perks include aromatic oils, women's magazines, padded hangers, a sewing kit, special pillows, relaxation CDs, cook books and even curlers!

High-end hotels provide complementary extras such as shower gel and skincare lotions. Others charge a fee for luxury items like make-up or silk pyjamas, or offer a full range of relaxation services, such as spas, massages and facials. The fairer sex can also count on valet parking or a door-to-car escort.

For ladies only

In some European cities (London, Berlin and Florence for instance) women-only hotels are opening their doors.
In Zurich, Switzerland, the Lady's First Hotel offers services that are important for women: fitness facilities, special menus (organic food), spas and wellness centres, and much more. Owned and operated by women, the hotel welcomes an exclusively female clientele.

Germany also has several women-only hotels:

  • Hotel Artemisia in Berlin;
  • Intermezzo Hotel, also in Berlin, that operates as a B&B;
  • Harz Mountains – Arleta Pension, near Goslar, in north central Germany.

Based on the survey results given by its female guests, in March 2003 the Hilton Park Lane Hotel in London opened a floor exclusively for women. Unaccompanied men are not allowed on that floor.

This was a first, both for Great Britain and the hotel chain. Surveillance cameras and reinforced locks provide added security. In addition to an Internet connection, all rooms on that floor are supplied with fashion magazines, make-up mirrors and health-food room-service meals served exclusively by female staff.

Some detractors see these hotels as a form of segregation, asserting they actually represent a step backward for women because of the isolation involved. The hotels counter with the claim that they provide a particular kind of environment where women can feel totally secure.

Will Canada follow suit?

Even though the trend has not caught on much in Québec or the rest of North America, it is clearly a primarily urban phenomenon. Could it be associated with the perception that our urban centres are unsafe? According to Christiane Germain (president of Groupe Germain and owner of several Québec, Montréal and Toronto hotels) safe, intimate accommodation has been a priority for women travellers for many years.

So, before you sink your profits into building a women-only hotel, you should definitely conduct exhaustive research on the needs and preferences of your current female clientele. Perhaps, like the London Hilton, you might prefer to test the waters by opening a female-only floor.

Sources:
– Vanzi, Sol Jose, « Suite Bliss for the Female Traveler, » Philippine News Online, November 17, 2003.
– Wall Street Journal Europe, « Make Way for the Female Business Traveler, » July 6, 2001.
– Andréani, Frédérique, « Hilton soigne ses clientes, » Le Point, No. 1593, March 28, 2003, p. 26.
– Hotel News Resources, « Study of Women Business Travelers Reveals Their Opinions and Attitudes toward Travel, » October 28, 2003.
– Gaboury, Louise, « Une chambre à soi, » La Presse, February 23, 2002.
– Preston Robert Tisch Centre For Hospitality, « Coming of Age: The Continuing Evolution of Female Business Travellers, » Tourism and Sports Management at New York University (NYU Tisch Center), March 2003.

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Marchés géographiques

Les touristes chinois seront-ils la manne tant espérée?

Voilà, c’est parti: depuis le 1er septembre 2004, les touristes chinois voyageant en groupe organisé ont officiellement débarqué en France, à la suite de l’obtention de leur nouveau statut SDA (statut de destination autorisée). Mais cette manne annoncée est-elle réaliste quand seulement 6,1% des Chinois possèdent une carte de crédit et que la plupart ne peuvent payer les prix pratiqués en Europe?

Ce 1er septembre, en France, ils ont été chaleureusement accueillis par une délégation ministérielle: cocktail de bienvenue, visite de la tour Eiffel, du musée du Louvre, dîner-croisière sur la Seine, soirée-spectacle au Moulin-Rouge… Bref, on met le paquet et on joue le jeu de la séduction à fond.

Une manne incroyable… selon l’OMT

Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), environ 100 millions de touristes chinois vont parcourir le monde en 2020. Cela représente un potentiel considérable pour l’industrie touristique. (Lire aussi: Quand la Chine s’éveille).

On annonce rien de moins qu’une véritable «ruée vers l’or» pour le marché européen: les touristes internationaux devraient générer des revenus directs et indirects énormes (entreprises de transports, hébergement, restauration, mais également pour les magasins et centres commerciaux).

Un paradis hors de prix pour la plupart

Mais certains analystes semblent vouloir mettre un bémol à cette belle euphorie.

En effet, malgré une amélioration notoire due à de nombreuses mesures de contrôle macro-économique engagées par le gouvernement central, le niveau de vie des Chinois est nettement inférieur à celui des Occidentaux. Cette différence fait que l’Europe demeure hors de portée pour la grande majorité d’entre eux.

Dans les prochaines années, ceux-ci préféreront certainement continuer à voyager dans des pays asiatiques limitrophes (Singapour, la Malaisie, la Thaïlande et aussi vers l’Inde et le Népal, mais en nombre plus restreint) plutôt que vers des pays à économie forte comme la France, l’Allemagne, etc.

Selon certaines données du Bureau des Statistiques d’État (BSE), au premier semestre de 2004, le revenu moyen par habitant en zone urbaine s’élevait à 4815 yuans par mois (soit 600 $US). Le revenu moyen des habitants en zone rurale était de 1345 yuans (soit 160 $US).

Depuis les dernières années, la restructuration économique a fait des progrès manifestes qui ont donné lieu à des succès remarquables sur le plan social et économique. Les secteurs des hautes et nouvelles technologies, comme l’informatique et la biotechnologie, sont en plein essor.

Le niveau de vie augmente, mais il n’en reste pas moins que la Chine doit encore faire face, entre autres, à:

  • un taux de pauvreté considérablement élevé;
  • une croissance trop lente du revenu dans les zones rurales;
  • la fraude, le gaspillage et la corruption.

Ces dernières années, les mauvaises conditions de consommation ont eu tendance à freiner les dépenses des ménages chinois, qui sont choqués par le désordre du marché, la contrefaçon persistante, etc.

Certains analystes du Fonds monétaire international (FMI) estiment que, malgré un taux de croissance étourdissant (9,1% en 2003), la Chine n’est pas à l’abri d’un atterrissage brutal de son économie si elle n’arrive pas à «domestiquer son fort potentiel de croissance tout en maintenant un équilibre macroéconomique et en s’assurant un développement économique sain et généralisé».

Seulement 6,1% des Chinois possèdent une carte de crédit

Une récente enquête menée dans sept grandes villes chinoises (dont Beijing, Shanghai et Guangzhou) a démontré que seulement 6,1% des habitants possèdent une carte de crédit (ce qui fait un peu plus de 77 millions d’habitants, quand même). Ce bas taux d’adoption s’explique en partie par le fait que les habitudes de consommation du peuple chinois consistent à «vivre en fonction de leurs moyens». Un autre facteur déterminant est la complexité de la procédure à suivre pour l’obtention d’une carte de crédit.

L’enquête, effectuée conjointement par Horizon Research et Invest In Vision, a été réalisée sur un échantillon de 2210 résidants permanents.

On y apprend également que:

  • seuls 7% des détenteurs de cartes de crédit chinois préfèrent vivre au-dessus de leurs moyens, en empruntant de l’argent à la banque;
  • 52,2% des personnes interrogées détiennent des cartes de débit, tandis que 5% possèdent des «quasi» cartes de crédit, c’est-à-dire des cartes dont la limite de crédit est relativement basse.

Les choses commencent à changer graduellement. À la mi-septembre, Ctrip.com International a lancé en Chine la première carte de crédit de voyage. Destinée principalement aux voyageurs d’affaires, cette carte pourra être utilisée pour la réservation d’hôtels ou de billets d’avion, en Chine comme à l’étranger. Ctrip est l’un des principaux grossistes chinois et il cible principalement les voyageurs d’affaires et d’agrément qui ne voyagent pas en groupe.

Au Canada, toujours pas d’accord

Depuis notre dernier article (mars 2004), le gouvernement de la Chine n’a toujours pas accordé le statut de destination autorisée (SDA) au Canada.

Néanmoins, à compter du 1er janvier 2005, la Commission canadienne du tourisme (CCT) cessera toute activité dans plusieurs régions de l’Asie dont Taïwan, Hong Kong et l’Asie du Sud-Est. La raison invoquée par la CCT: elle désire concentrer ses activités dans les marchés qui présentent le meilleur potentiel de rendement sur le capital investi. Toutefois, reconnaissant le potentiel du marché chinois, la CCT a récemment nommé un directeur général pour le marché de la Chine, M. Derek Galpin.

Voir aussi

Internet à l’encre de Chine

Sources:
– Ordas, Anne-Claire. «Les premiers « vrais » touristes chinois posent le pied en France», La Croix, 1er septembre 2004, p. 10.
– Xinhuanet. «Seulement 6,1% des Chinois possèdent des cartes de crédit», 26 août 2004.
– Cambreleng, Boris. «L’Europe trop chère pour la majorité des Chinois», TourMag, 1er septembre 2004.
– Hiault, Richard. «La Chine n’est pas à l’abri d’un atterrissage brutal de son économie», Les Échos, no 19231, 27 août 2004, p. 7.
– CCT. «La CCT cible les marchés gagnants», 3 août 2004.
– Ctrip.com. «Ctrip Introduces China’s First Dual-Currency Travel Credit Card», 15 septembre 2004 [http://english.ctrip.com/ctripnews/ctripnews.asp?news=20040915].

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Ailleurs dans le monde Marketing

Promotion touristique: quand différents pays s’unissent

Cinq régions limitrophes européennes (situées en Belgique, Allemagne, France et au Luxembourg) ont décidé de travailler de concert à un plan de promotion touristique conjoint. Au menu du jour: concertation, évaluation de l’offre touristique et outils marketing communs.

Formant un «espace de coopération» naturel, vu leurs frontières communes, les cinq régions en question se sont réunies sous le vocable de la Grande Région. Celle-ci est composée d’entités administratives et politiques très différentes:

  • le Luxembourg, qui est un État souverain
  • la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, qui sont deux Länder allemands
  • la Lorraine, une région de la France 
  • la Wallonie et la Communauté française de Belgique 
  • la Communauté germanophone de Belgique 

Au coeur de l’Europe, la Grande Région se présente comme une vaste zone de coopération transfrontalière intéressée au développement économique, culturel, touristique et social de ses 11 millions de citoyens.

Dans cet esprit, le Ministère de l’économie de Sarre et le Comité économique et social du Sommet de la Grande Région ont chargé l’Institut européen du tourisme (ETI, Université de Trêves en Allemagne) de réaliser une étude sur le tourisme pour l’espace de coopération  SarreLorLux-Rhénanie-Palatinat, région wallonne, Communautés française et germanophone de Belgique. L’abréviation SarreLorLux est couramment utilisée pour représenter la coopération entre la Sarre, la Lorraine et le Luxembourg.

Cette étude visait la mise en place d’un projet de commercialisation commun aux différentes régions, afin de donner aux acteurs touristiques des outils permettant un marketing coordonné et adapté aux différentes clientèles.

Pour ce faire, on a mené une enquête auprès de 109 institutions et organisations, dont 11 en Belgique, 51 en Allemagne, 38 en France et 9 au Luxembourg (sous forme de questionnaires standardisés). Ensemble, ces organisations ont défini les thèmes touristiques communs les plus porteurs pour la Grande Région, pour ensuite identifier les produits phares à commercialiser conjointement.

La condition préalable essentielle au succès de cette commercialisation groupée est la constitution d’une identité. Il faut familiariser les acteurs touristiques et  les habitants avec les points communs de la région, afin de les convaincre des avantages d’une commercialisation commune, tout en encourageant un sentiment de cohésion au sein des équipes. En introduisant une notion d’interrégionalité, il faut donc créer de nouveaux processus d’échanges actifs.

Gestion coopérative et direction centralisatrice

Selon les auteurs de l’étude, il s’avère nécessaire de créer une organisation indépendante responsable de la coordination et de la mise en oeuvre du projet de commercialisation commune. Cette organisation devra être autonome, dotée d’un budget propre et de responsabilités clairement définies.

Sous la forme d’un partenariat public-privé (PPP), ce consortium central de gestion devra être composé de représentants de chacune des organisations touristiques régionales, ainsi que de quelques importants prestataires de services. En plus d’assurer des fonctions de contenu, il participera à des missions de médiation, afin de «surmonter les frontières».

Ensemble, les membres devront décider de l’endroit où sera situé le siège social de cette organisation, ainsi que tout ce qui a trait à son financement, ce qui nécessite une volonté politique.

Outils marketing proposés

Ainsi, après avoir mené une étude comparative des marchés touristiques des régions visées, des marchés mondiaux et des tendances dans les habitudes de voyage et de loisirs, et après avoir fait l’analyse du potentiel de l’offre touristique, des ateliers ont été mis sur pied afin de définir les outils marketing nécessaires à cette alliance.

Voici quelques suggestions issues du projet:

Internet – Le réseau Internet est un excellent médium de mise en marché. L’on peut y faire se côtoyer photos et banque de données sur les différentes offres et manifestations touristiques. Mis à jour très régulièrement, le contenu rédactionnel doit être attrayant et dynamique (multilingue si nécessaire). Il est important de mettre de l’avant, dès la page d’accueil du site Web, les sites et les thèmes particulièrement attrayants, ainsi que les manifestations et les offres. Il faudra choisir un nom de domaine court et facile à retenir. Sans oublier de faire des liens Internet vers d’autres sites connexes.

Le journal local – Le journal de quartier a l’avantage d’interpeller les familles de façon directe et sélective avec de l’information actuelle et ciblée.

Les campagnes médias – En regard des moyens financiers disponibles, une campagne médias peut être menée de front dans les quotidiens et à la radio. Ces deux médias ont cependant l’inconvénient de ne pouvoir diffuser qu’une quantité relativement limitée d’information.

Les prospectus – Un prospectus (dépliant ou brochure publicitaire) peut donner goût à la découverte, grâce à des images fortes, riches en émotions. Comme il encourage à vouloir plus d’information, il ne figurera pas en première place dans l’ordre chronologique des priorités.

Les relations publiques – Des relations publiques bien menées peuvent apporter beaucoup de crédibilité auprès de la population et être d’une efficacité importante, proportionnellement aux faibles coûts engagés. Toutefois, elles demandent du temps puisqu’elles doivent être sans cesse renouvelées afin de renforcer l’image de marque.

Avant d’opter pour quelque outil marketing que ce soit, il est impératif de se mettre d’accord sur:

  1. une désignation commune et unique pour tout l’espace de coopération;
  2. les délimitations de l’espace à promouvoir.

De plus, pour profiter de toutes les synergies possibles, les activités de marketing des régions partenaires et les efforts de commercialisation touristique dans l’espace de coopération doivent être associées les unes aux autres, et non concurrentes.

Enfin, toutes les prestations touristiques offertes dans le cadre de cette promotion conjointe devront être présentes sur un même portail Internet, donnant ainsi aux consommateurs un accès rapide et précis aux produits disponibles. Ils auront ainsi la possibilité de transformer rapidement intérêt en décision d’achat.

Évolution du projet

Plus d’un an après le dépôt de l’étude, les travaux avancent lentement mais sûrement. La taille de la région en question, les différentes structures administratives et la barrière linguistique (allemand, français et luxembourgeois sont les trois langues courrantes) constituent des entraves à un développement rapide de la région.

Ceci dit, tous les membres du Sommet de la Grande Région ont endossé les recommandations de l’étude. Dans chacune des régions, les administrations responsables du tourisme doivent vérifier la faisabilité des propositions. 

Voir aussi

Source:
– Europäisches Tourismus Institut GmbH. «Étude de tourisme pour l’espace SarreLorLux/Rhénanie-Palatinat, région wallonne, Communautés française et germanophone de Belgique – Propositions de produits en vue d’un concept de commercialisation commun final», ETI et der Universität Trier, mars 2003  [www.saarlorlux.saarland.de/medien/inhalt/ETI-Studie_frz_-_Hauptteil_Internet-Fassung.pdf]

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Une saison de ski… sans neige. Que faire?

Il existe, à proximité des stations de ski, des villages où presque toute la population vit, directement ou indirectement, du tourisme. Mais que faire quand l’hiver arrive et qu’il n’y a pas de neige? Tout le monde en pâtit: des locations de skis aux remontées mécaniques, en passant par l’hébergement et la restauration. Pour pallier au manque de neige, la folie des stations de ski «indoor» commence à gagner les grands centres urbains européens.

Noël au balcon, primevères en bouton

En raison du réchauffement climatique et des caprices de Dame Nature, les domaines skiables présentent des conditions d’enneigement de plus en plus variables. Pour sauver la saison hivernale, il faut alors avoir recours aux canons à neige. Mais comme ceux-ci ne fonctionnent pas au-dessus de 0oC, bien des régions ne pourront pas utiliser ce système.

Et que faire quand il pleut au lieu de neiger?

Des pistes de ski indoor

Alors, quand il n’y a plus ou pas de neige, pourquoi ne pas se tourner vers des pistes de ski intérieures?

Celles-ci présentent des conditions idéales:

  • elles sont ouvertes douze mois par an, hiver comme été, en journée ou en soirée;
  • elles présentent une température, un enneigement et un éclairage constants;
  • elles sont situées dans ou près des grands centres urbains;
  • elles sont généralement jumelées avec un complexe associant centre commercial et parc de loisirs.

Plus de doute, les nouveaux pôles commerciaux ont appris à se réinventer pour s’adapter aux récentes tendances de la «consommation plaisir».

Les ski-dômes, nouvelle passion des promoteurs de centres de loisirs

De la Lorraine à Dubaï, en passant par le Japon et la Grande-Bretagne, les pistes couvertes poussent comme des champignons. Les tarifs s’y déclinent à l’heure, à la journée ou sous forme d’abonnement saisonnier, avec ou sans location de matériel, avec ou sans cours. Des prix préférentiels sont proposés aux écoles et aux groupes.
En Lorraine, il sera désormais possible de skier aussi bien en été qu’en hiver dans le site thermal et touristique d’Amnéville. Une piste de ski indoor (longueur: 500 m, largeur: 40 m, surface de 17 000 m² et 360 m d’altitude) ouvrira ses portes à la fin de l’année. Deux pistes recouvertes de 80 cm de belle neige seront bordées de remonte-pente. Une piste sera spécialement réservée aux enfants, l’autre aux adultes, le tout pouvant accueillir 150 personnes à la fois.

Le complexe proposera également les services d’un restaurant avec vue sur les pistes, d’un magasin, d’un centre d’accueil et de location d’équipement, et d’une école de ski.

Le coût des travaux, estimé à 15 millions d’euros (couvert à plus de 9 millions par l’Union européenne et les conseils général et régional), représente une somme considérable pour la région. Mais celle-ci s’attend aussi à des retombées économiques d’envergure. Pour l’amortissement, les promoteurs comptent sur 120 000 entrées par an pour couvrir tous les frais.

En Belgique, un nouveau projet d’environ 300 millions d’euros devrait voir le jour dans la ville d’Antoing, située à 7 km de la frontière française. Il devrait accueillir, en 2008, le plus grand centre de sports de glisse en Europe.

En Espagne, en mai dernier, c’est la ville de Madrid qui créait l’événement en inaugurant un complexe commercial de 135 000 m² dont la principale attraction est une piste de ski couverte de 250 m de long.

En Grande-Bretagne, où les amateurs de glisse ont pris l’habitude d’aller skier en Europe continentale, le groupe de loisirs Xscape a inauguré, en octobre 2003, une deuxième piste de ski indoor d’une longueur de 150 m. Avec 1 500 tonnes de neige, c’est la plus grande piste du pays.

Le complexe situé à Castleford (Leeds) comprend également un mur d’escalade et des pistes de planche à roulettes. Situé au coeur d’un vaste environnement commercial, il jouxtera, dans les prochaines années, des bars, des cinémas multiplex, une salle de quilles et des commerces liés aux sports de glisse.

Le coût global de l’opération devrait s’élever à 80 millions d’euros. Le projet semble être très rentable, à la fois pour l’exploitant de la piste et pour les commerces installés autour.

Enfin, et non le moindre, les Émirats Arabes Unis (à Dubaï, plus précisément) travaillent à la construction d’une station de ski indoor au coût de 272 millions $US, un méga projet touristique qui porte le nom de Dubai Sunny Mountain Skidome.

Lancé en 1998, ce projet de station intérieure de sports d’hiver aux portes du désert devrait être opérationnel en 2006. Le dôme, composé d’une structure métallique, inclura entre autres une pente de ski orientable et des pistes de planche à neige, ce qui représentera plus de 6 000 tonnes de vraie neige. Ouvert toute l’année, il proposera également différentes expériences arctiques, allant du Pinguinarium aux aquariums d’hiver, en passant par des châteaux de neige, une patinoire, des aquariums quatre saisons, des jeux de lumière, un spa froid et chaud, etc.

Le projet sera réparti sur une surface de 1,4 million de pi², dans le DubaïLand.

Le complexe comprendra également un hôtel de luxe, dont la conception architecturale rappelle un iceberg, ainsi qu’un centre commercial, des restaurants et autres magasins de détail. Deux énormes colonnes de vraie glace marqueront l’entrée du dôme.

Un ski-dôme au Québec?

Et que dirait-on d’une telle installation, ici, au Québec?

Puisque l’on sait que sous -20 oC, 50% des skieurs rechignent à chausser leurs skis, ce type de complexe permettrait aux plus frileux de glisser sous des températures extrêmes, qu’il vente ou qu’il neige. Là, qu’importe la température extérieure, froide comme chaude, les amateurs de glisse pourraient s’en donner à coeur joie, 365 jours par an, de jour comme de nuit.

Sources:
– Vandermeir, Marc. «Amnéville glisse toute l’année: une énorme piste de ski couverte», Le Soir, 7 août 2004.
– About.com. «Snowdomes Open for Skiing or Snowboarding Year Round», 29 mai 2003.
– eHotelier.com. «Dubai’s first Ski Resort well under way», 16 août 2004.
– AFP World News. «Dubai to build 272-million-dollar ski dome», 15 décembre 2003.

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Ailleurs dans le monde Marchés géographiques Produits et activités

«Ski Chile»: le Chili vend ses stations de ski à coup de promotions intensives

La nature est majestueuse, la lumière exceptionnelle, les paysages saisissants… et la saison de ski s’étend de la mi-juin à la mi-septembre (hiver austral). On parle du Chili, bien sûr. L’industrie du tourisme y est en forte croissance, poussée par des campagnes promotionnelles intensives et des incitatifs financiers.

Le Chili offre aux visiteurs l’occasion de découvrir des paysages extrêmement différents, comme:

  • les pistes de ski de Punta Arenas, face au cap Horn;
  • les forêts du Sud;
  • les plaines désertiques du Nord;
  • les plages de Vina del Mar, à deux heures de la capitale, Santiago;
  • les geysers de l’Atacama;
  • les fjords de Patagonie;
  • les statues de l’île de Pâques.

Cette diversité a attiré un nombre croissant de touristes au cours des dernières années, quoique la tendance ait été momentanément interrompue par la crise en Argentine en 2001-2002. En effet, l’effondrement de l’économie de ce pays a frappé durement l’industrie touristique chilienne.

En 2002, le nombre d’arrivées de touristes était en baisse, avec 1,38 M, soit une réduction de 17,1% par rapport à l’année 2001. Ce recul est principalement dû à une importante diminution du nombre de visiteurs argentins, mais il a été en partie compensé par un plus grand nombre de visiteurs venant d’autres pays, comme:

  • le Pérou (+ 12,6%);
  • le Brésil (+ 9,7%);
  • la Bolivie (+ 9,1%);
  • et le Mexique (+ 9,1%).

Depuis, le Chili cherche à séduire en grand nombre les touristes venant d’Europe, des États-Unis et d’Asie.

Pour les quatre premiers mois de l’année 2004, le Service national du tourisme (SERNATUR) a constaté une augmentation de 20% par rapport à la même période en 2003. La majeure partie de ces visiteurs provient d’autres pays latino-américains. Mais les visiteurs européens ont représenté 20% des touristes en avril 2004, chiffre qui pourrait continuer d’augmenter, selon le SERNATUR, qui s’attend encore à une hausse de 15% du nombre de touristes en 2004.

Incitatifs financiers et campagne promotionnelle intensive

Le Chili est rapidement devenu une destination très attrayante pour les touristes. Ceux-ci répondent d’ailleurs positivement à une campagne de promotion intensive, visant deux grands groupes de visiteurs:

  1. les Chiliens eux-mêmes, dont le but est de les garder dans leur pays tout en favorisant les communications (stimulation des transports terrestres: routes et chemins de fer);
  2. les touristes internationaux: les Européens, les Américains (friands de parcs nationaux) et, surtout, les Asiatiques.

Cette campagne marketing, intitulée Ski Chile représente un investissement de 500 000 $US; elle a été menée de front sur cinq marchés : l’Argentine, le Brésil, la Colombie, les États-Unis et le Mexique.

Les fonds ont été distribués de la manière suivante:

  • 8% en Colombie;
  • 13% en Argentine;
  • 14% aux États-Unis;
  • 19% au Mexique;
  • et 46% au Brésil.

Les pays choisis représentent des marchés intéressants en raison du grand nombre d’adeptes de sports d’hiver qu’on y retrouve. Qui plus est, ces touristes potentiels affichent un niveau moyen de dépenses quotidiennes élevé: par exemple, selon le SERNATUR, les touristes américains dépensent en moyenne 75 $US par jour contre 64 $US pour les touristes brésiliens.

Développée conjointement par SERNATUR, la Corporation de promotion touristique et les centres de ski, la campagne Ski Chile souligne les avantages du pays en ce qui a trait à la pratique du ski. La campagne inclut plusieurs offres promotionnelles attrayantes destinées à différentes clientèles: pour la famille, accès gratuit ou demi-prix pour les enfants; semaines thématiques pour les célibataires (semaines gastronomiques et dégustation de vins), ou encore des forfaits touristiques incluant un séjour dans d’autres centres hivernaux.

Les actions promotionnelles incluaient des relations de presse, des campagnes publicitaires (350 000 $US pour des campagnes médias et des brochures bilingues), des présentations spéciales lors de foires et des cadeaux sous forme de prix (billets permettant à des opérateurs de venir visiter le pays tout en participant à des séminaires).

Cette campagne a donné lieu à un accroissement de 18% des visiteurs étrangers durant la saison de neige 2003, soit 8% de plus que les pronostics avancés lors du lancement de la campagne.

Au niveau des stations de ski, des programmes d’investissements substantiels ont également permis le développement de stations de sports d’hiver aux alentours de Santiago (Portillo, Valle Nevado, Farellones, La Parva et El Colorado).

Autre domaine en progression: les voyages d’affaires

Grâce au Chili Convention Bureau (CCB), le pays tente de se faire connaître comme destination d’événements internationaux. En 2005, le Chili recevra plus de 40 000 délégués étrangers. Il faut dire que, durant les deux dernières années, le CCB a intensifié sa promotion du Chili comme destination de tourisme d’affaires, en se positionnant de manière active comme siège international de congrès.

Dans ce créneau, l’année 2003 a vu une augmentation de 27% dans l’organisation d’événements internationaux. Avec le SERNATUR comme partenaire principal et plus de 500 entreprises touristiques représentées directement ou au travers des différentes chambres, associations et corporations, le CCB cherche à placer le pays comme La principale destination latino-américaine pour le tourisme d’affaires.

Voir aussi

Amérique latine: topo sur une industrie en devenir
SERNATUR

Sources:
– EIU ViewsWire. «Chile: Tourism», décembre 2003.
– MercoPress. «Chilean tourism turnover reaches a billion US dollars», 22 décembre 2003.
– SERNATUR. «Chile se convierte en destino internacional de congresos», 29 octobre 2003.
– SERNATUR. «Exitosa campana turistica: en un 18% aumento ingreso de turistas de nieve al pais», 23 septembre 2003.
– SERNATUR. «Marca « Ski Chile » se posiciona en mercados internacionales», 4 juin 2003.

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Enjeux Produits et activités

Vancouver 2010: 2 milliards $ pour 17 jours, est-ce trop cher?

Après Montréal et Calgary, c’est au tour de Vancouver d’organiser les Jeux olympiques en 2010. Mais à quel prix? La facture des Jeux risque d’être salée: on parle déjà de 2 milliards $ (1,3 milliard $ en opérations et 600 millions $ en sites de compétition). Trop cher pour 17 jours d’activités? Les avis sont partagés.

Les XXIes Jeux olympiques d’hiver auront lieu du 12 au 28 février 2010 dans la région de Vancouver-Whistler. Les organisateurs estiment que ces JO attireront 6000 athlètes et représentants officiels, 10 000 représentants des médias et 35 000 visiteurs, qui séjourneront plus de 24 heures à Vancouver et Whistler. Les Jeux paralympiques auront lieu, eux, du 12 au 21 mars 2010 dans la région de Whistler.

C’est la troisième fois dans l’histoire des Jeux que le Canada a la chance de relever le défi. Seulement cinq autres pays (États-Unis, France, Japon, Allemagne, Italie) ont présenté les Jeux à trois reprises ou plus.

Projection des retombées de 2010

Une récente étude publiée par l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) et l’Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS) estime que les Jeux olympiques d’hiver et les Jeux paralympiques de 2010 coûteront 1,3 milliard $. Le financement accordé par le gouvernement n’est pas destiné au budget de fonctionnement; 86 millions du budget d’immobilisations (financé par les gouvernements provincial et fédéral) seront dépensés en améliorations et en constructions des installations municipales.

Selon cette étude, 50% des recettes proviendront de la radio et télédiffusion, 40% des commandites de sociétés, 8% de la vente des billets et 2% des permis. Les auteurs prévoient que les recettes de la télédiffusion seront de l’ordre de 670 millions $.

Un bon coup de pouce à l’économie

Mais d’ores et déjà, les organisateurs prévoient des retombées financières colossales.

Selon le British Columbia Ministry of Competition, Science and Enterprise, l’obtention des Jeux d’hiver de 2010, combinée à un agrandissement du centre des congrès de Vancouver, pourrait: générer jusqu’à

  • générer jusqu’à 10 milliards $ en activité économique directe;
  • créer environ 228 000 emplois directs et indirects dans l’ensemble de la province;
  • engendrer des recettes fiscales supplémentaires de l’ordre de
    2,5 milliards $ ainsi que d’autres bénéfices importants, tels qu’un héritage durable sur le plan des installations sportives et communautaires.

Et ceci, sans compter les investissements dans plusieurs domaines, comme:

1. Le tourisme: l’organisation des Jeux constitue un excellent moyen de faire connaître Vancouver, Whistler, la Colombie-Britannique et le Canada au monde entier.

Dans les différents scénarios envisagés, le succès des Jeux dépend de l’efficacité des campagnes de promotion touristique associées à l’événement, efficacité qui passe par la conception d’un programme de commercialisation ciblé. À cet effet, la première étape consiste à développer un plan de vente qui vise à profiter de chaque occasion pour attirer l’attention internationale. La deuxième étape verra à définir et à fixer les ressources appropriées pour appuyer ce plan.

Un comité spécial – Tourism 2010, composé de Tourism Vancouver, Tourism Whistler, Tourism Victoria, Tourism Richmond, Tourism British Columbia et la Commission canadienne du tourisme (CCT) – a été formé pour développer un plan stratégique à long terme.

2. Le transport: la ville compte élaborer un plan de transport combiné afin de répondre tant aux besoins des athlètes qu’à ceux des médias, des bénévoles et des spectateurs. Cette action se fera en collaboration avec de nombreux groupes, notamment le ministère des Transports, TransLink, BC Transit, BC Rail et l’administration de l’aéroport international de Vancouver. Le plan de transport combiné intégrera les plans de transport régionaux existants ainsi que de nouveaux plans.

Les travaux d’aménagement et de construction sont déjà entamés et s’étaleront sur les six prochaines années. Ainsi, la route reliant les deux centres olympiques sera améliorée au coût de 600 millions $ afin de réduire la durée du parcours et d’augmenter la sécurité des automobilistes.

3. L’hébergement: les organisateurs de Vancouver 2010 proposent la construction, près des sites olympiques, de deux villages des athlètes dotés de tous les services. Après les Jeux, ces installations seront léguées aux villes de Vancouver et Whistler pour être transformées en complexes de logements.

Le passé est-il toujours garant de l’avenir?

Cet été, le comité organisateur des Jeux de 2010 a envoyé une délégation à Athènes pour étudier certains aspects de gestion, de sécurité et de problèmes liés aux transports (au coût de 380 000 $). Ceci afin de ne pas répéter certaines mauvaises expériences où des villes se sont vues aux prises avec un déficit notoire après l’organisation des Jeux.

Au Canada, le tourisme sportif est un marché évalué à 1,3 milliard $ par an (4% des dépenses reliées au tourisme). Environ 200 000 événements sportifs se déroulent au pays chaque année.

Voir aussi

Vancouver 2010

Voir aussi

Comment mesurer les impacts économiques des événements sportifs sur les communautés hôtesses?
Quels impacts ont les grands événements sportifs sur le tourisme?

Sources:

– Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) et Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS). «Jeux olympiques de 2010: Appel à l’action pour l’industrie touristique du Canada», juillet 2004.
– BCTIO. «The Economic Impact of the Winter Olympic Games: Initial Estimates», janvier 2003.
– InterVistas Inc. «The Economic Impact of the 2010 Winter Olympic and Paralympic Games: An Update», octobre 2002.

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Marketing Technologies

Votre site Internet est-il connu?

Vous venez d’investir dans la réalisation d’un beau site Web, vos amis et clients en connaissent l’adresse et les modalités. Il ne vous reste plus qu’à en informer la terre entière! Ainsi, vous pourrez vous faire connaître, faire découvrir votre produit/service et fidéliser votre clientèle.

Mais avant de partir sur le sentier de la guerre, il est fortement conseillé de définir les points suivants:

  1. votre contexte commercial: quelle est la situation du marché, quelles sont vos performances et celles de vos principaux concurrents, si vous en avez (d’où l’importance de la veille stratégique);
  2. vos clientèles cibles: les enfants, les personnes âgées, les femmes, etc.;
  3. les outils marketing privilégiés: achat de bandeaux publicitaires, parrainage, échanges de liens et d’hyperliens, etc.;
  4. et enfin, l’enveloppe budgétaire: quel montant pensez-vous allouer à ce projet?

Il existe de nombreuses façons de faire la promotion de vos services en ligne, dont voici quelques exemples non exhaustifs.

La technique du bouche à oreille

Le «marketing viral» est un concept récent du marketing Internet (1997). Également appelé «marketing de bouche à oreille» ou «d’autopropagation», le marketing viral décrit la façon dont les entreprises Web prennent de l’expansion sur simple recommandation des clients. Le but du jeu consiste à ce qu’un client parle d’un service à des parents, des proches, des amis ou des connaissances, et le recommande explicitement ou implicitement. Ces derniers en font l’essai et en parlent à d’autres, de sorte que l’information se propage suivant une courbe exponentielle… une sorte de boule de neige virtuelle.

Pas besoin d’investir des sommes folles, le marketing viral consiste plutôt à attirer l’attention du consommateur et à en faire un agent de vente, sans qu’il en coûte quoi que ce soit, ou presque. Un peu lent néanmoins!

Avec une petite récompense?

La personne qui recommande le site sera éventuellement récompensée lors d’un tirage au sort ou en fonction du nombre de visiteurs amenés par ses suggestions. La récompense peut prendre la forme de bons de réduction, de bons d’achat ou de points de fidélité, voire même d’argent.

Le mode le plus poussé de la recommandation est la mise en place d’un système pyramidal, où la personne qui parraine sera intéressée à plusieurs niveaux de recrutement et en fonction des actions entreprises (ex.: abonnement, jeux) par les visiteurs dont elle a encouragé la visite.

Mais attention, cette dernière pratique est plutôt contestée, donc risquée, car elle peut provoquer des pratiques non contrôlées et excessives de la part des «chasseurs de primes» qui vont, par exemple, recourir à l’envoi massif de courriers électroniques non désirés (pourriels ou spam). Pour contrer tout débordement, les créateurs d’un tel programme auraient intérêt à mettre en place des systèmes de limitation du nombre de recommandations possibles.

Des cartes postales virtuelles

Certains sites proposent à leurs visiteurs d’envoyer des messages à leurs proches ou connaissances sous forme de cartes postales virtuelles (cartes à visualiser sur le site même de l’entreprise) ou de messages originaux préformatés. Il ne s’agit pas réellement d’un phénomène de bouche à oreille, car ce type de message n’est pas une recommandation portant sur le contenu du site; mais le message peut générer un trafic supplémentaire s’il est original.

Les bannières publicitaires

Les bannières (ou bandeaux) publicitaires sont souvent utilisés pour générer du trafic sur le site. Ils sont plus ou moins interactifs, plus ou moins explicites. Le but recherché est d’amener les internautes à cliquer sur la bannière, ce qui les fait atterrir directement sur votre site. Il en existe différentes sortes, classées selon la technologie de conception (DHTML, gif, Flash, sonore, vidéo, etc.) et selon leur forme (ex.: classique, en bouton, en «gratte-ciel»).

Les échanges de liens et d’hyperliens

Les échanges de liens hypertextes, payants ou gratuits, tout dépendamment des accords que vous passerez avec le site partenaire, génèrent aussi du trafic vers votre site. Cela dépend principalement de l’activité de votre partenaire. Ces échanges sont plus spécialement orientés vers le commerce interentreprises.

Utiliser des événements Internet à des fins promotionnelles

Il est possible d’offrir en ligne des activités promotionnelles complémentaires et même d’en remplacer certaines, plus traditionnelles. Compte tenu des coûts reliés à ces activités, certaines entreprises créent ces événements ou y participent par Internet. Plusieurs sites offrent maintenant des services aux entreprises désireuses d’effectuer des diffusions par Internet. Mais attention à la vitesse nécessaire: sans large bande, l’effet peut être désastreux.

Plusieurs événements promotionnels peuvent s’y prêter, notamment: des foires commerciales en ligne; des séminaires ou présentations en ligne; des diffusions en ligne (ex.: conférences de presse); des rencontres en ligne (ex.: assemblées annuelles).

Ces événements, comparativement aux événements traditionnels, ont l’avantage d’être moins coûteux et permettent aussi de réduire l’ampleur de la logistique (avions, hôtels, etc.).

Sources:
– Henricks, Mark. «Don’t Become a « Dot Who? »», ZDNet E-Commerce, 20 décembre 2000.
– Sumantra, Roy. «Increasing Hits by Improving the Link Popularity of Your Site», SitePoint.com, 12/1/2000.

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Enjeux Transport

Le transport en commun vieillit mal

Aux États-Unis, le profil de la pyramide des âges connaîtra de profonds changements dans les 25 prochaines années. Le bureau du recensement (US Census Bureau) prévoit que le nombre d’Américains ayant 65 ans et plus va faire un bond spectaculaire, de 35 millions aujourd’hui à plus de 62 millions d’ici 2025, soit une augmentation de près de 80%! Un bouleversement qui affectera, sans conteste, de nombreuses industries et particulièrement celle des transports.

Plus la population vieillit, plus elle perd en mobilité, et dans 20 ans, les agences et sociétés de transport devront repenser leur offre de services pour attirer une clientèle très différente de celle qu’elle dessert actuellement. Malheureusement, les États-Unis ne sont pas prêts à affronter cette évolution, particulièrement dans les communautés rurales et les petites villes.

Et une récente étude réalisée par Linda Bailey, intitulée Aging Americans: Stranded Without Options, dresse non seulement le portrait du problème, mais propose également certaines solutions.

Portrait d’une population vieillissante

Dans cette étude, on apprend que 21% des Américains âgés de 65 ans et plus ne conduisent pas. Les raisons invoquées sont simples:

  • ils ont une mauvaise santé (problème de vue, déficiences physiques ou mentales);
  • ils ne s’en sentent plus capables et ont décidé de leur plein gré de ne plus conduire;
  • ils n’ont pas de voiture (ou pas d’accès à une voiture);
  • par choix personnel.

Plus de 50% des personnes âgées de 65 ans et plus qui ne conduisent pas (soit 3,6 millions d’Américains) restent tout bonnement chez elles. Lorsqu’elles se décident à sortir (que ce soit pour aller chez le médecin, au restaurant ou pour des activités sociales ou religieuses), elles empruntent les transports en commun ou demandent à des voisins ou à des amis de les conduire. Mais là encore, la moitié des personnes interrogées lors de cette étude ont avoué se sentir gênées de demander de l’aide et considèrent ce «sentiment de dépendance» comme un problème.

Pour les moins valides et les handicapés, les transports adaptés constituent la seule et unique porte de sortie. Et bien souvent, dans leur région, les transports en commun sont soit non disponibles, soit mal adaptés à leurs besoins.

Penser de nouvelles façons de faire

Les agences de transport et les gouvernements doivent donc, d’ores et déjà, envisager de nouvelles façons de faire:

  • en modernisant les infrastructures routières et ferroviaires;
  • en diversifiant l’offre de services (autobus, autocars, taxis, trains, etc.);
  • en renforçant les investissements dans le secteur des transports publics (ceux-ci constituent un facteur économique important);
  • en soutenant des projets et des équipements visant la sécurité des piétons et des cyclistes (voies cyclables protégées, etc.);
  • en augmentant la flexibilité des transports (quant aux horaires, aux itinéraires de voyages, etc.);
  • en explorant de nouvelles voies, comme des programmes de «conducteurs volontaires» et de covoiturage;
  • en appuyant la coordination entre les agences de services et les agences de transport, tant au niveau fédéral que local;
  • en faisant la promotion des services publics ou privés intégrés (véhicules subventionnés pour les organismes et les programmes);
  • en développant de nouvelles technologies concernant l’équipement et le fonctionnement des véhicules (autobus à plancher surbaissé ou à accès de plain-pied, etc.);
  • en instaurant des services spécialisés à la demande;
  • et enfin, en proposant des> programmes de sensibilisation, d’éducation et de formation.

Voir aussi

L’hôtellerie doit faire des efforts pour s’adapter et satisfaire la clientèle senior
Sources:
– Bailey, Linda. «Aging Americans: Stranded Without Options», Surface Transportation Policy Project, avril 2004.
– Stowell Ritter, Anita, A. Straight et Ed Evans. «Understanding Senior Transportation: A Report and Analysis of a Survey of Consumers Age 50+», AARP, avril 2002 [http://research.aarp.org/il/2002_04_transport_1.html]
– US Census Bureau. «American Housing Survey», 2001.