Catégories
Ailleurs dans le monde Transport

Des tickets de transport vendus entre les légumes et les Big Mac!

Alors qu’en Norvège, en octobre 2004, il était possible d’acheter des billets d’avion dans les kiosques à journaux, voilà que l’Allemagne facilite, elle aussi, l’achat de tickets de transport. Depuis les derniers mois, il est possible aux Allemands de se procurer des billets d’avion dans les hypermarchés à rabais et des tickets de train chez McDo!

À l’été 2005, la compagnie aérienne allemande Berlin Air – spécialisée dans les destinations de vacances favorites des Allemands, comme Majorque ou les Canaries – a décidé d’écouler ses billets de transport par l’intermédiaire des 2070 hypermarchés de la chaîne à bas prix Penny Markt.

L’opération, visant à redynamiser l’économie qui fait face à la déprime, donne également l’occasion au transporteur de liquider, hors saison et à bas coût, des sièges qui normalement resteraient vides.

Du côté du supermarché, on considère cette nouvelle offre comme très prometteuse. Au cours de l’année dernière, déjà plus de 170 000 voyages forfaitaires y ont été réservés et 80 000 billets vendus. À preuve, le distributeur Penny Markt avoue avoir écoulé, le 29 septembre dernier et en vingt minutes seulement, environ 10 000 places aller-retour pour New York (sur LTU, 189 euros le billet, utilisables de janvier à fin avril 2006).

Pendant ce temps-là, la compagnie DBA (troisième transporteur en Allemagne) écoulait quelque 500 000 allers simples vers Rome ou Nice en vol à rabais (50 euros pièce) dans des supermarchés de la chaîne Aldi.

Pour de nombreuses raisons (coût élevé du pétrole, marasme économique, augmentation de l’offre de transport en Europe, concurrence, etc.), les compagnies de transport européennes se voient de plus en plus contraintes et forcées à faire preuve d’inventivité.

Chez Lufthansa, on considère le commerce de détail comme un «circuit de distribution intéressant»; toutefois, aucune action n’a encore été entreprise en ce sens.

Par contre, chez EasyJet, avionneur bon marché britannique, on ne croit pas beaucoup en ce nouveau mode de distribution. En revanche, ce dernier reconnaît qu’un tel système peut être rentable en Europe de l’Est, où l’utilisation d’Internet est nettement moins sentie.

Une petite frite et un coupon de train, s’il vous plaît

Après avoir vendu et avec grand succès, l’an dernier, ses billets de transport par le biais des chaînes de supermarchés Lidl, la compagnie ferroviaire Deutche Bahn a décidé de récidiver. En effet, depuis le début du mois, les Allemands peuvent maintenant acheter des tickets de train à rabais dans les comptoirs de restauration rapide McDonald’s.

Tandis qu’ils commandent leur Big Mac, les clients peuvent acheter (pour 99 euros, soit 136 $CA) un coupon pour quatre allers simples en deuxième classe, sur n’importe quel trajet en Allemagne.

Un million de billets à utiliser avant le 1er juin seront mis en vente. La Deutsche Bahn limite cependant les achats à cinq coupons par personne.

Plus d’un tour dans sa manche

En Allemagne, les distributeurs rivalisent d’ingéniosité pour vendre leurs billets de transport.

Aussi, en septembre 2005, la chaîne de supermarchés Karstadt décidait-elle d’une promotion en partenariat avec un organisme de promotion du tourisme de New York. Dans le cadre de celle-ci, Karstadt a «vendu» 20 000 blousons (au prix unique de 200 euros, soit 273 $CA), qui venaient avec un billet d’avion aller-retour gratuit pour New York!

Seule obligation, les billets ne sont valides que jusqu’à la fin juin 2006, selon des dates de voyage fixes proposées et avec un délai de réservation minimal de trente jours.

Cette méthode de mise en marché semble fortement plaire aux consommateurs, puisque, dès le premier jour de la promotion, quelque 4000 blousons ont trouvé acquéreur. L’histoire ne dit néanmoins pas combien d’entre eux se prévaudront de leur droit de voyage.

À quand un billet d’avion Montréal-Boston en prime avec l’achat d’une poutine?

Le sujet vous intéresse, lisez aussi : Norvège – Des billets d’avion vendus dans les kiosques à journaux!

Sources:

– Billigflieger News [www.billig-flieger-vergleich.de]. «Tickets im Supermarkt – Andere ziehen nach», 6 juillet 2005 (en allemand).
– Billigflieger News. «AirBerlin mit Penny Markt Aktion zufrienden – 80.000 Gutscheine verkauft», 5 juin 2005 (en allemand).
– Billigflieger News. «Besuch beim Penny, um ein Billigfliegerticket von Airberlin zu ergattern», 30 juin 2005 (en allemand).
– Libération. «Une grande frite, un Big Mac et un aller-retour Berlin!», 2 mars 2006.
– de Tricornot, Adrien. «Dans les magasins allemands, un billet d’avion offert contre un produit acheté», Le Monde, 4 octobre 2005.
– TravelMole. «Thomas Cook AG in Major Shake-up After Return to Profit», 6 mars 2006.

Catégories
Produits et activités

Redonner le canal aux riverains et aux touristes: les cas de Lachine et de Willebroeck

À Lachine (arrondissement montréalais) comme à Bruxelles (capitale de la Belgique), une voie navigable a fait jadis les beaux jours du commerce. Abandonnées, inexploitées, délabrées et polluées, toutes deux tentent un imposant programme de revitalisation et de réaménagement. Voyez comment certains décideurs ont entrepris de jouer la carte récréotouristique, dans des projets de développement durable, à vocation tant sociale que résidentielle.

Le 1er mars dernier, lors de la conférence FORUM URBA 2015, tenue à l’UQAM, le Réseau de veille en Tourisme assistait à une présentation sur la «revitalisation du canal de Lachine et ses effets d’entraînement sur Montréal et la région métropolitaine».

Ouvert en 1825, le canal de Lachine, long de 14 km et parsemé d’écluses, traverse quatre arrondissements montréalais (Verdun, Sud-Ouest, Lachine et LaSalle) sur une dénivellation de 14 mètres.

Le canal connut une intense activité jusqu’en 1959 et fut le berceau de nombreuses industries qui, après cette date, fermèrent leurs portes les unes après les autres, transformant le canal en une zone délabrée et plutôt insalubre.

Ce n’est que dans les années 1970 que certains élus municipaux y ont vu le potentiel récréotouristique non négligeable et qu’ils ont décidé d’entreprendre sa revitalisation. Et il fallut attendre deux décennies, soit jusqu’en 1996, pour que le lancement du projet intermunicipal de développement nautique, connu sous le vo­cable du «Grand Montréal Bleu», voie le jour.

Depuis 2002, après un travail colossal de réaménagement des berges et des quais, d’assainissement des eaux, de réfection des écluses, etc., le canal est rouvert à la navigation. De nombreux randonneurs, cyclistes et amateurs de patins à roulettes parcourent désormais la piste cyclable qui longe ses berges.

Les Croisières canal de Lachine proposent, au départ du quai du marché Atwater et sur un parcours de près de 2 heures, une visite nautique guidée à la découverte des berges, des écluses, des bâtiments et des industries d’hier et d’aujourd’hui.

En 2005, le canal de Lachine fêtait son 180e anniversaire. À cette occasion, diverses manifestations culturelles s’y sont déroulées.

Grande similitude avec le canal de Willebroek

Cette conférence a attiré notre attention sur une réalisation fort semblable: celle du canal de Willebroeck, en Belgique. À bien des égards, le canal de Willebroek ressemble à celui de Lachine. C’est une voie navigable qui relie la capitale au port d’Anvers. Construit dans les années 1550 et en opération jusqu’en 1907, il servait à faciliter le commerce par voie terrestre, ce qui contribua largement à l’essor économique de la région.

Long de 28 kilomètres, ce canal est doté de quatre écluses avec une dénivellation identique à celle du canal de Lachine. Il débouche, outre dans le port de Bruxelles, sur de nombreux bassins destinés au déchargement de marchandises.

Cette voie navigable était bordée d’industries qui utilisaient l’eau comme matière première ou force motrice, comme des blanchisseries, des brasseries, des filatures de coton, des moulins à eau, etc.

Après avoir connu des hauts et des bas, la pollution industrielle, après avoir été recouvert à certains endroits pour faire place à de grands boulevards, la Ville de Bruxelles a décidé, dans un grand vent de revitalisation écologique, de faire revivre ses plans d’eaux. C’est ainsi qu’est né le projet du «maillage bleu».

Pour redonner vie aux berges et s’appuyant sur les Plans particuliers d’affectation du sol (PPAS), le conseil communal de Bruxelles-Ville a travaillé au développement et à l’aménagement de certaines zones portuaires. À de nombreux endroits, la ville a tenté, dès lors, de se réapproprier des terrains en friche pour l’aménagement d’ensembles mixtes: bureaux, logements résidentiels et sociaux, restaurants, espaces verts, etc., le tout relié par le réseau de transports en commun.

Si bien qu’aujourd’hui, en plein centre-ville, le canal dégage une atmosphère touristique spectaculaire. Ce nouvel attrait a séduit des commerces branchés qui s’y sont implantés rapidement (designers de mode, antiquaires, etc.). Et l’on ne compte plus les nombreuses activités, comme des ballades en bateau, la découverte de galeries d’art, l’éclosion de petits marchés typiques (marchés aux fleurs, aux poissons, aux puces, bouquinistes, etc.), qui ont fleuri le long de l’eau.

La Fonderie (Centre d’histoire économique et sociale de la Région bruxelloise) y organise des parcours touristiques, à pied ou en bateau, permettant la découverte des écluses, des ponts levants, de différents quais (dont certains sont toujours en activité), ainsi que du patrimoine architectural et industriel encore présent de nos jours. Y sont aussi proposées des croisières spécialisées, dont une pour les enfants de 6 à 12 ans, intitulée Les moussaillons lèvent l’ancre, qui raconte l’histoire du port et du canal en dessins et en photos.

Aussi, plusieurs appontements sur le canal permettent la pratique de sports nautiques. Le canal est également le lieu de régates en kayak.

Côté architectural, la rénovation de certains quartiers fort délabrés bordant les berges est encore à venir, mais, d’ores et déjà, la réfection des bâtiments va bon train, certains immeubles servant de modèles. Les projets immobiliers y poussent comme des champignons, que ce soit pour faire place à des logements sociaux ou à des édifices de luxe.

Importance du développement riverain au Québec

Le développement riverain est un sujetde préoccupations au Québec. À preuve, le 21 février dernier à Valleyfield, le tourisme nautique était au centre d’un important forum organisé par la Régie intermunicipale du canal Soulanges. Plus de 200 représentants d’organismes associés au tourisme nautique s’y sont réunis pour discuter d’une quinzaine de projets de développement riverains qui représenteraient des investissements de centaines de millions de dollars pour le Québec, dont ceux touchant le vieux canal de Beauharnois, le canal Soulanges, mais aussi le canal Galop de Cornwall, le Réseau bleu de Montréal, le développement Lakes to Locks Passage de l’État de New York, la Société du Havre, le port de plaisance de Lachine, le Vieux-Port de Montréal, le Yacht Club de Montréal et le projet portuaire de Sorel-Tracy.

Le tourisme nautique à Montréal

Le tourisme nautique, à Montréal comme partout ailleurs, s’insère globalement au sein de l’industrie récréotouristique. En effet, bien que les plaisanciers se déplacent selon un mode de transport spécifique, ils n’en demeurent pas moins intéressés par les attraits géographiques, historiques, culturels, gastronomiques, offerts tout au long des régions parcourues.

Cependant, quand on étudie la capacité de l’offre et de la demande en matière de clientèle nautique que l’on pourrait potentiellement attirer, il ne faut pas faire l’erreur, commise trop régulièrement, d’inclure une clientèle potentielle trop large.

En effet, en conférence, Paul-Émile Cadorette (Parcs Canada) affirmait que, selon certaines études et contre toutes attentes, la majorité des touristes nautiques de plaisance n’ont guère tendance à s’éloigner de leur marina de plus de 5 kilomètres! C’est un pensez-y bien!

Si le sujet vous intéresse, voir aussi:

Montréal, futur havre de plaisance pour les touristes, travailleurs et riverains
Tourisme nautique: la carte cachée des régions

Voir aussi

Le Port de Bruxelles
Le Canal de Lachine

Sources:

– Conférence FORUM URBA 2015. «La revitalisation du Canal Lachine et ses effets d’entraînement sur Montréal et la région métropolitaine», UQAM, 1er mars 2006.
– Lévesque, Solange. «La nouvelle vie du canal de Lachine», Le Devoir, 12 août 2005.
– Lhuillier, Vanessa. «Bruxelles l’industrielle se révèle au fil de l’eau», Le Soir, 20 août 2005.
– Pitre, Mario. «Le canal Soulanges, un élément-clé du développement riverain au Québec», Le Soleil de Valleyfield, 25 février 2006.
– Voogt, Fabrice. «Le Willebroeck poursuit sa mue», Le Soir, 23 novembre 2005.

Catégories
Ailleurs dans le monde Marketing

Promotions touristiques originales et insolites

À l’heure où l’on se questionne sur l’efficacité des brochures touristiques, certaines régions ou attractions réinventent la formule promotionnelle de manière originale et insolite, soit sous forme d’une bande dessinée, soit encore par le biais d’un jeu multimédia interactif.

Une brochure touristique sous forme de bande dessinée

En Belgique, la province de Liège vient d’éditer une brochure touristique bien spéciale. L’ouvrage, intitulé «Parcours illustré en Province de Liège», n’est autre qu’une bande dessinée qui met en vedette dix sites touristiques incontournables de la région.

Cette BD, publiée à 2000 exemplaires (24 pages cartonnées et en couleurs), a nécessité un investissement de départ d’environ 17 000 euros (23 300 CAD). Les trois quarts de la production ont été mis en vente, au prix de 10 euros, lors du Festival de la bande dessinée de la ville de Seraing, qui a eu lieu le 11 février dernier. Le quart restant a été remis au bailleur de fonds, la province de Liège, pour distribution.

Ensuite, afin d’augmenter l’intérêt de l’opération, des ex-libris de chaque image ont été réalisés et répartis comme suit: 100 exemplaires numérotés et signés par l’artiste et 100 exemplaires sous forme de portfolio de luxe, également numérotés et signés.

Selon Christian Mathoul, organisateur du Festival de la BD de Seraing et acteur clé du domaine de la bande dessinée, cette idée pourrait fort bien s’étendre à d’autres régions ou pays, de même qu’à d’autres thématiques. Il confirme d’ailleurs que son équipe prépare actuellement, avec la province de Liège, un prochain album qui fera la promotion soit des groupes folkloriques, soit de la gastronomie provinciale.

Rien de plus normal, direz-vous, que de vendre la région par ce qui la caractérise le plus. La Belgique n’est-elle pas le berceau de la BD?

Mais quelle idée originale de souder les attraits touristiques à un secteur industriel représentatif du lieu géographique. Cet ouvrage fait donc d’une pierre deux coups et promeut dès lors deux spécificités régionales: le tourisme et la bande dessinée.

Une idée à creuser pour le Québec?

Si la bande dessinée colle à la Belgique, comme les moules aux frites, Montréal peut se targuer d’être l’une des capitales mondiales du jeu électronique. Le dynamisme de l’industrie des logiciels d’animation et d’effets spéciaux cinématographiques y est reconnu internationalement.

Ce créneau technologique a d’ores et déjà donné lieu à quelques belles réalisations originales en matière de promotion du tourisme. Citons en exemple:

  • Des fantômes au musée, jeu informatique conçu en premier lieu pour des élèves du 3e cycle du primaire. Réalisée grâce à la technologie Flash, cette histoire, dont l’utilisateur est le héros, promène le joueur dans un musée hanté où des fantômes ont vidé les expositions de leurs artefacts. Le directeur du musée, découragé, fait alors appel à des jeunes pour résoudre des énigmes qui permettront de retrouver les objets dérobés.
  • Outre son attrait ludique, ce jeu multimédia réalisé par le Musée de la Civilisation à Québec est également prétexte à une visite virtuelle hantée de trois lieux historiques du Québec, soit: le Vieux Presbytère de Batiscan, le Manoir Le Boutillier et la Maison des Chapais, partenaires du projet, ce qui a permis de mettre en valeur les objets de la collection nationale du Musée.


Des fantômes au musée

  • Le Rallye patrimonial de Lanaudière, rallye virtuel mettant en évidence 25 bâtiments d’intérêt patrimonial répartis dans les six MRC de la région. Cette chasse aux trésors invite à une véritable visite virtuelle de Lanaudière, tout en répondant à des questions d’étape.


Rallye patrimonial de Lanaudière

Comme quoi, avec un peu d’imagination et de créativité, chaque région peut développer et exploiter les potentialités de ses attraits touristiques, avec l’aide de partenaires locaux, industriels ou publics, représentatifs de la région.

Sources:

– Wauters, Laurence. «Une BD pour vanter dix sites touristiques», Le Soir, 13 février 2006.

Catégories
Hébergement Technologies

Quand l’hôtel invente le concierge virtuel

Que ne ferait-on pas pour que le client se sente chez lui? Le nouveau credo des hôteliers s’appelle le «concierge virtuel». Alliant rapidité, fiabilité et simplicité, il a l’apparence du concierge traditionnel, porte le nom de concierge, offre les mêmes services… sans réellement exister!

Tout ce que vous avez toujours voulu demander!

Le «concierge virtuel» est au service du client. Il peut réserver soit une table dans le meilleur restaurant de la ville, soit un parcours de golf, des cours de tennis ou, encore, un traitement au spa.

Il peut préparer votre chambre tel que vous le souhaitez, pour l’heure de votre arrivée (oreillers supplémentaires, boissons au réfrigérateur, bouquet de fleurs, etc.). Il peut également surveiller pour vous la météo, histoire de planifier au mieux une excursion ou une sortie spéciale. Il peut confirmer les horaires de la navette touristique, vous informer des menus offerts au restaurant de l’hôtel, etc. Il peut même prendre en charge la réservation, l’enregistrement et le départ.

Par ailleurs, il mémorise et archive les demandes des clients, de manière à ce que ceux-ci reçoivent le même service espéré dans chacun des établissements affiliés, sans avoir à le redemander.

Autant de concierges que d’hôtels

Allant de la simple page Web qui offre des liens vers différents renseignements textuels (météo, cartes routières, outil de conversion de devises, etc.) à la plateforme interactive, il existe maintenant plusieurs types de concierges virtuels. Et ceux-ci ont bien l’air de vouloir faire leur nid, de Tenerife (îles Canaries) à Boston!

Au Caesar Park Panama, un hôtel de charme au coeur de Panama City, le Concierge Virtuel est à la disposition des clients pour tout renseignement. Il suffit simplement de remplir une fiche descriptive sur Internet et d’attendre la réponse. Son horaire de travail est cependant de 8 à 17 heures, du lundi au vendredi.

Les hôtels Marriott proposent, depuis janvier de cette année, le service personnalisé à outrance. Leur nouveau programme Spirit to Serve Our Guest propose, outre une gamme de services à la clientèle allant de la réservation à la sortie, un service de concierge virtuel.

Cette initiative est née d’un désir spécifique de la clientèle quant à la possibilité d’adresser certaines demandes avant leur arrivée à l’hôtel. Selon Rita Cuddihy, V.P. marketing de Marriott International, plus de 80% de leurs clients affirmaient être prêts à réserver leur prochain séjour chez Marriott, à condition de disposer de ce type de service.

Au lieu d’avoir à composer de nombreux numéros de téléphone pour accéder à des services différents, il suffit maintenant d’adresser ses demandes à un comptoir électronique unique, qui les distribue à l’interne.

Tout dernièrement, 14 hôtels de la chaîne Holiday Inn lançaient le eHost, un projet pilote de concierge virtuel qui se consulte sur Internet. Celui-ci fournit l’information normalement donnée par un concierge traditionnel concernant soit les activités touristiques de la région, soit les modalités de transports et les événements à proximité. Cet outil informatique permet également de jouer en ligne et d’envoyer des cartes postales virtuelles.

L’implantation totale du système, qui vise à compléter (plutôt qu’à remplacer) les services traditionnels de concierge, est prévue d’ici la fin de 2006. Dans les prochaines versions informatiques, le programme devrait être offert en plusieurs langues (japonais, portugais, espagnol, allemand, et français).

Mieux encore, l’entreprise américaine Gold Key Solutions, fournisseur d’applications informatiques, a développé, en partenariat avec un hôtel new-yorkais cinq étoiles, un système de conciergerie en temps réel. Les clients de l’hôtel peuvent désormais faire leurs demandes indifféremment, soit par le biais du site Internet, soit par l’intermédiaire de leur PDA (assistant personnel de type PALM), et ce, sans passer par le courriel. Les demandes sont alors immédiatement dirigées vers le service de la conciergerie afin d’être exécutées.

Longue vie à eNestor!

Sachant qu’un nombre croissant de voyageurs apportent leur ordinateur, leur téléphone cellulaire et leur assistant personnel avec eux (lire aussi : Jamais sans mon PC!), ce nouveau service devrait remporter beaucoup de succès.

Les nouvelles technologies de l’information permettent désormais d’intégrer facilement une plateforme de personnalisation des demandes au site Web d’un établissement, afin de recueillir, relayer et archiver tous les renseignements nécessaires pour faciliter la vie des clients. La nouvelle interaction Homme-Environnement est née!

Alors, à l’instar du majordome Jeeves, il ne vous reste plus qu’à donner un nom à votre concierge virtuel… personnalisation du contact client oblige!

Sources:

– 4Hoteliers.com. «Industry’s First Virtual Concierge», 8 février 2006.
– CHADvance. «Marriott clique sur le « concierge virtuel »», janvier 2005.
– TourMag. «Marriott lance  »Spirit to Serve Our »», 25 janvier 2006.
– Internet Travel News. «Concierge Assistant Gains Real-Time Website», 16 juin 2005.

Catégories
Ailleurs dans le monde Hébergement

Que faire avec les villages abandonnés: les louer, pardi!

Lorsque des villages entiers sont désertés par leurs habitants, faute de travail ou de ressources premières, quelles sont les solutions pour que ceux-ci ne se retrouvent complètement abandonnés ou rasés? Au Portugal, un promoteur a décidé de racheter le village tout entier, pour le transformer en gîte rural. Les touristes y viennent maintenant nombreux, goûter au tourisme rural.

À la fin des années 1970, au Portugal, le petit village de São Gregório – dont les origines remontent au XVe siècle – n’a pas survécu à l’exode rural. Les habitants, tous agriculteurs, l’ont totalement déserté, poussés par la pauvreté et le manque de ressources économiques, abandonnant du coup une douzaine de petites maisons traditionnelles.

De 1994 à 1997, tel un conte de fée, un riche promoteur qui passait par là a décidé de les racheter une à une. Son idée, louer le village tout entier!

Comme promis, et grâce à une aide financière de développement régional de l’Union européenne privilégiant la récupération de villages historiques (programme Leader II), la famille Guimaraes a acheté et retapé les petites maisons afin de les transformer en gîte rural. Les vacanciers, amoureux de ruralité et de nature, peuvent maintenant louer le village tout entier… pour la modique somme d’environ 1300 USD (1068 euros) par jour.

Les travaux de rénovation ont tenté de conserver le plus possible les dispositions d’époque. Les petites maisons ne possèdent donc pas de cuisine puisque leurs anciens habitants avaient l’habitude de préparer les repas dans la cheminée de la pièce principale.

Seuls témoins de la vie moderne, quelques éléments de confort actuel ont été ajoutés, comme l’eau chaude, l’électricité, la télévision et quelques piscines.

Les touristes qui viennent loger au village ont le goût de profiter d’une «expérience rurale», faite de cultures potagère et viticole. Depuis 2001, cette étonnante unité de tourisme agricole, où vivent seulement trois habitants permanents comme seuls gardiens naturels du village, vit au rythme des touristes.

Outre le fait d’avoir intégré d’autres villages touristiques présentant les mêmes caractéristiques, en Italie, en Finlande, en Pologne et en France, ce concept a remporté, en 2003, la médaille d’argent du Mérite touristique, attribuée par la Bourse de tourisme de Lisbonne.

En Europe, le soutien au tourisme rural s’organise à partir d’une approche régionale, dans le cadre des politiques structurelles:

  • Fonds européen de développement régional (FEDER),
  • Fonds européen d’orientation et de garantie agricole (FEOGA),
  • Fonds social européen (FSE),
  • ainsi que des programmes d’initiatives communautaires (LEADER/INTERREG).

À l’instar de ce village, le tourisme rural ne cesse de se développer au Portugal.

Pour visiter le village de São Gregório

Sources:

– Agence France Presse (AFP). «Village à louer au Portugal», La Presse, 13 août 2005.
– Rotas y Destinos. «Reviver o passado em São Gregório», octobre 2004 (en portugais).

Catégories
Transport

AirTroductions, «il y a quelque chose dans l’air»!

La simple idée de prendre l’avion seul(e) vous déprime? Vous craignez de mourir d’ennui entre deux correspondances? Les éternels retards à l’embarquement ont le don de vous chagriner? Réjouissez-vous, car voilà qu’arrive pour vous sauver: AirTroductions.com! AirTroductions, vous dites? Qu’est-ce que c’est? Une nouvelle compagnie aérienne uniquement réservée aux oiseaux migrateurs célibataires? Nooonnnn…

Ce nouveau service n’est autre qu’une plate-forme Web de rencontres. Elle met en relation des personnes qui prennent l’avion fréquemment, au gré de leur agenda, de leurs destinations internationales et en fonction de leur profil d’intérêt.

Pour participer à cette communauté virtuelle, il suffit de vous inscrire et de compléter un questionnaire. Vous pouvez même y afficher votre photo. La consultation du site est gratuite, mais il vous en coûtera 5 dollars pour entrer en contact avec un de ses membres (plus de 4500 à travers le monde). Aussi, si vous êtes un grand voyageur, vous pouvez payer un forfait fixe de 19.95 $US par mois.

Désormais, les voyages en avion ne seront plus jamais une corvée. Que ce soit dans l’avion ou dans le hall des passagers, vous ne serez désormais plus jamais seul(e). Vous pourrez choisir votre compagnon de voyage, débattre avec lui de politique entre deux petits sachets de cacahuètes, dénicher de nouvelles occasions d’affaires, échanger de judicieux conseils sur la meilleure façon de faire un cari d’agneau… ou, pourquoi pas, trouver l’âme soeur. Et plus… si affinités!

Merci AirTroductions

Catégories
Marketing

Nez à nez avec le marketing sensoriel

Il est maintenant prouvé scientifiquement que les couleurs ont une influence sur notre façon de consommer. Mais qu’en est-il des odeurs? Certains parfums auraient-ils des vertus cachées nous faisant nous précipiter vers notre porte-monnaie? Comment l’industrie du voyage profite-t-elle de cette nouvelle tendance? L’Amérique du Nord va-t-elle suivre cette vague olfactive?

Faire appel aux émotions

Selon Jean-Charles Chebat, titulaire de la Chaire de commerce Omer DeSerres et professeur en marketing et comportement des consommateurs aux HEC Montréal, à chaque odeur correspond son stimulus, en fonction du moment de la journée, du type de commerce et de la personnalité du client.

Telles les «petites madeleines» de Proust (1), les odeurs déclenchent chez nous des images, réveillant des souvenirs lointains et des émotions enfouies dans la mémoire.

Alors, selon le principe qui veut que plus un client se sent bien dans un magasin, plus il y reste, et plus il y reste, plus il achète, l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) a décidé de mener une enquête auprès de 3761 consommateurs. Celle-ci a permis de constater que les clients demeuraient significativement plus longtemps dans les magasins parfumés et, donc, y dépensaient davantage.

Sur ces grands principes, l’entreprise française Mood Media, spécialisée en marketing sensoriel, harmonise les senteurs avec l’image du client: du musc blanc pour un salon de coiffure, une odeur de fleurs de framboises pour une chaîne de vêtements pour femmes, des fragrances d’herbe coupée pour les magasins de golf, des senteurs marines chez le poissonnier, etc.

L’industrie du voyage ne manque pas de flair

Également consciente de ce pouvoir commercial considérable, l’industrie du voyage profite de cette nouvelle tendance. Sachant que les odeurs ont des pouvoirs subliminaux puissants (relaxants, stimulants…), certaines entreprises du secteur ont déjà opté pour ce type de marketing olfactif, comme:

  • un casino de Las Vegas, qui, en inondant la section des machines à sous d’un parfum de fleurs tonique, a réussi à faire augmenter ses recettes de 45%;
  • l’agence de voyages Havas, qui diffuse dans ses points de vente une odeur de Coca-Cola lors de ses promotions vers les États-Unis;
  • Dysneyland, où de nombreuses confiseries et boutiques-cadeaux propagent des odeurs de bonbons à la menthe, de chocolat et de fruits;
  • Sea World, où les boutiques diffusent des odeurs marines mélangées à celles des friandises sucrées;
  • les hôtels Celebration, qui proposent une odeur de jasmin rappelant la bonne vieille atmosphère du Sud;
  • en France, au retour des vacances d’hiver, une affiche publicitaire qui invitait les Parisiens à découvrir le Languedoc-Roussillon indiquait: «Ça sent bon les vacances», tandis qu’un diffuseur, savamment dissimulé, distribuait régulièrement une senteur de romarin;
  • ou encore, à Dubaï, pays de l’extravagance, où est né le premier immeuble résidentiel sensoriel. Chaque appartement intègre la chromothérapie (thérapie par les couleurs) et l’aromathérapie (par les odeurs). Grâce à une technologie domotique dernier cri, les résidents peuvent y choisir leurs odeurs ambiantes selon leurs désirs les plus fous, simplement en formulant leur demande à la centrale informatique afin que celle-ci actionne des diffuseurs olfactifs dissimulés dans les murs… Au fait, à quand cette technologie dans les hôtels?

Comme une odeur de rébellion

Mais, sachant que toute médaille a deux côtés, comment vont réagir les clients, déjà sollicités de toutes parts, lorsqu’ils seront bombardés d’odeurs de toutes sortes, mélangeant, aux détours des rayons du supermarché, des effluves de pain chaud, de sous-bois sous la pluie et de crème solaire à la noix de coco?

«Trop, c’est comme pas assez», dirait l’expression populaire. Les bulles olfactives que vont nous imposer les gourous du marketing ne risquent-elles pas d’avoir un effet contraire à leurs attentes?

Jusqu’où tolérerons-nous ces nouvelles agressions sensorielles, sachant qu’en Amérique du Nord un lobby, aussi fort que celui de la ligue antitabac, tente de mettre au ban de la société les parfums et les désodorisants, coupables, disent-ils, de troubler les nez sensibles et de causer migraines, asthme et allergies?

Aujourd’hui, les établissements «sans odeurs» (scent-free) sont légion, allant des écoles aux édifices publics, en passant par les hôpitaux. Pire, moyennant un léger supplément, certains hôtels offrent désormais des chambres «sans odeurs» (savons sans parfum, produits de nettoyage écologiques, etc.).

Bref, les agences de marketing, confrontées au désintérêt des consommateurs (lire aussi: Les consommateurs en ont ras-le-bol de la publicité) couplé à une chute des prix de vente de l’espace publicitaire, risquent bien de tout tenter pour innover, au risque de provoquer, chez le consommateur, des réactions parfois mitigées.

(1) Proust, Marcel. «À la recherche du temps perdu, tome 1: Du côté de chez Swann», 1913.

Sources:

– Bergeron, Ulysse. «Une technologie qui a du pif», Le Devoir, 19 octobre 2005.
– Gagné, Jean-Simon. «Une odeur de croisade», Le Soleil, 21 juillet 2005.
– Lebas, Maya. «Dubaï invente les appartements sensoriels», Le Figaro, 12 décembre 2005.
– Métro (Montréal). «Mener par le bout du nez ou comment augmenter ses ventes à coups de « poush-poush »», 13 janvier 2006.
– P.D.V. «Du pain d’épices au rayon lingerie!», Le Soir, 14 décembre 2005.
– Smets, Joëlle. «Le client est mené par le bout du nez», Le Soir, 14 décembre 2005.

Catégories
Produits et activités

Quand le tourisme spirituel prêche pour sa paroisse

Au Québec comme ailleurs, le «tourisme spirituel» fait de plus en plus d’adeptes. Jeunes ou vieux, croyants ou non, hommes et femmes, seuls ou en couple, ils sont de plus en plus nombreux en quête de silence et de beaux paysages où se ressourcer. Et, pour les accueillir, bon nombre de communautés et de monastères proposent aujourd’hui des séjours de quelques jours, avec ou sans prières. Ce phénomène représente cependant une manne financière qui pourrait sauver abbayes et régions.

Au Québec, en novembre dernier, une nouvelle circulait à l’effet qu’un consortium d’organismes des milieux de l’éducation, du tourisme, de la culture et de l’industrie agroalimentaire désirait acheter l’abbaye cistercienne Notre-Dame du Lac à Oka, pour y poursuivre l’oeuvre des pères trappistes, et ce, dans le plus grand respect de l’intégrité architecturale et paysagère du domaine.

La proposition envisageait la cohabitation de plusieurs activités souvent complémentaires, comme:

  • les arts et la culture: création d’un centre d’interprétation et de préservation du patrimoine par l’organisation d’événements artistiques (concerts, etc.);
  • la formation: mise en place d’entreprises-écoles (sur le modèle du compagnonnage) ou de programmes d’insertion en milieu de travail;
  • l’agriculture et la transformation alimentaire: implantation d’un centre de recherche en agriculture et développement d’une vitrine de produits régionaux (comme ceux de la pomme, le fromage Oka, etc.);
  • et, bien sûr, le tourisme: accueil de groupes pour des réunions d’affaires et des congrès, hébergement pour des retraites spirituelles et aussi organisation et hébergement lors de randonnées de ski de fond (avec souper et nuitée au monastère).

Un tourisme en quête de spiritualité

Alors que les églises se vident à l’heure de la messe, celles-ci font le plein de touristes quand vient le temps d’admirer patrimoine et art du sacré. Paradoxalement, l’oratoire Saint-Joseph se classe au troisième rang des sites les plus visités à Montréal (derrière le Casino et le Vieux-Port), avec deux millions de visiteurs par an. Quant à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, elle attire annuellement 1,5 million de pèlerins.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette célébrera son centenaire en 2007. Ce site religieux est le quatrième sanctuaire en importance au Québec. Chaque année, il reçoit des milliers de visiteurs et de touristes.

À l’abbaye bénédictine de Saint-Benoît-du-Lac, près d’Austin dans les Cantons-de-l’Est, l’hôtellerie affiche très souvent complet. Située aux pieds du lac Memphrémagog, cette abbaye accueille des personnes, hommes et femmes, de toutes les religions, ainsi que des non-pratiquants. L’abbaye constitue un site touristique majeur puisqu’elle attire de 100 000 à 200 000 visiteurs par an (soit 1000 à 2000 personnes par semaine, en saison estivale). Certains viennent pour la messe, d’autres pour le repos, d’autres encore pour goûter au fromage et au cidre de pomme fabriqué par les moines à l’abbaye même.

Alors, que ce soit par simple curiosité, pour apprécier la richesse patrimoniale, pour des motifs spirituels, pour assister à un événement particulier, ou pour trouver calme et repos, le nombre de visiteurs ne cesse de croître.

Maredsous, Orval, et les autres

La Belgique compte de très nombreuses abbayes. Celles-ci, de par leurs missions touristique et agroalimentaire, participent activement au développement économique de leur région.

Dans la région de Namur, l’abbaye de Maredsous, un monastère fondé au XIXe siècle, est non seulement un haut lieu du tourisme belge, mais aussi la principale attraction touristique de la région. Ces lieux sont très courtisés par de nombreux touristes à la recherche de quiétude et de ressourcement naturel. En 2004, on y évalue d’ailleurs le nombre de visiteurs à plus de 400 000.

La survie de l’abbaye est assurée tant par les redevances perçues sur la commercialisation des produits qu’ils fabriquent (comme la bière et le fromage) que par les visites touristiques organisées. Mais, la vente des produits du terroir ne suffisant pas à assurer l’indépendance financière, les responsables du centre d’accueil de l’abbaye ont décidé, depuis quelques années, d’y ajouter un programme d’animations payantes (expositions temporaires, pièces de théâtre, festivals, etc.).

Le centre d’accueil attenant (Centre Saint-Joseph) permet la dégustation de leurs spécialités traditionnelles, comme le pain, le fromage, la bière et les produits du terroir. Des visites guidées de l’abbaye et de son atelier de céramique sont organisées pour des groupes de vingt personnes. On y organise également des expositions temporaires (sur la fabrication du fromage et de la bière, par exemple) ainsi que des projections cinématographiques qui présentent la vie des moines et l’histoire de l’abbaye.

Dans le sud-est du pays, l’abbaye Notre-Dame d’Orval se présente comme un ensemble d’un type particulier qui regroupe, tel un village, des zones bien distinctes, comme:

  • l’église et le cloître, ainsi que les anciennes ruines;
  • l’hôtellerie: à la recherche de ressourcement et de repos spirituel, les visiteurs, hommes et femmes, peuvent y loger pour une durée de 2 à 7 jours, seuls ou en groupe. Les hôtes sont alors invités à participer à la prière, ainsi qu’à des périodes, animées par un frère de la communauté, où ils peuvent littéralement «faire le plein»;
  • les ateliers: de nombreuses activités économiques assurent la pérennité financière de l’abbaye, et ce, dans bon nombre de secteurs de travail, par exemple un atelier de manutention, l’exploitation des produits de la forêt, l’entretien du site et des bâtiments, sans oublier les multiples services et tâches que nécessite la communauté (cuisine, buanderie, infirmerie, bibliothèque, etc.);
  • la fromagerie;
  • la brasserie: pour des personnes associées au secteur brassicole, qui ne se visite que de manière limitée et sur rendez-vous;
  • le musée pharmaceutique: qui organise des visites de groupe guidées, en quatre langues.

Les nombreux travaux de reconstruction et de préservation sont financés par les produits locaux. La brasserie est d’ailleurs le principal employeur de la région. Selon la coutume cistercienne, la communauté d’Orval vit de ses activités, dont le tourisme prend une grande part.

Citons également, entre autres, l’abbaye de Villers-la-Ville, le monastère Saint-André de Clerlande, l’abbaye de Scourmont, l’abbaye de Stavelot, l’abbaye de Floreffe, l’abbaye Notre-Dame de Leffe

.

Bref, alors que partout en Occident les traditions religieuses historiques luttent contre une désaffection notoire du culte et un déficit de ressources humaines et matérielles, on constate un intérêt particulier pour le tourisme spirituel.

Cette nouvelle forme de tourisme génère des retombées économiques non négligeables, tant pour la survie du monument historique même et de ses résidants que pour le développement local. En zone rurale, le rôle économique du patrimoine est d’ailleurs souvent important, car il permet aux prestataires touristiques régionaux d’offrir un produit global (hôtels, gîtes, chambre d’hôtes, restaurants, caves de dégustation, économusées, vitrine agroalimentaire, etc.), et ce, en toutes saisons.

Et qui dit développement économique dit création d’autres activités aux abords du site et, bien sûr, création d’emplois.

Sources:

– Baillargeon, Stéphane. «Un projet pour Oka», Le Devoir, 22 novembre 2005.
– Berger, François. «Le « tourisme spirituel » en hausse», La Presse, 12 juin 2002.
– Désiront, André. «Sur le chemin des sanctuaires», Le Soleil, 23 avril 2005.
– La Presse Canadienne. «L’Ermitage Saint-Antoine accueille chaque année des milliers de pèlerins», 18 juillet 2005.
– Les Cahiers Espaces. «Tourisme religieux», mars 1993.
– Mussot, Raphaëlle. «Monastères et tourisme: enjeux d’une mise en tourisme d’un patrimoine spécifique», Faculté d’anthropologie et de sociologie, Université Lumière Lyon 2, mémoire de DESS, 1998, 97 pages.
– Nouaille, Martine. «De pèlerinages en pardons, le tourisme spirituel en plein essor», Agence France Presse (AFP), 13 août 2003.
– Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal. «Étude sur le potentiel touristique du patrimoine religieux montréalais», Rapport final, août 1995.
– Perreault, Mathieu. «Le tourisme religieux a le vent dans les voiles», La Presse, 13 juillet 2005.
– Pirlot, Ronald. «Maredsous – L’abbaye, halte verte prisée par 400 000 visiteurs chaque année», Le Soir, 18 mai 2005.
– Téoros. «Tourisme, religion et patrimoine», vol. 24, no 2, été 2005.

Catégories
Enjeux Gestion

Grippe aviaire: pandémie d’influenza… ou de rumeurs alarmistes?

Depuis plusieurs mois, l’Asie du Sud-Est, la Russie, la Chine et maintenant l’Europe sont confrontées à une épidémie de grippe aviaire. Les médias claironnent à qui veut l’entendre que la pandémie de grippe aviaire est inévitable. Aussi, les différents gouvernements se veulent rassurants et affirment haut et fort qu’ils sont prêts; voyons comment.

Nous sommes prêts!

À la grandeur de la planète, les gouvernements se veulent rassurants. Conscients des dégâts causés par le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, ils stockent des antiviraux en quantité industrielle. Chaque pays rédige sa politique et son plan de crise (quelques exemples ci-dessous), principalement axés sur le plan sanitaire. Certains mettent en place ou renforcent les moyens de détection, d’autres pratiquent des exercices de simulation de crise, tandis que d’autres encore constituent des cellules de veille.

En France, où l’on semble prendre la chose très au sérieux, l’on a créé une cellule de crise interministérielle. Celle-ci a les yeux rivés sur l’Asie et surveille les lieux de passage et de repos des oiseaux migrateurs. Elle réfléchit également à de nombreux scénarios catastrophes.

Du côté du ministère délégué au Tourisme, le site Web permet aux visiteurs de s’informer sur les dangers de la grippe aviaire grâce à un lien Internet dirigé vers le site du ministère de la Santé. Fin octobre, l’ensemble des voyagistes français ont été conviés par les ministères de la Santé et du Tourisme pour examiner la mise en place de précautions supplémentaires à prendre concernant la grippe aviaire.

Au Québec, selon Patrice Guyard, coordonnateur en sécurité civile au ministère de la Santé du Québec, un plan d’urgence est actuellement en rédaction. Suivront les plans régionaux et locaux. Des centres de quarantaine sont déjà identifiés – ou le seront prochainement – pour réduire les risques de propagation du virus.

Tourisme: la résistance s’installe aussi

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) met en garde contre une répétition du scénario du SRAS et prévient que tout alarmisme inutile est susceptible de causer des dégâts irréparables aux économies régionales. Par ailleurs, elle a tenu une table ronde sur la gestion de crise, incluant les scénarios d’action en ce qui concerne la grippe aviaire, lors de la dernière session de son Assemblée générale des membres à Dakar, au Sénégal. À la suite de cette rencontre, les participants ont convenu de mettre sur pied un groupe de travail pour analyser les actions à prendre.

Quant aux compagnies aériennes, elles sont sur le pied de guerre et envisagent des mesures de protection, tout en se défendant bien de céder à la panique. L’Association internationale du transport aérien (AITA), qui regroupe 265 compagnies représentant 94% du trafic mondial, surveille l’évolution, tout en élaborant un guide des pratiques à adopter en cas de crise.

Dans les aéroports français, des brochures sont distribuées aux passagers en provenance ou à destination des pays comme le Cambodge, le Vietnam ou la Thaïlande. Par ailleurs, Thai Airways a annoncé la mise en place de filtres destinés à empêcher la circulation du virus en cabine, tandis que British Airways prévoit fournir des équipements de protection (masques, lunettes) à bord des avions.

Certains grands aéroports se préparent à installer des zones de quarantaine pour les passagers contaminés et ont donné aux équipages des consignes pour évacuer les passagers malades. Et si d’aucuns mènent des réflexions internes, d’autres s’en remettent aux plans de protection nationaux.

Une bonne leçon?

Au Canada et au Québec, la question se pose: qu’avons-nous appris de l’expérience du SRAS à Toronto? Travaille-t-on déjà sur un plan de communication? Une cellule de crise est-elle déjà formée? (Lire aussi: La gestion du tourisme en temps de crise: Toronto, un an après le SRAS. Quelles leçons retenir?

Services Québec (organisme qui a pour mission d’offrir aux citoyens et aux entreprises du Québec un guichet unique multiservices afin de leur permettre un accès simplifié aux services publics) met à la disposition des citoyens des lignes téléphoniques sans frais qui diffusent l’information nécessaire. Ils travaillent également aux relations de presse, sur la base des renseignements en provenance:

  • de Santé Canada puisque le problème est plutôt d’ordre vétérinaire;
  • et de l’Organisation de la sécurité civile au Québec – qui réunit les coordonnateurs en sécurité civile de chaque ministère et organisme gouvernementaux concernés (présence d’un Centre national de veille de la sécurité publique, qui effectue une surveillance en continu des menaces générales possibles).

Quand le besoin s’en fera sentir (aucune situation d’urgence actuellement), Services Québec alertera le public et ses partenaires par voie de communiqués de presse ou par l’entremise de son site Internet.

La Commission canadienne de tourisme (CCT), se joindra au groupe de travail formé par l’Organisation mondiale du tourisme.

Du côté de l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC), on espère qu’un plan stratégique sera formulé pour la fin de janvier 2006. Mais, d’ores et déjà, Margot Booth (directrice, Communications et Relations publiques) soulève que, comme inscrit dans le plan d’activités 2005-2008, l’AITC surveille la possibilité d’une pandémie de la grippe, parmi d’autres enjeux reliés à la santé publique, et travaille de concert avec le gouvernement afin de s’assurer que tant les Canadiens que les visiteurs internationaux reçoivent de l’information opportune et précise.

Chez Tourisme Québec (TQ), on prépare une stratégie de communication, bien que l’on s’en remette essentiellement à Services Québec.

Chez Tourisme Montréal, par contre, l’on a mis en place un mécanisme de gestion de crise. Celui-ci se base sur les procédures implantées lors des attentats terroristes du 11 septembre et de la crise du SRAS. Un plan de communication a été rédigé à l’interne et celui-ci est prêt à être envoyé aux membres, en cas de nécessité.

Beaucoup de bruit pour rien

En Europe de l’Est, à la suite de la récente découverte de quelques oiseaux infectés, l’industrie du tourisme a rapidement constaté une baisse catastrophique de son achalandage. En Roumanie, à Snagov, la réserve ornithologique a immédiatement été désertée. Faute de réservations, hôtels et restaurants ferment les uns après les autres et l’attitude alarmiste du gouvernement n’arrange rien.

Il ne reste qu’à espérer que les journalistes sauront rester lucides et pragmatiques face à la situation et ne se laisseront pas emporter par la course aux cotes d’écoute et aux ventes d’imprimés (lire aussi: Haro sur les titres alarmistes et sensationnalistes).

Notons que l’Observatoire français des médias (OFM) a lancé un nouveau groupe de travail qui se donne pour objectif d’étudier la médiatisation, en France, d’une éventuelle pandémie de grippe aviaire. Ce groupe virtuel de travail tente de comprendre comment et pourquoi une information locale trouve un écho mondial.

Voir aussi
Plan canadien de lutte contre la pandémie d’influenza
Trust for America’s Health
Australian Management Plan for Pandemic Influenza
UK Influenza Pandemic Contingency Plan
Pour consulter l’étude de BMO Nesbitt Burns
Sources:- Benoît, Daphné. «Le transport aérien sur ses gardes face à la menace de grippe aviaire», Agence France Presse, 14 octobre 2005.
– François, Normand. «La grippe aviaire pourrait coûter 18 G$ à l’économie canadienne», Les Affaires, 22 octobre 2005, p. 11.
– Hotel News Resource. «Avian Flu: Over-Reaction Could Damage Tourism Industry Says WTO», 19 octobre 2005.
– TageBlatt. «Grippe aviaire: l’industrie du tourisme asiatique mieux préparée», 27 octobre 2005.
– TageBlatt. «Risque de pandémie de grippe: le monde du tourisme se prépare», 31 octobre 2005.

Pour consulter l’étude de BMO Nesbitt Burns.

Catégories
Marketing Technologies

Quand la baladodiffusion sert le tourisme

Depuis quelques mois, des entreprises, touristiques et autres, innovent en diffusant de courts enregistrements audio et vidéo au moyen de la baladodiffusion (podCasting). «Pod-quoi?», diront les uns. «Super!», diront les entreprises qui ont déjà commencé à intégrer cette technologie multimédia à des fins publicitaires ou autres.

À l’instar du webcasting (lire aussi: «Quand vient le temps de réserver, une image vaut 1000 mots»), une autre technologie multimédia prend d’assaut les amateurs du tout-numérique.

Podquoi?

Contraction de iPod et de broadcasting, le podcasting est le terme générique qui désigne la possibilité de publier du contenu audio ou vidéo à destination d’un lecteur numérique MP3, et ce, par l’intermédiaire d’un blogue et de ses fils RSS (Really Simple Syndication). La «baladodiffusion» est le terme québécois utilisé pour définir cette technologie multimédia qui se différencie de la radiodiffusion et de la webdiffusion (webcast).

Les enregistrements peuvent être de différente nature, allant par exemple de la musique à la retransmission de conférences, de discours, de formations, de réunions, de commerciaux, de guides d’utilisation, voire même de guides touristiques.

Une récente étude de Bridge Ratings révèle que, à ce jour, 4,8 millions d’auditeurs ont déjà téléchargé au moins un podcast (fichier balado) – contre 820 000 en 2004 – et que ce nombre devrait atteindre les 45 millions en 2010. Mentionnons que chacun de ces auditeurs est abonné, en moyenne, à six podcasts, pour un taux d’écoute d’environ quatre heures par mois.

De nombreuses applications dans le tourisme

C’est déjà le cas de :

  • l’Office de tourisme de Galveston, aux États-Unis, qui diffuse, depuis l’été dernier (2005), par l’intermédiaire de son Podcast Galveston, de l’information sur les différents événements de la saison (pour en écouter un extrait).

Comme le site Internet de Galveston recense 35 000 visiteurs par jour, l’Office de tourisme a décidé de jouer la carte de la technologie. Ils ne sont pas les seuls, puisque d’autres organismes touristiques ont eu, eux aussi, la même idée. Par exemple:

  • L’Office de tourisme écossais, VisitScotland, offre la possibilité aux touristes de télécharger des exemples d’excursions virtuelles de la ville d’Édimbourg en complément aux brochures traditionnelles. Les enregistrements, disponibles sur le Web, présentent tant la vieille ville que la nouvelle, ainsi que Leith. Ils décrivent les attractions traditionnelles, comme le château d’Édimbourg, le palais d’Holyrood et le Parlement écossais. Ils fournissent également de l’information à caractère historique.
  • L’entreprise belge Eurostar (service de trains à grande vitesse qui relie Londres à Lille, Paris à Bruxelles…) vient de démarrer son podcasting pour les voyageurs: les London Tapes Podcasts, qui fournissent des renseignements sur la ville de Londres. La vingtaine d’enregistrements relatent, de manière humoristique et originale, des expériences touristiques différentes vécues lors d’un séjour à Londres et mettent de l’avant un aspect particulier de la ville. Ces 20 podcasts, uniquement disponibles en néerlandais, s’adressent à un jeune public.
  • La compagnie aérienne Virgin Atlantic présente également, depuis juillet dernier, des podcasts sur New York, Cuba, Shangai, Las Vegas, Johannesburg et Cape Town.

Au Québec aussi, on peut se «balader intelligemment» grâce à Budget Travel Online, qui diffuse un podcast de 30 minutes sur la ville de Québec (en anglais seulement).

On constate cependant que, dans la province, l’utilisation de cette technologie reste encore timide, bien qu’un média traditionnel, Radio-Canada, ait décidé de prendre les devants en proposant trois de ses émissions (Indicatif présent, Les Années lumière et Le Carnet techno) sous ce nouveau format. Il est à espérer que celles-ci connaîtront un succès.

Chacun y trouve son compte

Comme le signale le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations), la baladodiffusion présente de nombreux avantages.

Elle permet, entre autres, aux entreprises:

  • de développer une marque de commerce en augmentant sa visibilité et celle de ses produits et services;
  • de fidéliser la clientèle en développant la relation client grâce à l’offre, souvent gratuite, de matériel connexe complémentaire;
  • d’élargir son marché par l’atteinte d’une audience plus vaste, plus internationale;
  • d’améliorer les relations avec ses partenaires par l’annonce et la transmission de réunions, de rencontres, de nouvelles, d’appels d’offres;
  • d’améliorer les relations de travail entre employés par la diffusion de sessions de formation, d’extraits de conférences, de discours, etc.
  • de cultiver ses relations publiques en assurant une couverture médiatique élargie de ses nouveautés et de ses activités.

Quant aux utilisateurs, elle leur offre:

  • un gain de temps en permettant de mettre à profit des heures improductives _ comme, par exemple, l’attente à l’aéroport ou pendant un trajet (en autobus ou en train) pour prendre connaissance de messages;
  • un contenu adapté. En s’abonnant aux flux de leur choix, ils peuvent recevoir, automatiquement et au moment désiré, des données pertinentes sur un sujet précis. L’information ainsi diffusée peut servir à approfondir d’autres renseignements, parfois fournis sur un support parallèle (notamment, des guides touristiques);
  • des enregistrements dans la langue de leur choix. En effet, même en déplacement à l’autre bout du monde, les utilisateurs peuvent accéder à de l’information dans leur langue maternelle;
  • etc.

Simple comme bonjour

Vous êtes dorénavant convaincu de la nécessité du podcasting pour votre entreprise?
Vous vous demandez comment vous devez procéder pour utiliser cette technologie?

C’est très simple; il suffit de vous équiper en conséquence: un micro, un équipement vidéo et un logiciel de montage audio ou vidéo. La qualité de l’enregistrement étant représentative de votre image de marque, le mieux est que vous fassiez appel à des professionnels de contenu audio/vidéo. Il en existe plusieurs au Québec, dont Pecunia, à Montréal.

Une fois réalisée, la vidéo pourra être mise en ligne, sur votre site Internet ou votre blogue, où vous préciserez le lien URL vers un agrégateur de contenus; il existe à cette fin de nombreux logiciels d’agrégation spécialisés, entre autres:

Winamp: lecteur audio d’AOL qui permet, dans sa version 5.1, de souscrire à des fils RSS;
Doppler: développé sur la plate-forme Microsoft.NET (Windows);
iTunes: lecteur de musique d’Apple (qui fonctionne sous Windows et Mac);
PodSpider, etc.

En conclusion, même naissante, la baladodiffusion risque de voir sa popularité croître de pair avec l’utilisation grandissante des fils RSS et des lecteurs MP3. Gageons que ceux-ci insuffleront l’énergie nécessaire au podcasting pour en faire un instrument familier pour tous et chacun, dans le domaine d’utilisation qui leur est propre.

Sources:

– Bridge Ratings (communiqué). «Podcasting to Hit Critical Mass in 2010», 12 novembre 2005.
– eMarketer. «Podcast Projections», 18 novembre 2005.
– Les Affaires. «Comment créer un podcast pour votre entreprise», 5 novembre 2005, p. 20.
– New Media Age. «Virgin Atlantic Launches Travel Guides Via Podcasting Service», 30 juin 2005, p. 10.
– Poulin, Isabelle (CEFRIO). «La baladodiffusion en entreprise, pourquoi pas?», Bulletin SISTECH, 18 novembre 2005.
– Scotsman News. «Podcast Plan to Boost Tourism», 11 novembre 2005.