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Quand vient le temps de réserver, une image vaut souvent mille mots

Quand vient le temps de réserver une chambre d’hôtel, quels sont les critères importants? Selon un récent sondage, réalisé auprès d’internautes américains, on constate que le fait de pouvoir visualiser l’endroit entre nettement en ligne de compte. Internet et l’arrivée de la haute vitesse permettent justement de mieux vendre, non pas un prix, mais une expérience.

Selon une récente étude conduite par Harris Interactive pour le compte de VFM Interactive, les consommateurs, après les considérations de prix et de lieu, désirent maintenant voir des photos lorsqu’ils réservent une chambre d’hôtel.

En effet, 73% des répondants (près de 3000 internautes américains adultes) qui logent à l’hôtel lorsqu’ils voyagent ont mentionné avoir cherché de la documentation en ligne sur les hôtels; 71% y recherchent une description écrite, tandis que 69% vérifient l’aspect visuel.

Les chiffres indiquent également que certains groupes de voyageurs qui font leurs réservations en ligne sont plus intéressés par l’aspect visuel que d’autres. C’est le cas:

  • des femmes (36%), contre 21% pour les hommes;
  • des familles avec enfants; en effet, 35% des ménages avec enfants accordent une grande importance au descriptif visuel, contre 25% sans enfant.

Pour 28% des répondants, l’aspect visuel apparaît comme «très important». C’est le premier critère, suivi de:

  • la description de l’établissement (23%);
  • l’information sur la destination en général (17%);
  • son classement (nombre d’étoiles);
  • les commentaires de la clientèle (13%);
  • l’image de marque de l’hôtel (11%).

Internet et la Streaming Video

Voilà une technologie qui devrait amener le secteur du tourisme à considérer Internet d’un autre oeil. Avec ses fonctions combinées audio et vidéo, quoi de mieux que le réseau Internet pour transmettre de l’information, surtout depuis que l’arrivée de la haute vitesse (large bande ou Broadband) tend à démocratiser ce genre de service.

En effet, si la reproduction de photographies statiques se prête bien aux activités promotionnelles, un média se distingue en cette matière comme étant particulièrement favorable: c’est la vidéo en ligne (Streaming Video).

Cet aspect devrait être primordial dans l’esprit de tous ceux et celles qui s’annoncent en ligne, que ce soit pour vendre ou faire de la promotion:

  • d’une nuit à l’hôtel (par exemple à l’Hôtel de glace);
  • d’une journée au spa (par exemple au Spa Scandinave à Tremblant);
  • d’un spectacle (par exemple à Las Vegas);
  • d’une région (par exemple BonjourQuebec.com);
  • d’un repas gastronomique dans une auberge classée;
  • d’une visite au Cimetière du Père Lachaise à Paris;
  • ou de tout autre produit ou service.

Et n’oublions pas les vues panoramiques 360 degrés.

La vidéo sur Internet permet de présenter votre entreprise, au plus proche de la réalité: que ce soit pour une visite virtuelle ou pour donner des vues d’ensemble d’un établissement, pour faire la démonstration d’un service ou d’un produit, la présentation d’une publicité, ou faire connaître les commentaires de clients satisfaits, etc.

La vidéo reproduit du rêve, du désir et de l’envie. C’est donc un outil de communication idéal et bien adapté au secteur du tourisme et des loisirs. La vidéo informe et rassure le consommateur; elle le met en confiance et lève les derniers freins à l’achat.

Mettre une vidéo sur un site Internet (Webcasting) n’est guère compliqué. À noter que, pour le visionner, les visiteurs doivent cependant posséder le lecteur multimédia approprié (qu’ils peuvent télécharger gratuitement en ligne). Ceux qui utilisent Windows Media Player ont de grandes chances de rejoindre beaucoup d’internautes, mais il est toujours intéressant d’offrir différentes versions des fichiers pour qu’ils puissent être lus, par exemple, avec Real Player et Quicktime.

Même si la qualité de la vidéo transférée dépend du débit de la transmission, l’intérêt de cette technologie est de rendre disponible des données en temps réel, exactement comme à la télévision. Et l’arrivée progressive dans les foyers de connexions aussi rapides que celles dont disposent aujourd’hui les entreprises devrait faire exploser ce marché dans les années à venir.

Quand la vitesse procure un avantage

Selon un récent sondage réalisé auprès de 3000 Canadiens, en mai et juin 2004, par le Projet Internet Canada (PIC), 72% de la population canadienne se sert d’Internet, que ce soit à partir de lieux publics ou privés. Entre autres choses, cette étude révèle que:

  • la majorité des Canadiens utilisent beaucoup Internet: 56% déclarent y consacrer au moins sept heures par semaine;
  • ils accèdent plus souvent à Internet chez eux ou au travail que dans des lieux publics;
  • les internautes passent moins de temps que les non-utilisateurs à accéder aux médias traditionnels, comme la télévision ou les journaux et les revues.

Au Canada, les services Internet à large bande ont rapidement gagné en popularité. En 2003, 66% des entreprises disposaient d’un tel accès (contre 48% en 2001). Dans l’ensemble, les taux d’adoption, dans les ménages et les entreprises, placent le Canada parmi les chefs de file mondiaux de l’utilisation d’Internet à large bande. En effet, en 2005, 67% des ménages canadiens possédaient un accès Internet à large bande et certains analystes conviennent que, d’ici 2007, ils seront 81%.

Aux États-Unis, selon les dernières estimations du Pew Internet & American Life Project, l’adoption d’Internet haut débit depuis la maison a également crû dans les dernières années. En mai 2005, 53% des internautes interrogés possédaient une connexion à haute vitesse à la maison (contre 50% en décembre 2004).

En conclusion, la large bande (et ses services associés, comme la Streaming Video) se révèle un outil commercial fondamental pour les entreprises. Et cela est valable pour les entreprises de toutes tailles.

Pour l’utilisateur, cette technologie présente de nombreux avantages. D’autant plus qu’avec l’arrivée de systèmes connexes (comme le PodCasting) il pourra télécharger et visionner ces enregistrements sur son téléphone cellulaire ou son iPod. Il sera également en mesure de les stocker et de les faire suivre, utérieurement, à ses amis. Que de possibilités en perspective!

Sources:
– eMarketer. «Travel Shoppers Say: « Show Me a Picture »», 16 novembre 2005.
– PRNewswire. «The Majority of Online Travelers Rate Hotel Visuals Among Top Influencing Factors in Selecting a Hotel Online», 14 novembre 2005.
– Horrigan, John. «Broadband Adoption at Home in the United States: Growing but Slowing», Pew Internet & American Life Project, 21 septembre 2005.
– Uhrbach, Mark et van Tol, Bryan. «Internet à large bande: plus de limite de vitesse pour les entreprises canadiennes», Statistique canada, Division des sciences, de l’innovation et de l’information électronique, septembre 2004.

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etourism and technology Marketing @en

Show me the room!

When it comes to reserving a hotel room online, what criteria are important? According to a recent survey of US internet users, being able to see the place is key. With the increased adoption of high-speed internet, suppliers can now do a better job selling an experience, rather than just a price.

According to a recent survey of approximately 2,900 adult US internet users conducted by Harris Interactive for VFM Interactive, after considering price and location, consumers now want to see photos when they reserve a hotel room. In fact, 73% of the respondents who stay in hotels said they went online to research their accommodations. Of this number, 71% considered the written description very important while 69% said the same of the visuals.

The survey also showed that some groups of online travellers are more interested in the visual aspect than others.

This is true for the following:

  • women (36%), compared to 21% for men
  • families with children; in fact, 35% of households with children find visuals important, versus only 25% of those without children

For 28% of online travellers, visuals were rated « very important, » ahead of:

  • description of property (23%)
  • information about the destination (17%)
  • star ratings (14%)
  • customer testimonials (13%)
  • hotel brand (11%)

Internet and streaming video

Streaming video is a technology that should encourage the travel industry to take a second look at the internet. With its ability to transmit both audio and video, the internet is ideal for conveying information, and with the increased use of high-speed (broadband) connections, streaming video is now more common.

Although still photographs work well as promotional tools, streaming video is an even more effective medium. All businesses using the internet to sell or promote products should consider the use of this technology:

  • a night in a hotel (the Ice Hotel, for example)
  • a day at a spa (the Scandinavian Spa in Tremblant, for example)
  • a show (in Las Vegas, for example)
  • an entire region (BonjourQuebec.com, for example)
  • a gourmet meal in a top-rated inn
  • a tour of the Père-Lachais cemetery in Paris
  • or any other product or service
  • and don’t forget 360-degree virtual tours.

Streaming video can present a highly realistic portrait of your business: a virtual tour, an overview of the site, a demonstration of a product or service, a commercial, filmed testimonials from satisfied customers, etc.

Video can capture dreams, desires and longings. It is therefore an ideal communication tool well-adapted to the tourism and recreation sector. Video can inform and reassure consumers; it inspires trust and can help break down the final barriers to the act of purchasing.

It is not complicated to add streaming video to a website (webcasting). However, for visitors to be able to view it, they must have an appropriate multimedia application (that can be downloaded for free). Although Media Player is the most common program for Windows users, it is always a good idea to offer videos in several different versions so they can be read by other applications like Real Player and QuickTime, for example.

Although the quality of the video depends on the user’s connection speed, the technology is very promising because it can make information available in real time, just like television. And with more and more homes now enjoying the same type of high-speed connections found in workplaces, the market should really explode in the coming years.

When speed is an advantage

According to a recent survey of 3,000 Canadians conducted in May and June of 2004 by the Canadian Internet Project (CIP), 72% of the Canadian population uses the internet, either from public or private sites. Some of the survey’s other findings:

  • a majority of Canadians use the internet a lot: 56% say they spend at least seven hours per week online
  • most of the time, they use the internet at home or at work, rather than in public places
  • internet users spend less time than non-users on traditional media like television or newspapers and magazines

In Canada, broadband internet services have made major inroads in a short time. In 2003, 66% of businesses had high-speed access (compared to only 48% in 2001). Overall, in both homes and workplaces, Canada is a world-wide leader in broadband penetration. In fact, in 2005, 67% of Canadian households enjoyed broadband access and some experts believe that this number will rise to 81% by the year 2007.

In the United States, according to the latest estimates of the Pew Internet & American Life Project, broadband adoption at home has also grown in recent years. In May 2005, 53% of the internet users surveyed had a high-speed connection at home (compared to 50% in December 2004).

In conclusion, high-speed internet and related technologies like streaming video are proving to be fundamental tools for businesses of all sizes. For users, the technology has many advantages, and with the growing popularity of media for private viewing (like podcasts), videos can be downloaded and viewed on cell phones and iPods, or saved and forwarded to friends. The possibilities are endless!

Sources:
– eMarketer. « Travel Shoppers Say: ‘Show Me a Picture’, » November 16, 2005.
– PRNewswire. « The Majority of Online Travelers Rate Hotel Visuals Among Top Influencing Factors in Selecting a Hotel Online, » November 14, 2005.
– Horrigan, John. « Broadband Adoption at Home in the United States: Growing but Slowing, » Pew Internet & American Life Project, September 21, 2005.
– Uhrbach, Mark and van Tol, Bryan. « Broadband Internet: Removing the Speed Limit for Canadian Firms, » Statistics Canada, Science, Innovation and Electronic Information Division, September 2004.

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Technologies

Quand le tourisme marie la technologie, le bébé s’appelle géo-services

Il ne se passe plus une semaine sans que l’on nous annonce l’arrivée de nouvelles applications technologiques touchant l’industrie du tourisme. Du simple moteur de recherche à la géolocalisation de services, la technologie est devenue la meilleure amie du touriste en goguette.

Depuis quelques mois, il existe plusieurs nouveaux outils Internet forts intéressants pour l’industrie du tourisme. Citons brièvement:

  • Google Earth: logiciel basé sur les archives du National Geographics, qui offre une vue en trois dimensions de la terre sous toutes ses coutures. Selon les régions géographiques, l’information présentée est plus ou moins précise, mais Google assure que la couverture devrait s’améliorer rapidement.
  • Google Maps: service gratuit de cartes géographiques et de plans en ligne, qui permet, à partir de l’échelle d’un pays, d’agrandir un quartier précis, à l’échelle d’une rue. Deux types de plans sont disponibles, soit un plan classique, avec le nom des rues et des quartiers (entre autres pour les principales villes des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Irlande, de la France, de l’Italie, du Japon, de l’Irak et de l’Islande), et un plan en image satellite, qui couvre aujourd’hui le monde entier.
  • ReserveMy.com: service basé sur un repérage géographique et Google Maps, qui permet aux voyageurs de sélectionner avec précision l’hôtel qui convient le mieux à leurs besoins (lire aussi: La vague Google déferle sur les voyages).

Par ailleurs, Google étudie en ce moment un système de réservations de voyages qui permettra de mettre en contact les internautes et les agences de voyages en ligne offrant les meilleurs tarifs. Pour l’instant, ce moteur de recherche est en phase d’évaluation (il n’a pas encore reçu d’appellation officielle), mais en tapant le nom de deux villes dans la version américaine du moteur, Google propose désormais une ligne spécifique (illustrée d’un petit avion), qui fait le lien vers les offres commerciales de voyagistes en ligne comme Expedia, Orbitz ou Priceline (voir copie d’écran ci-dessous).

Google Local pour Mobile

Et personne ne sera surpris d’apprendre que Google présentait, début novembre, son dernier bébé pour cellulaire, le Google Local for Mobile(GLM).

Application Java destinée aux téléphones portables, ce service de géolocalisation permet d’accéder à une version réduite de , qui fournit des cartes géographiques, des images satellite, des coordonnées de commerces et permet des calculs d’itinéraires, dans une zone locale délimitée.

Cette application est fonctionnelle sur la plupart des téléphones récents fournis par les opérateurs de téléphonie mobile américains (Cingual, Sprint, T-Mobile, notamment).

Ce nouveau service de recherche s’ajoute à ceux déjà offerts en ligne. Il se combine aisément aux renseignements déjà disponibles et livrés par SMS (Short Message System), comme les prévisions météorologiques, les cours de la Bourse, les horaires de cinéma, l’achalandage sur les pistes de ski, etc. (lire aussi: Réserver ou acheter des billets via une affiche publicitaire).

La géolocalisation, nouveau dada du voyageur

La géolocalisation, qu’elle soit offerte à l’intérieur d’un véhicule ou sur un téléphone portable, est une application fort plébiscitée par les consommateurs grand public (touristes, etc.) et les professionnels (chauffeurs de taxi, camionneurs, etc.).

Aux États-Unis, plusieurs villes (de Seattle à San Francisco) utilisent déjà la géolocalisation pour promouvoir leur volet touristique. Citons la dernière en date, soit la ville de New York, qui teste, depuis un mois. CityShow (de GPS Multi-Media Inc.).

Basé sur un dispositif de géolocalisation par satellite (GPS ou Global Positioning Service), ce service offre de l’information orale et écrite sur Manhattan, ainsi que de la musique, des cartes et des photos. Il suggère aussi des sites touristiques à visiter. Si le produit s’avère un succès, les concepteurs développeront d’autres tours de ville virtuels pour d’autres grandes villes américaines.

L’appareil mobile, qui se loue 49$US l’unité par jour, est disponible dans tous les hôtels. Il est idéal pour les organisateurs de voyages et les agents de voyages, qui sont d’ailleurs invités à en faire la réservation pour leurs groupes ou leurs voyageurs indépendants.

En France, un système similaire est disponible dans le Nord-Vaudois, où l’entreprise Watch Valley propose l’audioguide Hoppy. Celui-ci se loue dans tous les offices de tourisme de la région concernée et se branche dans l’allume-cigare de la voiture. Il propose la découverte touristique de la région selon neufs itinéraires différents.

En Suisse, l’entreprise française GPS Pilot, en collaboration avec l’entreprise suisse SwissGeo, a développé SwissGeo Rando un guide électronique pour les passionnés de randonnées. Idéal pour la marche, le vélo tout-terrain, la motoneige ou le quad, cet assistant de navigation dirige les voyageurs, tant dans l’élaboration de leurs sorties que dans le guidage une fois en route. Il offre également la possibilité de collecter de l’information sur le terrain pour l’utiliser plus tard, soit pour l’analyser ou la partager.

Au Québec, ce type de service en est encore à ses balbutiements. En effet, depuis juin 2004, Bell Mobilité offre un service de géolocalisation, le MapMe, cellulaire, la localisation de certains services (comme les guichets automatiques, les restaurants, les hôpitaux et autres points d’intérêt à proximité), ainsi que l’itinéraire à suivre et le temps nécessaire pour s’y rendre. Pour l’instant, MapMe ne dessert que les villes suivantes: Montréal, Toronto, Calgary, Edmonton, Vancouver et Victoria.

MapMe propose également une fonction d’Assistance routière qui permet de transmettre aux autorités la localisation de sa voiture lors d’une panne ou d’un accident. Ce service requiert de posséder un téléphone à puce GPS muni d’un accès Internet mobile, ainsi qu’un abonnement au service (5$CA/mois), chaque demande de repérage occasionnant des frais additionnels (0,25$).

Enfin, citons la dernière édition de Microsoft Streets and Trips 2006 un logiciel qui permet la planification et la préparation de voyages et d’excursions. On y trouve quelque 9,5 millions de kilomètres de routes répertoriés et plus de 1,8 million de points d’intérêts ou touristiques à visiter. Exclusif au Canada et aux États-Unis, celui-ci est offert en deux versions: avec ou sans antenne GPS. Les données, disponibles en anglais seulement, s’affichent sur l’écran d’un ordinateur (Win XT), d’un assistant personnel (PDA de type PALM ou Pocket PC) ou d’un SmartPhone.

Bref, ces guides par satellite donnent une toute nouvelle dimension au tourisme. Mobiles, légers et pratiques, ils permettent de visiter la ville à son gré, selon ses envies, dans la langue et la vitesse de son choix, sans être assujetti à un groupe et à ses contraintes (lire aussi: «m-tourisme»: options sans fil pour touristes branchés).

Voir aussi

«m-tourisme»: options sans fil pour touristes branchés
IntelliTours

Sources:

– Eye for Travel. «Google Prepares for New Travel Search Option», 10 novembre 2005.
– Legault, Jean-Benoît. «Google se lance dans le tourisme», [Les Affaires.com], 10 novembre 2005.
– Sherman, Chris. «Google Launches Local for Mobile», Search Engine Watch, 7 novembre 2005.
– Travel Weekly. «Google Enables Web Browsers to Search, Shop for Travel», 2 novembre 2005.
– Maendly, Vincent. «Exit les guides, le GPS informe!», 24 heures (Suisse), 31 juillet 2005.
– Talbot, Denis. «Un logiciel pour bien planifier vos voyages», Métro (Montréal), 26 octobre 2005, p. 26.
– Travel Weekly. «Firm Launches GPS-based Tours Traversing Big Apple», 9 novembre 2005.

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Marketing Produits et activités Segments de clientèles

Comment mettre de la couleur sur les pentes de ski?

Selon des projections concernant la composition ethnoculturelle de la population, d’ici 2017, environ un Canadien sur cinq pourrait appartenir à un groupe de minorités visibles. Au vu de cette démographie émergente en Amérique du Nord, l’industrie du ski a décidé de prendre le taureau par les cornes et de se pencher sur les différentes façons d’attirer ces nouvelles clientèles potentielles sur les pentes de ski. Quelques stations ont essayé de relever le défi. Comment et avec quel succès? Quelles seraient les actions à prendre rapidement et facilement? Voici quelques exemples qui pourraient également être mis à profit dans d’autres secteurs touristiques désireux d’attirer les minorités visibles.

Selon le scénario de croissance utilisé par Statistique Canada, on prévoit, d’ici 2017, une augmentation de 56% à 111%, par rapport à 2001 où le nombre de ces personnes était estimé à environ 4 millions. Quant à l’augmentation projetée pour le reste de la population, elle varierait seulement de 1% à 7% pendant la même période.

Cette diversité ethnoculturelle demeurerait concentrée dans un certain nombre de régions urbaines. En 2017, près des trois quarts des personnes de minorités visibles vivraient dans l’une des trois plus grandes régions métropolitaines du Canada, soit Toronto, Vancouver ou Montréal. La région métropolitaine de recensement de Montréal devrait se distinguer par une forte proportion de personnes noires (27%) et arabes (19%).

Aux États-Unis, en 2000, plus d’une personne sur quatre (29%) appartenait à un groupe de minorités visibles. On estime que, d’ici 2050, la population de race blanche diminuera à 53% et que les Hispano-américains représenteront près du quart de la population. (Lire aussi: Les groupes multiethniques, un monde à découvrir… chez nous!)

Déjà, en 2000-2001, l’association américaine National Ski Areas Association (NSAA) tirait la sonnette d’alarme à la suite de sa première analyse ethnique des skieurs réalisée lors de son étude démographique annuelle. Celle-ci révélait que 89% des skieurs et planchistes américains étaient blancs; dans les Rocheuses, ce chiffre s’élevait même à 91%.

L’industrie a depuis longtemps pris conscience de cette discrimination, mais la prise de décisions et surtout d’actions tarde à arriver. Certaines stations essaient néanmoins depuis quelques années de relever le défi en tentant de mettre un peu de couleur sur les pentes de ski et d’attirer les minorités visibles, d’habitude peu enclines à pratiquer des sports d’hiver.

Quelques exemples de réussite :

À Mountain High Resort, en Californie, un marketing ethnique dynamique a été mis en place depuis 2003. Des stratégies de vente ciblées ont été déployées, par exemple en ce qui concerne les activités de promotion de la station:

  • publicité dans les journaux asiatiques et sur les ondes des radios japonaises et coréennes;
  • publicités diffusées sur les radios hip-hop qui rejoignent une majorité de jeunes asiatiques, hispanophones ou noirs;
  • distribution de billets de remontée à environ 400 dépanneurs et épiceries, avec les indications géographiques complètes pour s’y rendre à l’endos.

La station a également proposé, dans une douzaine de commerces, un forfait innovateur: «99 $US pour apprendre à skier en trois jours».

Le site Internet de la station offre un forum de discussion où les jeunes peuvent échanger à propos de leurs expériences et gagner des billets de remontée. Il présente également des annonces publicitaires à l’intention des minorités visibles qui pratiquent des sports de glisse. 

Résultats: cette année-là, la vente des billets d’avant-saison et de remontée a fracassé tous les records et les visites de skieurs ont triplé.

À Aspen, dans le Colorado, à la même époque, les promoteurs de la station se sont associés à une chaîne de stations de radio afin d’organiser un événement appelé «Salsa sur les pentes». Cette campagne de séduction, conçue et organisée comme une invitation aux skieurs hispaniques, a été considérée par certains comme un peu gauche et maladroite.

À Denver, ville à prédominance multiculturelle, la  fondation ALPINO a vu le jour afin d’attirer davantage de personnes de couleur à la montagne. On y propose des sorties de ski pour les enfants des communautés défavorisées. La station Vail Resorts s’est ajustée pour accueillir les skieurs dans toute leur diversité.

Au Canada, l’école de ski «Première descente Pontiac GMC» constitue un projet pilote destiné à faire connaître le ski alpin à des enfants d’écoles défavorisées (souvent multiculturelles) qui n’auraient autrement jamais la chance d’en faire. Ce projet a permis à plus d’une centaine d’enfants de Toronto, de Vancouver et de Montréal de pratiquer le ski alpin.

À Whistler, en Colombie-Britannique, des jeunes Canadiens d’origine chinoise sont invités à venir découvrir les sports de glisse, en groupes de 10 à 15 personnes. Tandis que les jeunes skient, leurs parents et leurs grands-parents sont conviés à les observer. La station a érigé des gradins juste en face des pistes pour débutants, où du thé chaud à volonté est offert. Whistler veut que les Asiatiques se sentent confortables et en sécurité. Les employés ont donc appris leur langue et leur code vestimentaire et les équipements ont été adaptés aux besoins spécifiques de cette clientèle.

Un gros défi… mais pas insurmontable

Le concept de marketing multiculturel est bien souvent étranger à la plupart des entreprises, et les stations de sports d’hiver n’y échappent pas. Il serait pourtant facile de l’intégrer dans les publicités et les brochures hivernales, dans la publicité présentée dans les magasins fréquentés par diverses clientèles ethniques, dans leurs journaux ou leurs stations de radio préférés. 

Cette intégration représente un gros défi pour l’industrie, mais un défi qui pourrait rapporter gros. Elle nécessite cependant de tenir compte de quelques paramètres importants, par exemple:

  • L’accès et le transport: un bon nombre de personnes des minorités culturelles ne possède pas de voiture et donc pas de moyen de transport pour se rendre sur les pistes.
  • L’image du sport en lui-même: auprès de nombreuses cultures, le ski et la planche à neige sont des sports dangereux réservés aux riches. Il faut donc s’attaquer aux idées reçues.
  • Les «susceptibilités culturelles»: certaines communautés culturelles, les Américains d’origine asiatique par exemple, n’apprécient guère les éloges obséquieux. Ils ont donc pour habitude d’apprendre les rudiments du ski avec un instructeur, mais se réservent la pratique pour eux seuls. L’apprentissage des «us et coutumes» est donc nécessaire de la part des instructeurs qui doivent s’ajuster en conséquence.
  • La nourriture: il faut proposer de la nourriture appropriée à la communauté culturelle visée (tacos et burritos, nouilles et thé vert, etc.).
  • La langue parlée: il pourrait être judicieux d’engager du personnel et des moniteurs qui parlent leur langue. Embaucher des personnes de minorités visibles est une autre façon d’attirer sympathie et confiance. Certaines brochures promotionnelles pourraient également être traduites.
  • Etc.

Des partenariats parfois fort utiles

Sans déployer de grandes campagnes marketing, ni engager de grosses sommes d’argent, certaines actions peuvent être prises facilement et rapidement. Citons, par exemple, les possibilités de partenariat avec:

  • des compagnies de voyages spécialisées qui proposent des forfaits tout compris;
  • des entreprises de relations publiques ou spécialisées en marketing ethnique;
  • des chambres de commerce ethniques et d’autres organismes de commerce apparentés;
  • de grosses entreprises qui emploient un nombre élevé de gens issus de différentes ethnies;
  • des organismes ethniques de sport, comme, aux États-Unis, la National Brotherhood of Skiers (NBS);
  • des maisons d’enseignement de communautés culturelles distinctes (écoles, collèges, etc.);
  • des communautés ethniques virtuelles (sur Internet).

Et puis, peut-être bien que les communautés culturelles ne sont pas si réticentes à l’hiver que cela? Prétendre que les Noirs ou les Asiatiques n’aiment pas skier pourrait bien s’avérer une fausse croyance. Peut-être n’attendent-ils qu’une invitation formelle?

Faute de quoi, la clientèle risque de fondre comme neige au soleil!

Voir aussi

National Ski Areas Association
Mountain High Resort
Fondation ALPINO
National Brotherhood of Skiers

Sources:

– Best, Allan. «Future not so White for Ski Resorts», Summit Daily, 20 avril 2004.
– Blevins, Jason. «Ski-Resort Industry Looks to Broaden Ethnic Scope», 17 septembre 2002.
– Kahl, Rick. «The Colors of Winter», Ski Area Management, mars 2005.
– Kahl, Rick. «Minority Report», Ski Area Management, novembre 2004.
– Moreno, Roberto L. «Are America’s Ski Resorts Finally Getting Serious about Diversity?», Snowsports Diversity, 12 avril 2004.
– Ski Press World. «Part 1: Is Winter too White?», 12 juillet 2004.
– Ski Area Management, «Toward a Colorful Future», novembre 2005.
– Statistique Canada. «Étude: Population des groupes de minorités visibles au Canada en 2017», Le Quotidien, 22 mars 2005.

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Marketing Technologies

Des coupons à découper c’est bien, mais des coupons à cliquer c’est encore mieux!

Aux États-Unis, presque deux tiers des consommateurs découpent des bons de réduction, au moins une fois par semaine, la plupart du temps dans les journaux, les magazines ou les circulaires. Mais, avec l’arrivée d’Internet, l’on constate que beaucoup d’entre eux sont également intéressés à les obtenir en ligne. Des coupons à cliquer! Pour qui? Pourquoi?

Les résultats d’une récente étude, conduite par l’entreprise américaine de marketing Prospectiv sur l’utilisation des bons de réduction, ont démontré que 96% des répondants impriment des bons eux-mêmes et 62% le font une fois par semaine. Ce phénomène, qui se développe peu à peu et qui porte le nom de couponnage électronique (eCouponing ou virtual couponing, en anglais), a vu le jour il y a déjà cinq ans.

Environ 30% des personnes interrogées dans ce sondage indiquaient qu’elles étaient enclines à recevoir des bons par un canal électronique. Ce chiffre monte à plus de la moitié si les offres sont conçues en fonction de leurs propres intérêts.

Actuellement, 10,5% des consommateurs américains reçoivent leurs bons de réduction en ligne (5,7% par l’intermédiaire des sites Web, 4,4% par courriel et 0,4% sous forme de bannières publicitaires).

Au Canada, en 2002, 2,3 milliards de coupons de réduction traditionnels ont été imprimés (circulaires papier). De ce nombre, seulement 100 millions ont été échangés, soit moins de 5%. Par contre, lorsque l’on demande aux Québécois s’ils ont utilisé un coupon au cours de la dernière semaine, environ 35% répondent par l’affirmative.

Des coupons électroniques pour le tourisme

Au Québec, depuis plus de 25 ans, le Publi-Sac nous livre, à la porte, les circulaires promotionnelles des grands détaillants régionaux et locaux. Depuis août 2000, ce même service est disponible en ligne sur le site de Publisac.ca: un site Internet qui offre des bons de réduction qui peuvent être téléchargés et imprimés à la maison.

Ces coupons concernent bien souvent des biens de consommation courants, comme de la nourriture, des meubles, des vêtements, etc. Mais, de plus en plus, au Canada comme ailleurs, les attractions touristiques utilisent également ces coupons électroniques pour faire la promotion de leurs activités.

Citons, par exemple:

  • La Ronde (Six Flags) qui, depuis une page spéciale de son site Web, propose, en simple échange de votre code postal, des bons de réduction pour les différentes promotions en cours.
  • L’Association des Musées de l’Ontario qui, par l’intermédiaire de son site Internet, invite ses clients potentiels à imprimer un coupon «deux entrées pour le prix d’une» pour l’accès à plusieurs musées ontariens membres de leur association.
  • Aussi, le site Web d’Attractions Québec (Société des attractions touristiques du Québec) permet d’imprimer des bons de réduction  pour plus d’une trentaine d’attractions à la grandeur du Québec.
  • S’il désire bénéficier de la réduction ou de la promotion, l’internaute n’a alors qu’à imprimer son coupon électronique et le présenter au comptoir.

    Quand promotion rime avec fidélisation

    Actuellement, les consommateurs favorisent toujours les coupons à découper et ceux que l’on clique viennent loin derrière. Mais, peu à peu, les détaillants vont adopter l’insertion de coupons électroniques dans leurs courriels promotionnels.

    Les nouveaux médias _ outre l’avantage d’être plus écologiques par une moins grande utilisation du papier _ peuvent servir à dynamiser des outils promotionnels traditionnels et, pourquoi pas, à transformer l’opération promotionnelle en véritable opération de fidélisation. Internet ouvre la voie à un marketing direct permettant de proposer à l’internaute des promotions personnalisées qui s’inscrivent parfaitement dans ses habitudes de consommation.

    En effet, afin d’obtenir le fameux bon de réduction électronique (lequel présentera, de préférence, une offre spéciale qu’il ne trouvera nulle part ailleurs), l’internaute devra transmettre, en échange, quelques données personnelles (nom, adresse, courriel ou autres renseignements), à partir d’un formulaire électronique affiché à l’écran.

    La collecte de ces données permet ensuite aux détaillants de rejoindre les clients potentiels dans le cadre d’autres promotions, concours ou sondages, pour présenter de nouveaux produits, etc. Elle peut également servir à savoir si la personne est intéressée à recevoir de l’information complémentaire au sujet d’autres services ou de partenaires.

    La possibilité de rendre les bons de réduction «intelligents» devient de plus en plus attrayante pour les marchands. En comparaison avec les coupons traditionnels, les bons en ligne permettent d’associer un individu à un coupon et donc à un produit. Le coupon électronique permet de tracer les habitudes de consommation des clients par l’analyse des coupons utilisés. Cela permet donc d’effectuer des ventes de produits croisés, du profilage et de la segmentation.

    Des offres promotionnelles sur le sans-fil

    Avec l’arrivée des technologies sans fil, les offres promotionnelles par l’intermédiaire du téléphone portable vont se développer peu à peu. Le mCouponing (Mobile Couponing) permet déjà l’envoi d’annonces publicitaires personnalisées.

    Cette pratique constitue aujourd’hui une véritable révolution dans le monde du marketing et de la gestion du service à la clientèle. En effet, elle peut définir de manière très précise les différentes caractéristiques de la promotion envoyée, les coordonnées du consommateur, la durée de validité de l’offre, etc. 

    Le coupon mobile offre encore plus d’avantages que le coupon Internet, d’abord parce que le téléphone portable, dans sa définition, suit le consommateur dans tous ses déplacements. Ensuite, parce que, compte tenu de ses caractéristiques technologiques, il permet de mieux s’intégrer dans une stratégie automatisée de gestion de la relation client (CRM), en offrant par exemple la possibilité au marchand d’envoyer un message de remerciement après que le client ait utilisé son coupon.

    Enfin, l’annonceur peut aussi décider de «viraliser» sa promotion, en permettant aux destinataires du coupon de le transférer à autant de personnes qu’il le souhaite. Mais, attention, il faudra s’assurer que ce type de promotion ne devienne trop envahissant. Déjà, un bon nombre d’internautes pestent en raison de la quantité exponentielle de courriels indésirables qui envahissent leur boîte aux lettres. Imaginez alors si votre téléphone portable se mettait, à tout moment, à vous «cracher» des promotions!

    Sources:

    – Angrisani, Carol et Casabona, Liza. «The Cyber-coupon Connection», Supermarket News, 16 juillet 2001.
    – eMarketer. «Coupon Clickers», 14 octobre 2005.
    – Field, Katherine. «Surfing for Savings: On-line Coupons Generate Off-line Savings for Consumers and Sales for Retailers», Chain Store Age, juillet 2005, vol. 81 no 7.
    – Karayan, Raphaële, «Après l’Asie et l’Amérique, l’Europe goûte aux bons de réductions sur mobile», Le Journal du Net, 4 février 2004.
    – Prospectiv. «Prospectiv Survey Shows Growing Consumer Preference for Online Coupons», communiqué de presse du 5 octobre 2005.

     

     

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    Tourisme durable Transport

    Les projets de train léger sur rail prennent de la vitesse

    Avec le lancement du nouveau plan de développement de la Ville de Montréal (Cap sur le monde – Vision 2025), le projet d’aménagement d’un train léger sur rail (SLR) revient aussi sur la table. Doux rêve et voeu pieux ou projet réaliste? Pour qui? Pourquoi? Et quelles sont les expériences internationales en matière de «transport durable»?

    Depuis de nombreuses années, la Ville de Montréal étudie la possibilité d’aménager plusieurs lignes de trains légers sur rails sur les territoires de la CUM et de la Rive-Sud, soit:

    • le long du corridor de l’autoroute 10, de Brossard à la Place Bonaventure à Montréal, via l’estacade du pont Champlain;
    • l’axe du boulevard Henri-Bourassa;
    • l’axe de l’avenue du Parc avec, éventuellement, son prolongement vers le secteur l’Acadie-Chabanel;
    • l’axe du boulevard Roland-Therrien à Longueuil.

    L’implantation sur l’axe de l’autoroute 10 a déjà fait l’objet de plusieurs études de faisabilité. Les coûts d’immobilisation d’un système léger sur rail (SLR) dans ce corridor ont été évalués à 547 M$, auxquels il faut ajouter 93 M$ pour l’estacade et des réserves de 15 % pour les dépenses imprévues. Selon l’Agence métropolitaine de Transport (AMT), le financement du SLR pourrait être partagé entre les gouvernements fédéral et provincial et le secteur privé (PPP). Les coûts d’exploitation seraient de 16 M$ et les revenus prévus de 20 M$, ce qui permettrait l’autofinancement des opérations tout en créant un surplus d’exploitation de 4 M$.

    Encore à l’étape de l’étude de faisabilité, un projet de train léger qui relierait le Parc Jean-Drapeau au centre-ville pourrait éventuellement s’intégrer au projet du train léger centre-ville/Rive-Sud et ce, au coût de 215 M$.

    Dans le nouveau contexte du Havre, le train léger, en plus de répondre à une nécessité, peut devenir une attraction qui permettra d’offrir des visites «guidées» du Havre et, à partir des îles, une vue imprenable sur la ville.

    Pourquoi? Pour qui? Avantages et inconvénients?

    À l’usage des travailleurs, des touristes, des étudiants, des familles, etc., le train léger sur rail permettra de:

    • favoriser la qualité de vie dans les quartiers (en rendant, par exemple, le centre-ville plus attrayant pour les locataires);
    • réduire la pollution atmosphérique, grâce à l’utilisation de l’électricité pour les trains et à la réduction de la circulation automobile;
    • revitaliser le centre-ville;
    • contribuer au dynamisme économique de la ville;
    • favoriser l’expansion des entreprises;
    • diminuer le nombre de parcs de stationnement;
    • augmenter la fluidité et la rapidité de circulation des personnes (pour les travailleurs, en leur donnant accès aux bureaux et aux zones industrielles; et pour les touristes, en reliant le Vieux-Port au Casino, en passant par les hôtels et les différents centres de loisirs); etc.

    Il présente cependant un inconvénient de taille: son prix!

    Il nécessite des coûts initiaux d’achat et de mise en place beaucoup plus onéreux que l’autobus. Selon une étude de faisabilité de la Société de transports de l’Outaouais (STO), il en coûte de 15 à 25 M$ pour construire un km de SLR (voies de guidage, système d’alimentation et stations).

    Ottawa aussi aura son SLR

    Le recours au train léger sur rail semble incontournable, non seulement pour Montréal, mais aussi pour plusieurs villes, dont Ottawa. Cette dernière étudie la faisabilité de doter son réseau de transport en commun d’un train léger écologique, d’ici 2021. Le train léger a vu le jour à Ottawa en octobre 2001, avec le lancement du projet pilote O Train. Celui-ci transporte aujourd’hui plus de 8000 voyageurs quotidiennement.

    Un protocole d’entente sur le financement du couloir nord-sud a été signé en mai dernier. Les gouvernements du Canada et de l’Ontario verseront chacun jusqu’à 200 M$ pour ce projet. La Ville d’Ottawa, pour sa part, versera un montant équivalent et investira le solde du coût estimé du projet, soit de 650 à 700 M$. La Ville espère que la construction du couloir nord-sud débutera à l’été 2006 afin que le service soit disponible au début de l’automne 2009.

    Un autre projet de train léger est également à l’étude pour relier les centres-villes de Hull et d’Ottawa.

    Des exemples qui tiennent la route

    D’autres centres-villes du monde ont étudié la question, certains sont même déjà passés à l’action.

    L’Europe, par exemple, s’avère très friande de ce type de «transport durable» que l’on retrouve d’ailleurs à Amsterdam (Pays-Bas), à Cologne (Allemagne), à Londres (Grande-Bretagne), à Stockholm (Suède), à Oslo (Norvège), à Lisbonne (Portugal), à Bucarest (Roumanie), etc.

    En France, les villes de Strasbourg, de Lyon, de Marseille et de Grenoble ont démontré la fiabilité et l’avantage du projet.

    Strasbourg, petite communauté française de près de 450 000 habitants située à la frontière allemande, offre un système de transport de 24 km qui transite par le centre-ville. Pour 2007-2008 et afin de faire face à la demande croissante, la Communauté urbaine de Strasbourg a même décidé de le prolonger de 13,5 km. Le coût total des 37,5 km est estimé à plus de 1,5 milliard $CAN.

    Ce réseau a permis d’augmenter de 30% l’achalandage piétonnier au centre-ville historique, lieu où la circulation automobile est désormais interdite. Il a également entraîné une diminution de 15 à 20 % de l’utilisation de la voiture pour se rendre au centre-ville dans les pôles desservis par le tramway.

    Au Canada, le SkyTrain de Vancouver
    a vu le jour lors d’Expo ’86. Premier réseau de transport rapide entièrement automatisé au Canada, le SkyTrain compte deux lignes, 150 véhicules et dessert 20 stations échelonnées sur un trajet réservé de 28,9 km. Le système utilise la même technologie (moteur à induction linéaire) que le Scarborough RT à Toronto (Ontario) et le métro léger Putra de Kuala Lumpur.

    En vue des Jeux Olympiques de 2010, une troisième ligne nord-sud est en discussion pour joindre le centre ville à l’aéroport et Richmond. Le gouvernement de la Colombie-Britannique a exigé que cette entreprise d’environ 1,9 milliard $CAN fasse partie d’un partenariat public-privé.

    Outre le financement consenti par le gouvernement fédéral et celui de la Colombie-Britannique, l’Agence métropolitaine des transports de Vancouver (GVTA) et l’aéroport international de Vancouver, les partenaires de InTransitBC investiront 120 M$ de capitaux propres dans ce projet. Le partenariat a aussi obtenu un prêt à long terme de 600 M$ dirigé par la Société Générale, la Norddeutsche Landesbank Girozentrale et la Bank of Ireland.

    Aux États-Unis également de nombreux trains légers circulent déjà, comme au New Jersey, à Minneapolis (Minnesota), à Portland (Oregon), à Houston (Texas), etc.

    Voir aussi

    Montréal, futur havre de plaisance pour les touristes, travailleurs et riverains
    TransLink
    Talent de Bombardier

    Sources:

    – Boivin, Matthieu. «La réussite de Strasbourg», Le Droit, 11 juillet 2005, p. 2.
    – Booz-Allen & Hamilton. «Organizing for Regional Transportation Operations: Vancouver TransLink Case Study», juillet 2001.
    – Lampron, Alexandre. «430 millions $ pour relancer le transport en commun», Le Journal de Saint-Hubert, 20 septembre 2005.
    – Société de Transports de l’Outaouais (STO). «Étude de faisabilité d’un système de transport régional et interprovincial: Document de synthèse», (sans date).
    – Wolinsky, Julian. «What Follows the Millennium?», Railway Age (Bristol), juillet 2004, vol. 205 no. 7.

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    Ailleurs dans le monde Produits et activités

    Reconversion des silos à grain: joindre l’utile au visuel

    Depuis longtemps, la ville de Montréal se demande quoi faire avec l’élévateur à grain (aussi appelé silo no 5) qui se trouve dans le Vieux-Port. Déclaré patrimoine historique, il est convoité tant par les artistes que par les architectes. Mais comment peut-on recycler ce bâtiment tout en préservant son histoire? Quelles ont été les solutions dans d’autres pays dans des situations semblables? Visitons ensemble ce qu’ils sont devenus: des sites d’interprétation, des stationnements étagés, des bibliothèques, des hôtels, des résidences privées, des salles de spectacles, des bureaux, des musées ou, pourquoi pas, des casinos?

    Menacé de disparition en 1996, l’élévateur à grain no 5 situé dans le Vieux-Port (près des rues Mill et de la Commune) est maintenant considéré comme «patrimoine historique» de la ville. Maintes fois utilisé comme décor dans des productions cinématographiques, celui-ci n’a cessé de susciter l’intérêt des milieux immobilier et touristique.

    À l’été 2000, le silo no 5 a été l’hôte d’une expérimentation musicale: le «silophone». Deux musiciens, ayant découvert qu’il était possible de créer un effet d’écho en envoyant un son dans un des silos, y avaient installé un système complexe de microphones. Cette expérience musicale est encore offerte aux internautes à partir d’un site Web.

    En 2003, cinq étudiants au MBA en immobilier de l’UQAM avaient proposé de convertir le silo en condominiums et en condotels, d’y ajouter un observatoire, un centre d’interprétation, un restaurant et une salle multifonctionnelle.

    Voici quelques idées de projets et d’aménagements.

    Aux États-Unis

    En Ohio, le silo à grain d’Akron, souvenir de la compagnie Quaker, a été converti en hôtel: le Crowne Plaza Quaker Square.

    D’une hauteur de 36 mètres, il abrite, depuis 1980, plus de 140 chambres, un centre de congrès et des salles de réunions, des magasins, un centre de conditionnement physique et une piscine chauffée.

    À Buffalo, dans l’État de New York, on a transformé un ancien silo en centre d’interprétation industriel. Des excursions en bateau et des visites guidées y sont organisées pour y observer le procédé d’entreposage de la farine, des céréales, du malt, etc.

    En France

    Le silo à blé d’Arenc, bâtiment rectangulaire de 16 000 mètres carrés construit sur pilotis en 1926, est situé au port de Marseille. Un temps menacé de démolition, il fait maintenant l’objet d’un programme ambitieux de reconversion. En effet, devant l’importance de conserver certains édifices industriels dans la genèse de l’architecture contemporaine, la ville a décidé de lui donner une nouvelle vie.

    En 1996, à la suite d’un appel d’offres, six projets avaient été déposés. Trois d’entre eux avaient alors été estimés recevables, soit la reconversion en un stationnement étagé, en un espace océanographique jumelé à un hôtel de 45 chambres et, enfin, le projet primé, la reconversion en une salle de spectacles de 2000 places, complétée par un restaurant panoramique et des espaces à bureaux.

    Le financement, de l’ordre de 30 millions de $CA, est assumé à 36% par la Ville, 18% par le Fonds européen de développement régional (FEDER) et 46% par le secteur privé. Les travaux sont en cours et son ouverture est prévue pour 2007.

    Aux Pays-Bas

    Depuis 2000, l’architecte Winka Dubbeldam travaille sur un projet de revitalisation d’une zone portuaire de Rotterdam: The MaasHaven Towers.

    Sur un quai désaffecté se trouve un immense silo à grain qu’il s’agissait de reconvertir en bureaux et en logements. Exemple notable d’architecture industrielle des années 1930, le bâtiment sera conservé, pour une part, et abritera des bureaux. Le volume de stockage du grain sera transformé en une vaste cour où s’organiseront des programmes sportifs (tennis, piste de course, club de fitness). Des logements, construits sur le socle en béton du silo au moyen d’un système de panneaux modulaires métalliques, fermeront l’arrière de la cour. En parallèle de la jetée, trois hautes tours en porte-à-faux au-dessus de la rivière abriteront des appartements à deux étages.

    Au Danemark

    Les Seed Silos, deux anciens silos portuaires de Copenhague, ont été reconvertis en 86 appartements d’environ 100 m². Le coeur de ces bâtiments cylindriques est devenu un atrium-lobby éclairé par un toit de verre. Celui-ci dessert les différents appartements qui ont été disposés tout autour de l’édifice, les ouvrant ainsi sur le port et la ville de Copenhague.

    A proximité, l’ancien silo de Wennberg accueillera également 130 appartements.

    En Argentine

    En Argentine, 18 silos à grain de Los Silos de Dorrego de Buenos Aires ont été transformés en 150 lofts haut de gamme, avec un centre communautaire, un solarium, des installations sportives et un stationnement pour 160 véhicules.

    Sources:

    – Dupaul, Richard. «Le silo no 5 près du Vieux-Port suscite de l’intérêt», La Presse, 20 juillet 2005.
    – Lamarche, Bernard. «Un dernier hommage à une ruine moderne», Le Devoir, 16 mai 2005.
    – Maynard, Nigel F. «America’s housing designers discovers a global market for their skills – Archi-Tectonics Designs New Project», Residential Architect, août 2003.
    – Société du Havre de Montréal. «Silo n° 5 – Valeur inexploitée», (sans date).

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    Produits et activités

    Montréal, futur havre de plaisance pour les touristes, travailleurs et riverains

    Le 13 septembre dernier, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, dévoilait officiellement un ambitieux plan de développement qui s’échelonnera sur les vingt prochaines années. Parmi les 130 projets proposés, la Ville continue d’aller de l’avant avec le projet de développement du Havre de Montréal. En quoi consiste ce projet et que représente-t-il pour l’industrie touristique?

    D’ici 2025, Montréal entend réaliser des investissements qui pourront atteindre trois milliards de dollars par année sur une période de 20 ans (soit 60 milliards de dollars au total) dans le développement et la création d’une bonne centaine de projets d’envergure en lien avec la culture, le transport en commun, l’éducation, etc.

    Outre le développement urbain, la mise en place de pôles universitaires et économiques, l’aménagement des abords de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau et l’implantation d’une navette ferroviaire desservant l’aéroport de Dorval, le prolongement de l’autoroute 25, ainsi que la création d’un centre de foires commerciales, la Ville continue à progresser avec le projet de développement du Havre de Montréal.

    Le Havre de Montréal consiste en une zone d’une superficie de 10 km2 comprise entre les ponts Champlain et Jacques-Cartier, incluant les îles du parc Jean-Drapeau, soit 31 km de berges. Elle couvre trois arrondissements: le Sud-Ouest, Verdun et Ville-Marie.

    Un investissement de 8 milliards de dollars est prévu pour ce projet qui comprend:

    • la réappropriation du fleuve et de ses berges (valorisation du Saint-Laurent et développement de son potentiel nautique de manière à rendre son accès public);
    • l’amélioration de l’image de la principale porte d’entrée au Centre (animation du parcours des rues et développement d’activités urbaines diverses);
    • la réhabilitation de grands sites contaminés;
    • la mise en valeur d’un patrimoine bâti et naturel exceptionnel;
    • le développement résidentiel (avec un potentiel de 12 500 unités);
    • le développement commercial et de grands équipements (avec un potentiel de plus de 1,9 million de m2);
    • l’aménagement des quatre principaux axes routiers qui descendent vers le fleuve;
    • la rationalisation des aires de stationnement;
    • l’aménagement de pistes cyclables;
    • le dégagement du bassin Peel, véritable charnière pour les différents plans d’eau;
    • la préservation du silo no 5, témoin historique de l’industrie agroalimentaire passée;
    • l’intégration d’un volet de «développement durable»; etc.

    Du côté des transports, si la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) obtient le financement souhaité, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) pourrait enfin réaliser les nombreux projets d’expansion qu’elle a projetés d’ici 2012. Afin de relier les différents points d’intérêt touristiques et les hôtels, l’AMT étudie l’ajout de 73 circuits d’autobus supplémentaires, 90 km de voies réservées, six terminus, 6000 nouvelles places de stationnement incitatif, ainsi que le déploiement de trois nouveaux express métropolitains.

    Par ailleurs, la Ville ausculte l’intégration d’une desserte en transport collectif efficace qui relierait l’aéroport de Dorval au centre-ville et à la rive Sud par la construction de carrefours intermodaux (trains légers, métro). Elle a aussi l’intention de remettre sur la table un projet qui stagne depuis plusieurs années, soit celui d’étendre un train de banlieue vers les villes de Mascouche et de Repentigny.

    De nombreux promoteurs sont impliqués dans ce mégaprojet, tout comme les gouvernements du Canada et du Québec, la Ville de Montréal, l’Administration portuaire de Montréal, la Société du Vieux-Port de Montréal, ainsi que d’autres promoteurs du secteur privé.

    La Société du Havre de Montréal, organisme sans but lucratif né à l’issue du Sommet de Montréal grâce à l’appui financier des trois paliers de gouvernement, travaille depuis plusieurs années sur le projet d’aménagement d’espaces urbains ainsi que sur un plan de développement et d’aménagement pour le Havre. Elle est aussi responsable de la mise en oeuvre d’une stratégie de financement.

    Ce projet d’envergure titanesque, s’il voit le jour, représentera une aubaine pour l’industrie touristique, car il permettra la mise en valeur de nombreux projets récréotouristiques et l’augmentation de l’achalandage des visiteurs sur les divers lieux de divertissement grâce à une meilleure desserte de transport.

    La mise à niveau des quais récréotouristiques (Alexandra, de l’Horloge et King Edward) en une seule et même zone de loisirs et de détente rivalisera avec le développement des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame (vélo, patin à roulettes, course à pied, baignade, déjeuner sur l’herbe, kayak, canot, pédalo, randonnées pédestres, ornithologie, le tout, à deux pas du centre-ville).

    Si tout se déroule comme prévu, cette nouvelle vision devrait être porteuse de retombées touristiques importantes. Il s’agit là d’un investissement majeur qui permettrait de créer un véritable pôle de développement touristique donnant enfin à Montréal la possibilité de rivaliser avec d’autres grandes villes comme Toronto.

    C’est également un projet qui comporte un volet industriel important puisqu’il prévoit intégrer les entreprises agroalimentaires situées dans le Sud-Ouest et élargir la vocation du Techno Parc.

    Cure de rajeunissement pour le Vieux-Port

    En parallèle, dans le Vieux-Port, d’autres aménagements verront peu à peu le jour, comme:

    • le réaménagement des secteurs de l’Esplanade et de la Promenade pour leur conférer une signature urbaine distinctive;
    • la mise en valeur de la zone des Écluses et du quai Alexandra;
    • l’aménagement paysager du parc des Écluses et la mise en lumière du silo à grain;
    • la restauration de la tour des Convoyeurs (quai des Convoyeurs);
    • le parachèvement du bâtiment du Centre des sciences;
    • la consolidation des activités artistiques et culturelles du quai Jacques-Cartier;
    • la mise en valeur et la restauration du quai de l’Horloge.

    Consultations publiques

    À noter que chacun des 130 projets sera documenté sur le site Web de la Ville afin que les citoyens puissent consulter l’état d’avancement de ceux-ci. Dans certains cas, la Ville sollicitera la participation des citoyens et des partenaires afin de débattre des projets.

    Du 20 mai au 4 juin dernier, une commission de consultation publique a par ailleurs sillonné le territoire de la CMM afin de recueillir commentaires et opinions sur ce que sera le Grand Montréal en l’an 2025.

    Voir aussi

    Reconversion des silos à grain: joindre l’utile au visuel
    La «ville ludique»: nouvelle destination touristique
    Société du Havre de Montréal
    Cap sur le monde, Vison 2025

    Sources:

    – Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). «Cap sur le monde, Vision 2025; document d’énoncé», dévoilé en septembre 2005.
    – Dubuc, André. «60 milliards pour construire le Montréal de demain», Les Affaires, 17 septembre 2005, p. 48.
    – Dumont, Jean-Guillaume. «Un avenir prometteur, si l’argent suit », Le Devoir, 19 mars 2005.
    – Tourisme Montréal. «Plan de développement touristique de Montréal 2003-2010», novembre 2003.
    – Ville de Montréal. «Imaginer – Réaliser Montréal 2025; Un monde de créativité et de possibilités», septembre 2005.
    – Ville de Montréal. «Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise», avril 2005.
    – Ville de Montréal. «Plan de transport de Montréal, vision et objectifs», 14 mars 2005.

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    Enjeux Tourisme durable

    Les changements climatiques vont-ils modifier nos habitudes de voyage?

    Si la pluie et le mauvais temps ont des répercussions directes sur le tourisme, il en va de même de la chaleur accablante et de l’humidité suffocante. Les récentes canicules observées un peu partout sur la planète risquent-elles de modifier le choix des destinations touristiques?

    D’ici quelques années, les fluctuations du climat forceront l’industrie touristique à se préparer aux conditions changeantes. Certaines destinations hivernales traditionnelles pourraient bien recevoir plus de pluie que de neige. Et les amateurs de sports de glisse dans des secteurs tels que les Alpes et la Scandinavie devront peut-être se déplacer vers des régions aux chutes de neige plus fiables.

    Trois rapports alarmants

    En un mois, trois rapports préoccupants tirent le signal d’alarme.

    Tout d’abord, en juin dernier, des scientifiques de l’ONU prédisent une nouvelle envolée de la température mondiale de 1,4 à 5,8°C d’ici 2100. À ces élévations de température s’ajouterait aussi une augmentation du niveau de la mer de 9 à 88 cm, entre 1990 et 2100.

    Quelques jours plus tard, c’est au tour de l’Observatoire français sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) de présenter les résultats d’un rapport intitulé «Un climat à la dérive, comment s’adapter?».

    Ce rapport annonce l’arrivée désormais inéluctable de profonds changements, et ce, quels que soient les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui pourront être déployés. Ces modifications climatiques vont affecter de nombreux secteurs, comme l’agriculture, la pêche, l’aménagement du territoire, la protection des populations… et bien sûr, le tourisme!

    Début juillet, même proclamation en provenance du WWF (World Wide Fund for Nature) qui démontre qu’un réchauffement planétaire de 2°C toucherait durement certaines régions du globe, dont la Méditerranée. Cette dernière pourrait voir ses périodes caniculaires (jours où la température excède 35°C) s’allonger de six semaines.

    Au Québec, d’ici 2050, l’augmentation des gaz à effet de serre pourrait se traduire par un réchauffement de 1o à 6oC dans le sud et de 2o à 9oC dans le nord, selon les saisons. Les précipitations, de leur côté, sont susceptibles d’augmenter de 20% dans certaines régions, principalement en hiver.

    On note aussi l’augmentation possible des phénomènes extrêmes en cas d’hivers plus doux, comme la tempête de verglas qui a dévasté les arbres du sud du Québec et du sud-est de l’Ontario, en janvier 1998.

    Le malheur des uns…

    Ces réchauffements climatiques, outre le fait qu’ils aggravent la sécheresse et l’incidence des feux de forêt, risquent également de perturber la venue de nombreux touristes, qui pourraient dorénavant opter pour des destinations plus fraîches. Parmi les différents impacts possibles, mentionnons ceux sur:

    • les modes de réservation: avec une augmentation des réservations et ventes de dernière minute (attention aux surfréquentations imprévues);
    • les destinations: avec une préférence pour des lieux plus frais comme le littoral, les espaces lacustres et autres parcs aquatiques, les régions montagneuses, etc.;
    • les services: qui devraient avantager les entreprises de location de bateaux, les visites de grottes ou de mines, les spas, les activités (sub)aquatiques, etc.;
    • les infrastructures: par exemple, le réchauffement et la baisse du niveau des eaux pourraient entraîner l’érosion des berges et forcer les riverains à construire des digues afin de protéger certaines plages.

    Ces modifications dans le choix d’une destination touristique sont susceptibles d’affecter tant les séjours d’été que ceux d’hiver. L’été, une multiplication des «événements climatiques extrêmes» (fortes précipitations, cyclones, ouragans, etc.) obligerait certains lieux de villégiature à faire face à des risques de crues catastrophiques des rivières tandis que l’hiver, une diminution de l’enneigement entraînerait une obligation, pour les stations de ski, de s’équiper de canons à neige et de diversifier leurs activités (Lire aussi: Chaud devant! Le réchauffement climatique pourrait raccourcir la saison de ski).

    … fait le bonheur des autres

    Par contre, d’autres régions y verront là tout un avantage. Avec des étés plus chauds, plus secs et plus longs, elles pourront ainsi étendre la saison: une situation idéale pour des activités extérieures, comme le camping, la pêche, le tennis, etc.

    Des étés plus chauds et plus secs favoriseront les séjours des habitants dans leur région, où ils profiteront du beau temps pour découvrir les beautés touristiques locales.

    Selon l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), le Canada bénéficierait réellement des hausses de température pour allonger sa saison touristique.

    Une modification des pratiques

    Les changements climatiques peuvent entraîner une modification des façons de faire des acteurs du tourisme.

    Rappelons qu’en France, lors de la canicule qui a fait de nombreuses victimes à l’été 2003, bon nombre de restaurateurs ont vu leurs activités réduites, la clientèle recherchant une nourriture plus légère.

    La forte demande en climatisation pourrait conduire les professionnels de l’hébergement, mais aussi de la restauration, à s’interroger sur la nécessité d’installer un système d’air climatisé.

    Il va sans dire que ces changements vont survenir, petit à petit, dans les prochaines décennies. Ce qui laisse le temps aux intervenants touristiques de se préparer et de réfléchir à la formulation de stratégies nouvelles, et de commencer à se projeter dans un futur plus chaud.

    Voir aussi

    L’impact de la météo sur la fréquentation touristique
    Rapport WWF
    Rapport ONERC
    Centre québécois d’actions sur les changements climatiques
    Réseau canadien de recherche sur les impacts climatiques et l’adaptation

    Sources:

    – Blanchard, Marcel. «La canicule plombera-t-elle la fréquentation en France?», TourMag, 28 juin 2005.
    – Gosline, Anna. «Will global warming impact tourism hotspots?», New Scientist, 22 mai 2005.
    – Létard, Valérie; Hilaire Flandre et Serge Lepeltier. «La France et les Français face à la canicule: les leçons d’une crise», Document du Sénat, Rapport d’information n° 195 (2003-2004) fait au nom de la mission commune d’information, déposé le 3 février 2004.
    – Témoignages. «Publication du rapport de l’ONERC sur «Un climat à la dérive, comment s’adapter?», 25 juin 2005.
    – WWF. «Changement climatique en Méditerranée: 2 degrés de plus, 2 degrés de trop pour les touristes?», 5 juillet 2005.

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    Les moto-boomers sont-ils des touristes?

    Chaque année, comme arrive le beau temps, c’est par milliers que les fanatiques de motos se réunissent pour faire vrombir leurs machines infernales de villes en villages. Mais qui sont ces fanatiques, des motards ou des touristes? Depuis quelques années, on constate que les «baby-boomers» s’avèrent de grands amateurs de mototourisme, au grand bonheur des restaurateurs, des hôteliers et des organisateurs de voyages.

     

    Profil du motocycliste

    Le profil type du motocycliste québécois (en majorité des hommes, bien que la clientèle féminine croisse d’année en année) dépend de la machine qu’il enfourche. Il y a:

    • l’amateur de moto custom, âgé entre 30 et 50 ans, désirant se balader sur les routes de campagne à guère plus de 90 km/h.
    • les moto-boomers. On en voit de plus en plus sur nos routes, de ces motocyclistes aux cheveux argentés passionnés de moto. Ils ont fini d’élever leurs enfants, disposent d’un revenu supérieur à la moyenne et souhaitent se faire plaisir. Beaucoup d’entre eux, dont la moyenne d’âge oscille entre 45 et 55 ans, font partie d’une association de motocyclistes.
    • les mordus de vitesse qui poussent leurs machines tonitruantes, défiant toutes les limitations imposées par le code de la route.

    Ils parcourent les routes du Québec, du Canada et des États-Unis, en petits groupes ou pour de grands rassemblements.

    Des retombées économiques intéressantes

    L’industrie de la moto fait des affaires d’or. Au Québec seulement, on compte environ 6000 nouveaux adeptes chaque année. Et les baby-boomers possèdent 40% des motos enregistrées dans la province.

    Tout d’abord, ce nouvel engouement des baby-boomers pour le mototourisme fait le bonheur des détaillants.

    Au Canada, les ventes de motos ont presque triplé au cours des sept dernières années, mais c’est au Québec que la progression a été la plus spectaculaire (une augmentation de 39% pour la période du 1er septembre 2003 au 31 mars 2004 par rapport à l’année précédente, selon le Conseil de l’industrie de la motocyclette du Canada).

    Aux États-Unis, selon le Motorcycle Industry Council, les ventes de motos sont en hausse depuis les 10 dernières années.

    Le bonheur de l’industrie touristique

    Mais il fait aussi le bonheur des restaurateurs et des hôteliers. En effet, selon un sondage effectué en 2004 par la firme DBSF pour Tourisme Outaouais:

    • une journée moyenne de route compte de 200 à 500 km. Mais cette distance varie beaucoup (le sondage démontre qu’en moyenne, et par deux ans, les motocyclistes effectuent 31 excursions d’une journée, 7 voyages de 1 à 2 jours et 4 voyages de 2 à 4 jours).
    • une journée typique comporte une pause à chaque heure ou heure et demie et un arrêt pour l’heure du lunch.
    • en moyenne, 18% des voyages sont réalisés en groupes, 33% entre amis, 32% en couple et 17% seul.
    • le budget moyen de dépenses est estimé à environ 150$ par jour incluant deux repas, deux pauses, une nuitée et une visite.
    • les excursions, mais plus encore les voyages, présentent généralement un but de visite. Les attraits touristiques sont variés, allant d’une route panoramique à un musée ou à un événement/rassemblement, en passant par un restaurant particulier. Grâce au bouche-à-oreille, certains établissements accueillants et appréciés peuvent rapidement devenir des «arrêts obligatoires».
    • côté hébergement, ils privilégient un bon rapport qualité/prix (campings, motels, etc.) plutôt qu’une expérience particulière. Lorsqu’ils se déplacent en groupe, la capacité d’accueil devient également un critère important.
    • le choix de l’établissement hôtelier, comme celui du restaurant, reste grandement influencé par le facteur de sécurité. Il est très important de leur offrir la possibilité de remiser leurs motos de façon sécuritaire.

    Accueil ou écueil?

    Cependant, à l’image des conflits qui ont éclaté cet hiver avec les motoneigistes (Lire aussi: La motoneige au Québec: un leader mondial en questionnement), certaines municipalités n’ont pas l’intention de leur ouvrir les bras. C’est le cas de Longueuil et de Granby qui ont voté une législation très stricte pour contrer les nuisances causées par les motos. Ou encore, l’île d’Orléans qui, elle, leur interdit purement et simplement l’accès. 

    C’est le contraire à Huntingdon, cette petite ville située à 90 km au sud-ouest de Montréal, qui avait par ailleurs fait couler beaucoup d’encre lors de l’annonce, en décembre 2004, de la fermeture de ses six usines de textile. Le maire, Stéphane Gendron, a déclaré qu’il invitait les motocyclistes à venir visiter sa belle région en grand nombre.

    Interrogé sur la question, il assure que ça «rapporte GROS», surtout aux restaurants et bars de la municipalité. L’été, les deux routes provinciales qui traversent la ville sont littéralement envahies par les motocyclistes.

    Au Québec, le mototourisme constitue un marché de niche en croissance, qui gagnerait à être développé par la participation à des salons motocyclistes importants et par la création, par exemple:

    • de circuits touristiques thématiques adaptés aux motocyclistes et identifiés par un icône distinctif;
    • de forfaits particulièrement orientés vers cette clientèle;
    • de sessions d’information et de campagnes de sensibilisation auprès de la population (réalisation de sites Internet pourvus de forums d’échanges);
    • de comités organisateurs d’événements rassembleurs;
    • etc.

    Mais il n’en reste pas moins que, de façon générale, certains préjugés envers les motocyclistes nuisent au bon développement de ce créneau.

    D’aucuns diront d’eux qu’ils sont plutôt des pollueurs, d’autres, une source de revenus… Chacun voyant midi à sa porte!

    Voir aussi

    Fédération des motocyclistes du Québec
    Location de motos

    Sources:

    – DBSF. «Étude de marché et pistes de développement du mototourisme pour la région de l’Outaouais», rapport final, juillet 2004.
    – Ébacher, Jessica. «Le mototourisme gagne en popularité», Le Nouvelliste (Trois-Rivières), 19 juillet 2004, p. 5.
    – Enjeux (Radio-Canada). «Les moto-boomers», (émission télévisée), mai 2004.
    – Gélinas, Gabriel. «Ventes de motocyclettes: un printemps record», Les Affaires, 22 mai 2004, p. 44.
    – MacDermid, Alan. «Boomers were born to be wild and won’t go quietly», The Herald (Glasgow), 12 juillet 2004, p. 3.
    – SeniorPlanet. «Les touristes Seniors veulent plus d’aventures», 19 avril 2005.